- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur BATICAST, le podcast de la FFB Gironde destiné aux artisans et aux entrepreneurs du bâtiment. Dans chaque épisode, nous donnons la parole à des experts, des entrepreneurs, des spécialistes pour répondre aux questions qui vous préoccupent. Alors je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne écoute. Bonjour à toutes et à tous et bonjour Major Marconnet.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté notre invitation pour participer à ce podcast. Et bonjour aux gardiens de la paix Nadal. Merci également à vous d'avoir accepté notre invitation. Et bonjour Maxime Bonpays. Et bonjour Théo. Merci aussi d'être à nos côtés. Nous sommes avec les forces de l'ordre, d'un côté la gendarmerie, de l'autre la police nationale. Dans cet épisode, on va notamment parler en cas de vol. Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on fait ? À quel moment on va porter plainte ? Comment on continue ? Comment on fait la prévention aussi sur les chantiers ? On va parler de tous ces sujets-là avec toutes les deux et évidemment avec toi Maxime. Peut-être pour commencer, mesdames, si ça vous va de vous présenter un tout petit peu plus. J'ai juste dit quels étaient vos postes respectifs, mais peut-être vous présenter un petit peu plus. Et je vais me permettre de vous voyer si ça vous va, évidemment, mais de vous appeler par vos prénoms. Ce sera un chouïa plus facile pour la suite des épisodes. Nadine, je vous laisse commencer, peut-être vous présenter un petit peu plus qu'en tant que major Marconnet.
- Speaker #2
D'accord, donc effectivement, major Marconnet. Donc moi, à la base, je suis référente sûreté pour la gendarmerie de Gironde. Et je suis responsable aussi de la cellule de prévention technique de la malveillance pour tout le département de la Gironde sur sa zone de compétence. Référents sûreté, on peut expliquer un petit peu ce que c'est. C'est un gendarme qui a suivi une formation particulière et on a la même formation commune avec nos camarades policiers où on a reçu une formation qui nous permet de faire des expertises de site en lien avec tout ce qui est les actes de malveillance. dont peut être victime un chantier, un bâtiment, des locaux, peu importe. Mais ça nous permet là aussi de pouvoir amener des préconisations, faire des études de vulnérabilité pour déceler des problématiques et apporter des préconisations.
- Speaker #0
Parfait, merci pour cette complète présentation. Jeanne, de votre côté ?
- Speaker #3
De mon côté, je suis Jeanne Nadal, référence sûreté au sein de la DIPN 33. Je suis référence sûreté depuis 2012. Et comme ma collègue Nadine, j'ai effectué une formation de référence sûreté.
- Speaker #0
Et peut-être, nous nous préciser, c'est l'une des premières questions que je pose à chaque fois sur ces épisodes du podcast. Pourquoi d'après vous, le sujet qu'on va aborder aujourd'hui est essentiel pour les chefs d'entreprise qui nous écoutent, les adhérentes et les adhérents de la Fédération du bâtiment en Gironde ?
- Speaker #2
Parce qu'on sait malheureusement que ce domaine du chantier, du bâtiment, sont victimes malheureusement de vols dans tout genre qu'on pourra développer un petit peu plus tard pour faire un point et voilà ça fait partie du champ économique aussi de notre département donc on est tenu là aussi d'apporter une aide comme on pourrait le faire auprès de nos élus ou auprès d'autres collectivités et bien voilà ce domaine là est aussi important pour nous de de pouvoir le protéger au maximum. Ou d'accompagner après les chefs d'entreprise si malheureusement des faits délictueux, ils ont été victimes de faits délictueux, de pouvoir les accompagner sur des dépôts de plaintes.
- Speaker #0
Giane, de votre côté ?
- Speaker #3
De mon côté, on deplore que malgré nos propositions de consultation de sûreté systématique, cette année il y a énormément d'artisans et de sociétés qui déclinent nos propositions de consultation de sûreté. Et peu de sociétés ou d'artisans déposent plainte.
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est essentiel d'en parler aujourd'hui. Maxime, je vais te poser la question aussi d'une convention qui a été signée récemment, la convention RALVOL. Est-ce que tu peux nous en parler là aussi ? Pourquoi avoir signé cette convention ? Et à quel point là aussi, c'est tout de même important d'en parler aujourd'hui ?
