Speaker #0Est-ce que parfois tu te demandes pourquoi les mêmes choses continuent de t'arriver ? Est-ce que tu as tendance à observer le comportement des autres, à voir leur propre incohérence, et à ressentir aussi de la frustration par rapport à leur choix, et comment ils se comportent, et comment ça peut aussi t'impacter toi-même ? As-tu parfois ce sentiment de fatalité, où tu te dis que de toute manière, x, y, z va finir par arriver ? Si tu te reconnais dans un ou tous ces points, ce podcast est fait pour toi. Je préviens, c'est un épisode qui va pas forcément... Flatte ton ego ! Je souhaite partager mon expérience pour te faire réfléchir à comment parfois on est les architectes de nos propres limites, de nos propres murs et comment parfois on est prisonnier de nous-mêmes tout simplement. Pourquoi parfois voir le pire dans tout conditionne notre réalité en mal et pourquoi finalement c'est peut-être un peu confortable. Aujourd'hui je vais te parler de la prophétie autoréalisatrice. Qu'est-ce que c'est ? Tout simplement comment parfois on décide de notre propre... destinée sans même se rendre compte et pas forcément positivement c'est à dire que nos croyances limitantes on va appeler ça croyances limitantes nos théories sur la vie qu'on ne veut absolument pas voir se réaliser arrivent parce qu'on s'est conditionné à les vivre et notre inconscient ou notre conscient a fait en sorte que ça nous arrive je ne suis pas une psy mais mais j'ai envie de te faire un retour d'expérience parce que... J'ai observé des choses par rapport à moi, à ma vie, mais aussi par rapport aux autres, qui ont pu me faire ressentir beaucoup de frustration, jusqu'à ce que je comprenne pourquoi et d'où ça vient. Bienvenue sur Between Hours, je m'appelle Myra, j'ai 25 ans bientôt, 26 ans. A travers ce podcast, je veux te partager de la pensée critique. Prends ce qui est bon à prendre pour toi, et ne prends pas tout au pied de la lettre bien sûr, pour t'aider à réfléchir. aux choses qui te limitent dans la vie, quel est ton rôle par rapport à ça, quel est le rôle des autres aussi et comment tu peux naviguer à travers tout ça pour vivre une vie plus accomplie et plus alignée. Cette idée de podcast vient d'une frustration récurrente que j'ai de voir souvent les gens de mon entourage, je vais pas citer des noms, se plaindre de choses dans leur vie et très souvent prendre des décisions qui n'améliorent absolument pas leur situation, bien au contraire. Des décisions ou des choix de pensée ou de comportement qui vont venir les enfoncer dans ces croyances qu'ils ont par rapport aux autres ou par rapport à eux-mêmes, qu'ils ne veulent pas avoir. Comme s'ils étaient prisonniers de ça, comme s'ils subissaient tout ça. Ça peut être cette amie qui a absolument tout pour réussir à travers ses projets entrepreneuriaux, qui a cette croyance qu'elle n'est pas entrepreneur, pas capable. Ça peut être cette personne qui se croit asociale mais qui en fait est tout le contraire. Ça peut être cette personne qui ne se croit pas aimée alors que tous les jours elle a des preuves de l'amour qu'on lui porte. Ça peut être se croire constamment incapable de réaliser certaines choses alors que toute ta vie tu fais que te prouver que tu es capable. Ça c'est mon cas. Bref, j'ai réalisé que chaque personne a un peu son scénario, sa croyance par rapport à lui et au monde qu'il a envie de changer, dont il est victime et pourtant à travers sa perception, ses choix, ces renoncements, ils ou elles se confortent dans ces idées reçues qui sont objectivement pas forcément vraies. J'ai l'impression que cet épisode est un peu technique. Je sais pas si je m'exprime très bien, je vais faire de mon mieux. À force d'observer les autres aller toujours plus loin dans des directions qui ne les