- Rébecca
Hello maman, je suis Rebecca et je te souhaite bienvenue sur Balance ton accouchement. Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je te propose de retrouver ici chaque semaine un ou plusieurs nouveaux récits d'accouchement avec des mots authentiques, sans filtre et sans tabou. L'occasion de partager, d'apprendre et peut-être même de guérir autour de ce grand moment qu'est l'accouchement. Alors si tu es prête, c'est parti ! Alors bonjour, merci à toi de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont ou où il a, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Aureianne
Eh ben, je m'appelle Auréliane, j'ai 23 ans, j'ai deux enfants qui ont 10 mois.
- Rébecca
Ok.
- Aureianne
Et puis voilà, c'est déjà pas mal je crois.
- Rébecca
C'est déjà bien, surtout quand tu dis deux enfants de dix mois, on comprend très bien qu'il y en ait deux d'un coup.
- Aureianne
C'est ça.
- Rébecca
Donc c'est déjà une sacrée étape.
- Aureianne
C'est ça.
- Rébecca
Ok, alors première question que je pose à chaque fois, est-ce que tu avais pensé accouchement dès le début de ta grossesse ? Est-ce que c'était quelque chose que tu appréhendais ou que tu avais hâte de vivre ? Comment ça s'est passé ?
- Aureianne
En fait, pour avoir des enfants, on est passé par la PMA. on a eu le temps de se projeter on va dire et mon accouchement je l'avais envisagé dès le début de la PMA et pour moi c'était clair dans ma tête, je savais ce que je voulais je savais ce que je ne voulais pas et je n'étais pas tellement stressée par l'accouchement en fait c'était plus de savoir comment ma grossesse allait se passer et est-ce que ça allait ou pas mon accouchement et est-ce que je pourrais accoucher comme j'aurais envie d'accoucher.
- Rébecca
Ok, d'accord. Et si on fait vite, tu dis que tu savais ce que tu voulais et ce que tu ne voulais pas. Qu'est-ce que tu voulais et qu'est-ce que tu ne voulais pas du coup ?
- Aureianne
Moi, je ne voulais pas du tout avoir un accouchement médicalisé où on branche des trucs de partout, où on prend la tension toutes les deux minutes. Dans mon idéal, j'aurais aimé pouvoir accoucher. à la maison, tranquillement, comme je voulais, où je voulais, avec qui je voulais. Ouais. Et ouais, un truc un peu juste à moi, juste chez nous. Ouais, c'est un peu ça.
- Rébecca
Ça, c'était ton projet de base de base ou est-ce que c'était ton projet avec une princesse gémellaire, du coup ?
- Aureianne
C'était mon projet de base de base et quand je suis tombée, quand j'ai su que c'était des jumeaux, Dès la première échographie, quand on a vu qu'il y en avait deux, c'est un peu tombé à l'eau. Et c'est plus ça qui m'a... Comment dire ? Qui m'a... C'est pas attristé, mais si, un petit peu. J'étais un peu triste de savoir que j'en avais deux parce que je savais que je ne pourrais pas accoucher comme je voulais. Et c'était plus ça qui m'avait affolée que j'ai pas eu de réaction en mode... Waouh, il y en a deux, comment on va faire ? Qu'est-ce qui va se passer ? Pas du tout. Mais le premier truc qu'il m'a dit, c'est Ouais, donc en fait, je vais accoucher à l'hôpital. Et vraiment, c'est vraiment le premier truc qui m'a gonflée. C'est le premier truc auquel j'ai pensé.
- Rébecca
D'accord, ok. Ouais, donc l'accouchement pour toi, c'est vraiment de base un objectif qui s'est vite envolé, quoi.
- Aureianne
C'est ça.
- Rébecca
Ok, d'accord. Et alors, au-delà de ça, comment s'est passée ta grossesse, du coup, avec deux petits bébés ?
- Aureianne
Eh bien, ma foi, plutôt très bien. Je veux dire, par rapport à certaines qui sont alités, MAP et compagnie, je veux dire, moi, j'étais vraiment tranquille de ce côté-là. Je n'ai pas eu de... Forcément, des fois, on fait des échos et puis ils disent Ah, peut-être qu'il faudrait recontrôler dans deux jours parce qu'on n'est pas sûrs. Et au final, il n'y a jamais rien eu de grave ou quoi. Peut-être la fin de grossesse parce que ma fille, elle a arrêté de prendre du poids.
- Rébecca
Ok.
- Aureianne
Donc, c'était plus ça. Mais encore, ce n'était même pas gênant. Peut-être la fin de grossesse parce que j'avais du mal à dormir, à trouver une position. Forcément, quand tu as deux bébés, c'est compliqué de te prendre avant.
- Rébecca
Oui, forcément, j'imagine.
- Aureianne
Tu redoubles de créativité pour arriver à t'allonger confortablement. Mais sinon, non. Franchement, je n'ai pas à me plaindre. Je n'ai même pas eu de nausées au premier trimestre. J'ai eu des nausées à la fin. Je pense que mon estomac était tellement sollicité que ça me gênait. Je n'arrivais pas. Mes enfants étaient très haut dans mon ventre. Donc, ça me remontait tout en revue. Mais c'était pas... 4 heures avant d'accoucher, j'étais à 4 pattes en train de peindre des plaintes et puis de les accrocher. Donc c'est pour te dire que j'étais pas vraiment bêtise par ma croix.
- Rébecca
Ok, je vois. D'accord. Et comment tu t'es préparée du coup à cet accouchement qui serait plutôt médicalisé finalement ?
- Aureianne
Eh bien, j'ai pris les cours de... Comment on appelle ça ? La préparation à l'accouchement avec ma sage-femme.
- Rébecca
Ok.
- Aureianne
Et puis en fait, on a fait... fait les séances basiques, on va dire, puisque en fait, ma gynéco, c'est que vraiment à la toute fin de ma grossesse, elle s'est dit tiens, si on parlait de l'accouchement et de ce qu'on allait faire ? Et du coup, avec ma sage-femme, parce que du coup, j'étais suivie au CHU et ma sage-femme, elle était une sage-femme de ville, quoi.
- Rébecca
Ok.
