Speaker #0S'il y a une chose qui m'a sauvé la vie encore et encore dans les périodes sombres de doute, de perte de sens, c'est la danse. Et franchement ça n'a même pas été une évidence. Je suis loin d'avoir un niveau phénoménal ou d'y avoir consacré toute ma vie, loin de là. J'ai commencé, arrêté, repris, arrêté. Mais manifestement la danse ne m'a pas laissé le choix que de se faire une place dans ma vie, parce qu'elle est revenue encore et encore et encore. Outre le fait qu'elle m'aidait à tenir à chaque coup dur. En 2025, en m'y mettant à fond, Pendant seulement quelques mois, je suis passée d'une jeune femme perdue, assez fragile, qui n'était pas sûre d'elle, à une femme qui s'est affirmée face au monde, qui a pris confiance en elle et qui a une vraie direction et une vision de vie grâce à ça. Littéralement, depuis, tous les pans de ma vie se sont améliorés. Ma façon de me voir, mon rapport à mon corps, ma confiance en moi, mon rapport aux autres. même mon rapport au travail et à mes ambitions. Et je vais te dire, je suis même devenue une meilleure entrepreneuse grâce à la danse. Bref, si tu es sceptique ou tu es déjà conquis, reste ici parce que je vais te raconter à travers mon histoire comment la danse a changé ma vie et comment elle peut sûrement changer la tienne aussi. Je vais te dire, j'ai dansé toute ma vie mais je ne me suis jamais vraiment considérée comme une bonne danseuse et surtout pas pendant les 24. premières années de ma vie du coup. La petite Mira de 6 ans a pris ses cours de danse plutôt classiques, un des cours de modern jazz jusqu'à 15 ans. Si tu habites à la campagne ou en province, tu sais comment c'est, c'est les petits galas de danse, c'est les mêmes courriers que tu fais toute l'année et finalement tu te vois pas progresser, t'as du mal à voir ton potentiel parce que de toute façon t'es vraiment dans un truc de groupe. Je suis arrivée ensuite au conservatoire où je me suis sentie très nulle et c'est là où j'ai fait un peu de contemporain. Ça a été aussi la première fois. que la danse m'a aidée à traverser une période compliquée de ma vie parce qu'en terminale, j'ai fait une grosse dépression et on m'avait autorisé à aller au conservatoire plus que d'habitude. Donc des fois, je passais des heures et des heures dans la salle de danse à mettre de la musique et me défouler. Et c'était incroyable. Quand j'ai commencé les études supérieures, j'ai totalement arrêté. Enfin, pas totalement du coup, mais j'ai arrêté les cours conventionnels. Par contre, je suis rentrée dans une association artistique où j'ai caché le fait que je dansais. On devait tous avoir une position, entre guillemets, un talent. Et moi je disais que je dessinais parce que j'assumais absolument pas toutes les nombreuses années de danse que j'avais fait parce que je me trouvais profondément nulle et à ce stade j'avais déjà fait 13 ans du coup de modern jazz et contemporain. Donc c'est quand même non négligeable, n'est-ce pas ? Ça a été découvert que je dansais un peu entre guillemets par hasard. J'avais des super camarades on va dire. qui dansait très bien et puis je me suis mise à danser avec elle et finalement j'ai été mise dans cette équipe entre guillemets de danse que j'aurais pu intégrer dès le début en soi si j'avais assumé et que j'avais pas eu peur du jugement, que j'avais pas eu peur d'être nulle mais bref c'est comme ça que ça s'est fait, ça a été la première fois que j'ai pris confiance en moi et d'ailleurs c'est au contact de ces personnes que j'ai découvert d'autres styles de danse plus street, hip-hop, plus groovy qui en réalité me correspondaient beaucoup plus mais que j'ai jamais eu l'occasion de faire dans ma vie auparavant parce que je n'avais pas l'opportunité. Ça a duré moins d'un an et puis après j'ai arrêté totalement. Je prenais peut-être un cours par-ci, par-là, même pas, jusqu'à ce que j'arrive à la dernière année d'école, donc 5 ans après. Ouh, ça a été encore une phase compliquée de ma vie, décidément. Et j'avais besoin de lancer un truc, j'avais besoin d'avoir mon projet et de me prouver quelque chose. Et il n'y avait pas d'association de danse dans le campus dans lequel j'étais. et vraiment mes oculos. Alors même que je me trouvais nulle, j'ai monté l'association de danse et donc comme je l'ai monté, parce