Valérie FayolleIl y a quelque chose que j'entends très souvent chez les femmes que j'accompagne, c'est une phrase qui arrive en général au détour d'une séance, presque en passant, comme si ce n'était pas vraiment le sujet. Et on vient me dire, oh moi, l'amour ou les relations, ou le couple c'est fini, moi je suis très bien toute seule. Parfois c'est vrai, effectivement, je connais vraiment des femmes qui sont profondément bien dans leur célibat. J'ai été l'une d'elles, donc ce n'est pas quelque chose qui m'étonne. Mais souvent, en fait, je vois bien que c'est dissonant. C'est dissonant parce que cette phrase-là, elle est sortie un peu trop vite. Et puis juste derrière, il va y avoir d'autres justifications du style « de toute façon, moi je ne veux plus me faire avoir » ou alors « je ne veux plus vivre ce que j'ai déjà vécu » ou alors « c'est trop tard, je ne sais pas comment m'y prendre » , etc. Et quand j'entends ça, en fait, il y a toujours une question qui me vient. C'est « est-ce que c'est un choix ? » ou alors « est-ce que c'est une façon de se protéger ? » Parce qu'en fait, ce n'est pas du tout la même chose. Et je vois beaucoup de femmes de plus de 40 ans, 45, 50 ans et même au-delà qui voudraient avoir une belle relation amoureuse, mais qui au fond s'en empêchent. Et c'est justement de ça dont je vais vous parler aujourd'hui, de ce qui nous empêche d'aimer à nouveau. Et ce n'est pas toujours ce que l'on croit. Alors restez avec moi, on en parle tout de suite après le jingle. Bienvenue chez toi. Je suis tellement heureuse de t'accueillir ici, dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je voudrais ouvrir sur une nouvelle série d'épisodes pour vous parler justement du couple et des relations amoureuses. C'est un sujet qui revient extrêmement souvent chez les femmes que j'accompagne, que ce soit dans mon mentorat Femmes Souveraines ou dans mon accompagnement sur la maison. Le sujet de l'amour, le sujet du couple revient systématiquement. Et je sais, vous qui m'écoutez, que vous êtes aussi nombreuses à vous questionner sur votre vie amoureuse. C'est vrai qu'on soit en couple, c'est vrai qu'on soit célibataire, c'est pas un petit sujet dans nos vies. Et c'est pas tellement étonnant parce que non seulement c'est un sujet universel, mais je pense que c'est l'un des sujets qui nous challenge le plus, qui nous challenge énormément tout au long de notre vie. Avec cette nuance néanmoins, c'est que c'est pas pareil tout au long de la vie, notre vie amoureuse elle est pas linéaire, on n'a pas du tout les mêmes attentes, on n'a pas les mêmes besoins. On n'a pas les mêmes projets, on n'a pas les mêmes désirs quand on a 20 ans, 40 ans, 50 ans ou au-delà. Et justement, je voudrais vous parler de ce que je vois souvent chez les femmes après 45 ans. Ce que je vois souvent, c'est beaucoup de célibats, beaucoup de célibataires, et ce n'est pas toujours un choix. Et c'est là que ça m'interpelle. Le célibat, ce n'est pas un problème du tout, ce n'est pas un problème en soi. Je ne considère pas que le couple soit une finalité, que ce soit un objectif, quelque chose qu'il faudrait atteindre à tout prix. Ce n'est pas non plus le gage du bonheur, loin de là. En revanche, je vois des femmes célibataires qui en souffrent et je vois des femmes célibataires qui se sentent aussi démunies dans cette situation. Et c'est ça qui m'interpelle aujourd'hui et c'est de ça dont je voudrais vous parler. Parce que quand on n'est pas épanoui dans sa vie amoureuse, ça peut prendre beaucoup de bandes passantes, ça peut nous prendre aussi beaucoup d'énergie. Et du coup, je me suis demandé, mais qu'est-ce qui empêche les femmes de plus de 40 ans ou au-delà de vivre l'amour ? Si c'est ce qu'elle souhaite, vraiment. Il y a tellement de choses que je voudrais vous partager sur ce sujet, c'est un sujet qui est extrêmement riche. Je pense que je vais faire plusieurs épisodes, vraiment toute une série sur le sujet, parce que, encore une fois, j'ai beaucoup de choses à dire, mais aujourd'hui