- Speaker #0
Au jour où sort cet épisode, ça fait un peu plus de deux semaines qu'on l'a enregistré, Esther et moi. Avant de démarrer, j'aimerais te lire le message qu'elle nous a envoyé il y a quelques jours dans le canal de la cafétéria du campus. Pour ma part, je suis hyper reconnaissante pour ce début d'année. J'ai décroché mes toutes premières missions de Customer Care Management en janvier. Grâce à Juliette et à ses recommandations, j'ai pu avoir plusieurs missions ponctuelles, dont une qui a débouché sur du long terme. J'ai pu partir tout le mois de mai à la réunion en famille alors que ça faisait deux ans qu'on essayait tant bien que mal de se payer des billets d'avion et j'ai pu voir notre chère Diane qui est une autre Customer Care Manager du campus. J'ai enregistré mon premier épisode de podcast avec Darian et j'ai enfin pu me financer la formation Customer Experience Designer pour affûter mes compétences dans le Customer Care. J'ai choisi de me faire aider pour améliorer ma com sur Instagram et pour terminer mon objectif de chiffre d'affaires de 4000 euros a été atteint ce mois-ci. Moi, qui jusqu'au 3 janvier ne touchais que 400 euros de congé parental, ça fait plaisir. Je n'aurais pas pu mieux rêver que de trouver une si belle communauté dans laquelle on se sent soutenu, écouté et encouragé. Alors merci à tout le monde pour vos parcours si différents les uns des autres, mais tout autant inspirants et motivants. Il y a des réussites qu'on applaudit et d'autres qu'on ressent. Comme un oui tout doux, mais profond, qu'on se dit à soi-même. Et aujourd'hui, je t'emmène dans une conversation avec Esther, Customer Care Manager formée au campus. Comme tu viens de l'entendre, elle vient de passer un cap symbolique des 4000 euros de chiffre d'affaires. Mais ce n'est pas juste une question de chiffres, c'est une question de mindset, de patience, et de persévérance silencieuse, et de confiance même quand tout semble long. Dans cet épisode, on va parler de ce qu'il faut nourrir en soi pour tenir la distance, de ce qu'on ne voit pas forcément sur les stories, ce qu'il faut choisir de croire encore et encore même quand rien ne bouge, et comment la réussite vient toujours saluer, celle qui continue même dans le flou. Bienvenue sur le podcast Because We Care, le podcast qui allie stratégie business, expérience client et vraie vie d'entrepreneur. Ici, pas de recettes magiques, juste des tasses de thé bien chaudes, ta safe place et des vérités qui brûlent juste comme il faut. Esther, bienvenue sur le podcast Because We Care. Je suis trop contente de te recevoir aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci beaucoup aussi à toi pour l'invitation. C'est une première pour moi et je suis ravie de... pouvoir discuter aujourd'hui avec toi.
- Speaker #0
C'est ton premier podcast ?
- Speaker #1
Oui, c'est mon premier.
- Speaker #0
Tu vas voir, tout va bien se passer. C'est comme si on buvait une tasse de thé ensemble, toi et moi.
- Speaker #1
C'est trop bien.
- Speaker #0
Pour commencer, Esther, est-ce que tu peux nous raconter en quelques mots qui tu es, ce que tu fais aujourd'hui et comment t'en es arrivée là ?
- Speaker #1
Alors, qui je suis ? Je m'appelle Esther, j'ai bientôt 26 ans et je suis maman de deux enfants. enfant, dans un petit garçon de 4 ans et d'une petite fille de 2 ans. Et avant de connaître le campus Customer Care, je travaillais dans la relation client en tant que gestionnaire SAV et c'est suite à mon congé parental que j'ai décidé de me reconvertir en tant que Customer Care Manager et donc de suivre ta formation.
- Speaker #0
Merci beaucoup. J'avais pas réalisé, mais c'est vrai que tu fais partie des plus jeunes du campus Customer Care. Quand tu m'as dit 26 ans, je me suis dit, mais oui, c'est vrai, 26 ans.
- Speaker #1
Bon, je les aurai en septembre. Quoique, oui, si, si, en septembre, j'ai 26 ans.
