Valérie FayolleAujourd'hui, je suis très amoureuse et pourtant, je n'ai pas peur que cette relation s'arrête. Je sais que ça peut paraître étrange, peut-être même que ça peut être choquant pour certains, mais j'ai mis plus de 50 ans à comprendre quelque chose qui a complètement transformé ma façon d'aimer. Alors, je ne vais pas y aller par quatre chemins. En vrai, cet épisode-là a été un peu compliqué à préparer pour moi parce que ce que je vais vous partager, c'est vraiment des choses très intimes et très personnelles sur mon histoire et sur mon couple. Et j'ai été surprise. de mes résistances, peut-être une forme de pudeur qui est là. En tout cas, j'y suis arrivée et je vais vous partager ma vision sur les relations amoureuses, un sujet qui vient souvent nous bousculer. Alors restez avec moi, on se retrouve tout de suite après le jingle. Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui on va encore parler de ce sujet qui nous challenge tellement on va parler encore des relations amoureuses. La semaine dernière, je vous parlais du célibat et de ce qui nous empêche d'aimer à nouveau. Et je vous avais promis de vous partager un peu de mon histoire et de ma vision du couple, ben on y est. Et justement en fait, parce qu'on soit en couple ou célibataire, la perspective d'être à deux peut être absolument enthousiasmante, comme elle peut être aussi totalement effrayante. Ce qui est certain en tout cas, c'est que nos histoires d'amour, ou notre histoire d'amour s'il n'y en a qu'une, ça vient nous bousculer. Il y a des émotions qui sont là, ça déchaîne parfois les passions, c'est pas toujours un domaine très apaisé. En fait, le couple, l'autre, la relation, ça nous fait vivre des choses auxquelles on n'était pas forcément préparé au départ. Et je voudrais justement revenir sur le modèle du couple qu'on nous a vendu quand on était petite, parce que... À mon sens, tout par-delà. Rappelez-vous dans les contes de fées, rappelez-vous ce qui se passe dans les contes de fées, ou plutôt comment se terminent les contes de fées. L'histoire se termine en général par cette phrase qui est absolument savoureuse qui est « Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. » Point final. Comme si c'était la conclusion ultime, comme si ce mariage, ce couple et la parentalité qui en découle étaient l'aboutissement heureux de toutes les mésaventures des protagonistes. Et comme si la suite était tellement facile ou serait tellement facile qu'elle ne mériterait même pas d'être racontée. Et c'est là qu'il y a le plus gros mensonge dans lequel on a grandi. Ce qu'on ne nous a pas dit, c'est que c'est justement après ce soi-disant happy end que l'aventure commence vraiment. En vrai, vous le savez comme moi, vous l'avez probablement vécu aussi, mais il ne suffit pas de rencontrer son prince une fois pour que la suite se déroule merveilleusement bien. Mais on nous a pourtant raconté cette histoire-là pendant toute notre enfance. Et ça, ça va faire des dégâts ensuite dans notre vie d'adulte et surtout dans notre vie amoureuse. Pourquoi ? Parce qu'inconsciemment, en fait, on va continuer de se bercer d'illusions et d'être dans l'attente de cette rencontre-là, d'être dans l'attente d'une relation idéale où tout serait enveloppé dans du coton. Et le contraste avec la réalité, en fait, le contraste avec nos vies, ça peut être sacrément douloureux. Alors il n'y a pas que les contes de fées qui contribuent à ça, qui contribuent à cette illusion. Le modèle du couple reste le modèle de référence à plein d'endroits. Socialement, en fait, on n'est pas du tout regardé de la même façon quand on est en couple ou célibataire. Même si aujourd'hui ça semble complètement banal d'être célibataire, il y a énormément de projections qui continuent de nous amener sur le fait que le bonheur serait forcément dans une relation amoureuse ou dans un couple. couple. Regardez comment on va féliciter ou se réjouir pour quelqu'un, l'un de nos proches, etc., qui vient de faire une rencontre amoureuse. En revanche, on ne va pas du tout féliciter quelqu'un qui est nouvellement