Valérie FayolleJ'adore les librairies, j'adore y passer du temps, pas forcément pour acheter d'ailleurs, mais plutôt pour flâner, pour feuilleter, pour découvrir les auteurs. Je peux vraiment y passer des heures, c'est un endroit qui m'apaise, un endroit qui me fait du bien. Et hier j'étais justement dans une grande librairie juste à côté de chez moi. Je me suis retrouvée dans le rayon consacré aux maisons, tiens, comme par hasard. Là où il y a tous les beaux livres de déco, là où il y a aussi les méthodes de rangement, les guides pour créer une ambiance cosy, etc. Je pense que vous voyez de quoi je parle. Et là, il y a quelque chose qui m'a sauté aux yeux, que je n'avais peut-être jamais remarqué jusqu'à présent, mais dans le choix des couleurs, dans le choix des titres, dans le marketing aussi, en fait, dans ce rayon-là, tout s'adresse à des femmes. C'est comme si c'était une évidence, en fait, comme si ça allait de soi, que la maison, c'était notre affaire à nous, les femmes. Cette réflexion, ça m'a un peu bousculée, parce que je me suis demandé si, d'une certaine façon, avec ce que je vous propose à travers mes accompagnements, J'étais pas en train moi aussi de reproduire ce schéma-là. Alors j'ai envie de vous partager ma réflexion là-dessus aujourd'hui en toute transparence et de vous dire aussi pourquoi ça m'a autant touchée. Je vous en parle tout de suite après le jingle. Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et expert Feng Shui. Et ici je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme, pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine, et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Moi je suis un peu bousculée en ce moment. Et j'avais envie de vous partager pourquoi. J'avais envie de vous partager ma réflexion du moment. Si vous m'avez suivi ces dernières semaines, vous avez probablement vu que je vous ai beaucoup parlé de votre maison. J'en ai beaucoup parlé ici sur mon podcast, mais aussi sur les réseaux, dans ma newsletter, etc. Et puis aussi avec cet événement que j'ai organisé tout début octobre pour le lancement de mon programme Maison Sérénité. Moi j'adore vous parler de votre maison. J'adore travailler avec vous sur votre espace parce qu'il s'y passe énormément de choses. Beaucoup plus que ce que vous croyez, c'est un puissant révélateur de ce qui se passe dans notre inconscient. Et ça fait déjà des années que j'explore ce sujet-là. Mais honnêtement, dernièrement, il y a quelque chose qui a grincé à l'intérieur de moi. Il y a quelque chose qui est devenu dissonant. Et c'est la première fois que ça me faisait ça, j'ai senti comme une friction. Ou en tout cas une série de questions qui sont venues me bousculer sur ce que je vous transmets et de savoir si c'est encore tout à fait juste de vous le partager comme je le fais. Ce questionnement-là, il n'est pas arrivé tout d'un coup. Il n'est pas arrivé juste dans cette librairie dont je vous parlais tout à l'heure. C'est venu par petites touches en fait. Au début, je ne me suis pas rendu compte tout de suite de ce qui se passait. Mais j'ai vu que je faisais de plus en plus attention finalement aux mots que j'utilisais. J'ai sorti certains mots de mon vocabulaire pour vous parler. Par exemple, le mot foyer, j'ai de plus en plus de réticence à l'utiliser, comme si j'avais peur qu'il soit mal interprété. Et puis il y a aussi le titre de ce podcast. Quand j'ai créé ce podcast il y a trois ans, il avait un autre nom. Il s'appelait à ce moment-là « Bienvenue à la maison » . Et c'était vraiment comme un élan du cœur ce titre. Il s'était imposé à moi à ce moment-là. C'était une invitation spontanée à se sentir bien chez soi. Cette sensation qu'on peut avoir justement quand on rentre à la maison. Mais quand j'ai repris mon podcast il y a quelques mois, ce titre ne me convenait plus. Il y avait comme une dissonance justement. C'est là que mon podcast est devenu « Bienvenue chez toi » . Au lieu d'être « Bienvenue à la maison » , il est devenu « Bienvenue chez toi » . Au début, je me suis dit que c'était pour créer plus de proximité, et aussi que, comme je ne parle pas que de maison ici, je parle surtout des femmes, je parle de notre souveraineté. Mais avec le recul, en fait, je me rends compte qu'il y avait aussi autre chose qui me