que j'avais besoin aussi de retrouver ce sentiment de groupe que j'avais eu en première année, j'ai été la présidente de l'association de danse de mon campus. C'est un truc qui m'est entre guillemets tombé dessus parce que je ne l'avais pas vraiment prémédité mais comme j'avais créé un peu l'assaut, c'est devenu mon rôle. Je ne sais pas comment décrire cette expérience. Je pense que je l'ai un peu mal vécu parce que J'avais un syndrome de l'imposteur tellement grand, mais tellement grand. N'empêche que j'ai réussi à nous faire faire une performance sur un bateau, sur la Seine. Donc ça, c'est quand même très très cool. Même si c'est une expérience valorisante, je n'avais toujours pas conscience moi. Vraiment pas du tout. Et le temps passe. C'est la fin des études. Je pars à Bali. C'est une période encore compliquée, où j'avais du mal à sortir de mon cocon. J'avais, je pense à ce moment-là, un peu une anxiété sociale. J'avais peur un peu de faire quoi que ce soit. Et j'ai mis beaucoup de temps à me décider de... faire un cours de danse. Je crois que j'ai attendu deux mois pour le faire. J'ai découvert un studio qui a été le début du chemin. Donc là, j'avais 24 ans. Le début du chemin jusqu'à aujourd'hui, 26 ans. Où j'ai découvert quelque chose de totalement différent. À cette époque, je n'avais pas du tout confiance en moi. Mais vraiment pas du tout confiance en moi. Je pense que c'était une période où j'étais assez fragile. Pas du tout de sens de direction, totalement perdue, épuisée. J'avais peur de sortir dehors. Du coup, comme je disais, je me cachais un petit peu. J'étais mal dans ma peau, en vrai j'étais mal dans ma peau. Et là je suis tombée dans un studio où l'aura c'était la confiance en soi. Une sensualité, une énergie qui se dégageait de ce studio mais aussi des femmes qui étaient des vraies femmes. Et moi je me sentais encore enfant à ce moment-là. Je me sentais tellement pas sûre de moi que j'étais impressionnée par ce que dégageaient les personnes. J'ai un rapport un peu compliqué en vrai, au milieu de la danse je deviens extrêmement timide, quand je suis dans une salle de danse je parle à personne etc, ça c'était avant. Mais je sais plus exactement comment ça s'est passé, ça a été comme une révélation où je me suis réapproprié mon corps, je me suis ressentie capable, j'ai redécouvert mon potentiel et mes compétences et surtout c'était des styles de danse un peu plus street, un peu plus sexy, aussi un côté théâtral et bref je me suis... libérée, un peu sortie de ma coquille bon, il y a eu un contre-coup au pic de ma confiance en moi dans ce studio, quand j'ai enfin arrêté de me cacher, que j'allais un peu au premier rang, que je m'étais libérée j'ai été body shamed, voilà on m'a fait des remarques sur le corps, que j'ai très mal vécu, sachant qu'à ce moment-là la danse était vraiment ma lifeline, on va dire, donc vraiment les choses qui me maintenaient je suis retombée dans une anxiété sociale, j'avais peur d'y aller, je suis pas allée pendant quelques temps et il me restait plus beaucoup de temps à Bali, je me suis dit tu sais quoi, on va quand même y aller et à partir de là, parce que je filme aussi les chorégraphies, j'ai recommencé à me sentir super mal dans ma peau on le voit sur les vidéos qu'il y a un truc différent chez moi d'ailleurs je crois que j'ai pris du poids après et je me demande si ça a pas joué, je sais pas ça m'a vraiment impactée négativement ça a créé un rapport à la danse compliqué, déjà j'avais du mal à aller dans les studios à parler aux profs, enfin là, là ça a été compliqué. Je suis retournée en France, j'en ai pas refait pendant très longtemps, et j'ai eu des hauts et des bas dans ma vie jusqu'à l'été 2025, où j'ai eu une grande perte de sens à nouveau. De toute façon depuis mon master, ma vie a été sans le dessus ou le dessous, je sais pas c'est quoi l'expression française, comment on dit, mais depuis la fin de mes études, c'était vraiment des hauts et des bas. et très souvent, j'étais pas très bien parce que j'avais beaucoup de questionnements personnels sur le futur, des angoisses, des crises existentielles. Plein de choses de la vie qui m'ont fait que je devais me reconstruire, reprendre confiance en moi. Bref. Du coup, été 2025, je pense que j'étais dans un bas qui était