célibataire. Donc, inconsciemment, dans nos comportements, nos remarques, nos réflexions, nos pensées, en fait, on associe le célibat à quelque chose qui serait un peu la loose, en fait, ou quelque chose qui ne serait pas complet, quelque chose qui ne serait pas abouti, comme s'il manquait la fin de l'histoire, un peu comme dans les contes de fées. Donc on est encore dans ce modèle-là, on est encore dans ce schéma-là, on est très marqué par ça, on encourage le couple plutôt que le célibat, sans même s'en rendre compte. Il y a une norme sociale qui est celle du couple, qui continue d'être là, qui est omniprésente. Et même quand on a l'impression d'être plus ou moins détaché de tout ça, en fait ce sont des injonctions qui sont présentes un peu partout dans la société qui vont nous influencer ou qui vont nous impacter d'une façon ou d'une autre. C'est ce que j'ai vécu moi aussi. J'ai eu une longue période de célibat après mes 45 ans, je vais vous en reparler. C'était une période qui était quelque chose qui était complètement choisie en fait. Mais ce que j'ai vécu à ce moment-là était absolument surréaliste. J'ai eu énormément de pression, des questions, des attentes, des commentaires de mes proches, de mes amis, dans mes voyages aussi beaucoup. À plein d'endroits, ça soulevait des questions. Et il y avait comme une forme d'inquiétude. Et souvent, dans mon entourage, on me disait « Tu verras, quand tu vas rencontrer quelqu'un, tu vas te poser et tu n'auras plus envie de voyager tout le temps. » Ça partait d'une bonne intention, mais pour moi, c'était lunaire. C'était absolument pas ça que je voulais. C'était absolument pas mon projet de vie. Et puis surtout, ça illustre bien cette norme dans laquelle on est tout le temps. On me renvoyait tout le temps au couple comme une finalité. On n'a jamais envisagé, ou en tout cas intégré, que ça puisse être un choix et un choix souverain de ma part. Il y a même un ami, un jour, qui m'a dit « Mais si toi t'es célibataire, c'est une anomalie. » Comme si le couple était forcément une finalité. Et on est vraiment marqués par ça. On a grandi avec ce schéma-là, et ça va beaucoup plus loin, parce que c'est-à-dire que non seulement le couple est la norme dans l'inconscient collectif, mais derrière cette idée du couple, on va aussi projeter des façons d'être ou des façons de faire. C'est-à-dire que la définition du couple est également très normée. Je lis, je vois, j'entends, je vois aussi dans les femmes que j'accompagne, mais beaucoup de choses qui vont dans le sens de, avec quand on aime, C'est des projets communs. Le couple, c'est forcément de partager ceci ou cela. Le couple, c'est forcément de vivre ensemble. Comme si tout ça, c'était une évidence. Comme si la forme que doit prendre un couple était déjà définie. Et surtout, comme si c'était un schéma universel. Donc, il y a énormément de projections sur ce à quoi devrait ressembler un couple. Beaucoup d'injonctions aussi. Et ça, ça vient me chercher. Ça, ça me fait réagir. Parce que... Quand il y a des injonctions, ça nous enferme plus qu'autre chose. Je vais vous partager aujourd'hui ma vision du couple, qui n'est pas universelle, elle non plus, loin de là, mais qui est simplement le fruit de mon expérience et de ce que je pense avoir compris de l'amour ou des relations, et surtout qui est en lien avec ce que j'ai envie de vivre aujourd'hui. Ce qui est certain en tout cas, c'est que ma vision a complètement évolué au fil des années. Et quand je regarde... Ma propre histoire, je réalise que j'ai pas mal exploré cette dimension des relations amoureuses. Et je continue d'ailleurs de le faire encore aujourd'hui. Alors je ne vais pas vous raconter toute ma vie en détail, mais quand même je voudrais vous partager trois périodes, ou plutôt quatre si on compte celles d'aujourd'hui, qui ont été vraiment importantes et structurantes. La première grande période de ma vie amoureuse, c'est quand j'étais avec le père de mes enfants. À ce moment-là, j'étais plutôt dans un couple conventionnel. Je ne suis pas en train de dire que la personne avec qui j'étais était