- Speaker #0
Bienvenue dans Boss IT, le podcast dédié aux coiffeuses et maquilleuses professionnelles et entrepreneuses. Je suis Valentina, moi-même coiffeuse maquilleuse spécialisée dans la mise en beauté de mariage. À travers ce podcast, je vous partage des ressources pour exploiter tous vos atouts, mais aussi comment maintenir un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Let's talk the real talk. Belle écoute ! Avant de rentrer dans le vif de cet épisode, je voulais juste vous annoncer que le podcast va prendre de réelles vacances cet été. En effet, je vais me marier très bientôt, dans un petit peu plus d'un mois, début août. Et je me suis posé la question, est-ce que je faisais d'autres épisodes pour vous entretenir pendant tout l'été ou est-ce qu'il était vraiment temps pour moi de vraiment prendre le temps d'enfin finaliser les derniers préparatifs de ce mariage ? Et comme j'ai dit en début d'année, cette année, je me la joue beaucoup perso, c'est-à-dire que je m'occupe vraiment de mes affaires personnelles. Donc, en fait, j'ai pris la décision qu'en fait, cet épisode allait être le dernier épisode. En plus, comme c'est une interview, ça allait être la dernière interview d'une longue série d'interviews parce qu'à la rentrée, je vais me concentrer beaucoup sur les épisodes solos. Donc voilà, le podcast Bossaïti va prendre ses premières vacances. depuis un an et demi maintenant que ce podcast existe, ça va être les premières vacances de Boussaïti, ça me fait bizarre un peu de me dire qu'il ne va pas y avoir d'épisode pendant cet été, mais c'est pour la bonne cause, comme ça je peux me concentrer sur mon mariage, terminer les derniers préparatifs, les plannings, aller récupérer ma robe à la boutique, etc. Voilà, vraiment profiter de ce mois de vacances en m'en servant vraiment comme un mois de vacances. Et voilà, c'est tout. Je vous retiens pas plus longtemps. Profitez bien de cet épisode avec Sarah parce qu'il est vraiment au top, du top, génial. Et je suis vraiment contente que ce soit l'interview que je vous fais écouter pour clôturer avant les vacances. En tout cas, je vous souhaite une très belle saison parce que c'est la saison des mariages aussi. Très bonnes vacances si vous partez en vacances cet été. Et je vous retrouve à la rentrée pour de nouveaux épisodes. Et je vous dis à très bientôt. Bisous ! Profitez de cet épisode ! Belle écoute ! Bonjour Sarah !
- Speaker #1
Bonjour Valentina !
- Speaker #0
Comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va super et toi ?
- Speaker #0
Ça va merci, on va faire semblant qu'on ne s'est pas posé la question comment tu vas au moins trois fois déjà avant cette interview. Nous sommes en plein été, je ne sais pas chez toi s'il fait chaud mais ici je suis en train de crever de chaud.
- Speaker #1
C'est terrible, ça va dans mon bureau il fait bon.
- Speaker #0
Bon ça va tant mieux, on va pouvoir passer une bonne séance ensemble. Donc aujourd'hui, comme vous avez pu l'entendre, j'accueille Sarah. Connue sous le nom de Sarah Maki, Sarah l'amoureux. J'adore ton nom de famille. C'est ton vrai nom ?
- Speaker #1
Oui, c'est mon papa qui me l'a donné.
- Speaker #0
Wow !
- Speaker #1
Je l'ai toujours. Peut-être qu'un jour, ça changera.
- Speaker #0
Change pas, c'est lui qui change. Je ne sais pas comment il s'appelle, mais c'est lui qui change. Sarah l'amoureux, c'est beau comme nom, c'est poétique.
- Speaker #1
Ça va bien pour le mariage, c'était écrit un peu.
- Speaker #0
Bah oui, bah oui, non mais oui, en plus c'est vrai, t'es dans l'industrie de l'amour, Sarah l'amoureux, donc en fait ça va parfaitement bien ensemble du coup.
- Speaker #1
Sarah l'amoureux tout court et pas Sarah Maki.
- Speaker #0
Mais grave, franchement ouais, franchement ouais. En plus je sais pas, de ce que j'ai vu, tu travailles quand même pas mal avec une clientèle anglophone, et ça l'amoureux, c'est genre Emeline Paris, ils aiment bien les trucs comme ça, tu vois. Donc, très amoureux, il y a un truc quand même. Donc, du coup, on va parler un peu de toi aujourd'hui. Avant de commencer tout ça, j'aimerais que tu nous parles de toi, te présentes un peu pour les personnes qui ne te connaissent pas. Je pense que la plupart te connaissent déjà, mais il peut y avoir des personnes qui ne connaissent pas encore. Donc, te présenter.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y en a qui me connaissent pas quand même ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, il peut y en avoir. Si ça se trouve, tout le monde te connaît, donc ce sera super. Donc, qui es-tu ? Comment as-tu atterri justement dans le milieu de l'amour ? Et comment est-ce que tu en es venue aujourd'hui à être la maquilleuse et coiffeuse que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je te remercie pour ta question qui n'est pas si simple parce que c'est une longue histoire. Je m'y attendais.
- Speaker #0
Je n'allais pas entendre ça.
- Speaker #1
Donc déjà, à l'heure actuelle, en 2026, j'ai 35 ans, j'habite à Dax, dans les Landes, dans le sud-ouest. Je ne suis pas mariée, du coup, je suis toujours mon jeune fille. Je n'ai pas d'enfant, mais j'ai deux Ausha que j'adore. Et donc, je suis à mon compte depuis 2020. 100% à mon compte depuis 2020. Mais donc, j'ai 35 ans, donc j'ai fait des choses avant. Moi, j'ai un parcours universitaire, grande école d'ingénieur. J'étais dans le milieu de l'agriculture.
- Speaker #0
OK, rien à voir.
- Speaker #1
Voilà, rien à voir. J'ai eu mon diplôme. J'ai bossé au début dans ce milieu-là. J'ai notamment travaillé chez Royal Canin sur l'étude du comportement des Ausha. Donc, c'est pour ça que je parle souvent de mes Ausha. J'ai un truc avec les Ausha. Et puis après, la vie m'a eu des petites épreuves, on va dire, personnelles, qui ont fait que j'ai remis en question toute ma vie et un peu tout plaqué. Une sorte de burn-out, mais ce n'était pas que professionnel, c'était aussi personnel. Et j'ai tout plaqué. J'ai plaqué mon mec, mon appart, mon CDI dans la même journée.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #1
Ouais. Alors, il pétait un câble. Et je suis partie en camion avec ma cousine dans les Landes, vivre la vie de bohème. Et puis, elle, elle faisait du maquillage pour enfants, un peu comme ça, tu vois, sur les marchés, pour les anniversaires et tout ça. Et puis un jour, j'étais avec elle, elle me dit « il y a trop d'enfants, tu ne veux pas prendre un pinceau, faire une coccinelle » . Donc je me lance comme ça et ça a été la révélation. C'était vraiment, tout de suite, ça a réveillé mon esprit entrepreneurial. Je me suis dit « Laura, il faut qu'on monte un truc, je suis sûre qu'on peut trouver des jobs, je suis sûre qu'il y a un marché, tout ça » . Au début, c'était un peu comme ça, une idée folle. J'étais en pause dans ma vie, je n'avais pas de plan. J'ai quand même retrouvé du boulot dans ma branche. Ça ne s'est pas bien passé. Je te passe les détails. En gros, j'avais mon job d'ingénieur la semaine et je faisais des maquillages artistiques le week-end, beaucoup sur les festivals. J'avais une vie de beau rêve, je faisais de la vie. j'avais un camion aménagé c'était la vie de bohème avec mes pinceaux, ma guitare et tout ça et puis en fait au bout d'un moment le boulot ça se passait tellement mal que j'ai dit bon allez je vais essayer de me professionnaliser là-dedans et donc j'ai passé mon CAP esthétique en candidate libre en 2018 vraiment juste pour avoir le diplôme pouvoir m'installer Alors, je sais qu'on n'est pas obligé d'avoir le diplôme pour être maquilleuse, mais dans ma présence, c'était non négociable parce que ma grand-mère est l'ancienne fondatrice et directrice du syndicat français des esthéticiennes.
- Speaker #0
Ah bon ? Ok, wow ! Voilà,
- Speaker #1
la madame l'amoureuse originelle.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Là, il n'y a pas le choix, en fait.
- Speaker #1
Donc, voilà. Je ne me suis pas trop posé la question de comment j'allais... Qu'est-ce que j'allais faire comme école, comme diplôme et tout. En gros, j'étais autodidacte. Je regardais les tutos de Magali Laville à l'époque sur YouTube pour apprendre à maquiller. Wow. Parce que je l'avais rencontrée sur une presse, ça, maquillage enfant. Et voilà, je me suis lancée comme ça. J'ai mis ma première annonce. Dès que j'ai eu mon CAP, j'ai mis ma première annonce sur le groupe Facebook de mon village. Coucou, je fais les mariages, appelez-moi. Ouais. Et ça a commencé comme ça.
- Speaker #0
Et comment t'en es passée du coup de cette première coccinelle à haut mariage justement ? Parce que c'est vrai que le maquillage enfant et le mariage, ça reste quand même deux univers totalement différents. Même si ça reste du maquillage, on passe d'une coccinelle à du soft glam, tu vois. Il peut y avoir des mariés qui veulent des coccinelles. Je ne dis pas ça, il peut y en avoir, mais c'est vrai que la bascule est intéressante.
- Speaker #1
En fait, il fallait que je trouve une solution pour sortir de mon CDI de cadre. Je savais qu'il fallait que je change de vie. Et à ce moment-là, vraiment, j'étais en mode écoute ton cœur, essaye de faire ce qui te plaît. Et ce qui me plaisait le plus à ce moment-là, c'était le maquillage pour enfants. Et aussi, je chantais. Et j'ai hésité à essayer de faire carrière dans la musique. Heureusement que je ne l'ai pas fait parce que ça a l'air très compliqué comme milieu. Et donc, je me suis dit, je suis dans l'élan de maquillage enfant, je ne vais jamais pouvoir en vivre. J'avais quand même un bon niveau de vie aussi. Donc, je ne voulais pas trop galérer. Voilà, je voulais quand même gagner un âge. un million d'argent et tout. Donc, je me suis dit, il faut que je fasse du maquillage beauté. Donc, j'ai commencé à regarder les tutos, à m'entraîner sur moi. Et j'ai toujours été coquette. Ma grand-mère était esthéticienne, elle avait une école d'esthétique. J'ai toujours un peu baigné dans ce milieu-là. Donc, en fait, très vite, ça a été la suite logique. Et puis après, plus tard, ça a été la coiffure parce que je suis quelqu'un de manuel, j'aime la beauté. Donc, tout ça, ça m'a vite intéressée. Comme les ongles, tu vois, ça me... J'ai appris à faire les ongles. Il y a plein de choses que j'aimerais faire. J'essaie de ne plus trop m'éparpiller maintenant, mais c'est quand même un petit peu dans la même veine, tu vois, quand tu es créatif et que tu aimes la beauté et tout ça. Donc, voilà, au début, c'était un peu un choix stratégique de « bon, il faut que je fasse aussi de la beauté » . Et très vite, ça a été ma nouvelle passion. D'accord,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Donc, je suis autodidacte. J'ai quand même fait après un CQP maquilleur. qui a un diplôme qui permet plutôt enfin qui vise plutôt à être animateur vendeur dans les corners beauté j'ai fait ça pour me rassurer un petit peu mais honnêtement mes connaissances en maquillage elles viennent pas beaucoup de cette formation là un petit peu, un petit peu ça m'a aidé à me consolider mais j'ai principalement appris toute seule et après je me suis formée voilà au coup par coup une journée par ci, une journée par là pour monter en compétence Merci. Mais vraiment, je me suis un petit peu lancée sans filer au début.
- Speaker #0
Et c'est hyper intéressant parce que du coup, tu disais, ta grand-mère, justement, elle avait une école d'esthétique, etc. Donc, tu es passée par le diplôme, le CQP, etc. pour te rassurer. Et c'est hyper intéressant. Et aujourd'hui, là, avec le recul, si tu n'avais pas ta grand-mère qui était justement la matronne de l'esthétique, est-ce que c'est un... tu aurais fait ton cursus de la même façon ou est-ce que tu aurais pris une formation vraiment centrée maquillage pour te lancer ?