- Aureianne
Et donc, comme on n'avait pas trop d'infos à ce niveau-là, elle ne savait pas trop. trop comment me guider, sur comment me préparer, etc. Parce qu'on ne savait pas du tout ce qui allait se passer, parce que mes bébés étaient en siège. Et comme on ne parlait pas d'accouchement, on ne savait pas s'ils allaient passer en siège ou pas. Avec Massage Femme, on a un peu avancé à l'aveugle. Alors, on faisait surtout des petits exercices de méditation. Elle m'a massé un peu. On faisait des séances d'humeur où on discutait, où on essayait de voir ce qu'on pouvait faire. Ça se passait comme ça. ça se passait comme ça mais il n'y a pas eu vraiment de... enfin j'ai pas eu l'impression d'avoir eu des cours vraiment de préparation à l'accouchement et d'avoir été vraiment très préparée à cet accouchement.
- Rébecca
Ok et du coup tu n'avais pas fait non plus de signes radio, je crois qu'on fait du bassin pour voir si un bébé ou deux bébés passent sans siège dans ton bassin du coup ?
- Aureianne
Et non parce qu'on n'a pas eu le temps.
- Rébecca
Ok.
- Aureianne
Voilà.
- Rébecca
Et toi, au niveau, juste avant qu'on embraye un petit peu sur... On n'a pas eu le temps. Toi, est-ce que tu avais des envies pour ton accouchement, même si ce ne serait pas comme dans tes rêves à la maison, toute seule ? Est-ce que tu avais quand même un projet, des envies ?
- Aureianne
En fait, quand on m'a dit que mes vieux-mots étaient en siège et qu'ils ne bougeaient pas, et que bon, pourquoi ils en étaient, vu la taille qu'ils avaient, la place qu'ils restaient, ça allait être compliqué de retourner deux bébés. dans mon ventre, même si parfois j'y ai cru, il bougeait beaucoup et je me disais Ah, peut-être que non, pas du tout Ils sont déjà restés en siège et mon petit garçon, c'était presque le dos. Donc bon, moi, je ne savais pas du tout et en fait, j'ai eu beaucoup d'expériences à l'hôpital qui se sont plutôt mal passées. Et donc, j'ai eu un bypass en 2019.
- Rébecca
Ok. Ah oui, donc pas par rapport à la grossesse. Non,
- Aureianne
non, pas par rapport à la grossesse. Et ensuite, suite à mon bypass, un an après, j'ai eu un autre truc qui m'a menée en réanimation, etc. Donc, ma confiance en le personnel médical était un peu entachée, on va dire.
- Rébecca
D'accord.
- Aureianne
Et j'avais vraiment peur que pendant mon accouchement, on ne m'écoute pas, etc. Et donc... Très longtemps avant que j'accouche, j'avais eu un rendez-vous avec sa femme à l'hôpital pour vérifier comment ça allait, monitoring. Envers la fin, j'en avais presque tous les jours. Et en fait, on ne m'a pas parlé de mon accouchement encore avec la gynéco du CHU. J'aimerais savoir un peu comment ça va se passer, parce que quand même ils sont en siège, ça m'inquiète. En plus, j'aimerais savoir à quoi m'attendre. Oui,
- Rébecca
au moins savoir quelle sauce tu allais te manger.
- Aureianne
C'est ça. Et donc, elle m'a dit Ah bon ? On n'en a pas parlé. Je dis oui, on n'en a pas parlé. Elle a appelé une autre médecin qui est venue regarder mon dossier, qui a dit oui, en effet. Ensuite, elles sont toutes parties. Elles m'ont laissé 15 minutes comme ça dans le vent. On revient, etc. Puis elles sont revenues en me disant, voilà les options que vous avez. Soit on accouche par voie basse et on fait une radio pour vérifier que les bébés passent. Soit on programme une césarienne. Et à ce moment-là, j'ai paniqué. Et je me suis mise à pleurer, je leur ai dit, je vais être sincère avec vous, je ne vous fais pas confiance. J'ai peur que si j'accouche par voie basse, en fait j'avais vraiment peur de mourir. D'accord,
- Rébecca
plus par voie basse que par césarienne du coup.
- Aureianne
Oui, et je leur avais dit, je préfère du coup qu'on fasse une césarienne parce que de toute façon je ne pourrai pas accoucher ce que je veux. J'ai trop peur que vous me laissiez mourir en accouchant par voie basse. Donc on fait une césarienne et elle m'a dit, ok, on va programmer une date. Et donc elle est partie, elle est revenue avec une date, elle m'a donné la date et puis bon, pour moi c'était bon, j'allais la coucher ce jour-là à telle heure, après que je sois allée à 8h le matin et puis voilà.
- Rébecca
Ok, donc c'était à combien de semaines qu'elle était programmée, tu te souviens ?
- Aureianne
Euh, qu'est-ce que je dis ? Je suis bêtise, j'ai accouché le... J'ai fait attendre 7 ans, je crois que j'avais accouché le 20 ou le 25, quelque chose comme ça. C'est vraiment très bien.
- Rébecca
Oui, donc au final, on ne t'avait pas prévu un terme avancé, même s'il y avait des jumeaux... Ok.
- Aureianne
Enfin, il y avait ça aussi, il y avait l'idée que... Mon fille, elle ne grandissait plus, donc ça ne servait à rien de pousser plus. Dans l'idée où elle ne prend pas de poids, elle sera peut-être mieux à l'extérieur qu'à l'intérieur.
- Rébecca
D'accord.
- Aureianne
Juste le temps que je puisse me préparer et puis que ça rentre dans leur agenda, on va dire. Oui.
- Rébecca
OK. Et ça, c'était longtemps avant la date du coup ou c'était quelques jours, semaines avant ?
- Aureianne
Je pense que ça devait être une semaine avant que j'accouche. C'était vraiment pas longtemps avant.
- Rébecca
Ok, d'accord. Donc toi, tu te prépares. J'ai un rendez-vous, je vais rencontrer bébé tel jour. Et ça va se passer.
- Aureianne
Oui, c'est ça. Moi, ce qui me préoccupait, c'était qu'il fallait que pour le jour où j'accouche, que la veille, j'ai fini de... Parce qu'on était en train de refaire un peu le salon, etc. Donc là, ma préoccupation, c'est qu'il faut que je passe ces jours-là à finir de peindre. mon salon, que quand j'accouche, je sois tranquille, qu'on rentre et que ce soit fait. Et puis voilà, c'était ça ma seule préoccupation et que de toute façon, je faisais des moniteurs tous les jours, tout allait bien. Donc je me disais, bon, c'est qu'une formalité. Maintenant, je dois juste y sortir pour la vie.
- Rébecca
Ok, d'accord. Et alors, comment ça s'est passé ?
