- Rébecca
Hello maman et bienvenue sur Balance ton accouchement, le podcast qui recense les histoires d'accouchement, qu'elles se soient bien ou mal passées, car toute histoire mérite d'être entendue. Vous écouterez ici des parcours faciles ou difficiles, des expériences uniques et surtout de la bienveillance et de la sincérité. Alors que tu sois maman, papa, future maman, futur papa ou simplement intéressé par l'accouchement et par ce qu'il fait traverser aux femmes et aux hommes, tu es le bienvenu par ici. Moi je suis Rebecca. maman de deux enfants, est complètement bouleversée par les accouchements et la maternité. Alors, sans plus attendre, voici le nouvel épisode du jour ! Alors bonjour, merci à toi de m'avoir regardé pour ce nouvel épisode du podcast. Alors pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît en me donnant ton prénom, en me disant combien d'enfants tu as et quel âge ils ont, où ils sont, et puis en ajoutant tout ce que tu aurais envie.
- Ysalie
Bonjour, moi je m'appelle Ysalie et je suis la jeune maman d'un petit garçon qui s'appelle Elias et qui est né d'un tout petit peu plus d'un mois maintenant.
- Rébecca
Ah oui, tout petit bébé ! C'est marrant, j'ai plein de petits bébés en ce moment, des témoignages qui sont vraiment à chaud, c'est trop chouette parce que du coup on n'oublie pas du tout les détails.
- Ysalie
Pour ça, j'ai vu ton appel à témoins justement pour... Pour témoigner de l'accouchement, je me suis dit, tant que c'est frais, je préfère en parler maintenant.
- Rébecca
Clairement, trop chouette. Merci beaucoup de me faire confiance. Alors, pour commencer, première question que je pose à chaque fois. Est-ce que tu avais pensé accouchement dès le début de ta grossesse ? Est-ce que c'était quelque chose qui te faisait peur, qui te donnait envie, que tu envisageais ? Ou alors, au contraire, on se laissait porter et advienne que pourra ?
- Ysalie
Moi, j'ai pensé, oui, à l'accouchement depuis le début de la grossesse, voire avant, parce que je suis auxiliaire de puriculture. Et donc, j'ai fait des stages en maternité notamment et j'ai assisté à un accouchement. Donc, j'ai été actrice à aider la maman à accoucher, tout ça, à aider l'auxiliaire pendant l'accouchement. Et du coup, c'est déjà une pratique que j'avais vue, que je m'étais aussi intéressée parce que ça fait partie de la formation. Et donc, je me suis dit, le jour où je tomberai enceinte, forcément, l'accouchement tel qu'il est, c'est sûr que ça allait faire… Ça allait faire écho avec ce que j'avais vécu en tant que professionnelle. Du coup, voilà, ça me parlait déjà. Et pas mal d'appréhension, surtout une petite chose au niveau de la douleur. C'était un paramètre qui me stressait énormément dans la partie accouchement.
- Rébecca
Ok, comme un sacré dossier du coup. Ok, d'accord. Bon, alors sachant ça, si on revient au tout début, est-ce que tu te souviens du moment où vous avez lancé Projet Bébé du coup ?
- Ysalie
Oui, je me souviens, c'était en juillet 2023. Avec mon conjoint, on était partis en week-end tous les deux. Et on en avait discuté. C'est là que j'avais décidé d'arrêter la pilule. Et donc, on s'était lancé dans le projet comme ça. Et moi, mon parcours un peu particulier, c'est que j'ai eu un avortement il y a trois ans. Et du coup, je pense que j'avais un petit blocage. Après, le bébé n'a pas mis longtemps à arriver parce que je suis tombée enceinte mi-février. Mais je pense que j'avais un petit blocage quand même pour tomber enceinte parce que je pense que je me rémémorais et je n'avais pas fait le deuil de ce que j'avais vécu. Et donc, j'avais fait appel à une doula pour m'aider un peu à laisser, entre guillemets, évacuer l'embryon vers autre chose, etc. Et donc, trois jours après, je fais un test de grossesse pour me dire que j'étais enceinte. Ok. Soit on y voit un symbole.
- Rébecca
Ça a débloqué quelque chose.
- Ysalie
Voilà, exactement. Et du coup, je trouve la symbolique assez mignonne. Donc, voilà. Je suis tombée enceinte mi-février. Donc, ça a mis quelques mois, quoi.
- Rébecca
Ok, ouais. C'est pas trop non plus, quoi. Non.
- Ysalie
Ouais, ça va.
- Rébecca
Ok. Et comment t'as vécu ton début de grossesse ? Est-ce que t'étais sereine ? Est-ce que t'avais peur de... T'avais des peurs, des angoisses ?
- Ysalie
Je suis tombée enceinte mi-février et je suis tombée enceinte en même temps que ma meilleure amie. Pour elle, ça ne s'est pas passé comme prévu parce qu'elle a perdu le bébé à la première échographie. Ils ont vu qu'il y avait un petit battement de cœur. Et donc, c'est vrai que moi, ça m'a un peu stressée l'échographie qui allait arriver début mai. Sachant tout ça, c'est vrai que je me suis dit, est-ce que ça va nous arriver ? On a un peu ce stress parce que vu que ça arrivait à quelqu'un de proche pour nous, j'ai toujours cette petite pensée-là qui est arrivée. Donc, c'est plus la première écho qui me stressait le plus. Et puis, savoir si ça va tenir, si tout va bien se passer. C'est plus ça, moi, qui me stresse les premiers temps.