- Speaker #0
Normalement, c'est à partir de 30 ans qu'on oublie nos dates d'anniversaire.
- Speaker #1
Moi, je dis qu'à partir du moment où on a des enfants, on arrête de compter.
- Speaker #0
C'est vrai, t'as pas de tort. Quand tu t'es lancée en tant que Customer Care Manager, après être diplômée du campus, à quoi tu t'attendais au début ? Est-ce que tu peux nous dire s'il y a des éléments qui t'ont surprise, que ce soit des bonnes surprises ou des mauvaises surprises ?
- Speaker #1
D'accord. Quand j'ai été diplômée, déjà, j'ai été super contente d'être allée jusqu'au bout, d'avoir, on va dire, complété la première partie de ma reconversion. Mais c'est vrai que j'étais un petit peu déçue de ne pas avoir réussi à dessutrouver mes premiers clients, de pouvoir toucher mon premier chiffre d'affaires, malgré que, voilà, on est... J'ai eu tout le soutien qu'il fallait pendant cette période, que vous étiez présente, que ce soit toi, Pauline, les filles de ma promo, etc. Donc voilà, c'était un mélange de bonheur, mais aussi un peu de tristesse, on va dire, de ne pas pouvoir de suite enchaîner avec des missions et de pouvoir mettre le pied à l'écrivier dessus.
- Speaker #0
C'est trop bien parce que c'est exactement de ça dont on va parler aujourd'hui. Est-ce que tu peux nous dire combien de temps il t'a fallu pour décrocher ta première mission ? à partir du moment où tu as terminé la formation du campus ?
- Speaker #1
Alors, ma vraie première mission, je l'ai décrochée presque sept mois après quand même la fin du campus. Le diplôme, oui, on l'a reçu du coup début mai, si je ne me trompe pas. Et j'ai décroché ma première mission un petit peu avant Noël, donc en décembre 2024. J'ai débuté cette année en janvier.
- Speaker #0
C'est ça. Est-ce que tu te souviens comment tu l'as décroché ?
- Speaker #1
C'est le bouche à oreille finalement qui a fini par payer de mon côté, dans le sens où j'avais fait un échange de services avec une personne qui est devenue cliente aussi par la suite. et qui a un ami qui recherchait une puce de mercaire manager. Et en fait, elle m'a recommandé à lui. Et puis, en fait, en échangeant avec lui et en faisant un petit entretien, ça a tout de suite matché. Et donc, c'est comme ça que j'ai, on va dire, eu mon premier client. Et en plus, ensuite, j'ai continué de travailler avec la personne avec qui je faisais un échange de services, mais de façon, cette fois-ci, officielle. Donc, elle a voulu continuer l'aventure ensemble. Donc, en fait, j'ai trouvé... on va dire, même pas un, mais deux clients d'un client.
- Speaker #0
C'est trop bien. Et cette première mission pour ce premier client, en quoi elle consistait ?
- Speaker #1
Alors, je travaille toujours avec lui. Donc, il est coach en santé. Et donc, pour lui, je m'occupe un peu du suivi de ses élèves. Donc, que ce soit l'onboarding, le suivi, les onboardings. Je gère ses mails aussi. Et puis, en parallèle, je l'aide aussi un petit peu à restructurer son entreprise en lui créant des process, etc. Donc, c'est une mission assez variée.
- Speaker #0
Très bien. On va revenir sur l'avant décrochage de cette mission. Comme tu as dit, tu as mis sept mois à trouver une mission. Est-ce qu'il y a un moment précis dans ces sept mois-là où tu t'es dit, OK, c'est vraiment plus dur que ce que j'avais imaginé de décrocher ma première mission ?