servaient pas, je me suis posé moi-même la question à quel point est-ce que je suis responsable des choses qui me rendent malheureuse ou qui me font sentir piégée. Par exemple, je le dis. régulièrement sur ce podcast et là j'en ai un peu parlé, j'ai cette impression constante que je suis capable de faire des grandes choses mais pour les autres et pas pour moi même. Mais à force de me répéter ce scénario, à force de me répéter cette idée, bien sûr que ça devient ma réalité et que parce qu'elle devient ma réalité je me conforte encore plus dans cette idée. Donc c'est un cercle vicieux dont je n'arrive pas à m'en sortir parce que je vais venir valider cette pensée autodestructrice, je vais venir m'auto-saboter. Pourquoi est-ce qu'on a tous ça ? Où est-ce que toi T'as l'impression que tu as des lacunes et que c'était comme si c'était une fatalité que tu ne pouvais pas changer parce que t'es trop comme ça, trop pussy. Ta nature, ta personnalité. Moi je pense que la personnalité c'est une construction sociale et certes plus on prend de l'âge plus c'est difficile de changer. Mais ça n'empêche qu'on peut toujours changer des choses par rapport à nous-mêmes, surtout si on a envie de les changer. On n'est pas forcément prisonnier d'un état émotionnel. ou d'une personnalité qu'on s'est construit. En plus, souvent, notre personnalité s'est construite au contact d'autres personnes ou au contact de certains environnements. Et parfois, en changeant d'environnement et en changeant les personnes qui nous entourent, on peut aussi découvrir d'autres aspects de notre personnalité qu'on n'aurait même pas soupçonné. Parce que des fois, on n'est juste pas conscient de ce qui existe ailleurs. Je me suis posé la question de pourquoi est-ce qu'on a tendance à autant s'auto-saboter ? Et je me suis dit que peut-être il y a une part de nous qui aime ça. qui a un espèce d'avantage caché, à venir se confirmer qu'on manque de certaines choses, ou que le monde est méchant, que les autres sont méchants. Je pense qu'il y a une partie de nous que ça vient rassurer parce que la douleur peut être confortable, parce que la douleur qu'on connaît... fait moins peur qu'une douleur inconnue ou qu'une peur d'être déçue, c'est un peu aussi une illusion de contrôle de se dire que, même si le pire arrive, au moins on savait que ça arriverait. On préfère peut-être parfois la déception de ce qu'on avait anticipé que la déception de quelque chose dont on a espéré, qu'on a cru être possible, et en fait, on nous prouve que non. Bon, il y a une grosse partie d'ego là-dedans, un espèce de biais de validation qu'on souhaite avoir, d'avoir raison. Voilà, on veut avoir raison. Même si avoir raison nous fait souffrir, même si c'est anticiper le pire, c'est peut-être agréable pour l'ego de se croire omniscient, de se croire être capable de déchiffrer les gens, les situations. Peut-être qu'on préfère avoir raison que de faire face à l'inconfort, d'avoir tort pour le mieux et de changer pour le mieux. Donc de rester dans notre zone de confort même si ça nous fait souffrir. Moi je pense que ça vient aussi toucher profondément à nos insécurités parce que pour une même situation il y a plein d'interprétations différentes et souvent on va choisir l'interprétation qui vient servir notre ego ce qu'on a envie de voir en fait, ce qu'on choisit de voir. Encore une fois je ne vais pas donner de prénom mais je connais quelqu'un qui a tendance à se sentir souvent mal aimé, souvent la moins bien lotie, qui est un peu invisibilisée. Alors que de mon point de vue à moi, au contraire parce qu'elle a ce sentiment-là et parce qu'elle est comme ça. Elle a accès à deux fois plus de démonstrations d'amour au quotidien parce que les gens ont envie de lui faire comprendre qu'elle est aimée. Pourtant, elle