- Rébecca
D'accord. Et donc, du coup, la première écho est arrivée. Apparemment, bébé était bien là. Est-ce que ça t'a tout de suite fait redescendre ou est-ce que tu avais encore des petites appréhensions ?
- Ysalie
Non, ça m'a fait tout de suite redescendre parce que sachant qu'on entendait un chœur, je me dis que c'est souvent cette première échographie qui stresse beaucoup. Et je me dis, sachant que là, on entendait le chœur, tout ça, je pense que je me suis laissée un peu plus aller. Et voilà, au moins, je me suis dit que ça, c'est fait. Voilà, maintenant, on peut passer à la suite.
- Rébecca
C'est souvent le moment où tu réalises qu'il y a vraiment quelqu'un à l'intérieur et que...
- Ysalie
C'est ça, on voit que c'est tout petit. On prend conscience de quelque chose. C'est vrai que rien que d'entendre le cœur et de le voir, ça fait quelque chose quand même. Oui,
- Rébecca
forcément. Ok. Est-ce que tu avais des envies pour ton accouchement ? Est-ce que tu avais prévu des choses, entendu des choses ou est-ce que tu te laissais embarquer ?
- Ysalie
Moi, je voulais... Je n'avais pas de projet particulièrement pour ma naissance. Ce que je voulais juste, c'était une péridurale parce que j'avais un peu cette méconnaissance de... Physiologiquement parlant, je parle. Je ne sais pas trop comment gérer la douleur et avec le passé que j'avais eu, je me suis dit absolument la péridurale, tout ça. Mais sinon, après, je n'avais pas d'attente particulière. C'était surtout cet objectif-là de péridurale qui me...
- Rébecca
Oui, cette peur de la douleur.
- Ysalie
C'est exactement ça. On en revenait toujours à ça.
- Rébecca
Ok, d'accord. Comment se poursuit ta grossesse ? Est-ce que tout se passe bien ? Est-ce que tout tend vers un accouchement classique, naturel ?
- Ysalie
Oui, ça se passe bien. Le premier trimestre, j'avais eu beaucoup de nausées, beaucoup de fatigue. Ça a été très chargé, le premier trimestre. Le deuxième trimestre, c'est souvent là où on dit qu'on revit et qu'il y a un nouveau recommencement, tout ça. Et c'est vrai que je l'ai très bien vécu, le deuxième trimestre, physiquement parlant. Et le troisième, les nausées sont revenues. Et puis, c'est vrai que j'avais beaucoup de liquide amniotique. Alors, j'avais un très, très gros ventre. Donc, en tout cas, le troisième trimestre a été un peu plus sportif, je dirais. Je pouvais, alors j'ai une maison avec beaucoup d'escaliers. Donc, je continue quand même à faire du ménage, à me mouvoir. Et puis même la sage-femme m'a dit que c'était important de bien bouger, surtout en amont pour la préparation à l'accouchement. Mais c'est vrai que le troisième trimestre, je me sentais plus vite essoufflée, plus vite fatiguée. Et voilà, il y a ce ventre qui était très imposant. Oui,
- Rébecca
c'était un peu handicapant.
- Ysalie
Mais après, tout le long de ma grossesse, ça s'est plutôt bien passé. Le bébé était très en forme. C'est vrai que je n'ai pas à me plaindre particulièrement parce que je n'étais pas alitée. J'étais assez dynamique quand même. Donc, dans l'ensemble, la grossesse, je n'ai pas grand-chose à dire en vrai. Ça s'est très bien passé.
- Rébecca
Ok. Est-ce que tu avais suivi des cours de préparation à l'accouchement ?
- Ysalie
Oui. Moi, je suis suivie par une sage-femme libérale. C'est elle qui m'avait fait les sept cours de préparation à l'accouchement. Je la remercie du fond du cœur parce que c'est ça qui m'a un peu débloquée sur cette notion notamment de douleur. Parce que vu qu'il y a un cours qui est dédié à ça. Elle a bien expliqué comment se passait le cheminement, de l'appouchement, de la douleur, comment la gérer. Et comment se mettre dans sa bulle pour vraiment penser à autre chose, se créer un monde et essayer de gérer le mieux possible. Et moi, ce qui m'a rassurée et ce qu'elle m'a dit, c'est qu'il faut se dire que les contractions, ça dure une minute, voire une minute trente, et que ça passe, que ça revient, mais que ça passe. Et du coup, ça, c'est vrai que ça m'a beaucoup… J'ai intériorisé ça et ça m'a… permise je pense de dire bon bah voilà je vais essayer de rester focus sur les contractions tout ça mais de me dire que ça va passer quoi qu'il arrive quoi et c'est vrai que d'en parler avec elle et qu'elle nous a fait une espèce de méditation pour vraiment se mettre dans sa bulle bah voilà ce cours là particulièrement m'a fait du bien quoi ok mais ouais donc j'ai suivi les 7 préparations et accouchements et parce qu'en plus je voulais pas forcément un accouchement spécial tout ça donc c'était vraiment voilà dans le but au moins de d'essayer au maximum de gérer la douleur, tout ça, et de se préparer pour le jour J au mieux. Ok.
- Rébecca
Et est-ce que tu avais prévu justement des choses pour te mettre dans ta bulle le jour J ? Est-ce que tu avais prévu des musiques, des petites choses ou non ?