- Speaker #1
Oui, totalement. Et c'était, je dirais, à partir de novembre où je commençais un peu à craquer, à me dire, bon, est-ce que ça vaut vraiment la peine ? peine de poursuivre dans cette voie-là, parce que clairement, j'enchaînais refus sur refus. Je candidatais à GoGo. Je crois que j'ai fait plus de, je n'ai pas le nombre exact, mais facilement plus de 100 à 110 candidatures, que ce soit des réponses à des annonces ou du démarchage, on va dire, chaud et froid. Parce qu'au début, je faisais un petit peu quand même une prospection froide, mais ce n'est pas ce avec lequel je me sentais le plus à l'aise, donc j'ai arrêté. Mais ouais, c'était une période très difficile dans laquelle... Il me semble que j'avais écrit un message aussi à ce moment-là, en me disant, là, si je trouve rien, si la fin de la nuit, ben, tranquille, quoi.
- Speaker #0
Je me souviens aussi de ce que je t'avais répondu.
- Speaker #1
Oui, et t'avais raison.
- Speaker #0
Ouais, ouais. En fait, pour vous donner un peu le contexte, vous qui nous écoutez dans notre conversation comme des petites souris, on a des chiffres... assez carré, on va dire, sur justement l'expérience des Customer Care Manager après le campus. Et on a une moyenne de personnes qui trouvent en moins de trois mois, une moyenne de personnes en moins de six mois et une moyenne de personnes en moins d'un an. Et à chaque fois, je remarque les mêmes typologies un petit peu de situation, de qu'est-ce qui se passe selon le temps, justement. Et Esther était typiquement dans la typologie de, elle va trouver en un an où effectivement, ça va être compliqué, etc. Mais quand en novembre, elle m'a écrit, je lui ai dit, surtout, n'arrête pas. pas. Je lui dis, tu verras dans quelques petites semaines, tu auras les missions. Là, en fait, tu es en train de passer toutes les étapes qu'il faut, entre guillemets, pour décrocher les premières missions. Je lui dis, tes prochains entretiens, tu auras le mindset, tu auras tout ce qu'il faut. Et ça n'a pas loupé, ça va, je ne me suis pas trompée.
- Speaker #1
Non, non, juste une semaine après, je crois, il me semble, je l'ai réécrit en disant, voilà, j'ai mes deux premiers clients.
- Speaker #0
Et pendant cette période, est-ce que tu te souviens d'éléments qui te permettaient de tenir le coup ?
- Speaker #1
Alors oui, après moi, de façon générale, je suis quelqu'un qui est assez déterminée et optimiste. Donc même si c'est difficile, j'ai tendance à me battre vraiment jusqu'au bout en me disant je donne tout. Et bon, ça ne marche vraiment pas, tant pis, mais au moins, je n'aurai pas de regrets. Donc je pense que le mindset, ça m'a beaucoup aidée. Et après, le soutien de mon mari aussi, ça a été pour beaucoup de choses. là-dedans parce que souvent, il était là à me pousser, à me dire « Allez, vas-y, tu vas y arriver, lâche pas » . Il me laissait aussi le temps de postuler aussi parce qu'avec des enfants, ce n'est pas forcément toujours facile. Donc, je sais que souvent, il me disait « Vas-y, prends ton ordi, bosse, je te laisse tranquille, je m'occupe des enfants, etc. » Et puis la famille aussi qui croit en toi. C'est vrai que comme on dit souvent, être bien entouré, ça compte beaucoup et pour moi, ça a vraiment été le cas.
- Speaker #0
franchement c'est trop mignon c'est une ressource précieuse d'avoir un partenaire de vie et une famille aussi et des proches qui qui nous soutiennent est ce qu'au moment où tu décroches ces deux missions Tu remarques un changement ? Est-ce que tu as remarqué que tu as fait quelque chose différemment ? Que ce soit dans la façon d'échanger avec ses prospects, etc. Est-ce que tu changes quelque chose et tu t'es dit, ah, ce petit truc que j'ai fait évoluer dans ma façon de faire ou dans mon état d'esprit ou quoi avec ses clients, je pense que ça peut être ça qui a fait que j'ai décroché ces missions.
