- Speaker #0
Alors bienvenue dans ce nouveau podcast de bioentrepreneur.com. On cherche des business models qui font de l'impact positif sur l'environnement et les hommes aussi. Et on est aujourd'hui avec un entrepreneur assez particulier. On se connaît depuis un petit moment. Loïc, salut !
- Speaker #1
Salut Thomas !
- Speaker #0
Loïc Plisson. Donc tu as déjà un bon petit parcours en recherche d'impact positif divers et varié. Tu es peut-être un serial entrepreneur, on peut dire. Enfin en tout cas, tu as déjà un bout de route là-dessus. Et Loïc qui va se présenter dans un instant aussi, c'est quelqu'un qui peut permettre à des entrepreneurs soucieux du vivant et de tout ce qui est autour de nous de très fortement démultiplier leur impact. On va en parler tout à l'heure mais on va d'abord aborder ton parcours, ton chemin de recherche par rapport à ça. On va commencer par le début. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Oui, je m'appelle Loïc Clisson. Je suis auteur, conférencier et je suis concepteur de la permathérapie, qui est une approche de soins qui prend en compte notre impact environnemental dans sa conception même. Et j'ai actuellement différentes casquettes. Je suis donc le créateur également de se-soigner-autrement.net, qui est mon site historique.
- Speaker #0
Se-soigner-autrement, ouais.
- Speaker #1
L'Institut international de permathérapie que je dirige, où on forme des professionnels à la permathérapie.
- Speaker #0
Qu'on va expliquer tout à l'heure.
- Speaker #1
Et entre autres dans mes activités également, celui du créateur de sommets, qui est une autre activité, mais on en reparlera plus tard.
- Speaker #0
Ok, le sommet en ligne. Je pense que comme tout le monde, tu as commencé de zéro dans ces recherches-là. Vous avez peut-être un boulot très classique au départ, d'ailleurs je ne sais pas en fait.
- Speaker #1
En fait j'ai commencé avant de bosser. J'ai commencé à m'intéresser aux soins et plus largement à notre relation à l'environnement vers 15 ans. J'ai commencé un petit peu avant à m'intéresser, à 13 ans j'ai eu un accident de voiture et suite à cet accident j'ai eu des opérations puis... puis rééducation, la kinésithérapie, tout ce qu'il y a de plus classique. Et au sortir d'une consultation, un hiver, je me souviens très bien de rentrer chez moi et de me dire « mais c'est ça que je veux faire, mais pas comme ça » . Je suis resté quand même quelques temps avec le « pas comme ça, je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais c'était ça que je voulais faire, mais pas comme ça » .
- Speaker #0
Ça que je voulais faire, c'est déjà soigner des gens ?
- Speaker #1
Eh bien en fait, je ne savais pas trop.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Il y avait un... Ce n'était pas nécessairement soigner des gens. Je ne fais pas partie de ces soignants qui ont commencé avec ce discours-là. Je veux m'occuper des autres. Mais plutôt, j'avais déjà l'envie de comprendre. Il y a plus cette recherche-là.
- Speaker #0
Plus comment fonctionnent les choses.
- Speaker #1
Comment fonctionne l'humain. Et la kinésithérapie en particulier a cette particularité, comme on retrouve dans d'autres approches que j'ai découvertes plus tard. l'ergothérapie ou la psychométricité où la place de l'environnement est assez importante. L'environnement, tout simplement, notre environnement physique. C'est-à-dire que j'ai besoin de savoir si la personne, elle peut marcher dans son appartement ou dans sa maison ou bien ce genre de choses. C'est des trucs tout simples, très concrets. Et donc j'ai commencé à m'y intéresser, j'avais 15 ans. Entre mes 15 ans et mes 20 ans, donc quand j'ai commencé mes études, mais avant de commencer mes études, quand j'étais au lycée, j'ai passé mes vacances scolaires dans des cabinets de soins. Ça avait l'avantage en fait de m'éviter d'aller servir à la boutique chez mes parents qui étaient boulangers pâtissiers. Donc pour moi c'était un petit peu des vacances, j'allais dans des cabinets de soins et je passais ma journée dans un coin, un petit peu la petite souris dans un coin, regarder ce qui se passait.