- Ysalie
Non, pas particulièrement. Après, j'avais pris pour le jour J un peigne au cas où, pour tout ce qui est le serré, si jamais ça faisait trop mal, etc. J'avais acheté des sucettes. Parce que j'avais vu une vidéo quelques semaines avant qui disait que ça pouvait faire dilater un peu plus de col de l'utérus.
- Rébecca
Oui, bouche molle, col mou, je crois que c'est ça l'idée.
- Ysalie
Mais sinon, oui, pas de musique particulièrement, parce que je ne savais pas trop après comment ça allait se passer, à quel moment ça allait arriver. Donc, j'avoue que je n'avais pas fait des choses précises. Je m'étais un peu laissée bercer, quoi.
- Rébecca
Ok, d'accord. Bon, alors, si on arrive à la fin de ta grossesse, alors, comment ça se passe ? Comment le travail s'enclenche ?
- Ysalie
Qu'est-ce qui se passe ? Alors, moi, donc, on a été à la maternité, donc, le 12 novembre, parce que j'avais beaucoup de liquide, j'étais essoufflée, et du coup, ma Ausha m'a dit Faites un monitoring plutôt à la maternité cette fois-ci, parce qu'en fait, Elle venait, elle, deux fois par semaine faire des monitorings à domicile. Et là, elle me trouvait plutôt en forme, tout ça. Mais c'est vrai que sur la fin, elle m'a dit, je me sens essoufflée, tout ça, votre rythme cardiaque augmente, tout ça. Elle dit, le dernier monitoring, ça serait bien que vous fassiez à la maternité. Donc, moi, mon accouchement était prévu le 16 novembre. Ok,
- Rébecca
donc tu étais en bout de course. Vraiment à la fin.
- Ysalie
Et donc, le mardi 12, on va à la maternité avec mon conjoint pour faire ce monitoring, tout ça. Et donc, ils durent une demi-heure, comme d'habitude. Pas de contraction en vue, il n'y a rien qui signale quoi que ce soit, bébé va bien, tout ça. Et là, c'est réglé, donc on enlève tout le matériel, tout ça, je me lève, et là, je sens que j'ai mal au ventre d'un coup, et que ça ne dure pas longtemps et que ça passe. Donc là, j'étais toute seule avec mon conjoint, on attendait la sage-femme, et du coup, mon conjoint m'a dit, demande à la sage-femme ce que c'est, parce que nous, ça ne t'est jamais arrivé, on ne sait jamais. Donc, je demande à la sage-femme et elle me dit, je pense que c'est une contraction, c'est plutôt en bonne voie. On repart, on repart, j'en ai, donc on a une heure de route pour aller à la maternité. Et du coup, pendant le trajet en voiture, j'en ai deux, trois à peu près. Et du coup, arriver à la maison, ça ne s'arrêtera pas en fait. Alors, donc, c'est des contractions irrégulières. Mais en tout cas, le travail commençait à se faire parce que j'en avais tous les 10, 7, 15 minutes, ça dépendait. Et ça jusqu'au mercredi soir. Donc ça a duré 24 heures. Donc 24 heures pendant lesquelles je ne dors pas déjà parce que c'est impossible de dormir. Et donc je fais pas mal d'allers-retours dans ma maison pour essayer de marcher un maximum. Parce que dès que je suis assise, ça me fait plutôt mal. Je fais beaucoup de ballons. j'essaye de me mouvoir un maximum, je mange des sucettes, je fais un maximum de choses pour vraiment essayer de faire le travail moi-même, toute seule, chez moi, tranquillement. Parce que c'est vrai que la sage-femme m'a dit mieux vous serez chez vous le plus longtemps possible, mieux ce sera, parce qu'elle dit vous serez à l'hôpital, mais des fois vous aurez un monitoring, vous ne pourrez pas vous mouvoir comme vous voudrez, donc au moins vous êtes chez vous, essayez de faire le maximum chez vous et jusqu'à ce qu'il y ait des contractions régulières. Et donc, les contractions régulières ont commencé à arriver le mercredi à 17h. Et ça, pendant deux heures, j'ai essayé de calculer avec l'application tout ça, le temps de régularité. Et du coup, à 19h, on appelle enfin la maternité le mercredi pour dire, écoutez, là, c'est toutes les cinq minutes. Et puis, je commence vraiment à avoir vraiment mal. Donc, est-ce qu'on peut venir ? Et donc, ils nous donnent le feu vert en nous disant, prenez une douche avant de partir et puis prenez la route tranquillement, sachant qu'il y a une heure de route, vous avez le temps.
- Rébecca
Et toi qui avais peur de la douleur, est-ce que ça allait à ce moment-là, au bout de 24 heures de contraction quand même ?
- Ysalie
Oui, ça allait. Franchement, je pense que j'imaginais le pire. Et c'est vrai qu'en fait, en comparant les douleurs de contraction, parce qu'en fait, pour être tout à fait honnête... Pendant l'avortement, j'ai fait un avortement médicamenteux. Et du coup, on m'avait dit, quand j'avais pris les médicaments, j'avais demandé au médecin quelle est l'intensité de la douleur. Il m'a dit que ça variait d'une femme à une autre, forcément. Mais en tout cas, ça pouvait être de grosses douleurs de règles, voire un mini-accouchement. Et c'est vrai que pendant ce moment-là, j'avais tellement mal que j'avais imaginé ça comme un mini-accouchement. Je me suis dit, le jour J... d'un accouchement vraiment pur et dur, qu'est-ce que ça peut être ? Et finalement, je pense que le processus avait été emplanché et je m'étais mise dans ma bulle. Et finalement, les 24 heures de contraction, alors je ne dis pas que c'est une partie de plaisir, mais en tout cas, effectivement, j'imaginais ça pire. Et j'ai réussi quand même, avec l'aide de mon conjoint, à vraiment bien me mettre dans ma bulle pour essayer d'avancer les choses un maximum toute seule. Et puis voilà, mon conjoint qui me rassurait, qui m'encouragait, qui...
