- Speaker #0
Hello maman et bienvenue sur Balance ton accouchement, le podcast qui recense les histoires d'accouchement, qu'elles se soient bien ou mal passées, car toute histoire mérite d'être entendue. Vous écouterez ici des parcours faciles ou difficiles, des expériences uniques et surtout de la bienveillance et de la sincérité. Alors que tu sois maman, papa, future maman, futur papa ou simplement intéressé par l'accouchement et par ce qu'il fait traverser aux femmes et aux hommes, tu es le bienvenu par ici. Moi je suis Rebecca. maman de deux enfants, et complètement bouleversée par les accouchements et la maternité. Alors, sans plus attendre, voici le nouvel épisode du jour ! Alors bonjour, merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Speaker #1
Ok, ben bonjour tout le monde, moi c'est Julie. Je suis maman de trois enfants qui ont 10 ans, 8 ans et 20 mois. Et je suis également belle-maman de deux enfants qui ont 6 ans et 13 ans.
- Speaker #0
Belle famille.
- Speaker #1
Oui, recomposée, oui. C'est du boulot.
- Speaker #0
Au moins, tu as tous les âges comme ça, c'est parfait.
- Speaker #1
Oui, ils se suivent. Ils se suivent plus ou moins.
- Speaker #0
Ok, super. Alors, première question que je pose à chaque fois. Est-ce que tu avais pensé accouchement dès le début de ta première grossesse ? Est-ce que c'est quelque chose qui te faisait peur, qui t'interrogeait ou alors à laquelle tu ne pensais pas forcément plus que ça ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Je n'étais pas du tout inquiète sur mon premier enfant. Bien au contraire, j'ai eu la chance d'être bercée par la maternité avec ma maman. Je suis également issue d'une fratrie de cinq enfants.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc ça a vraiment été quelque chose qui a bercé mon enfance, la maternité. Je me suis toujours imaginé maman et avec les récits de ma mère parce que ma mère nous a toujours parlé de ses grossesses, de nos naissances et ce n'était pas du tout des récits péjoratifs. Elle nous a toujours parlé des accouchements comme quelque chose de génial. que c'était la plus belle chose qu'elle avait eue dans sa vie. Elle ne nous a jamais menti sur l'accouchement. Elle ne nous a jamais dit tout va bien. Elle nous a toujours dit que c'était quelque chose de très fort, que si on avait mal, c'était quelque chose qui pouvait arriver. Mais elle m'a toujours dit une phrase et je l'ai encore en tête. Elle a toujours dit, sache que les contractions, c'est une belle douleur. Et j'ai été bercée par cette phrase. c'est une belle douleur, même encore aujourd'hui moi je suis doula j'accompagne les mamans pour préparer leur accouchement et c'est une phrase qui me suit encore pendant mes accompagnements la phrase de ma maman me berce en permanence ok,
- Speaker #0
c'est bien, il n'y avait pas de tabou chez toi, c'était tu savais à quoi t'attendre plus ou moins quand même mais tu sais que c'était une expérience pas facile mais belle à vivre c'est ça,
- Speaker #1
j'ai été bercée merci J'ai vraiment été bercée avec ça. Je n'ai jamais eu de récits négatifs sur les accouchements en général. Même, au contraire, ma mère m'a toujours montré que c'était une force d'accoucher en tant que femme. Et il n'y avait pas de tabou avec ma mère. Ma fratrie, on est quatre filles et un garçon. Et les quatre filles, on avait toujours un temps avec ma mère le soir dans la salle de bain. au moment où on se faisait la toilette, où on se mettait en pyjama. Et c'était le moment entre filles où on discutait des trucs de filles. Donc, il n'y a jamais eu de tabou avec ma mère.
- Speaker #0
Ah oui, trop chouette.
- Speaker #1
Oui, ça franchement, je le souhaite vraiment à toutes les petites filles d'avoir une maman comme la mienne où il n'y a pas de tabou, où il n'y a pas de sujet tabou. Et ça a été des moments riches que je me souviendrai toujours avec ma mère. ces moments-là, ces temps le soir dans la salle de bain où on pouvait discuter librement. Oui,
- Speaker #0
ok. Donc toi, tu arrives un peu dans ton envie de maternité, ou ton envie de maternité du moins assez sereine, parce que tu sais plus ou moins ce qui t'attend. Du moins, tu as une idée de ce qui t'attend. Même au niveau de l'accouchement, tu n'as pas vraiment de peur du coup.
- Speaker #1
Complètement. Pour mon premier enfant, j'étais vraiment sereine, tellement sereine que pour mon premier, je ne me suis pas du tout préparée. Je me disais, je ne vois pas d'intérêt. De toute façon, dans ma tête, c'était ça. Ma mère, elle en a fait cinq, 100 péridurales. Elle y est très bien arrivée. Il n'y a pas de raison que je n'y arrive pas. J'avais fait quelques cours de préparation à l'accouchement préconisés par la Sécurité sociale via une sage-femme. Mais je n'en ai pas des souvenirs très constructifs. Ça ne m'apprenait rien de nouveau. Donc non, pour mon premier, je n'étais pas du tout dans la crainte ou dans la peur. Je ne me souviens pas non plus avoir été dans l'impatience. Mais très rapidement, pour mon premier, on m'a alitée très tôt.
- Speaker #0
Ok, donc ta grossesse n'est pas super bien passée ?
- Speaker #1
Non, ça a été une grossesse… Ça a été une très belle grossesse, mais une grossesse quand même assez compliquée, où il y avait un contexte assez conflictuel à l'époque avec le papa. Et je pense que ça y a joué beaucoup sur la forme que je pouvais avoir pendant cette grossesse. Et je me suis retrouvée halitée, si je ne me trompe pas, à 32 semaines. On m'a halitée un mois pour risque d'accouchement prématuré. J'ai même été hospitalisée une semaine. pour risque d'accouchement prématuré. Et à la fin de cette hospitalisation, je suis restée en hospitalisation à domicile, donc alitée pendant trois semaines. Au bout des trois semaines, on m'a dit que je pouvais me lever. J'ai repris ma vie et au final, bébé, il ne sortait pas. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas. Les semaines arrivaient et le protocole à l'époque, dans la maternité dans laquelle j'étais inscrite, c'était déclenchement le jour du terme.
- Speaker #0
Ok, d'accord, il n'y avait pas une semaine de patience ?
- Speaker #1
Non, rien du tout. C'était il y a dix ans, peut-être qu'ils ont évolué depuis, mais à l'époque, c'était ça, déclenchement le jour du terme. À l'époque, je n'étais pas du tout informée, je me disais bon, ok. Toi,
- Speaker #0
tu n'avais pas d'envie pour ton accouchement à l'époque, juste il fallait le sortir, on fait confiance à l'équipe médicale, voilà.
- Speaker #1
Exactement, en plus moi à l'époque, j'étais infirmière, donc j'étais là-dedans. Et je me disais, ils savent ce qu'ils font, s'ils me disent qu'il faut déclencher, parce qu'ils me mettaient en gros l'idée qu'il fallait déclencher pour éviter les vieux placentas entre guillemets, et qu'il y avait un risque pour le bébé s'il restait trop longtemps dans le ventre. Les vieux placentas ? Oui, le vieux placenta, qu'en gros le placenta pouvait vieillir et l'échange entre la mère et l'enfant pouvait être de moins bonne qualité. D'accord. En gros, c'est ça qu'on m'avait vendu. Moi, à l'époque, j'avais 22 ans. Oui, j'avais 22 ans. Et je me suis dit, bon, ok, trop cool. Il m'avait déclenché le 12 juin, je me souviens.
- Speaker #0
C'était qu'un déclenchement, toi ? Outre le mot, j'ai envie de te dire.
- Speaker #1
Pas du tout. Et même avant, on m'avait décollé les membranes. Avant même ce déclenchement, Massage Femme m'avait fait un décollement de membrane qui n'avait eu aucun effet. Et donc, quand je suis allée à mon rendez-vous pour le déclenchement, je savais que c'était déclenché de manière médicale, mais je n'avais aucune information, aucune connaissance sur ce que ça pouvait engendrer comme conséquence. Donc, j'y suis allée vraiment en plus, mais je m'en souviens très bien, j'y suis allée vraiment en mode avec l'excitation d'une sortie de classe. Tu sais, quand on t'annonce que, je ne sais pas, moi,
- Speaker #0
je parle… Tu peux m'annoncer ton bébé.
- Speaker #1
Tu pars en classe verte, là. Tu sais, quand t'es enfant, t'es super excitée. La veille, tu dors pas. J'étais vraiment dans ce mood-là. Le matin, je suis partie. Je suis allée à mon rendez-vous à 9h. J'étais super contente. Je me suis dit, c'est aujourd'hui que je vais rencontrer mon bébé. Trop bien, quoi. Donc, non, je suis arrivée super contente à la maternité à l'époque. Mais après, quand j'ai compris, je l'ai vite déchantée. Et j'ai très vite compris que, en fait, ça n'allait pas du tout être comme je l'avais imaginé.
- Speaker #0
Alors justement, tu t'imaginais quoi ?