- Aureianne
Eh bien, en fait, du coup, le 10, j'ai fait ma petite vie toute la journée, etc. En gros, pour la petite anecdote, si tu veux, la veille de mon accouchement, c'est-à-dire la nuit d'avant, puisque du coup, j'ai accouché la nuit, j'avais rêvé que j'accouchais d'une boule de poils, tu vois, un rêve complètement…
- Rébecca
L'extrême logique de la grossesse.
- Aureianne
C'est ça. J'avais rêvé que j'accouchais d'une boule de poils dans mon canapé avec mon beau-frère à côté qui me regardait, genre, Mais qu'est-ce que tu fais, tu vois ? Et je ne sais pas, dans ma tête, on me disait, C'est bizarre comment tu rêves de ça. Donc, bref, j'y ai pensé toute la journée, etc. Et puis le soir, en fait, je ne sentais pas beaucoup mon petit garçon bouger. Je l'avais senti quelques fois dans la journée, mais pas beaucoup. Et alors que d'habitude, il me faisait bien comprendre qu'il était présent, il ne croyait pas que j'oubliais. Et donc, le soir, quand mon mari est rentré, je lui ai dit, bon, je ne sens pas trop notre petit gars bouger. Et puis, on a appelé la maternité pour... pour leur dire, etc. Mais en fait, au fond de moi, j'essayais de me convaincre que je ne le sentais pas, mais je savais très bien que je l'avais senti et que je ne sais pas, dans ma tête, qu'il y avait autre chose. Donc la dame de ma santé, elle m'a dit vous êtes à 36, 36, j'étais à… le 11, on était à 37 tout de suite, donc bref, je m'égare Donc elle nous dit de venir à la maternité, donc on y va pour contrôler, etc. Et donc, ils nous font une échographie. Bon, ils bouvaient, mais ça n'avait pas trop de vente. Et ensuite, elle a dit, on va faire un monito quand même pour vérifier. De toute façon, on n'était plus à un monito près. Et sur le monito, je voyais qu'il y avait des petites contractions. Et j'avais dit à mon mari, peut-être qu'il faut qu'on lui demande qu'il regarde mon col et tout. On ne sait jamais et tout. Et en fait, elle est venue, elle nous a dit, bon, le monito, il est parfait. Vous pouvez y aller. Et je n'ai pas osé demander à ce qu'il regarde mon col. Et puis, personne ne l'avait fait. selon ma grossesse. Donc, je me disais, s'il y a juste qu'il n'y a pas besoin, il n'y a pas besoin et puis c'est tout. Donc, rentrons à la maison. De toute façon, il n'y a rien, il n'y a rien. Donc, on rentre et puis quand on se garde devant la maison, Marie sort en premier pour aller ouvrir le portal et moi, je décide de sortir de la voiture et je pose un pied par terre et là, je plaque. Je vais faire les autres sur le trottoir.
- Rébecca
Ok.
- Aureianne
Et en fait, il y avait beaucoup de sang. Donc, direct, j'ai paniqué. J'ai dit à mon mari, non, mais non, je ne suis pas prête. Je ne suis pas prête. Et il me dit, ben non, mais remonte dans la voiture. On y va et tout. Moi, je dis, non, quand même et tout. Je vais prendre mes affaires. Je veux quand même être en ordre avant de partir et tout, machin. Donc, il me dit, bon, je vais appeler la maternité pour leur dire que tu as perdu ton seau, etc. Donc, on rappelle à la maternité. On dit, bon, ben, on va revenir parce que j'ai perdu les seaux, etc. Et puis, moi, ma sacha m'a dit, dans tous les cas, si vous perdez les os, ne vous inquiétez pas, c'est le premier degré. En plus, c'est des jumeaux, il y en a quand même 30 ans, donc prenez votre temps. Donc moi, j'étais dans cette optique de on a le temps Donc moi, je commence à faire mes trucs. Je dis à mon mari je veux absolument aller aux toilettes avant d'y aller parce qu'on ne sait jamais comment ça va se passer si je me bats dans le caca pendant 15 jours. Et donc je lui dis peut-être je vais prendre une douche et tout. Et il commence à me dire non, c'est bon, on y va.
- Rébecca
Un peu plus stressée que toi.
- Aureianne
Oui, c'est ça. Moi, j'étais vraiment dans mon truc de non, mais attends, je ne suis pas prête. Donc on y va et tout. Et puis sur la route, je lui dis non mais prends ton temps parce qu'on va en avoir pour des heures. Je ne sais pas comment ça va se passer. Si ça se trouve, ils ne mettront un césarène que demain. Donc prends ton temps et tout. Et puis je ne sais pas, on est rentré, il devait être 23h. Le temps que je me décide à partir, il devait peut-être être quelque chose comme minuit et tout. Et donc on est sur la route et tout. Il me dit ça va ? Je lui dis oui. Je ne ressens rien. Juste, ça me coule entre les jambes. C'est désespérable. Mais je suis pas bien. Et je lui dis même, non, mais tu t'embêtes pas. Tu te gares sur le parking qui est un peu plus loin. Au moins, il est gratuit. Si on reste là pendant un jour, on va te payer je ne sais pas combien de parking et tout. Moi, j'étais vraiment dans le...
- Rébecca
Terre à terre.
- Aureianne
On ne va pas s'embêter. Là, on a le temps. Je lui disais, je vais marcher comme ça. Ça va leur faire du bien. Ils seront contents. Bref, j'étais complètement... à côté de la plaque, on va dire. Et puis, on arrive pas loin de ce fameux parking qui est un peu plus loin et j'ai une contraction mais vraiment énorme. Un truc qui me fait vraiment mal où je dis à Marie, en fait, tu vas aller te garer mais vraiment devant la porte de la maternité, là.
- Rébecca
OK. Finalement, on change de plan. Là, je ne vais pas marcher du tout.
- Aureianne
Je ne vais pas marcher du tout, là, en fait. Il me dit, ah bon, du tout, je ne vais pas marcher dans la chambre. Donc, il se gare et là, je sens que j'ai des contractions et je me dis, c'est bizarre. parce qu'il m'a dit que ça allait aller crescendo, que je n'allais pas avoir mal tout de suite. Mais alors là, si c'est ça, crescendo, mais en fait, je vais mourir. Dans deux heures,
- Rébecca
je suis au bout de ma vie.
