- Speaker #0
Hello maman et bienvenue sur Balance ton accouchement, le podcast qui recense les histoires d'accouchement, qu'elles se soient bien ou mal passées, car toute histoire mérite d'être entendue. Vous écouterez ici des parcours faciles ou difficiles, des expériences uniques et surtout de la bienveillance et de la sincérité. Alors que tu sois maman, papa, future maman, futur papa ou simplement intéressé par l'accouchement et par ce qu'il fait traverser aux femmes et aux hommes, tu es le bienvenu par ici. Moi je suis Rebecca. maman de deux enfants, et complètement bouleversée par les accouchements et la maternité. Alors, sans plus attendre, voici le nouvel épisode du jour ! Alors bonjour, merci à toi de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, où ils sont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Speaker #1
Oui, donc bonjour, je suis Julie, j'ai 36 ans. Et je suis l'heureuse maman d'une petite fille qui s'appelle Lucie et qui a 18 mois.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Alors, première question que je pose à chaque fois. Est-ce que tu avais pensé à Couchemain dès le début de ta grossesse ? Est-ce que c'est quelque chose qui te donnait envie, qui te faisait peur, que tu appréhendais ou alors pas du tout ?
- Speaker #1
Pas du tout. Alors, non, en fait, on est tombé, bon, je suis tombée enceinte après un long parcours PMA de 6 ans. Et quand je me suis tombée enceinte, j'avais vraiment peur tout au long de ma grossesse. C'est que sur mon duo parcours que l'on a eu, j'ai eu beaucoup de stress pendant la grossesse, etc. Beaucoup d'anxiété. Mais autant l'accouchement, je me suis toujours dit, je vais être entourée de professionnels, ils vont me guider et je n'ai pas de peur à avoir en fait.
- Speaker #0
Oui, tu avais plus peur de perdre le bébé au final que de vivre la vie.
- Speaker #1
Oui, ça, ça a été quelque chose d'important pendant ma grossesse. C'est que pendant les neuf mois, j'ai eu très peur de ça, en fait, oui.
- Speaker #0
Ok. Alors, du coup, justement, si on revient un petit peu en arrière, est-ce que tu peux nous parler, du coup, de ton parcours pour tourner enceinte ? Du coup, tu disais que c'était assez long.
- Speaker #1
Oui. Eh bien, avec mon mari, on est ensemble depuis 17 ans. Nous sommes mariés depuis 8 ans. Et on a décidé en accord tous les deux de se marier avant d'avoir un enfant. Et donc j'ai arrêté ma contraception que je prenais depuis mes 16-17 ans, donc en 2016 quand nous sommes mariés. Et puis avant de prendre une contraception, avant de rencontrer mon mari, j'avais déjà des soucis de... Deux cycles mensuels, en fait. Ce n'était vraiment pas régulier. Mais bon, j'étais jeune. J'ai été réglée très, très tard, en fait. Après, les spécialistes me disaient, bon, c'est le moment du baccalauréat. Mes parents ont divorcé à ce moment-là. Donc, il y avait un petit peu de stress, de comparité. Donc, ils me disaient, bon, ça peut venir de là. Ça va venir régulièrement. Enfin, ça va venir régulier. Voilà, il ne faut pas s'en faire, en fait. Donc, après, à mes 18-19 ans, j'ai rencontré mon mari. J'ai pris une contraception, puisque je n'avais pas envie d'avoir des enfants tôt, pendant nos études du moins. Et du coup, j'ai pris ma contraception jusqu'en 2016, jusqu'au mariage. Donc là, j'ai été réglée naturellement, mais des fausses règles avec la pilule, évidemment. Et quand j'ai du coup arrêté ma contraception, Là, je n'ai pas eu de cycle mensuel pendant un mois, deux mois, trois mois, etc. J'allais chez le gynécologue une à deux fois, une fois par an ou deux fois par an, je ne sais plus. C'était mon rendez-vous fin d'année 2016. Je me suis rendue, je lui explique que j'ai arrêté ma contraception, je n'ai pas de cycle mensuel. Il me dit qu'après avoir pris tant d'années, une contraception, ce n'est pas étonnant, ça peut arriver de toute manière. Donc là, il m'a donné un cachet. Je ne sais pas si je peux donner des noms médicaux. Oui, tu peux. Oui, du Dupaston. J'ai pris du Dupaston pour faire revenir un cycle mensuel qui n'est jamais arrivé finalement. On s'est donné rendez-vous avec le spécialiste six mois plus tard. Je n'avais toujours pas de cycle mensuel. Lui, c'était un peu inquiété, mais il me disait qu'il n'y avait rien de méchant, ça va arriver. Voilà, il m'a quand même fait passer une échographie, tout était ok de son côté, des prises de sang. Et là, c'est au résultat de la prise de sang, on a vu que mon taux d'IMH, c'est ce qui permet de calculer la fertilité, qui était très bas. Et lui nous a orientés vers un centre de PMA. Et là, en arrivant, ça a été vraiment la douche froide. Très gentil, le centre de PMA, le docteur très gentil, mais il nous a expliqué que... mon taux était vraiment très bas, même plus bas que par exemple ma mère qui était ménopausée. Je n'avais aucune chance de tomber naturellement enceinte. Et qu'il fallait passer par un don d'ovocytes. D'accord,
- Speaker #0
directement on te parle de ça.
- Speaker #1
Oui, on n'a pas pu faire d'intimidation de fives classiques avec les ovocytes puisque c'était voué à l'échec. On nous a clairement dit que c'était vous à l'échec. Alors nous, le don d'ovocytes, ok, mais on n'avait jamais entendu parler, clairement. C'était vraiment l'inconnu pour nous. Je connaissais un petit peu comme ça, de paroles comme ça, mais on n'était vraiment pas confrontés, personne n'était confronté dans la famille ni les amis. On est parti un peu à l'aventure dans un autre centre de PMA de notre région. Et là, on nous a annoncé qu'il y avait environ deux ans d'attente pour avoir un don d'ovocytes. Ok,
- Speaker #0
sans certitude que ça marche en plus.