- Speaker #1
Je m'imaginais tout simplement qu'effectivement ils allaient me déclencher, qu'ils allaient m'injecter des produits pour stimuler les contractions. À l'époque, je ne savais pas du tout ce que c'était. On me propose de m'insérer le tampon de Propès. On me met ça, je crois, il était 9h du matin. Donc je me suis dit, bon, ok, voilà, je sens les contractions arriver. Et au bout d'une heure, je pense que mon col était très réceptif au tampon. Là, j'ai eu des contractions, mais je sautais sur le lit. J'ai dit, non, ce n'est pas possible, ce n'est pas ça. Je me suis dit, ce n'est pas ça les contractions, ce n'est pas ça un vrai accouchement. Parce que j'avais le récit de ma mère de ces cinq accouchements naturels et jamais elle ne m'avait dit. qu'en l'espace d'une heure, ça devenait insoutenable. Jamais, jamais, jamais. Au contraire, elle me disait que ça venait progressivement, que je pouvais y arriver, et que là, au bout d'une heure, je voyais que c'était... infaisable mais vraiment un peu la paix c'est que quand il est clenché des contractions sont beaucoup plus fortes et intenses l'info que j'avais pas c'était que les contractions sont artificielles qu'elles sont beaucoup plus fortes et surtout que le corps ne suit pas les hormones du corps ne suivent pas pour t'aider justement à supporter l'intensité des contractions donc je me suis retrouvé très rapidement à être en souffrance clairement mais clairement c'était vraiment atroce, j'avais vraiment ce sentiment de ces machines qui écrasent les voitures quand on les amène à la casse tu vois ces machines qui écrasent les voitures, j'avais vraiment cette impression là et là j'hurlais à la péridurale j'ai dit je vous en supplie et pourtant dans ma tête je n'en voulais pas c'est quelque chose que tu ne voulais pas toi de base la péridurale,
- Speaker #0
pour faire comme maman du coup c'est ça,
- Speaker #1
pour faire comme maman, je me suis dit elle en a fait 5, je vais y arriver aussi et après je n'ai pas été déçue au... Quand j'ai pris la péridurale, on m'a posé la péridurale. Au contraire, j'étais très contente. J'ai été très réceptive à la péridurale.
- Speaker #0
C'est ce que tu voulais sur le moment. Tu ne voulais que ça, en fait.
- Speaker #1
C'est ça. Ce qui fait que j'ai été très soulagée, j'étais très contente. Et là, les heures d'attente ont commencé et ça a été extrêmement long. Donc, c'est simple. On m'a déclenchée à 9h du matin. J'ai accouché le lendemain à 9h58. J'ai eu 22 heures de travail. Et pendant ces 22 heures, il ne se passait rien. Il ne se passait rien. J'attendais, je dormais, j'attendais, je dormais. Sauf qu'à un moment donné, quand ils ont vu que ça faisait plus de 12 heures qu'ils m'avaient déclenché, ils m'ont percé la poche des os, mécaniquement donc. Je me souviens aussi qu'ils ont fait, je ne sais pas comment ça s'appelle, j'avais le nom, je ne l'ai plus. Ils ont fait un prélèvement au niveau de la tête de mon fils pour voir s'il n'y avait pas une souffrance fétale. Et à un moment donné, ils m'ont dit, là, ça ne va pas, ça fait trop longtemps qu'on vous a percé la poche des os et là, il y a un risque infectieux. Donc, il va falloir, dans l'heure, accoucher. Et là, je leur ai dit, oui, mais ce n'est pas moi qui ai percé la poche. Je ne savais même pas en plus qu'ils m'avaient percé la poche. Parce qu'on ne sent rien. Ils viennent nous faire des trucs en pleine nuit.
- Speaker #0
Oui, tu ne sentais plus rien avec la péridurale. Je pense que tu avais une dose assez importante.
- Speaker #1
En plus, oui, c'est ça. C'est qu'ils m'ont mis une dose, mais de cheval. Et c'est qu'après, en fait, que j'ai compris que la péridurale, elle était même trop lourde, beaucoup trop lourde. Je ne sentais rien du tout. Ils venaient me faire des monosondages pour me vider la vessie. À un moment donné. Elles essayaient de me mobiliser pour que le travail avance. Donc, ils ont essayé de me mettre à quatre pattes malgré le fait que j'étais complètement endormie. Et jusqu'au moment où ils m'ont dit, vous êtes dilaté à dix, mais le bébé, il n'est pas engagé dans le bassin. Et là, à un moment donné, il faut arrêter et il va falloir passer en césarienne.
- Speaker #0
OK. Et donc là, toi, est-ce que... Comment tu te sens à ce moment-là ? Est-ce que tu sais ce que c'est qu'une césarienne ? Est-ce que c'est quelque chose que tu voulais éviter ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est complètement… Je savais exactement ce que c'était une césarienne parce que dans mes études d'infirmière, j'avais fait un stage en maternité et j'ai assisté à des césariennes. J'ai vu le post-opératoire d'une césarienne, j'ai vu le postpartum immédiat d'une césarienne et dans ma tête, c'était une hantise. Mais une hantise, j'ai dit il en est. hors de question, je ne voulais pas du tout de césarienne. Et en plus, moi, je voulais absolument allaiter, parce que c'est pareil, je fais partie d'une famille allaitante. J'ai toujours vu ma mère, en tout cas allaiter ma dernière sœur. Ma dernière sœur, elle a même été allaitée jusqu'à 6 ans. Donc pour moi, il n'y avait pas de biberon. Il n'y avait pas de biberon dans ma famille, ça n'existe pas. Et je ne m'étais même pas préparée à ça. Et dans ma tête, pour moi, alors que c'est faux, c'est complètement faux, mais dans ma tête à l'époque... C'était, si j'ai une césarienne, je vais louper mon allaitement en plus. Parce que ça va être compliqué, je vais avoir mal pour positionner bébé. Et je savais que derrière la césarienne, il fallait avoir une sonde urinaire. Et je dis, mais c'est mort. Non, je ne veux pas tout ça. Donc, quand ils m'ont dit césarienne, je leur ai dit non. Elles me disent, mais comment ça non ? Alors, j'ai dit, mais je n'en veux pas.
- Speaker #0
Je pense qu'à l'époque, ce n'était pas possible d'entendre un non. Enfin,
- Speaker #1
ce n'était pas du tout. Et même maintenant, avec le recul, je me dis, mais… à 22 ans, comment j'ai fait dans cette situation où on me disait votre bébé là, il est en danger, il faut une césarienne comment j'ai osé dire non ?
- Speaker #0
Je pense que c'est l'éducation familiale pour le coup. Je pense que ta maman a joué un énorme rôle là-dedans vu que pour toi, ce n'était pas possible vu que ça ne se passe pas comme ça en accouchement.
- Speaker #1
Ah non, pour moi, ce n'était pas possible. Je me suis dit que ce n'était pas possible. Ils sont en train de se tromper. J'en suis capable. Je pense qu'il y a le peu de connaissances que j'avais à l'époque de par le métier que j'avais qui a fait que je savais de quoi je parlais et je savais ce qu'ils pouvaient faire et ne pas faire. Et il y a, je pense aussi qu'il y avait l'inconscience de 22 ans. À 22 ans, on a un peu peur de rien aussi. On peut avoir ce côté modulable où on fait ce qu'on veut de toi. Mais moi, à 22 ans, j'étais une tête dure. Et en plus, je pouvais être parfois inconsciente, je pense. Et à ce moment-là, je pense que vraiment l'inconscience m'a fait dire Ah, mais non ! Non, non ! Vous me dites que mon bébé est en danger, mais moi, je vous dis que non ! Et peut-être aussi, certainement, l'instinct qui me faisait sentir que...
- Speaker #0
Tu sentais que ça allait encore, quoi.
- Speaker #1
Ouais, que je ne sais pas que ça allait. Et là, je me souviens, la sage-femme, elle me dit, écoutez, j'appelle la gynéco, vous allez régler ça avec la gynéco. Et elle me fait venir la gynéco, l'interne du gynéco. Et c'était une gynécologue. Et là, elle me dit, mais c'est quoi votre problème ? Alors, j'ai dit, comment ça, c'est quoi mon problème ? Elle me dit, mais là, il faut faire une césarienne. Mais je vous dis que non. Je dis, je ne veux pas de césarienne. Et me voilà en train de me... prendre la tête avec la sage-femme, le gynéco, l'interne du gynéco, où ils essayent de me persuader en gros qu'il faut une césarienne et là le gynéco d'un ton, je m'en souviendrai toujours, d'un ton super arrogant qui me dit allez-y, poussez ! Alors j'ai dit mais ouais mais je sens rien, j'ai une péridurale qui est trop dosée. Elle me dit poussez quand même, vous verrez bien qu'il sortira pas. Et alors là je sais pas ce qui s'est passé, je lui ai dit allez-y mettez-moi les étriers. parce que dans ma tête c'était ça, il fallait accoucher avec les étriers.
- Speaker #0
Tu étais un peu dans l'insolence en fait.
- Speaker #1
Ah complètement ! Et donc là je me mets à pousser, je me souviens prendre des apnées mais à sentir mon visage gonflé quoi. Et là il y a la sage-femme qui était entre mes jambes et qui dit on a fini ! Et mon bébé était en train de sortir.
- Speaker #0
Ah ouais, comme quoi tu as bien fait quoi.
- Speaker #1
Franchement, même là, tu vois, je t'en parle, j'en ai encore des frissons. Je me dis, mais punaise, si je les avais écoutés, ils m'auraient découpé.
- Speaker #0
Oui, alors qu'ils n'ont pas besoin.