dérangeait. Aujourd'hui, ça me saute aux yeux, ou plutôt ça me saute aux oreilles, et je vous partage vraiment ce questionnement qui s'est imposé à moi. Je me suis dit à ce moment-là... Valérie, en fait, ton sujet depuis des années, c'est la liberté des femmes. Tu te bats vraiment pour ça, pour leur souveraineté, pour les aider à sortir des cases, à sortir des normes, et tu passes tes journées à leur parler de leur maison. Est-ce qu'il n'y aurait pas un petit problème, en fait ? Est-ce que, sans m'en rendre compte, je ne serais pas en train de reproduire exactement les schémas que je dénonce ? Est-ce que je ne serais pas inconsciemment en train de relayer ce vieux message du patriarcat qui dit « Mesdames, retournez à la maison. Mesdames, prenez soin de votre foyer. » Mesdames, prenez soin de votre intérieur et d'associer moi aussi systématiquement les femmes à leur maison. Et je vous avoue que de me poser cette question-là, ça m'a vraiment brassée, ça m'a vraiment secouée. J'ai retourné ça dans tous les sens pendant quelques jours et je suis gentille quand je dis quelques jours. Alors je ne détiens aucune vérité ni toutes les réponses, mais ce questionnement m'a vraiment permis de clarifier un certain nombre de choses pour moi-même mais aussi pour les femmes que j'accompagne et je l'espère aussi pour vous qui m'écoutez en ce moment. Je pense que cette question que je me suis posée, elle ne concerne pas que moi et mes états d'âme. Peut-être que vous aussi, quand on vous parle de rangement, quand on vous parle de déco, quand on vous parle de prendre soin de votre intérieur, il y a quelque chose qui se crispe. Comme si s'intéresser à la maison, ce serait trahir un peu la femme libre, la femme indépendante, la femme souveraine aussi, celle qui sait faire des choix, celle qui déploie ses projets avec aisance. Et puis peut-être, à contrario pour d'autres, peut-être vous qui m'écoutez aussi, c'est l'inverse. Peut-être que vous aimez votre maison, vous aimez vraiment vous en occuper, vous vous sentez presque coupable de l'aimer autant, comme si ce serait quelque chose d'un peu futile, un peu léger, pas très sérieux, pas cohérent justement avec un discours plus féministe. Dans les deux cas, en fait, il y a un malaise. Et ce malaise, il ne vient pas de nulle part. Mon questionnement non plus d'ailleurs, il ne vient pas de nulle part. On peut légitimement se poser la question du lien entre les femmes et leur maison. Parce que pendant des siècles, en fait, la maison a été associée au féminin. Mais pas toujours comme une matrice ou comme un cocon protecteur loin de là, plutôt aussi et surtout comme un espace qui leur a été assigné. Les femmes, elles n'avaient aucun pouvoir et aucune reconnaissance économique ou sociale à l'extérieur du foyer. En revanche, on leur a assigné la maison comme étant leur domaine et aussi leur responsabilité. Donc pas étonnant que la plupart des femmes se soient emparées de leur intérieur avec autant de zèle et avec autant de passion. Avoir une maison bien entretenue, en fait, ça devenait le gage de notre valeur, le seul endroit où on pouvait se sentir fier, où on pouvait se sentir valorisé, où on était aussi susceptible de recevoir des compliments. Et quand on voit le langage populaire ou les slogans publicitaires de l'époque, ça en dit long sur le sujet. Quand on parle de, par exemple, la fédulogie, je sais que c'est le nom d'un produit d'entretien, je crois qu'il est encore utilisé aujourd'hui, ça se veut à la fois flatteur, mais aussi totalement réducteur. Parce qu'on sous-tend que tout le travail domestique des femmes serait quelque chose de magique, et donc invisible, comme si tout pouvait se faire tout seul, facilement, comme par enchantement, hop, un coup de baguette magique, et pam, c'est parfait. Et pendant longtemps aussi, on utilisait souvent le terme de « femme d'intérieur » , pour désigner justement ce territoire qui était assigné aux femmes, celui de l'espace privé, tandis que les hommes, eux, déployaient leur vie à l'extérieur, dans la vie publique. Et puis, il y a ce terme qui, pour moi, c'est le pompon, c'est quand on parle de maîtresse de maison. C'est le terme parfait pour donner aux femmes l'illusion d'un semblant de pouvoir. Donc, effectivement, elles étaient maîtresses des courses, maîtresses