- Speaker #0
Un poste d'observation.
- Speaker #1
Voilà. Je ne comprenais pas tout ce qui se passait, pour être tout à fait honnête, mais je me suis imprégné à la fois d'approches très classiques, très conventionnelles, et puis les rencontres m'ont amené à découvrir des praticiens un peu moins conventionnels dans leur façon de travailler, etc.
- Speaker #0
Ok. En médecine alternative,
- Speaker #1
ce genre de choses. Dans différentes approches alternatives, plus ou moins barrées, comme j'aime le dire. Ça allait très loin et d'autres, au contraire, c'était... C'était un petit peu différent, mais finalement, pas tant que ça. Et puis donc, j'ai fait ma première année de médecine, j'ai eu mon concours, première année de kiné, deuxième de... Bref, j'ai fait mes études de kiné et pendant mes études de kiné, je me suis... Comme j'avais toujours cette petite voix dans ma tête, c'est ça que je veux faire, mais pas comme ça. J'ai énormément lu sur les différentes approches. Et moi, mon âme... Mon premier questionnement, ça a été par rapport à la thérapie manuelle. Ça a été vraiment ma première entrée. Comment je peux agir avec mes mains sur la situation de la personne avec ce côté-là ? Il faut l'avouer, au début, c'est un petit peu comme ça qu'on le voit, un petit peu magique, je touche la personne et la personne va mieux. Alors là,
- Speaker #0
on a un petit peu éloigné de l'écologie, sans attendu des gens, mais on va y revenir.
- Speaker #1
On va y venir, on va y venir. Ça peut paraître un peu loin au début, mais en fait, non, c'est très, très lié à ça. Et puis... Petit à petit, il y a d'autres approches qui sont venues se greffer. Alors je passe un petit peu, j'ai fini mes études, je me suis formé à différentes approches que j'avais découvertes pendant mes études et j'ai commencé à introduire aussi des outils comme les ventouses. Donc on vient utiliser un élément qui va aspirer la peau et puis qui aspire un petit peu les tissus en dessous où je pense que tout le monde connaît à peu près les ventouses. ou d'autres techniques, l'utilisation de l'écharpe, par exemple, à des fins thérapeutiques. Et ce sont entrées dans ce milestone d'approche auquel je m'intéressais, sont entrées progressivement et tranquillement les plantes. Au début, un peu curiosité personnelle. et juste vraiment personne, c'était que pour moi. Si j'ai ça, qu'est-ce que je fais ? Mais je ne me posais pas la question, si un patient a ça, qu'est-ce que je fais avec ? C'était vraiment que pour moi. Et puis assez rapidement, c'est rentré aussi dans ma pratique de soins. Et moi, j'ai commencé à m'intéresser aux huiles essentielles. Parce que pour des raisons extrêmement philosophiques, absolument pas, je plaisante, c'est juste parce que j'avais un stage qui était disponible. A l'heure, au jour où je savais que j'étais dans la même ville.
- Speaker #0
D'accord, donc un hasard qui fait bien les choses.
- Speaker #1
Voilà, mais j'ai commencé par ça parce que j'étais disponible le 6 septembre, il y avait un stage essentiel le 6 septembre dans la ville où j'étais, c'est tout ce qui m'intéressait. Je n'avais pas plus d'attente que ça.
- Speaker #0
Alors comment est-ce que tu pars de là pour arriver à une démarche entrepreneuriale en fait ? Je te devance un petit peu.
- Speaker #1
Voilà. Tu me pousses, je vois ça. Mais cet intérêt pour les plantes, il a grandi, mais il a été déçu. Il a été déçu parce qu'en fait, au début, les huiles essentielles, puis les bourgeons, puis les alcoolatures, les différentes plantes, etc., la phytothérapie. On m'a parlé de plantes magnifiques, extraordinaires, fabuleuses, mais on me parlait d'arbraté qui venait de Nouvelle-Zélande. Ouais. On parlait d'Eucalyptus qui venait d'Australie, on parlait de Palo Santo qui venait d'Amérique du Sud. En fait, on parlait de plantes magnifiques, extraordinaires, fabuleuses qui venaient de l'autre bout du monde. Alors oui, on parlait du romarin, du tilleul, du thym.