- Speaker #1
Peut-être que si, tu vois. Attention, je ne dis pas qu'ils avaient 100% tort, mais le fait de m'être écoutée un minimum, au moins j'ai essayé. Et le fait d'avoir essayé, ça a marché. Si je n'avais même pas eu, comme tu dis, de l'insolence, certainement. de vouloir au moins essayer, je me serais laissée faire. Après, attention à quel prix, j'ai poussé toutes mes forces, mais ils m'ont sorti la ventouse, ils m'ont sorti les forceps. En plus de ça, ils étaient dix dans ma salle d'accouchement. Il y avait la sage-femme, il y avait la puéricultrice, il y avait l'auxiliaire de puéricultrice. Il y avait la gynéco, il y avait l'interne du gynéco, ils ont fait venir un pédiatre, ils ont fait venir un interne de pédiatre, il y avait moi et il y avait le papa. Il y avait un monde immense dans cette salle qui me disait Poussez, poussez ! Il y en avait de partout. Et je me souviens qu'à un moment donné, je me suis mise dans un état où je dis N'écoute personne ! Ils me mettaient un masque à oxygène sur le visage parce que je prenais des apnées tellement fortes pour pousser que je devais certainement désaturer, je ne sais pas. Et en plus, ce qui me met en colère, c'est qu'à l'époque, je voulais que ma maman soit là en plus du papa pour l'accouchement. Et ils m'ont refusé ma maman parce que je comprends. C'est comme ça, c'est les protocoles en France où tu as le droit qu'à une personne. Ils ont refusé ma maman, mais ils sont venus à 10 dans ma salle. Je me dis, mais c'est une blague.
- Speaker #0
Quitte à être autant nombreux, on n'est plus à une personne près.
- Speaker #1
Ouais, bref, ça, c'est du détail. Mais c'était vraiment la remarque que je me suis faite après. Donc, ils m'ont également fait une épisiotomie sans me demander mon avis. Ils l'ont fait. C'est qu'après coup, quand ils m'ont dit au fait, on va vous suturer. J'ai dit pourquoi ? Il y a eu quoi ? Ils me disent, j'ai dû vous faire une épisiotomie. Je dis bon, d'accord. Elles me demandent si l'interne peut me faire l'épisiotomie, de suturer l'épisiotomie. Alors, je dis oui parce qu'en plus, j'étais infirmière. Je me disais, il faut bien qu'ils apprennent. Si personne ne se porte volontaire, ils ne peuvent pas apprendre. J'étais infirmière, je suis passée par là, par l'apprentissage. Et c'est vrai que j'appréciais quand on me disait, oui, elle est étudiante, mais elle peut faire. Donc, je me suis dit, je le laisse faire. Sauf qu'il m'a fait une boucherie, quoi. Et je me suis retrouvée avec les points qui ont sauté. Donc, j'avais une plaie béante. Après, j'ai eu un pansement avec Ausha pendant trois semaines. Enfin, c'était atroce. Atroce, atroce, atroce. Ça a été atroce. Mais voilà. Je voulais que mon fils n'ait par voix basse. Il est né par voix basse. Ça, ça a été la plus grande leçon de ma vie. C'est de me dire que j'ai osé dire non.
- Speaker #0
Oui. Du coup, tu sors de cette expérience semi... Enfin, fière, je pense, mais semi-contente.
- Speaker #1
Complètement. Mais après, maintenant, avec le recul, et surtout dix ans plus tard, je suis quand même... très reconnaissante de cette expérience parce que c'est ce qui m'a permis de faire d'autres choix après pour les naissances de mes deux dernières filles. Ensuite quand je suis tombée enceinte de ma deuxième fille, là je savais un peu plus. Je savais que ce n'était pas normal ce qui m'était arrivé, qu'on ne m'avait pas assez informée, qu'un déclenchement ça engendrait... tout un tas de conséquences sur la physiologie et que bien évidemment que j'en suis arrivé à ce stade là et presque à une césarienne à la fin donc ce qui fait que pour ma deuxième je déjà je me suis un peu plus préparé pas complètement mais un peu plus si on reste un tout petit peu sur ta première expérience du
- Speaker #0
coup comment tu vis ton post partum du coup post partum immédiat au niveau douleur au niveau ressenti
- Speaker #1
Très dur par rapport à cette épisiotomie qui avait été ratée. Franchement, j'en ai beaucoup souffert. J'aurais préféré vivre les contractions de déclenchement plutôt que la douleur que j'avais quand l'infirmière venait me faire les pansements avec mes Ausha. C'était atroce. Je me tapais vraiment la tête contre le mur. Quand j'allais aux toilettes, quand j'allais faire pipi, c'était vraiment insoutenable, mais vraiment atroce. Ça m'a vraiment traumatisée, ça. Mais après, avec mon bébé, non, franchement, non. J'ai eu beaucoup de chances de ne pas garder un... Des choses négatives pour mon post-partum, j'ai été très épanouie. L'allaitement a super bien fonctionné. J'ai allaité mon fils pendant un an.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander aussi du coup.
- Speaker #1
Ça n'a pas eu du tout d'impact. Non, non, ça a été super. J'ai eu la chance d'avoir un bébé très calme, entre guillemets, très gentil. C'était un amour, mon premier fils. C'était un bébé calme, un bébé souriant, un bébé assez indépendant. C'était un bébé qui n'avait pas besoin d'être à bras, il pouvait se poser facilement. Maintenant, avec le recul, je me dis est-ce que c'était bien ou pas, mais au vu de comment il est aujourd'hui à l'âge de 10 ans, je vois la différence entre mes filles et lui. Mais non, non, ça a été un… Non, non, j'ai de très bons souvenirs du postpartum avec mon fils. J'ai vite repris le travail à trois mois. Ok. À ces trois mois, je travaillais de nuit. À ce moment-là, je suis passée de nuit. C'était assez confortable parce qu'au final, après, je grappillais beaucoup sur mon sommeil, mais je dormais la journée et je travaillais la nuit. Mais je grattais mes heures de sommeil de journée pour passer le plus de temps avec lui et ne pas le mettre en crèche. Mais il a fait ses nuits très rapidement au final. Deux jours après,
- Speaker #0
il a fait son boulot. Il t'a beaucoup aidé.
- Speaker #1
Franchement, je pense vraiment que mon fils m'a beaucoup aidé à bien vivre ce poste.
- Speaker #0
vraiment ok donc ouais tant et si bien que deux ans plus tard à peine tu te dis on va recommencer à complètement complètement si j'ai eu vraiment ma fille après deux ans pile poil après je
- Speaker #1
suis tombé enceinte mon fils avait un an et demi parce qu'ils ont vraiment deux ans pile poil d'écart à 10 ok c'est que vraiment c'était un bébé mais adorable mon fils quoi donc J'étais pas du tout dans le truc de me dire, oh mon Dieu, je vais être fatiguée, quoi. Non, pas du tout. Donc, je suis tombée enceinte très rapidement de ma deuxième. La grossesse s'est très bien passée aussi. Toujours un peu compliquée parce que, bah, toujours un peu avec le même papa, c'était toujours un peu compliqué. Mais voilà, un peu mieux préparée, un peu mieux accompagnée pour cette grossesse. Et là par contre, l'accouchement s'est déclenché naturellement. J'ai perdu les os en pleine nuit. Dans mon lit, il était 4h du matin. J'ai commencé à contracter vers minuit, mais je m'endormais entre les contractions. Et c'est à 4h du matin où j'ai senti une très grosse contraction. Là, je me souviens, je me suis assise et le papa me dit ça va ? Alors je dis je ne sais pas, je ne sais pas Et quand je me suis assise, ça a fait plop. bah non faut y aller et le temps que les mamies viennent pour s'occuper du grand frère pour partir à la maternité je gérais super bien je me souviens j'étais debout enfin c'était largement supportable et c'est là où dans ma tête je comprenais je me disais ça c'est les vraies contractions ça c'est pas le déclenchement ça c'est je gère je gère
- Speaker #0
Et tu y allais comment pour cet accouchement ? Est-ce que tu avais plus de projets dans ta tête ? Est-ce que tu savais ce que tu voulais, ce que tu ne voulais pas ?
- Speaker #1
Complètement. Déjà, je ne voulais pas de leur péridurale et je ne voulais pas qu'ils me mettent de péridurale parce que je me suis dit, je n'en veux pas, vraiment. Ou en tout cas, s'ils me la mettent, c'est ce que je m'étais dit, je leur dis, vous me la micro-dosez, vous ne me mettez pas une péridurale de cheval comme la précédente. Parce que sur mon premier accouchement, j'ai quand même récupéré mes jambes huit heures après l'accouchement.
- Speaker #0
Oui, quand même.
- Speaker #1
vraiment je me faisais pipi dessus je tenais pas debout il avait vraiment beaucoup trop dosé quoi presque pire qu'une rachidine saisie pour une césarienne complètement complètement je sais pas ce qu'ils ont fait je sais pas comment ils se sont débrouillés mais c'est quelque chose qui m'a énormément marqué donc pour cette deuxième naissance je voulais pas de péridurale et quand je voyais comment je gérais le travail chez moi en attendant que la mamie arrive pour garder mon fils aîné à ça j'étais convaincu que ça allait le faire quoi J'étais convaincue que ça allait le faire et que c'est bon, j'avais compris.
- Speaker #0
Oui, ok. Et donc du coup, comment ça se passe ? Ça se déclenche chez toi du coup ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok, donc toi tu te dis je vais rester le plus longtemps possible à la maison ?