conventionnelle, pas du tout, ce n'est pas le cas, mais le schéma, lui, il l'était. J'étais dans un schéma assez classique, c'est-à-dire que j'étais en couple, mariée, avec le père de mes enfants. Donc on s'était rencontrés très jeunes, on était très amoureux aussi, et nos enfants sont arrivés assez vite. Donc notre couple, ensuite, il s'est construit vraiment et consolidé autour de la cellule familiale. Notre projet commun à ce moment-là, notre plus beau projet d'ailleurs, c'était de prendre soin de nos enfants. et de les voir grandir. Ça, c'était notre ciment. Et donc à ce moment-là, on ne se posait pas tellement la question de savoir si on avait autre chose comme projet ensemble. Il était là, notre projet, en fait. Il était sous nos yeux. Donc ça a duré assez longtemps, puisqu'on est restés ensemble pendant près de 25 ans. Ça, ce n'était pas une petite étape dans ma vie. Mais quand les enfants ont grandi, en fait, on s'est séparés. C'est comme quelque chose d'assez naturel, comme si le projet commun était terminé. Ça, c'était une première période qui était vraiment importante et structurante dans ce que j'ai vécu dans ma vie amoureuse. Et puis ensuite, j'ai été en couple à nouveau, c'est la deuxième période, mais là dans une relation très très différente, puisque c'était une relation assez chaotique, fusionnelle, une relation qu'on peut appeler toxique en fait, dans laquelle je me suis complètement perdue. C'était souffrant, à ce moment-là je me suis coupée de mes amis, je ne dormais plus, j'étais en stress constant. Je ne sais pas si on peut appeler ça de l'amour avec le recul, j'ai envie de dire que non. Mais en tout cas, on était identifiés, on s'identifiait nous-mêmes comme étant un couple, mais dans une version totalement différente de ce que j'avais connu jusque-là. Donc ça, ça a duré 2-3 ans avant que j'arrive à m'en extraire. À un moment, l'instinct de survie m'a poussé à quitter rapidement cet homme-là. Je ne vais pas rentrer dans les détails, ça pourrait faire l'objet d'un épisode en soi, mais pour vous dire que j'ai connu aussi, j'ai expérimenté le couple. souffrant une relation amoureuse qui fait mal et qui détruit j'ai connu ça moi aussi et donc après cette période là après cette histoire là et cette période douloureuse en fait j'ai fait un choix complètement différent dans ma vie amoureuse et c'est là que c'était la troisième phase j'ai fait le choix en fait d'un célibat complètement assumé pas parce que je voulais plus d'hommes dans ma vie mais parce que d'abord j'avais besoin de me reconstruire un peu j'avais besoin de me refaire une santé Mais aussi parce que je me suis dit que si j'avais pu être dans cette relation toxique, c'est probablement parce que j'avais des choses à regarder de près de mon côté, comme de la dépendance affective par exemple. Donc j'ai fait ce choix du célibat assumé. Et je vous le disais la semaine dernière déjà, mais j'ai adoré vraiment cette période-là. J'ai vraiment aimé vivre ces quelques années de célibat qui étaient à la fois plein d'amour, c'était une période qui était pleine d'amour, assez fun, très légère aussi. Et je n'étais pas du tout dans un célibat souffrant ou subi, comme je le vois parfois. Je n'étais pas du tout en rejet ou en colère non plus en direction des hommes, ce n'était absolument pas ce qui était là. Mais en fait, dans cette période, j'ai appris énormément de choses sur moi-même. Je me suis découverte telle que je ne me connaissais pas, non seulement dans ma vie amoureuse, mais aussi dans ma capacité à faire mes propres choix, à prendre ma pleine responsabilité, et ça dans absolument tous les domaines. puisque c'est pendant cette période-là que j'ai quitté le salariat, c'est là que j'ai monté ma première entreprise, c'est là que je suis partie sur ma vie nomade, c'est là que j'ai commencé à voyager, etc. Donc en fait, le couple ou le partenaire n'était plus la référence. Et c'est ça qui était savoureux, parce que j'étais devenue ma propre référence. J'ai expérimenté, j'ai exploré, j'ai fait des nouveaux choix, énormément à partir de moi, et j'ai découvert