- Speaker #0
Qu'on est dans notre jardin, oui.
- Speaker #1
Mais, mais...
- Speaker #0
Mais il y a déjà une notion de kilométrage et d'impact carbone qui est en train de naître là-dedans, qui n'était pas attendue.
- Speaker #1
Si on me disait maximum 10 plantes européennes sur les 150 que je pouvais apprendre dans une formation, c'était vraiment un grand maximum. Et il y avait un truc un petit peu qui me chiffonnait. Mais j'ai mis du temps avant de faire quelque chose.
- Speaker #0
Il y a un paradoxe entre le côté c'est naturel, c'est cool, on est dans la nature et l'écologie a un impact positif, Sauf que... pour importer ces produits-là, et parfois même les produire, il y a des externalités négatives qui t'ont paru gênantes.
- Speaker #1
Exactement, et même un petit peu plus loin, parce que ça, ça a été juste pour le fait de les faire venir, les plantes, mais il faut aussi les transformer. Et moi, c'est pour ça que j'ai commencé en disant, je me suis intéressé aux huiles essentielles, mais les huiles essentielles, c'est extrêmement énergivore. Ça demande énormément d'énergie, ça demande une énorme quantité de plantes pour un tout petit flacon. et J'ai commencé à me dire, mais c'est quand même assez bizarre de me dire que là, pour tel flacon d'huile essentielle, j'ai besoin de 200, 300, 400 kilos de telle plante, mettons, et je suis en train d'utiliser une goutte de ce flacon, c'est-à-dire que je suis en train d'utiliser 10 kilos de plante juste parce que j'ai mal à mon genou. Tu vois, à un moment donné, ça m'a posé problème. Parallèlement, j'ai commencé à développer la permathérapie, qui était un petit peu une fusion de tout ce parcours-là,
- Speaker #0
tout ce que tu avais appris.
- Speaker #1
Et voilà, qui s'est dessiné comme une évidence, et qui s'est dessiné comme une évidence parce que dans le discours permaculturel, je retrouvais des choses qui pour moi étaient évidentes. Et dans ces choses-là, où je me suis rendu compte que ce n'était pas évident pour tout le monde, moi c'était évident. eh bien, il y avait le fait de prendre en compte l'environnement dans lequel j'évolue.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et là, on va sortir de l'environnement simplement le fait de… Est-ce que je peux marcher dans mon appartement ? Oui. C'est ce que je disais tout à l'heure. Mais de… eh bien, l'air qu'il y a à l'intérieur de mon appartement.
- Speaker #0
D'accord. Sa qualité.
- Speaker #1
Sa qualité, la qualité de l'eau que je peux consommer. Oui. Les relations que je peux avoir, la présence… un truc souvent… Quand je commence à en parler, souvent on me regarde avec des gros yeux. Mais la présence de moisissures dans une maison. Alors, tout de suite quand on pense moisissure, on va dire « ah oui la maison n'est pas saine, elle a des moisissures » . Une maison qui n'a pas de levure... Son air ambiant est une maison malsaine. Ce n'est pas l'inverse. C'est une maison qui a trop de moisissures, qui est également malsaine. Oui,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Mais pour qu'une maison soit saine, il y a un test tout simple à faire. Et j'invite celles et ceux qui ne le font pas encore de le faire. C'est, est-ce que vous êtes capable de faire un levain stable chez vous ?
- Speaker #0
Oui, puisque le levain va se nourrir de ses moisissures ambiantes.
- Speaker #1
De ses moisissures ambiantes. Si on ne peut pas faire un levain stable...
- Speaker #0
Ce qui est un petit...
- Speaker #1
C'est qu'il y a un problème. C'est que l'environnement dans lequel on est, ne serait-ce que la cuisine, mais souvent c'est valable pour toute la maison, est soit excessivement hygiénique, donc il n'y a plus de levure, et donc il y a un problème, soit il y en a trop, et dans ces cas-là il y a un problème. Et ça c'est un test tout simple. Et ça c'était ces questions-là que la permaculture a... avait déjà elle par rapport à son cheminement de réflexion pour le jardin ou un terrain et qui en fait était moi évidente aussi dans ma tête pour moi en consultation, qui rentrait en ligne de compte. Et tout ça s'est croisé et a amené à la permathérapie où en fait on s'est retrouvé avec ce questionnement du comment je suis en relation avec mon environnement, mais comment l'environnement agit sur moi. Et comment mes choix pour me traiter et traiter cet environnement sont compatibles avec un environnement plus large ? Donc la question des plantes exportées, etc. qui venaient en ligne de compte.