- Speaker #1
C'est une bonne question. Là, comme ça, je... Je ne dirais pas qu'il y a eu un changement. Je vous dis peut-être que c'est ma détermination et ma persévérance qui a fait que j'ai pu décrocher ces deux clients, puisque avant, c'est cette personne avec qui je faisais l'échange de services qui m'a recommandé à cette personne-là. Donc, je pense que la détermination et je dirais même plutôt le sérieux que j'avais avec cette personne lors d'un échange de services, qui lui a bien plu. C'est peut-être ça qui a permis à ce qu'elle me recommande, tout simplement, à mon plus gros,
- Speaker #0
un des plus gros clients actuellement. Par la suite, tu as décroché des missions avec autre chose que le bouche-à-oreille ? Est-ce que tu as décroché d'autres missions avec des candidatures ou de la prospection ?
- Speaker #1
J'avoue, j'ai malheureusement décroché aucune mission avec des candidatures. Quoique, pour la petite anecdote, j'avais fait un recrutement en novembre, pour lequel j'étais arrivée dans le top 3. Et finalement, mon profil n'a pas été retenu. Mais on m'a quand même rappelé aussi, mi-décembre, juste avant Noël, pour me proposer une mission ponctuelle avec cette entreprise-là pour janvier. Donc, disons que ce n'est pas un entretien, on va dire, pas raté. qui n'a pas abouti, que j'ai quand même pu trouver des missions ponctuelles et régulières jusqu'à maintenant en avoir fait un client régulier.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord. Donc, une candidature pas retenue au final, ça a quand même planté une graine pour des missions régulières.
- Speaker #1
Exactement. Là, c'est une belle graine puisque aujourd'hui, grâce à ça, j'ai pu décrocher mon deuxième client puisque j'ai arrêté avec un entretemps début avril. Donc pendant trois mois, je faisais pour lui et son associé des missions ponctuelles qui ont porté aussi leur prix pour une mission à long terme.
- Speaker #0
Trop bien. Merci beaucoup Esther. On va revenir à ce que c'est vraiment le sujet de l'épisode. Je trouve que cette période, tu vois, quand on se lance dans l'entrepreneuriat, dans le freelancing, où on cherche ses premiers clients, je trouve que ça révèle beaucoup. d'une personne et ça révèle aussi beaucoup son potentiel pour aller loin. Et j'aimerais dans cet épisode que pour toutes les personnes qui nous écoutent et qui peuvent traverser des périodes un peu compliquées ou qui demandent de la persévérance et de la détermination, qu'on puisse leur donner plein d'outils, plein d'astuces et de l'inspiration aussi. Et donc est-ce que toi, à part tes proches, tu nous en as parlé, qui te soutenaient beaucoup, est-ce que tu avais des routines ou des actions ? peut-être que tu faisais chaque semaine, qui t'aidait à continuer de trouver des clients ?
- Speaker #1
Oui, alors ce que j'essayais de faire, c'était quand même d'être assez régulière dans mes candidatures. Donc j'essayais d'en faire quand même une dizaine à la semaine. En fait, il y avait deux ou trois par jour, si on compte pas le week-end. Après, je discutais aussi avec beaucoup de personnes qui m'inspirent. Par exemple aussi avec Alice du campus, avec qui j'avais bien échangé, qui m'avait donné plein de tips. pour postuler. Donc, être régulière dans les candidatures, s'entourer des bonnes personnes, comme on en a parlé tout à l'heure. Et après aussi, ne pas hésiter à parler de ses problématiques en termes de prospection avec son entourage. Ça permet aussi de créer un réseau, mais aussi de prendre confiance en soi en se disant, en fait, on n'est pas seul. Même ceux qui, aujourd'hui, ont plein de clients qui cartonnent, ils sont aussi passés par là. Comme dit Rom Nes. construit en un jour. En fait, c'est pareil. Donc, il faut persévérer. Et même si on a des refus, c'est vrai que ça fait un peu mal sur le moment. Mais voilà, comme tu nous enseignes aussi dans le campus, on prend un petit bout de chocolat, on pleure un bon coup et on repart le lendemain encore plus fort en se disant qu'on va y arriver. Donc, je dirais que c'est vraiment ça, la régularité.