- Speaker #1
Sans certitude, voilà. Et que l'on avait trois essais en France. Je ne sais pas si c'est encore comme ça, parce que nous, c'était il y a 7 ans et demi, 8 ans. Donc, je ne sais pas si c'est encore comme ça, mais nous, on avait le droit à trois donneuses. On pouvait nous attribuer trois donneuses, en fait. Donc, c'est que là, à cette époque, j'avais 30 ans et je me disais, si la première five ne fonctionne pas, on repart sur une deuxième, on repart sur une troisième. C'est un peu la douche froide, en fait. Moi, je ne m'imaginais pas maman très jeune, mais je ne m'imaginais pas maman à 40 ans. Oui,
- Speaker #0
et puis c'est deux ans d'attente par don, en fait. Du coup, si le son ne marchait pas, tu as encore deux ans d'attente.
- Speaker #1
À peu près. Ça dépend, en fait, des donneuses. OK. qu'il y a en fait sur le centre de PMA de la région. Donc nous, en vrai, notre premier don de vos sites est arrivé deux ans et demi après parce que c'était la période du Covid aussi, c'était en 2020. La première scie va fonctionner, mais j'ai fait une fausse couche au bout de quelques semaines en fait. Donc, vous n'êtes pas la case départ. On a de nouveau attendu... Une petite année, finalement, pour la deuxième la deuxième FIV, ça a été un peu plus rapide. Là, qui n'a pas fonctionné du tout. Ma prise de sang était négative dès le début.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et on a réattendu deux ans pour la troisième FIV et Lucie est arrivée.
- Speaker #0
Ah ouais, la petite pression quand même de te dire c'est ma dernière chance.
- Speaker #1
Et oui, c'est ce que je me suis dit aussi pendant toute ma grossesse. En fait, c'est la dernière chance, le dernier espoir. Après, il faut partir à l'étranger ou partir sur une adoption. On a déjà fait trois filles, trois traitements différents. Le corps en a un peu marre aussi. Aussi bien le corps d'une femme, aussi bien la femme, aussi bien le couple. C'est des périodes compliquées. Il faut être soudé. Nous, on est très soudé. Ça nous a vraiment renforcés.
- Speaker #0
C'est ça, il faut le vouloir. Oui,
- Speaker #1
c'est quand même six ans d'attente, six ans d'étranger. traitement aux trois filles, pendant les filles et les traitements, c'est qu'il faut vraiment être main dans la main. Et c'est que je remercie toujours mon mari d'avoir toujours été là parce que c'est que le problème en soi vient de moi. Lui, il n'avait aucun souci. Il aurait pu tout simplement partir, en fait. Mais toi, quand même,
- Speaker #0
sur une grosse, un gros problème, la culpabilité des femmes, c'est absolument pas ta faute.
- Speaker #1
Eh bien non, non, non. C'est vraiment...... Il n'y a jamais eu de soucis auparavant. C'était la faute à pas de chance. Moi, en Belgique, c'est la faute à pas de chance. Il n'y a rien eu de... C'est comme ça. Vous êtes stérile, c'est comme ça.
- Speaker #0
C'est un capital qu'on a toute de naissance. Et toi, pas de doute,
- Speaker #1
tu étais très bas. Voilà, c'est ça. Et c'est que j'ai dit plus d'une fois à mon mari, on va divorcer, on va revendre la maison. Tu peux, en fait. Je ne peux pas t'interdire de ça. Je ne voulais pas non plus... Parce que dans la PMA, ce qui est le plus dur, je trouve, c'est de ne jamais savoir si ça va fonctionner au final. On ne sait jamais si un bébé va aboutir au bout. Je ne voulais pas lui faire vivre ça. Au début, il ne répondait pas trop. Il ne m'écoutait pas. Il me disait oui. Pour lui, il n'allait pas partir, évidemment. Et un jour, il me dit, mais Julie, c'est avec toi que j'ai envie d'avoir cet enfant, ce n'est pas avec notre femme. Je serai là et s'il faut aller jusqu'à l'adoption, on ira jusqu'à l'adoption. On était vraiment... Nous, on voulait un bébé. Après, on serait partis en adoption sans souci. On était ouverts aussi à ça. Mais je pense qu'on a eu une belle étoile et Lucie est arrivée au dernier miracle.
- Speaker #0
Comment ça se passe ? Est-ce que tu as un suivi vraiment très poussé ?
- Speaker #1
Non, pas spécialement. Le jour du transfert, on vient en couple. On me fait le transfert d'un ou de deux embryons, de plusieurs embryons. Moi, il n'y avait qu'un seul embryon, donc j'ai eu un seul embryon. Et ensuite, on me demande de faire une prise de sang deux semaines après. Et ça dépend du taux que l'on a la prise de sang. Parfois, il faut refaire des prises de sang tous les 48 heures, parfois non. Moi, quand j'ai eu la prise de sang, mon taux était très haut, en fait. Donc, on ne m'a pas donné de seconde prise de sang à faire. On m'a dit, on se revoit à huit semaines améliorée pour faire l'échographie de location.
- Speaker #0
Ok, on ne prend pas vraiment compte du stress que tu peux avoir,
- Speaker #1
du coup. Non, c'est vrai qu'on stresse pendant toute cette attente que l'on a et on tombe enceinte et on est un peu perdu en fait. On se dit, en vrai, je pense que quand on tombe enceinte naturellement, tout vient naturellement en fait. On est enceinte, on a peut-être moins de stress. Et moi, il y avait six ans de parcours derrière. Je suis partie avec mon sac à dos rempli de questions. Je suis tombée enceinte. Et là, ça a été le gros stress. Pendant le premier trimestre de ma grossesse, ça a été parce que j'ai continué à travailler. Tout allait très bien. Je continuais à travailler. Et à partir du deuxième trimestre, on m'a arrêtée parce que j'avais un peu de route à faire, de trajet en voiture à faire. C'était quand même une grossesse miracle. Je ne voulais pas prendre non plus de risques. En accord avec ma direction au travail, je me suis mise en arrêt à partir du quatrième mois. Je pense que de rester chez moi, les questions se sont amplifiées.