aussi que j'aimais toujours être en relation, mais que ce n'était pas un besoin. Ça ne venait plus combler un manque. Et c'est ça qui était absolument délicieux. Et cette période-là, cette période de célibat, elle a duré à peu près 8 ans, je crois. Et ce qui est intéressant dans cette période, c'est que j'ai compris que cette opposition binaire qu'on fait assez systématiquement entre le célibat et le couple est absolument absurde. Les deux ne s'opposent pas. Les deux peuvent être choisis comme les deux peuvent être subis. Les deux peuvent être une source d'épanouissement comme les deux peuvent être une source de souffrance. En revanche, ce qu'on en fait, c'est ça qui va faire la différence. Et dans cette période de célibat, je me suis justement autorisée à explorer ce qu'était l'amour pour moi et comment j'avais envie de le vivre vraiment. Et c'est aussi ce qui m'a amenée à ma quatrième période qui est celle dans laquelle je suis en ce moment. Aujourd'hui, je suis à nouveau en couple, mais d'une façon encore totalement différente. Avec l'homme qui est présent aujourd'hui dans ma vie, on est en train de créer quelque chose d'unique, quelque chose qui est assez joli à vivre. Et si j'ai pu sortir des schémas du passé, c'est parce que ma vision a totalement changé. Je ne vois plus du tout les relations de la même façon, et c'est vraiment ça que j'ai envie de vous partager aujourd'hui. Pas pour vous dire que j'ai trouvé le grain, ni vous faire croire que c'est toujours facile et confortable dans mon couple, mais j'ai quand même l'impression que les choses sont beaucoup plus simples aujourd'hui, et beaucoup plus douces également. Alors je sais que mon mode de vie est particulier, je suis nomade, je n'ai plus une maison fixe, je suis entrepreneuse, etc. Donc peut-être que pour certains d'entre vous, vous allez vous dire, oui mais moi je partage la maison avec mon conjoint, j'ai les enfants qui sont là, etc. Et vous pouvez penser qu'il y a un décalage entre ce que je vis, ma réalité et vous. Mais ce que j'ai envie de vous partager aujourd'hui ne dépend absolument pas de la forme, ça ne vous parle pas de la forme, ça parle de la place que prend la relation dans notre vie. Donc, je vais vous partager... Trois choses qui sont vraiment essentielles pour moi aujourd'hui et qui ont radicalement changé ma relation à l'autre, mais aussi ma vision de l'amour. La première chose, c'est que je remets régulièrement en question ce qui renvoie à une norme. Vous me connaissez bien maintenant, c'est pas étonnant venant de moi. Mais je n'aime pas cette idée du couple qui serait comme une évidence. Je n'aime pas non plus les schémas établis. Déjà, je n'utilise pas le mot couple dans ma vie personnelle, à peu près jamais. Je le fais ici, dans ce podcast, pour simplifier la communication. Je le fais aussi parfois avec les femmes que j'accompagne. Mais pour moi, dans ma vie personnelle, c'est un mot qui est extrêmement chargé. Il renvoie justement à des schémas inconscients, il renvoie au fameux modèle qui nous a été transmis et dont je vous parlais tout à l'heure. Les mots nous enferment en fait dans des définitions. Et moi je fais super attention aux mots que j'utilise pour moi-même. Si le mot couple m'enferme, je ne vais pas l'utiliser pour nommer ma relation. Sinon ça ne va pas créer des belles choses. Et en fait j'ai inventé un nouveau mot, ça aussi c'est permis, on peut créer ce qu'on veut. Je ne dis pas moi que je suis en couple avec mon compagnon, je dis que je suis en souple. Ça a l'air de rien, c'est juste une lettre qui change, mais ça permet vraiment de sortir des définitions. Ça permet de sortir du figement et des modèles établis, rien qu'avec ça. Et derrière cette notion de souplesse, que moi j'aime beaucoup, il y a aussi cette idée de s'ajuster en permanence. Et puis ce nouveau mot aussi, il permet surtout de créer quelque chose qui n'existe pas encore. Quelque chose qui est hors de définition, justement. Quelque chose que le cerveau, le mental ne va pas... On ne va pas faire des associations. entre le couple et autre chose, puisque