- Speaker #1
Non, je n'avais pas cet objectif-là. J'avais quand même cette peur de me dire, il faut qu'elle arrive quoi, parce qu'il faut qu'on s'en aille. Pour moi à l'époque encore, perdre les os c'était il faut partir tout de suite. Ok. Je n'avais pas encore cette notion que je pouvais rester un peu à la maison tranquille. Donc, ce qui fait qu'on attendait. On est partis à la maternité. J'avais des contractions toutes les six minutes. Pendant la voiture, je me disais, mon Dieu, il ne faut pas que je contracte dans la voiture. Je ne vais pas le supporter d'être assise. Parce que j'avais cette mémoire d'être allongée et pas bougée. Et que je ne pouvais pas gérer ma contraction sur mon premier accouchement. Et je n'ai pas eu de contraction pendant tout le trajet alors que j'étais à dix minutes de la mater. Et je me souviens avoir vu le urgence maternité. Et quand j'ai vu le urgence maternité, j'ai senti la contraction arriver et j'ai sauté de la voiture pour sortir de la voiture. Et là, j'ai hurlé parce que je pense que la contraction s'était retenue. En fait, mon corps la retenait parce que je ne la voulais pas la gérer assise. Et donc, quand je suis arrivée dans le service de maternité, c'est pareil. Je gérais super bien. À un moment donné, j'ai même eu la nausée tellement qu'elles étaient fortes, mais je les gérais. Et là, je me rends compte, avec le recul et avec ce que je sais maintenant, c'est que si on m'avait laissé encore une fois tranquille, ça aurait été très, très vite. J'ai la mémoire de ça. Mais quand je suis arrivée, on m'a dit, très bien, installez-vous, allongez-vous, on va vous faire un monitoring. Et là, j'ai dit, non, non, je ne m'allonge pas. Elle me dit, si, si, il faut que vous vous allongez. J'ai dit, je ne peux pas. Si vous m'allongez, je vais vouloir la péridurale. Je veux rester debout. Et là, elle me dit, c'est impossible de vous faire un monitoring debout. Il faut qu'on sache, si votre bébé va bien, on ne sait jamais. Et voilà, ça, c'était la phrase. Donc, j'ai dit, bon, d'accord, je m'allonge. Et elle m'a laissé une demi-heure allongée comme ça avec le monito. Elle revenait en me disant de rester tranquille pour replacer le monito. Mais je ne supportais pas. Je ne supportais pas les contractions allongées. Et c'est là où j'ai dit, mettez-moi la péridurale. S'il faut que je reste allongée, si je n'ai pas le droit de bouger. je n'y arriverai pas. Mais je lui ai dit, vous me la micro-dosez. Vous mettez vraiment une petite dose.
- Speaker #0
Et du coup, comment ça se passe à ce moment-là ? Est-ce que tu es déçue ou est-ce que tu vis le moment et tu te dis, c'est la meilleure décision qu'il faut prendre ?
- Speaker #1
Non, là par contre, j'étais déçue. Là, j'étais déçue parce que vraiment, je sentais que... Là, je me suis dit, je me suis fait encore avoir. Je n'ai pas pensé à l'insolence que j'aurais pu faire preuve. pour le premier où j'ai dit non. Parce qu'il y avait deux ans en plus, il y avait peut-être moins cette inconscience qui prenait le dessus. Et quand elle m'a dit on ne sait jamais là, mon cœur de maman, parce que ça y est, j'étais maman. Oui,
- Speaker #0
c'est ça aussi. Tu savais que c'était qu'avoir un enfant et de s'inquiéter.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est comme ça que j'ai cédé. Là, j'étais déçue et je me suis dit bon, ok ben voilà encore un échec et après la déception est très vite partie parce que ils m'ont là par contre ils m'ont vraiment posé la péridurale parfaitement c'est à dire que je sentais que il m'avait mis la péridurale je n'avais plus la douleur mais par contre je sentais les contractions je sentais mon ventre durcir et je sentais un peu de douleur dans le cirque j'avais des sensations ouais t'étais pas complètement démembrée cette fois ci quoi rien à voir et en plus plus de ça, je me suis retrouvée avec une sage-femme que je connaissais et qui savait comment je voulais accoucher.
- Speaker #0
Et qui m'a dit, t'inquiète pas, on va faire au mieux comme tu veux. Elle a vu que j'étais déçue d'avoir pris la péridurale parce qu'elle savait mon projet de naissance. Parce que là, par contre, j'avais fait un projet de naissance. Et elle m'a super bien accompagnée pendant l'accouchement. Mais voilà, les contractions ont commencé à 4h du matin. J'ai accouché à 13h31. Et je sais très bien que si on ne m'avait pas posé la péridurale, mais je pense sincèrement à 8h du matin au maximum, j'aurais accouché. Et là, par contre, j'ai accouché. Et tchiki-tchik ! elle m'avait mise sur le côté elle m'avait mise vraiment sur le côté et là c'était complètement différent, c'est à dire qu'elle suivait les indications que je lui disais si j'avais une contraction, si j'avais envie de pousser c'était vraiment un autre accouchement pour un accouchement médicalisé franchement il était super il était top il était vraiment génial mais encore une fois je suis sortie après de cet accouchement en me disant, là, j'ai compris. Là, j'ai compris que si on me laisse complètement tranquille, eh bien, je n'aurai pas besoin de péridurale et j'arriverai à accoucher naturellement. Ça a été la dernière leçon qui m'a fait comprendre, en fait.
- Speaker #1
OK. Ouais, tu vois, tu t'es un peu déçue quand même parce que tu savais que tu aurais pu y arriver, quoi.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
OK. Et donc, ton postpartum, cette fois-ci, comment il se passe vu que tu as quand même été un peu plus actrice dans ce qui se passait ? Est-ce qu'il y a eu une incidence ?
- Speaker #0
Complètement. Elle, ça a été différent. Déjà, ça n'a pas été le même bébé. C'était un bébé, ma fille, qui demandait beaucoup les bras, qui pleurait beaucoup. Il y a eu des nuits extrêmement compliquées, mais vraiment extrêmement compliquées. Et elle, par contre, tellement que j'étais fatiguée, j'ai arrêté l'allaitement, je crois, elle avait 4 ou 6 mois. Tellement que j'étais fatiguée, ma lactation, elle ne suivait pas. Oui. Elle ne suivait pas. Je n'étais pas soutenue. Je n'étais pas assez soutenue pendant le postpartum. Ça se dégradait clairement avec le papa. Ça a eu beaucoup d'incidence sur mon postpartum. Ça a été un postpartum immédiat assez compliqué.
- Speaker #1
Ok. Encore un petit peu de déception. Mais bon, après, c'est la vie aussi.
- Speaker #0
C'est ça. Aujourd'hui, en tout cas maintenant, c'est ce que je me dis. Je me dis, ce n'est plus des déceptions, c'est vraiment des expériences qui m'ont appris des choses et qui m'ont permis vraiment, au final, de donner naissance différemment à ma dernière fille. Et si je n'avais pas eu ces expériences-là précédentes, je pense que je n'aurais pas fait ce choix pour ma dernière fille.
- Speaker #1
Alors justement, si on y vient, donc là, on fait un bond dans le temps. Ouais, 7 ans de bon dans le temps. Et alors, ouais, donc, projet bébé 3 arrive. Donc là, pour le coup, si j'ai bien compris, on n'a plus la même relation. Donc, peut-être un peu moins de stress aussi.
- Speaker #0
C'est ça. Je me suis séparée du papa de mes deux premiers enfants quand ma fille avait un an et demi.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et j'ai rencontré mon mari il y a 5 ans. Mon mari ne voulait pas d'autres enfants quand je l'ai rencontré. Et déjà, je ne sais pas, moi, ça germait. Je me disais, je ne me vois pas ne pas être une dernière fois maman. J'avais envie d'un autre enfant. Je l'ai laissé faire son chemin sans forcément trop lui pourrer le crâne. Je voulais que ce soit quelque chose de voulu pour lui. Mais déjà, dans ma tête, je me souviens encore d'une discussion avec ma mère dans la voiture. Une fois comme ça, où je me disais, oh là là, si j'avais un autre enfant. je voudrais accoucher à la maison, j'aimerais tellement accoucher à la maison. Et là, je me souviens, ma mère me dit ça serait trop bien, au moins je pourrais être là Parce que ça, ça a toujours été une idée que ma mère soit là, même pour ma deuxième, mais ça a été aussi refusé. Et je me souviens qu'on regarde sur le téléphone s'il y a des sages-femmes dans le coin, là où j'habite, les accouchements à domicile. Et là, je me rends compte à l'époque, donc il y a cinq ans en arrière, qu'il n'y avait qu'une soixantaine de sages-femmes qui pratiquaient les accouchements à domicile en France. Oui, oui. Et la plus proche de chez moi, parce que moi je vis à Narbonne, et la plus proche de chez moi était à Carcassonne. Et j'ai dit, c'est mort, c'est trop loin. Je savais que c'était trop loin pour ça. Donc j'ai dit, tant pis. Je me suis dit, tant pis. Mais voilà, j'ai cette idée de dernier enfant qui arrive. Et au final, mon mari change d'avis. On se marie et on se dit, on fait notre voyage de noces. parce qu'on voulait absolument faire un gros voyage avant d'avoir un enfant pour entre guillemets vivre un peu les trucs de jeunes couples quoi faire un gros voyage parce que même si on était jeune couple il avait deux enfants j'avais deux enfants on n'avait pas du tout la même chose Donc on s'est dit quand même avant d'avoir un cinquième vivre un beau voyage tous les deux en amoureux puisqu'on sait pas quand est-ce qu'on le refera. Mais au final avant le mariage je prends un rendez-vous préconceptionnel avec la sage-femme que j'avais trouvé sur Narbonne comme ça au hasard pour me remettre un peu dans le bain, pour savoir s'il y a des choses qui ont changé, pour vraiment m'informer et me préparer au mieux pour ce dernier enfant. Et pendant cet entretien préconceptionnel... On lui explique un peu notre parcours, notre histoire. À l'époque, j'avais un stérilet en cuivre. Et elle me dit, est-ce que tu veux l'enlever maintenant ? Alors, je dis, non, non, pas du tout. Je dis, je veux me marier, je veux partir en voyage et après, on verra. Elle me dit, au pire, si tu changes d'avis, tu peux l'enlever toute seule. Ne t'inquiète pas, c'est comme un tampon, c'est très facile. Je dis, ok. Oui, oui, carrément. Mais moi, je suis restée, c'est ok. Je dis, bon, d'accord, ok. Et pendant cet entretien, je ne sais pas... plus du tout comment on en est arrivé là et pendant cet entretien, il y avait une doula avec elle qui était là en observation parce qu'elles avaient un projet ensemble et là elle m'annonce que potentiellement d'ici quelques mois elle allait faire des accouchements à la maison et là je me souviens mais c'est un moment qui était très magique, je me souviens de mes paillettes dans mes yeux, mais vraiment je vois ses yeux à elle, à ma sage-femme et je vois les yeux de la doula à côté et là on se regarde toutes les trois dans ma tête c'était tracé C'était... Mais il y a eu vraiment un... Par contre, mon mari, à côté, il était en mode, de quoi tu parles,
- Speaker #1
là ?