- Aureianne
Oui, c'est ça. Là, il n'y a pas de... Il faut qu'il les sorte maintenant. On arrive et tout. On passe à l'accueil. Elle me met dans un fauteuil, machin, machin. En fait, j'avais une sensation de vraiment... J'ai envie de faire caca depuis qu'on était à la maison. Et c'est pour ça que je voulais absolument y aller. Et donc, quand on est arrivés à la maternité, je lui dis qu'il faut que j'aille aux toilettes avant et tout, parce que j'ai envie d'aller aux toilettes. Et en fait, elle me demande si j'ai envie de faire ça, et je lui dis non, j'ai envie de faire pipi. Parce que je ne voulais pas lui dire oui, j'ai envie de faire pipi. Et donc, je lui dis non, je veux faire pipi et tout, machin. Donc, elle me pose devant les toilettes, devant la maternité, et me dit pendant que vous êtes aux toilettes, moi je vais dire à mes collègues que vous arrivez, machin, tout. Et en fait, quand j'ai fait aux toilettes, il ne se passe rien. Genre, juste, je... pousse comme une ouf, il ne se passe rien, j'ai super mal. Et donc, j'arrive devant la salle d'accouchement, la dame, elle est en train de mettre les trucs sur le lit et tout le machin. Et je lui dis, mais là, j'ai vraiment mal, je ne comprends pas, ce n'est pas possible et tout. Et elle, elle est en mode, mais madame, si vous avez mal comme ça maintenant, mais on ne va pas s'en sortir en fait. Et je lui dis, non mais là, il se passe quelque chose, j'ai vraiment mal et tout. Et je n'arrivais plus, je ne comprenais plus où j'étais. C'était vraiment une douleur que je ne comprenais pas. Moi, j'ai été dans mon truc de mais non, Malcom, je ne suis pas censée avoir mal comme ça maintenant Donc, j'ai essayé de me tenir à tout le monde. J'étais horrible, je devais parler, mais vraiment, peu importe comment, à tout le monde. Et puis, à un moment donné, je dis à la sage-femme non, mais il faut regarder là, parce que je sens qu'il se passe quelque chose en bas et tout. Ça m'appuie, j'ai trop mal et tout Et donc, elle m'examine et je vois sur son visage que c'est déjà à 5.
- Rébecca
suite j'ai dit oui bah super génial donc je veux qu'est-ce qu'on fait quoi et est-ce qu'à ce moment-là toi tu penses quand même césarienne ou tu te dis enfin est-ce que tu te dis je vais partir en césarienne oui pour moi c'est
- Aureianne
sûr de toute façon c'est ce qui est écrit nous sommes en siège on n'a pas fait de donc de toute façon pour moi ça va se passer comme ça et c'est tout donc elle va chercher elle a été chercher la gynéco de Gab et la gynéco elle est trop petite très détachée. Elle parlait un peu. Elle est arrivée à me dire Bonjour madame. Bon alors, qu'est-ce que vous préférez ? On va en césarienne ou on va pas en césarienne ? Bon, ben alors on va en césarienne. Une fois qu'elle a dit on va en césarienne ça s'est agité vraiment très rapidement autour de moi. J'ai entendu code orange, code orange, code orange Imaginez quoi, elle est revenue m'examiner. Elle a dit oui, ben là, on est plus à 6,7 que 5,6 quand même. Et donc ça, ça a été super vite. Ils m'ont emmenée au bloc, du coup. Il n'y avait pas mon mari avec moi. Je ne sais pas trop ce qu'il en est advenu de lui, le pauvre. Il n'était pas là, ça c'est sûr. Et en fait, je ne sais pas, je me suis retrouvée à la poêle sur une table très froide. Et puis tout le monde essayait de me perfuser, etc. Et moi, j'avais très très mal, mais vraiment très très mal. Et ils n'arrivaient pas à me perfuser. Donc ils ont essayé de me poser la période du mal, ils n'y arrivaient pas. Ils n'arrivaient pas à me passer de la tête de terre, moi du tout. Moi, j'essayais de poser des questions entre 30 secondes, quand j'avais 30 secondes de répit que j'avais pas mal. Ils me disaient Mais qu'est-ce qu'on fait ? Il faut me soulager. Non, mais c'est moi, je m'en fous. Vraiment, il fallait m'aider. C'est vraiment ce que j'ai dit. J'ai dit Il faut m'aider. Il faut m'aider. Là, je ne vais pas y arriver. J'ai trop mal. Il se passe quelque chose. Et ils essayaient. En plus, ils me parlaient. Ils étaient là Ça va aller, ça va aller. Mais ils ne me parlaient pas. Ils essayaient de faire ce qu'il fallait pour préparer le bloc. Et donc, ils commencent à mettre de la pétadine sur le ventre et tout ça. Et j'ai dit à la gynéco Il se passe quelque chose en bas. il faut regarder parce que là il se passe quelque chose et j'ai vraiment senti un truc genre vraiment déceinte d'un coup dans mon bassin et c'était j'avais jamais ressenti ça de ma vie c'était super bizarre j'avais l'impression que ça me soulageait et en même temps que c'était que c'était horrible et et là je sais plus ce qu'elle a dit exactement mais en gros l'idée c'était maintenant faut se dépêcher faut se dépêcher quoi Est-ce qu'elle a regardé,
- Rébecca
elle, à ce moment-là ? Oui,
- Aureianne
elle a regardé. Elle a regardé et elle ne m'a pas dit ce qui se passait. Elle a juste dit... Tout le monde a vraiment commencé à se pider. Les infirmières, elles me tenaient les bras vraiment très fort en mode Bon, maintenant, il faut qu'on perfuse. Elle a de bouger. Moi, j'ai hurlé le martyr tellement j'avais mal. Il y a la sage-femme qui essaie de me caresser le front. J'étais là En rite ? J'ai mal, ne fais pas ça. Et... Là, j'ai eu une deuxième vague de ça descend. Et je lui ai dit, non, mais là, il faut vraiment regarder. Ça ne va pas du tout, etc. Et elle m'a dit, madame, vous êtes en dilatation complète. Il y a le pied de votre fils qui est dehors. C'est trop dangereux pour la césarienne. Donc, maintenant, il va falloir pousser. OK.
- Rébecca
D'accord. Et toi, tu n'as pas de péridural, du coup.
- Aureianne
Je n'ai pas de péridural. Je n'ai rien du tout. Je commence à pousser. Il continue à essayer de me... me percuser, etc. Et là, je leur dis stop, arrêtez, je ne peux plus, il faut que ça sorte. Et donc, j'ai attrapé les bras que j'avais autour de moi, je me suis accrochée à eux et j'ai commencé à pousser. Et mon fils, en fait, il est arrivé très vite. J'ai poussé une fois et vraiment, il est arrivé comme une vague. Et en fait, son pied, il a un pied qui est sorti et l'autre qui est resté de l'autre côté, le pot.