- Speaker #0
Oui, forcément.
- Speaker #1
Est-ce que ça va tenir ? Si, est-ce que ça ? J'ai commencé à perdre... Peut-être un petit peu de sang, des choses comme ça. Donc, j'avais peur. Je me souviens qu'à un moment donné, j'allais très souvent à la maternité ou j'appelais très souvent la maternité pour leur demander conseil, etc.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, mais il y a le parcours derrière aussi. C'est qu'on a attendu 16 ans et qu'on sait qu'on a plus de... Parce que déjà,
- Speaker #0
toute femme qui tombe enceinte, il y a une période qui est accompagnée de beaucoup de questions. Il y a beaucoup d'inquiétude, mais encore plus quand tu as tant de 6 ans et que tu sais que c'est un peu ta dernière chance. Du coup, tu as la pression qui vient se rajouter là-dessus.
- Speaker #1
C'est ça, oui. En vrai, tout s'est toujours très bien passé jusqu'à ma 33e semaine de grossesse. Et là, j'ai fait un début de préconcie. Donc, j'ai été hospitalisée jusqu'à la fin de ma grossesse. Puisque j'avais... beaucoup de tension et beaucoup de protéines dans mes urines. Donc là, j'ai été hospitalisée. Mais en vrai, je pense que j'étais aussi rassurée d'être hospitalisée, d'être là, d'avoir des monitorings souvent dans la journée, parce qu'on est suivi souvent. Et je pense qu'au fond, ça m'a vraiment rassurée d'être entre les mains des professionnels aussi. Et puis, je pense que ça a aussi rassuré mon mari, mes parents, nos parents. de savoir que j'étais aussi entre de bonnes mains et pas seule à la maison. Mais oui, j'ai fini du coup ma grossesse hospitalisée, mais ça s'est très bien passé. Ça t'allait, toi ? Ah oui, oui. C'était une bonne option, quoi. Oui, complètement. Bon, c'était dur pendant quelques semaines. Voilà, l'hôpital, ce n'est pas la maison non plus. Je pense que j'étais en sécurité, j'étais rassurée d'être aussi à l'hôpital. Ok.
- Speaker #0
Et est-ce que tu avais des envies d'être à temps pour ton accouchement ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, moi je voulais juste avoir ma fille entre mes bras.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ah oui, non, c'était vraiment... Si on aurait pu me faire une césarienne, c'était bien quoi. Il me fallait mon enfant dans nos bras et ça y est en fait le parcours est fini, on a gagné notre bataille. Nous on a toujours voulu un seul enfant, on n'a jamais voulu avoir de grande famille. On savait qu'on n'aurait pas de grande famille non plus, mais moi je voulais ma fille et c'était tout en fait.
- Speaker #0
Juste qu'elle sorte et qu'elle aille bien.
- Speaker #1
On aurait pu m'endormir pendant l'accouchement, me donner ma fille dans mes bras, c'était bon.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu rentres à 33 semaines et du coup, tu n'as pas moyen du tout de sortir ou c'est toi qui ne voulais pas spécialement ?
- Speaker #1
Non, en fait, certes, moi, je ne voulais pas, mais les spécialistes non plus, puisque mes taux de protéines dans les urines ne faisaient qu'augmenter. Donc, chaque semaine, même pas chaque semaine, tous les deux jours, On faisait un point avec le corps médical. Est-ce qu'on vous déclenche ? Est-ce qu'on ne vous déclenche pas ? Est-ce qu'on attend ? Est-ce qu'on n'attend pas ? Quelques semaines plus tard, on m'a déclenché. Lucie n'était plus prématurée, c'est ce qui était important.
- Speaker #0
Il fallait attendre le cap des 37 semaines, je suppose que c'était le but.
- Speaker #1
Oui, on est allé un petit peu plus tard que 37 semaines, mais c'était le cap. à franchir en fait, même si à 35-36 semaines, elle était viable et qu'elle avait déjà un poids correct. En fait, il n'y avait pas de souci si on venait à me déclencher. Mais disons que les professionnels préféraient attendre les 37 semaines. On a attendu les 37 semaines et un petit peu plus. Elle n'était plus prématurée, c'est ce qui comptait vraiment.
- Speaker #0
Oui, elle s'était bien développée, elle avait un bon poids estimé, tout se passait bien pour elle.
- Speaker #1
Elle avait un petit poids, elle est née à 2,120 kg. Et elle n'a jamais fait de néonates. Elle a été en chambre kangourou. Alors, nous, dans notre hôpital, il y avait une unité kangourou.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et avec un berceau chauffant. Donc, elle est toujours restée dans notre chambre, en fait. Elle a toujours bien grossi. Tout très bien, en fait. Voilà.
- Speaker #0
Oui, il y a mis la bonne volonté.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
OK. Donc, du coup, on arrive à la date qui a été déterminée par le corps médical. Comment ça se passe à ce moment-là ?
- Speaker #1
Eh bien, du coup, on me dit, on va vous déclencher. Donc, c'était un jeudi. Donc, on vous déclenche ce jour-là. Donc, OK. Je ne savais pas trop ce que c'était un déclenchement. Personne de mes amis, de ma famille, on avait subi un... lors de leur accouchement. Donc là, j'ai évidemment été voir un petit peu sur Internet, chose que je n'aurais pas dû faire.
- Speaker #0
Eh oui !
- Speaker #1
C'est vrai que le corps médical, on nous dit qu'on peut poser toutes les questions qu'on veut, mais ils sont au travail aussi. Il y a d'autres patients aussi. Je ne voulais pas m'éterniser non plus. Donc, on m'avait expliqué que j'aurais un déclenchement dans un premier temps par ballonné. Donc, le jeudi soir, on me met un ballonné du coup. pour ouvrir un peu le col. Parce que moi, mon col était vraiment... Je ne sais plus comment c'était les termes, puisqu'il y a un an et demi, mais fermé, long. Oui,
- Speaker #0
il n'y avait aucun signe de début de travail.