plus particulièrement, je voudrais m'adresser aux femmes célibataires. Alors si vous êtes en couple, écoutez aussi, parce qu'il y a des choses qui vont vous intéresser, mais c'est vraiment de ce profil célibataire qui m'interpelle aujourd'hui. Et avant toute chose, je me demandais, mais qu'est-ce qui fait qu'on se retrouve souvent célibataire dans la quarantaine ou la cinquantaine ? En fait, il y a une histoire qui se répète assez fréquemment, peut-être que c'est la vôtre aussi. À cet âge-là, on entre dans une nouvelle période de vie qui va être moins marquée par la cellule familiale. Souvent, les enfants ont grandi, souvent ils sont partis faire leurs études, et du coup, le couple parental, les parents vont se retrouver en tête à tête. à devoir se réinventer en fait, et ça ne fonctionne pas toujours. On n'arrive pas toujours à retrouver cet élan à deux, et donc il y a beaucoup de couples qui volent en éclats à ce moment-là. Il y a un chiffre qui est parlant, en France, les femmes qui divorcent ont un âge moyen de 46 ans. Donc ce n'est pas juste une impression, ce n'est pas juste quelque chose que j'observe chez les femmes qui m'entourent, c'est vraiment une réalité qui est mesurable. Et je vous en parle d'autant mieux que c'est aussi ce que moi j'ai vécu. Je me suis séparée du père de mes enfants, j'avais 44 ans. Et je ne savais pas à ce moment-là que je donnais raison aux statistiques, mais c'était bien le cas. Et derrière ces chiffres, il y a nos vies, il y a des réalités, et puis surtout il y a toute une vie à réinventer, il y a toute une histoire à recréer. après cette séparation. Et pour les femmes, après des années de vie commune, souvent elles se retrouvent face à une drôle de question qui peut-être se pose un peu différemment pour les hommes d'ailleurs. Les femmes vont aller se demander, mais est-ce que j'ai envie d'aimer à nouveau ? Est-ce que c'est vraiment ce vers quoi j'ai envie d'aller ? Cette question, quand on ne se l'est pas posée depuis des années, quand on a été dans la routine du couple déjà établi, ça fait tout bizarre quand elle arrive. Quand on a été en couple pendant... 10 ans, 15 ans, 20 ans, 25 ans, et que tout d'un coup on se dit « Ok, est-ce que j'ai envie d'aimer à nouveau ? Et comment je vais aimer à nouveau ? » Forcément, ça vient toucher des parts de nous qu'on n'avait pas connectées depuis longtemps. Et on peut se sentir vraiment démuni pour donner une réponse à cette question, pour lui donner une réponse claire en tout cas. On ne sait pas toujours très bien ce qu'on veut à ce moment-là. D'ailleurs, ce n'est pas toujours une question qui arrive tout de suite. Le fait de se demander est-ce que j'ai envie d'aimer à nouveau, quand on vient de se séparer, on a d'abord besoin de se remettre de la séparation, on a besoin de se retrouver, surtout si effectivement on a été en couple pendant très longtemps, on a besoin de se découvrir peut-être dans ce nouveau célibat, dans cette nouvelle vie. Donc cette question de retrouver l'amour, elle n'est pas immédiate. Mais la plupart du temps, en tout cas dans ce que j'observe, il y a un moment ou un autre où elle va pointer son nez. Il y a un moment ou un autre. où la question va émerger de façon plus ou moins évidente, mais elle va être là. Qu'est-ce que je veux créer pour la suite ? Qu'est-ce que je veux créer dans ma vie amoureuse ? C'est cette question-là qui va revenir. Comme tout est à reconstruire, forcément, la question des relations amoureuses et de l'autre fait partie de l'équation. C'est aussi ce que j'ai vécu moi, et c'est ce que je vois, encore une fois, chez beaucoup de femmes que j'accompagne. Et dans ce que je vois, en fait, il y a plusieurs profils de femmes. Alors j'aime pas trop les étiquettes, j'aime pas trop faire des catégories, mais j'essaie de simplifier vraiment pour les besoins de cet épisode. Dans ce que je vois, il y a d'abord des femmes qui sont tout à fait à l'aise, je vous le disais, et sereines dans leur célibat. Des femmes qui, après s'être posé cette