va toujours retenir que les erreurs, que les moments où ça ne va pas. Elle ne va pas forcément retenir le 90% restant où vraiment il y a constamment des actes et des gestes ou des mots en fait d'affection. Elle va retenir... que ce qu'elle a envie de voir. Et ce qu'elle a envie de voir, c'est le fait qu'elle n'est pas aimée. Et donc pourquoi est-ce qu'elle a envie de voir ça ? Peut-être aussi parce que ça va confirmer ses craintes, mais aussi donner des justifications, des excuses à pourquoi est-ce qu'elle ne se sent pas bien. Pourquoi est-ce qu'il y a un vide ? Est-ce que ce confort, en effet, d'imaginer le pire et de vouloir voir le pire, ce n'est pas pour s'autoriser à être passive dans notre vie ? S'autoriser à ne pas changer ce qui ne nous convient pas et à se responsabiliser par rapport à ce qui nous insatisfait dans notre vie. Parce que je pense que cette personne-là n'est pas forcément très heureuse dans sa vie. C'est toujours plus confortable de se dire que c'est la faute d'autrui que de soi-même. Et pourquoi est-ce que ce serait la faute d'autrui ? Il faut des justifications. Parce qu'on me traite mal, parce qu'on ne me voit pas, on ne me comprend pas. Et parce qu'on ne me voit pas, parce qu'on me traite mal, parce qu'on ne me comprend pas, je ne peux pas réussir dans ce monde qui me veut du mal. Et donc c'est pour ça que je ne réussis pas. Et c'est pour ça que je n'ai pas une vie qui me ressemble. À cause des autres. Un autre cas de figure, et ça c'est plus me concernant. Ce que je disais plus tôt de je suis capable de faire de grandes choses mais pas pour moi. Je pense que cette phrase que je me répète, c'est en fait une protection. Protection un peu bizarre hein. Parce qu'en fait ça ne me protège pas du tout, ça me sabote mais... ça me protège d'un échec potentiel. Ça me donne envie de ne même pas essayer. C'est confortable pour moi de me dire que j'ai beaucoup de compétences, que je suis expérimentée, que je suis capable de grandes choses pour les autres. Parce que tant que c'est pour les autres, il n'y a rien qui peut me faire sentir un sentiment de profond échec. Parce que j'ai envie de réussir pour moi, au plus profond de moi. Si je me donne à fond dans cette direction-là et que ça ne réussit pas, alors je vais devoir aussi remettre en question mes capacités, mes compétences, et là ça ferait très mal à l'ego. Parce qu'en plus d'un échec par rapport à ma vie, j'aurais en plus cette remise en question de me sentir nulle en fait, et de me dire que peut-être que toute ma vie j'ai cru que j'étais trop forte, alors que pas du tout. Aller dans cette espèce de prophétie autoréalisatrice de je travaille bien pour les autres mais pas pour moi, ça m'aide à ne même pas essayer pour ne pas faire face à cette autodéception monumentale envers moi-même. Mais dans tous les cas, l'échec fait partie du chemin. C'est juste qu'il y a des échecs qui sont plus supportables que d'autres, je pense. Les échecs par rapport aux autres, par rapport au projet des autres, au rêve des autres, sont mille fois plus confortables que les échecs par rapport à moi-même et à ce que je veux vraiment dans la vie, parce que je peux toujours trouver des justifications. Si j'échoue pour les autres, je peux simplement me dire que c'est parce que c'est pas quelque chose qui me faisait vibrer, ou parce que c'est la faute des autres, encore une fois toujours la faute des autres. Mais si je suis seule dans mon bateau, Mon bateau que je mène pour moi et que je ne réussis pas, je suis la seule responsable. Je suis la seule personne que je peux blâmer et ça, ça fait peur. Un échec où tu n'as pas d'échappatoire, où tu n'as personne d'autre que toi-même à questionner. Je parle de prophétie autoréalisatrice. Vous savez ce qui se passe ? Je n'ai pas