- Rébecca
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Alors bonjour, merci à toi de m'en joindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît, en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, où ils sont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Ingrid
Oui, avec plaisir, bonjour. Donc moi c'est Ingrid, ma fille a actuellement 20 sur ses 8 mois, elle s'appelle Mélina, moi j'ai 24 ans actuellement. Du coup, c'est un bébé qui a été déliré pendant trois ans, dû à un syndrome de gilbert politique. Voilà.
- Rébecca
Ok. Et est-ce que tu as eu besoin d'aide pour l'avoir ou est-ce que ça s'est fait quand même naturellement malgré ces trois années d'attente ?
- Ingrid
Alors, on a commencé à entreprendre un parcours PMA, au moins pour voir où on en était au sein de mon couple, s'il n'y avait que de mon côté qui avait une infertilité ou si mon conjoint également. On a fait tout. toutes les démarches, tous les examens. Et on a eu les ordonnances pour passer un parcours PMM. Mais au vu de notre âge, on s'est un peu laissé le temps. On s'est dit, on verra si ça vient naturellement. Donc, ça a quand même mis trois ans, mais du coup, hors parcours. Donc, naturellement.
- Rébecca
C'est déjà ça. Et du coup, est-ce que tu avais pensé à accouchement dès le début de ta grossesse ? Est-ce que c'était quelque chose que tu avais hâte, qui te faisait peur ? Comment tu le vivais ?
- Ingrid
Alors, on a... c'est quelque chose sur lequel je me renseigne depuis déjà un bon moment. Et peur, non. Une appréhension parce que c'est inconnu, parce qu'on n'est pas tout seul à rentrer en jeu de temps. Et puis parce qu'après, c'est la grande découverte de son enfant. Ça signe la fin de la grossesse et le début de quelque chose qu'on ne connaît pas après. Mais peur, non. Mais un petit peu d'appréhension sur comment ça peut se dérouler et les étapes clés. Mais voilà.
- Rébecca
Ok. Ok et donc du coup comment s'est passée ta grossesse du coup après ces trois années tant attendues ?
- Ingrid
Et bien ma grossesse manque bien, j'ai eu quelques nausées mais vraiment rien de très handicapant. C'est sincèrement une grossesse plutôt illique, bon à la fin ça commence à être dur mais bon comme à sa fin de grossesse je pense qu'il y a l'ambivalence entre oh je garde encore mon bébé rien pour moi et le bon quand elle ne sera pas là quoi. Mais c'est cool. Sinon, ça a été une grossesse très sereine. Alors, beaucoup de questionnements et de peur parce qu'après trois ans, on se dit qu'il ne faut pas clarifier que ça. Mais bon, on ne parle pas de ça et il faut laisser prise. Mais sinon, très sereinement, ça a été super.
- Rébecca
Ok. Et est-ce que tu avais suivi des cours de préparation à l'accouchement ? Est-ce que tu avais un projet particulier ?
- Ingrid
Alors, j'en ai suivi un groupe avec Massage Femme Libérale. On était quatre ou cinq. On a abordé plusieurs thèmes et elle a donné beaucoup d'informations pour les éventualités de ce qui pouvait se passer. Moi, ce qui m'inquiétait beaucoup, c'était le milieu médical. Ça ne tiendrait qu'à moi, on aurait fait un accouchement accompagné à domicile, mais dans la région, c'est ce qu'on me souhaitait. Mais voilà.
- Rébecca
D'accord. Est-ce que tu avais fait un projet de naissance, toi, de ton côté ? Est-ce que tu avais des envies particulières ?
- Ingrid
Oui, je voulais le moins de médicalisation possible, un accouchement sans péridural si possible, le plus physiologique possible avec le moins d'intervention et qu'on nous laisse un petit peu dans notre cocon.
- Rébecca
Ok. Et tu t'étais préparée à ça, à gérer la douleur sans péridural du coup ?
- Ingrid
Alors, je n'ai rien fait. Je n'ai pas fait d'hypnonnaissance ni autre. J'ai beaucoup regardé de récits un peu d'accouchement. et de la façon dont elle voyait les choses venir dans Péridural et puis je suis un peu allée au feeling j'avoue mais avec l'idée de dire dans le tête que je ne voulais pas de Péridural ok ok ouais tu
- Rébecca
disais vraiment je vais faire 100 au maximum quoi oui voilà ok et bah alors comment s'est passée ta fin de grossesse du coup
- Ingrid
Ma fin de grossesse, alors mon père m'était pour le 31 octobre, 1er novembre. Et ma fin de grossesse, moi je me suis dit bon allez, d'ici le 22 octobre, elle sera là, elle sera pliée, bon, et non pas du tout. Donc on est allé jusqu'au rendez-vous de terme. Donc ma fin de grotesque, oui voilà, j'étais beaucoup dans l'attente mais c'est comme ça. Et on m'a proposé quelque chose que je ne souhaitais pas mais à mon rendez-vous de terme, monitoring, tout était ok. Le coeur du bébé allait bien, ma tension aussi, tout était bon mais à l'échographie, il y avait un manque de liquide selon l'inécologue. Au visu, j'ai pas voulu mettre mon enfant en danger donc on est parti pour un déclenchement.