- Speaker #0
Oui, je comprends. C'est vrai que dans chaque marché du travail, et puis selon les périodes, Il y a des moments où des personnes aussi, ça dépend, il y a toujours un petit facteur chance qui peut jouer en notre faveur ou pas. Et c'est vrai que les refus, c'est toujours hyper frustrant. C'est toujours très compliqué à gérer, surtout les premiers. Mais au final... On voit que parfois, ça nous apprend certaines choses. Et justement, je voulais te demander, est-ce que tu penses que dans tes débuts, dans ta recherche de mission, est-ce que tu penses qu'il y a certaines erreurs ou choses que tu as faites, mais que tu ne referais pas aujourd'hui ? Parce qu'au final, tu te dis, peut-être que ça, ça m'a desservi à un moment donné.
- Speaker #1
Oui, totalement. Au fur et à mesure que je postulais, que les mois passent, j'arrivais à discerner ce qui, potentiellement, n'avait pas fonctionné, que ce soit par ma façon de me présenter, de... parler des mots aussi. J'utilisais les feedbacks que pouvaient me faire certains recruteurs, parce qu'il faut se l'avouer, il y en a beaucoup qui ne me donnent pas la raison du refus. Dès que j'en avais un, je l'utilisais vraiment pour m'améliorer en me disant « Ok, j'ai ce refus pour telle raison, c'est ça qui n'a pas convenu ou qui n'est pas passé. » Et du coup, hop ! je vais travailler dessus pour l'améliorer pour le prochain recrutement. Et ça, en fait, ça m'a aussi beaucoup fait gagner en confiance en soi en me disant, il faut aussi que tu prennes en assurance. Et je pense que c'est ça aussi qui me manquait au début quand j'ai postulé. C'est le fait d'y croire, mais sans trop y croire. Et ça, je pense qu'un recruteur, vous le ressent assez facilement quand une personne doute un peu de soi ou n'est pas forcément très à l'aise. même dans... la façon de parler et c'est vrai que avant, jamais, même là aujourd'hui, j'aurais été aussi à l'aise de discuter comme ça avec quelqu'un et donc la prise de parole aussi tout au long de ces recrutements, je pense, m'a beaucoup aidée à me construire non seulement en tant que femme, mais aussi en tant que customer care manager, donc de professionnelle et du coup de paraître beaucoup plus pro, j'ai envie de dire, et pas faire, mais bien dans sa peau en fait et du coup ça, je pense, ça fait toute la différence auprès des recruteurs.
- Speaker #0
J'ai l'impression que toutes ces candidatures, tous ces entretiens que tu as faits et qui n'ont pas abouti, ça a été une sorte d'entraînement pour toi et qu'au fil du temps ça t'a permis d'être plus à l'aise justement comme tu dis avec la prise de parole, de montrer plus de confiance en toi ?
- Speaker #1
Exactement et ça je pense que c'est des choses que les recruteurs recherchent. Et de toute façon, on le voit quand quelqu'un doute de soi, parle d'une voix un peu tremblante et hésitante dans le choix de ses mots. Ben voilà, c'est que la personne n'est pas forcément très assurée. Alors que, voilà, contrairement à une personne qui va être là, on le voit tout de suite, surtout que souvent, c'est des recrutements en vidéo. Donc, la personne se voit. Et je pense que ça, ça m'a beaucoup aidée. et c'est pour ça que la régularité aussi c'est important parce que du coup ça permet de s'exercer en fait et au fur et à mesure de gagner en aisance et je veux même en dire en compétence en termes de candidature,
- Speaker #0
de prospection ce que je retiens là de ton expérience c'est que t'as quand même été ultra disciplinée, vraiment t'as été disciplinée t'as été persévérante comme tu l'as dit et t'as aussi mis en place et ça je trouve que c'est hyper intelligent comme un système d'amélioration continue envers toi-même Oui. Tu ne t'es pas dit, je reste comme je suis, c'est eux le problème, et moi, je suis déjà parfaite. En gros, tu t'es remise en question et tu as amélioré ce qui pouvait être encore amélioré. Franchement, bravo pour tout ça, Esther.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Après, je pense que l'entrepreneuriat, c'est d'abord, comme on dit, un travail sur soi. Et moi, franchement, ça m'a vraiment permis de me libérer, de sortir de ma coquille et d'assumer qui je suis, ma position. de vrai c'est un tout en fait autant ça m'a permis ça m'a servi à moi personnellement mais ça me sert aussi aujourd'hui professionnellement quand je discute quand j'échange avec mes clients ou d'autres personnes donc en fait ne pas avoir galéré à trouver des missions pendant six mois moi je le prends pas forcément de façon négative mais au contraire moi ça m'a fait grandir et évoluer Et donc, voilà, je ne regrette pas du tout d'être passée par ces six mois de galère. Au contraire.