- Speaker #1
Bien sûr Théo. Alors la convention RALVOL a été signée, je ne me trompe pas, en décembre 2024. Donc on va mettre à rêver sur une année d'exercice. La convention a... Quel objectif ? C'est simplement que le vol sur chantier, ça a un coût, parce que ça a un coût sur des retards de chantier, ça a un coût parce que, aussi, quand on se fait voler, je te dis une bêtise, je prends l'exemple des tableaux électriques, par fois, il faut les recommander. Donc le chantier est décalé, c'est de la contrainte, c'est surtout dans les temps qui courent, des chantiers qui, à un moment donné, ne sont pas lisses, et on aimerait bien que tout soit lisse, vu la complexité. Et on s'est dit à ce moment-là, par quelque chose qui existe au national, est-ce que les vols sur le chantier, on l'avait échangé, est-ce qu'on peut aller plus loin ? Donc cette convention a été signée. L'objectif de cette convention, c'est finalement, en effet, avoir... Alors on parle du dépôt de plainte et du curatif. C'est-à-dire dépôt de plainte, on vient déposer, ça permet... Alors, les forces de l'ordre le diraient bien mieux que moi, mais si on ne dépose pas plainte, on ne risque pas de trouver les assaillants. En tout cas, si on ne dépose pas plainte, il n'y a rien qui va se passer, preuve en est, parce qu'on a réussi à avoir un gain de cause en début d'année sur un beau réseau de vols de mini-pelles. Mais il n'y a rien qui va se passer si on ne dépose pas plainte. Puis déposer plainte, à un moment donné, souvent on peut me dire, mais il y a quoi derrière ? Mais il y a des actions. On a pu faire un bilan il n'y a pas longtemps. Derrière, il y a des gens qui sont retrouvés, qui sont incarcérés, et tant mieux. Donc ça, c'est le curatif. Et après, derrière, il y a l'autre sujet qui est de se dire, un chantier va se lancer. Si dans la réflexion du chantier, on ne met pas la question de la sécurité et la question de la sécurité du chantier, ce n'est pas qu'un sujet du maître d'ouvrage, ce n'est pas qu'un sujet de l'entreprise principale, mais aussi de tous les sous-traitants. Le cas des mini-pelles, c'est des gens qui en pleine journée venaient et prenaient les mini-pelles et s'en allaient quand même. Parce que justement, c'est un sujet qui englobe l'ensemble des acteurs sur le chantier, notamment les sous-traitants. C'est pour ça que c'est un sujet qu'ils doivent faire dès le démarrage. Et si on peut aider et on a un sujet encore qui se passe à trois, à quatre avec les adhérents, on doit pouvoir faciliter. Et la partie préventive, c'est aussi qu'on a eu quelque chose. C'est bien de se dire, sur notre chantier, finalement, qu'est-ce qui n'a pas facilité, le terme est peut-être un peu fort, mais qu'est-ce qu'on aurait pu faire pour que ça n'arrive pas ? Et c'est là où il faut inciter nos adhérents, les entreprises du bâtiment, à solliciter les forces de l'ordre pour qu'on puisse venir voir, pour qu'ils puissent venir voir en disant, attention, voilà ce que je vous préconise maintenant à l'adhérent de choisir. Mais c'est la préconisation.
- Speaker #0
Merci pour ces précisions. Avant de rentrer dans le vif du sujet de ce dont on a parlé, Peut-être nous dire qui intervient sur quel territoire, parce que parfois on ne sait pas forcément à qui s'adresser en cas de vol, qu'on soit en plein centre de Bordeaux, qu'on soit dans le Médoc, que sais-je. Nous dire voilà qui intervient où et dans ce cas-là, ça permet peut-être de savoir qui on appelle en premier.
- Speaker #3
Tout d'abord, contactez le 17, vous serez automatiquement dirigé ou sur la salle d'information et de commandement de la Gendarmerie nationale ou au niveau du centre d'information et de commandement de la Police nationale. Donc déjà, à partir de ça, vous êtes déjà plus ou moins orienté. Mais voilà, ce qu'il faut savoir dans les grandes lignes, c'est que la police nationale intervient sur Bordeaux, ainsi que la CUBE, tout ce qui est Mérignac, Esine, Bouliac, Senon, Florac.
- Speaker #0
Bordeaux-Métropole, quoi. Voilà, exactement, Bordeaux-Métropole.
- Speaker #3
Sans oublier Arcachon et la Teste.
- Speaker #0
D'accord, et donc le reste ?
- Speaker #2
Et le reste du département, c'est pour la gendarmerie. Voilà,
- Speaker #3
tout à fait.