- Rébecca
Ok d'accord. Et comment tu l'as vécu ça ? Du coup, tu n'en voulais pas. Est-ce que tu l'as vraiment mal vécu ou est-ce que tu t'es dit, de toute façon, il n'y a pas le choix, c'est comme ça ?
- Ingrid
Avec l'hors-cul, je pense que je n'aurais pas accepté en m'étant renseignée un peu plus. Mais là, je me suis dit, la vie de mon enfant est quand même globalement plus importante que mon état d'âme. Donc, j'ai pris le parti d'accepter. Sur le coup, quand même, mes beaux-parents habitent près de la maternité où j'ai accouté. Je lui ai dit, on n'est pas à trois heures près. parce que j'étais toute seule, mon conjoint n'était pas avec moi. Donc j'ai pris le temps d'appeler mon conjoint, d'aller chez mes beaux-parents un petit peu, me poser trois petites heures et puis on y est retournés ensemble du coup.
- Rébecca
Ok, d'accord. Ce n'était pas non plus une urgence absolue quoi ?
- Ingrid
Non, non. En fait, il m'a juste dit, c'est une fin de grossesse, on ne va pas risque de vous laisser partir, il n'y a pas beaucoup de liquide. Je pense qu'avec leur cul, ça se trouve, ce serait très déclenché tout seul dans la nuit et il n'aurait pas pris plus de risques que ça quoi.
- Rébecca
Ok. Ok, je vois. Et alors du coup, quel processus on a choisi pour ton déclenchement ?
- Ingrid
Du coup, la tâche femme qui était présente m'a mis un tampon de propès. Elle m'a dit on commence par ça, on le voit après et ça suffit en fait.
- Rébecca
Ok, donc on était vraiment à deux doigts d'y arriver toute seule quoi. Oui,
- Ingrid
je pense.
- Rébecca
Ok, et ça, ça n'a pas gêné ton projet de sang péridural du coup ?
- Ingrid
Non. Clairement, je me suis dit que le problème du déclenchement, c'est que ça peut être super lent. Puis que mal le supporté, que peut y avoir la cascade d'interventions qui va avec. Enfin, je ne sais pas, ils percourènent sur ça. Mon conjoint me disait, oui, mais bon, ils connaissent leur métier. Je ne fais pas trop de faits à vie. Mais bon, ça l'a fait. Et du coup, je me suis dit, le truc, c'est que sans péridural, un déclenchement, en principe, on se dit que c'est compliqué, quoi. Donc bon, j'ai laissé venir, on va dire, mais ce n'est pas facile de lâcher prise sur ça.
- Rébecca
Ok. Et alors, comment ça s'est passé ? Du coup, tu as eu le tampon. Est-ce que ça t'a fait mal ? Est-ce que ça ne t'a rien senti ? Comment ça s'est passé ?
- Ingrid
Alors, ma mise de tampon, il était 15h20 de l'après-midi, le 31 octobre. Du coup, ça semble important. Du coup, elle me le met. Elle n'a rien de particulier, à part que ça pouvait prendre du temps. Et que si, enfin voilà, si c'est vraiment pas dit que ça fonctionne, quoi. Donc elle me l'a mis, j'ai sorti des picotements et un peu comme des douleurs du règles, comme des petites décharges mais bien de plus. Et je suis vraiment pas à l'aise avec tout ce qui est médical, enfin même prendre un Doliprane quand j'ai une douleur c'est pas mon truc. Donc là je me suis dit bon bref, il faut, on va, mais voilà c'est pas l'idéal quoi. Mais donc globalement ça a été. Par contre quand elle est sortie de la pièce elle m'a dit je reviens jeudi, on verra où vous en êtes mais elle sera peut-être pas encore là. Et là je me suis dit non mais moi je passe à 46 heures. à tendre ici, pointé, s'il ne se passe rien.
- Rébecca
Ok, elle te disait que 48 heures plus tard, elle ne sera peut-être toujours pas là. Oui,
- Ingrid
c'est ça. Après avoir pris le tampon, c'est la belle.