- Speaker #0
Une fois, ce que je dis souvent, c'est l'échec ne vient qu'avec l'abandon. Est-ce que tu es d'accord avec cette façon de penser ?
- Speaker #1
Ah oui, totalement. Moi, je n'aime pas forcément abandonner. Déjà, je pense que j'ai un arrière-plan aussi, on va dire, sportif, assez compétitif. où c'est vrai que l'échec On n'aime pas ça, donc on va tout faire pour ne pas le vivre. Et c'est vrai que quand tu abandonnes, sans forcément aller au bout de tes forces, au bout de tes ressources, je trouve ça dommage.
- Speaker #0
tu pouvais revenir en arrière et parler à la Esther qui traverse justement cette période compliquée qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
donc à la Esther qui était dans la galère je lui dirais n'abandonne pas justement on va jusqu'au bout comme on dit souvent quand on gravit une montagne on a tendance à s'arrêter à ça du but alors que si on Merci. donne encore un dernier gros effort, on peut arriver au sommet et avoir la vue qui va avec. Il y a juste la récompense de tous les efforts fournis. Je dirais, lâche pas, n'abandonne pas et garde en tête, garde en vue ton but et ton objectif car tu vas l'atteindre.
- Speaker #0
Aujourd'hui, est-ce que tu peux nous parler de tes missions ? Combien tu en as ? Comment tu te sens dedans ? Quelles sont tes tâches au quotidien ?
- Speaker #1
Oui. Alors, j'avais deux clients réguliers, donc de janvier à là jusqu'à avril, plus du coup des missions ponctuelles. Là, j'en ai plus que deux réguliers sur le long terme et je me sens plutôt bien dans mes missions. Alors après, j'ai deux clients qui ont des profils totalement différents. Donc, c'est assez challengeant dans le sens où je travaille pour une grosse entreprise qui est très structurée. Donc voilà, les choses sont... fluide et d'un autre côté petite où il y a pas mal d'améliorations à faire. En fait, je ne m'ennuie pas. Ça se passe bien. Après, c'est vrai que moi, ce que j'observe et ce que je comprends, c'est vraiment qu'il faut avoir une très bonne communication avec ses clients, que ce soit du positif ou du négatif. Échanger régulièrement avec eux sur leurs besoins, sur leurs objectifs. Ne pas hésiter aussi à aller vers eux si on a un doute. quelque chose, quelque chose qu'on ne comprend pas parce que sinon derrière, en général ça se finit en boulette c'est pas top, ni pour soi ni pour le client, mais sinon ça se passe bien de façon générale avec eux et je suis super contente
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler un peu de tes tâches au quotidien, qu'est-ce que tu fais, qu'est-ce que tu préfères le plus dans ces missions aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, pour mes deux clients, donc je fais du traitement d'email, donc je gère leurs emails. Après, pour celui qui est coach en santé, je fais tout ce qui est le suivi des élèves. Je les accueille dans l'information, je fais leur onboarding en m'assurant qu'ils aient bien reçu tous leurs accès, je leur donne toutes les informations. Après, je prends régulièrement des nouvelles d'eux tout au long de leur parcours pour m'assurer que tout se passe bien, qu'il n'y ait pas de questions qui restent en suspens ou autres. Et je gère aussi tout ce qui est l'onboarding, donc c'est moi qui... et envoie tous les messages liés à ça. Après, je fais remonter aussi toutes les infos, par exemple, problèmes de paiement, tout ça, la partie concernée. Donc, c'est beaucoup d'échanges aussi en interne avec l'équipe. Et pour lui, je fais aussi tout ce qui est, comme je disais au début, création de process, amélioration continue. Donc, c'est assez varié pour ce client-là. Et pour l'autre, c'est principalement du traitement d'email. avec un petit peu, enfin, je ne sais pas de la compta, mais tout ce qui est relance impayée et gestion de webinaire de temps en temps.