- Speaker #0
Alors ok, donc là il y a un long cheminement qui a duré plusieurs années, ok. Et les gens sont peut-être en train de se demander, mais du coup l'entrepreneuriat il est où là-dedans ? Enfin comment est-ce que ça intervient ?
- Speaker #1
Alors, ma conscience entrepreneuriale est arrivée très tardivement. J'ai été entrepreneur assez tôt puisque en tant que kiné, moi j'étais kiné libéral, donc j'étais entrepreneur. Sauf que je n'avais pas conscience que j'étais entrepreneur. J'avais cette fascination de l'entrepreneur qui créait des choses, etc. Mais moi, je me disais, mais moi je ne suis pas entrepreneur, moi je suis kiné.
- Speaker #0
Ça n'a rien à voir.
- Speaker #1
Ça n'a rien à voir, puisque c'est ce qu'on nous dit quand on est professionnel de santé. On a des cours d'économie de la santé où on nous dit, c'est une économie à part, vous êtes à part, c'est différent, ce que vous faites, ce n'est pas pareil.
- Speaker #0
Tu as des patients, ce n'est pas tout à fait des clients, mais en même temps aussi, puisque tu leur vends quelque chose, en tout cas, ils te donnent de l'argent.
- Speaker #1
Ah non, tu ne leur vends pas quelque chose.
- Speaker #0
Ils te donnent de l'argent contre un service.
- Speaker #1
Ils te payent en mon horaire. Ce n'est pas la même chose.
- Speaker #0
Oui, mais voilà, c'est la sémantique qui est différente.
- Speaker #1
Et pour le coup, toi, tu le crois en disant que c'est complètement différent. Et au début des années 2015-2016, j'ai commencé à me dire, mais moi, j'ai envie d'avoir un impact plus important. D'accord. C'est-à-dire que j'ai mes patients. Mais il y a plein de choses que je ne peux pas leur dire. Il y a plein de choses que je n'ai pas le temps de leur dire. Et donc, j'ai commencé, c'était en 2015, 2014, pardon, que j'ai commencé plus exactement. Donc, j'ai commencé à animer des stages en présentiel où je disais à mes patients de revenir le soir. Donc,
- Speaker #0
ça, c'est déjà une extension de ton offre de service de base.
- Speaker #1
De mon activité première.
- Speaker #0
Un premier niveau.
- Speaker #1
Un premier niveau. Et puis, ça a bien plu. J'avais du monde qui venait, mais... Je voulais avoir encore plus d'impact. Et là, j'ai commencé en fait à créer un réseau avec les professionnels de santé qu'il y avait autour de moi quand j'étais à Angers, et en particulier avec la pharmacienne qui était à côté du cabinet. Et donc à former, en plus des particuliers, des professionnels. Ce qui me permettait de me dire voilà si je je suis en ma professionnelle, je l'aide. Lui a aidé ses propres clients,
- Speaker #0
donc ça a fait un impact. Donc tu démultiplies sur le pacte,
- Speaker #1
effectivement. Je démultiplie mon impact.
- Speaker #0
Deuxième niveau.
- Speaker #1
Deuxième niveau. Mais c'était encore un peu... Enfin, c'était bien, c'était bien, mais...
- Speaker #0
Mais encore pas assez, parce que tu penses que tu peux mieux faire.
- Speaker #1
Voilà, on peut aller plus loin. Et donc j'ai commencé, là, c'est début 2016, à m'intéresser à ce qu'on pouvait faire en ligne. Donc début 2016, voilà, ça fait 10 ans que YouTube existe. On est quand même au début de ce genre. Il commence à y avoir des choses en ligne qui se font, mais dans le milieu de la santé, ça reste quand même très confidentiel.