question, ne souhaitent pas s'engager dans un nouveau couple ou dans une nouvelle relation. Moi j'ai été cette femme-là pendant des années. Et franchement, même si c'est pas toujours super bien perçu socialement, ça a été une très très belle période de ma vie. Le célibat, ça peut être quelque chose de fun, ça peut être quelque chose de léger à vivre, vraiment. Et quand j'étais là-dedans, en fait, il y avait beaucoup d'amour dans ma vie aussi, mais sans engagement. Et c'était vraiment quelque chose de très joyeux. Donc ça peut être léger d'être célibataire, absolument. Ça peut être un choix souverain aussi. Mais il y a d'autres femmes pour qui c'est beaucoup moins fluide. Il y a celles qui voudraient faire une rencontre, mais qui ne font rien pour ça. Donc il y a comme une friction, comme une contradiction entre le discours, oui j'ai envie de rencontrer quelqu'un, et ce qui est mis en place pour que ça se réalise. Souvent, ces femmes-là sont des femmes qui sont dans l'attente, que ça se produise un peu tout seul, un peu comme une rencontre magique, c'est la personne qui frappe à la porte, waouh, on ouvre la porte, et puis il y a le prince charmant derrière, c'est un peu cette pensée magique-là. Ce profil-là, c'est... Ce sont des femmes qui vont être plutôt isolées, qui ne sortent pas beaucoup, avec peut-être une tendance, alors est-ce que c'est le déclencheur ou est-ce que c'est le résultat, on pourrait en débattre aussi, mais qui peuvent avoir tendance à se replier dans leur maison, et donc en fait qui sont dans un contexte de vie qui ne favorise pas la rencontre amoureuse. Il y a un sexe social qui peut être limité, etc. Et puis il faut se rappeler aussi que si on a été en couple, encore une fois, pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans, On peut avoir l'impression de ne pas avoir le mode d'emploi pour une nouvelle rencontre, de ne pas savoir comment s'y prendre. Donc ça peut être très impressionnant, très anxiogène aussi, ça peut paraître comme une montagne, comme si l'amour devenait quelque chose de plus en plus inaccessible. Et là on peut vraiment se sentir démuni face à ça, ça peut nous figer, nous tétaniser, donc ne rien faire, on ne fait rien, on aimerait rencontrer quelqu'un, mais on n'est pas capable de mettre un pied devant l'autre pour... créer cette rencontre. Ça, c'est quelque chose que je vois souvent. Et ça m'amène aussi à un autre profil de femmes que je vois également, qui est presque, j'ai envie de dire, l'étape d'après, c'est celles qui ont renoncé. Ce sont des femmes, en fait, qui auraient aussi envie d'une belle histoire d'amour, mais qui n'osent plus y rêver. Elles pensent que c'est plus pour elles. Donc, non seulement elles ne font rien pour ça, mais elles assument complètement le fait de ne rien faire. Ce sont souvent des femmes qui vont se juger. qui vont penser qu'il est trop tard, que ce n'est pas la peine, ou pire, qu'elles ne peuvent pas être aimées. Il y a beaucoup de jugements souvent à cet endroit-là, des femmes qui pensent qu'elles ne sont pas assez bien, ou qu'elles ne sont plus assez jeunes, ou qu'elles ne sont plus assez belles, etc. Et il y a vraiment du renoncement qui est là, et souvent c'est assez douloureux, ce n'est pas du tout... Quelque chose de confortable, on est loin du célibat assumé dont je parlais tout à l'heure. C'est vraiment des situations qui peuvent être souffrantes, qui sont des situations de repli, vraiment de repli sur soi et de repli dans les relations. Et puis ce que je vois aussi, ce sont parfois des femmes qui ont perdu confiance. Non seulement elles ont perdu confiance en elles, mais elles ont perdu confiance aussi dans toute relation. Et du coup elles vont préférer rester célibataires pour ces raisons-là. Pas forcément parce qu'elles aiment ça ou parce qu'elles choisissent de rester seules, mais quand elles se projettent dans une nouvelle relation, il y a tout un système d'évaluation qui va se mettre en place. Elles vont regarder ce que ça va leur apporter, mais aussi ce qu'elles