- Speaker #0
OK. Trop chouette. Aujourd'hui, tu as à peu près à combien d'heures par semaine ou par mois de travail pour ces deux missions ?
- Speaker #1
Alors, pour l'un, je fais 35 heures par mois. Donc, ça me fait à peu près 1h45, 2h par jour. Et pour l'autre, c'est 3h par jour. Mais j'avoue, je n'ai pas fait le calcul. combien ça fait par mois. Mais attends, je vais s'adapter.
- Speaker #0
Trois heures par jour, ça fait un petit mi-temps à peu près.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je m'accumulate trois fois en 90 heures par mois.
- Speaker #0
Normalement, les week-ends, un petit peu moins, oui.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #0
Trop bien. Est-ce que tu veux nous partager ton chiffre d'affaires pour cette domission mensuelle ?
- Speaker #1
Oui, à ce jour, pour les deux, je suis à 3 000 euros. hors déduction de ça. Ok. Par mois. Oui. Donc, je suis plutôt contente. Après, à savoir que quand je faisais... Enfin, pour vous donner vraiment tous les... Enfin, voilà, je suis transparente par rapport à ça. En janvier, du coup, mon premier chiffre d'affaires, ça a été 2100 euros. Ensuite, en février, ça a été 2600 euros. En mars, ça a été... et des patates et là en avril j'étais 3800 et des patates aussi. Donc en fait ça faisait que augmenter. depuis que j'ai commencé à chercher des clients et là, ça se stabilise.
- Speaker #0
En fait, ils t'ont fait de plus en plus confiance et ils t'ont confié de plus en plus de tâches et de missions au fil du temps, en fait.
- Speaker #1
Pas forcément, en fait. C'est que, par exemple, pour le mois de février et de mars, j'avais, donc en plus de mes deux clients réguliers, j'avais trois missions ponctuelles en même temps. Donc, c'était assez intelligent. Ouais, ouais. En toute honnêteté, je ne le ferai pas parce qu'il va y avoir... qui est en même temps à gérer. Il faut avoir l'énergie pour, mais voilà c'est ça qui a fait que mon CA a augmenté jusqu'à maintenant et ce qui a permis aussi du coup qu'il s'est stabilisé avec ce deuxième contrat que j'ai pu signer début avril.
- Speaker #0
Félicitations à toi encore pour tout ça. Aujourd'hui comment tu continues à te faire connaître ? Est-ce que tu fais encore de la prospection ? Est-ce que tu entretiens un réseau ? Est-ce que tu continues des petites actions par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors, j'essaie de maintenir le réseau que j'ai pu construire jusqu'à présent. Après, je ne fais plus trop de prospection puisque maintenant, on va dire, j'ai atteint mon total, mon objectif qui était de 3000 euros. Donc voilà, je suis contente. Après, voilà, je pense que je vais l'augmenter un petit peu. Mais en soi, non. Après, je regarde, je reste quand même vigilante aux annonces qui passent, que ce soit via le campus, des fois même sur Indeed, Welcome to the Jungle. Voilà, je check quand même. parce qu'on ne se tente jamais. Une collaboration peut quand même s'arrêter, on va dire, du jour au lendemain. Les amis n'ont plus à suivre à 100% dans le temps. Donc, je reste quand même vigilante. Je postule de temps à autre aussi à des offres qui me plaisent bien. Je me dis, j'en ai deux réguliers. Après, comme dit mon Mac, c'est trois clients à la fois. Je me dis, j'ai toujours une petite place de libre. Et dans tous les cas... C'est aussi ce qu'on voit dans le campus. Même si on a des clients réguliers, moi, je conseillerais toujours à quelqu'un qui est freelance de quand même prospecter régulièrement, au moins de se tenir au cran de ce qui se passe actuellement sur le marché, justement pour le cas où une collaboration viendrait à s'arrêter plutôt que prévu ou de façon inattendue.