tellement bas et j'en avais tellement marre de ces bas en fait. Ils étaient tellement réguliers que je me suis dit, c'est quoi autant rêver ? Ça a été un peu un shift. Je cherchais un moyen. De me sentir vibrée, de me sentir vivante, d'avoir l'excitation du futur et de me sentir passionnée. Je n'avais plus de passion. Et c'est à ce moment-là que j'ai quand même refouillé dans des rêves d'enfant. Et je me suis dit, mais en fait, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Et je crois que c'est l'été 2025 où, pour la première fois, j'ai parlé à une copine que, et si je me donnais l'occasion, j'essayais de devenir danseuse pro. Alors, je rappelle, j'avais arrêté la danse. Et puis, je ne suis pas du tout régulière. Puis j'ai... pas forcément de technique et encore moins à l'époque et j'avais pas de souplet, c'est rien de tout et comme je le disais, toute mon enfance fait plein de cours de danse et beaucoup d'années de danse mais comme c'était en province et pas les écoles parisiennes, le niveau était bien en dessous donc bref, je me sentais pas légitime mais j'avais besoin de rêver et je savais qu'en septembre 2025, je repartais à Bali, là où il y avait le fameux studio de danse pour quelques Et je me suis conditionnée avant d'y aller. Je me suis dit cette fois... Même si tu fais de l'anxiété sociale, c'est pas grave, tu vas directement reprendre tes cours de danse. A Bali, je me suis retrouvée seule. Initialement, j'étais entourée, mais tout le monde est parti en même temps. Très vite, je me suis retrouvée complètement seule. Il y avait aussi tous mes piliers qui s'effondraient. Financier, j'avais plus beaucoup d'argent, vraiment plus beaucoup. Et la freelance que je décidais d'arrêter. Parce que quand je me suis retrouvée seule, je me suis rendue compte qu'il me manquait un truc à ma vie. Et que même si j'étais dans une situation extrêmement précaire, j'avais besoin de travailler sur des projets qui me plaisent, avec un quotidien qui me plaît. Donc même si, encore une fois, je n'avais presque plus d'argent. J'ai investi dans un coworking, dans les cours de danse que j'ai pris en illimité au mois. Et je me suis lancée à fond dans la création de contenu où j'ai tout revu. Et je me suis dit, il y en a marre de faire semblant d'être quelqu'un d'autre. Je vais me faire mon podcast, je vais publier ce que je veux sur les réseaux sociaux. Je vais juste être moi à 100%. Et ça a été un switch, mais un switch à cette époque. Je ne sais pas, en fait, je pense que j'ai senti que mon monde était tellement fragile. J'avais l'impression que tellement tout s'écroulait. Et d'ailleurs, j'ai fait un épisode sur ça. La peur de l'inconnu quand ton monde s'écroule. Donc ça c'est en podcast audio sur Spotify, etc. Je crois que c'est pas sur YouTube. Mon monde était tellement fragile que je pense que ça fait une rupture dans mon identité. Où j'avais besoin de me reconstruire. C'était nécessaire. Je pouvais pas faire autrement en fait. Et je me suis plongée dans la danse. Je me suis plongée dans la danse. Je faisais un ou deux cours par jour. J'ai les larmes aux yeux. Je sais pas pourquoi ça m'émeut. Non mais parce que en vrai ça... Ça a été tellement important pour moi à ce moment-là. Ça m'a tellement... Ça m'émeut. Ok, pause. J'avais besoin de respirer un peu. Ça m'émeut parce que j'ai pas envie de rentrer dans les détails. Mais franchement, c'est une époque où j'aurais pu m'écrouler totalement. Et il s'avère que grâce à la danse, j'ai l'impression d'avoir été le phénix qui a rené de sa somme. Qui est rené... Qui a renu. Renée ? Oh putain, je ne sais pas comment on dit. Qui est Renée de ces cendres ? Bref, j'ai ressuscité quoi. Vraiment, j'aurais pu sombrer. Je n'avais plus rien. Je n'avais plus rien, je n'avais plus personne. Et me retrouver dans ce studio où j'ai été body shamed, et y aller avec la mentalité de j'en ai plus rien à foutre. Vraiment, j'en ai plus rien à faire, de rien. Je vais juste me développer, aller à fond dans la danse, et peut-être que je vais devenir danseuse pro. J'y suis allée avec un état d'esprit tellement rien à perdre que ça m'a transformée. Ça m'a transformée parce que quand t'as plus aucune attente, tu peux que être positivement surpris. Je me suis refait un cercle social parce que j'avais des amis à la danse