- Rébecca
Et puis, il y a ce côté naturel quand même. Là, c'est l'ordre des choses d'avoir mal pour que le bébé s'en prête. Contrairement à un IVG où on demande au corps de travailler.
- Ysalie
Exactement ça. Donc, c'est vrai que c'est pas la même dynamique. Et puis, je me dis, de toute façon, là, j'ai mal parce que l'arrivée du bébé va être éminente. Et du coup, je l'aide aussi à faire ce processus pour qu'il sorte. Donc, c'est forcément pas la même dynamique. Mais en tout cas, les 24 heures de contraction, ça a été. Donc, arrivé à la maternité, il était 20h et quelques. Et du coup, on a accueilli par le changement d'équipe. Et donc, la sage-femme, hyper enjouée, tout ça, vraiment sympathique, me fait le monitoring. Et donc, je vois aussi que les contractions commencent à être bien régulières. Et donc, elle regarde la dilatation du col et j'étais déjà à 4.
- Rébecca
OK.
- Ysalie
Pendant la visite de la maternité, quelques semaines avant, il nous a fait découvrir un peu la salle naissance, tout ça. Donc, il nous a dit qu'il y avait une seule baignoire dans les salles de naissance et que si potentiellement elle était disponible, on pouvait y avoir le droit. Et donc, vu que moi, j'arrivais quand même à gérer les contractions, tout ça, je lui demande si la baignoire est disponible. Le service étant calme à ce moment-là, il m'a dit, il n'y a pas de souci, on fait couler le bain, faites du ballon en attendant, on prépare tout ça. Et donc, je me mets deux, trois heures dans le bain, tranquillement. Il y a mon conjoint qui est à côté de moi. On fait des blind tests, notamment. On essaie un peu de s'aérer un peu l'esprit en rigolant. Et c'est vrai que de prendre un bain, ça fait un bien fou. Parce que voilà, il y a les conflits. sont atténués et puis au moins on est dans de l'eau donc ça fait toujours un peu plus bulle etc.
- Rébecca
Donc là tu es quand même à 4 cm dans l'eau sans péridural du coup et tu y arrives très bien.
- Ysalie
J'y arrive très bien et du coup je suis assez contente parce que finalement pendant les cours de préparation à accouchement je me suis dit je veux essayer quand même de faire un maximum sans péridural je la veux quand même et je vais essayer quand même si je peux un maximum le faire sans c'est l'idéal. Et donc, je me rends compte que j'étais déjà à 4 toutes seules. Donc, j'étais contente. Donc, le bain pendant 3 heures a permis quand même de dilater d'un centimètre en plus. Donc, j'étais à 5. Et donc là, la sage-femme me dit, écoutez, si vous voulez la péri-durale, il ne faudra pas tarder parce que voilà, c'est après le temps de se mettre en place. L'anesthésie, s'il est disponible, tout ça, voilà. Donc, on me pose la péri-durale. Je me souviens que ce n'est pas… Après, ce n'est pas… l'événement en soi qui me terrifiait. En plus, sachant que j'avais assisté à ça pendant l'accouchement que j'avais fait en stage, ce n'était pas quelque chose... Je me souviens que j'avais un peu broyé quand même les bras de l'oxygène qui étaient devant moi. Et du coup, après... Entre-temps, par contre, j'avais perdu le bouchon du queue quand même parce que je me suis dit, qu'est-ce que c'est ce truc ? Donc, je n'avais pas perdu. Donc là, je l'ai perdu. Et du coup, après la pause de la péridurale, elle a revérifié le col, la sage-femme. Et donc, j'étais dilatée à 6. Donc là, elle me dit, maintenant, c'est 1 cm par heure. Vous avez le temps, reposez-vous. Parce que du coup, moi, ça faisait plus de 24 heures que je ne m'étais pas reposée. Et puis avec les contractions, c'est fatigant tout ça. Donc, je me suis dit, je prends le temps, je me repose. Voilà, plus j'avais plus mal, je sentais quelques petites choses. Mais voilà, j'avais plus mal. Donc, ça libère beaucoup. Et donc, voilà, on prend le temps et tout ça. Et là, je me rends compte que je perds du liquide. Et donc, j'appelle l'auxiliaire, tout ça. Et du coup, je viens de perdre les os toute seule sur la table. En plus, vu que j'avais beaucoup de liquide amniotique, ma sage-femme m'a dit, faites attention, parce que le jour où vous allez perdre du liquide, vous allez perdre les os, ça va être un peu la piscine pâle. Je dis, ah, d'accord. Et finalement, il n'y a pas eu tant de liquide que ça. C'était, je pense, plus impressionnant dans le ventre qu'à la sortie, puisque finalement, ça coulait petit à petit. Donc je perds les os et elle repart, elle nettoie tout ça. J'essaye de me reposer et là, je sens quelque chose. Déjà, je sens que la péridurale fait un tout petit peu moins effet parce que j'ai un petit peu mal en bas.