- Rébecca
Ok. Et toi, du coup, comment tu te sens après ce tampon ? Du coup, tu sens que ça travaille ? Est-ce que tu ne sens pas grand-chose ?
- Ingrid
À part l'épicotement, rien de plus. J'avais quelques contractions, mais déjà le matin, au monitoring, j'en avais eu trois importantes, selon elle, mais que moi, je n'ai pas senti. Donc bon, on s'est complètement laissé faire. Par contre, ce monitoring pendant trois heures, ça m'a dérangée dans le sens où je ne pouvais pas bouger ou quoi. Enfin, on se dit bon, déjà, il faut accompagner un peu le travail, le mieux c'est de bouger. Donc bon, après les trois heures de monito, elle m'a dit vous pouvez aller vagabonder un petit peu, mais autour de la maternité quoi. Donc on est sorti un peu, chercher des affaires, marcher. Mais je me sentais toujours, toujours, j'ai eu quelques douleurs de règles et puis des douleurs de fin de grossesse, mais rien de plus.
- Rébecca
D'accord. Et à quel moment tu… ? Je ne sais pas. Je pense que ça s'est accéléré.
- Ingrid
À 2h30 du matin, précisément, mon conjoint était à côté du lit, il y avait un fauteuil, et je voyais qu'il n'arrivait pas à s'endormir. Je lui ai dit, écoute, prends le lit, parce que là, je sens que je ne vais pas pouvoir rester allongée. J'ai commencé à bouger un petit peu. Je sentais que ça s'était intensifié. Après, je ne savais pas trop à quoi m'attendre dans le travail même. je l'ai fait venir, je respirais, je changeais de position et ça s'est quand même bien intensifié, à 5h30 du matin j'ai sonné parce que je finissais presque à genoux à chaque contraction mon conjoint dormait toujours d'ailleurs du coup je sonne et puis c'est l'oxygène qui vient et elle me dit faut pas aller trop tôt en salle de naissance Il va falloir patienter un peu, la sage-femme est occupée, enfin vraiment non-salante au possible.
- Rébecca
Ok, ah ouais.
- Ingrid
Voilà, et puis elle m'a dit la sage-femme viendra quand elle pourra, prenez une douche faude, on voit après. Ok. Merci, au revoir. Donc là déjà je me sens plus bien, rabaissée, infantilisée, je me suis dit ok, tout ce que je ne souhaite pas pour mon accouchement. Et donc la sage-femme a fini par arriver, il devait être possible. à peu près 6h30 du matin, elle me met 30 minutes de monito et après le monito, j'ai eu du mal à rester allongée pendant le monito elle me dit non mais je pense pas que ce soit le travail parce que je pense pas que ça ait bougé donc elle fait que mon col avec mon accord et elle me dit non, bah il est toujours très haut elle a dû voir que je me décomposais, elle m'a dit ah pardon ça ramollit d'accord, mais non mais reposez-vous parce que là vraiment c'est pas le moment quoi Donc là, je me suis dit, ok, ça, ce n'est pas le moment. Qu'est-ce que c'est le moment ? Je me suis dit, ok, là, en fait, je vais peut-être changer de projet. Oui,
- Rébecca
tu commençais à avoir vraiment mal là, du coup.
- Ingrid
Oui, vraiment là, déjà, rester allongée pour le monito, ça m'a pas... J'arrivais pas à me concentrer, j'arrivais pas à rester figée sur le monito. Enfin, j'arrivais même pas à le regarder. Donc, ça a été délicat. Mais du coup, elle m'a proposé une injection de morphine histoire de calmer. qui d'après elle étaient des fausses contractions au point où j'en étais clairement je dis allez-y quoi et en fait je pense que ça m'a fait lâcher le mental parce que corporellement je sentais toujours autant de contractions et ça ne s'était pas diminué mais par contre j'étais plus dans le lâcher prise quoi ça m'a un peu mis dans le saut au niveau mental plus que physique ok d'accord ça te fait quand même un petit peu bien dans le sens où tu arrives à te mettre un peu dans ta bulle Oui, voilà, j'ai réussi à me dire, de toute façon, on y est, on y est, pas le choix. Et puis, voilà, accepter le cadre médical, quoi.
- Rébecca
À ce moment-là, tu ne te dis pas, je vais prendre la péridurale, tu continues à rester dans ton objectif de faire 100 ?
- Ingrid
De toute façon, du coup, mon col était vers 1,5 et toujours très haut et tout. Donc, la péridurale n'était pas envisageable à ce moment-là. Et puis, de toute façon, je n'en voulais pas, quoi. Vraiment pas, mais...