pensent devoir perdre au change, en fait. Donc, il y a clairement la balance ne penche pas dans la direction du couple. Donc, ça va bloquer la relation, la rencontre. ça va vraiment... On n'est pas dans la confiance et on a besoin de confiance pour construire une nouvelle relation. Donc ça, ça peut être quelque chose qui empêche très fort. Et ce sont aussi des femmes qui peuvent avoir peur de souffrir. Donc là, ça va créer du tiraillement. Moi, j'entends souvent, je ne veux plus me faire avoir, je ne veux plus vivre ce que j'ai vécu, etc. Toutes ces situations-là, en fait, ce n'est pas simple. Ou en tout cas, ce ne sont pas des situations qui sont confortables à vivre. Et je vois que ça crée beaucoup de frustration, souvent. Ça crée beaucoup d'attente. ça crée beaucoup de jugements, beaucoup de jugements sur soi, beaucoup de jugements sur les autres, sur les hommes notamment. Et je voudrais vraiment vous partager mon regard là-dessus, parce qu'il n'y a pas de raison que les femmes restent bloquées à cet endroit-là. Comment je vois, moi, ces relations après 40 ans, après 45 ans, en tout cas dans cette deuxième partie de vie ? En fait, il y a des mécanismes inconscients qui vont nous empêcher. de rencontrer l'amour à nouveau et qui vont aussi nous couper de notre souveraineté. Il y a le plus gros mécanisme qui va nous bloquer, c'est quand on va s'inspirer, quand on va faire référence à nos relations du passé pour projeter cette nouvelle relation, pour projeter notre futur. Quand une femme pense à une nouvelle relation, en fait, souvent inconsciemment, elle imagine un couple qui ressemble à celui qu'elle a déjà vécu. Et ça peut créer des résistances, ça peut créer des résistances et ça peut vraiment être un frein majeur à une nouvelle rencontre parce qu'il y a des choses qu'on a vécues dans le passé qu'on ne veut plus reproduire. Et on n'a pas besoin d'avoir été dans une relation conflictuelle pour ça. On peut tout simplement ne pas avoir envie de reproduire le quotidien à deux, des gestes simples mais qui nous ont pesés en fait. Ça c'est extrêmement fréquent. Il y a des parts de nous qui vont repenser aux compromis, aux obligations familiales. au partage de l'espace, à la répartition déséquilibrée des tâches dans la maison, aux emplois du temps qui sont contraints, etc. Donc on a à peu près toutes connu ça. Et si c'est notre référence pour construire une nouvelle relation, notre système interne, inconsciemment, il va mettre plein de résistance. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas envie d'y retourner. Et donc on va avoir beaucoup de mal à s'autoriser une belle histoire d'amour dans ces conditions. Parce qu'il va y avoir ce... oui mais, oui je veux mais pas trop, ça va être très présent. Et puis pour certaines femmes qui, elles, ont vécu une ou plusieurs histoires d'amour vraiment souffrantes, là ça peut être très compliqué parce qu'on risque d'associer l'amour à la peur, l'amour à la violence, ou en tout cas les relations à la peur et les relations à la violence, le couple à la peur et le couple à la violence. Et notre système nerveux, il va percevoir du danger dans une nouvelle relation. Donc si on n'en a pas conscience, en fait, on va rester dans un état d'hypervigilance qui peut nous... pousser à éviter l'intimité, qui peut nous pousser à éviter de reproduire ce schéma du être deux. Et donc on peut avoir peur de rencontrer quelqu'un qui ne nous respecte pas, quelqu'un qui nous manipule, quelqu'un qui va nous faire souffrir, etc. Donc le moyen le plus simple pour éviter tout ça à nouveau, c'est d'éviter la rencontre, tout simplement. Notre système nerveux il est superbement bien fait, il est là pour assurer notre survie, il est là pour nous éviter le danger, il est là pour nous protéger. Si nos histoires du passé ont établi un lien de causalité directe entre le couple et la souffrance, en fait on ne va pas y retourner. Ou alors on va y retourner avec beaucoup de résistance. Donc tout ça, ça s'explique absolument très bien, c'est cohérent. Mais