- Rébecca
Parce que jusqu'à présent, la péridurale, tu avais tout coupé les douleurs, tu n'avais plus de sensations. Exactement,
- Ysalie
c'est ça. Donc là, j'avais quelques sensations et je sens que ça pousse. Je sens que là, j'ai envie de pousser, ça ne va pas trop. Donc, j'appelle la sage-femme et je lui ai dit, je commence un petit peu à avoir mal tout ça. Et puis vraiment, je sens que de temps en temps, j'ai vraiment envie d'expulser, je ne sais pas ce que c'est. Et donc, elle regarde et puis tout ça, c'était 45 minutes après la péridurale. Ça allait très vite. Et donc, elle regarde et elle me dit, ah oui, effectivement, vous êtes à dilatation complète. Je dis, mais comment ça ? Vous m'avez dit 20 centimètres par heure, tout ça. Là, finalement, ça arrive très, très vite. Et du coup, ça m'a un peu surprise et un peu paniquée. Mais c'est vrai que je pense que...
- Rébecca
Tu n'avais pas prévu ça, quoi. Tu étais au moins partie pour cinq heures à attendre.
- Ysalie
Parce que moi, on m'a dit finalement, il était là, je pense, deux heures du matin. Je me suis dit, je ne vais pas coucher avant sept, huit heures du matin, finalement.
- Rébecca
Je me suis dit,
- Ysalie
je vais me placer tout ça.
- Rébecca
Je vais dormir un petit peu, tranquille. Comme ça,
- Ysalie
je vais prendre un peu d'énergie parce que là, je suis un peu amorphe et fatiguée. Et donc, elle voit que je suis à dilatation complète. Elle dit, pousse un petit peu juste pour voir comment ça se passe tout ça. Et donc, je commence un peu à pousser. Effectivement, la tête était déjà embarquée dans le bassin. Donc, elle me dit, je m'occupe d'une patiente. Je reviens dans un quart d'heure et puis on s'installe. Et donc là, je me souviens, mon conjoint était allongé dans un fauteuil d'hôpital et puis il allait commencer à dormir. Et là, je lui explique. Et du coup, pareil, il ne s'y attendait pas. Il voulait dormir. Donc, c'est un peu panique à bord parce qu'en plus, moi, ce qui me stressait le plus, c'est la douleur et la poussée. Parce que pendant les cours de préparation à l'accouchement, on n'avait pas… Ma Sacha m'a dit… Je ne vais pas vous apprendre à pousser parce que selon comment on va vous expliquer à la maternité, ça peut être une autre méthode de pousser. Donc, elle m'a dit, je ne vous l'explique pas, vous verrez directement un peu le jour J. Et donc, je me suis dit, est-ce que je vais arriver à pousser ? Est-ce que je vais faire des poussées efficaces ? Est-ce que voilà, il y a tout ce petit cheminement qui me stressait un peu. Et donc là, quand elle m'a dit on s'installe dans un quart d'heure, alors que bon, c'était prévu dans cinq heures. Là, tout se chamboule un peu et je me suis dit ah oui, là, c'est vraiment ce que j'attends. Et donc, donc, elle revient, elle s'installe tout ça et je commence à m'expliquer en fait que pour les pousser, il fallait comme si on imaginait aller à la salle. Et effectivement, c'est très parlant. Donc, du coup, finalement, ça s'est plutôt bien passé. J'avais bien compris le système de poussée. Et donc je pousse, voilà, normal, chaque contraction, on fait trois respirations, hop, on pousse. Sauf que là, je sens que je pousse, mais qu'on ne dit rien. Je sens le monitoring qui fait des bip, bip, bip, et qu'elle le regarde de temps en temps. Et à un moment donné, je tourne la tête et je vois que le cœur de bébé ralentit. Donc personne ne me dit toujours rien, etc. J'essaye de me reconcentrer à tout ça. Et là, l'auxiliaire me dit, écoutez, je pense qu'on va peut-être appeler le médecin. Parce que, voilà, il a dit, j'ai vu que vous avez vu que le cœur de votre bébé ralentissait. Donc, on va appeler le médecin. Et puis, des fois, ça va vous permettre de peut-être pousser davantage en sachant que le médecin va arriver. Ça va vous aider, vous redynamiser. Je dis, écoutez, pas de souci. Et donc, la gynécologue arrive. Et donc, je me souviens, ils étaient à l'auxiliaire. La gynécologue, la salle femme et mon conjoint qui regardaient ce qui se passait. Je ne me disais rien, donc je me sentais très seule. Donc, je recommence les poussées, tout ça. Et là, je vois la gynécologue qui m'appuie sur le bas du ventre pour vraiment, je pense, faire effet un peu… Pas grand chose, mais essayer de l'expulser, enfin, m'aider à l'expulser en tout cas. Et du coup, je ne comprends toujours pas ce qui se passe parce que… Pour moi, on me dit, oui, vous faites des poussées efficaces, allez-y, continuez, continuez, mais il y a quand même quelqu'un qui m'appuie sur le ventre et qu'il n'y a toujours rien. Ce n'est pas tout à fait normal,
- Rébecca
d'ailleurs, ce qui s'est en passant.
- Ysalie
Oui, j'ai appris ça après, mais oui, effectivement, ce n'est pas tout à fait normal, c'est clair. Du coup, je continue de pousser tout ça. À un moment donné, la tête sort. Et là, je vois la sage-femme qui prend le ciseau et qui coupe un bout. Et je comprends qu'en fait, il avait le cordon autour du cou avec le bras qui était coincé entre le cordon et la tête.