- Rébecca
Ok,
- Ingrid
mais voilà. c'est de garder mon projet en tête. Mais c'est vrai que l'équipe n'était pas hyper accompagnée en tête. Pour elle, ce n'est même pas un début de travail. Donc, voilà. Oui,
- Rébecca
tu en fais un peu trop là quand même. Ok. Ok, d'accord. Et comment se passe la suite ? Alors, peut-être que tu es sous morphine, donc ça te fait lâcher prise. Comment ça se passe ensuite ?
- Ingrid
Du coup, c'est une injection qu'elle m'a fait dans la hanche. Elle m'a dit que ça va agir pendant quelques heures. Vous allez pouvoir vous reposer. Ça calmera les fausses contractions. Donc, toujours autant de contractions. pour moi n'était pas des fausses.
- Rébecca
Pour elle, c'est toujours des fausses contractions, il n'y a pas de doute là-dessus.
- Ingrid
Oui, pour elle, ce n'est pas des contractions de travail. Elle m'a dit que le cœur du bébé va très bien, il supporte bien, donc ce n'est pas des contractions de travail, reposez-vous. En gros, on peut l'amener, on a du boulot. Je me mets dans le lit, j'essaie de me poser tant de vin que mal, mais chaque contraction, je me tourne un peu de côté, je me sens me pincer les hanches assez fortement et au bout d'un moment, je sens que mon esprit fait sape. dans mon corps mais pendant la contraction je suis pas là bon là j'ai repris le lit du coup c'est mon conjoint qui a repris le fauteuil mais lui il dort toujours au ventre il n'a rien vu du travail ah ok d'accord du coup j'essaye de gérer tant bien que mal je pense qu'il devait être 7h30 le temps qu'elle me fasse l'injection que je me pose un petit peu et vers 9h30 une envie d'aller faire pitié je me dis faut que je gagne mais ça va me sortir un peu de cet effet de gaz ou de ma bulle quoi, ça m'embête et tout mais vraiment envie d'uriner, je me dis bon allez je vais aux toilettes. Et là mon conjoint un peu avant que je me décide d'aller aux toilettes il dit je vais boire un café, je reviens enfin voilà quoi. J'ai dit oui oui c'est bon vas-y. Il a toujours pas compris ce qui se passait quoi. Donc bon ben il est parti, le temps qu'il revienne j'ai fait aller aux toilettes une première fois et effectivement ça m'avait un peu sorti de cet état de latence et de concentration. Donc il revient à la chambre, je lui dis écoute raccompagne moi aux toilettes, il faut que j'y retourne. Donc je vois que je saigne un peu, je me dis bon bonne nouvelle, c'est peut-être que le col a bougé. Oui,
- Rébecca
c'est que ce travail se met vraiment en place.
- Ingrid
Ah oui, je sens que ça pousse, mais alors d'une sorte, si il y a un conjoint, bon là ça pousse, je saigne, écoute, tant pis si on les embête pour rien, mais on va sonner histoire de voir où on en est. Oui,
- Rébecca
c'est pas possible.
- Ingrid
Oui, et puis c'est pas une compression qui faisait mal au sens propre. C'est vraiment un besoin instinctif et primaire de pousser, quoi. Enfin, je ne contrôlais rien.
- Rébecca
OK. Donc,
- Ingrid
on s'est dit, bon, on sonne. Mon conjoint a mis lieu de se dire que c'était le moment, quoi. Nathalie, la sage-same du tour, on est prête à vous voir parce que vous vous reposiez, d'après ma collègue. Et oui, bon, ben là, ça pousse. Elle me dit, ah, ben, ça doit commencer à bouger. On va vérifier. Donc, elle m'examine et elle me dit, ah, on est à 9, la tête est engagée, on va aller en salle de naissance parce que j'étais toujours dans le sombre. Ah ouais !
- Rébecca
Ah ouais, donc en deux heures, ça s'est bien intensifié, quoi.
- Ingrid
C'est ça, donc peut-être que pour elle, ce n'était pas des contractions de travail, il n'empêche que mon col s'est ouvert en 4 heures maximum, quoi.
- Rébecca
Et ouais.