ce n'est pas un choix souverain. Ce n'est pas un choix souverain, c'est un choix qui est bâti sur des mécanismes inconscients qui vont nous empêcher de créer quelque chose de différent, quelque chose de nouveau. Ça nous empêche de créer la vie qu'on veut pour soi aujourd'hui. Et c'est là-dessus que moi je viens mettre mon coup de projecteur. Et cette référence au passé, elle est, j'ai envie de dire, quasi systématique. Je le vois énormément. D'ailleurs, ce n'est pas toujours quelque chose de douloureux, parce qu'il y a aussi certaines femmes qui, à l'inverse, vont complètement idéaliser une relation du passé. Et elles voudront tout faire pour la reproduire. Si on est resté dans l'image d'un couple parfait ou d'une relation qu'on a vraiment... complètement idéalisé, on va vouloir reproduire à l'identique. Ça met une pression de dingue, en fait. Ça peut être très, très bloquant parce que, justement, ça met cette pression. On ne va pas s'autoriser, en fait, à créer une nouvelle relation avec quelqu'un d'autre. La rencontre, elle ne va pas se faire, ou elle ne va pas se faire de façon fluide parce qu'on va chercher à répéter une histoire qui n'est plus là, en fait. Donc, ça ne laisse pas de place à une autre histoire d'amour. Ça ne laisse pas de place à la rencontre. Ça ne laisse pas de place. à la création. On est bloqué dans le passé. On est bloqué dans le passé soit avec des peurs, soit avec de la nostalgie. Alors que pour créer une rencontre, que pour retrouver l'amour dans notre vie, on a besoin d'être dans le présent. On a besoin d'être dans le présent et on a besoin aussi d'être dans le futur pour pouvoir se projeter avec cette nouvelle personne. Donc dès qu'on fait référence au passé, en fait, on empêche une nouvelle relation. Une nouvelle relation, par définition, c'est nouveau. Donc ça a besoin d'être porté par la curiosité, par la découverte. ça ne peut pas être porté par la peur ou par la nostalgie. Énergétiquement, ce n'est pas le même mouvement. C'est comme si dans votre système interne, vous vouliez aller dans deux directions à la fois. Il y a un mouvement qui vous tire vers l'avant, vers votre futur, c'est l'élan amoureux, et puis il y a un autre qui vous freine, qui vous tire vers l'arrière, vers votre passé. Ce double mouvement fait que vous ne pouvez rien créer. Et ça, c'est une forte résistance. Ça crée juste du chaos, de la confusion, le fameux « je ne sais pas, je ne sais pas ce que je veux » . Donc cette référence au passé, elle est vraiment, c'est un « tu l'amour absolu » . Et puis il y a aussi des femmes pour lesquelles il va y avoir un enjeu de liberté. Dans cette deuxième moitié de vie justement, certaines femmes se sont vraiment retrouvées, beaucoup de femmes se sont retrouvées, j'ai vécu ça moi aussi pleinement et totalement. J'ai mis des années à découvrir qui je suis vraiment. J'ai mis des années à découvrir ce que j'aime, ce que je n'aime pas, à faire mes propres choix, à ne plus penser à travers le couple ou la cellule familiale, mais à penser à travers moi-même, à être ma seule référence. J'ai vraiment mis des années à ça. Et quand on connecte avec ça, c'est absolument délicieux. C'est absolument délicieux, surtout quand on a passé des années à organiser notre vie autour des autres, autour de nos enfants, autour du couple, autour de la famille. Se retrouver soi, se découvrir enfin, c'est absolument extraordinaire. Mais c'est tellement bon qu'on peut aussi avoir des résistances à rencontrer l'amour à nouveau parce qu'on va l'associer à une forme de perte de liberté. On a peur de perdre aussi à nouveau notre identité. Et ça, ça peut être un frein à une belle rencontre amoureuse également. Parce que souvent on va chercher le problème chez l'autre. Inconsciemment, on va chercher des signes dysfonctionnels, même dans les détails. Un texto, une attitude, un mot qui ne nous convient pas, etc. Et à chaque fois qu'on va se sentir envahi, qu'on ne va pas oser dire non, y compris dans notre maison d'ailleurs, on en reparlera, mais