- Speaker #0
Mais voilà, donc on est sortis de ce rendez-vous. Enfin, moi, je suis sortie de ce rendez-vous en me disant, le prochain, c'est à domicile. Je savais qu'à côté, j'avais un peu une propagande à faire avec mon mari, mais ce n'était pas la priorité. Et quand on est rentrés le soir de ce rendez-vous, je ne sais pas pourquoi, mon mari me dit... On aurait peut-être dû enlever le stérilet. Alors, je le regarde. Je dis, mais pourquoi tu ne l'as pas dit ? Il me dit, je ne sais pas. Il me dit, je vous ai fait parler. Moi, je suis prête. Moi, je suis prête. C'est quand tu veux, quoi. Et il me dit, elle a dit qu'on pouvait l'enlever tout seul, quoi. Alors, je lui ai dit, bah, ouais. Et il me dit, viens, on l'enlève. C'est quelque chose qui a été très symbolique pour lui. Il a été vraiment dans un vrai cheminement pour ce dernier enfant où il voulait vraiment que ce soit un enfant très désiré, l'enfant de la raison, parce qu'on a eu tous les deux nos enfants jeunes dans une... précédente vie de couple et au final c'est lui qui m'a enlevé le stérilet donc c'est quelque chose de très très facile et je me souviens qu'il en était très fier parce que c'était très symbolique pour lui de dire bah ouais ouais ouais et au final on a enclenché le désir d'enfant bien avant le mariage et bien avant le voyage de noces et je me suis mariée j'étais déjà enceinte de plus d'un mois Je suis partie en voyage enceinte également. Et déjà, je commençais à lui amener l'accouchement à domicile. Pour mon voyage de noces, j'avais pris plein de livres sur l'accouchement à domicile. Et étrangement, je ne sais pas pourquoi, pendant longtemps, j'avais la sensation qu'il y avait des jumeaux. Je ne sais pas pourquoi. Aucune idée. Aucune idée. On était persuadés. Et là, d'un côté, j'étais un peu déçue parce que je savais que si c'était des jumeaux, il n'y aurait pas d'accouchement à domicile. Parce que la sage-femme avec qui... je concevais ce projet, n'acceptait pas les jumeaux à domicile. Oui. Donc, on chemine un peu, on avance sur tout ça. Là, la préparation, elle était vraiment extrême, dans le sens où j'allais au cours de préparation à l'accouchement, qui ne m'apportait pas grand-chose, mais j'y allais quand même, parce que la majorité des personnes qui étaient présentes étaient des accouchements en maternité. Donc, je ne trouvais pas forcément ce que j'avais besoin. J'ai surtout... beaucoup trouvé les informations dans les livres grâce à des pauses grossesse aussi que massage femme mettaient en place toutes les semaines via son association elle proposait des des temps de de pause ou des femmes enceintes se réunissaient pendant deux heures ou en gros c'était des discussions tournées sur notre grossesse sur les accouchements sur nos projets ouais et ça a été la meilleure préparation à l'accouchement qui existe vraiment ça a été vraiment parce que c'est C'est d'une richesse. On peut être trois comme on pouvait être dix. Et au final, on avait vraiment beaucoup d'échanges entre mamans, des expériences.
- Speaker #1
Et puis, c'était spontané. Du coup, tu n'avais pas le thème imposé du jour. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Non, c'était vraiment quelque chose de présence enrichissant. Et je me suis fait accompagner par cette doula qui était là à mon rendez-vous préconceptionnel. Et moi, j'avais pris un accompagnement avec elle où on se voyait à peu près une fois par mois. Et une fois par mois, elle venait à la maison. Et là, on avait des discussions entre une heure et demie ou deux heures autour de la grossesse, autour de comment je vivais cette grossesse. réparer aussi un petit peu justement ces deux premiers accouchements un peu traumatique parce que bah au final je me disais mon dieu mais je suis en train de donner le meilleur pour cette dernière et les deux autres j'ai négligé enfin il y avait beaucoup de culpabilité dans cette grossesse même en lien avec la relation conflictuelle avec le premier papa où je me disais mais quand je voyais ma dernière grossesse comment elle se déroulait c'était une grossesse de rêve idyllique la plus culpabilité sur les premières grossesses quoi énormément j'ai eu beaucoup de mal à accepter ça sur ma dernière grossesse de me dire que ben là la dernière je m'investis pleinement je lui donne tout ce que je peux alors que les premiers j'ai eu le sentiment d'avoir négligé les grossesses d'avoir subi certaines choses avec le premier papa et d'avoir accepté qu'au final il le vivait avec moi j'ai dû faire un très gros travail pendant cette grossesse surtout que Ma tâche-femme me disait que c'était très important de soigner ces mots-là parce que souvent, elle me disait, pendant l'accouchement naturel, on rentre dans des phases qui peuvent faire remonter les blessures à la surface et ça peut être des blocages pour accoucher. Donc, on a fait un très gros travail là-dessus. Et après, l'accouchement naturel, l'accouchement à domicile se mettait en place. Après, l'accouchement à domicile, ce n'est pas on accouche à la maison et au feeling, il y a quand même quelque chose de très cadré, de très organisé. Elle a quand même son protocole. Elle fait appel à un prestataire pour amener du matériel d'urgence au cas où, s'il y a urgence, on ne sait jamais. Donc, trois semaines avant l'accouchement, j'ai un prestataire qui m'a amené un pied à perfusion, un défrigérateur, une pompe d'aspiration. les gros sacs SAMU rouges où il y a plein de matériel d'urgence dedans, pour avoir tout le matériel sur place, les bonbonnes de gaz à oxygène, tout ça. Et j'avais également toute une liste de matériel à préparer pour bien choisir son lieu où accoucher. Moi, j'ai accouché sur mon canapé, je voulais absolument accoucher sur mon canapé parce que j'avais une magnifique vue de ma grande fenêtre. Même si c'était la nuit, je ne voyais rien, mais voilà. si vous voulez accrocher là. Mais voilà, tout était bien cadré, tout était bien organisé et il y avait quand même malgré tout un protocole où elle acceptait d'attendre jusqu'à la date limite du protocole de l'hôpital de Narbonne, c'est-à-dire date du terme, aller faire un monitoring 48 heures après. Enfin, je ne sais plus. Il y avait tout un protocole où je devais revenir plusieurs fois pour voir. et je crois qu'il y avait à peu près 5 jours après la date du terme là si par exemple bébé n'était toujours pas là là le projet d'accouchement à domicile était tombé à l'eau et j'aurais dû aller à la maternité ce que tu voulais absolument éviter c'est ça donc à la fin de la grossesse je voyais le terme arriver je voyais que je n'accouchais pas oui Et j'ai vécu une grossesse, mais vraiment idyllique, mais vraiment idyllique. Et les deux dernières semaines, j'étais en train de me rendre malade. J'ouvrais les yeux le matin, je pleurais parce que je voyais le soleil se lever, que je n'avais toujours pas accouché. Et qu'en gros, plus les jours passaient, plus je me rapprochais de la maternité. Et c'était très, très, très compliqué à accepter. Vraiment, j'ai vraiment vécu deux semaines où... Je me souviens même que ma sage-femme et ma doula, elles n'osaient même pas m'écrire. Parce qu'elle savait. Elle ne voulait même pas me demander comment ça allait parce qu'elle savait tellement que c'était...
- Speaker #1
C'était viscéral pour moi.
- Speaker #0
Ah ouais, ouais, ouais. Non, c'était... C'était atroce. Et ma mère me faisait faire tout et n'importe quoi. Elle me faisait me balader dans des champs avec des herbes hautes pour que je lève les jambes. Elle me faisait tout faire pour que le travail se mette en route. Il n'y a rien qui marchait. Et je me souviens du jeudi 6 avril. où elle me fait faire une journée shopping, un marathon en voiture. Elle me dit, il faut bouger.
- Speaker #1
Et là, on en est où au niveau de ton terme ?
- Speaker #0
41 semaines.
- Speaker #1
OK. Donc là, on est quasiment en dehors.