- Speaker #1
En fait, c'est peut-être... Je ne veux pas que ça sonne...
- Speaker #0
Elle ne le saura pas.
- Speaker #1
Je ne veux pas que ça sonne comme un moque de modestie, mais moi, au moment où je me suis lancée, je n'avais pas tellement la sensation d'avoir besoin... d'être formée sur la technique parce que j'avais énormément bûché par moi-même à aller chercher les infos à droite à gauche, à beaucoup tester sur mes amis, à tester des produits et tout. Donc, d'un point de vue technique, les bases, pour moi, je les avais. Alors, maintenant, avec le recul, bien sûr, je me rends compte que c'était les balbutiements, mais quand même, j'ai eu la sensation de trouver un truc tout de suite dans lequel j'étais habile. Donc, le CAP, je l'ai vraiment passé pour des questions administratives. Formalité, oui. Ouais, mais aujourd'hui, tu vois, je vais modifier un petit peu ta question. Si on me demandait qu'est-ce que je recommande comme parcours, même si évidemment ça dépend du background de chacun, je trouve que le CAP reste quand même un diplôme qui est intéressant aujourd'hui en France parce que c'est le diplôme reconnu par l'État dans le monde de la beauté, comme le CAP Coiffure, et que... Et que ça félicite énormément les démarches administratives, la possibilité de se former, d'avoir des financements derrière. Voilà. Et puis même aussi, au début, je faisais des épilations à domicile, des soins de visage et tout, parce que construire sa clientèle et gagner sa vie, se verser un minimum de salaire au début, c'est bien d'avoir ce diplôme qui permet aussi d'exercer d'autres soins. Donc, je trouve que ça reste quand même bien. Merci. Pas du tout que c'est obligatoire parce qu'il y a énormément de maquilleuses, on le sait, qui n'ont pas du tout de parcours dans l'esthétique. Mais en tout cas, à quelqu'un de jeune qui souhaiterait se lancer dans ce métier, je pense que c'est quand même pas mal d'avoir cette base, même si évidemment, il faut compléter soit par beaucoup de travail personnel, soit par des formations. Et les formations, personnellement, pour travailler dans le mariage, je recommande plus de se former avec une pro du mariage en individuel. ou en groupe à la limite, mais bon c'est sûr que le format individuel permet de monter plus vite en compétences, plutôt que de faire une école de maquillage. Parce qu'une école de maquillage, c'est très, très bien si on sait qu'on veut faire du maquillage, mais si on ne sait pas trop dans quel domaine. Parce que ça permet d'explorer tous les domaines, que ce soit le cinéma, les effets spéciaux, la beauté, l'artistique, et après de voir où on veut se placer sur le marché. Mais si on sait qu'on veut être maquilleuse mariage, il vaut mieux se former avec une pro du mariage.
- Speaker #0
Totalement d'accord. Je pose la question parce qu'en fait, par exemple, là, j'ai une amie maquilleuse ici dans le coin qui, justement, Elle, elle déteste tout ce qui est épilation, etc. Et elle est partie directement en école de maquillage. Et c'est vrai que par la suite, elle a eu beaucoup de difficultés administratives parce que le métier de maquilleuse n'est pas reconnu. En fait, il n'y a pas de case maquilleuse à cocher quand tu veux te mettre à ton compte. Il faut magouiller, soit conseillère en images ou je ne sais plus quoi. Et en fait, finalement, on se rend compte que si on veut être maquilleuse, que ce soit maquilleuse dans l'audiovisuel ou dans la mode ou dans les mariages, etc., t'es quand même en quelque sorte obligée de passer par la case CAP esthétique. Imaginons quelqu'un de jeune qui sort d'école. Bon, ben, c'est pas grave parce qu'elles ont le temps ou ils ont le temps. Mais imaginons, par exemple, quelqu'un comme toi qui a déjà une vie derrière, qui veut, qui a déjà les compétences pour, qui est obligée de passer un CAP juste pour un bout de papier. c'est vrai que ça montre à quel point le métier de maquilleuse aussi n'est pas encore totalement reconnu. Parce qu'entre épiler des sourcils et poser du fard sur les yeux, il y a un monde quand même, ce n'est pas la même chose. C'est ça, c'est ça. Moi, j'ai fait l'école d'esthétique, j'ai passé le bac pro esthétique parce qu'on m'a dit que c'était important d'avoir le bac. Mais à l'époque, je sortais de collège, j'avais le temps de le faire.
- Speaker #1
Mais oui, aujourd'hui, c'est sûr qu'il y a un gros décalage entre la réalité administrative de séparation des métiers à la chambre des métiers, les diplômes filiers, etc., et la réalité du terrain. Mais ça, c'est des choses qui mettent du temps à évoluer. Et justement, je le sais parce que j'en ai parlé longuement avec ma grand-mère, il y a plein d'histoires derrière de politiques hyper barbantes et tout, mais ça ne va pas changer en un claquement de doigts. Chacun garde ses petits savoir-faire en disant non, non, ça, c'est nous, c'est notre diplôme, il n'y a que nous. que nous avons le droit de faire ça. Il y a des guéguerres entre les professions. Et donc, j'espère que ça évoluera un jour s'il y a des gens qui décident d'en faire leur combat. Mais pour ça, voilà. Il faut monter un syndicat, il faut avoir des voix, du pouvoir, etc. Pour le moment, c'est comme ça en France. Et voilà, ça reste quand même une base intéressante d'avoir le CAP esthétique parce que ça nous permet de connaître tout ce qui est cosmétologie, la peau. de pouvoir conseiller et tout donc c'est il y a des choses ok qui ne nous servent pas mais ça reste c'est pas complètement déconnecté non plus on va pas se mentir et et je veux pas dire de bêtises mais par contre pour le monde de l'audiovisuel c'est quand même un peu différent puisqu'elles ont le statut d'intermittente en général pour les maquilleurs et coiffeurs et eux du coup c'est pas du tout le même système que nous qui sommes en freelance inscrits à la chambre des métiers donc Merci beaucoup. là pour le coup c'est un système complètement différent et oui si on sait qu'on veut être maquilleuse dans le cinéma dans ce cas là il n'y a pas grand intérêt à passer le CAP esthétique, il faut rentrer dans les réseaux pour trouver des contacts et après se faire son statut d'intermittent c'est pas ma spécialité mais en tout cas des infos que j'ai eues c'est quand même deux mondes qui fonctionnent très différemment entre les parties et le tournage, c'est deux choses très différentes Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Ok, ok, ok, intéressant. Du coup, je vais juste rester encore un tout petit peu sur ce point-là. Donc du coup, finalement, c'est finalement le monde de l'esthétique qui pour le moment refuse, entre guillemets, peut-être que je formule mal ma question, mais qui n'est pas prêt à accueillir le maquillage comme un métier à part. En fait, c'est plutôt ça. Non,
- Speaker #1
je ne pense pas que ce soit ça. Je pense qu'il faut guider. maquilleurs et des maquilleuses qui décident de se grouper pour qu'on devienne une profession reconnue, pour monter au niveau des instances de l'État, demander à créer un diplôme, à créer une filière, etc. Donc, ce n'est pas l'esthétique qui refuse, c'est à nous de faire si on veut faire. Je te dis ça parce que ma grand-mère, justement, quand elle s'est installée en tant qu'esthéticienne... J'ai raconté cette histoire plusieurs fois. Elle est très drôle. C'est une anecdote que j'ai entendue toute ma vie. Elle est arrivée à la chambre des métiers pour s'inscrire en tant qu'esthéticienne. Et au niveau du code APE, ou je ne sais pas ce que c'était à l'époque, c'était classé dans la même case que les voyantes, les cartomanciennes, etc. C'était la même profession. Ouais, c'était le même code. Et justement, elle a été outrée. Donc, elle, elle était en reconversion aussi. Elle était ingénieure chimiste de base, ma grand-mère.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
elle avait fait son métier passion. Et elle s'est dit, mais ce n'est pas possible que notre profession soit si peu reconnue alors qu'on a des vraies compétences, etc. Et c'est là qu'elle a monté une fédération d'esthéticiennes, donc avec des esthéticiennes au début autour de chez elle. Et puis, ça a grossi, grossi. Aujourd'hui, c'est le syndicat majoritaire en France. Elle a pu aller au Parlement. Elle a eu la Légion d'honneur. Elle a fait un travail monstre pour l'esthétique, pour que ce soit une profession reconnue. Elle a aidé à créer des diplômes, etc. Et voilà, c'est des gens comme ça, en fait, qui doivent se trouver pour défendre la profession. Moi, je n'ai pas envie de le faire pour l'instant, mais un jour...
- Speaker #0
Moi, j'ai les deux diplômes, coiffure et esthétique. Donc, c'est bon.
- Speaker #1
Mais en gros, voilà, quand elle me raconte son histoire, j'ai compris ça, que si on veut que notre profession soit reconnue, c'est à nous de se battre. On ne va pas venir nous voir en disant « Coucou, est-ce que vous voulez un diplôme reconnu par l'État ? »
- Speaker #0
Carrément. Si jamais dans le lot, il y a quelqu'un qui écoute et qui est révolté par le fait que le métier n'est pas reconnu, c'est ton signe. C'est ton signe.
- Speaker #1
Et c'est le combat d'une vie après, mais c'est intéressant. S'il y a vraiment des gens qui se sont engagés de ce côté-là et qui ont l'énergie pour fédérer et tout ça, ce serait génial.
- Speaker #0
Mais carrément, parce que mine de rien, ça changerait tellement de choses, ne serait-ce que pour les filles qui veulent vraiment faire leur métier tout de suite. et qui se retrouvent soit obligées de passer par cette case-là, qu'elles n'ont pas du tout envie, et que du coup, ça leur fait perdre du temps, entre guillemets, soit elles sautent la case, et après, elles ont des problèmes par la suite, en fait. Pardon, je ne t'ai pas entendu.
- Speaker #1
Excuse-moi, c'est moi, je t'ai coupée, mais c'est vrai qu'on serait aussi un métier plus reconnu. Tu vois, il y a d'autres professions qu'on se soucie, toutes les professions un peu nouvelles, les tatoueurs, enfin, voilà, je n'en ai pas d'autres en tête comme ça, mais quand il y a des professions qui émergent comme ça, Et à un moment, effectivement, il faut se réunir et dire, on va aller frapper aux bonnes portes pour se faire reconnaître en tant que professionnelle dans notre secteur.
- Speaker #0
Oui, carrément, carrément. Et du coup, toi, tu as quand même gardé cette polyvalence, même si tu fais principalement les mariages. Je vois aussi que tu fais quand même encore des enfants, finalement. On ne les déteste pas tant que ça. Enfin, le maquillage enfant, pas les enfants. Tu en fais encore un peu. j'ai vu que tu faisais encore aussi dans l'audio visuelle et aussi des formations, on pourra développer cette partie là aussi. Comment tu as fait pour justement pas rester enfermée dans une seule catégorie et quand même rester assez polyvalente dans ce que tu proposes ?
- Speaker #1
Alors en fait au début comme j'avais cette peur de ne pas réussir à ce que ce soit viable en étant en province, loin des grandes villes et tout. J'ai essayé de vraiment répartir mes œufs dans tous les paniers disponibles. Donc, j'ai accepté un peu tout type de job. Et c'est là que j'ai commencé à me faire un peu un réseau. Alors déjà, dans la musique, puisque tu sais, je t'ai dit que je faisais de la musique. Donc, j'ai fait les clips des copains qui tournaient leurs clips. Puis, j'ai rencontré des cadreurs. Et donc, ça m'a permis d'aller sur des pubs ou d'autres tournages. J'ai mis mes annonces Facebook pour faire du mariage. Et je me suis fait un petit réseau dans le mariage. j'ai continué à développer le face painting je donnais des cours de maquillage je faisais belly painting aussi pour les femmes enceintes qu'est-ce que j'ai fait ? mais j'ai fait des tonnes de trucs en fait tout ce qui était maquillage je faisais et puis en fait au fur et à mesure de la vie entrepreneuriale j'ai resserré un petit peu les choses donc là aujourd'hui en 2026 je me concentre sur le mariage qui est mon coeur de métier donc pour mes clientes et aussi dans la formation en maquillage. Bien sûr. Arrêter les cours individuels. Vraiment, je ne forme plus que les professionnels. Et le face painting, toujours, parce que ça reste mes premiers amours et je ne peux pas lâcher ça parce que j'adore ça. Et que ça me permet de jouer complètement différemment avec les couleurs. C'est un autre public, c'est un autre monde. Clairement, c'est pour ça qu'il y a plein de maquillages qu'ils font ou qu'ils ne font pas. Mais voilà, c'est...