- Speaker #0
D'accord, donc ça c'était pour bien comprendre effectivement les deux. Peut-être nous parler d'abord de cette partie préventive qui est importante. Tu le disais Maxime tout à l'heure, important quand on lance un chantier, potentiellement de faire passer la gendarmerie ou la police pour dire ok, on vous conseille ça. À quel moment on vous appelle ? Est-ce qu'à chaque fois qu'on lance un chantier, on doit vous appeler, vous faire passer ? Qu'est-ce que vous préconisez là aussi, Nadine, peut-être pour commencer ? Qu'est-ce que vous préconisez là-dessus pour justement faire en sorte que le vol n'arrive pas, tout simplement, avant de passer au dépôt de plainte, etc., mais faire en sorte que ça n'arrive pas ?
- Speaker #2
Tout à fait. Dans le cadre de la Convention, on a établi ce qu'on appelle, nous, une fiche de tranquillité chantier, qui est commune avec la police nationale. et par l'intermédiaire de la Fédération, c'est de faire passer ce... Ce document est à chaque début de chantier de pouvoir, par l'intermédiaire de cette fiche, signaler le début du chantier et avoir déjà des premiers contacts. La zone gendarmerie a une petite particularité par rapport à la police, c'est que l'étendue du territoire est tellement importante, c'est qu'au niveau de chaque brigade, on a ce qu'on appelle chez nous des correspondants sûreté. Ce sont des personnels que nous avons formés à la prévention situationnelle et ces personnes vont être destinatrices à un moment donné de ces fiches chantier et pourront rentrer en contact avec les responsables de chantier. Déjà apprendre à se connaître, à s'identifier et ensuite au fur et à mesure donner les premiers conseils déjà en tout début de chantier parce que rien qu'au début de chantier on... On va mettre une base de vie, on va installer des containers, on va installer une clôture. Tous ces éléments, il va falloir déjà dès le début les protéger et mettre en place des moyens techniques, humains. Après essayer de trouver des solutions un peu plus importantes avec les humains qui vont œuvrer sur ce chantier. Donc voilà, là c'est important dès le début qu'on apprenne tous à se connaître et de pouvoir donner les premiers conseils pour sécuriser. déjà un chantier de façon préventive.
- Speaker #0
Gilles, vous avez quelque chose à ajouter là-dessus ?
- Speaker #3
Écoutez, en ce qui concerne la police nationale, nous travaillons un peu différemment, puisque nous sommes cinq références sûreté, surtout qui ont une compétence départementale. Et ce qu'il faut savoir, c'est qu'effectivement, que les sociétés, les entreprises, n'hésitent pas à nous contacter via l'adresse mail que nous avons communiquée au niveau du flyer. afin qu'on puisse leur donner du conseil en matière préventive bien en amont. Le fait de sécuriser le chantier est essentiel pour un travail, on va dire, dans de bonnes conditions et éviter tous ces petits désagréments de dégradation ou de vol, puisqu'on parle de vol. Mais il ne faut pas oublier également les dégradations qui peuvent également... coûter très cher aux entreprises. Donc voilà, effectivement, il y a des solutions, des mesures humaines, comme du gardiennage, ou des mesures techniques, comme un système de vidéoprotection, ou des alarmes infrarouges ou autres.
- Speaker #0
Et donc, je le précise, je vais le faire en fin d'épisode, mais je vais le faire maintenant, parce qu'effectivement, je vais... Donnez ici l'adresse mail, dans ce cas-là, comme ça vous l'aurez en tête. C'est dipn33-referent-sûreté-interieur.gouv.fr pour la politique nationale. Et pour la gendarmerie nationale, c'est cptm.ggd33-gendarmerie.interieur.gouv.fr. Et également des précisions au niveau de la FEDE, là aussi.
- Speaker #1
Très bien, juste je rebondis sur un exemple pour essayer de parler aussi très concrètement à des personnes qui pourraient écouter ce podcast. Ça sert aussi, par exemple, quand on a une livraison de chaudières qui est prévue la veille sur un chantier, de s'assurer aussi dans le contact, parce que j'ai un exemple en tête, que si la gendarmerie ou la police est alertée, ça permet aussi de renforcer le passage sur le chantier. C'est-à-dire que pendant la nuit, on sait que c'est la zone à l'aise sensible, si un contact s'est prévenu, ils sont capables, et j'ai vraiment cet exemple en tête, de venir « tourner » . sur le chantier pour s'assurer qu'il n'y ait pas de vol, parce que c'est le moment à risque en fait. Et c'est l'exemple, et ça, ça se met en place quand la fiche est complétée, quand on a un contact et qu'on est en capacité de prévenir. Et ça, mine de rien, c'est déjà beaucoup de situations de vols qu'on a pu constater, et des fois de vols qui malheureusement ont eu comme conséquence des retards sur le chantier.