appuyé sur on de mon micro, donc le son est nul. Et en plus, dans ma tête, je me suis dit, je le savais. Voilà, je le savais. Parce que ça fait deux mois que je n'ai pas tourné de podcast, parce que je ne me sentais pas dans l'énergie et tout. Je me suis dit, bon, c'est la reprise. Je pense que ça va pas être parfait, je pense que ça va mal se passer, mais c'est pas grave je vais le faire quand même, et bah voilà. Et bah voilà ! Et donc je me confirme que je ne suis pas capable de tourner un podcast correctement. Purée quoi ! Je suis sûre que je me suis auto-sabotée. Ce que je voulais dire, c'est que... certes il y a une partie de on se conforte dans nos idées reçues parce que c'est confortable, parce que la douleur au moins elle est connue et elle n'est pas inconnue et que c'est une sorte de contrôle invisible qu'on essaye d'avoir sur la situation, la vie, les autres, nous-mêmes mais il y a aussi une partie d'héritage, de contexte dans lequel on a grandi qui font que nous croyons ce que nous croyons. Par exemple c'est simple si tu as un manque d'exemples dans ta vie, dans ton entourage qui te prouvent que certaines choses sont possibles, c'est normal que tu crois que ce n'est pas pas possible. Moi par exemple, j'ai connu très peu, voire pas, de relations saines dans mon entourage, dans ma vie, donc j'ai tendance à croire que par exemple l'amour d'une vie, ce n'est pas possible. Mais à force de croire ça, je vais me mettre dans des situations qui vont venir conforter cette idée. Parce que mes actions, ou comment je me protège, enfin voilà, ça va peut-être enclencher des situations qui viendront encore plus me prouver que j'avais raison sur ces choses-là. Mais ça vient aussi du fait que je n'ai pas d'exemple contraire, donc je reproduis aussi ce que je C'est une sorte de privilège d'avoir de la représentativité. Par exemple, en tant que femme, c'est vrai qu'il est plus rare d'avoir des exemples de femmes qui nous ressemblent, qui réussissent dans certains domaines, parce qu'elles sont moins bruyantes, parce qu'on les invisibilise beaucoup. Mais du coup, comme on n'a pas ces exemples-là, ça conditionne les petites filles à se croire incapables. L'autre jour, j'étais dans un musée. où c'était une représentation de l'époque des 48 personnalités, je crois, qui ont fébrié l'Allemagne à une certaine époque. C'était que des hommes. Moi, ça m'a interpellée tout de suite. Mais j'ai l'impression que c'est tellement banalisé que ça choque personne. Et je me disais, ce n'est pas normal, ce n'est pas normal. Il n'y a pas de représentativité. Surtout, c'est faux. Ça ne représente absolument pas l'Allemagne. Et donc, j'étais en boucle sur ces pensées-là. J'entends quoi ? J'entends une petite fille à côté de moi qui demande à sa maman pourquoi. Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de femmes ? Quand j'ai en plus eu la confirmation de mon ressenti, ça m'a fait trop de peine. Parce qu'à 10 ans, ou moins, je ne sais pas quel âge elle avait, ça va forcément venir impacter sa bibliothèque de connaissances du monde, ou de croyances en fait. Si elle ne voit que des hommes qui réussissent, qui sont représentés, c'est beaucoup plus dur de se croire capable en fait. Et c'est aussi pour ça qu'autant de femmes s'auto-sabotent. Et moi je trouve ça insupportable. Donc voilà, il y a une question d'héritage. Et aussi à quel point nos expériences passées malheureusement ont pu conforter nos idées reçues. Mais il ne faut pas laisser son passé ni ce que nous voyons conditionner notre futur. Si on a envie d'un futur pour nous d'une certaine manière, il ne faut absolument pas se laisser limiter par ce que nous croyons être possible. Je pense sincèrement qu'on est capable de créer notre propre réalité. Encore faut-il... se laisser y croire, faire