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
C'est d'autres compétences aussi, mais j'adore ça. Et puis, j'ai mon réseau, j'ai mes clients tous les ans. J'ai monté une association de maquilleuses artistiques vers chez moi. C'est dans les gènes,
- Speaker #0
finalement. Oui,
- Speaker #1
bien oui. C'est à l'échelle locale pour l'instant. Ouais,
- Speaker #0
pour l'instant.
- Speaker #1
Et du coup, voilà, je fais ça. Alors, ça m'arrive encore d'avoir de temps en temps des appels pour un tournage ou un shooting. Ah oui, j'ai bossé avec aussi les photographes pour tout ce qui est grossesse, famille, etc. Bon, ça, j'ai arrêté aussi. J'ai fait les miss. Enfin, j'ai tout fait, je te dis. Mais voilà, aujourd'hui, j'ai reconcentré. beaucoup Donc mariage, formation, face painting. Et je m'autorise à dire oui à quelques projets qui sortent de ce cadre-là quand vraiment ça me plaît. Il y a quelques semaines, j'ai fait un tournage pour un clip avec une artiste qui m'a touchée quand je lui ai eu au téléphone. Je me suis dit, j'ai envie de le faire ce clip. Donc voilà, de temps en temps, j'accepte des projets, mais je ne le développe pas en tout cas. Et je communique de moins en moins dessus parce que je ne cherche pas à le développer. Et parce qu'on ne peut pas être enfouré au moulin. Donc, au bout d'un moment, il faut se spécialiser. Ça devient une nécessité, même si c'est difficile. Quand on est quelqu'un qui touche à tout, on a envie de faire plein de choses. Carrément,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
J'ai mis des accessoires en fleurs séchées pour les mariés à un moment.
- Speaker #0
Sérieux ?
- Speaker #1
Oui, je voulais même proposer une formule où je chantais au cocktail. Parce que je me suis dit que je suis chanteuse.
- Speaker #0
D'abord.
- Speaker #1
D'abord.
- Speaker #0
En vrai, ça pourrait marcher, mais en fait, il faut être une équipe. Parce que déjà, rien que maquilleuse toute seule, c'est au moins dix métiers en un. La compta, l'assistante, tout le travail, ça fait au moins dix métiers, les réseaux sociaux, etc. Donc en vrai, ça pourrait marcher de faire tout ce que tu fais, mais il faut avoir délégué les autres choses qui ne te demandent pas à ce que ce soit toi qui le fasses. Et c'est là où ça peut être compliqué des fois. Mais on a toutes commencé par faire plein de trucs. Et puis, ben, petit à petit...
- Speaker #1
Il faut tester, en fait. Il faut tester pour voir ce qui nous plaît aussi.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu vois, moi, je me suis rendue compte que maquiller des gens sur des tournages, des shootings et tout, où, en fait, la personne que tu maquilles n'est pas ton client, eh ben, ça ne me plaisait pas plus que ça. Enfin, j'aime bien l'esprit d'équipe. le fait de travailler avec d'autres corps de métier, je trouve ça super intéressant. Mais en fait, moi, mon kiff, c'est quand même, ça reste très simple, c'est de donner le miroir à ma cliente et qu'elle se kiffe. Et quand tu maties un mannequin ou un comédien, t'as pas trop ça. Parce que eux, c'est juste leur job, tu vois. C'est ça, ouais. Donc, je me suis rendue compte que ça m'épanouissait pas pareil et que je ne devais pas faire ça. Les heures sur les sets à attendre avec ton kiff. de retouches, enfin voilà c'est pas assez ça me convient pas comme rythme de travail au quotidien donc je me suis dit bah tant pis ça en laisse de côté j'ai essayé, je suis contente ça m'a fait des bonnes expériences mais c'est pas ce que je veux développer.
- Speaker #0
Ouais, ben Nividi Vici t'as vu, t'as essayé et au moins tu sais ce que ça donne et tu sais ce que tu préfères et ce que tu préfères un peu moins quoi voilà et puis aussi bon c'est aussi qu'au bout d'un certain temps on a le luxe de choisir.
- Speaker #1
C'est clair au début on... parce qu'il faut rentrer tout ce qu'on peut rentrer maintenant au début c'est compliqué en plus moi je me suis lancée du coup janvier 2020 oh oui ces 13 années oh waouh oui c'est vrai j'ai pas fait la connexion tout de suite donc si tu veux il y a eu le confinement tout de suite et quand ça a ouvert quand on a été libérés Merci. Je disais oui à tout parce qu'il fallait absolument que j'en ai l'argent. Je n'avais plus de chômage. J'avais 26 ans. Enfin, non, j'avais plus que 26 ans. On ne va pas calculer, j'avais presque 30 ans. Voilà, j'avais une vie d'adulte. Il fallait que j'ai quand même de l'argent qui rentre.
- Speaker #0
Oui, carrément.
- Speaker #1
Donc, voilà, j'ai tout pris. Et puis, au fur et à mesure, j'ai fait le prix. J'ai dit, j'arrête ça, j'arrête ça. Mais le fait que j'ai fait le prix, je le fais. Je pense pas que j'arrêterai. En plus, j'adore former au face painting aussi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est... Voilà. T'as toujours cet effet de... Tu donnes le miroir à l'enfant. Tu vois, t'as une réaction émotionnelle et tout. Mais beaucoup moins de pression. C'est un... C'est du rapide. C'est du... De l'instantané. Si c'est raté, c'est pas grave. Alors, je dis pas qu'il faut rater, tu vois, mais...
- Speaker #0
On s'en fiche un peu.
- Speaker #1
Il y a moins de pression que sur un mariage, carrément,
- Speaker #0
oui. Mais ça reste des moments festifs, joyeux, où tu t'apportes une émotion à la personne dont tu t'occupes. Finalement, même si au niveau des gestes, des produits, tout c'est très différent, il y a quand même beaucoup de points communs.
- Speaker #1
Finalement, c'est un peu comme une soupape. Finalement, on a un peu les moments de face painting. Du coup, côté mariage, il y a la rigueur, bien sûr. Sur les deux, il y a de la rigueur. Mais mariage, il y a quand même un enjeu, c'est-à-dire que c'est le jour le plus important en général pour la personne. Alors que face painting, les enfants, enfin, moi je suis souvent alarmée en fait. Ils font venir des gens et les enfants, tu leur fais un petit point rouge, ils sont « Ah, regarde maman ! » Ils sont trop contents en fait. Oui, c'est ça,
- Speaker #0
c'est léger en fait. Et c'est vrai que nous, on a quand même des métiers assez saisonniers. Et tu vois, quand ma saison de mariage se termine, en fait, moi je commence ma saison des face painting puisque c'est Halloween et Noël. je pose mon cerveau j'ai plus que mes pinceaux à prendre et vraiment tu vois quand je pars en prestation face painting je sais que je prends mes affaires, je fais ma prestat je rentre, je lave les pinceaux c'est fini, tu vois il n'y a rien autour, en plus c'est les mêmes clients qui reviennent donc t'as pas toute cette partie de prospection à faire connaissance avec le client et tout donc c'est beaucoup plus léger et ça fait du bien
- Speaker #1
C'est clair, beaucoup moins de charge mentale, en fait, finalement, parce qu'il n'y a pas le côté, justement, commercial, où il faut, justement, ça y est, le mariage est fini, maintenant, il faut poster sur le mariage, comment ça s'est passé, demander l'avis, etc. Il y a tout le truc qu'on ne voit pas, justement, sur les prestations de mariage, parce que ce n'est pas juste maquillé, il y a tout plein de choses qui se passent autour, en fait.
- Speaker #0
Tout à fait, tu le sais très bien, on le sait très bien. Les gens qui nous écoutent le savent. sur moi aussi si c'était trop mais effectivement beaucoup moins de charge mentale de la légèreté et c'est fun j'adore c'est clair
- Speaker #1
Hey, coucou toi ! Je me permets une petite interruption dans ce podcast pour te dire que si t'en as marre de courir partout sans voir les résultats que tu mérites, stop de seconde. Tu veux bosser moins, gagner plus et attirer des mariés qui respectent ton expertise ? Alors écoute-moi bien. Le Boss IT Club, c'est ton nouveau QG pour poser des bases solides, attirer ta cliente de rêve et enfin kiffer ton business sans t'épuiser. Et si t'es prête à passer au niveau supérieur et aller encore plus loin, Le programme Beauty Empire t'accompagne pour structurer ton business de A à Z, incarner la boss que tu es déjà et facturer comme une vraie queen. Tous les liens sont dans les notes de l'épisode. Et si tu veux papoter, glisse-moi un message en DM Instagram. Je suis ta future business partner. Allez, maintenant, retourne à ton épisode. Et du coup, tu proposes des formations justement, parce que depuis tout à l'heure, tu nous dis aussi que tu aimes justement ce côté où tu transmets, etc. Comment t'es venue l'envie justement de te lancer dans la formation ? Est-ce que c'est plutôt la formation qui est venue à toi ? Ou est-ce que dès le début, t'as su que tu voulais justement transmettre aux autres ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Alors déjà, depuis toujours, même dans mes anciens métiers, j'avais toujours cette fibre formation-transmission. Depuis petite, je voulais être maîtresse, après je voulais être formatrice, etc. Donc déjà, ça s'est rendu moi. j'adorais donner des cours de maquillage au début justement pour ça c'est un autre moyen de donner confiance aux gens on donne confiance aux gens par la beauté mais la formation aussi c'est donner confiance aux gens donc ça a mis les mêmes choses chez moi et en fait en donnant des cours d'auto-maquillage à des particulières j'étais frustrée par le timing ce que je pouvais leur transmettre Tu vois, il faut vachement cadrer. Le but, c'est pas de leur apprendre à être maquilleuse. Ouais. Des fois, quand j'en avais des curieuses qui me disaient « Ouais, mais j'ai vu ça sur TikTok et ça, qu'est-ce que t'en penses ? » Et là, je passais quatre heures à faire des cours de maquillage, en fait.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est long.
- Speaker #0
Mais ouais, parce que tu vois, bavardes et tout. Et passionnées, en fait. Passionnées. Donc moi, j'étais là, je sortais mon tableau, je leur faisais des schémas, là, tu vois, les volumes et les couleurs et machin. et en fait je me suis vite rendu compte que c'était pas le bon format pour moi sauf qu'au début moi je voulais au tout début forcément je me sentais pas légitime d'être formatrice et c'est normal d'attendre d'avoir un peu d'expérience quand même avant de pouvoir, on s'improvise pas formatrice comme ça dès le début ma grand-mère m'a toujours poussée à être formatrice aussi parce qu'elle venait de l'esthétique évidemment et comme je suis sa petite fille Merci. me disait que j'étais une maquilleuse exceptionnelle, qu'il fallait que je fasse des formations aux esthéticiennes et tout. Donc, elle me poussait. Elle me disait, mais tu sais, moi, je connais des groupements de formation. Tu devrais être formatrice, etc. Donc, j'avais ce petit truc dans ma tête. Je me disais, peut-être un jour, je ferai ça. Et en fait, j'ai décidé de me dire, OK, j'arrête les cours de maquillage et je me lance dans les formations. J'avais déjà beaucoup de gens qui m'avaient demandé. Donc, je me disais, ça y est, je sens qu'il y a de la demande et tout. Vas-y, on lance le truc. j'étais en plein dans la... le marasme que c'est de lancer des formations. Et j'étais partie pour me lancer toute seule. Et j'ai reçu un appel du comptoir beauté formation, qui est un centre de formation qui a plusieurs centres en France, un gros centre de formation esthétique, mais quand même à l'esprit familial. Ils m'ont dit, on voulait savoir si tu serais intéressée pour être formatrice de maquillage chez nous. Donc, je dis signe du destin. c'est parfait parce que eux ils vont m'apporter justement toute cette partie organisationnelle et moi je me concentre uniquement sur la partie pédagogique, ce qui m'a permis de rouler ma bosse en tant que formatrice de comprendre aussi pédagogiquement ce qui permettait aux élèves de tout de suite capter les choses, les concepts, de les appliquer directement sur le terrain parce qu'on est sur de la formation rapide donc On ne fait pas des grands cours théoriques sur l'isalisme ou la colorimétrie. Le but, c'est que ce soit applicable dès demain sur des clientes. Donc, ça m'a permis de développer ma pédagogie. Et du coup, derrière, j'ai lancé mes formations individuelles parce que ça m'a permis de faire ça par étapes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pas tout à l'heure, tout à l'heure, c'est d'un coup. Donc, aujourd'hui, je suis en train de développer ça, les formations individuelles. Donc, j'ai ouvert mon studio à Dax. J'ai vu !