de la vaisselle, maîtresses de l'intendance, maîtresses du bon fonctionnement du foyer, mais souvent au détriment d'elles-mêmes. Et quand je pense à ça, en fait, je pense aussi aux femmes de ma lignée. Ça me ramène aux femmes de ma lignée. Moi, je n'ai pas connu ma grand-mère. qui est décédée jeune, mais en revanche, je me souviens parfaitement de mon arrière-grand-mère. Je l'ai rarement vue ailleurs que dans sa cuisine. Je l'ai toujours vue en train d'éplucher des légumes ou de préparer un repas pour toute la famille. Moi, j'étais toute petite à l'époque, mais aujourd'hui, je me demande souvent ce qui pouvait se passer dans sa tête. Et je me rends compte, en fait, que je ne sais pas. Je ne sais pas si elle aimait cuisiner. Je ne sais même pas si quelqu'un lui a jamais posé la question. Et je crois que c'est ça, au fond, l'assignation. C'est pas le fait d'être dans la cuisine, ça peut être très chouette de cuisiner, on peut adorer ça, mais c'est le fait que personne, pas même soi en fait, ne se soit posé la question, que tout le monde ait vu ça comme une évidence, que cette femme-là ait eu sa place dans la cuisine et nulle part ailleurs. Alors bien sûr on va me dire que tout ça c'est du passé, que c'était une autre époque et que les femmes de notre génération sont sorties de la cuisine. Oui, on a fait des études, oui, on a construit des carrières, oui, on a pris notre place dehors dans la société et à l'extérieur du foyer, oui, c'est vrai. Mais je crois pourtant qu'on n'est pas encore sortis de certains vieux réflexes qui continuent de nous polluer l'existence et d'être une véritable source de stress au quotidien. Il y a vraiment les chiffres qui le montrent. Dans les couples, la répartition des tâches domestiques reste encore très largement déséquilibrée entre les hommes et les femmes. Il y a une étude européenne de 2025 qui dit que 63% des femmes effectuent quotidiennement des tâches ménagères. C'est 36% pour les hommes. C'est presque du simple au double en fait. Sans compter qu'au-delà du temps que ça prend aux femmes, que ça nous prend, les femmes continuent souvent de porter aussi toute la charge mentale du foyer. Comme le faisaient déjà nos grands-mères et nos arrières-grands-mères du temps de la bonne ménagère justement. Ce déséquilibre, ce n'est pas quelque chose que je vois extérieur à moi, c'est quelque chose que j'ai vécu moi aussi. Quand mes enfants étaient petits, de fait, je portais beaucoup plus de charges que mon conjoint à ce moment-là sur le fonctionnement de la famille. Et pourtant, on était un couple tout ce qu'il y a de plus moderne. Mais oui, moi aussi, je me suis vue reproduire naturellement certains de ces vieux schémas du passé. Ces mécanismes, ils sont encore là et ils ont la vie dure. Mais j'ai envie de dire qu'on progresse malgré tout. Et que même si ça prend du temps, le rééquilibrage se fait peu à peu. Pourtant, les femmes continuent de se mettre une pression de dingue avec leur maison. Et je crois qu'il y a autre chose qui s'est invitée insidieusement dans l'équation et c'est ce qui m'a sauté à la figure ces dernières semaines. La maison n'est pas que cet endroit qui nous ramène à un patriarcat hérité du passé, il y a une autre pression qui est venue s'ajouter à ça. C'est la vision de la maison parfaite. Regardez ce qu'on voit partout aujourd'hui et c'est ce que j'ai vu moi aussi dans cette librairie. Regardez ce qu'on voit aussi sur Instagram, sur Pinterest, etc. et qui s'adresse aux femmes. Ce sont toutes les images qu'on nous renvoie et qui montrent une maison impeccable, une maison lumineuse, une maison parfaite, une maison où il n'y a aucun objet qui traîne. C'est l'idéal de la maison minimaliste, tout est désencombré, chaque chose à sa place, une place toute désignée, etc. On nous parle aussi d'une maison qui serait sur une haute fréquence, si possible avec un excellent feng shui, etc. Et derrière toutes ces images, en fait, il y a un message subliminal qui continue de se glisser dedans et qui vient nous dire « si ta maison est parfaite, alors toi aussi tu le deviens » . Finalement, on est toujours dans ce discours qui fait que les femmes vont beaucoup mesurer leurs valeurs personnelles en fonction de leur maison. La version, elle est plus moderne, mais c'est bien de la même chose