- Speaker #1
Non, non, pas du tout. Et donc, du coup, on me met le ballonnet. On me dit, rendez-vous dans 12 heures pour voir le résultat. Donc là, je retourne en chambre, dans ma chambre d'hôpital, en fait, avec mon mari. Et donc... Le lendemain, donc le vendredi à 9h, je vais aux urgences maternités, aux urgences gynécologiques. Et donc, elle m'enlève le ballonnet et elle me dit, il ne s'est rien passé en fait. Donc, elle me dit, soit le ballonnet a été mal posé. Alors, la pose du ballonnet, en soi, la pose ne fait pas mal, mais l'après, on va dire que ça fait mal. Comparé à la suite, ça fait mal en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, donc je me dis, oh là là, en fait, il va falloir recommencer. Et il me dit, c'est quand même étonnant parce que c'est quand même rare, en fait, qu'il ne se passe rien. Bien souvent, le col rétrécit ou s'ouvre un petit peu. Enfin, voilà, c'est quand même rare. Donc, elle me dit, écoutez, installez-vous. Je vais faire venir la gynécologue pour regarder, en fait. Donc, OK, je m'assois sur une chaise, me laisse patienter 10-15 minutes. Et je ne sais pas ce qui s'est passé, mais en fait, j'étais ouverte à deux. Le gynécologue m'a reconsulté. Donc, gros soulagement. Je me suis dit, deux, c'est bien.
- Speaker #0
En l'espace de très peu de temps, du coup.
- Speaker #1
Oui. Est-ce que la sage-femme m'avait mal regardée ? Je ne sais pas. J'ai été ouverte à deux. Là, elle me dit que la suite, c'est je vais vous donner des petites gélules à prendre tous les 4 heures. Deux ou quatre gélules tous les 4 heures. Vous prenez les gélules, vous revenez, on fait des monitos entre temps, pour voir comment le bébé réagit. réagir à tout ça en fait. Donc tout allait très bien, les cachets n'ont pas fait du tout effet. Donc ça j'ai pris pendant 12 heures il me semble à peu près. Donc le vendredi est passé, j'ai dormi dans l'hôpital le vendredi. Et dans la nuit je me sentais pas très bien, j'avais quand même des contractions, ça me faisait davantage mal comparé aux balodés en fait, ça me faisait plus mal en fait. Donc, la sage-femme est venue vérifier, mais bon, elle me dit, voilà, vous n'êtes pas ouverte, vous êtes toujours à deux, en fait, donc ça n'a pas avancé. Et le matin, quand je me suis réveillée, j'ai perdu, je pense, le mouchon muqué, en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, mais bon, elle me dit, ça ne veut rien dire, en fait, le mouchon muqué. Donc, en moi-même, je me suis dit, je vais bien finir par accoucher à un moment donné. Voilà, ça va arriver à un moment donné. Il m'avait dit qu'un déclenchement, surtout à un premier enfant, ça peut durer 72 heures. Alors, je me suis dit, bon, trois jours, ok. Donc voilà, nous sommes le samedi matin, je me fais examiner. Elle me dit, non, vous êtes toujours ouvert à deux, c'est bien. Et elle me dit, là, je vais, voilà, ça n'a rien servi. Elle me dit, on va passer à une autre méthode de déclenchement, c'est le tampon. Ok. Donc, elle m'insère le tampon et là, ça a été une catastrophe. Je tombais dans les pommes, ça me faisait horriblement mal. Je l'ai mal supporté, je pense. D'accord. Donc, ça, elle me l'a laissé, je ne sais pas, 3-4 heures peut-être. Je ne me souviens plus tellement dans les heures parce que ça m'a paru une éternité. Mon déclenchement en tout a duré 47 heures, donc ça a duré une éternité. Donc, ils m'ont retiré rapidement le tampon. Et là, j'étais ouverte à 3, 3, 4 en fait.
- Speaker #0
Ok, donc ça a quand même travaillé un petit peu.
- Speaker #1
Oui, ça avait quand même travaillé. Et heureusement, parce que la douleur, franchement, je me dis que c'est quand même très, très douloureux. Après, mes amis m'avaient dit, Tout au long de la décontraction, tu verras, c'est comme des douleurs de règles.
- Speaker #0
Oui, mais quand elles sont naturelles, pas quand elles sont déjà... ça change déjà tout c'est ça et puis mes amis m'ont dit après on allait pas te dire que c'était très douloureux non plus c'est un peu le problème il faut le dire en vrai quand on arrive devant c'est compliqué on se dit mais c'est moi qui ai un problème c'est pas possible oui
- Speaker #1
c'est ça en fait je me suis dit je suis pourtant pas chochotte mais j'ai vraiment très mal en fait non en fait t'avais dit que ça t'es mal c'est tout voilà c'est ça c'est la vérité et du coup ils m'ont retiré donc le tampon, j'étais ouverte à 3-4. Donc là, la sage-femme me dit, je me souviendrai toujours de cette sage-femme, parce qu'en plus, elle s'appelle Lucie, comme ma fille. Je me souviendrai toujours de son visage. Elle me dit, on va pouvoir vous emmener en salle d'accouchement et vous poser la péridurale. Alors, je me suis dit, ça y est, en fait. Moi, j'étais complètement pour la péridurale. Une dose, deux doses, trois doses, vous faites comme vous voulez, mais je veux ma fille, en fait. Voilà, donc elle me pose la... je ne sais plus qui pose la péridurale, l'anesthésiste, en fait. Voilà, l'anesthésiste me pose la péridurale et elle me dit, écoutez, ce que vous pouvez faire, c'est je craque la poche des os, en fait. Je lui dis OK, donc voilà, on va craquer la poche des os, c'est tout. Et en vérité, les contractions, là, c'était vraiment... C'était des contractions, en fait. Ah bah oui,
- Speaker #0
les contractions qui ne sont même plus atténuées par la poche des os, du coup.