- Speaker #1
Le fameux salon où j'ai vraiment cru qu'en fait, t'avais changé de pays. Je croyais qu'elle était en Thaïlande ou une autre chose du genre. Et en fait, non, elle était d'Axe.
- Speaker #0
C'est exotique. Ouais. Et franchement, j'adore. Quand je vais en formation à Bordeaux, je dors chez mes parents parce qu'ils n'étaient pas loin. Et je me souviens le premier soir où je suis rentrée de formation, mes deux parents qui sont eux aussi formateurs dans leur domaine m'ont dit « Alors, ça t'a plu ? » c'est génial, j'adore je veux faire ça tout le temps, je suis trop contente c'est trop bien j'ai encore développé un truc quelque chose qui me passionne en plus ça me relie beaucoup plus à mon esprit scientifique et cartésien parce que je suis quand même ingénieure de base pas que le côté artiste, j'ai aussi ce côté très cartésien et en fait le fait de vraiment structurer mes formations d'avoir des déclics pour que pédagogiquement ça passe bien et tout ça, ça me passionne et je passe mon temps à remanier mes formations en fonction des retours que j'ai de mes stagiaires et quand je l'applique la fois d'après je vois que tout de suite en l'expliquant comme ça ce concept il est compris beaucoup plus vite donc voilà j'essaie vraiment de les autonomiser, de leur faire comprendre un petit peu la science du maquillage et pas juste... d'appliquer une recette bêtement sans savoir.
- Speaker #1
J'adore la science du maquillage, j'adore.
- Speaker #0
C'est un peu, ouais, c'est un peu l'ingénierie du maquillage, tu vois,
- Speaker #1
si tu veux encore le savoir. Ouais, carrément,
- Speaker #0
Donc voilà, toutes les personnes qui ont besoin de comprendre pourquoi on fait les choses, pourquoi ça et ça, ça donne ça et ça et ça, ça donne ça et tout ça, et ben moi, c'est vraiment comme ça que je l'aborde. mes formations et voilà, essayer de vraiment s'approprier les choses et de pas juste être simple exécutant de ce qu'on nous a appris bêtement tu vois.
- Speaker #1
Carrément parce que c'est vrai que souvent les formations tu repars, t'as appris plein de choses mais t'as appris surtout ce que la personne fait et pas forcément le moyen de l'adapter à toi, à tes techniques, à tes produits etc souvent même il y a des formations où elles travaillent qu'avec une marque du coup bah on voit qu'avec une marque etc et du coup c'est vrai que la science du maquillage permet de mieux de mieux comprendre justement les mécanismes et adapter à soi en fait finalement c'est
- Speaker #0
complètement adaptable et pas juste dans l'aspect technique parce que toutes mes formations aussi comprennent une partie business et du coup pour... Par exemple, typiquement, tu vois là, tu dis, quand tu vas en formation, être avec une marque, tu repars, tu t'en mets pour 800 balles de produit parce que tu veux les mêmes produits que tu as eus pendant la formation. Moi, je les engage aussi à travailler avec ce qu'elles ont déjà et à réfléchir à leurs achats. Parce que tu vois, je forme beaucoup d'esthéticiennes, donc les investissements en produits ne peuvent pas du tout être les mêmes que nous puisque, ben voilà, il faut marger. Les marges sont complètement différentes, etc. Le volume est différent. Et tu vois, quand elles me disent « Ouais, mais t'en penses quoi de tel fond de teint, de tel produit ? » Je leur dis « Non, non, vous, il vous faut un kit bien réfléchi pour pouvoir répondre à toutes les demandes de ce que vous proposez, à tous les types de peau, mais n'achetez pas le même kit que moi. » Ça n'a aucun sens. En fait, vous allez perdre de l'argent. Donc vraiment, j'essaye de leur faire réfléchir à ça, à fixer le prix de leur prestation en fonction du volume qu'elles peuvent faire, qu'elles veulent. veulent faire en fonction des prestations qu'elles donnent déjà. Parce que quand tu fermes ton institut pour aller faire un mariage, si c'est pour rentrer moins de marge...
- Speaker #1
C'est quoi le but ?
- Speaker #0
Alors si, ça peut avoir un intérêt de fidélisation. Si tu te dis, je prends mes trois clientes qui se marient dans l'année et ce n'est pas leur... Ah oui, ça oui. Mais si vraiment tu veux en faire une source de chiffre d'affaires, il faut commencer par réfléchir par là. Et donc, il faut investir en logique par rapport à ça. Il faut se former en logique par rapport à ça. Il faut adapter son temps de prestation aussi. Je leur dis, si vous facturez 50 euros le maquillage et que vous mettez une heure et demie à le faire, non, il faut vous former à la rapidité, à l'efficacité. Si vous ne pouvez pas augmenter vos prix plus que je ne sais combien, il faut gagner du temps. Donc voilà, j'essaie vraiment qu'elles aient une logique aussi entrepreneuriale sur ces prestations et qu'elles adaptent leur savoir-faire en fonction des produits qu'elles ont. Parce que oui, quand tu as toutes les bases, toutes les teintes de fond de teint, toutes les textures d'anti-cerne, toutes les poudres, tu peux... tu peux adapter à tout le monde, mais si tu as une poudre, trois anti cernes et trois fonds de teint, il faut aussi que tu puisses maquiller tout le monde et donc c'est là qu'il faut ruser, mélanger avec ta crème, mélanger les teintes, et comprendre du coup la chimie des textures, etc. Donc voilà.
- Speaker #1
Totalement d'accord.
- Speaker #0
Je suis passionnée à me lancer ça parce que je t'en parle pendant une heure.
- Speaker #1
Non mais vas-y, continue. Non mais je t'ai dit, j'adore. Non, non, mais parce qu'en plus, moi, je suis totalement d'accord avec ça parce que moi, c'est pareil, en fait. Parce qu'avoir un kit qui fait trois valises de maquillage pour ensuite facturer 50 euros derrière, ça n'a aucun sens. Ça veut dire qu'en fait, tout l'argent que tu fais repart dans ton kit et en fait, à aucun moment, du coup, tu as de quoi faire de la marge, en fait, et même souvent, le plus gros fléau, c'est que souvent, beaucoup... travail à perte parce que justement tout l'argent repart dans des formations pratiques, parce qu'elles ont toujours cette impression d'avoir besoin de plus apprendre et d'avoir besoin de plus de produits pour combler quelque chose alors qu'en fait il n'y a pas besoin de tout ça. Une bonne formation choisie par an, aller deux formations bien choisies par an pour apprendre quelque chose en particulier, parce que aussi parfois, les formations, j'ai l'impression qu'il y a... pas vraiment de but quand quelqu'un prend une formation j'ai envie de faire une formation maquillage alors que pourquoi tu veux faire cette formation en particulier et pourquoi tu veux acheter ce produit en particulier, il faut toujours qu'il y ait un but et pas juste acheter pour acheter et se former pour se former c'est hyper important et je suis totalement d'accord avec toi pour les produits il faut être hyper réfléchi moi je sais que la première fois que j'ai fait une formation maquillage, c'était ma première fois forcément Et je n'avais pas acheté du tout de maquillage avant parce que j'avais pris une réservation maquillage, mais je n'avais aucun maquillage.
- Speaker #0
Tu es comme Bélier, toi.
- Speaker #1
Qui, moi ? Non, je suis Scorpion, Scorpio ascendant verso et en signe solaire lion.
- Speaker #0
Parce que tu peux être une sacrée fonceuse.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, un petit peu, ouais. Et du coup, en fait, je disais à la marée, alors du coup, je suis esthéticienne, mais je ne suis pas maquilleuse. j'ai prévu, si il y a une mariée qui me réserve je prends la formation en plus je lui ai dit clairement, parce que moi j'aime bien être transparente avec mes clientes je lui ai dit, c'est ça, j'ai une formation en avril qui m'intéresse, mais j'attends juste d'avoir une réservation pour la prendre mais je lui ai pas dit que j'avais pas de maquillage du coup elle m'a dit c'est bon je réserve du coup dès qu'elle a versé son compte, j'ai réservé la formation et à la suite de cette formation là j'ai acheté tout le kit, justement j'en ai eu pour 600 balles, mais à cette époque là je n'avais rien acheté avant parce que bah en fait je savais que j'allais faire mon premier investissement là. Mais c'est vrai que souvent, elles arrivent, elles ont déjà tout le matériel. Elles disent non, mais j'ai besoin de ça en fait. J'ai besoin de ci, j'ai besoin de... Non, tu n'as pas de...
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, elles ont déjà et elles disent et toi, c'est quoi qui suis-je et toi ? Et moi, quand elles me disent et moi, je leur dis je veux bien vous montrer. Mais le but, ce n'est pas comme moi. C'est comme tu arrives. Et toi, c'est quoi que tu arrives ? Je dis mais on n'a pas le même business plan. Exactement. On n'a pas le même business. Donc, je veux bien vous dire, mais il ne faut pas que vous calquiez. Et en fait, après, il y a un problème de souvent la valeur du service proposé est bien supérieure à la valeur facturée. Et je vais vous donner un petit tip que je peux donner là, que j'ai vécu moi-même au début. Parce que moi, comme j'ai un parcours un peu très autodidacte, toutes les erreurs, je les ai faites. Elles ne sont pas assez chères. acheter trop de matériel, ça je l'ai fait je sais ce que ça donne, ça donne que tu te payes pas à la fin du mois donc j'ai vécu ce truc tu sais, où t'arrives chez ta cliente tu ouvres tes mallettes et elle est là tout ça, mais incroyable elles sont choquées les clientes mais quand je dis choquées, c'est choquées, c'est pas juste ah waouh, c'est beau tous ces pinceaux, vraiment choquées ça, c'est un signe qu'elles ne s'attendaient pas à ce niveau de Merci. professionnaliste, en tout cas à travers le matériel que tu amènes, et ça veut dire que ton offre n'est pas au tarif de ce que tu proposes. Et ça, tu vois, ça m'a fait super bizarre quand, justement, j'ai augmenté mes tarifs. Enfin, j'ai commencé à beaucoup mieux me structurer, à réfléchir à mes marges, à mes coûts, etc. Et je n'avais plus cette réaction. Au début, je disais, mais ils sont trop nuls. En fait, elles ne sont plus impressionnées parce qu'avec le tarif qu'elles payent, elles s'attendent à ça. C'est ça. Voilà. Et donc, je leur dis, si vos clientes, elles sont choquées de tout ce que vous avez, c'est que vous êtes au-dessus de la valeur perçue de votre offre. Donc, il faut augmenter le prix ou arrêter d'acheter du Dior et du machin.
- Speaker #1
Oui. Et même au niveau de la qualité de service qu'elles offrent, pas forcément seulement au niveau des produits, je pense, même au niveau de la qualité de service, parce que parfois, moi, j'ai envie de m'arracher les cheveux à chaque fois, j'en vois qui proposent des trucs de dinguissime que même une maquilleuse de luxe ne propose pas.