du coup. Je me suis prouvée aussi que j'étais capable de retourner dans un lieu qui m'avait fait du mal et n'en avoir rien à faire. Et ça a été thérapeutique d'ailleurs. Comme il n'y avait plus personne qui était là pour me voir, plus personne me connaissait. J'ai pu être la personne que j'étais au fond, que je m'empêchais d'être, que je m'empêchais d'incarner. Au studio, j'étais libre d'être la personne que je voulais. J'étais libre d'être moi-même, j'étais libre de me montrer, j'étais libre d'avoir confiance en moi, j'étais libre d'être sexy, j'étais libre de me tromper. En fait, j'en avais plus rien à faire. En fait, des fois, quand tu touches le fond, ça peut être une bénédiction. Quand tu touches le fond, t'as tellement plus rien. C'est un peu fake it until you make it à ce moment-là. J'ai fait des cours deux fois par jour pendant trois mois. Donc je pense que j'ai fait plus de 70 cours, peut-être une centaine de cours pendant que j'étais à Bali. J'ai fait aussi un super workshop de danse avec des profs internationaux. Purée, mais j'avais tellement pas le niveau et ça m'a tellement inspirée. Je me suis sentie tellement bien et en fait la communauté aussi de la danse... C'est une communauté de gens tellement inspirants. Il y a une sororité, il y a une énergie. Tout le monde s'encourage et puis tout le monde est là, pas forcément pour réussir, mais pour devenir une meilleure version de soi-même. J'aime plus trop cette expression, devenir une meilleure version de soi-même. Mais ça, j'en parlerai peut-être une autre fois. En tout cas, ça a été une claque. Je me suis dit, ma vie peut ressembler à ça. Je peux appartenir à ce monde. Je peux dégager la même énergie. Parce que ces personnes-là dans ce workshop, elles avaient... tellement confiance en elle, c'était tellement inspirant. Je crois que j'en ai déjà parlé. En fait, je radote un peu sur ce podcast. Je crois que j'en ai parlé dans un autre épisode, c'est pas grave. Et surtout, à force de me filmer, d'avoir des témoignages de mes expériences passées, je me suis vue progresser. Je me suis vue changer en tant que femme. Et plus je prenais des cours, et plus j'allais, plus je testais des trucs différents, plus je rencontrais des gens, plus je me laissais aller, plus je me révélais. J'ai l'impression que c'était là où je pouvais incarner ma vraie personnalité. Je ne sais pas comment dire, mais j'ai l'impression que dans le studio, c'est là où je peux être vraie, où je peux être moi, où il n'y a plus de jugement. Plus rien n'existe. Les problèmes n'existent plus. La réalité n'existe plus. C'est juste moi face à la musique. J'ai énormément progressé, déjà par la quantité, aussi parce que j'ai eu des preuves très inspirantes, mais aussi parce que j'ai adopté un état d'esprit d'amusement. de légèreté. J'ai commencé à prendre les erreurs comme des trucs qui ne comptaient pas et j'ai commencé à sourire à chaque fois que je me trompais et quand je regardais mes vidéos chez moi j'adorais me voir me tromper parce que j'adorais me voir sourire et c'est comme ça que j'ai débloqué mes expressions aussi faciales quand je danse. C'est là où j'ai aussi appris à lâcher prise parce que je me suis dit peu importe si je me trompe, personne ne le saura à part moi-même. Je peux manier la musique et le corps comme je veux et donc aussi de là... Je me suis dit pourquoi pas mettre mon style dans les chorégraphies. Et donc voilà, ça a été tout un chemin où de plus en plus j'ai mis de ma personnalité. Quand je danse, je me suis libérée. devant les autres. Je fais beaucoup de développement personnel dans ma vie et ça a été intéressant comme la danse m'a aidée à concrétiser tous les concepts que j'essayais d'intégrer, que j'essayais de vivre et de comprendre dans mon corps et dans ma vie. C'est-à-dire que c'est vraiment grâce à la danse que j'ai appris le détachement, le lâcher prise, d'être moins perfectionniste et d'aimer le processus, d'aimer se voir progresser. Ça a amélioré mon rapport au goût de l'effort, quelque chose avec lesquelles j'ai eu beaucoup de mal pendant longtemps. Mais grâce à la danse, j'ai vu les bénéfices directs de la régularité. Je me voyais progresser tellement rapidement. J'ai compris que quand tu fais les choses avec plaisir, quand tu choisis ce qui te fait plaisir, tu es