- Speaker #0
41 semaines, pile poil. 41 semaines. Et là, on est en voiture. En plus, ma mère avait posé des jours de congés. pour être là pour l'accouchement et pour rester pendant deux semaines avec moi à la maison pour m'occuper de la petite. Mais je ne sais pas pourquoi, ça lui a pris de prendre ses jours avant. Là, elle terminait ses congés. Et elle était au bout de sa vie. Et je me souviens, dans la voiture, elle parle à ma fille dans mon ventre. Elle dit... Comme ça, elle dit, t'es en train de niquer mon rêve. Et là, je lui dis, mais tu peux pas lui dire ça. Je lui dis, ça va pas ou quoi ? Là, j'ai pris vraiment l'émotion de ma mère, à quel point elle lui tenait. Ça m'a piqué. Je me suis dit, mon Dieu, ma paternité, elle va être déçue parce que je sais que c'est certainement mon dernier enfant et je sais que ma dernière sœur n'accouchera pas chez elle. Donc, en gros, je savais que j'étais la seule chance que ma mère vive de ses filles. Il y a un coup de pression pas possible. Et je me souviens, dans l'après-midi, je me suis dit, écoute, arrête de te rendre malade. Même quand j'allais au rendez-vous pour les monitorings, j'arrivais dans la maternité, je pleurais. Et je marchais tout doucement. Je marchais tout doucement parce que j'avais peur de marcher trop vite et que j'enclenche mon travail et qu'on me dise, vous restez ici. Même pendant le monito, c'est à peine si je respirais que le monitorisme déclenche le travail. Je lui dis, mais Julie, tu te rends compte de ce que tu es en train de faire ? Il y a des femmes qui rêvent d'être enceintes, qui rêvent d'accoucher en maternité, et toi, tu pleures d'être à la maternité. Et là, je me suis dit, lâche prise, c'est pas grave. Tout ce que tu avais envisagé à la maison, tu le feras à la mater. Maintenant, tu sais, tu as 33 ans, tu sais ce que c'est. Le soir, je me souviens, j'étais pas trop... J'étais un peu déprimée, quoi. J'étais vraiment pas bien, j'avais pas le moral. Et là, ma mère me dit, mais viens, on va regarder un film à la télé, super drôle et tout, ça va être drôle. Et là, il y avait mon père, ma mère, mon mari, qui me mettent ce film, c'était Pataya. Je sais pas si tu connais ce film.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est un film... Ah, c'est... Ça vole pas haut, quoi. J'ai dit, oh là là, j'avais pas envie du tout. Mais je me suis quand même posée avec eux. Et au final, j'ai ri. Mais j'ai ri. Mais j'ai ri. Mais en pleurant. Et pendant que je riais, je sentais des contractions arriver. Et là, je me dis, bon, t'emballes pas. S'il faut hausser une fausse alerte, ça fait quelques jours que t'as des contractions. Il se passe rien. Mais ça commençait à piquer. Et je montrais rien parce que j'avais mon père à ma gauche. Et mon père, par contre... Il n'était pas du tout pour cet accouchement à domicile. Il avait une peur bleue. Il avait une peur bleue de mais on ne sait jamais, tu ne te rends pas compte Et il est très frileux de ça. Donc, je ne voulais pas lui montrer que j'étais en train de contracter. Les enfants, eux, étaient couchés. Et à la fin du film, on va se coucher. Mais je sentais que je contractais un petit peu. Et là, avec mon mari, on va se coucher. Je contracte un petit peu. Et il s'avère que mon mari, à ce moment-là, on va se coucher. a eu un élan d'amour. Et on peut dire qu'on a fait la méthode à l'italienne. Mais pas pour faire la méthode à l'italienne, c'est juste pour dire que c'était un très beau moment. Je contractais pendant qu'on faisait l'amour. Et à la fin de notre rapport, j'ai eu vraiment un très gros orgasme. Et là, j'ai senti en fait. Là, j'ai senti qu'il y avait quelque chose qui se passait. Et à la fin, pendant cinq minutes, là, j'ai commencé à couiner. Vraiment, je couinais. Et il me dit, ça va ? Je dis, je ne sais pas. Je dis, je ne sais pas, je ne sais pas. En fait, j'avais peur de me décevoir. J'avais peur de me faire un faux espoir. Et à un moment donné, je dis, je descends. Il faut que je descende, il faut que j'aille faire du ballon, il faut que je descende. Et il me dit, il faut qu'on appelle, il faut qu'on appelle. Je dis, je ne sais pas, attends, attends, je ne sais pas, je ne sais pas. En fait, j'avais tellement peur. de me faire une faute de soi. Sauf que c'est ça, oui. Oui. Et sauf qu'à un moment donné, j'en ai eu une. Là, j'ai senti. Et j'ai dit, appelle la sage-femme, va réveiller ma mère. Et donc, tout était cadré, en fait. Il savait qu'il devait réveiller ma mère. Ma mère savait qu'elle devait préparer les enfants. Le parrain de ma dernière fille, celle qui est née, devait venir chercher les aînés pour les prendre chez lui. Enfin, tout était organisé, quoi. On avait tout organisé. Tout se lançait. Et là, je vois ma mère qui descend avec un sourire, mais... Comme ça, avec les larmes aux yeux. Et ça faisait déjà deux semaines qu'elle dormait à la maison. Et ça la hantait tellement que des fois, la nuit, elle se réveillait en pensant m'avoir entendue. Et elle arrive là-bas, elle voit que c'est le noir et il n'y avait personne. Elle se faisait des fausses dans la nuit. Au final, j'ai commencé à contracter à deux heures du matin. Ma sage-femme et Madoula sont arrivées. Elle a quand même voulu faire un petit monitoring. Mais je pouvais faire ce que je voulais, je pouvais m'asseoir, je pouvais me lever, j'étais libre de mes mouvements, il n'y avait pas de restrictions. Et elle a voulu quand même regarder à combien j'étais dilatée, à faire un premier toucher vaginal. J'étais dilatée à 4. Elles ont commencé à vouloir voir dans quelle position je pouvais être confortable. On en a laissé une première sur le dos. Impossible. Je ne pouvais pas. J'ai dit non, non, ça fait trop mal, ça fait trop mal, ça fait trop mal. Elle m'a proposé de me mettre à cheval sur un coussin d'allaitement. J'ai dit je ne peux pas. J'ai dit attends, laisse-moi tranquille 5 minutes, laisse-moi tranquille 5 minutes. Et là, je mets le réflexe, j'ai un grand canapé où je peux l'ouvrir. Tu sais, un canapé lit qu'on avait déjà ouvert. Et je me vois me mettre à quatre pattes et m'appuyer en fait contre le rebord du canapé. Et je suis restée comme ça. Et il y avait mon mari qui était donc face à moi. J'avais Madoula qui était à côté de moi. J'avais ma sage-femme qui était derrière moi, derrière mon fessier. Tout le monde avait sa place. Madoula, elle a été parfaite. Elle me donnait de l'eau si j'en avais besoin. Elle me faisait de l'air si j'en avais besoin. Elle me massait le dos si j'en avais besoin. Ma sage-femme, je ne l'entendais pas. En gros, elle était focus sur son truc. Elle surveillait ce qui se passait, point. Mon mari, lui, en gros, il me tenait les bras. C'est tout ce qu'il devait faire et il ne devait pas bouger. Et j'avais ma mère qui était à deux mètres de moi. Elle ne savait pas trop où se mettre, mais elle se disait je suis là Et je la voyais se balancer comme ça, vraiment de droite à gauche sur ses jambes, en mode balancement parce que moi, je me balançais d'avant en arrière.
- Speaker #1
Oui, elle était avec toi.
- Speaker #0
Et je me souviens l'avoir vue, on se balançait en même temps. C'était génial, franchement, c'était génial et j'ai accouché en deux heures et demie.
- Speaker #1
Et au niveau des douleurs, du coup, tu ne les sentais pas plus que ça ? Tu étais vraiment dans l'accueil de la douleur et ça allait ?
- Speaker #0
Complètement. Après, j'avais mal. J'avais très mal. Mais ce n'était pas les contractions qui me faisaient mal. C'était un truc que j'avais négligé pendant ma grossesse. C'était de me préparer physiquement. J'ai mis vraiment la préparation physique complètement de côté. Je ne faisais aucun sport. Je ne bougeais pas. Et le fait d'être à quatre pattes pendant deux heures, à bouger comme ça d'avant en arrière. J'avais les muscles contractés en permanence. Et en fait, j'avais les bras tétanisés, j'avais les cuisses tétanisées, j'avais mal aux poignets, j'avais mal aux genoux. Et en fait, c'était ça qui me faisait atrocement mal. Et même, je me souviens, je hurlais, j'en ai marre, je criais, j'en ai marre. Et parce que je rêvais qu'une chose, c'était de m'aplatir en mode étoile de mer, quoi. Et de me reposer. Mais en soi, les contractions, non.
- Speaker #1
C'est quand même bon à savoir, c'est vrai qu'on parle de plus en plus du moins de la préparation mentale pour un accouchement physio, mais c'est vrai que c'est bien de préciser aussi que la préparation physique, ce n'est pas négligeable non plus.
- Speaker #0
C'est un marathon. En gros, sincèrement, deux heures, c'est court pour un accouchement, mais c'est deux heures intensives. Le corps, il est vraiment en action de manière intensive. En tout cas, moi, c'était mon mode d'action à quatre pattes comme ça. Il y a des femmes à qui je pense des positions qui sont beaucoup plus reposantes et qui leur conviennent à ce moment-là. Moi, c'était vraiment… Là, cette position aurait nécessité, je pense, une préparation physique un peu plus sportive, entretenir un peu plus les muscles, je pense. Je pense que ça m'aurait été utile. Je me souviens juste qu'à un moment donné, vers la fin, j'ai eu la… fameuse phase de désespérance qu'on appelle. Cette phase où tu hurles, où tu as envie de mourir, où tu veux tout arrêter, où tu en as marre, où tu te dis que tu ne vas pas y arriver, que ce n'est pas possible. Par contre, je n'ai pas dit que je veux aller à la materne. Non, ça, non.