- Speaker #0
Oui. J'en ai une en tête, elle va se reconnaître si elle écoute. Oui. Elle va se reconnaître, parce qu'elle est venue plusieurs fois en formation avec moi. Elle va faire un tour de table pour essayer d'évaluer le temps qu'elle passe par mariée, pour calculer justement les tarifs et tout. Alors, elle fait un questionnaire diagnostique de peau. Elle leur envoie une routine. Elle passe une heure au téléphone. Elle fait deux à trois heures d'essai. Après, elle fait un débrief, une fiche mariée, un machin. Et quand elle m'annonce son tarif, je dis, mais ça, voilà. 150 euros, j'imagine. Je ne sais plus exactement parce que j'en ai beaucoup. Je dis, mais tu te rends compte que le cadeau que tu lui fais, même à ta meilleure amie, tu ne fournirais même peut-être pas ce service-là. C'est démesuré, bien sûr. Et bien sûr, on est à l'écoute de nos clientes, on veut leur fournir le meilleur service, etc. Mais il y a un moment, on est une entreprise. Il faut réfléchir comme une entreprise. Par exemple, je ne sais pas si toi, tu le fais, et moi je fais très peu d'appels avant signature.
- Speaker #1
Moi, avant, je faisais tout le temps. Genre, s'il n'y avait pas d'appel, je ne prenais pas la réservation parce que j'aime bien passer par le feeling. Mais maintenant, cette année, je suis un peu déstabilisée parce que mes clientes ne veulent pas faire d'appel.
- Speaker #0
Moi, tu vois, c'est... Et des fois, je leur dis clairement, genre, si vous voulez qu'on s'appelle, qu'on prévoit une demi-heure, soit je le facture. soit il faut signer avant j'ai fait en sorte qu'elles aient toutes les infos, elles peuvent me poser des questions on s'envoie des vocaux et tout, il n'y a pas de soucis mais pour bloquer mon temps dans mon agenda il faut qu'il y ait quand même un minimum de rentabilité derrière alors je ne suis pas fermée non plus, mais ce n'est pas du tout systématique tu vois si tu as vraiment besoin, s'il y a une vraie raison notamment des clientes de l'étranger qui ont besoin de vérifier mon niveau d'anglais de... d'être rassurée parce qu'elles sont plus loin et tout, ok. Mais en fait, il y a un moment, il faut réfléchir à ces process et au temps qu'on accorde à chaque prestation en fonction du tarif qu'il y a derrière. Et tu vois, moi, j'ai augmenté aussi beaucoup mes tarifs parce que j'ai dit je ne prends plus qu'un mariage par jour pour être sûre de pouvoir être là jusqu'au bout, d'avoir le même service pour tout le monde, d'être là jusqu'à la robe, jusqu'à la pose du voile, etc. Donc, il faut que je m'assure que j'ai mon chiffre minimum sur la journée. augmentation du seuil de réservation en fait. Carrément. Et ça peut paraître un petit peu ingrat, mais on n'est pas mère Thérésa, on a quand même un métier et un job derrière qui doit être rentable, c'est pas parce qu'il y a la passion qu'on fait ça pour la gloire.
- Speaker #1
À partir du moment où on devient chef d'entreprise, on peut être passionné autant qu'on veut, mais la passion arrive en deuxième. L'entreprise arrive en premier parce qu'en fait, sinon c'est pas viable en fait. C'est la simple réalité.
- Speaker #0
C'est ça. Et quand la vie passe au second plan, elle finit par se dégrader. Et quand la vie passe au dégradé, la vie pro ne peut plus aller parce qu'on a plus un bon équilibre. Voilà. Donc, c'est vrai que moi, j'ai eu ce déclic à un moment de me dire mais en fait, là, je ne rends pas service à mes clientes en étant complètement surmenée comme ça parce que je fournis un moins bon service parce que je ne suis pas dans une bonne énergie, je suis fatiguée, j'en ai marre. J'ai besoin de me reposer, j'attends avec impatience le prochain jour de congé, je regarde sur mon calendrier quand est-ce que je peux me reposer. Et en fait, mon service, il est dégradé. Parce que je suis heureuse, je ne paie pas à nous, je suis pas à l'équilibre. Et je culpabilisais beaucoup de prendre du temps pour moi. Et aujourd'hui, je sais que ce temps que je prends pour moi, en fait, il est bénéfique pour mes clientes aussi. Donc, j'ai arrêté de culpabiliser. Mais c'est dur, en fait. On est beaucoup dans une société, une culture où on est dans la valorisation de l'action. Plus on fait, plus on donne de la valeur à notre travail, à notre expertise.
- Speaker #1
La méritocratie, la fameuse méritocratie.
- Speaker #0
C'est pas le volume de travail.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est pas...
- Speaker #1
c'est le fait d'avoir un équilibre qui permet de bien faire ton travail oui parce qu'en fait il n'y a pas besoin d'en faire trop pour parce que justement plus on en fait et plus ta santé elle ne va pas aller et moins tu seras disponible pour tes clientes et moins tu pourras faire ce plus que tu as envie de faire je suis tombée sur un poste ce matin en plus du nana qui disait qu'avant avant elle Elle avait son affaire à domicile, etc. Elle avait sa clientèle, elle se pliait en quatre, etc. pour sa clientèle. Et elle gagnait plutôt bien sa vie, plutôt bien. Qu'est-ce qui est bien ? Mais qu'elle a dû déménager pour suivre son compagnon qui avait une super opportunité. Donc ce que je lui dis, c'est que si tu gagnais aussi bien ta vie, l'opportunité de ton mari n'aurait pas été le seul choix de votre famille. Parce que juste avoir un agenda plein ne veut pas dire que ça se passe bien. Mais plutôt, si tu te sens en forme quand tu vas à un mariage, si chaque nouveau mariage, que ce soit un mariage ou même à domicile, parce que moi, j'ai fait du domicile avant, que ce soit un mariage ou du domicile, c'est parce que je trouve que beaucoup se voilent la face juste parce que l'agenda est plein. Mais l'agenda est plein n'est pas signe de bonne santé d'une entreprise. Au contraire, c'est signe de mauvaise gestion, je dirais même, parce qu'un agenda plein, ça veut dire que tu ne peux rien faire d'autre. Tu passes ta vie sur le terrain, mais tu ne peux pas travailler sur ton entreprise. Donc, si ta vie se passait aussi bien...
- Speaker #0
Et travailler sur toi, te reposer.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça. Te reposer, travailler sur toi, sur ton entreprise, profiter de tes enfants pour ceux qui en ont, profiter de tes Ausha pour ceux qui en ont. Donc, si ton agenda est plein, ce n'est pas forcément bon signe. Ou alors, c'est le signe qu'il faut que tu évolues pour celles qui ont envie d'évoluer. mais c'est vrai que J'ai beaucoup l'impression que dans ce métier, on se voile beaucoup la face en disant que je suis bien. Alors que non, en fait, là, on fait toujours passer soit la famille, soit les clientes avant, plutôt que de penser, par exemple, je ne sais pas, moi, être en vacances en plein milieu de saison de mariage, ce n'est pas forcément tout le monde qui va dire non, non, moi, je ne peux pas. Je vais être en vacances que, je ne sais pas, moi, pendant que tout le monde travaille, en fait, mon mari, etc., travaille, mais moi, je peux être en vacances que pendant l'hiver. et je ne peux pas être en vacances pendant l'été, des choses aussi simples que ça. Il y a beaucoup de gens qui se voilent la face en disant, moi j'ai l'agenda plein et du coup ça va, mais est-ce que ça va réellement ? Parce que si l'entrepreneuse ne va pas bien niveau santé, ça veut dire que l'entreprise ne va pas bien non plus en fait.
- Speaker #0
Non, en tout cas pas sur le long terme.
- Speaker #1
Non, carrément, oui.
- Speaker #0
C'est vrai que ce stress de l'agenda, je ne sais pas si ça te le fait toi, mais le mois avant quand je... Mon agenda pour la semaine qu'il était plein, j'étais là, je suis trop une queen, ça bosse, et tout. J'étais trop contente de moi, mais j'étais KO. Et quand je voyais une journée vide ou une semaine vide, j'étais là, ça y est, ça ne marche plus, ça va s'arrêter parce qu'on a peur que ça s'arrête tout le temps. Il y a ça quand même quand on est à la séance. Aujourd'hui, quand je vois une semaine light ou quasi vide, je me dis, trop bien, je vais pouvoir bosser sur les trucs où je n'ai pas le temps, je vais pouvoir me reposer. posé, je vais peut-être me faire une après-midi à la plage et en fait, je suis contente, ça veut dire que je gère bien, ça veut dire que j'arrive à me dégager du temps et en fait, quand on est salarié, en général, on arrive à réfléchir comme ça, c'est quand on est entrepreneur que ça shift. J'ai écouté ce matin le podcast d'Aline Biboust, tu connais ?
- Speaker #1
Oui, je vois qui c'est.
- Speaker #0
Et elle l'a mis dans sa newsletter aussi, je trouvais ça trop bien, c'est en gros tu fais ta fiche de... poste, de ton poste actuel en tant qu'entrepreneur. Le nombre d'heures, les tâches, les congés, le salaire. Tu fais comme une fiche de poste Indeed ou Pôle emploi. Est-ce que tu postulerais à cet emploi ? Oui. Carrément. Si tu te dis non, ça a l'air d'être de l'esclavage, c'est qu'il y a un problème.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je trouve qu'effectivement, quand t'es salarié, tu te dis c'est cool, il y a tant de semaines de congés payés, il y a des RT. il y a les tickets restos, il y a les avantages, les machins. C'est ça qui fait que tu prends un job. Alors pourquoi nous, en tant qu'entrepreneurs, on se squeeze tous ces avantages pour garder que les inconvénients de la vie professionnelle ? Il ne faut pas. On se connaît ça de mazot.
- Speaker #1
On se connaît ça de mazot.
- Speaker #0
Parce qu'on est dans le truc que plus on fait... plus on gère. Alors que non.
- Speaker #1
Non, pas du tout. Pas du tout. Moi, c'est vrai que pour le coup, moi, au contraire, je suis un ovni un petit peu. Mais c'est vrai que moi, ma mission depuis toujours, c'est gagner plus, travailler moins. Donc même quand j'ai démarré, bien sûr, j'ai fait...
- Speaker #0
Je l'adore.
- Speaker #1
Même si quand j'ai démarré, je... Enfin, quoi que, en vrai, j'avais des bons tarifs, en vrai, pour un début. Mais c'est vrai que moi, justement, dès le début, dès que je voyais un agenda plat, ça m'angoisse. Oh putain, quelle horreur. Du coup, je cherchais par tous les moyens de réduire cet agenda et de toujours en faire moins, mais toujours en gagnant soit pareil, soit toujours plus. Mais c'est vrai que moi, ça a toujours été un truc que je me suis dit, mais pourquoi les gens trouvent ça cool ? Enfin, quand tu es salarié, oui, tu n'as pas le choix parce que tu as 35 heures ou 40. Je ne sais pas, tu es obligé de faire tes heures. mais justement quand on se met à son compte on se met à se compte pour de la liberté et beaucoup oublient ce mot liberté dès le premier mois on oublie tout au début en vrai pourquoi ?
- Speaker #0
parce qu'on a un problème de légitimité au début c'est normal quand on débute donc on comble le vide en se disant je vais me sentir légitime mais c'est dans toutes les professions parce que j'en discutais avec partout qui est PO, elle a augmenté ses tarifs et elle me dit du coup j'ai des clientes qui vont arrêter avec moi et elle me dit c'est horrible parce que ça fait 20 ans que je suis PO et que moi mon but c'est d'avoir toujours l'agenda plein et je dis ouais mais là tu vas gagner le même chiffre d'affaires en fait et t'auras des créneaux libres pour toi elle me dit ouais je sais j'ai beau le savoir, j'ai beau le voir dans les chiffres et tout, mais ça m'angoisse parce qu'on est câblé comme ça en fait ouais mais je sais pas pourquoi
- Speaker #1
Peut-être parce que c'est un métier de femme ou je ne sais pas, trop de compassion, trop d'empathie.
- Speaker #0
Je pense que c'est aussi inhérent à l'éducation qu'on a en tant que femme dans notre société. On est très altruiste, en tout cas on est élevés comme ça, de faire beaucoup pour les autres et que ça nous donne de la valeur à nous. On ne peut pas élever à être égoïste.