- Speaker #1
Donc là,
- Speaker #0
c'est vrai que t'es en plein dans la tempête.
- Speaker #1
les contractions que j'avais eu avant c'était du jeu en fait là c'était vraiment une catastrophe et en fait la péridurale n'a jamais fonctionné ah voilà et puis bon en fait je sais plus en combien de temps mais je crois en deux heures de temps je suis passée de 3-4 à 10 en fait tout de suite en fait et du coup Lucie est née à le soir en fait vers 20 heures.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et du coup,
- Speaker #0
tu n'avais pas du tout d'atténuation de la douleur ? Est-ce qu'on n'a pas cherché à te trouver quelque chose pour t'aider ?
- Speaker #1
Mais non, en fait, on n'a pas eu forcément le temps, puisque finalement, mon col s'est ouvert d'un coup, et j'ai poussé trois, quatre fois, et Lucie est née, en fait. Donc, ça a été vraiment très, très rapide. Et même le passage, je ne sais pas si pour les autres femmes, ça fait mal, mais moi, je n'ai quasiment rien senti pour le passage de Lucie. Après, elle faisait deux kilos, donc c'est peut-être aussi le poids qui ne m'a pas fait mal, mais je n'ai strictement rien senti au passage, en fait.
- Speaker #0
D'accord. Et pour toi, la poussée était très naturelle, du coup ? Ah oui.
- Speaker #1
En vrai, évidemment, pendant les quelques semaines à l'hôpital, j'ai eu le temps de faire des cours d'accouchement, évidemment. Mais ils m'ont dit, vous poussez bien, madame, vous poussez bien. Oui, oui, oui, d'accord. Très bien. Mais non, non, en fait, ça a été vraiment très rapide. Je respirais bien, etc. Voilà, en très peu de temps, elle a été sortie, en fait. Et aucune douleur au passage.
- Speaker #0
Ok. Donc après ce déclenchement assez douloureux, au final, la naissance, ça a été tout seul.
- Speaker #1
Oui, voilà. Jusqu'à la naissance, ça a été tout seul. Puisqu'après, elle a pleuré à la sortie. Donc, on me l'a posé sur moi. Et là, ma fille était là. Oui, c'est vrai, en fait. On oublie tout. C'est vrai qu'on le dit souvent. Alors moi, c'est plutôt l'après-accouchement que je n'ai pas oublié. Il y a eu ce petit souci après l'accouchement. Mais c'est que sur le coup, quand on a notre enfant sur nous, c'est le moment que j'avais toujours rêvé. De voir mon mari à côté de moi, à côté de notre fille, de l'avoir dans ses bras, c'est magnifique. Moi, je rêvais depuis toutes ces années de voir ma fille avec mon mari dans ses bras. C'était l'image que je voulais. Et oui, c'était magique en fait. C'était le moment le plus merveilleux.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, comment ça se passe après justement ?
- Speaker #1
Après, du coup, je ne sais pas si c'est pour toutes les femmes pareilles, moi on m'a dit vous avez 30 minutes pour sortir le placenta, donc il va falloir de nouveau pousser
- Speaker #0
Et oui.
- Speaker #1
Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que je pense que... Le placenta n'était pas prêt à sortir. Il n'est jamais sorti naturellement. Le gynécologue me dit que je vais vous aider un petit peu. Je vais mettre les mains pour sortir le placenta.
- Speaker #0
Toujours sans péridural ?
- Speaker #1
Toujours sans péridural, mais en vérité, je n'avais pas mal. J'avais ma fille sur moi. Je n'avais pas mal, en fait. Je ne sais pas, je n'avais pas mal. Il regarde la sage-femme à côté de lui. Il dit, allez chercher ma chef. Ça ne va pas, en fait. Et en fait, il n'arrivait pas à sortir le placenta. Et c'est elle qui l'a sorti. Mais j'ai fait une hémorragie et j'ai perdu 2,5 litres de sang, en fait.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc là, j'ai tout entendu. En fait, on m'a dit de retirer Lucie de sa maman, de la donner au papa. Et le papa sort, en fait. Le sang coulait, en fait. Il y avait de l'ultra-sang, ça coulait. Une hémorragie. Oui, c'était une grosse hémorragie. Et on m'a dit, madame, on va vous endormir. Je me suis endormie et je me suis réveillée en réanimation. On m'avait placée en réanimation puisque j'avais fait une grosse hémorragie. Il fallait me réinjecter du sang, du plasma. Et c'est qu'aujourd'hui, je me dis... Je remercie tous les donneurs, en fait, puisque moi, j'ai eu le droit à un don d'ovocytes, un don de sang, un don de plasma. Et s'il n'y avait pas tous ces donneurs, je me dis... Oui,
- Speaker #0
tu aurais plus ta fille et tu ne serais plus là.
- Speaker #1
Eh bien oui, parce que c'est que mon mari me dit toujours... Quand on m'a fait sortir, je me suis retrouvée tout seule avec Lucie. Je sais qu'autant je pense qu'une femme, ça se prépare, etc. pendant la grossesse, mais un homme se retrouver tout seul avec son enfant, c'est dur aussi, en fait. Il me dit que j'étais perdue, concrètement. On m'a demandé si Lucie avait des bodys. Je ne savais pas où étaient les bodys, quoi, en fait. Voilà, les valises étaient encore dans la voiture. Oui. Voilà. Et du coup, je me suis réveillée en réanimation. Je me souviens au réveil où je me suis mise à hurler. J'ai touché mon ventre et je me suis dit, mais où est ma fille en fait ? Oui.