les actions pour. Aussi, malheureusement, et c'est ce que je disais avec les questions d'environnement et de personnes qui nous façonnent, on grandit tous autour de personnes, ou sans même grandir, on est tous au milieu de personnes qui ont une certaine image de nous, qui nous collent des étiquettes, qu'ils le veuillent ou non. Le truc, c'est que personne ne connaîtra à 100%. On donne des accès de nous, des facettes de notre personnalité, à certaines personnes. On a tous une multitude. de relation, de type de relation. Et je pense pas qu'on soit la même personne selon qui est en face de nous. Et à force d'avoir ces gens en face qui nous collent des étiquettes, on finit aussi par leur donner ce qu'ils ont envie de voir de nous et on se conforte encore plus, on s'entraîne encore plus dans des personnalités, dans des rôles en fait. On se met des masques qui sont peut-être pas nous-mêmes. Mais après, qu'est-ce que le nous-même ? Ça c'est encore une question philosophique. Comme je disais, peut-être une construction sociale est assez modifiable, si on veut le modifier. Mais bon, ça c'est encore autre chose. Dans tous les cas, je pense qu'il y a un certain conditionnement. Comment est-ce que, depuis qu'on est petit, on nous a mis des étiquettes et comment ça peut nous impacter aujourd'hui ? Moi je sais que j'ai grandi avec l'étiquette de la fille trop gentille. Et je pense que ça a pu beaucoup m'impacter jusqu'à aujourd'hui. J'en parlais dans un autre épisode que j'ai repris une certaine confiance en moi avec la danse. Qui en fait a toujours été là. Et c'est pas quelque chose de nouveau, c'est quelque chose que je montre beaucoup plus aujourd'hui parce que je me l'autorise en fait, je m'autorise à montrer cette facette de moi mais ça a toujours été là, c'est juste que personne ne me connaissait comme ça. Mais ça veut pas dire que ça n'existait pas, c'est juste que personne ne me connaissait comme ça, à part moi-même. Et j'ai juste autorisé cette partie de moi à s'exprimer grâce à la danse. Et je pense que parfois pour avoir l'amour des gens, on reste une version de nous qui ne nous plaît pas forcément. que l'on trouve peut-être un peu médiocre pour mériter cet amour-là, ou pour que les gens ne nous voient pas changer. Ça fait très peur d'imaginer la réaction des gens que l'on connaît face à nous qui changeons. Moi, c'est quelque chose qui a pu beaucoup m'empêcher de changer avec le temps. Il y a des périodes de ma vie où je sentais que je n'étais plus du tout alignée, mais le vertige de changer venait du fait que j'avais peur d'être vue changer, et comment ça impacterait mes relations interpersonnelles. Mais par contre je veux quand même apporter une nuance parce qu'avec tout ce que je dis ça donne peut-être l'impression qu'on est à 100% responsable de tout ce qui nous arrive etc. Il y a quand même une nuance à avoir entre la responsabilisation et la culpabilité. J'ai pas envie de vous faire culpabiliser en fait. Il y a des choses qui vraiment on ne les contrôle pas, qu'on ne mérite pas, qui viennent vraiment foncièrement des autres et de leur propre manière. d'être dans le monde et de vivre dans le monde et leurs propres croyances, etc., qui ont un impact sur nous. Par contre, la grille de lecture de ces événements ou de ces comportements, c'est nous qui les avons. Comment on réagit ? On le contrôle. On ne contrôle pas forcément ces événements, ça ne veut pas dire que c'est nous qui avons fait en sorte que ça nous arrive. Il y a des choses dramatiques que je n'ai même pas envie de nommer. Bien sûr que ce n'est pas ta faute. Si tu vis des choses graves ou des grosses trahisons, des trucs comme ça, ce n'est pas ta faute. C'est des choix d'autrui. Je ne parle absolument pas de ces choses-là. Ça, c'est vraiment quelque chose