- Rébecca
Ah ouais.
- Ysalie
Et donc, il était complètement avec le bras comme ça et vraiment…
- Rébecca
Il essayait de se dépatouiller, mais il n'y arrivait pas là.
- Ysalie
Et même si je faisais des poussières efficaces, ce n'était pas assez pour vraiment le faire sortir tout seul. Donc, on m'explique ça après. Et je pense qu'il ne me l'avait pas dit ce moment pour que je reste concentrée et que tout ça. Mais du coup, mon conjoint m'a dit, il dit, envoyez la tête, tout ça, envoyez que le cordon est autour du cou et que tu faisais pousser, mais il n'y a rien qui sortait, quoi. Donc, je pense qu'effectivement, le fait d'appuyer sur le ventre, ça pose un peu question, mais en tout cas, je pense que c'était vraiment pour m'aider à le faire sortir et voilà. Et donc, on l'a mis sur le ventre directement. Une fois la tête de toute façon sortie, il est sorti.
- Rébecca
Oui, parce qu'ils avaient coupé le cordon en plus du coup. Exactement,
- Ysalie
il est sorti et puis voilà, il n'est pas mis sur le ventre. il a pleuré directement et il allait très bien il n'a pas gardé de pro de séquelles de ses petits bras qui cardient non parce qu'après ils ont juste eu peur pour la clavicule du coup que le fait qu'il soit resté coincé en poussant tout ça et qu'il se soit cassé et finalement non il n'y a pas eu de problème particulier donc voilà il allait très bien à la sortie plus de peur que de mal on va dire ouais le petit coup de pression quand même Oui, surtout quand on te dit, on va appeler le médecin, tout ça. Et moi, je l'avais vu faire notamment en stage. Et puis, on sait qu'on a une demi-heure, 45 minutes pour pousser aussi. Donc, il y a un peu l'espèce de temps imparti. On se met un stress pas possible parce que là, il faut y aller et que c'est le moment.
- Rébecca
Oui, c'est ça. Et puis, tu ne veux pas qu'il intervienne le médecin. Du coup, tu fais tout parce qu'il n'intervienne pas.
- Ysalie
Si on peut éviter tout instrument et toute intervention, c'est nickel. Mais voilà. Du coup, à la suite de ça, j'ai eu une déchirure du coup parce que je pense que le fait qu'il ait tout coincé dans le cordon, il y a beaucoup de points de souture à la fin finalement. Mais voilà, après… Ça s'est plutôt bien passé. Ça a été un accouchement avec une équipe qui a été vraiment à l'écoute, bienveillante. Il y a eu un petit peu d'humour. Et puis, c'est vrai que nous, on avait choisi cet hôpital parce qu'en fait, on habite à la campagne. On a des hôpitaux à une heure d'intervalle, que ce soit un hôpital ou l'autre. Et du coup, on a choisi cet hôpital parce qu'il a le label Amis des bébés. Donc, du coup, on a été prêts. dans la bienveillance, dans l'écoute des parents, dans l'allaitement, dans plein de choses qui aident à la parentalité.
- Rébecca
Ok. Et toi, c'était un projet que tu avais, l'allaitement, justement ?
- Ysalie
Oui. Alors après, pareil, de par mon parcours professionnel, j'ai vu beaucoup, beaucoup de mamans, surtout pour un premier enfant, galérer. Parce que je trouve que ce n'est peut-être pas si inné qu'on le dit. En ne parlant pas,
- Rébecca
disons-le.
- Ysalie
En fait, il y a tellement de... Pour la mise en place de l'allaitement, franchement, je trouve qu'il faut un peu de courage et de détermination. C'est surtout ça. Parce que quand on passe en stage, j'ai vu beaucoup de mamans prendre le colostrum à la petite cuillère, faire vraiment de manipulations comme ça. Et je me suis dit, si je veux allaiter, il faut s'armer un peu de patience et être sûre, je trouve. Et donc, pendant toute ma grossesse, je me suis posé la question, est-ce que j'allaite, est-ce que je n'allaite pas ? Et je me suis dit, j'ai envie d'essayer. Et clairement, je vais tout mettre en place pour que ça se passe bien. Et si ça ne marche pas, je n'ai pas non plus envie de forcer des choses ou que je sois fatiguée ou que ça se passe mal, que ce soit pour mon enfant ou pour moi. Je n'ai pas envie que ce soit une mauvaise expérience. Mais je me suis dit quand même, je vais aller jusqu'au bout et je veux tout tenter. Et donc, sachant que moi, après l'accouchement, ça faisait 48 heures que je n'avais pas dormi finalement. Le mardi soir et j'ai accouché le jeudi, dans la nuit de mercredi à jeudi, le jeudi matin. Du coup, ça faisait 48 heures. Je suis à force, on est un peu fatigué. Et donc, on a fait une tétée de bienvenue direct après la naissance. Et du coup, une fois arrivé en chambre, par contre, j'ai dit que je voulais allaiter. Et du coup, les auxiliaires m'ont pas lâchée, en fait. Ils ne m'ont pas lâchée. Après, le problème, c'est qu'au départ, mon mamelon ne s'étirait pas assez. Il m'a fait des crevasses sur chaque sein parce que je pense qu'il essayait de prendre et ça ne marchait pas. Et donc, c'est vrai que le vendredi, j'en avais un peu marre et j'avais mal. Surtout, ça faisait très, très mal.