- Rébecca
D'accord.
- Aureianne
Et du coup, elle... Elle a un peu tourné, etc. Parce que du coup, il est sorti vite. Son pied est resté là-haut. Elle a fait ce qu'il fallait. Il y a une sage-femme qui est venue me le montrer. Mais à ce moment-là, je t'avoue que je ne me souviens même plus de la tête qu'il avait. À ce moment-là, vraiment, je ne l'ai pas rencontrée. Je l'ai vraiment... J'étais trop... J'étais tellement sur une autre planète que je ne me souviens même pas de la tête qu'il avait. Je me souviens qu'on a apporté un truc dans un bras blanc à coups de...
- Rébecca
mon oreille mais ok mais c'est tout quoi et après il est enfin ils ont amené m'a dit faut sortir le deuxième faut y aller quoi ouais dans cette ville est encore poussé ils t'ont pas le divin je sais pas si c'est possible mais soit
- Aureianne
pas déclenché la césarienne derrière quoi c'est non bah de façon de chemin était fait et puis la fille qui est sorti du coup en deuxième elle était beaucoup plus petit et oui forcément et Et en fait, ils ne la trouvaient pas sur le monito. En fait, ils essayaient de me mettre des monitos, mais déjà, je bougeais beaucoup parce que j'avais tellement mal. Et puis, ils n'arrivaient pas à la trouver, en fait. Enfin, à trouver, en tout cas, ses constantes, etc. Donc, ils m'ont dit qu'il faut se dépêcher parce qu'on ne sait pas ce qu'il en est, quoi.
- Rébecca
Oui.
- Aureianne
Donc, la personne m'a prévenue. Elle a été la chercher avec son bras. OK. J'ai pas eu mal du tout. Alors que j'avais entendu des femmes qui disaient que même son pérennial, c'était horrible, que c'était la pire chose du monde. Moi, j'ai rien senti. Et en fait, elle a été la chercher, en gros, elle l'a attrapée par les pieds, on va dire. Et elle tenait ses pieds et elle m'a demandé de pousser. Et en fait, le fait qu'il y ait son bras, je sais pas pourquoi, ça m'a super, ça m'a vraiment soulagée. Et donc, entre chaque coup d'entraction, c'est ça qui m'a pésée. C'était vraiment bizarre. Et je lui ai dit, je comprends pas. au centre, là c'est vraiment bizarre. Elle m'a dit tout va bien, vous inquiétez pas, etc. Et donc, bref, j'ai poussé une fois ou deux. Et en fait, c'est elle vraiment qui l'a tirée. Parce qu'à remonter, en fait, comme il y avait de la place, elle a commencé à nager là-dedans. Et donc, elle a été vraiment la chercher. J'ai poussé deux fois, histoire de dire. Et puis, c'est elle qui l'a tirée. Et par contre, je ne l'ai pas vue du tout. Il m'a emmenée tout de suite.
- Rébecca
OK.
- Aureianne
Et puis, voilà.
- Rébecca
OK. Et toi, comment tu te sens à ce moment-là ? Est-ce que tu te souviens ? Est-ce que... T'es perdue, est-ce que tu te rends compte de ce qui t'est passé au final ?
- Aureianne
En fait, j'étais dans un autre monde et en même temps, j'étais bien consciente de ce qui s'était passé. Mais vraiment, juste après, une fois qu'ils ont amené ma fille, en fait, tout de suite, la gynécole a vérifié qu'il n'y avait pas trop de saignements. Je faisais une petite hémorragie, mais rien de très grave. Donc, ils ont attendu que ça se calme un peu. être sûre que ce ne soit pas une très grosse hémorragie, etc. Et ensuite, la gynéco, elle est partie, il ne restait que l'interne. Et l'interne, elle est restée cinq minutes, elle a regardé tout ça, elle m'a dit félicitations et elle est partie.
- Rébecca
Et le placenta, à ce moment-là, tu l'avais déjà sorti ?
- Aureianne
Quand est-ce que je l'ai sorti ? Oui, je l'ai sorti juste après. C'est après qu'ils sont restés longtemps. Enfin, longtemps. Moi, ça ne m'a pas perdu trop long, mais je pense que ça a quand même duré un petit temps. Mais oui, le placenta, ils sont sortis comme... facilement j'ai poussé un petit peu on a enfin ils ont attendu que j'ai un peu de contraction et puis je crois que c'est pareil ils ont un petit récit pour que ça vienne ok en fait j'ai eu une sensation trop bizarre où quand la gynéco elle est partie après l'interne elle a un peu attendu elle est partie et puis tu sais les anesthésistes ils sont partis vraiment juste après que j'ai accouché parce que de toute façon c'est trop tard on sert plus à rien on n'a pas réagi et en fait tu restes c'était une infirmière de bloc, un aide-soignant et une autre aide-soignante. La sage-femme, elle était partie aussi, enfin, c'est elle qui avait été emmener mes bébés, donc elle n'était pas là non plus. Et j'ai eu cette sensation de Ok, genre, l'événement, il est terminé, là. Oui,
- Rébecca
c'est fait.
- Aureianne
C'est ça, et elle n'était que l'aide-soignant et l'infirmière. L'infirmière, elle s'est dit Moi, je ne sais pas trop pourquoi je restais là, puisque de toute façon… Je n'ai rien à vous enlever, je n'ai rien à vous donner puisqu'on vous enlève.
- Rébecca
Ce n'est pas leur rôle, entre guillemets. Ce sont des infirmiers de bloc. Ils n'ont pas l'habitude d'un accouchement en voie basse qui se passe au bloc. C'est ça.