mille fois plus performant. Donc pourquoi s'embêter à suivre des chemins qui ne nous plaisent pas ? J'ai aussi déconstruit le concept de comparaison. Se comparer aux autres ne sert à rien. C'est ton chemin et c'est toi-même. Et c'est surtout... Dans la salle, en fait, je me rendais compte à quel point tout le monde s'en fichait, en fait, de toi. Souvent, quand t'es dans un studio de danse, tu stresses, t'as l'impression que si tu fais des erreurs, tout le monde va remarquer. Si t'as pas confiance en toi, tout le monde va remarquer. Et t'as l'impression d'être le centre du monde, alors que vraiment, mais tout le monde ne pense qu'à soi-même. Et comprendre ça, ça a été un peu une métaphore sur la vie, parce que dans la vie, c'est le cas aussi. On a tout le temps peur de ce que vont penser les gens, mais la réalité, c'est que les gens ne pensent qu'à eux-mêmes. qu'à leur propre manière d'exister dans le monde, comment eux vont être perçus. Et si les gens projettent quelque chose sur toi, s'ils te regardent mal, s'ils te jugent, c'est parce qu'au fond, ils se jugent eux-mêmes. La danse a été un super moyen de vraiment le comprendre réellement. Parce qu'il y a des choses que tu sais, mais si tu ne les vis pas, tu as du mal à les intégrer. C'est avec ce déclic-là que je me suis dit, pourquoi faire semblant de ne pas... avoir confiance en moi, pourquoi me diminuer, pourquoi faire des sourires gênés quand je me trompe. Et pendant longtemps, pendant des années, du coup, quand je dansais, j'étais gênée de danser. Il y a une vidéo que j'ai retrouvée où j'arrêtais pas de rigoler pendant la choré. Mais vous savez, les sourires gênés de... Bon, pas exactement comme ça, mais comme si je m'excusais d'avoir peut-être du talent, comme si je m'excusais d'être sensuelle. Je compensais ce que je dégageais, mon talent, mon potentiel, avec une gêne pour ne pas briller, pour me cacher. Ça, au bout d'un moment, je l'ai laissé tomber. Ça sert à rien, en fait, ça sert à rien. Et à partir du moment où j'ai laissé tomber les masques, j'ai laissé tomber tout ce qui m'empêchait d'être moi-même et que je me suis assumée, ça a été une explosion dans ma personnalité où je me suis sentie incarner le vrai moi. La vraie personne que j'étais encore et encore et de plus en plus jusqu'à arriver presque à l'essence de qui je suis et à partir de là ça a été encore une fois une explosion dans tous les aspects de ma vie. Le fait de prendre confiance en moi dans mon corps et dans mes capacités, me rendre compte de ce dont j'étais capable en quelques mois en me donnant à fond, je me suis dit mais ça peut être comme ça dans tous les aspects de ma vie, ça peut être comme ça professionnellement, me faire des amis aussi rapidement, je déconstruisais mes croyances dans la vie. Je me prouvais que j'étais capable d'incarner une énergie que je savais qui était là, au fond de moi, que j'ai toujours su qui était là, mais que je ne me suis jamais sentie capable d'assumer. Je pense que ça a aussi changé, par exemple, ma manière de faire les podcasts. Depuis, je pense que je n'ai plus peur de parler librement, alors qu'avant, quand je faisais de la création de contenu, je me bridais, je scriptais tout, j'avais peur de ne pas plaire, j'avais peur de ce que je disais. J'avais peur de donner des opinions, j'avais peur de trop dire de pas assez dire. Maintenant, ça me passe au-dessus de la tête. J'ai juste envie de donner de la valeur et de partager mes expériences et d'aider qui je peux aider. Même si je reçois des commentaires négatifs, j'en ai plus rien à faire. Et ça aussi, j'en ai plus rien à faire des critiques. Encore une fois, quand tu touches le bas comme ça. Enfin, je veux dire, il ne faut pas conditionner ta vie aux autres. Pourquoi je dis que la danse a fait de moi une meilleure entrepreneuse ? C'est parce que ça m'a donné une force de vie. plus j'en faisais, plus j'avais de l'énergie. Plus je m'autorisais à rêver, j'arrivais aussi à mieux m'organiser parce que comme j'avais mes cours tous les jours aux mêmes heures, je m'organisais en fonction. Aujourd'hui encore, je galère avec l'organisation. Vraiment. Mais ça m'a aidée à mieux prioriser et à voir plus clair, à être plus concentrée. C'est aussi à ce moment-là que je me suis rendue compte à quel point toute ma vie, j'étais