- Speaker #0
où est-ce que je suis déjà parce que quand je me suis réveillée il y avait plein de machines autour de moi qui bipaient j'ai bien compris que je n'étais pas dans la chambre de maternité ça ne ressemblait pas à mon séjour que j'avais passé ça ne ressemblait pas du tout à la chambre de maternité et là bon l'infirmière est arrivée elle me dit bah écoutez vous êtes en réanimation vous avez perdu beaucoup de sang vous transfusez etc tout va bien et je lui dis mais ma fille en fait elle va bien enfin moi je ne l'ai pas revue en fait elle me dit bah je sais pas je pense qu'il y avait aussi une mauvaise communication puisque c'était la nuit entre la réanimation et la maternité elle me dit je vais appeler moi je pleurais ma fille on l'a attendu 6 ans et je n'ai pas ma fille avec moi voilà et du coup elle revient elle me dit tout va bien votre fille est avec votre mari tout se passe très bien ils dorment donc là le gros soulagement et je lui dis je veux la voir en fait Il fallait que je la voie. Il était 3h du matin, il fallait que je la voie. Forcément,
- Speaker #1
c'est un peu le moment que tu attends.
- Speaker #0
Oui, voilà. Je voulais la prendre dans mes bras, etc. Et en fait, pendant l'héborragie, j'étais très haute en température. J'ai dépassé les 40 de température. Elle me dit qu'on ne peut pas prendre le risque. Elle est toute petite, elle fait 2 kg. On ne peut pas prendre le risque que vous la voyez. On ne sait pas ce qu'il s'est passé. Est-ce que vous avez... Une petite bactérie, on ne sait pas, en fait. Donc, OK, j'ai pris sur moi, voilà. Et en fait, je l'ai vue le lendemain. Mon mari est venu en réanimation avec Lucie. Je n'avais pas le droit de la toucher, mais je l'ai vue. OK. Et je pense que j'étais rassurée, en fait, de la voir, en fait.
- Speaker #1
Oui, tu savais qu'elle était là, vraiment. Oui,
- Speaker #0
et que tout se passait bien, en fait. Et du coup, en réanimation, moi, je suis restée... Deux ou trois jours après, on a eu l'annulation.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et le moment où le médecin me dit Vous pouvez rentrer en maternité Alors là, c'était le deuxième plus beau jour de ma vie, je crois. Il fallait… Voilà, j'étais hyper heureuse. Je rentre en maternité. Et donc, voilà, le bancardier m'a ramenée du service. Oui. réanimation service maternité et on a passé à peu près 10 jours à l'hôpital aussi bien pour moi, aussi bien pour Lucie puisqu'elle était petit poids en fait, elle faisait 2 kilos 120 donc il fallait rester un peu à l'hôpital mais nous sommes restés 9-10 jours en fait à l'hôpital et tout s'est très bien passé après, j'ai eu d'autres vérifications parce que bon il y avait eu cette hémorragie, il y avait eu cette préeclampsie mais voilà. Tout est bien qui finit bien, en fait.
- Speaker #1
Oui, tu relativises beaucoup, au final.
- Speaker #0
Oui. Eh bien, oui, parce qu'effectivement, l'accouchement a été traumatisant. J'aurais la possibilité, je ne pense pas que je revivrais une recesse et un accouchement, parce que ça m'a vraiment marquée. On m'a conseillé de consulter une psychologue pour me libérer de tout ça. Ça m'a fait vraiment du bien de parler à un professionnel de la santé. Je ne pense pas que je serais prête à revivre un accouchement pareil. Ça m'a vraiment marquée. Aujourd'hui, ma fille a pratiquement deux ans. Tout va très bien. Je vais bien. Elle va très bien. Je vais bien. Tout ça, c'est du passé. C'est qu'on dit toujours les contractions, on oublie le mal que ça a pu faire quand on a notre enfant avec nous. Mais moi, j'ai oublié le déclenchement, la lenteur du déclenchement, les douleurs du déclenchement, les douleurs des contractions. Mais l'après-accouchement, je n'y pense plus aujourd'hui, mais j'y ai beaucoup pensé pendant des semaines et des semaines. Oui. Oui, ce qui est normal. Ça a été vraiment très compliqué. Oui, même de rentrer à nouveau dans un hôpital, puisque j'ai accouché en juin et en septembre, j'ai dû me faire à nouveau opérer pour retirer un reste de placenta qui restait. Et juste le fait de rentrer à l'hôpital, c'était compliqué en fait. Je me disais... Et si ça recommence, en fait. Oui,
- Speaker #1
d'autant plus que c'était lié toujours à l'accouchement, au final, parce que le patient est censé ne plus être là.
- Speaker #0
Voilà. Oui, je n'en avais pas fini, en fait, avec l'accouchement, avec la grossesse. Et en vrai, dès que l'opération a été faite, je me suis sentie mieux dans ma peau, en fait. C'était fini, c'était derrière nous, c'était tout, en fait. Alors effectivement, je n'ai plus envie d'avoir d'autres enfants. On ne peut plus de toute manière avoir d'autres enfants. On ne partira pas sur une adoption, on ne partira pas sur une PMA à l'étranger. Mais je ne me verrai pas revivre non plus une grossesse et un accouchement comme ça une deuxième fois. Oui,
- Speaker #1
forcément. Et ce morceau de placenta, du coup, tu le savais dès le départ ou est-ce que c'est des douleurs et des choses qui t'ont fait reconsulter et qui ont mené au diagnostic qu'il reste un morceau ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. En fait, vu qu'ils ont retiré le placenta, mais qu'il y a eu l'hémorragie en même temps, lorsque je suis sortie de maternité, on m'a dit qu'on se revoit dans un mois puisqu'il se peut qu'il reste du placenta. Puisque quand on... La gynécologue a retiré le placenta, c'était une noyée de sang. La première chose à faire, c'était de stopper l'hémorragie. Un humain, il me semble, a 4 à 5 litres de sang dans le corps et moi, j'en avais perdu la moitié. La première chose à faire, c'était de stopper l'hémorragie. Le placenta, c'était après. La gynécologue m'avait dit qu'on se revoit dans un mois, je vous fais une échographie. et on voit s'il reste du placenta. Donc, j'étais allée un mois plus tard faire une échographie avec la gynécologue et elle m'avait dit, comme vous vous en doutez, il reste un peu de placenta.
- Speaker #1
Ok, c'était pas une surprise ?