- Aureianne
Donc, elle était là, bon, voilà, félicitations. Et après, il ne restait que les aides-soignants. Et ils m'ont demandé si je voulais qu'ils m'aident à me nettoyer. Et je leur ai dit non, je vais le faire. Ils m'ont dit, non, vous ne pouvez pas le faire. On va vous aider, on va vous nettoyer. Donc, s'il faut, faisons-le. Et bon, donc ils m'ont nettoyée un petit peu et tout. Moi, je regardais vite fait. Ils m'ont passé un petit coup d'eau sur le visage. Après, ils m'ont demandé si j'avais quoi, si je voulais une petite couverture. Et je me souviens, il y avait l'aide-soignante qui était à côté de ma tête. Et elle m'a dit, bon, je vais vous ramener en salle d'accouchement. Vous allez rester un peu pour qu'on surveille et tout, qu'il n'y ait pas de nouveaux saignements, etc. Et puis, vous allez rencontrer vos bébés. Et à ce moment-là, j'ai regardé et je lui ai dit, j'ai peur. Et elle m'a dit, comment est-ce que vous avez peur ? J'ai peur de les rencontrer là. Ok. Je lui ai dit en fait, je ne les connais pas. Je ne les connais pas, là ils viennent de sortir de mon ventre, mais je ne les connais pas, c'est bizarre d'aller rencontrer des gens comme ça qui sortent de toi et qu'on ne connaît pas. Elle m'a dit mais non, mais ça va bien se passer. Du coup, ils m'ont ramenée dans la salle d'accouchement. Il y avait mon mari avec mes deux bébés sur lui. Et puis... Mais il y a une auxiliaire qui est venue, elle en a pris un, elle me l'a donné. Et puis voilà. Et puis après, bon, ma fille, elle avait besoin d'un peu plus d'aide que mon fils. Donc, ils l'ont monté tout de suite en unité kangourou avec mon mari. Donc, on s'était explotés pour envoyer des photos de l'un et de l'autre. Et oui,
- Rébecca
chacun le vote du coup.
- Aureianne
C'est ça.
- Rébecca
Ok. Et du coup, elle était vraiment plus petite au final, vu qu'il n'arrivait pas trop à savoir. En quelle mesure elle est en détresse ou pas ?
- Aureianne
Ils avaient un kilo de différence. Ok. Après, elle n'avait pas de... Elle allait bien, c'était juste un tout petit bébé. Elle avait un kilo 800 quelque chose, si je ne te dis pas de bêtises. D'accord. Elle allait très bien, c'est juste qu'elle était toute petite. Et que forcément, il ne fallait pas qu'elle perde trop de poids les jours après sa naissance. Donc, sans plus. Mais ils allaient très bien plus.
- Rébecca
ok et toi comment tu allais du coup aussi bien physiquement que psychologiquement après cet accouchement en sport et ben physiquement j'allais très bien j'ai pu me lever tout de suite j'avais pas de j'avais
- Aureianne
pas mal j'ai eu aucune déchirure etc donc t'as eu aucun point j'ai eu aucun point j'ai rien eu j'ai eu juste une égratignure mais vraiment genre sur les lèvres tu vois genre vraiment en mode c'est la... la gynéco qui m'a coupé quand elle était en train de me préparer, etc. Vraiment, ce n'était rien du tout. Je veux dire, je n'ai pas eu mal les jours après, etc. Donc, vraiment, physiquement, je n'avais pas de problème. Mais psychologiquement, l'environnement de l'hôpital, c'était vraiment super dur à gérer pour moi. J'avais l'impression qu'on ne m'écoutait pas, qu'on essayait tout le temps de faire du mal à mes bébés. qu'on me sollicitait tout le temps, qu'on n'écoutait pas ce que je voulais ou alors qu'on m'écoutait mais qu'au final c'est oui on vous écoute mais bon faites comme nous on vous dit quand même ok et j'étais là en mode mais en fait je suis fatiguée, j'ai l'impression d'accoucher, j'avais pas prévu ça et en fait tout le monde me gonfle, personne m'écoute et c'était vraiment horrible, j'avais qu'une hâte c'était de sortir et mes bébés n'arrivaient pas à prendre du poids aussi vite que ce que tout le monde voulait. Mon allaitement n'arrivait pas à se mettre en place et on donnait des biberons dans mon dos. On nous disait, si vous voulez on les prend cette nuit et puis comme ça vous pouvez dormir et on vous les ramène quand ils ont faim pour t'aider. En fait, il y a plein de... je pense qu'il y a deux nuits où on m'a dit ça, où je les ai laissés parce que j'étais au bout du rouleau et que j'avais vraiment besoin de dormir. Et où le matin, je me réveillais et personne ne me les avait emmenées dans la nuit pour manger. Et genre, ça m'a vraiment... C'est en mode, en fait, qu'on se fout de moi, là.
- Rébecca
Oui, c'est vrai que...
- Aureianne
Personne ne m'écoute. Oui. Mais oui, j'étais vraiment dans un mauvais... Enfin, j'étais vraiment pas dans une bonne... Je sais pas comment dire. C'est pas que j'étais pas de bonne humeur, mais dans ma tête, c'était horrible. J'arrivais pas à... Ce séjour à la maternité, vraiment, je n'ai pas eu l'impression d'être bien avec mes bébés. Je n'étais pas bien installée. Non, je n'étais pas bien dans ma tête. En plus, j'étais dans une boucle, tu sais, où je ne me sentais pas bien. Je n'étais pas bien et ça continuait. C'était tous les jours pareil. Il y a eu quand on est sorti où je me suis dit, là, ça y est, je vais pouvoir faire comme je veux, comme j'ai envie. Et ça va aller mieux. Ça a été bien.
- Rébecca
Et t'es sortie au bout de combien de temps, du coup ?
- Aureianne
Neuf jours, une semaine, quelque chose comme ça. Ok. Je crois que ça doit être une semaine ou peut-être un peu plus. Je sais plus, je ne voudrais pas me dire de bêtises, mais c'était un peu trop long à mon goût. Ça, j'en suis certaine. Ouais.
- Rébecca
Et t'as pu sortir avec les deux, du coup, il n'y a pas eu de soucis avec ta fille qui était plus petite ? Non,
- Aureianne
on est sortis tout de suite, tous les quatre. elle avait pas de problème particulier ils vérifiaient juste ses constantes etc il leur prenait tout le temps tu sais l'aglycémie des trucs comme ça mais sinon elle allait bien juste c'était un tout petit bébé c'était plus elle avait du lépréma ok c'était plus ça que mais elle allait très bien elle avait pas de soucis du tout ok bon c'est déjà ça oui carrément
- Rébecca
Et comment se passe le retour à la maison et la nouvelle vie à quatre, du coup ?