mal dans mon corps parce que quand tu sais ce que ça fait d'être souple, agile... d'être bien vraiment dans ton corps et d'être à l'aise et tout, c'est là où tu te rends compte à quel point pendant des années, tu ne savais pas du tout maîtriser ton corps. Enfin, je veux dire, il y a un vrai bien-être à se sentir souple et se sentir bien, quoi. Oui, il y a un bien-être à se sentir bien. Merci, je dis l'évidence. Bref, en vérité, c'est un sujet dont je pourrais parler des heures. Je te dis pas. de te jeter à corps perdu dans cette passion et d'en faire toute ta vie. Mais je pense que sincèrement, se découvrir à travers la danse, ça t'aide à te voir différemment. Ça peut être difficile au début, c'est inconfortable. Tu te fais des idées dans la tête, tu ne te sens pas capable, tu te compares. C'est normal, c'est le début. Mais c'est un parcours où tu te découvres et où tu déconstruis plein de choses. Comme quand tu fais de l'entrepreneuriat, comme dans d'autres passions, j'imagine. Toujours est-il que moi, pour le coup... grâce à ça j'ai trouvé ma vision c'est d'aider le plus de femmes possible à vivre la transformation que moi j'ai eu par plein de biais différents que ce soit le podcast mais aussi de futurs events des retraites créatives et en tout cas dans un premier temps un workshop pour prendre confiance en soi grâce à la danse que je crée en ce moment c'est un workshop que je pense pour les débutants vraiment pour les débutants avec les encouragements la sororité, les belles lumières la fumée ne pas avoir de prétexte pour se comparer ou se sentir jugée. Pas du tout, non, pas du tout. Vraiment, je pense à un espace bienveillant avec une prof bienveillante que voici. Voilà, j'ai vraiment envie de partager à travers des exercices, des petits mouvements, des petits trucs, un début de transformation, un début d'expérience, peut-être le début de ton chemin personnel. En tout cas, tu es libre de t'inscrire dès à présent à la liste d'attente que je laisse en description. Il n'y a aucun engagement. C'est complètement gratuit de s'inscrire, mais au moins, ça te tiendra au courant. Parce que ce workshop, je veux le co-créer. Donc, t'envoyer des petits mails, créer ton expérience parfaite ensemble, au niveau des dates et des villes. C'est un projet que je veux long terme. Donc, il y aura plusieurs dates. Je veux aller dans plusieurs villes, à la rencontre de plein de personnes différentes, de plein de belles femmes, que j'ai trop hâte de voir rayonner, se développer. Bref, je suis curieuse, vraiment curieuse, de connaître ton expérience personnelle, ton histoire. par rapport à la danse. Parce que j'imagine que si t'es resté jusque là, c'est que ça doit te toucher. Si le sujet intéresse, je pourrais vraiment faire d'autres épisodes et parler plus en profondeur de comment je me suis améliorée techniquement ou comment j'ai amélioré ma confiance en moi. Enfin, vraiment des trucs beaucoup plus spécifiques. Là, je voulais surtout aborder le sujet pour créer déjà un peu cet espace où on peut échanger dessus parce que je suis sûre que si la danse a sauvé ma vie, m'a sauvé plein de fois de périodes compliquées, Je suis sûre que ça a été le cas pour d'autres personnes et j'en suis sûre parce que j'ai rencontré plein d'autres femmes comme moi et je trouve ça dommage qu'il n'y ait pas plus de contenu sur ça en fait. J'ai rien trouvé d'autre sur ce sujet là de comment la danse a des bienfaits plus que physique en fait dans la vie des gens. Il y a une vraie communauté que je vois dans les studios que je ne retrouve pas en ligne ou moins en ligne donc voilà ce sera notre petite. Comment notre petit espace pourrait changer ensemble ? J'espère que l'épisode t'a plu. J'avoue qu'il était un peu compliqué pour moi à tourner. Ça fait cinq heures que j'essaye de tourner. C'est un sujet qui est tellement important pour moi. Je me suis mis beaucoup de pression. Et puis finalement, je me suis dit que je voulais juste raconter mon histoire. J'étais un peu vulnérable dans cet épisode. J'espère qu'au moins, ça t'a plu. Et puis, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Between Hours. Parce que je ne me suis même pas présentée. D'ailleurs, je m'appelle Myra, j'ai 26 ans et c'est Between Hours que tu écoutes. Bon voilà, à la semaine prochaine !