dont il s'agit. Avant, on entendait « une bonne ménagère tient bien sa maison » . Aujourd'hui, on va dire plus ou moins à demi-mot. qu'une femme consciente, alignée, épanouie, équilibrée, a forcément une maison parfaite. Je ne suis pas sûre qu'on ait gagné au change. Au fond, le discours est vraiment le même. Et on est toujours dans cet idéal de la maison qui serait soumise à l'évaluation et au regard des autres. Mais il y a quand même une différence qui, selon moi, ne va d'ailleurs pas dans le bon sens, c'est qu'aujourd'hui, ce sont surtout les femmes qui tiennent elles-mêmes ce discours. Moi, je le vois tellement chez mes clientes. J'ai l'un de mes accompagnements qui est en groupe et on travaille sur notre espace. Donc on partage des vidéos, on partage des photos, etc. Et l'une des femmes que j'accompagne me disait l'autre jour « Mais quand je vois la maison parfaite des autres, j'ai du mal à montrer la mienne. J'ai peur d'être jugée, pas seulement sur ma capacité à ranger, j'ai l'impression d'avoir un problème. Je crois que les autres vont penser que je suis une mauvaise personne. » Donc peut-être que c'est ça qui est un peu différent aujourd'hui. Avant, à travers leur maison, les femmes étaient effectivement évaluées sur leur capacité à faire. Aujourd'hui, elles s'évaluent elles-mêmes sur leur capacité à être. Et quand on se dit « si ma maison n'est pas parfaite, alors que c'est que j'ai un problème » , ça fait des dégâts forcément. Et pourtant, c'est bien ça qui est omniprésent. Et je vous demande de regarder pour vous-même, en toute honnêteté en fait, comment c'est pour vous ? Quels sont les gestes, les pensées, les émotions qui viendraient montrer que vous aussi vous évaluez votre valeur personnelle à travers votre maison ? Et ce qui me frappe aujourd'hui à chaque fois, c'est que ces femmes, les femmes dont je parle, ou les femmes auxquelles je pense ou que j'accompagne, ne sont pas du tout des femmes qui sont sur le modèle de l'ancien temps. Ce sont des femmes actives, ce sont des femmes autonomes, qui ont des projets, etc. Et pourtant, chez elles, il y a ce jugement inconscient, mais quotidien, qui regarde, qui commente, qui évalue, et puis qui n'est jamais satisfait. Alors si on n'est plus dans la même configuration que mon arrière-grand-mère enfermée dans sa cuisine, Je me demande parfois si on n'a pas juste déplacé le problème. Et l'enfermement, il n'est pas seulement dans les murs, c'est un enfermement qui est dans nos pensées, encore une fois, dans des mécanismes inconscients. On pense bien faire, on veut bien faire, ça part d'une belle intention, en voulant prendre soin de sa maison, mais la plupart du temps, on se fait du mal en fait, en étant hyper exigeante avec nous-mêmes, et surtout en s'enfermant à nouveau dans des schémas, des modèles, qui sont surtout des injonctions à être parfaites. Et c'est tout ça vraiment que j'ai retourné dans tous les sens ces dernières semaines. Et vraiment, je me suis demandé si moi aussi, je continuais de rattacher les femmes à leur maison et à leur intérieur, et si je contribuais moi aussi à maintenir cette pression qu'on se met sans même s'en rendre compte. Alors je ne dis pas que j'ai fait la clarté sur tout, mais je vous partage le fruit de ma réflexion et là où ça m'a menée, en tout cas aujourd'hui. Quand je pose tout ça à plat, ce que je vois surtout, c'est que la maison, c'est justement parce que c'est l'endroit où sont cristallisées des siècles de patriarcat. C'est justement pour ça que la maison est le lieu le plus puissant pour s'en libérer. La maison, ce n'est pas seulement le miroir de nos émotions, comme je vous le dis souvent, elle est aussi le miroir de toute une histoire collective, de l'histoire des femmes. Et quand on sait regarder, sa maison, quand on sait regarder notre maison, quand on sait décoder l'espace, alors on peut y voir tout ce qui nous empêche aujourd'hui de déployer notre souveraineté. Tous nos freins, toutes nos peurs, toutes nos limitations sont là. Et la façon dont on occupe l'espace, les gestes du quotidien, la vie à deux ou la vie seule, donnent à voir beaucoup de choses. Par exemple, quand il y a un couple, je vois très souvent un espace professionnel qui est déséquilibré entre les hommes et les femmes. Les femmes, elles vont accepter