- Speaker #0
Non, non, non. Et je savais qu'elle m'avait déjà prévenue à la maternité pendant les dix jours que l'on était pour... Après l'accouchement, qui aurait sûrement eu une autre intervention, qui fallait pas que je m'inquiète. Ok, oui. Voilà, c'était sûr, en fait, puisque ma priorité, c'était d'arrêter l'hémorragie. Oui, forcément. Voilà. Mais non, non, c'était prévu qu'il y ait cette opération après, en fait. OK. Mais opération qui n'a pas du tout été douloureuse et qui s'est très, très bien passée. Je suis rentrée le soir chez moi et tout est très bien passé. OK,
- Speaker #1
oui. Et comment tu t'es remis physiquement, du coup, de cet accouchement ? Est-ce que ça a été compliqué ?
- Speaker #0
J'étais très très fatiguée puisque j'avais perdu 2,5 litres de sang. Automatiquement, j'étais très fatiguée. J'ai voulu allaiter aussi, mais pendant les trois jours en réanimation, je n'ai pas pu stimuler en fait. J'étais aussi avec des traitements, donc je n'ai pas pu stimuler. Finalement, j'ai essayé pendant trois, quatre jours. au retour de la maternité d'allaiter, et ça n'a jamais fonctionné. Et je n'ai d'ailleurs jamais eu de montée de lait suite à la pré-ménopause, parce qu'on est passé par un endovocite, puisque je suis pré-ménopausée, en fait. Donc, la pré-ménopause fait que, dans beaucoup de cas, il n'y a jamais de montée de lait, parce que il me semble qu'une montée de lait, c'est dû aux hormones aussi, et pas, du coup. Oui, forcément. Donc, après l'accouchement, on va dire... Oui, ça a été beaucoup de fatigue. Mais par chance, aujourd'hui, on a un congé paternité assez long. Donc, mon mari a pu être avec moi pendant un mois et même plus. Puisque finalement, il a enchaîné sur ses vacances d'été.
- Speaker #1
Ok, oui.
- Speaker #0
Donc, voilà, il est resté pratiquement deux mois. On est resté deux mois à trois. Donc, ça, c'était très bien aussi. On a pu vraiment alterner tous les deux. Alors au tout début, comme nous sommes sortis de la maternité, Lucie ne pèsait pas 3 kilos, donc on devait la réveiller en fait tous les 3 heures pour la nourrir. Et au bout de 3 semaines, elle a atteint les 3 kilos. Donc là, c'était ce qu'on appelle à la demande. En fait, on lui donnait le biberon à la demande. Bien le merci, j'ai un bébé qui dort. On a beaucoup de chance. Je touche du bois encore maintenant, parce que je sais que rien n'est acquis. Mais Lucie dort de 20h à 7h le matin. Ok, oui. Voilà.
- Speaker #1
Ce qui est plutôt pas mal.
- Speaker #0
Voilà, je dis toujours que j'ai eu un avant et un pendant accoutement-grossesse compliqué, mais là après... Nous avons un bébé formidable.
- Speaker #1
Et du coup, elle s'est bien remise du coup du déclenchement et du fait de sortir un peu plus tôt que prévu.
- Speaker #0
Oui, il n'y a pas eu de conséquences. Non, il n'y a jamais eu de conséquences. Même le fait qu'elle reste qu'avec mon mari pendant les deux ou trois premiers jours, parce que c'est lui qui s'est occupé. des premiers jours, des premiers librons de tout ce qui se passe au premier que moi, je ne connais pas. Et non, il n'y a jamais eu... Tout s'est très bien passé, elle se développe très bien. Mais bon, encore une fois, elle n'était plus prématurée.
- Speaker #1
Oui, c'était quand même assez tard pour elle.
- Speaker #0
Oui, voilà. On nous a toujours dit qu'effectivement, c'est un petit poids. Mais elle se débrouille comme une grande en fait. C'est qu'elle n'a jamais eu besoin d'aller en énonate, jamais d'être pour respirer, rien du tout. Elle était déjà, oui voilà, je pense qu'elle était déjà dans son bon terme en fait.
- Speaker #1
Oui, ça allait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ok, et du coup 18 mois plus tard, est-ce que tu te sens remise de cette expérience ?
- Speaker #0
Oui, oui, maintenant... Ça m'arrive encore d'y penser. J'aurais aimé avoir une grossesse un peu dans l'idéal, d'avoir profité tout le long de ma grossesse, de ne pas avoir stressé, d'avoir un bel accouchement.
- Speaker #1
D'avoir un peu cette naïveté que tu n'as pas eu du tout.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que c'est aussi l'âge qui fait qu'on est un peu moins naïve ? Je sais que j'avais 34-35 ans. On a plus de questions avec l'âge. Est-ce que c'est le parcours aussi ? Je pense que c'est un peu des deux. J'en ai longtemps parlé avec la psychologue qui me suivait après l'accouchement. Elle me disait que c'est un peu des deux. Plus on vieillit, plus on se pose des questions. Plus on a peur aussi. Il y a le parcours aussi. Il y a le parcours aussi qui fait, en fait, 6 ans de galère.
- Speaker #1
Tu as le temps d'y réfléchir.
- Speaker #0
On a le temps de se faire à l'idée d'une belle grossesse, d'un bel accouchement. Et ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe. Mais le résultat, c'est ce qui compte en réalité. Si c'était à refaire, évidemment, je le referais. C'est la prunelle de nos yeux. C'est notre petite princesse, en fait. C'est ce qu'on a toujours voulu avoir. Voilà. On dit toujours que c'est clos maintenant. On est mariés, on a deux travails qui nous passionnent. On a acheté notre maison, on a un enfant. C'est clos. C'est bouclé,
- Speaker #1
bouclé, là.