- Rébecca
Ça fait mal les crevasses. Il faut le dire aussi parce qu'on nous dit souvent qu'on ne doit pas avoir mal quand on a l'aide. Oui, mais pourquoi ça fait mal quand même ? Alors oui, ce n'est pas normal, mais il faut le dire quand même, ça fait mal.
- Ysalie
C'est vrai qu'au début, on tâtillonne, savoir comment le placer, comment il doit prendre. Je pense que c'est presque impossible de ne pas du tout avoir de crevasse, surtout pour un premier allaitement. Finalement, une sage-femme m'a dit, si vous voulez, on peut mettre en place des bouts de seins en silicone pour vraiment que ça fasse écran et que vos crevasses se cicatrisent et qu'il n'appuie pas dessus. Ça va vraiment aider. Et ça a été miraculeux. Une fois mis en place ça, du coup, il a compris comment bien prendre en bouche. Et moi, du coup, il n'était pas en contact avec mon mamelon. Et donc, ça a été la libération. Et depuis, ça a roulé nickel. Je l'allaite et je suis contente qu'on ne m'ait pas lâchée parce qu'après, une fois que ça marche, j'avoue que c'est magique. Mais c'est la mise en place, moi, qui m'a un peu refroidie.
- Rébecca
Oui, et puis bon, t'es fatiguée, t'as mal, t'as déjà eu mal, t'as pas forcément envie de t'acharner non plus, voilà quoi.
- Ysalie
Absolument, ça fait beaucoup de choses en fait. En fait, on se rend compte que l'accouchement, c'est magique, mais en même temps, ça demande tellement d'efforts physiques, de dépassement de soi, tout ça, qu'on te rajoute encore quelque chose, je trouve, avec le sainte-femme, tu vois. Donc, c'est vrai que je me suis dit, il y a l'accouchement. Après, il y a une autre étape et après une autre étape. Et finalement, tu te rends compte que tu commences un temps.
- Rébecca
Je suis occupée d'un petit humain qui vient d'arriver sur Terre, donc ce n'est quand même pas rien.
- Ysalie
Donc, c'est vrai que ça faisait beaucoup. Mais du coup, ça a plutôt bien fonctionné. Une fois mis ça en place, ça a été nickel.
- Rébecca
OK. Et aujourd'hui, ça fait un mois. Du coup, tu es toujours avec les bouts de seins ou tu as réussi à les retirer ?
- Ysalie
Alors, je suis toujours avec. Sa cheva m'avait dit on peut les retirer si vous voulez mais c'est pas une obligation. Et en fait je me suis dit parce qu'en fait Elias n'a pas perdu beaucoup de poids à la maternité donc il y a forcément ces 10% qui perdent tout ça. Mais il a vite repris en fait au bout du deuxième jour, il a super bien repris. Et donc depuis il n'a jamais baissé et ça a toujours augmenté même bien comme il faut. Et en fait je lui ai dit à ma sa cheva, je lui ai dit vu que ça marche bien et qu'il prend bien du poids, j'ai pas envie de faire dégringoler quoi que ce soit. puisse se passer mal. Donc, je lui ai dit, c'est vrai que tant qu'il prend du poids, pourquoi enlever quelque chose qui marche bien ? Donc, finalement, pour l'instant, je l'ai gardé.
- Rébecca
C'est bien de le dire aussi, ça peut durer dans le temps et ce n'est pas à juger ni à redire.
- Ysalie
Moi, j'avais posé la question à sa femme parce que je lui ai dit, j'ai mes lèvres de sang, ça se garde combien de temps à ma vie ? En fait, ça dépend d'une femme à une autre. Elle dit, vous pouvez les garder trois semaines, comme plusieurs mois, comme... pendant tout votre allaitement, il n'y a pas d'indication précise. Et du coup, c'est vrai que ça m'a rassurée en me disant Bon, je n'ai pas cette pression de me dire au bout de 15 jours, il faut absolument que je les enlève. Donc, je me suis dit Tant que ça fonctionne, je reste sur ça.
- Rébecca
Et toi, avec cette déchirure, comment tu te sentais en post-accouchement ?
- Ysalie
Je me sentais un peu... Je me sentais bien moralement. Je n'ai jamais eu de choses particulières. Pas de baby blues, pas quoi que ce soit. Après, j'avoue que physiquement, les points m'ont fait mal quand même. Et après, une chose que je veux dire, parce que moi, c'est vrai que je n'ai pas beaucoup entendu ça, c'est le retour un peu du transit, d'aller à la selle, tout ça, qui pour moi a été le plus compliqué. Parce qu'en fait, j'ai eu pas mal de points. Alors, je ne saurais pas dire combien, mais ça m'a mis du temps à me recoudre, tout ça. Je pense que j'ai eu une belle... Une belle déchirure. Et du coup, en fait, je n'osais pas pousser, en fait, parce que j'avais peur de me refaire mal. Et du coup, le retour à la selle, tout ça, c'est ce qui a été le plus compliqué. J'avais peur, déjà, parce que ça piquait pour faire pipi. Et pour la selle, ça a été... J'avais peur. Je pense que je me bloquais moi-même, en fait, finalement.
- Rébecca
Oui. Oui, peur d'avoir mal, toujours.