- Speaker #0
Depuis la fin du campus Customer Care, et avec toute l'expérience que tu as vécue depuis, ça fait un an, Bientôt, ça fait déjà un an. Qu'est-ce que tu as appris sur toi ?
- Speaker #1
Beaucoup de choses. Déjà, j'ai appris que je suis capable d'être chef d'entreprise et maman. C'est vrai que tu pourras aussi le confirmer. C'est un challenge au quotidien, peut-être pas, de jongler entre les deux, mais je sais que c'est faisable. Et je sais après que je suis capable aussi, par exemple, de parler avec assurance. en face, je n'ai pas envie de dire d'un public, mais voilà, avec des personnes dans le milieu professionnel. Parce qu'à savoir, ça faisait bien trois ans que je n'avais pas travaillé, enfin que je n'avais pas exercé d'activité professionnelle. Donc c'est vrai que le retour, on va dire aussi, dans le monde du travail n'a pas forcément été facile. Mais ouais, et puis je dirais que je peux avoir confiance. en ce que je fais, en mes compétences de customer care manager et que je suis légitime aussi de toucher, par exemple, le salaire que j'ai actuellement.
- Speaker #0
Bien sûr que tu es légitime. Et tu le mérites.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que ce n'est pas forcément facile au début d'avoir tous ces avantages, on va dire, que peut avoir le freelance, que ce soit travailler chez soi, avoir quand même un bon salaire. travailler quand tu as envie, d'où tu veux, c'est vrai que des fois, tu te dis bon... Surtout que moi, mon mari est salarié et travaille dans un bureau, donc je... Voilà. Mais voilà, maintenant, j'ai plus aucun souci avec ça et je suis même fière de pouvoir vivre ça.
- Speaker #0
Si tu devais résumer en une phrase ce qu'il faut, selon toi, pour réussir en tant que Customer Care Manager freelance, ce serait quoi ?
- Speaker #1
c'est d'avoir confiance en soi et en ses compétences. Ne pas douter de soi.
- Speaker #0
Je suis totalement d'accord avec toi. Merci beaucoup Esther d'avoir partagé ton expérience et puis vraiment félicitations pour tout le parcours que tu as eu depuis même avant le campus parce que comme tu disais, t'es passé de salarié à un long congé parental et on sait parfois que reprendre une activité quand on a fait une grande pause, c'est pas forcément évident, surtout dans le salariat. Donc toi, t'as choisi une autre option et tu as réussi haut la main. franchement ta reconversion professionnelle donc bravo à toi encore une fois et t'as totalement raison d'être fière et tu mérites de fêter chaque jour cette réussite
- Speaker #1
Merci beaucoup et bien en vrai c'est principalement à toi et au campus que je pense aussi que ça a été une bonne transition entre mon congé parental et la vraie reprise avec mes premières collaborations ça m'a beaucoup aidé à me remettre dans le bain aussi et puis à travailler sur mon mindset pour en être là où je suis actuellement. Donc, un grand merci. Et franchement, si vous hésitez à rejoindre le campus, vous n'avez rien à perdre. Voilà, j'étais pas un petit peu plus...
- Speaker #0
Merci beaucoup, Esther. Esther est la preuve vivante que la réussite n'est pas réservée qu'aux personnes les plus bruyantes, qu'aux personnes les plus visibles ou les plus prêtes. C'est vraiment une construction, un alignement, un jeu continu murmuré cent fois, même quand c'est difficile. Si tu dois retenir une seule chose de cet épisode, c'est que tu n'as pas besoin de faire énormément de bruit, ni d'avoir tout compris pour avoir le droit d'y croire. Tu n'as pas besoin d'aller vite, tu as juste besoin de continuer, à ton rythme, avec cœur, avec constance et avec foi. Si tu veux toi aussi poser les premières briques de ta réussite, le campus Customer Care est là, mais surtout toi, tu es là, et c'est déjà beaucoup. Pour tester tes compétences et savoir si le métier de Customer Care Manager est vraiment fait pour toi, fais le quiz, le lien est dans la description de l'épisode. A très vite pour l'épisode de la semaine prochaine et surtout en attendant, prends soin de ton rêve et de toi-même.