- Ingrid
Donc, ouais, 9h45 quand je somme, donc elle me dit, bon, on va en salle de naissance. Pour le détail, j'avais pris une douce un peu avant, donc j'étais en... petit mono ouvert et tout, je dis bah on y va quoi. Elle me dit ah non non mais c'est comme ça quand même, il y a du monde dans le couloir, qu'est-ce que j'en avais à faire ? Et elle me dit non non, enfin je dis mais je m'en fous, elle me dit non non vraiment mettez autre chose. Donc j'avais prévu une semise aussi salière mais en tissu, enfin où c'était bien plus confortable que dans leur tenue quoi. Elle m'a dit mettez ça si vous voulez mais vous pouvez bien, ça va être taché, c'était fait pour donc c'est pas grave. Donc voilà, traversé le couloir, elle me dit on prend le fauteuil, je dis non non c'est bon on est à 9, on y va là, il y a 30 mètres à faire, c'est bon. et je patiente quand bien que mal à la rembarque parce qu'elle est au téléphone avec Jeanne Frigy donc j'attends patientement qu'elle m'installe et là elle me dit bon ben va falloir vous asseoir on va poser un monito et tout et je lui dis alors je ne peux pas m'asseoir enfin les contractions sont enseignées ça poussait à chaque fois et d'un moment si je m'assieds j'allais plier ma scie en deux quoi ok donc elle me dit bon on va prendre le temps et tout mais elle a bien pensé que ce temps on allait pas l'avoir donc elle a attendu un petit peu elle m'a dit vous vouliez une péridurale parce que là à neuf on fait une raffie et pas de de série quoi non mais je veux qu'elle sorte là c'est le moment donc là mon projet de naissance elle me dit il y avait un projet mais si vous me dites pas de série du rail et ben oui on aimerait tout ce qui est plus physiologique en accouchement à quatre mains c'est possible et elle me dit bon bah on voit comment ça se passe et on a dit du coup du coup elle m'installe comme jacques mal j'arrive à m'asseoir un petit peu Elle me met le monito et là elle me dit Ah mais j'ai pas le coeur du bébé, je crois que c'est le vôtre A aucun moment j'ai été inquiète pour le coeur de ma fille, je sentais que c'était good pour elle, il n'y avait pas de problème. Donc je dis Oui, bon, de toute façon, là, il va falloir pousser, donc on va faire ça. J'ai eu l'occasion d'installer un petit peu de temps et tout. Elle m'a dit Je peux me mettre comment au niveau de position ? Elle me dit Pour un premier à quatre pattes, c'est souvent compliqué. Toi sur le côté, toi en genicot, dans l'urgence des trucs, je me suis mis en genicot et puis basta. Et puis du coup, elle a dit à sa collègue, bon bah là, il va falloir venir parce qu'il est l'ASBB, j'ai la contraction, de toute façon, je ne contrôlais pas, elle descendait. Donc j'accompagnais juste un petit peu, mais vraiment de la poussée réflexe, ça se fait tout seul. Et on s'est installé, il était 9h50, le temps qu'elle me perfuse, qu'elle essaye de mettre son monito tant bien que mal. Mais Lina, ma fille, est née à 10h19. C'est vraiment le moment.
- Rébecca
Oui, 30 minutes après que tu aies donné le signal d'alarme, en mode je sens que ça pousse.
- Ingrid
Oui, c'est ça. Et puis je pense qu'elle m'aurait laissé pousser tout de suite. Elle était même là avant. Mais bon, voilà. Donc tout se passe bien. Quand ma fille est voilée, quand ça commence à sortir, elle est toujours dans sa poche des os. Ça a percé au moment où elle a commencé à réceptionner. Du coup, elle a dit à mon conjoint, si vous voulez faire l'accouchement à 4 ans, c'est le moment, donc c'est mon conjoint qui a passé à réceptionner ma fille et me la poser sur le ventre et ça on a été hyper content qu'elle accepte en fait parce que quand j'avais eu mon rendez-vous d'avant naissance la sage-femme référente m'avait dit pour l'intimité c'est parce qu'il y a de mieux, toute sage-femme accepte et le après vous y pensez, enfin bon on vous dit qu'on se fait le faire et puis bon on l'a quand même fait entendre cette enfant quoi
- Rébecca
Oui, donc tout s'est bien passé là-dessus.