- Speaker #0
Passons maintenant au cas de dégradation, comme vous l'avez dit, ou en cas de vol. Vous conseillez, vous préconisez évidemment d'aller déposer plainte, soit directement auprès des services de police ou de gendarmerie, soit en ligne. Je vais me faire l'avocat du diable deux secondes. Pourquoi déposer plainte ?
- Speaker #2
Tout simplement déjà pour signaler qu'on a été victime de quelque chose. Et le dépôt de plainte est important pour nous pour pouvoir acter ce niveau de délinquance qui va toucher le monde des chantiers. Sans dépôt de plainte, nous on n'a pas de traçabilité pour dire que c'est des phénomènes qui sont importants, faire ressortir des statistiques en disant qu'il y a eu tant de vols ou de dégradations sur le chantier. Et là on peut amener derrière à dire qu'il y a des phénomènes, des choses particulières qui vont toucher cette filière-là. Sans dépôt de plainte, déjà avant toute chose, ça permet une traçabilité. Ensuite, quand on dépose plainte, on va essayer de donner des éléments d'identification du matériel qui a été volé. Si c'est un véhicule, on va mettre l'immatriculation sur des appareils un peu particuliers, il y a des numéros de série qui peuvent nous être fournis. Et tout ça va être mis dans des bases de gendarmerie, police, qui sont communes, pour ce qu'on appelle le fichier des objets volés. et Et si lors de perquisitions ou d'opérations particulières, on retrouve ces objets, on arrive à les identifier correctement, on va retrouver aussi les propriétaires. Et à l'heure actuelle, on peut avoir des fois des quantités assez importantes d'objets, d'outils particuliers ou d'outillages électroportatifs, mais on ne sait pas à qui ça appartient. Et ça va à un moment donné, la justice derrière va dire... On va détruire, alors que malheureusement, s'il y avait eu un dépôt de plainte avec au moins des éléments d'identification, ça permettrait là aussi de pouvoir rendre le matériel aux victimes.
- Speaker #0
Giane, de votre côté, je ne sais pas si vous souhaitez compléter.
- Speaker #3
Nous concernant, effectivement, moi je conseille effectivement la plainte via le site masécurité.fr puisqu'elle se fait directement. en ligne et c'est ce qui est facilitant. Concernant les dépôts de plaintes pour vol d'outils, etc., cette plainte nous permet de pouvoir inscrire, comme ma collègue a dit, ces objets dans un fichier national et lors des perquisitions, quand on les découvre, on peut les restituer. S'il n'y a pas de dépôt de plainte, on ne pourra pas restituer ces objets. Après, ce qui en ressort énormément, et je peux comprendre cette certaine restituité, c'est que ça ne sert à rien. Ils ne sont jamais arrêtés, etc. Mais globalement, très souvent, les auteurs sont interpellés en flagrant délit. Et une réponse pénale est apportée, comparution immédiate, composition pénale, etc. Donc effectivement, le dépôt de plainte, je tiens à le préciser, est très important, contrairement à ce qu'on peut penser.
- Speaker #0
Et peut-être, Jeanne, précisez aussi, il y a un dépôt de plainte qui est fait, et après, vous préconisez que les forces de l'ordre puissent passer. aussi sur le chantier. Je crois que c'est important de le souligner et donc que les chefs d'entreprise, les adhérentes et les adhérents laissent les forces de l'ordre venir, ce qui peut faciliter là aussi.
- Speaker #3
Tout à fait. Il faut d'abord contacter le 17, comme on vous a dit, où la gendarmerie nationale ou la police nationale, en fonction de sa circonscription, se déplacera. Et effectivement, le mieux, c'est de conserver les lieux en l'état pour préserver les traces et indices. pour que la police technique et scientifique puisse réaliser des constatations.
- Speaker #0
Est-ce que là aussi vous avez des conseils peut-être à donner ? Est-ce qu'il y a des bons réflexes à avoir, des choses à ne pas faire ? Par exemple, je constate un vol, mais je me dis tiens je vais quand même tout ranger. J'exagère mais voilà, est-ce qu'il y a des choses à faire ?