- Speaker #1
Oui, mais il faut toujours garder ce courage. Tu sais, il faut toujours garder l'image, tu sais, dans l'avion quand ils disent « braise, braise » . Là, quand le masque tombe, il faut d'abord le mettre à soi avant de le mettre à son enfant. Et même si ça paraît inhumain de se dire « mais non, je vais d'abord protéger mon enfant » . Non, il faut d'abord se sauver soi avant d'essayer de sauver les autres. Mais c'est vrai que, ouais, je pense que la finalité de tout ça, je pense que c'est vraiment parce que c'est des métiers qui sont principalement féminins qui fait qu'il y a encore beaucoup trop d'empathie et Merci. pas assez d'œil business alors qu'il...
- Speaker #0
C'est du bon égoïsme, c'est pas... Ah oui,
- Speaker #1
mais carrément, de l'égoïsme, oui, t'as raison, t'as raison, c'est le bon mot.
- Speaker #0
Ouais. Pour être un peu égoïste et à faire les choses pour soi, on a le droit, en fait, on a pris le risque de monter notre boîte, de vivre sans sécurité parce que on a quand même des situations, même si on peut bien gagner notre vie, assez précaires d'un point de vue des droits sociaux et tout. Donc, Dans cette situation courageuse, ce n'est pas pour en plus en souffrir. Il faut y trouver son compte. C'est la plus grande liberté qu'on a en tant qu'entrepreneur, c'est celle de gérer notre temps. Il faut la prendre.
- Speaker #1
Carrément. On a parlé de produits là il n'y a pas très longtemps. Et nous avons toutes les deux reçu un beau cadeau récemment.
- Speaker #0
de Armani Beauty alors comme je te disais moi je pensais que c'était une arnaque moi aussi j'ai été cliquer sur LinkedIn la signature du mail je te jure j'ai demandé à chat j'ai
- Speaker #1
été chercher de partout Facebook, Instagram, LinkedIn, partout pour voir si le nom de la personne était vrai voir des photos si j'en trouvais laisse tomber et puis j'ai vu ta story ah ok c'est bon je peux arrêter je ne croyais pas Merci. Ouais, alors qu'est-ce que ça te fait d'avoir eu ce beau gifting de Armani ?
- Speaker #0
Franchement, ça fait plaisir. Je pense que tu as vu les stories que j'ai faites quand j'ai reçu le... Ouais, J'ai essayé d'exprimer ça, la gratitude d'être justement reconnue pour la valeur de notre savoir-faire, parce qu'évidemment, dans notre ère, on voit beaucoup de gens recevoir des très beaux cadeaux de la part de marque. Loin de moi, l'envie de dire que c'est injuste, parce que je pense que ces gens, c'est des gros travailleurs, je parle des influenceurs, et pour moi, ils méritent ce qui leur arrive, ce n'est pas arrivé par hasard. mais c'est vrai que des fois quand tu vois des influenceurs recevoir 15 teintes de fond de teint tu te dis mais...
- Speaker #1
What the fuck ? What the fuck ?
- Speaker #0
Ça sert à rien quoi, à part à faire une jolie story tu vois, et en fait j'ai l'impression qu'il y a un peu un shift qui est en train de se faire parce que ça fait un moment moi que je vois des maquilleuses qui disent ouais les marques vous devriez envoyer à des vrais gens qui travaillent et tout parce que c'est nous les vrais prescripteurs auprès des clients et que nous on a une vraie expertise et tout, et oui c'est vrai. donc quand j'ai vu qu'Armani faisait cette campagne de gifting auprès des make-up artistes je me suis dit c'est bien parce que ça montre justement que notre expertise commence à être entendue et qu'ils comprennent la valeur de notre travail, ils comprennent aussi que les gens qui suivent des maquilleurs font confiance à ce qu'on leur dit parce qu'on a une image professionnelle à garder et la expertise tout petit peu d'influence parce que j'explorais ça aussi dans tous les trucs que j'explorais donc à un moment je m'étais lancée dans l'influence j'avais mon média kit et tout c'était parti j'en suis revenue depuis mais du coup effectivement je me rendais compte qu'il y avait plein de trucs même si c'était bien payé je voulais pas accepter parce que je me disais bah non moi j'ai mon image professionnelle je vais pas recommander du unique Merci beaucoup. Désolée pour Younique, mais le truc de mettre qualité juste parce que je suis payée, j'ai des comms et que financièrement, c'est intéressant. Poser ma parole à une valeur, les gens qui écoutent mes recommandations, les écoutent parce que je suis une professionnelle de la beauté. Je ne peux pas leur raconter des salades, ça va nuire à ma propre image professionnelle aussi. On parle beaucoup d'argent depuis tout à l'heure. Et du fait qu'on veut gagner de l'argent, qu'on veut avoir du temps pour nous et tout. Mais il y a quand même la valeur de l'éthique professionnelle qui est au-dessus de tout ça. Et évidemment, je ne me rendrais pas père et mère pour faire de l'argent, tu vois.
- Speaker #2
Bien sûr, oui.
- Speaker #0
Excuse-moi, je digresse, mais tu vois où je veux en venir. Non,
- Speaker #1
mais je vois ce que tu veux dire. Parce que oui, gagner de l'argent, oui, totalement. Mais je suis d'accord avec toi que tu ne vas pas vendre ton âme non plus pour gagner de l'argent, quoi.
- Speaker #0
Enfin,
- Speaker #1
ça touche à ta crédibilité par la suite avec ta communauté, etc.
- Speaker #0
Et en fait, les Armani et d'autres marques, je vois, sont en train de faire pareil, ont compris qu'on avait une crédibilité mieux perçue que beaucoup d'influenceurs parce qu'on commence à comprendre comment ça marche le biais de l'influence. Il y a des lois qui sont passées et tout. Et en gros, ça devient quand même de plus en plus compliqué de mentir à ta communauté. Ils se disent, je ne sais rien, c'est ce que je pense, mais je pense qu'ils se disent, les maquilleurs, quand ils parlent d'un produit, leur communauté. ils sont plus convaincus que l'influenceuse que tu croises sur ton fil donc c'est une cible pour nous de publicité parce que c'est de la publicité quand ils nous font des giftings ils savent très bien qu'on va parler de leurs produits c'est une bonne cible de publicité parce que c'est une publicité crédible avec probablement un fort taux d'engagement et de conversion et je me dis c'est cool parce que c'est vraiment du gagnant-gagnant c'est à dire que nous c'est des produits qu'on utilise, dont on a besoin qui vont pas finir au fond on fonde un tiroir dans les armoires Ikea, là où elles ont plus que chez Sephora. On va s'en servir. Nos clients vont en bénéficier. On va en parler autour de nous. Moi, je ne sais pas toi, mais depuis que je les ai reçus, je les utilise beaucoup. Et je sais que j'ai des mariés qui m'ont contacté après mariage en disant, c'est quoi le fond de teint que tu m'as mis pour demander la teinte et tout, qui se le sont acheté. Donc, clairement, c'est bien pour Armagne parce que ça va être dans les nouvelles.
- Speaker #1
C'est clair. Merci.
- Speaker #0
un bon calcul de leur part et ça fait plaisir qu'ils aient compris ça et ça fait plaisir de recevoir un tel cadeau. C'est clair,
- Speaker #1
surtout juste avant la saison. Moi, c'était un moment de « waouh ! » Et tu travailles déjà avec Armadie avant ou justement, tu as connu un peu justement avec le gifting ?
- Speaker #0
Alors en fait, ce qui est très drôle, c'est fou, dans ma vie, j'ai très souvent des synchronicités. La semaine d'avant, j'étais en formation et on parlait produits avec les stagiaires. Et donc on parlait justement, raisonner ses investissements pour son kit et tout. Et elle me disait, mais toi, pour toi, c'est quoi le meilleur fond de teint pour les mariés ? Moi, toutes les recherches que j'ai faites, tout ce que j'ai testé depuis que je suis à mon compte, pour moi, le meilleur fond de teint pour les mariés, c'est le Luminous, c'est le Darmanie. Un jour, je me l'achèterai. C'est un but, tu vois. Quand ce sera bon financièrement et tout, de faire son investissement, je le ferai. Mais pour le moment, j'y suis pas encore. Faut que je finisse mes fonds tant que j'ai dans ma malette, et dans ma vie, blablabla. Et la semaine d'après, je reçois le mail d'Armani. Je dis, mais c'est pas possible. Mais ils m'ont écoutée.
- Speaker #1
Bon, une fois qu'ils t'ont écoutée en t'emmenant des produits et pas en te faisant des pubs de produits.
- Speaker #0
non mais j'ai trouvé ça fou je me disais tu te rends compte c'est mon rêve mais comme quand je préparais mes formations je me disais ce serait trop bien que quelqu'un me demande d'être formatrice et que j'ai pas à faire calliopie et compagnie et bam ça tombe j'ai souvent eu des trucs comme ça dans ma vie j'ai un bon karma, j'ai vraiment de la chance là dessus du travail mais aussi de la chance je dois bien avouer que j'ai eu des belles surprises et là c'était le cas donc du coup j'ai été trop contente et c'était un produit que je connaissais déjà que j'avais testé moi-même, que j'avais testé chez des copines maquilleuses et tout et je savais qu'un jour je mettrais ma main dessus tu vois, et là j'étais dans un état mais j'avais les larmes aux yeux wow,
- Speaker #1
mais c'est vrai que c'est quand même un beau cadeau, je pense qu'il y en a pour facile 500-600 euros de produit quand même ce qu'on a reçu j'ai pas regardé mais peut-être plus, je pense que je suis gentille parce qu'il y a quand même vraiment énormément de teintes Et moi, ce qui m'a le plus plu, c'est surtout d'avoir des teintes foncées. C'est vrai qu'il pourrait y avoir des teintes encore plus foncées, mais bon, je ne vais pas en demander plus. Mais c'est vrai que j'ai été contente d'avoir vraiment une teinte, enfin, un grand choix au niveau des teintes. Et ça, c'est beau quand même comme cadeau. Énorme. Franchement, je n'en reviens toujours pas.
- Speaker #0
Tu les as mis dans ton kit, toi ?
- Speaker #1
Moi, direct, oui. dès que je les ai rouges, j'ai mis dans mon kit. J'ai utilisé la semaine dernière pour un shooting. C'est vrai que moi, je travaillais avec Dior avant. Pour le moment, je ne vois pas trop la différence avec le Dior Backstage. Je trouve qu'ils se valent assez. Mais c'est vrai que du coup, maintenant, j'ai ça, j'utilise ça. Moi,
- Speaker #0
je suis très contente parce qu'en plus, j'ai travaillé pendant un an. pendant longtemps avec le reboot de Make Up For Ever j'avais fait des stocks parce qu'ils l'ont arrêté et là j'arrivais au bout il fallait que je les remplace donc j'ai tombé à pic franchement je l'aime beaucoup parce qu'en plus il est très versatile et c'est ce qu'on veut on parlait de raisonner s'adapter à plusieurs personnes couvrance modulable je l'ai testé sur peau grasse comme sur peau sèche Merci. selon la base, la skin care et toute la poutre que tu mets, franchement, ils s'adaptent hyper bien. Ah,
- Speaker #1
t'as pas mal testé déjà. Ah ouais,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
T'as pas perdu de temps.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Trop bien. On arrive tout doucement à la fin de ce podcast. Franchement, j'aimerais bien rester encore des heures avec toi, vraiment, parce que là, en fait, ce que j'adore justement dans le podcast, c'est que tu vois, nous, on ne se connaissait pas forcément. Mais j'adore parce que c'est à quel moment, en fait, tu peux prendre autant de temps pour discuter avec quelqu'un que tu ne connais pas. Et c'est toujours hyper intéressant de découvrir un peu le parcours des gens et j'adore. Et justement, j'aime bien poser une question parce que ce podcast est un peu né, enfin échec mais bon c'est pour simplifier, mais d'une épreuve, allez si tu préfères. Et du coup, j'aime bien connaître en fait chez les personnes qui viennent parce qu'il y a toujours un fil conducteur, tout n'est pas toujours tout rose chez tout le monde. et il y a des moments un peu plus difficiles que d'autres. Du coup, j'aime bien savoir quelle a été pour toi jusqu'à présent dans ta vie entrepreneuriale ta plus grosse épreuve et bien sûr, pour enjoliver la chose, quelle a été ta plus grande victoire ?
- Speaker #0
Dans ma vie entrepreneuriale.
- Speaker #1
Entrepreneuriale ou même si tu veux dire dans ta vie en général parce que la vie en général aussi peut faire des déclics pour le côté entreprise aussi, je trouve.