- Speaker #0
C'est balbutiant, voire un peu tabou, parce que la publicité est interdite, parce qu'il y a des spécificités métiers sur la santé qu'on n'a pas dans le monde juste d'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Et puis parce que ça fait un peu peur. Mais j'ai commencé à m'y intéresser en me disant, mais là, je peux avoir un impact. Là, on peut commencer à... Là,
- Speaker #0
par rapport aux technologies web numériques qui commencent à s'affirmer.
- Speaker #1
Voilà, je peux avoir un impact sur un maximum de personnes et leur permettre en fait... d'accéder à ce qu'on appelle la troisième éthique de la permathérapie. En permaculture, il y a ce qu'on appelle des éthiques, un petit peu les pensées-socles. Et nous, la troisième éthique, la première, c'est être attentif à la vie. La seconde, c'est être attentif à l'humain. Et la troisième, c'est apporter de l'autonomie. Et donc, là, je pouvais avoir un impact pour apporter de l'autonomie. Vraiment, pour moi, j'ai... J'ai souvent dit à la plaisanterie, mais je le pensais réellement, je disais ça à mes patients, je leur disais « Moi je vous vois, mieux vous vous portez ! »
- Speaker #0
Ok !
- Speaker #1
Il m'importe de vous voir le moins possible.
- Speaker #0
Il m'importe de ne plus vous voir.
- Speaker #1
Voilà, c'est important pour moi que vous soyez capables. Je déteste ce discours-là de « il faut venir une fois tous les 3 mois, tous les 6 mois, tous les ans, il faudrait faire un check-up tous les ans » . Non, que vous sachiez vous quand est-ce que vous êtes capable de gérer la situation parce que vous avez des outils pour la gérer. D'accord. Et quand est-ce que vous n'êtes plus capable. Et là, je peux intervenir. Ok. Et pour moi, c'est ça vraiment l'autonomie. Et donc, j'ai commencé à m'intéresser aux outils WEM. Et c'est là que j'ai commencé à créer Se soigner autrement un petit peu dans cet esprit-là.
- Speaker #0
Se soigner autrement au sens large. Ce n'est pas que les plantes du coup. C'est un chapeau dans lequel tu rassembles toutes tes connaissances.
- Speaker #1
Voilà, je disais, il y a la main et la plante. la main, parce qu'on peut soigner avec ses mains mais on peut soigner aussi avec des outils et puis on peut soigner avec des plantes au besoin donc si je comprends bien,
- Speaker #0
tu commences à travailler bien au delà de ton petit cercle local de réseau physique de gens que tu fréquentes en vrai et t'adresser à des gens qui sont potentiellement très loin en francophonie et en beaucoup plus grand nombre alors je me suis restreint à la francophonie mais
- Speaker #1
en fait la francophonie il y en a un peu partout voilà sur Je pense souvent à une personne qui me suit depuis très longtemps, quasiment depuis les débuts, et qui habite à Tokyo, avec qui j'échange de temps en temps. Et voilà, donc effectivement, je suis passé de juste l'impact que je pouvais avoir au niveau de mon quartier à Angers, un petit peu plus... J'ai des patients qui viennent d'un petit peu plus loin, à un impact beaucoup plus large.
- Speaker #0
J'ai l'air du cercle.
- Speaker #1
Voilà, où je pouvais toucher toute personne qui parlait ma langue. Ça s'arrêtait là.
- Speaker #0
Ton premier projet web, du coup, c'est quoi ?
- Speaker #1
Mon premier projet web, au tout début, si je suis tout à fait honnête, c'était juste pour parler de mes stages. Et puis après, je me suis rendu compte de l'impact. Et donc, ça a été Se soigner autrement, avec ce blog, où j'ai commencé à proposer les mêmes ateliers que je faisais. Ouais. Je les faisais en ligne.
- Speaker #0
A distance ?
- Speaker #1
Alors, pour être exact, je les faisais en présentiel et en ligne en même temps.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
J'avais des gens dans la salle, c'était plus facile pour moi de parler à des gens dans la salle.
- Speaker #0
Et d'autres qui ne pouvaient pas faire le déplacement.
- Speaker #1
Et d'autres qui ne pouvaient pas le faire le déplacement, donc il y avait une webcam qui était branchée, qui me filmait en même temps. Et je faisais mes ateliers avec les deux et je répondais aux questions à la fois en ligne et à la fois en présentiel. D'accord. Ça, c'était les premiers formats de formation que j'ai proposés.