- Ingrid
Oui, à ce niveau-là, tout était bon. Donc, il me l'a posé dessus, tout va bien. Par contre, je trouve que vraiment, ça coupe de la bulle d'avoir changé de pièce. Je me retrouve dans un blog, j'ai la clim au-dessus de moi. Enfin, pas dans un blog opératoire, mais c'est vraiment la pièce de naissance. Il fait froid, j'ai la clim au-dessus de moi, il n'y a pas de fenêtre. Ce n'est pas fou. Et puis, mon conjoint me pose ma question. Elle pleure pas, mais elle nous regarde. Elle a levé la tête d'un coup. Elle nous a regardés. On s'est dit, bon, ça va bien. Elle a vraiment pas pleuré, mais juste elle était là avec nous, elle était bien quoi. Je sens que les choses s'enseignent et que le placenta, il y en a pas pour longtemps quoi. Donc le placenta sort dans la foulée également. Et là, la sœur me dit, oh bah il y a une petite éraflure, je vais trop te faire un point, ça saignote un peu. J'ai fait, c'est une éraflure, je sais pas moi la pique. Et puis... Et puis du coup, elle me dit, vous saignez un peu quand même. Donc, elle me dit, je ne sais pas si on n'est pas, on va attendre un petit peu, mais il y a quand même des saignements. Elle me dit, gardez votre chou sur vous, on va faire la première sécher et puis on le voit après. Donc, ça ne saignait pas non plus trop, elle ne réagit pas. Mais du coup, le placenta, je pense qu'elle a suivi ma fille rapidement, puis elle m'a mis l'ostocine de synthèse au moment où la tête de ma fille était là. Donc, je me dis, ça a dû peut-être gêner dans le processus. Puis moi, je n'étais plus dans l'état, je me sentais plus très séchure dans cette pièce. donc je pense que ça a joué aussi ok et aussi on voulait le plan page tardif je pense pas, ça m'a vraiment sorti de ma bulle avec l'adrénaline, je pense qu'il y a des choses que j'ai un peu mises de côté mais je vois mon conjoint me poser ma situation et après je pense qu'elle a chanté tout de suite et qu'elle a dit à mon conjoint vous l'écoutez et je pense pas qu'elle ait respecté ce choix là mais bon mais elle avait pas lu ton projet de naissance du coup parce que
- Rébecca
Elle ne savait pas tellement qu'il y en avait un et au final, elle n'a pas respecté plus que ça. Donc, je pense qu'elle ne l'avait pas lu du coup.
- Ingrid
Je ne me suis pas donné le temps de le lire parce que du coup, comme on l'a dit, c'est de prendre du temps, des classements et tout. Je me suis dit, on a le temps de leur donner. Puis après, on avait parlé un petit peu avec la référence avant au dernier rendez-vous. Mais du coup, on lui avait dit entre deux contractions à l'oral, pas de séries durales, physiologique, qu'il y a un petit moment à quatre mains, que l'on passe par vie. Il y a rien d'exact. Mais bon, je pense que dans le moment, elle a fait.
- Rébecca
Donc du coup,
- Ingrid
elle met ma suite pour moi et elle voit que quand même les éléments sanguins restent. Donc elle me dit, je pense qu'on part pour une révision hétérine. Elle me dit, j'attends les gynécos au cas où, mais voilà. On avait passé un peu de préparation à l'accouchement, justement de la révision hétérine, de comment ça se passait quand c'est un accouchement physiologique. sans anesthésie et tout. Et je ne sais pas pourquoi, je l'avais gardé dans un coin de ma tête, cette information. Donc, du coup, elle me met sous gaz, mon conjoint, avec ma fille en peau à peau. Et clairement, le gaz, à ce moment-là, ça ne fait rien. Enfin, ce n'est pas un moment...
- Rébecca
Ce n'est pas un antidouleur, quoi.
- Ingrid
Non, c'est vraiment la gêne de sentir que quelqu'un rentre sa main dans un de nos organes. C'est plus désagréable que douloureux, mais c'est pas trop douloureux. Oui. Mais bon, il restait un morceau de membrane. On n'a pas eu besoin de gynécologue. Mais du coup, le gynécologue qui m'a essayé d'échographier la veille, passe au moment où j'avais fini d'accoucher, et me dit, mais vous êtes déjà là. Donc, ça dépend. Il me semble qu'il a checké avec la sage-femme qu'il y avait assez de liquide et elle lui a dit que c'était correct. Je pense qu'elle aurait pu naître 100% naturellement. Il demande à mon conjoint s'il m'a donné quelque chose pour que ça aille plus vite. Il était vraiment étonné que pour un déclenchement, pour un premier, je pense que le travail a dû se mettre en route aussi naturellement derrière.
- Rébecca
Oui, au final, tu as eu la nature qui a été un tout petit peu aidée.
- Ingrid
Oui, voilà, j'ai pas passé un déclenchement de 46 heures qui a fini en fésarienne et franchement, déjà, merci pour ça. Donc, voilà. Mais du coup, tout à fait, c'est bien passé à ce niveau-là.
- Rébecca
OK. OK. Et du coup, si on revient un tout petit peu sur le moment de l'accouchement, t'as pas eu de douleurs particulières, du coup ? Toi, tes contractions étaient... Même celles de travail, de délivrance, étaient supportables ?