- Speaker #0
Il y a eu un truc fondateur dans ma jeunesse et qui me parle toujours aujourd'hui. En fait, je disais, moi, j'ai fait prépa, grande école et tout, et je voulais être vétérinaire. Et du coup, j'ai fait ma prépa. Et bref, je te passe les détails. Mais en gros, je me suis retrouvée à passer le concours véto en candidat libre parce que la formation que je faisais ne paraît plus au concours véto. Et en gros, je suis partie perdante d'avance. Je me disais, de toute façon, je n'ai pas eu les cours qu'il fallait, je ne l'aurai jamais, c'est un concours hyper difficile, veto et tout. Donc, j'ai bossé un peu mes épreuves, mais sans grande conviction. J'ai passé mes épreuves et en fait, j'ai... pas été prise à deux places près, sachant qu'au niveau national, c'était milliers de participants. Donc deux places, c'est rien. C'est 0,01 point, tu vois. Donc ça veut dire que j'aurais eu un demi-point sur une épreuve, je rentrais en école véto. Et là, je me suis dit, mais t'es trop conne, en fait. T'y as pas cru. Et du coup, tu y as pas cru, tu l'as pas eu. Et c'est vraiment une grosse claque que j'ai prise. J'avais un peu moins de 20 ans. Et je me suis dit, maintenant, ben voilà, t'es en train de... peut-être raté ton rêve de ta vie d'être vétérinaire parce que t'as pas donné les moyens donc maintenant dans la vie quand tu voudras quelque chose, avant de partir perdant, de te dire oui mais de toute façon les autres nanana, tu te donneras les moyens d'y arriver et ça m'a énormément servi tu vois notamment pendant le quand je me suis lancée c'était le Covid et tout le monde disait ah mais comment tu vas faire faut que tu retrouves un job voilà et je me suis dit non en fait Je n'ai pas fait tout ça pour abandonner. Donc, je vais mettre tous les moyens de mon côté pour y arriver. Et je me suis dit, qu'est-ce que je peux faire ? Là, c'est le Covid. Je ne peux rien faire. Je ne peux pas maquiller. Eh bien, je mets tout sur les réseaux. J'ai essayé de développer mes réseaux à fond, ma com à fond. Pour que quand ça rouvre, j'ai créé le besoin, en fait, et que j'ai des gens qui veuillent réserver des presses avec moi. Et ça a marché. Et tu vois, c'est cette leçon qui m'a... qui m'a permis ça.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que justement ta plus grande victoire, c'est justement d'avoir fait preuve de combativité pendant cette période de Covid qui était remplie de doutes ou est-ce que tu as une autre victoire plutôt ? Bien sûr, c'est une victoire,
- Speaker #0
mais au cours de ma vie entrepreneuriale, là, je pense à un truc qui m'a vraiment permis de tuer un peu mon syndrome de l'imposteur. Donc, je pense que, oui, on peut dire Merci. que c'est une belle réussite. C'était il y a deux ans, trois ans. J'ai été contactée pour aller au Cosmoprof. Tu connais ce salon ?
- Speaker #1
Ça me dit quelque chose, mais tu peux en dire plus.
- Speaker #0
C'est le plus grand salon de cosmétique. En fait, c'est surtout pour les professionnels, vraiment que les professionnels du milieu. Tu vois, les labos, les marques. les pros de la beauté, etc. Et c'est international. C'était en Italie, à Bologne. Et du coup, j'ai été contactée pour faire une conférence, une démo-conférence sur scène devant un parterre de professionnels internationaux, techniques en fait, sur un sujet de mon choix, en anglais, sur une modèle que j'ai rencontrée le jour même. Donc, c'était un gros challenge. Je me suis mis un stress énorme. Mais vraiment, je me suis dit là, c'est vraiment une consécration. Je me disais, c'est la preuve que j'ai ma place dans ce milieu et qu'il faut que j'arrête de douter en permanence. Et là, si on m'appelle pour ça, c'est que oui, je suis légitime quand même pour transmettre à des professionnels et tout. C'était avant d'être formatrice en plus, donc ça m'a donné cet élan. Et voilà, l'expérience était dingue parce que du coup, je suis partie. toute seule en Italie vous ferez payer pour faire ma démo sur scène c'était filmé, c'était ouf c'était un truc donc voilà je pense que ça c'est une belle réussite même si concrètement j'ai pas eu de retombée spéciale ni financière ni d'un point de vue professionnel mais ça m'a vachement boostée vraiment ça m'a fait beaucoup ah ouais puis C'était vraiment un moment où j'étais fière.
- Speaker #1
Tu m'étonnes,
- Speaker #0
tu m'étonnes. Et ma grand-mère, en plus, tu ne racontes pas.
- Speaker #1
Ah ben, vous savez, ma petite fille. Ah non,
- Speaker #0
je ne raconte pas. C'est la seule fois de ma vie, d'ailleurs, où elle m'a dit, parce qu'elle est assez... C'est dur, tu vois, dans le sens du terme, mais voilà, ce n'est pas une mamie gâteau, quoi. Et elle m'a dit que... écrit qu'elle était fière de moi.
- Speaker #1
Wow ! Oh, wow ! C'est un moment hyper fort, en fait. Même côté personnel, du coup, finalement. C'est vrai que, professionnellement parlant, ça fait bien sur le CV, mais c'est vrai que je pense que le texte de ta grand-mère a dû te faire limite plus plaisir, peut-être, non ?
- Speaker #0
Même mes parents, de toute façon, il n'y a rien de mieux que de rendre fière à ses parents. Et mes parents, ils... mon père il était hyper émotif et ça devait pleurer quand j'ai annoncé ça oh non franchement c'était un sacré moment et ça m'a Ça m'a vachement boostée. Mais là même, quand je t'en parle, je suis... Ouais, moi aussi ! Deux coups de pied, je suis en train de s'y aller ! C'est un cosmo prof, mais c'est quoi ce truc ? Personne connaît,
- Speaker #1
mais si, allez regarder, c'est un truc de ouf ! Oui, oui ! Mais oui, en plus, j'en ai déjà entendu parler, mais je ne me souvenais plus que ça s'appelait cosmo prof. Mais ouais, c'est un truc de oufissime, ce qu'ils font à Bologne. Moi, ça faisait partie de mes objectifs d'y aller au moins une fois. Ce n'est même pas comme ce qu'il y a au Mondial de la Coiffure en France, mais je pense que c'est encore un autre niveau à mon avis.
- Speaker #0
J'avais déjà fait des démos au Mondial de la Coiffure, au Beauty Forum, au Beauty Days. J'ai fait pas mal de salons parce qu'avec ma vie, je connais ces gens aussi. Mais là, Cosmoprof, c'était le step-spur. Surtout, il y avait ce truc d'être en anglais, de parler en anglais avec le micro et tout, comme Britney Spears.
- Speaker #2
Bien sûr !
- Speaker #1
pour sûr pour sûr c'est une gens devant moi qui était que des pros hyper sérieux tu vois qui prenait des notes ok tout machin j'étais là ouais là là faut y aller quoi et c'est quelque chose c'est une expérience que t'aimerais réitérer ou pas forcément ça y est t'as fait et t'as eu on va dire t'as dos au chien je
- Speaker #0
dirais pas non mais c'est pas un but en soi tu vois ok je vois ouais je vois ouais c'est cool Merci. faire et ça m'a fait du bien à ce moment là j'en avais besoin parce qu'en plus ma vie perso c'était un gros bazar à ce moment là et j'avais besoin d'un ego boost en fait et c'est ce que ça m'a fait je vois totalement ouais trop bien et justement j'ai oublié de te demander tout à l'heure justement parce que t'as commencé par le maquillage mais du coup tu fais aussi de la coiffure et
- Speaker #1
c'est hyper intéressant ça parce que c'est vrai que il y a des coiffeuses il y a des maquilleuses et parfois 3, 4... Je ne sais pas si ça a été ton cas, mais parfois, certaines se sentent quand même obligées d'avoir la double compétence. Est-ce que c'est parce que tu as senti à un moment donné que ça coinçait, que tu avais besoin de cette double compétence ou est-ce que c'est parce que tu t'es dit que c'est une suite logique finalement de proposer aussi de la coiffure ?
- Speaker #0
En fait, c'est un peu les deux. Je ne voulais pas le faire pour les mauvaises raisons puisque ce qui me drive depuis le début de cette aventure, c'est de faire ce que j'aime.
- Speaker #2
Justement,
- Speaker #0
Merci. quitter le monde de l'entreprise où ça se passait mal pour me faire kiffer donc ça reste mon motivateur principal mais pour les tournages et les shootings à l'époque où je pensais que je pouvais développer ça, la mode et tout, on me demandait toujours de mettre un petit coup dans les cheveux alors je disais pourtant que je n'étais pas coiffeuse mais tu vois j'avais quand même un lisseur et une laque juste pour faire un tout petit peu tu vois et en fait j'aimais pas du tout le fait de Merci. faire sans savoir du tout ce que je faisais. Donc, j'ai voulu me former. Je me suis formée avec Annie. Et en fait, révélation. C'est-à-dire que je suis rentrée à la maison, j'ai acheté une tête à coiffer et là, j'étais complètement matrixée. Coiffure du matin au soir. Je regardais plein de vidéos, je testais plein de trucs. J'ai été piquée. Donc du coup, même si c'était pas du tout le projet de base, j'ai très vite lancé les prestations en coiffure. pour les mariages parce que parce qu'en fait ça a été le même déclic que la coccinelle tu vois ça m'a là c'est une bonne raison tu vois de le dévoiler à la base c'était pas forcément financier ou comme ça c'était vraiment plus aller j'ai ce petit truc tu vois mais comme là j'aimerais me former un peu à quelques manips tu vois au niveau facialisme quand on a Merci. nos soins et tout, de savoir un petit peu mieux ce que je fais et d'arrêter de faire au hasard. Et peut-être ça va être la révélation, j'en sais rien, tu vois. Mais des fois, je me dis, je vais juste me former un peu là-dessus, puis en fait, c'est cool. C'est cool, hein ?
- Speaker #1
C'est cool, hein ? Eh, coccinella ! Ok, du coup, et du coup, qu'est-ce qui attend la future Sarah ? Il y a du facialisme ?
- Speaker #0
Peut-être, tu vois, dans mes tiroirs archives, il y en a plein, plein, plein des projets. Mais en tout cas, cette année, puisque vraiment tous les ans, je me fais un petit peu mes objectifs de l'année. Cette année-là, 2026, le but, c'est de développer la formation individuelle parce que j'adore ça. Et j'ai des super bons retours. Et vraiment, ça me fait tellement plaisir de voir des pros qui me disent, tu vois, suite à ta formation, Je valide tous mes essais. Ma clientèle est trop contente. J'ai mis beaucoup moins de temps à faire mes invités. Ça y est, je suis rentable. Je me paye. Je n'ai plus à m'acheter tel produit. Tout ça. Donc ça, clairement, je développe parce que j'aime trop ça. Et puis, de continuer sur les mariages en privilégiant vraiment mon cœur de cible. que ce soit au niveau du style de maquillage, de coiffure de la personnalité de mes clientes que vraiment ce soit un kiff pour nous deux que ça match en fait et du coup des fois j'ai des prospects où je sens qu'on n'est pas forcément alignés et je les refuse parce que je me dis que c'est bénéfique pour nous deux parce que c'est super important d'avoir un bon match même encore plus pour elles que pour moi Merci. si on n'est pas aligné c'est que je passe après ça et ça cette année j'ai décidé de plus les déroger donc voilà mariage formation et puis je continue mes petits face painting parce que j'adore ça et puis dans l'avenir je pense que la formation prendra plus de place J'ai un rêve au fond de ma tête qui peut être un jour viré.
- Speaker #1
I have a dream.
- Speaker #0
Un rêve. The dream day.
- Speaker #1
Mais j'adore les rêveuses. J'adore les rêveuses. C'est ça qui fait que sans rêve, il n'y a pas d'avenir en fait. Donc j'adore.