c'est un souple. Et ça, c'est vraiment fondamental pour moi, sortir des automatismes. Moi, j'aime l'idée du couple qui se crée, j'aime l'idée du couple qui s'invente à partir de nous, pas à partir d'une norme. La forme que peut prendre une relation n'est absolument pas prédéfinie. Tout est possible, et on le crée ensemble avec mon compagnon en ce moment, en temps réel. Le fait de vivre ensemble, par exemple, ce n'est pas du tout une évidence pour nous, alors que c'est l'était à d'autres moments de ma vie. Les moments partagés non plus, ils ne sont pas du tout réguliers dans ma relation aujourd'hui. On peut ne pas se voir pendant un certain temps, un temps long parfois, si nos projets nous amènent ailleurs. Et je remets vraiment en perspective, on remet en perspective ensemble tout ce qui ressemble à une norme. Quand j'entends aujourd'hui des choses comme un couple ça devrait ressembler à ceci ou cela, ou ça c'est normal dans un couple, moi ça me fait bondir. Je ne veux pas faire les choses parce que c'est normal, je veux faire les choses parce qu'elles font sens. Et dans les couples, on est très souvent enfermés dans des normes. Des normes sociales, des normes culturelles, des normes familiales. Et donc, parce que ce serait la norme, on va renoncer à se poser certaines questions. Et c'est aussi ça qui fait qu'on peut être amené à s'effacer parfois dans un couple. On peut se perdre dans un couple, comme moi je l'ai eu fait aussi. Et ça, c'est un gros point de vigilance. Parce que dans mon couple aujourd'hui, nos projets respectifs, ils sont plus importants que nous deux. Ils sont plus importants que le couple. Je sais, ça parfois ça peut faire grincer quand on entend ça. Je vais vous donner un exemple. Mon compagnon, lui, il est très sportif. C'est pas juste comme ça de temps en temps, il va pas faire un footing le dimanche, ça fait partie de son identité, c'est structurant pour lui. Il fait du sport à haut niveau, il fait du sport de façon intensive. C'est une priorité dans sa vie. Et c'est important pour lui comme pour moi que ça reste une priorité. De la même façon pour moi, mes voyages sont absolument structurants. J'en ai besoin, c'est vital. C'est vital pour moi. Mes voyages, ce n'est pas comme des vacances ou comme un loisir, ça fait partie de mon ADN. Donc je suis ça. C'est central dans ma vie. Et lui, il n'est pas autant voyageur que moi. Et moi, je ne suis pas autant sportive que lui. Est-ce que pour autant, on doit renoncer l'un à l'autre ? Absolument pas. Parce qu'on sait quelle est notre priorité et on respecte celle de l'autre. Sans compter que de ne pas avoir les mêmes centres d'intérêt, ça permet aussi... d'enrichir énormément la relation. Et en vrai, notre liberté individuelle, elle n'empêche ni la profondeur de nos échanges, ni la présence, ni la tendresse. En fait, la relation compte profondément dans nos vies, mais elle ne passe pas avant ou ne se substitue pas à nos besoins personnels, à nos fondamentaux personnels. Et quand chacun garde vraiment ce qui le structure, ce qui fait sens pour lui ou pour elle, Il reste quelque chose qui est très vivant entre nous, et ça c'est le deuxième point vraiment qui est essentiel à mes yeux, et qui fait une énorme différence dans mon couple aujourd'hui, c'est la curiosité. La curiosité de l'autre, d'abord. Il y a l'envie de découvrir l'autre. Ça fait deux ans qu'on est en relation, j'ai toujours cette même curiosité. Et je ne suis pas curieuse de ce qu'il peut apporter dans ma vie, je suis curieuse de lui, je suis curieuse de l'humain. C'est une nuance qui est subtile, mais elle est vraiment importante. Parce qu'en fait, en nourrissant cette curiosité de la personne, j'ai toujours l'impression d'être avec quelqu'un qui peut me surprendre. Moi je me dis tout le temps, c'est qui ce grand bonhomme qui est dans ma vie aujourd'hui ? Il y a plein de facettes de lui que je ne connais pas, et probablement que je ne connaîtrai jamais, il y aura tout à découvrir, en permanence. Moi je suis tout le temps dans cette découverte, dans cette curiosité, et je cultive ça volontairement