- Speaker #2
Vous avez tout faux sur le mode opératoire. Voilà un chantier, le premier qui va constater quelque chose à son arrivée sur un chantier. L'idée, c'est de préserver les lieux, d'éviter que les gens pénètrent jusqu'au lieu de l'effraction, et de conserver les lieux et d'attendre l'arrivée des forces de l'ordre pour qu'on puisse faire nos constatations et qu'on puisse préserver tout ce qui est trace et indices sur les lieux.
- Speaker #0
C'est important de ne toucher à rien.
- Speaker #2
C'est important de ne toucher à rien. Voilà. Voilà.
- Speaker #3
Il faut laisser l'État... Il faut laisser le lieu en état.
- Speaker #2
Un peu comme nous, en tant que particuliers, on est victime d'un cambriolage chez soi. C'est la même chose. On va faire le 17, on appelle. Et puis, c'est vrai qu'on a envie de ranger, on a envie de faire des choses. Mais non, il faut préserver les lieux et qu'on puisse faire des constatations les plus poussées possibles pour pouvoir après avoir des indices et comparer sur des phénomènes particuliers.
- Speaker #0
Oui, parfait. C'est important de ne pas aller... tout nettoyer à la Javel une fois qu'il y a eu un cambriolage ou qu'il y a eu un vol, évidemment. J'allais arriver sur la dernière question. Est-ce que Maxime, tu vois quelque chose à ajouter, à préciser ?
- Speaker #1
En fait, la FED est là aussi pour aider, puisqu'on les adresse mail, donc on peut aussi l'affiche Tranquillité Chantier, elle permet aussi d'être un peu en préventif et de passer par un autre biais. C'est pour ça aussi qu'on a mis ça en place. Si on ne se sent pas à Clos 17 pour diverses raisons, on peut contacter la fédération et on aura les éléments parce que sur la fiche, en plus, on a un petit QR code qui nous permet après d'aller assez rapidement. Donc ne pas hésiter à contacter la fédération si on a quelques doutes et on se sent plus à l'aise avec ça.
- Speaker #0
Un conseil à donner sur ce sujet à une entreprise, Gilles-Anne, ce serait lequel s'il y en avait un que les personnes devaient retenir d'après vous ?
- Speaker #3
Contacter les forces de l'ordre, déposer plainte et ne surtout pas intervenir soi-même. Les objets sont assurés, mais pas sa propre personne.
- Speaker #0
Nadine ?
- Speaker #2
Prendre en compte la sûreté de son chantier dès le début, même si on a plusieurs intervenants sur un chantier. Mais il faut voir aussi la vie du chantier qui évolue. Il y a des périodes qui deviennent de plus en plus sensibles suite à des livraisons de matériel, de cuivre. Après quand on arrive sur la mise en place de chaudières, de matériel particulier, il ne faut pas hésiter à recontacter le 17 ou sa brigade locale pour signaler toute l'évolution du chantier, sa sensibilité. Et ça permettra d'orienter un peu les patrouilles. Pas jouer les gardiens des chantiers, mais au moins des passages réguliers, attirer l'attention pour que nos collègues de terrain puissent être un peu plus vigilants sur ce domaine-là.
- Speaker #0
Maxime, un conseil peut-être à partager aussi ?
- Speaker #1
Oui, le pas de côté, c'est ne soyez pas résignés. En fait, ça arrive, et là je sais que certains ne portent pas plainte, on n'a pas parlé aussi des vols dans les fourgonnettes, en tout cas sur les... Les véhicules utilitaires, ça aide aussi. On a eu quand même quelques cas ou quelques vols sur ces types de dégradations. Ne soyez pas résignés, contactez la Fédération, les forces de l'ordre. Enfin, vous comprenez tous, pour un seul objectif, c'est lutter contre cette délinquance. Et on est tous motivés pour faire avancer le sujet. Donc n'hésitez pas à contacter celui avec qui vous êtes plus à l'aise. Mais allons-y, il faut le faire.
- Speaker #0
Merci pour votre écoute. Pour toute question complémentaire relative à la sécurité sur les chantiers, la FFB Gironde accompagne ses adhérents et les oriente vers les bons interlocuteurs. Appelez au 0556 43 61 23 ou envoyez un email à contact at d33.ffbâtiment.fr. Et pour découvrir les autres épisodes, vous pouvez vous abonner à Baticast sur votre plateforme d'écoute préférée. A bientôt !