- Aureianne
Bah, écoute, je me souviens surtout de la première nuit, où c'était vraiment bizarre parce que, du coup, à la maternité, on te dicte quand même un rythme, tu vois, où de toute façon, il y a les pléritotrices ou les sages-femmes qui passent quand même régulièrement et à l'heure fixe dans ta chambre pour savoir... Est-ce qu'ils ont fait vite ? Est-ce qu'ils ont bu ? Voilà. Combien ils ont bu ? Donc, nous, on était très comme ça au début, tu vois. On disait, bon, là, ils vont se lever, il faut qu'on chante la couche. On y passe boire, on fait le row et on refait la couche. Et on faisait tout en boucle, en mode, c'est ça qu'il faut qu'on fasse, c'est comme ça qu'on avance. Et la première nuit, c'était vraiment dur parce que... Parce que c'est bizarre de... de revenir à la maison avec des filles du mois que tu ne connais pas et tu es en mode bon ok donc là j'ai changé leur couche je leur ai donné à manger ils dorment bon je vais attendre deux heures et puis on va recommencer mais sinon qu'est-ce qu'on fait d'autre ? non c'était vraiment bizarre même quand on était arrivés je me souviens on les avait posés au milieu du salon et je les avais regardées et j'avais l'air de dire bon ok donc maintenant là ils sont là bon bah allons-y alors puisque de toute façon ils sont là mais c'est vrai que quand tu pars de la maternité tu arrives à la maison et tu dis bon alors quelle heure il est parce que du coup on n'est plus à l'hôpital je ne sais pas quand est-ce qu'ils doivent manger je ne sais pas à quelle heure bon on m'a dit que c'était entre 2 et 3 heures ok bon il faut que je calcule mais Mais ouais au début c'est vraiment bizarre, tu rentres, il y a des inconnus dans ton salon qui dorment, ça fait comme des carturbes et toi t'attends juste qu'ils se réveillent à la suite. Bon après t'attends que du tout qu'ils se réveillent, mais au début oui, t'attends qu'ils se réveillent parce que tu sais pas trop quoi faire de eux et de toi aussi.
- Rébecca
Ouais.
- Rébecca
Et est-ce que tu as réussi à l'été du coup au final ?
- Aureianne
Bah écoute, j'ai tout donné pour, mais j'ai jamais eu de montée de lait. Donc par temps de l'art, c'est compliqué d'enleter quand on a jamais eu de lait. Voilà, donc le maximum que j'ai tiré, ça doit être peut-être 200, les deux cents cumulés. Mais en fait, le truc c'est que j'étais tellement certaine aussi de réussir mon amalètrement parce qu'en amont, pendant ma grossesse, on avait vu une conseillère en aller... en allaitement pardon, qui est aussi sage-femme, qui est certifiée IBLC. Donc on avait tout mis, tout ce qu'on pouvait de notre côté. J'avais lu beaucoup de choses, j'avais écouté beaucoup de choses. Je savais ce qu'il fallait que je fasse, ce qu'il fallait que je fasse pas. À l'hôpital, on a réclamé le DAL. Enfin voilà, vraiment, on a tout fait pour que ça se passe bien. Quand on est arrivé à la maison, j'ai essayé de faire comme moi. Je sentais ce qu'il fallait faire, donc je les prenais tout le temps au sein. Voilà, même si c'était de la pété de réconfort, dans tous les cas, ça me stimulait. Donc, c'est déjà pas pris. Quand j'étais à l'hôpital, j'ai bu des litres de tisane vraiment pas bonne du tout. Alors, c'était 40 degrés dans la chambre. J'ai mangé du céleri, j'ai mangé des amandes. Alors que bon, on ne va pas se mentir, ce n'est pas non plus fou comme goût. Mais il n'y a jamais rien qui est venu. J'ai bu des litres de tourtel. Il n'y a jamais rien qui est venu. et on avait revu la conseillère, elle m'avait conseillé des choses, donc on a fait ça, double tirage, tirer mon lait pendant qu'il y en a un qui t'aide, alterner tout le temps, enfin bref, je m'épuisais à la tâche, et c'est aussi ça je pense qui m'a fait ne pas apprécier mon séjour à la maternité, parce qu'en fait je dormais, je mangeais, et je vivais pour que mon allaitement fonctionne, et je tourne en boucle. Je déroulais ça à mes bébés, on complétait avec le dalle, avec du lait. comment on dit, artificielle, du l'encontre, quoi. Et quand on avait fini ça, je retirais mon lait pour essayer d'en avoir un peu pour compléter la prochaine tétée. Et puis, ainsi de suite, je faisais une pause de 10 minutes, puis je retirais pour bien stimuler mes seins. Et puis, je mangeais une petite salle, et puis je buvais de l'eau. Et puis, il fallait que j'oublie de prendre des amandes. Et puis ensuite, mon mari, il a été chercher de l'homéopathie parce qu'il y a une... l'agricultrice qui a dit que ça fonctionnait bien, donc il fallait pas que j'oublie, d'en prendre trois avant chaque dépé, et puis après, et puis pendant, et je faisais que ça, que ça, que ça, allaitement, allaitement, allaitement, et on me disait mais c'est pas grave vous savez si vous arrivez pas à allaiter votre bébé, c'est beaucoup, c'est pas grave, vous inquiétez pas, le lait en poudre c'est bien, et moi j'étais là en mode mais c'est pas ce que j'ai envie d'entendre là, j'ai envie qu'on me dise mais tu fais tout pour que ça marche et ça marche pas, ça va aller, t'inquiète pas. Et donc, la première chose qu'on a fait quand on est sorti, c'est qu'on a appelé la conseillère en lactation. Elle a dit, ben voilà, on fait ça, ça, ça, ça ne marche pas. On a été la voir en consultation. Elle a regardé que c'était bien, il n'y avait pas de soucis. Il y avait une bonne session. Moi, je m'y prenais bien, je m'y positionnais bien. Donc, elle m'a donné d'autres conseils que j'ai rajoutés en plus de tout ce que je faisais déjà. Et ça ne venait toujours pas. Et à un moment donné, j'ai dit, ben, ça marche en fait. Ça ne marche pas, ça ne marche pas, quoi. La conseillère en lactation, j'avais fait un mail pour lui dire, ben voilà, ça fait 15 jours que je fais ça, je tire de moins en moins alors que je fais de plus en plus. Pourquoi ? Je veux dire, on m'a toujours dit que toutes les femmes pouvaient aller. Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Et elle m'a dit, ben c'est pas vrai, toutes les femmes ne peuvent pas aller. Ça ne fonctionne pas, il n'y a pas d'explication et on fait tout ce qu'on peut, on donne tout ce qu'on a et notre corps, il ne veut pas. Et voilà. c'est tout c'est jamais venu c'est jamais venu après maintenant ils ont 10 mois je suis encore capable de tirer 10 millilitres par jour donc moi je suis très fière de moi ok ouais t'as jamais lâché au final du coup non parce que mon fils de toute façon il est toujours collé à mes seins maintenant qu'il a 10 mois il se sert tout seul donc ok moi ça me convient comme ça c'est de la tétée de réconfort c'est sûr ça ne nourrit pas et tant que j'ai du lait je trouve que c'est pas mal sain même si il n'y en a pas beaucoup il y en a un peu donc pour moi pour moi c'est ok et puis je ne sais pas rendormir mon fils la nuit sans lui donner le sein donc forcément
- Rébecca
oui on fait ce qui marche exactement ok c'est quand même super courageux d'avoir continué malgré tout à merci à leur donner ce que tu avais, c'est peut-être un honneur. Oui,
- Aureianne
c'est ça, je n'en avais pas beaucoup, mais ce que j'avais, je le donnais. Et puis voilà, il y a des jours où forcément, même maintenant, je me dis, pas que je suis déçue de moi-même, mais je me dis, pourquoi, je ne comprends pas. J'ai tout fait pour que ça me barre, ça n'a jamais fonctionné. Et en fait, il n'y a pas d'explication. Et voilà, il n'y a peut-être pas besoin d'en chercher non plus, mais c'est sûr que... pensé dans ton projet tu vois ça allait avec le pain il me disait tu vois quand je pouvais pas accouché comme je voulais balade à la place allait être le truc qui allait entre guillemets sauver les envies de de pas médicaliser ma grossesse ou en tout cas que ce soit le plus naturel possible tu vois du coup c'était un peu ce truc qu'elle est sauf enfin pas sauver mais entre guillemets c'est ce qui me disait bon bah ok tu vas peut-être pas accoucher comme tu veux et finalement je veux dire j'ai accouché sans péridurale Je me tenais comme moi je voulais parce que de toute façon, j'étais tellement pas bien que personne ne pouvait me le dire. Donc finalement, j'ai un peu accouché comme je voulais. Pas tellement non plus, ce n'était pas l'environnement idéal.