- Ingrid
Ouais, parce que c'est le moment d'accouchement. je me suis dit ok là je rencontre ma fille en fait. C'est vraiment en mode animal en fait, l'animal pour moi. Et c'est juste pour moi c'est vraiment l'environnement en fait, de me sentir sécure et ça ça a été compliqué. Mais bon de toute façon c'était le moment donc tant pis il fallait y aller. Donc voilà mais sinon les douleurs ça allait mais vraiment ça prend, enfin vraiment comme un torchon quand on est sors, je suis désolée pour l'image mais j'ai vraiment un peu que de l'intérieur à partir des cotes et du sternum il y a tout qui se... Il se compresse d'un coup et j'ai eu des courbatures au poids. Je ne pensais pas que ça allait. Je l'ai senti descendre, mais ça m'a peur.
- Rébecca
Ok, ouais, donc vraiment, enfin, sur le plan physique, du moins, vraiment une bonne expérience, quoi.
- Ingrid
Oui, même la Sacha, elle m'a dit, dis donc, pour un premier, ça a été vite, et on s'est dit,
- Rébecca
on s'en fout. Ouais. Et le papa, du coup, comment il a vécu le fait d'être vraiment impliqué dans le moment de l'accouchement et de la délivrance ?
- Ingrid
Ouais, alors, on en avait parlé avant, et je lui avais dit... c'est quelque chose auquel je n'avais pas pensé mais effectivement si j'en ai la possibilité pourquoi pas après c'est vraiment sur le moment que je le sens pas c'est pas différemment de se mettre ailleurs c'est le mais clairement pendant l'accouchement je n'ai un peu il était là mais c'est comme s'il n'était pas là j'étais vraiment dans mon truc, il était à côté de moi je sentais sa présence à côté de moi mais j'étais vraiment dans ma ville voilà je n'avais pas forcément besoin qu'il me tienne la main ou quoi du coup... Du coup, quand sa femme lui a proposé, il lui a dit oui, c'est toujours OK pour moi, donc c'est lui qui l'a fait lui-même Et ça n'a pas l'air de l'avoir traumatisé plus que ça, il était tout fier. Non, c'était un bon moment. À ce moment-là, c'est un peu notre parenthèse à trois.
- Rébecca
Oui, à contrario, ça lui a vraiment plu au final de se sentir utile même si je ne dis pas qu'il est inutile.
- Ingrid
Mais depuis ce dire, j'ai participé à ça. C'est un peu le premier à mettre la main sur ma fille en fait. C'est encore tout concret. Pendant neuf mois, c'est moi qui la porte. Il la sent bouger à travers moi, mais c'est différent que là, il s'est dit Ok, j'ai ma place, j'ai mon rôle. C'est moi son papa, ça y est, elle est là. C'est beau de le voir faire la transition, de le découvrir ça-dessus. Oui,
- Rébecca
c'est sûr, c'est un beau moment. Et du coup, du fait que tu as eu la révision utérine, est-ce que tu as dû avoir des points ou pas spécialement ?
- Ingrid
Non, non, non. Déjà, du coup, il y avait juste une petite raflure où finalement, c'est passé au secondaire, vu qu'il y avait une petite hémorragie. Et du coup, non, après, elle a fait ça vraiment 15 minutes après la naissance de ma fille. Ok.
- Rébecca
Et comment tu as vécu ? ton post accouchement immédiat comment tu te sentais très bien
- Ingrid
En sortant de la naissance en disant bon bah c'est fait enfin tout va bien pour nous tous je te donne des nouvelles plus tard et elle me dit mais sur la photo tu viens d'accoucher là j'ai dit bah oui à 3h elle me dit mais on dirait pas quoi je suis revenu ensemble enfin je me suis levée sa femme elle m'a dit mais allez-y doucement et tout j'ai dit mais enfin ça va quoi voilà j'ai besoin d'aller faire petit petit déjà donc je veux y aller Mais non, franchement, c'est bien. Le plus long, ça a été vraiment le séjour à la maternité. Quand on vous dit qu'il faut vous reposer un max, il y a tous les autres bébés qui pleurent autour. Trois jours, c'était long pour moi. J'avais vraiment envie de rentrer chez moi dans mon cocon. Sur le plan physique, j'ai gardé mes bas de contention parce qu'en fin de grossesse, j'avais un petit peu d'œdème. Je me disais, les trois ou quatre premiers jours, on va les garder. Globalement, à part des courbatures, d'ailleurs, elles m'ont donné du Doliprane en systématique. Elles me le posaient tous les soirs et tous les matins. Elles m'ont dit Oui, mais vous verrez, vous en aurez besoin. Je suis un peu bornée, je ne les ai pas pris. Le pire, ça a été les tranchées pendant la mise au sein.