- Speaker #1
Même en pleine désespoir, non. Non,
- Speaker #0
non, non, non. Ça, c'est clair. Mais je me souviens, pendant cette phase de désespérance, avoir hurlé sans ma mère en lui disant Je vais coucher avec mon enfant, le bouger sur le dos. Je... Je me souviens de cette phase et à un moment donné, j'ai ma sage-femme qui me dit Est-ce que tu veux que je regarde où tu en es ? En gros, faire un toucher vaginal. Et je me souviens me retourner et je lui dis Mais pourquoi faire ? Pourquoi faire ? je lui ai dit. Parce que dans tous les cas, si tu me dis que je suis à 5, ça va me déprimer. Et si je suis à 10, c'est qu'on y est. Donc on s'en fout. Je lui dis tout ça. Et là, elle me dit Alors tu sais quoi ? Elle dit Mets la main et tu vas comprendre. Et j'ai mis la main et là, j'ai senti la tête de ma fille. Et là, après cette phase de désespérance... J'ai eu cette phase qu'on peut appeler de quiétude. C'est-à-dire que c'est la phase, en fait, c'est le repos avant la tempête.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est impressionnant et ça a été l'un des plus beaux moments de ma vie. Vraiment, je m'en souviendrai toute ma vie. T'as un moment où tout s'arrête, où t'as l'impression que le temps s'arrête, les contractions s'arrêtent. T'as de plénitude, t'as pas de peine, t'as pas de joie, t'as... Ah, je sais pas comment t'expliquer. C'était neutre. Tu sais pas. tu es sur un truc, tu ne comprends pas. Et je me souviens que j'avais lu quelque chose sur ça, dans un bouquin que j'avais lu, qu'après la phase de désespérance, il pouvait y avoir cette phase de quiétude. Et cette phase de quiétude, ça veut dire que là, les dernières contractions qui amènent le réflexe d'éjection, en fait, que en gros, ça y est, c'est fini. Je sens, mais tout m'a mis à arriver. Mais c'était vraiment cette sensation. Tu le vois ce... tout d'un coup, on est arrivé au loin, au loin, au loin. Et tu vois qu'il monte, qu'il monte, qu'il monte. Et là, j'ai senti que c'était la contraction, en gros. Et là, je suis passée instinctivement de la position de quatre pattes à moitié debout sur mon canapé, un genou posé et un genou en équerre.
- Speaker #1
Ok, oui.
- Speaker #0
Ce style-là, c'est difficile à imager. Et instinctivement, pendant cette contraction, je me suis levée et ça a poussé tout seul. Je ne poussais même pas. Mon ventre ne poussait même pas, je ne poussais même pas, c'est mon ventre qui poussait tout seul. Cette sensation, elle était magique. Il n'y a pas de douleur dans cette sensation. En tout cas, moi, je n'ai pas ressenti de douleur dans cette sensation. J'ai senti vraiment cette douleur de pression qui se faisait, vraiment une pression comme s'il y avait une grosse balle qui me poussait. C'est ça, c'est une tête de toute façon qui sort et que ça s'étire et ça chauffe. Ça chauffe très fort, mais ça ne fait pas mal. La sensation peut être très surprenante. Mais ça fait pas mal, au contraire, ça soulage.
- Speaker #1
C'est le cercle de feu à ce moment-là, tu penses ?
- Speaker #0
Et là, ma fille est sortie. Ma fille est sortie, la tête est sortie. Mais ça me fait rire parce que j'ai encore pensé à ma mère, parce que ma mère, elle m'avait toujours dit, le plus dur, c'est de faire passer la tête, après ça sort tout seul. Donc, j'ai poussé instinctivement très fort, j'ai senti la tête passer. Et là, je me suis dit, ça y est, je n'ai plus rien à faire. Et là, ma sacha me dit, non, non, pousse encore une fois, il manque les épaules. C'est très fort par contre parce que j'ai pas poussé en même temps qu'une contraction et j'ai poussé très fort et je me vois en poussant dire à ma mère Tu m'as encore menti, il faut continuer après ! On a rigolé en même temps, c'était drôle. Et là ma fille, elle est née et ma sage-femme me la passe par derrière, entre mes jambes, pour me la donner face à moi. C'était génial. C'est la naissance dont j'ai toujours rêvé. Tout le monde a pleuré. La sage-femme a pleuré. La douleur a pleuré. Mon mari a pleuré. Ma mère a pleuré. Tout le monde a pleuré. C'était magnifique. Je recommencerai dix fois. Dix fois, je le recommencerai. C'est différent. Tout est différent. Tout est vraiment différent. Et oui, c'est une belle douleur. Et c'est une douleur qui est largement supportable. Mais vraiment. C'était un magnifique moment. Et je remercie mes deux premiers accouchements parce que sans eux, je ne serais pas arrivée à cette naissance. Jamais.
- Speaker #1
Oui, cette expérience, ça se ressentit. Ok. Et du coup, comment tu vas, toi, physiquement, après cet accouchement ?
- Speaker #0
C'est une super question. Super question parce qu'elle est super importante. Je pétais la forme. C'est-à-dire que je me souviens de mon premier fils où j'avais les jambes endormies. pendant encore 8 heures où j'étais super fatiguée, je faisais des siestes immenses. Ma deuxième fille aussi, je me souviens de la fatigue. Et là, je me souviens que pour ma dernière fille, c'est comme si je n'avais pas accouché. C'est en mode...
- Speaker #1
Non événement.
- Speaker #0
Ah ouais ! Et j'ai eu une énergie, mais vraiment une énergie, pendant 3 semaines. 3 semaines, je pétais la forme. Après, oui, il y a quand même une descente, mais j'étais choquée. Après, ce qu'il faut savoir, c'est qu'après avoir accouché, ma fille qui avait inhalé un petit peu de méconium, on a dû un petit peu l'aspirer. Et en fin de matinée, on l'a quand même amenée en pédiatrie pour surveiller si elle respirait bien quand même, pour être sûre qu'on ne voulait pas prendre de risques. Ma sage-femme ne voulait pas prendre de risque parce que ma sage-femme reste deux heures après que j'ai accouché. Et dans les deux heures, on voyait que ma fille, il y avait un petit manque. Elle respirait, mais ce n'était pas parfait. Donc, on a préféré partir aux urgences pédiatriques pour être sûre que tout allait bien. Et je me souviens que mon mari est parti. On a fait quand même un transfert avec pompier. Mon mari est parti avec ma fille. Parce que par contre, j'étais gelée. J'étais en pleine forme, mais j'étais gelée. Et il est parti en pot à pot avec ma fille, avec les pompiers. Et moi, je suis partie avec ma grande sœur en voiture. Je me souviens arriver aux urgences et je leur dis Oui, bonjour ! Mon mari est censé arriver avec ma fille, je viens d'accoucher. Il me dit Pardon ? Il me dit Mais vous venez d'où là ? Je dis Ben, tu sais. Et il me regarde, il me dit Mais comment ça ? Mais vous n'êtes pas dans le camion de pompier ? Je dis Non, non, c'est ma fille et mon mari. Il me dit Mais pourquoi c'est votre mari qui est dans le camion de pompier ? Je lui dis Parce que moi, je vais bien. Et que ma fille, elle, par contre, elle avait besoin d'avoir chaud. Et mon mari, lui, il avait chaud et moi, j'ai froid. Et tout le monde que j'ai fait dans la pédiatrie, et qu'on me disait, mais vous venez d'accoucher. Je dis, oui, là, il y a eu. Ils me disent, mais qu'est-ce que vous faites debout ? Je dis, ben, je vais bien. J'ai été choquée de voir qu'en gros, je me comportais comme si je n'avais pas accouché. Et c'est là où je me disais, mais en fait, ils sont tellement habitués à avoir des accouchements avec péridurale ou des césariennes, que les femmes, elles sont là, elles sont fatiguées, elles ont pris un coup. que devoir accoucher une femme naturellement, c'est un ovni.
- Speaker #1
Oui, ça fait ce que c'est en fait.