- Speaker #0
Ah bah oui, moi j'en ai plein des rêves. J'ai ça. Après j'ai plein de rêves persos aussi. et beaucoup... j'essaye maintenant de me dire ok les rêves pro on en a mis pas mal en place maintenant on va mettre en place le perso donc je voyage pas mal parce que j'adore ça donc je me prends du temps pour voyager avec mon amoureux prendre du temps justement pour notre vie à deux voir mes amis, ma famille c'est très important et je veux plus sacrifier autant qu'avant c'est vrai que c'est difficile parce que
- Speaker #1
quand on fait un métier comme ça, aussi passionnant et qu'on est passionné, c'est vrai qu'on a l'impression qu'en fait, de vivre quand même un rêve, et parfois, justement, ça peut empiéter. Même si, parce que tout à l'heure, on a parlé justement de l'agenda plein, etc. Moi, je sais que justement, mon agenda, il n'est pas plein du tout et c'est parfait. Mais par contre, j'ai beaucoup de difficultés, c'est que quand je vais penser à quelque chose, je vais toujours penser au pro, pro, pro. Si je veux me faire plaisir, je vais acheter... quelque chose qui me sert pour le professionnel. Je ne sais pas, moi, par exemple, à Noël, je vais demander à ce qu'on m'offre un ordinateur qui me sert pour te parler là tout de suite maintenant. Mais je ne vais pas forcément, je ne sais pas, demander un sac à main ou des choses comme ça, tu vois. Et c'est vrai que quand on fait des métiers passionnants comme ça, c'est vrai qu'il y a un peu ce côté où ça prend quand même mine de rien, quand on le veut ou non, ça empiète quand même sur certaines choses.
- Speaker #0
J'ai vachement évolué là-dessus. Je dirais que ça fait un an, un an et demi que vraiment je suis en train de faire le switch. Et c'est beaucoup grâce à mon chéri qui m'a dit, en fait, à la maison, je ne veux pas trop voir Sarah Mack. Je veux voir Sarah, Sarah l'amoureuse.
- Speaker #1
L'amoureuse, mon amoureuse.
- Speaker #0
Elle me défend en parole un peu. Elle me dit, là, tu parles de ton boulot, mais après, on parle d'autre chose. et parce qu'au début je disais mais tu comprends pas en fait mon boulot c'est toute ma vie donc quand je te parle le soir tout ce que j'ai à te raconter c'est du pro parce que tout ce que je vis c'est du pro les gens que je rencontre c'est via le pro les choses que je vis c'est via le pro donc en fait j'ai rien d'autre à te raconter parce que c'est toute ma vie et en fait ça m'a fait prendre conscience que c'est un problème tu vois donc donc vraiment j'essaye de changer ça et le fait d'avoir ouvert le studio ça m'aide à couper parce que ben quand je rentre le soir en fait je pose la mallette et je suis plus un amie il n'y a plus d'Instagram j'essaie vraiment de diviser les choses et ça me fait du bien et c'est je pense une évolution saine même s'il y a toujours un peu de culpabilité des fois parce qu'on est câblé comme ça comme on disait de dire « Ah, mais j'ai du... » tant là je devrais faire ci, je devrais faire ça parce que la to-do list elle se finit jamais c'est ça qui dure aussi donc voilà donc voilà Sarah Maki on peut lui souhaiter des choses mais au moment je le souhaite aussi beaucoup à Sarah Maki je vais avoir la troisième question c'est très bizarre mais t'as compris quoi j'ai compris,
- Speaker #1
je lui souhaite beaucoup de belles choses à Sarah Maki mais elle en a déjà fait énormément et Sarah Maki elle va prendre un peu plus de place du coup Mais j'ai l'impression que c'est un switch qui se fait à la trentaine, tu sais. Parce que je suis en pleine dans cette période-là, tu vois. En pleine dans cette période. J'ai l'impression qu'il y a vraiment un switch qui se fait entre 30-35 ans. Bon, j'ai pas encore 30, mais je me dis, putain, je vais bientôt avoir 30 ans. Et en fait, j'ai passé toute ma vingtaine à réfléchir boulot, Parce que moi, j'ai toujours su ce que je voulais faire. Dès le collège, je savais ce que je voulais faire. Donc, j'ai toujours été bon. il faut que je passe ce diplôme pour avoir ça, et une fois que je l'aurai passé, il faut que je fasse ça, après tu commences à bosser, tac, C'est ça, c'est ça. Et du coup, là, en fait, je me dis, non, en fait, là, arrête tes plans et laisse la vie sur son cours, en fait.
- Speaker #0
Ouais, et puis surtout, j'ai arrêté d'avoir peur. Avant, j'avais vachement peur que ça s'arrête du jour au lendemain. Parce qu'en plus, dans le mariage, on doit toujours trouver de nouvelles clientes.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
ça demande un effort constant. Et en fait, là, je me dis, si un jour ça doit s'arrêter, c'est que je serai allée au bout et ça s'arrêtera. Et j'ai plein de ressources en moi. Peut-être que je monterai un autre business. Peut-être que je redeviendrai salariée. Peut-être que je ferai autre chose. Ce n'est pas ce que je souhaite, ce que j'ai vraiment l'impression d'avoir. trouver ma place et ce que j'aime. Donc moi, je me vois très bien rester dans ce métier toute ma vie. Mais si ça doit arriver, ce ne sera pas la fin du monde. Donc je m'enlève ce stress et je me dis que si ça s'arrête, c'est que ça doit s'arrêter et ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
Le reste, c'est la santé, c'est la famille. Le reste, ce n'est pas ça la vie.
- Speaker #1
C'est important.
- Speaker #0
et c'est pas l'essentiel carrément et bah c'était trop chouette merci beaucoup ça m'a donné envie quand même de te poser plein de questions parce qu'on a beaucoup parlé de moi si tu veux si tu veux on a pas souvent l'occasion dans la vie de discuter comme ça avec des gens de mon temps et tout mais c'était un peu à sens unique là quand même donc il faudra qu'on qu'on s'appelle, qu'on se boive un café si tu veux Merci.
- Speaker #1
carrément carrément Dax c'est vers Bordeaux c'est ça ouais parce que moi c'est vrai que je bouge énormément et c'est vrai que quand je bouge en général j'aime bien justement croiser des gens justement pour aller boire un café enfin plutôt aller manger au resto parce que je bois pas de café c'est très bien on ira au resto j'ai ça en tête ouais si jamais si jamais je passe par là je serais intriguée de venir te voir dans ton salon parce que et manger un bon ensemble parce que c'est vrai que en fait le podcast j'adore vraiment parce que ça me permet de connaître des personnes parce que sur les réseaux sur les réseaux on montre ce qu'on a envie de montrer, tu vois ce que la personne a envie de montrer donc il n'y a pas forcément je trouve qu'il n'y a pas forcément cette connexion qui peut se faire via une vraie discussion tu vois, il n'y a pas et c'est vrai que pardon,
- Speaker #0
excuse-moi je te coupe non non dis-moi mais... Je pourrais me retourner la question si tu veux, mais justement, cet échange par rapport à ce que tu avais perçu de moi sur les réseaux, est-ce que tu trouves que c'est fidèle ou pas ?
- Speaker #1
Carrément, oui. C'est plus fidèle, mais plus vulnérable, je dirais peut-être. Parce que du coup, sur les réseaux, c'est quand même assez maîtrisé, même pour moi. Moi, c'est pareil, on maîtrise parce que c'est notre source de revenus. Donc, il faut que ce soit maîtrisé. Mais non, je trouve que c'est assez fidèle à ce que tu montres. Enfin, pour le peu que je vois, ça reste assez fidèle. Mais moi, je connais Sarah Maki. Donc, je n'aurais pas deviné que tu avais une grand-mère qui était aussi importante pour nous, en fait. Tu vois, je ne l'aurais pas découvert autrement, tu vois, par exemple, quelque chose comme ça. Donc, c'est des petites choses comme ça, plutôt, qui font que... Il n'y a rien de mieux qu'une vraie discussion, il n'y a rien de mieux que le bon présentiel devant un café ou un bon petit plat.
- Speaker #0
On se fera ça. On se fera ça. S'il y avait l'occasion, ce serait très chouette. Carrément, oui. Je pourrais te poser plein de questions et moi aussi apprendre à mieux te connaître.
- Speaker #1
Pour le coup, tu vois, moi j'aime bien poser des questions, mais par contre, tu me poses des questions, tu fais « euh, euh, euh, euh » . C'est pas grave,
- Speaker #0
on n'enregistrera pas.
- Speaker #1
Voilà, j'aime bien, tu vois, j'aime bien creuser chez les autres, savoir, machin, etc. Mais c'est vrai qu'à chaque fois, c'est vrai que t'es pas la seule à m'avoir dit « je me sens un peu frustrée là, du coup, et toi, qui te pose des questions ? » Mais un jour, je pense que je vais prendre une personne Je vais choper une personne, je vais dire, je t'invite à mon podcast, mais c'est toi qui fais l'interview, tu seras l'hôte et moi je réponds aux questions.
- Speaker #0
Si tu veux, je veux bien t'interviewer un jour, il n'y a pas de souci.
- Speaker #1
Écoute, on sera ça cet hiver peut-être, on verra quand on aura le temps, parce que c'est vrai que là la saison repart. Mais c'est vrai que je cherche un candidat pour me poser des questions, parce que ça fait plusieurs fois que ça revient. Mais ouais. il faut absolument que je le fasse parce que vous savez, plusieurs fois quand on me pose la question, j'ai dit il faudrait peut-être voilà quoi mais en tout cas c'était un vrai plaisir juste dernier truc d'après toi après tout cet échange, parce qu'on est partis un peu dans tous les sens quand même on a parlé de tout et de rien qu'est-ce que là quelqu'un qui nous écoute qu'est-ce qu'elle devrait retenir parmi tout ce qu'on a dit depuis le début Merci.
- Speaker #0
Je dirais d'écouter sa passion et son enfant intérieur, c'est-à-dire vraiment de ne pas oublier la personne qu'on est. Ce sera bénéfique pour l'entrepreneur autant que pour l'entreprise. Si il y a ces deux éléments-là, pour moi, la passion et... L'égoïsme positif. Il faut que je trouve un mot pour ça, mais tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. L'égoïsme-prothésie, c'est bien.
- Speaker #0
Je pense que c'est vraiment deux éléments qui fonctionnent très bien ensemble et qui sont très positifs. Donc, je pense que ça parle... Franchement, c'est un bon résumé de beaucoup de sujets qu'on a abordés là. On en est arrivé à cette conclusion-là presque sur chaque sujet. Ouais. Voilà.
- Speaker #1
Et j'aime beaucoup le fait que tu parles d'égoïsme parce que c'était la première personne, je crois, avec qui je parle
- Speaker #0
qui me parle d'égoïsme et c'est un leitmotiv pour moi genre et j'adore parce que par exemple il y a peut-être un équivalent dans la langue française je ne sais pas
- Speaker #1
mais je pense que c'est le bon mot il faut pas essayer de le je pense faut pas essayer de le diaboliser au linge olivier Je pense que juste égoïsme, ça suffit à lui-même parce que c'est important d'avoir un peu... Parce que les hommes, on va prendre l'exemple parce que tout à l'heure, on disait que c'est un métier beaucoup de femmes. Les hommes, par exemple, sont les égaux dans l'égoïsme. Et pourtant, on ne leur en veut pas. Savoir s'écouter.
- Speaker #0
Savoir s'écouter et ne pas s'oublier. Et on le dit très souvent, quand tu écoutes tes contenus sur les relations amoureuses, qu'il ne faut pas s'oublier, qu'il faut être soi-même. etc qu'il faut qu'il y ait un bon équilibre mais en fait la relation avec ton entreprise c'est un peu pareil il ne faut pas se faire bouffer par ton entreprise sinon ça devient toxique exactement donc les red flags ça vaut aussi en entreprise si tu es épuisé si tu es à bout de nerfs si tu n'es pas valorisé si tu n'es pas aperçu à ta juste valeur c'est red flag c'est clair donc il faut changer les choses parfait
- Speaker #1
On finit sur cette note. C'était parfait. Merci à toi, Valentina. C'était un plaisir.
- Speaker #0
Merci,
- Speaker #1
c'était trop chouette. Merci beaucoup. Franchement, c'était incroyable. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si tu l'as apprécié, n'hésite pas à me laisser ton avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast. Je prendrai le temps de le lire lors d'un prochain épisode. N'hésite pas aussi à partager ce podcast autour de toi. si le cœur t'en dit. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.