parce que j'aime ce que ça vient créer entre nous, j'aime comment ça me fait me sentir par rapport à lui, et j'aime ce que je vois de lui à travers ça. Et puis aussi, j'ai presque envie de dire surtout, je suis curieuse de moi. Je suis curieuse de moi dans cette relation, qui je suis dans cette relation. C'est quoi mes réactions, c'est quoi mes pensées, c'est quoi mes émotions. Je vois parfois mes peurs, parfois je me vois surréagir à quelque chose, à une situation, quelque chose qu'il fait ou qu'il dit, mais c'est ma réaction qui m'intéresse. La relation, elle est super intéressante pour se découvrir soi-même. C'est un espace extraordinaire pour ça. Et puis aussi, je suis curieuse de ce qu'on va créer ensemble. Il y a lui, il y a moi, et il y a ce qu'on va créer ensemble. Parce que c'est unique, justement. Ça n'existe pas ailleurs, c'est une pure création qui vient de nous deux. Et je trouve ça super excitant de vivre cette aventure ensemble. C'est ça notre co-création. C'est pas d'acheter une maison, c'est plus de faire des enfants, c'est pas non plus de faire des grands voyages ensemble, c'est de créer cette relation-là qui est unique. Cette relation qui nous ressemble, sans forcément ressembler à une norme. Et c'est là que le couple est vraiment savoureux, à mon sens. Parce qu'à ce moment-là, le couple arrive en plus. Il arrive comme un cadeau, il arrive comme un bonus, j'ai envie de dire, mais pas comme une béquille, comme une bouée, pas comme quelque chose qui viendrait combler un manque. Et c'est ça qui m'amène en fait au troisième point qui est fondamental pour moi, celui que je vous partageais au tout début de cet épisode, c'est qu'aujourd'hui je suis très amoureuse, mais je n'ai pas peur que cette relation s'arrête. La relation que je vis aujourd'hui est d'autant plus précieuse que je n'ai pas peur de la perdre. Ça peut paraître paradoxal, je sais, mais c'est vraiment ce qui la rend jolie. Parce que, du coup, cette relation, elle est pleinement choisie. Alors, je ne suis pas en train de vous dire que j'ai envie de quitter mon compagnon ou que j'en ai rien à faire. Oui, bien sûr, si on se sépare demain, il y a des chances que ce soit un peu compliqué émotionnellement, plus qu'un peu même. En revanche, ça ne me fait pas peur. Parce que je sais que ma vie ne va pas s'arrêter pour autant. Ma vie, elle ne repose pas sur la présence de l'autre. Et c'est ce qui me permet de l'aimer pleinement, de l'aimer pour qui il est, de ne pas l'aimer pour un manque qu'il viendrait combler encore une fois. Ça c'est extrêmement puissant, parce que chaque jour passé ensemble, c'est un choix, un choix véritable, pas un choix dicté par la peur. Et je sens vraiment que ça, ça m'apporte beaucoup d'apaisement, ça apporte beaucoup d'apaisement aussi dans la relation. Il y a une forme de pression et d'anxiété qui pouvait y avoir les années précédentes, qui n'est absolument plus là. Alors je sais que c'est parfois difficile à entendre, parfois quand je partage ça autour de moi, il y a comme une forme de jugement. On peut me dire, oui mais si tu l'aimais vraiment, tu aurais peur de le perdre. Sous-entendu, tu ne l'aimes pas. Et je comprends, en fait j'ai pu croire ça moi aussi pendant longtemps. Aujourd'hui ça n'a plus du tout aucun sens pour moi d'aller dans ce type de pensée, parce que c'est comme si on établissait un pont direct entre le fait d'aimer et la souffrance. Comme si l'intensité de notre amour était mesurable et proportionnelle à l'intensité de notre souffrance. Pour moi, c'est lunaire, ça, aujourd'hui. Et surtout, c'est surtout pas de ça dont il s'agit. Bien sûr que je vais probablement avoir mal si demain il s'en va. Mais je sais aussi que ma vie s'effondre pas. Et ça, ça fait tellement du bien à la relation. Je vous assure que ça fait un bien fou. Je peux enfin aimer l'autre. Sans avoir peur de le perdre, ça me permet de savourer encore mieux ce qu'on partage aujourd'hui, sans plonger dans l'anxiété sur le futur. Ça, c'est vraiment le cadeau. Donc ça, c'est vraiment les trois clés, les trois insights qui m'ont permis aujourd'hui, qui