- Rébecca
Ok. Tu avais un projet d'allaitement, du coup ?
- Ingrid
Oui.
- Rébecca
D'accord. Et ça s'est bien passé, au final, vu que tu n'as pas eu de… d'anesthésie du tout au final je pense que rien n'a rien à freiner
- Ingrid
Juste ma fille des fois où elle dormait 6 heures de suite à la maternité sans téter et je l'ai laissé un jour bref enfin tant pis elle dort elle dort je me dis elle se réveillera bien donc je l'ai laissé tranquille et le lendemain pareil et donc la toxicaire parisienne principale je lui dis hier elle a pas tété pendant 6 heures de suite mais après elle s'est réveillée elle a bien pris le sein enfin tout va bien quoi Elle me dit Oh mais moi mon premier enfant, on ne nous a pas laissé sortir parce qu'il ne reconnaît pas de toi, il faut la réveiller plus que ça. Je suis un peu émouvant. Et donc le lendemain, pareil, 4-5 heures où elle ne s'aide pas, j'ai écouté, ça fait plusieurs fois que j'ai essayé de la stimuler, elle dort. Donc elles sont venues à 4 pour essayer de la stimuler. Ils ont juste saoulé ma petite et puis elle a tout raté. Elle a têté quand ils sont partis. Et au final, son poids est nickel derrière. Elle a juste raté ses besoins.
- Rébecca
Ok.
- Ingrid
J'ai eu la montée de vie à la fin du deuxième jour. Enfin non, tout était bon quoi.
- Rébecca
Ok. Ok d'accord. Vraiment une belle expérience au final, si on fait un peu abstraction du milieu médical qui t'a plus stressée qu'autre chose.
- Ingrid
Oui, pour le reste, c'était un beau moment et je l'ai bien vécu.
- Rébecca
Et du coup, est-ce que tu as regretté de ne pas avoir accouché à la maison au final ?
- Ingrid
Très clairement, si on fait un deuxième enfant, je crois que je ne m'en laisse pas le choix à part pour raison médicale. mais vraiment va vraiment falloir un bon critère. Parce que je suis quelqu'un qui n'a pas énormément confiance en moi, mais depuis ce moment, je suis plutôt confiante sur mes choix et sur mon ressenti. Et c'est vraiment animal, en fait, depuis qu'elle est née, qui se prend le dessus et qui sait répondre aux besoins de mon enfant. Et vraiment, si il y a un deuxième enfant, mon corps sait faire. Et puis après, si vraiment il y a une urgence, on appellera les pompiers ou je ne sais quoi. J'ai vraiment envie de donner naissance à la maison, toute intimité, de l'accueillir vraiment dans la douceur. C'est vraiment quelque chose qui me tente.
- Rébecca
Et qu'est-ce qui t'avait freiné au final pour ce premier accouchement ? Parce que tu as dit au début que si tu avais été toute seule, s'il n'y avait eu que toi, tu aurais accouché à domicile. Qu'est-ce qui t'a freiné ? C'est les craintes de tes proches ou est-ce que c'est quand même le petit truc de te dire je ne sais pas si je vais y arriver ?
- Ingrid
Mes proches ne sont pas tant que ça. C'est tout mon conjoint qui n'était pas hyper à l'aise avec l'idée. Pas tant sur le donné naissance, mais l'assistance, en fait, la sage-femme était un peu loin, à une heure, une heure et demie. Et la maternité la plus proche était à 40 minutes. Donc, en fait, dans leur garantie à elle, c'est trop loin au niveau du centre hospitalier. On n'aurait pas pu avoir de sage-femme à la présence. Et il m'a dit, je ne me sens pas les épaules de gérer un accouchement. Enfin, une médication. Je crois que dans ces cas-là, ils décident un peu les pires scénarios. C'est toujours une urgence vitale, comme si ils étaient pathologiques. Alors je ne dis pas qu'il y a des actes pathologiques, il y en a qui sont plus compliqués que d'autres, mais je ne l'ai vraiment pas senti et j'ai aussi respecté ce choix. Je me suis dit que c'est notre premier enfant, je ne sais pas non plus dans quoi je m'embarque. Donc voilà, j'ai un peu suivi le truc du moment, mais vraiment c'est un deuxième. Je pense que je m'écoutais et que je me serais un peu plus conviviale.
- Rébecca
c'est comme ça ok bon et bah super et bah merci beaucoup à toi pour ton partage et ton retour d'expérience c'est vrai que ça donne envie hein avec tout le dire et oui j'avoue j'ai quand même eu un très bel accouchement ouais et bah écoute merci beaucoup à toi merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement, ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir, et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avance en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.