- Speaker #0
Ok, donc tu es devenue formateur à part entière. Là, tu passes complètement dans la casquette entrepreneuriale. C'est un premier niveau de…
- Speaker #1
C'est là que je réalise que je suis entrepreneur. Au bout de 2-3 ans à donner des formations comme ça, c'est vers 2018-2019 que tout d'un coup, j'ai un shift.
- Speaker #0
Une prise de conscience.
- Speaker #1
Oui, tout d'un coup, je me dis mais en fait, je suis entrepreneur. Par conséquent, ça m'a ouvert le fait que… Il y avait des limites que je me mettais que je n'avais pas de raison de me mettre. Je peux parler de la publicité par exemple, spécifique aux activités réglementées. Oui, je n'ai pas le droit de faire de publicité pour mon activité réglementée, mais j'ai totalement le droit de faire de la publicité pour mon activité non réglementée.
- Speaker #0
Et bim !
- Speaker #1
Ça peut paraître évident pour des personnes qui ont fait ce chemin-là, mais pour moi, ça a vraiment été une prise de conscience énorme tout d'un coup de me dire Attends Loïc, oui je ne vais pas te dire que je suis le meilleur kiné, etc. Mais en fait, ce n'est pas sur ça que j'ai envie d'avoir de l'impact. Donc ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Disons que ça te permet tout d'un coup de shifter d'un truc effectivement extrêmement réglementé, extrêmement limité, extrêmement local à quelque chose de beaucoup plus ouvert sans générer des déplacements de malades en avion, en machin parce que justement en visio, il y a finalement un très faible impact écologique et un maximum d'impact positif quand tu transmets ton message aux bonnes personnes.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Depuis, il y a eu d'autres projets.
- Speaker #1
Alors après oui.
- Speaker #0
Parce que tu t'es pas arrêté là, visiblement ça ne te suffisait toujours pas.
- Speaker #1
Ben j'ai continué, là pour le coup en fait j'ai eu un peu le même cheminement, c'est-à-dire qu'au début j'ai formé, donc c'était plus mes patients mais des particuliers, des gens qui voulaient prendre soin d'eux etc. Et puis après j'ai commencé à former des professionnels.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai commencé à former des professionnels, donc ça c'était vers 2020.
- Speaker #0
Donc finalement c'est un peu la même démarche que tu as eu en physique mais que tu as appliqué au numérique du coup.
- Speaker #1
Exactement ouais. D'accord. Et aujourd'hui, il y a... Se soigner autrement et l'Institut international de permathérapie où je forme spécifiquement à la permathérapie.
- Speaker #0
Donc, tu as posé bien après se soigner par les plantes, le concept de permathérapie, si j'ai bien suivi.
- Speaker #1
Oui. En fait, je l'ai assumé plus tard. C'est-à-dire que pour moi, dans ma tête, il était là. Oui. Quand j'en parlais avec mon épouse, je le nommais. Oui. Mais j'avais peur de le dire publiquement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc j'ai mis 2-3 ans avant vraiment de le dire.
- Speaker #0
Ok. Alors pour ceux qui s'intéressent, tu as carrément pondu un bouquin qui s'appelle...
- Speaker #1
La Permathérapie.
- Speaker #0
La Permathérapie.
- Speaker #1
Tout simplement.
- Speaker #0
On mettra le lien en description en dessous.
- Speaker #1
Le premier livre effectivement sur la permathérapie, Se soigner naturellement avec les principes de la permaculture.
- Speaker #0
Ok. Et tu ne t'es toujours pas arrêté là.
- Speaker #1
Alors... Entre le moment où j'ai commencé à former les professionnels et le moment où j'ai formé les particuliers et le moment où j'ai formé les professionnels, en 2019, il s'est passé effectivement un autre événement. J'ai dû prendre conscience que j'étais entrepreneur en février à peu près. Et fin mars, début avril, là, c'est ouvert un peu des possibles. dans mon esprit. Oui,
- Speaker #0
du coup, tu as de plus en plus de cartes dans ton jeu. Voilà.