de différent qui peut aussi laisser beaucoup de traumatisme et je ne suis personne pour parler de ces choses-là. Donc ça, enfin, je le répète, je ne suis pas une psy. Je parle de sujets beaucoup plus « légers » . Donc pour finir, je veux juste parler des situations un peu plus légères et des « traits » de personnalité. Comment est-ce qu'on sort des prisons qu'on se met ? comment est-ce que On change un peu nos croyances ? Comment est-ce qu'on sort de cette prophétie autoréalisatrice ? Je pense que déjà, en ayant ces déclics, en se demandant quelle est la part de responsabilité qu'on a dans ces choses que l'on répète, ces schémas que l'on répète, et se demander aussi pourquoi est-ce qu'on aime, entre guillemets, aimer voir ces schémas se répéter ? Pourquoi est-ce qu'on a besoin de les voir se répéter ? Qu'est-ce qui est confortable pour nous ? Où est-ce qu'on a envie d'avoir raison ? Quelles sont nos insécurités qu'on n'a pas envie d'affronter ? Où sont nos peurs ? Je pense que déjà, prendre conscience de tout ça peut t'aider à sortir de ces schémas. Et aussi, où est-ce que c'est confortable pour toi de blâmer toujours les autres plutôt que toi-même ? L'idée, c'est pas de se blâmer. L'idée, c'est pas de se culpabiliser. C'est juste de se responsabiliser. Encore une fois, il y a une différence entre les deux. Je pense qu'un exercice qui peut être sympa, c'est de prendre une insécurité que tu as et réfléchir à deux ou trois preuves. du contraire qui s'est passé pendant ces derniers mois. Ou alors prendre une situation qui t'a fait du mal, ou une situation où tu ressens beaucoup de négativité, et te demander, ok, mais quel était l'autre versant ? Est-ce que mon interprétation de cette situation est objectivement correcte ? Ou alors, est-ce que ça dit vraiment quelque chose de moi, ou plutôt quelque chose sur l'autre ? Est-ce que cette douleur m'appartient réellement, ou est-ce que ça appartient à l'autre ? Est-ce que j'ai eu raison de déduire telle ou telle chose de cette situation ? Est-ce que c'est... que de la déduction, que de l'interprétation ou est-ce qu'il y a vraiment des preuves concrètes qui me font croire que oui, machin, machin. Bref, par exemple moi qui me crois pas capable de travailler pour moi, j'ai un milliard de preuves du contraire depuis deux, trois mois et c'est à moi de choisir de les voir et de les accepter et de changer ses croyances au fur et à mesure Je pense que pour sortir des prisons mentales que l'on se fait il faut accepter d'avoir tort Il faut accepter que parfois le meilleur est à venir et qu'on est aussi capable du meilleur et qu'on mérite le meilleur, on mérite le mieux dans les autres et que ce qui n'est pas bon pour nous, on peut aussi le couper, on peut aussi faire des choix actifs. En fait, la conclusion c'est qu'il ne faut pas rester passif par rapport à ce qui nous fait mal et à se conforter dans sa répétition. On a le choix de dépasser tout ça. On a le choix de passer entre guillemets à l'action parce que l'inaction est aussi un choix. Bref, je te laisse réfléchir à tout ça. Encore une fois, prends ce qui est bon à prendre pour toi. Et puis on se retrouve... normalement dimanche peut-être pour un autre podcast moi je veux vraiment faire des épisodes quand j'ai une valeur à apporter quand j'ai vraiment réfléchi à des sujets que je suis capable de bien les exprimer donc c'est pour ça que je suis pas hyper régulière mais je préférerais toujours la qualité que la quantité donc on se retrouve peut-être la semaine prochaine si tout ça te parle, n'hésite pas à me laisser un commentaire on est dans un espace de constructivité de pensée critique, donc n'hésite pas à me dire ce que toi tu en penses Si t'es d'accord ou pas. Bref, je te fais des bisous et à la semaine prochaine, peut-être.