- Rébecca
C'est ce que tu voulais de base. Après avoir changé d'avis, du coup, tu es revenue un peu à deux, trois pas en arrière.
- Aureianne
C'est ça. Ok, c'était à l'hôpital, mais j'ai accouché sans péril dural. Ça a été très vite. Ok, bon, je ne m'en suis peut-être pas rendue compte. Mais au final, j'ai accouché comme je voulais. Et l'allaitement ça aurait été un peu le truc qui bouclait la boucle de ça ne s'est peut-être pas passé exactement comme je voulais, mais mon allaitement je l'ai bien préparé, je suis prête, j'ai toutes les armes dans les mains pour que ça fonctionne. Et tu commences et tu te casses la gueule parce que ça ne marche pas et tu te dis ok, donc en fait rien n'est avec moi, ça ne fonctionne pas. qu'est-ce que j'ai fait de mal et c'est super culpabilisant déjà parce que t'arrives pas à nourrir tes enfants et je pense que c'est le pire sentiment que tu peux ressentir c'est que tu te dis en fait je suis pas capable de juste faire ça pour eux et du coup t'es pas bien moralement donc tu te dis ouais donc en fait c'est quoi je suis une mère en carton je suis pas capable de les nourrir je suis pas bien c'est quoi ils peuvent pas compter sur moi tu vois et c'est super culpabilisant... Parce que je pense que vraiment, l'allaitement, c'est... Quand on a envie et que ça ne fonctionne pas, c'est... Je ne sais même pas comment t'expliquer, mais vraiment, ça m'a beaucoup touchée. Oui,
- Rébecca
ça t'a appuyée, oui.
- Aureianne
Oui, je ne sais même pas comment expliquer. C'était tellement fort ce que je ressentais de me dire que... je suis pas capable, genre j'arrive pas, mon corps il veut pas et je peux rien faire parce que je fais déjà tout ce que je peux faire pour que ça fonctionne et il se passe rien, ça change rien, c'est même pire et forcément plus tes bébés grandissent, plus ils ont besoin de plus et toi tu produis toujours pareil, toi tu produis encore moins et c'est horrible, moi j'ai super mal vécu maintenant j'arrive un peu à me dire ben voilà ça a pas fonctionné t'as fait tout ce que tu pouvais donc voilà mais j'ai toujours ce petit truc en moi qui dit ouais ben ça se trouve il y a un truc à faire qu'il fallait faire et que ça je l'ai pas tenté et ça se trouve je l'aurais tenté et ça aurait marché mais j'ai pas trouvé ce petit truc que j'ai oublié donc donc voilà je reste avec mes avec je sais pas si c'est des regrets mais en tout cas ça me peine que ça ait pas fonctionné aussi bien que que je voulais après comme je t'ai dit j'allais je sais pas si on peut appeler ça pardon n'importe quoi je sais pas si on peut appeler ça à l'été mais en tout cas on fait des petites fêtes de réconfort avec mon fils et il me reste toujours ça donc je me dis que c'est toujours ça de pris quoi ouais je vous dis
- Rébecca
De toute façon, comme je te dis, je te trouve déjà très courageuse d'avoir persisté et de continuer à leur donner ces 10-20 ml par jour. C'est toujours ça de pris. On dit toujours que chaque goutte de lait maternel est bonne pour l'enfant. Donc, je te trouve déjà très courageuse d'avoir persévéré. Et après, même si je comprends très bien cette sensation de regret et de je n'ai pas réussi mais franchement, tu as quand même réussi, je n'en doute pas.
- Aureianne
Merci, c'est gentil.
- Rébecca
et bien en tout cas merci beaucoup de m'avoir partagé ton histoire et ton accouchement c'est vrai qu'on se dit c'est un peu un film quand même que ça se passe comme ça mais c'est vrai qu'après comme tu disais un petit peu au final t'es presque revenue au projet de base même si c'était pas dans les conditions idéales du tout mais c'est étonnant de comment t'es partie d'un projet très physio pour arriver à un projet très médical pour au final refaire du physio et En pleine salle d'opération, c'est assez énorme.
- Aureianne
C'est ça.
- Rébecca
Eh bien, en tout cas, merci beaucoup à toi.
- Aureianne
Eh bien, merci à toi de m'avoir donné la parole.
- Rébecca
Avec plaisir.
- Rébecca
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si jamais il t'a plu et que tu souhaites aider le podcast, n'hésite pas à laisser une petite note sur l'application d'écoute sur laquelle tu es actuellement. Ou un petit commentaire. Ça me ferait très plaisir et ça peut être d'une grande aide pour aider le projet à avancer en attendant. Je te retrouve mercredi prochain pour une nouvelle histoire d'accouchement.