- Ysalie
Et puis c'est vrai qu'on a fait quand même une grosse poussée pour l'accouchement. Je me suis dit, je vais peut-être un peu associer ça aussi après pour aller aux toilettes. Et du coup, je pense qu'il y a eu un petit blocage quand même. Mais sinon, après, hormis ça, juste après l'accouchement, il n'y a pas eu de choses particulières. Je me sentais bien, j'étais contente qu'il soit là. Et pareil pour mon conjoint aussi, ça a été des moments magiques et on l'a très bien vécu. Et voilà, c'est surtout ce... petit point physique là qui a été un peu plus compliqué oui,
- Rébecca
donc du coup avec un peu de recul de un mois c'est vraiment l'accouchement que tu voulais et du coup t'as réussi à la fois allier pas trop souffrir et en même temps faire le maximum d'intrave quand même 5 cm toute seule c'est une belle performance c'est
- Ysalie
vrai que après c'est pour ça que je ne remercierai jamais assez la Sacha mais je pense que c'est important d'être bien accompagnée parce que quand on t'explique les choses Et qu'on t'accompagne jusqu'au bout de la démarche. Et que moi, c'était vraiment, voilà, savoir comment ça allait se passer. Je leur dis vraiment le mécanisme de l'accouchement. Je sais que ça m'a beaucoup aidée, quoi. Et je n'aurais pas su ça. Et une mauvaise information, je pense que je l'aurais vécu différemment,
- Rébecca
quoi. Oui. Eh bien, écoute, super. Merci beaucoup à toi d'avoir partagé tout ça avec nous. C'est vrai qu'un bel accouchement qui est bien vécu. Et malgré une déchirure et compagnie, on s'en remet bien et c'est ce que tu es, donc c'est beau.
- Ysalie
C'est vrai que, honnêtement, je voulais aussi témoigner parce que je voulais dire aussi qu'il n'y a pas que du négatif dans tout ce qui est accouchement, même post-partum parce qu'on entend beaucoup de choses. Après, ce n'est vraiment pas un jugement ou quoi que ce soit, c'est juste que je trouve qu'on a plus tendance à prendre la parole pour des choses où ça se passe mal, forcément, pour témoigner et pas des fois des choses positives. Et c'est vrai que Moi notamment, j'avoue que le postpartum m'angoissait un peu, j'avoue. Parce qu'on entend tellement de choses dures, que ce soit physiquement, psychologiquement, tout ça, que finalement, quand ça se passe bien, on se dit Ah, ben tiens, c'est bizarre, quoi ! Après, c'est pour ça que c'est important des femmes qui témoignent quand ça se passe mal, parce que c'est ce qui arrive aussi la plupart du temps, on ne va pas se mentir. Mais c'est aussi important de témoigner aussi, je pense, quand ça se passe bien, parce que je pense que ça fait relativiser et ça fait du bien aussi d'entendre quand les choses se passent bien, qu'il y a du positif.
- Rébecca
C'est vrai que là-dessus, on n'en parle pas du tout. On parle vraiment de ce qui, quand ça ne va pas, et c'est ce qui est très bien, parce qu'il y a beaucoup de femmes qui passent par des gros problèmes et des gros downs, et c'est normal d'en parler, mais il faut aussi en parler aussi et dire que c'est bien, enfin, ça va, c'est possible que ça aille. Et voilà, ce n'est pas parce que tu n'as pas grand-chose à dire que tu dois te taire complètement. Au contraire, parce que ça peut se passer correctement, normalement. Et voilà, il faut juste dire, ça peut aller.
- Ysalie
Ça, c'est aussi relativiser un peu. Et après, chaque femme a des vécus différents, forcément, par son expérience personnelle ou quoi que ce soit. Mais c'est vrai que je me dis, je n'ai pas grand-chose à dire en soi sur tout ça. Mais ça s'est bien passé, donc je me dis que ça peut peut-être aussi rassurer des jeunes femmes qui sont enceintes actuellement, qui ont des angoisses, qui ont des questionnements, tout ça. De dire que ce n'est pas forcément que du négatif et que ça peut bien se passer. Ça dépend de chacune, mais c'est vrai que je pense qu'on est passé d'un extrême à un autre. Et de voir que ça peut peut-être se passer un peu plus sereinement pour certaines, ça m'est intéressant aussi.
- Rébecca
T'as bien raison et je trouve aussi que c'est important. C'est aussi ce que je me suis fixé comme objectif, c'est de parler de tout, y compris quand ça va, quand ça ne va pas. Et quand tu as bien vécu un accouchement avec Péridural, cool, tant mieux, c'est trop bien, parce que c'est quand même la majorité de ce qui se passe au final. Et heureusement, donc c'est bien. Oui, c'est ça.
- Ysalie
Ne pas culpabiliser personne, et que chacun vive son accouchement comme il le souhaite. Forcément que des fois, je pense qu'on aura des imprévus, des choses qui ne se passeront pas forcément comme il faudrait, mais... essayer de relativiser un maximum je pense que c'est surtout ça c'est pour ça que ça fait de bien ce genre de podcast où t'entends certains témoignages et je pense que ça fait relativiser pas mal de choses quand même c'est sûr,
- Rébecca
et bien encore merci beaucoup à toi pour toutes ces good vibes ouais toi, c'est gentil merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout s'il t'a plu ou si le podcast de manière générale te plaît, n'hésite pas à me laisser une petite note sur ton application d'écoute préférée. 5 étoiles, ce serait l'idéal. Et pour découvrir d'autres histoires aussi passionnantes qu'intéressantes, rendez-vous mercredi prochain. A très vite !