en fait on est tout le temps en train d'évaluer l'autre et d'évaluer notre propre ressenti dans la relation. On n'est pas détendu du tout, il y a une forme de peur qui est derrière, la peur de perdre sa liberté, la peur de perdre son identité. Mais à chaque micro-signe d'inconfort, on va interpréter ça comme un danger. Parce qu'il y aurait justement un risque de perte de liberté. Et comme on ne veut plus ressentir ça, on va arrêter la relation ou s'empêcher de la créer tout simplement. Et ça c'est redoutable. C'est redoutable mais c'est bien là. Donc vous voyez, il y a plein de mécanismes, la plupart du temps inconscients, qui nous empêchent de rencontrer l'amour à nouveau. Et souvent ces mécanismes, ils viennent de nous, ils ne viennent pas des autres. Ils viennent de nos propres blocages, des histoires qu'on se raconte, des histoires qu'on se raconte sur nous, des histoires qu'on se raconte sur les relations, des histoires qu'on se raconte sur les hommes. L'autre n'est pas responsable de tout, absolument pas. Et quand j'entends des réflexions comme « les hommes sont tous comme ça » ou « l'amour c'est compliqué » , moi je mets toujours un petit warning. Parce que c'est là que c'est vraiment intéressant d'aller d'abord regarder ce qui se passe à l'intérieur de nous, d'aller regarder quelle est la part de nous qui bloque, quelle est la part de nous qui a peur, quelle est la part de nous qui empêche aussi que cette relation puisse exister, qu'elle puisse se créer à nouveau. Et c'est ça qui est justement hyper intéressant aussi dans cette période de vie, c'est qu'on ne part pas dans une relation avec les mêmes intentions qu'à 20 ans. On a aussi, j'ai envie de dire, une forme de privilège de mieux se connaître. d'être plus au clair sur nos besoins, d'être plus au clair sur nos projets, d'être plus au clair sur nos désirs. Et on peut enfin faire des choix à partir de nous-mêmes, j'ai envie de dire en connaissance de cause. Mais ça devrait être une valeur ajoutée en fait dans notre projet amoureux, pas un frein, bien au contraire. Et justement, c'est le moment où on peut enfin se demander, qu'est-ce que j'ai envie de construire avec l'autre, mais à partir de la femme que je suis aujourd'hui, qu'est-ce que j'ai envie de vivre ? Quel type de relation j'ai envie d'inviter dans ma vie maintenant ? Souvent ces questions-là, on ne se les pose pas, en tout cas pas de la même façon quand on a 20 ans. Donc c'est vraiment dans cette deuxième partie de vie que ça prend une toute autre saveur et que ça ouvre des belles perspectives, j'ai envie de dire des perspectives merveilleuses. Pour peu qu'on sorte de notre peur et surtout pour peu qu'on évite de construire notre nouvelle vie amoureuse en référence au passé. Donc voilà ce que j'avais envie de vous partager aujourd'hui. Je suis super curieuse d'avoir votre retour. de savoir si vous vous reconnaissez dans certains schémas que j'ai évoqués. Comment c'est pour vous ? Comment c'est dans votre vie amoureuse ? Quels sont vos freins, vos peurs, vos limitations ? Je vous invite vraiment à vous poser ces questions-là, tranquillement, sans pression, sans enjeu, mais de les regarder vraiment en tête à tête, droit dans les yeux. Et puis, s'il y a une chose que j'ai envie que vous reteniez, c'est vraiment que l'amour peut s'inviter à nouveau dans notre vie, dans votre vie, à n'importe quel âge. Rien ne l'empêche en fait, si ce n'est vous. Et encore une fois, le couple, je le rappelle ici, mais le couple n'est pas une finalité. On peut aussi choisir d'avancer seul. Quand c'est réellement choisi, c'est au moins tout aussi savoureux que d'être à deux. Et justement, la semaine prochaine, je vous partagerai un peu de mon histoire, je vous partagerai ma vision du couple, là où j'en suis moi, et ce que j'ai compris de l'amour aujourd'hui. Si vous avez envie de découvrir la suite, je vous invite à vous abonner pour ne pas manquer justement cet épisode la semaine prochaine. On se retrouve très bientôt. D'ici là. Prenez soin de vous surtout.