très facilement de travailler sur un coin de table. Alors que leur conjoint aura un bureau. Il y a des déséquilibres qui sont là dans l'espace. Alors je ne suis pas en train de dire que c'est systématique, mais c'est quand même extrêmement fréquent. Et ça ne concerne pas que les couples, je vois aussi ces déséquilibres pour des femmes qui vivent seules. Beaucoup d'entre elles, par exemple, n'osent plus inviter leurs amis chez elles parce qu'elles voudraient d'abord que tout soit parfait. Et c'est justement à travers votre maison que je peux décoder tout ça. Alors non, aujourd'hui j'aime à penser que je ne renvoie pas les femmes à la maison, mais plutôt que je les invite à se retrouver à travers elles. Pas en ayant une maison parfaite, mais en s'autorisant justement l'imperfection. J'aime cette idée de l'imperfection. L'imperfection c'est la marque du vivant, c'est la marque de notre humanité. Une maison parfaite, au fond, c'est une maison qui est figée. C'est une maison où il ne se passe rien, c'est une maison où personne n'ose rien bouger. C'est souvent aussi une maison qui est le reflet de notre peur, de notre part contrôlante. Alors qu'une maison vivante, c'est une maison qui bouge avec nous, c'est une maison qui respire, c'est une maison qui s'adapte, c'est une maison qui évolue. C'est aussi une maison où on va s'autoriser à se tromper, à essayer, à s'amuser. Toutes les autorisations que vous ne vous donnez pas dans votre vie sont perceptibles dans l'espace. C'est pour ça que la maison est si intéressante. Et c'est vraiment un révélateur puissant. Et c'est pour ça que je choisis de travailler avec vos maisons. Et avec vous à travers elles. Parce qu'au fond, ce qui m'anime, c'est d'aider les femmes à sortir des dictates, des injonctions et des conditionnements. C'est d'aider les femmes à retrouver leur souveraineté. Et contre toute attente, même si ça paraît paradoxal, contre-intuitif, la maison reste le meilleur endroit pour commencer ce travail-là. Parce qu'on met la focale justement là où ça fait mal. On met la focale là où il y a le plus de friction, là où il y a le plus de tensions accumulées au fil des siècles. Et puis à travers mon travail, j'espère aussi d'une certaine façon Redonner à notre maison, à votre maison, ces lettres de noblesse. Parce qu'en sortant des injonctions justement et des schémas qui nous enferment, c'est là qu'on va lui permettre enfin de devenir un espace vivant, un espace créatif, un espace qui nous inspire, qui nous ressource. Et c'est de ça dont on est en besoin. Et c'est pour toutes ces raisons-là finalement que je continue de m'adresser aux femmes et de leur parler de leur maison. C'est pas parce que la maison serait notre destinée, c'est pas parce que je pense que la maison est un espace exclusivement féminin, c'est parce que justement je pense que les femmes ont... beaucoup de choses encore à libérer à cet endroit-là. Donc voilà l'état de ma réflexion aujourd'hui, voilà ce que j'avais envie de vous partager. Ma conclusion à ce jour, c'est que je vais continuer de vous accompagner à travers votre maison, notamment avec mon programme Maison Sérénité, mais je pense que, je n'ai pas encore fait le tour de la question, je pense que ça va continuer à processer encore un moment. Je serai heureuse en tout cas d'avoir votre retour sur le sujet, dites-moi comment ce que je vous ai partagé dans cet épisode vient résonner pour vous. Et puis s'il y a une chose que j'aimerais que vous reteniez aujourd'hui, c'est celle-ci. Si votre maison c'est l'endroit qui vous demande de l'énergie aujourd'hui, c'est aussi l'endroit où vous pouvez faire que ça change. C'est une merveilleuse alliée pour ça, vous pouvez impulser le changement à partir de votre maison. Et puis si vous avez envie d'aller plus loin sur ces questions-là, je vous ai préparé un guide, je vous mets le lien dans la légende de cet épisode, vous pouvez le télécharger, ça s'appelle « Ta maison te soutient-elle ? » et vous allez voir, vous allez avoir une série de questions qui vont justement vous aider à à comprendre ce qui se passe dans votre maison. Et puis, bien sûr, on se retrouve ici très bientôt. Pensez à vous abonner pour ne pas manquer la suite. On se retrouve dès la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous surtout.