- Speaker #0
Oui, voilà, la bouclée, bouclée. Voilà. Oui, non, non. C'est que, autant... C'est dur comme parcours parce que c'est semé d'embûches, c'est semé de questions. Quand on nous apprend qu'on ne pourrait pas avoir d'enfants naturellement, on repart avec un gros sac à dos, on monte dans la voiture et on se dit, mais on fait quoi en fait ? Qu'est-ce qui se passe ? Mais c'est aussi le message, j'ai voulu participer à ton podcast, mais c'est aussi pour faire passer le message que les parcours PMA, c'est dur, mais ça vaut le coup en réalité. Quand ça fonctionne, ça vaut vraiment le coup parce que derrière, il y a une jolie petite fille, un joli petit garçon, peu importe. Mais voilà, c'est ce qu'on attend le plus. C'est vraiment l'enfant désiré. Oui, oui.
- Speaker #1
En général, les galères d'avoir un nouveau-né à la maison, les nuits sans sommeil, les pleurs, on accepte beaucoup mieux. Ça va, pas de problème, tout va bien.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est pas si grave que ça, en fait. Oui. Voilà. On a beaucoup de chance d'avoir un bébé qui a fait saigner rapidement. Il y a eu des nuits où c'était compliqué. Il y a eu des nuits où on ne dormait pas, mais ce n'était pas grave. On était heureux quand même. Aujourd'hui, elle a entre 18 et 24 mois. Elle grandit. Elle est de plus en plus intéressante aussi. C'est de plus en plus sympa de communiquer avec elle. On mesure, nous, aujourd'hui aussi la chance qu'on a. Parce que c'est quand on rentre dans ce parcours, on crée des infinités avec d'autres couples. Et il y a des couples qui n'ont pas cette chance non plus, qui ont épuisé leur chance et qui n'ont pas d'enfants, qui n'ont pas cette chance qu'on a eue. Et aujourd'hui, on mesure la chance qu'on a d'avoir réussi.
- Speaker #1
Et d'avoir pu bénéficier d'un don de vos sites. Parce que je pense qu'il faut aussi le souligner. Merci. qui donne vraiment de bon cœur à nos recites et qui permettent à des parents de devenir parents c'est vrai on en parle même de plus en plus mais le
- Speaker #0
don de recites le don de sperme aussi il n'y a pas que les femmes qui sont touchées les hommes aussi sont touchés et c'est formidable de pouvoir faire ça Nous, on l'a beaucoup remercié dans nos pensées. Cette donneuse qui nous a aidés, aujourd'hui, si elle n'était pas là, on n'aurait pas Lucie. Ce qui est sûr et certain, c'est qu'on parlera de l'histoire aussi à Lucie, parce que c'est son histoire. De toute manière, on ne va pas lui cacher qu'elle est née dans le site. De toute manière, ce n'est pas une honte. Mais non, c'est même joli. On a eu une aide d'une donneuse. Et un grand merci à cette donneuse que je ne connais pas, que je ne connaîtrai pas. Et voilà, un grand merci à cette donneuse et au centre de dons aussi, parce que c'est qu'ils ont été là quand il y a eu les deux premières filles, ça n'a pas fonctionné, ils ont toujours été présents, ils ont toujours eu les mots. Si j'avais des questions, ils étaient là aussi. Et c'est formidable aussi d'avoir eu cette aide avec eux. Mais c'est que oui, un grand merci aux donneurs, aux donneuses, que ce soit des dons d'ovocytes, des dons de sang, des dons de plasma, etc. C'est vraiment très important, parce que moi j'ai eu recours aux trois en quelques heures. Oui, c'est ça. Voilà.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup à toi pour ce témoignage, cette petite dose d'espoir et de se dire que c'est parfois pas tout rose, mais quand même, ça vaut le coup.
- Speaker #0
Oui, voilà. C'est pour ça aussi que je voulais témoigner. Outre raconter mon accouchement, mais aussi donner de l'espoir aux couples qui sont en attente ou qui passent par là. Il faut toujours y croire. De toute manière, on sait qu'il y a des moments où on baisse les bras. Évidemment, on est humain. Oui,
- Speaker #1
il y a des moments où ça va moins bien. Je pense que tu en parles avec le sourire là, mais en vrai, ça n'a pas toujours été très simple.
- Speaker #0
Oh non ! Parce que quand on nous a annoncé qu'il fallait passer par un endomocite, c'est... Je me souviens que j'allais travailler, je rentrais, je m'enfermais dans la chambre et je pleurais. Ça a été des moments très, très compliqués, mais il faut aussi s'occuper de l'esprit pendant tout ce temps d'attente. Nous, c'est qu'on a fait des travaux à la maison, on a beaucoup voyagé, on a fait des choses. Il fallait s'occuper de l'esprit pendant toute cette attente, puisqu'on savait que ça allait être long de toute manière. Donc, il fallait s'occuper. On ne peut pas rester là à attendre l'appel de l'hôpital. Il faut trouver des occupations à faire. Il faut vivre. Oui, parce que la vie continue malgré tout. Avec ou sans enfant, de toute manière, la vie continue. Il faut en fait. Mais c'est que le parcours vaut le coup. Évidemment, je le dis que ça vaut le coup parce qu'on a eu... Ça a marché. On a réussi aujourd'hui. Parce qu'on sait que ça a marché. Quand ça marche, ça vaut le coup. Donc,
- Speaker #1
il ne faut pas perdre espoir.
- Speaker #0
Non, jamais. Nous, on y a toujours cru. Même dans les moments difficiles, même après la fausse couche, on a toujours cru et on a toujours dit que ce serait la troisième fille qui fonctionnerait. On a toujours su que ça fonctionnerait.
- Speaker #1
L'espoir fait vivre, il n'y a pas à dire.
- Speaker #0
Eh bien oui. Ça ne coûte rien d'avoir l'espoir. Voilà.
- Speaker #1
Eh bien, merci encore à toi pour ce beau témoignage.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il t'a plu, ou si le podcast de manière générale te plaît, n'hésite pas à me laisser une petite note sur ton application d'écoute préférée. 5 étoiles, ce serait l'idéal. Et pour découvrir d'autres histoires aussi passionnantes qu'intéressantes, rendez-vous mercredi prochain. À très vite !