- Speaker #0
Mais après, tout s'est très bien passé. Elle est quand même restée un petit peu en surveillance, en pédiatrie pendant plusieurs jours parce qu'au final, elle ne respirait pas très bien parce qu'en fait, quand on l'a aspirée, ça lui a créé une inflammation au niveau du sinus.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Une marine pour respirer un nourrisson, le volume est encore plus petit qu'il l'est déjà. Et en fait, le problème... En fait, c'est ça qui est fou, c'est pareil. Quand je suis arrivée en pédiatrie, ils ont cherché tout et n'importe quoi. Tout et n'importe quoi. Ils sont allés dans tous les sens pour trouver des problèmes super graves. Et je me souviens avoir dit à une infirmière, mais j'ai l'impression qu'elle a juste le nez bouché en fait. Vous lui avez fait un lavage de nez ? Je lui ai dit, mais vous rigolez ? Je lui ai dit, je ne l'ai pas touché. Je lui ai dit, vous me la prenez depuis une journée à lui faire tout un tas d'examens. Je ne vais pas aller lui faire un lavage de nez, même si je suis infirmière, j'ai eu des enfants, je sais faire. Mais à un moment donné, c'est délicat. Et la pédiatre a tout simplement essayé de passer des petites sondes pour voir. Et là, elle a dit, mais en fait, c'est juste qu'elle a l'année inflammée. On fait un aérosol d'adrénaline et de ventoline. L'inflammation a diminué, c'était réglé, tout simplement. Mais après, ça a mis du temps à arriver parce que puisqu'ils me l'ont gardé presque pendant 24 heures, ils ne voulaient pas que je la prenne. Je n'avais pas le droit de la prendre sur moi. Et ça, par contre, a été très dur à accepter parce que je m'en voulais de me dire j'ai voulu mon accouchement à l'inturale à la maison, il était génial et là, elle se prend plein de médicales dans la gueule. Mais j'aurais accouché à la maternité, ça aurait été pareil. Si j'avais inspiré, son nez, il se serait inflammé. Voilà quoi. Et il faut savoir que je suis à 5 minutes de l'hôpital. Parce que c'est pareil, les sages-femmes, elles acceptent l'accouchement à domicile, mais il faut avoir un hôpital à moins de 20 ou 30 minutes de chez soi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
S'il y a un transfert. Il y a quand même des cadres dans les accouchements à domicile. Donc, je n'étais pas du tout inquiète. Je voyais que ma fille allait bien, que c'était juste une question de surveillance, qu'il n'y avait rien de grave. C'est plus quand je suis arrivée en pédiatrie que je voyais qu'ils cherchaient dans tous les sens des problèmes super graves. je commençais à m'inquiéter en fait. Je me dis mais elle va bien, on surveille, c'est tout quoi. C'est quand on s'est rendu compte qu'elle avait juste le nez bouché, que tout s'était réglé et qu'en gros, ils me l'ont enlevée pendant 24 heures. Les pédiatres ne voulaient pas que je la prenne parce qu'ils disaient que ça allait la fatiguer, que si je la mettais au sein, ça allait la fatiguer. Et c'était les infirmières de nuit qui me disaient prenez-la, prenez-la. ne l'écoutez pas, prenez-la, tenez, prenez-la c'est les infirmières de nuit, la nuit, quand il n'y avait pas les pédiatres ils disaient mettez-la contre vous parce que même contre vous elle respirera mieux que sous la chauve-feuille et franchement je remercie énormément ces infirmières aux puits récultrices ou aux pierres de pierre, je ne sais pas exactement quel statut elles avaient mais elles ont été extraordinaires, mais l'allaitement a mis du temps à arriver il est arrivé tac, tac, tac, tac, tac, ça fait quoi ? Ça fait vendredi, samedi, dimanche, lundi, au bout de cinq jours.
- Speaker #1
Ok. Et entre-temps, elle avait quoi ? Elle avait de l'artificiel ou tu arrivais à tirer un petit peu ?
- Speaker #0
Ah non, non. Ouais. Non, non. Ou de colostrum. Oui, oui. Ouais, ouais. Non, non. Je tirais mon colostrum à la main. Parce qu'au tire-lait, ça ne fonctionnait pas. Et je faisais... Je tirais manuellement et on lui donnait à la seringue. Je la mettais quand même au sein grâce aux filles de nuit. Parce que c'était la nuit qui m'autorisait la journée. Et elle ne voulait pas parce qu'elle ne voulait pas se fâcher. avec les pédiatres, mais ce qui fait que l'allaitement a mis 5 jours à arriver parce qu'en gros, je ne l'ai pas eu avec moi pendant 24 heures. Et ça, j'en ai souffert. Ça, j'en ai souffert et je sais qu'aujourd'hui, on en a une trace encore, elle et moi, de ça. Là, elle a 20 mois et elle est toujours allaitée, déjà, pour commencer. Et elle dort encore avec moi la nuit parce que je la veux là.
- Speaker #1
Tu veux rattraper ce que tu n'as pas eu.
- Speaker #0
Ça passera. Je pense que toutes les deux, ça y est, on ne sera pas guérie. Mais de ce moment-là, je pense que ça ira beaucoup mieux. Mais après, le postpartum est magnifique avec elle.
- Speaker #1
Oui. C'est vrai que c'est juste dommage pour un accouchement à domicile d'être passé par une surmédicalisation comme ça.
- Speaker #0
Oui. Franchement, ça a été... Ça a été dur à accepter pendant longtemps. J'ai dû vraiment faire un travail sur moi de me dire, c'est comme ça. Et à un moment donné, c'est comme ça. Voilà, qu'on veuille un accouchement médicalisé ou un accouchement naturel, on ne peut pas tout maîtriser. Et à un moment donné, il faut laisser faire la vie et accepter ce qui se passe, quoi. Mais après, c'est tout un chemin. Et après, ça m'a permis aussi... Voilà, d'aller en pédiatrie. Au début, j'appréhendais un petit peu comment on allait m'accueillir parce que je sais que des fois, les accouchements à domicile, ils sont un peu traqués. Et au contraire, les sages-femmes ont été très accueillantes. Les infirmières en pédiatrie, elles étaient très curieuses. Elles étaient très curieuses d'entendre mon accouchement, mon histoire. Elles ont été adorables avec moi. Elles ont été optimistes. petits soins avec moi, mais vraiment, elles m'ont gâtée, elles m'ont chouchoutée, elles m'amenaient à boire, à manger tout le temps. Enfin, on a vraiment pris soin de nous en pédiatrie. On nous a donné une chambre double pour être avec Aura et que quelqu'un puisse en permanence rester avec moi. Il y avait encore des restrictions de visite limitées il y a encore un an, mais ils ont autorisé à ce que... plusieurs personnes prennent le relais du papa. Donc, un coup, c'est ma mère qui est venue passer la nuit. Un coup, c'est ma sœur. Ça a été très bien quand même. Et d'un côté, ça m'a permis de me reposer aussi. Parce que je sais que... Ça, c'était le truc que j'appréhendais, c'est d'accoucher à la maison, de rester dans cette effervescence de la maison et de ne pas rester tranquille pendant les jours qui se suivaient à m'occuper de tous les enfants. Et je me dis, allez, j'étais en pédiatrie.
- Speaker #1
je me suis reposée quoi je faisais juste que m'occuper de mon bébé et je me dis ça passait comme ça c'est qu'il y avait une bonne raison ouais ok et bien écoute merci beaucoup pour ce beau partage d'expérience avec on passe du noir au blanc là pour le coup donc merci beaucoup d'avoir partagé tout ça et puis je pense que ça pourra encourager plein de mamans qui doutent peut-être l'accouchement à domicile ou qui ont vécu pas forcément l'expérience optimales et qui peuvent, voilà, ça peut s'arranger pour une prochaine, il n'y a pas de problème.
- Speaker #0
C'est quelque chose de, c'est vrai que l'accouchement à domicile, on peut le pointer souvent du doigt, apparemment c'est quelque chose qui commence à se faire de plus en plus, bon en tout cas moi dans ma ville oui, puisqu'il y a une sage-femme qui le fait, donc c'est normal que on soit entouré de plus d'accouchements à domicile quand il y a la sage-femme qui est dans la ville, mais... Il faut savoir qu'un accouchement à domicile, c'est pas... C'est pas on accouche en mode on verra bien, ou on peut imaginer ça juste avec des bougies, un tambour et des plumes, quoi. Non, non, c'est quelque chose qui est très cadré. Il y a un suivi, il y a une organisation, il y a un protocole. Tout le monde ne peut pas accoucher à domicile. Si vous faites du diabète, vous ne pouvez pas. Si bébé est en siège, en tout cas ma sage-femme ne l'acceptait pas. Je sais qu'il y a des sage-femmes qui acceptent, la mienne ne l'acceptait pas. Grossesse gémellaire, elle n'accepte pas. Placenta prévia, elle n'accepte pas. Elle a ses conditions. pour accoucher à domicile il faut remplir plein de cases en tout cas pour elle elle a son protocole pour elle il faut cocher plusieurs cases pour avoir accès à l'accouchement à domicile et c'est pas quelque chose de posé voilà jusqu'à la dernière minute s'il faut on peut ne pas accoucher à domicile parce que s'il y a un problème elle dira non elle dira non c'est pas possible et voilà c'est organisé il y a des prises de rendez vous qui se font Elle passait à la maison pour voir comment c'est à la maison, comment on s'organise. Elle m'avait demandé un plan de travail en dur pour prévoir au cas où s'il y a un problème avec bébé, pour bien installer bébé. Il y avait tout le matériel médical qui était là aussi au cas où parce que ça peut arriver quoi. Ça ne veut pas dire que ça n'arrivera pas. Même s'il n'y en a majoritairement pas besoin quoi. Mais il faut, il faut. On ne sait pas trop. de quoi est fait la vie et il faut, ça arrive, mais c'est... Mais les choses sont cadrées. Enfin, moi, j'avais... Pardon, moi, j'avais deux sages-femmes. J'avais deux sages-femmes et Madjoula, en sachant que ma sage-femme travaille toujours en binôme, parce qu'elle dit, ben, une sage-femme pour la maman, une sage-femme pour le bébé. Au moins, si maman ou bébé ont un problème en même temps...
- Speaker #1
Et à l'autre.
- Speaker #0
C'est ça. Elles ont chacune leur personne à s'occuper et c'est vraiment... Enfin, c'est quelque chose de cadré, c'est quelque chose de sécuritaire et... Hum... Et si c'est quelque chose qui donne envie, mais il n'y a pas de peur à avoir, vraiment. À moins que, par exemple, si vous voulez la péridurale, vous ne pourrez pas. Ça, ce n'est pas possible. Voilà, ce n'est pas possible. Ce n'est pas quelque chose de compatible. Mais oui.
- Speaker #1
Ok. Encore merci beaucoup à toi pour tout ça.
- Speaker #0
De rien. Merci, avec plaisir. Merci de m'avoir écoutée.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu, ou si le podcast, de manière générale, te plaît, N'hésite pas à me laisser une petite note sur ton application d'écoute préférée. 5 étoiles, ce serait l'idéal. Et pour découvrir d'autres histoires aussi passionnantes qu'intéressantes, rendez-vous mercredi prochain. A très vite !