me permettent aujourd'hui de créer une relation qui est complètement différente et qui est vraiment, j'ai envie de dire exponentielle, je vais oser utiliser ce mot-là, en tout cas créative. La première, c'est de s'affranchir de la norme. Ça, ça a vraiment été quelque chose d'important. Sortir de la norme sur tous les schémas du couple. Et aussi de se mettre en priorité, nous mettre en priorité individuellement avant de mettre le couple comme la priorité, j'ai envie de dire, absolue. Ça, c'est important. Il y a aussi la curiosité, le fait d'être... Curieux de l'autre, curieux de soi, curieux de la relation, la curiosité en tout temps et en toute chose. Et puis, le troisième point, ça a vraiment été de sortir de cette peur de perdre, en fait. Peur de perdre l'autre, peur que la relation s'arrête, peur d'avoir mal, etc. C'est vraiment quelque chose qui, aujourd'hui, permet de ramener tellement plus de douceur et surtout permet de faire des choix véritables, des choix qui soient souverains et non pas des choix portés par la peur. Alors, est-ce que mon couple est toujours heureux ? confortable pour autant, ça fait une espèce de vision un peu idyllique comme ça. Non, bien sûr, il y a plein de challenges, il y a plein de moments où ça frictionne, où ça questionne, etc. Mais c'est un magnifique terrain de jeu, c'est un magnifique terrain d'exploration, de découverte, de découverte de soi, de découverte de l'autre, de découverte de la relation. Et dans cette aventure à deux, il y a vraiment quelque chose de singulier, parce que c'est... que ça nous amène à vivre aussi des émotions, une intimité, une proximité qui n'existent pas dans d'autres sphères relationnelles, qu'on ne peut explorer que dans cette situation du couple. Donc pour moi aujourd'hui, être en couple, ce n'est pas seulement être à deux, ce n'est pas simplement être à deux, c'est être d'abord un individu plein, entier, souverain, et puis créer une aventure partagée avec l'autre, qui lui aussi est plein, entier, souverain de son côté. Donc ce n'est pas s'effacer ou écraser l'autre, ce n'est pas non plus fusionner avec l'autre. La relation amoureuse, elle est là pour ajouter quelque chose en plus, à ce qui a déjà de la valeur. Et c'est vraiment ça que j'ai envie que vous reteniez aujourd'hui. C'est ce que moi j'ai mis 50 ans, ou plus de 50 ans à comprendre. Alors je ne sais pas de quoi demain sera fait, et je ne prétends pas détenir la vérité absolue. Mais j'ai vraiment l'impression qu'il y a quelque chose qui est beaucoup plus léger aujourd'hui dans mon couple, qui en même temps est aussi intense à vivre, et surtout plein d'amour. Et je vous invite aussi à regarder ça pour vous, dans votre relation, qu'elle soit présente ou passée. Qu'est-ce qui est venu combler un manque ? Et si cette relation qui est là aujourd'hui, si cette relation s'arrêtait demain, de quoi auriez-vous peur ? Qu'est-ce qui, dans votre vie, continuerait quand même, tiendrait quand même debout ? Et qu'est-ce qui s'effondrerait ? Je vous invite vraiment à vous poser cette question-là, parce que pour moi, c'est quelque chose de fondamental. Voilà ce que je voulais vous partager aujourd'hui, je vous le disais au début, ce n'était pas simple pour moi de vous partager tout ça, et c'est assez paradoxal parce que c'est vraiment un sujet que j'aborde facilement et régulièrement dans mon mentorat Femmes Souveraines, la question du couple et des relations amoureuses vient souvent bousculer notre souveraineté. Mais je vous ai partagé ce qui me semblait important aujourd'hui sur ma vision du couple et comment on peut aussi sortir des schémas qui nous enferment. J'espère en tout cas que ça aura de la valeur pour vous, n'hésitez pas à me faire un retour, je serai curieuse. de savoir comment ça a résonné pour vous. Dans le prochain épisode, on parlera encore du couple et des relations amoureuses, mais on regardera aussi de près ce qui se passe avec votre maison. Donc pensez à vous abonner si ce n'est pas déjà fait pour ne pas manquer la suite. Moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous surtout.