- Speaker #1
Et donc là, à ce moment-là, je me vois très clairement, ce jour-là, me mettre devant ma bibliothèque et me dire que tous les auteurs de cette bibliothèque que j'admire depuis des années, que je connais, que j'ai lus, relus, relus, qui sont pour moi des référents dans le domaine des plantes médicinales, j'ai envie de les rencontrer pour de vrai.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
c'est comme ça que ça a commencé.
- Speaker #0
On va glisser vers un truc à très fort impact potentiel pour tous les entrepreneurs qui cherchent justement à démultiplier leur impact. On va y aller tranquillement.
- Speaker #1
Et donc, je me suis dit, si tu veux tous les rencontrer, tu peux aller les interviewer. Ouais. Et puis, ce n'était pas assez parce qu'en fait, moi, ce qui m'intéresse…
- Speaker #0
On peut quand même faire une petite pause là-dessus parce que… Ouais. Ça c'est assez génial quand même le fait de se dire, tu as déjà une petite présence en ligne, tu as déjà une certaine visibilité.
- Speaker #1
J'étais tout petit.
- Speaker #0
Oui, mais tu existes en ligne alors que beaucoup n'existent pas. Et du coup, tu peux dire à quelqu'un qui semble un peu haut placé par rapport à là où tu te trouves, lui proposer une interview qui peut flatter l'ego aussi de ces gens-là. Et du coup, au bout d'un moment, tu obtiens quelqu'un qui te dit, bah oui. Et tu en as un premier à montrer au deuxième. Et tu enclenches une sorte de cercle vertueux de séries d'interviews de quelques-uns des meilleurs experts du sujet.
- Speaker #1
Alors ça, c'était un peu l'idée au début. Mais à un moment donné, c'est greffé une autre idée à celle-là.
- Speaker #0
Ah putain, encore une.
- Speaker #1
Où je me suis dit, mais moi, ce qui me plaît, ce qui me fascine, ce qui m'intéresse par-dessus tout, c'est la relation. Et c'est quand tu mets deux choses en relation, tu as une troisième qui naît. de la relation naît quelque chose. Ok. Et ce qui m'intéressait encore plus, c'était de laisser la possibilité d'avoir ces idées de chacun de ces experts que j'admirais et de leur laisser la possibilité de cohabiter ensemble dans un espace pour qu'il y ait autre chose qui naisse.
- Speaker #0
Ah, donc tu commences à penser à un espace pour rassembler tous ces experts.
- Speaker #1
Exactement. Ok. Et je tombe. par le plus grand des hasards sans doute sur un format que je n'ai pas suivi, qui est le sommet en ligne.
- Speaker #0
Le sommet en ligne,
- Speaker #1
alors ? Je tombe sur un sommet en ligne et je me dis, mais je n'ai pas suivi le sommet en question, mais une fois que j'ai eu le nom, j'ai dit, mais c'est ça !
- Speaker #0
C'est ça qu'il faut faire.
- Speaker #1
Et donc il faut...
- Speaker #0
C'est marrant parce qu'on s'est rencontrés sur un truc où moi j'étais en train d'en terminer, où j'étais en train de faire le mien, et ça fait un petit moment déjà, mais c'est rigolo de... On va te parler de ça maintenant du coup avec le temps qui est passé.
- Speaker #1
Qui est passé, oui. Effectivement, c'était courant 2019. Oui, c'est ça. On s'est rencontrés effectivement la première fois. Et oui, tu étais en train de monter ton sommet, tu étais plus avancé que moi parce qu'il devait avoir lieu quelques...
- Speaker #0
À l'époque.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais ça n'a pas duré longtemps.
- Speaker #1
Quelques... voire même... Oui, il n'y avait vraiment pas beaucoup de distance entre... Il allait lieu et le mien devait avoir lieu beaucoup plus tard. Et c'est vrai que j'ai commencé à contacter ces experts. Et comme tu le dis, ces experts, ça flatte leur égo, mais ça leur permet aussi de transmettre leur message. Et puis le fait d'être en relation avec d'autres.
- Speaker #0
Pour l'instant, on a juste expliqué le principe d'aller interviewer des experts.
- Speaker #1
Oui, mais on n'a pas expliqué le principe du sommet. Eh oui ! Un sommet,
- Speaker #0
c'est... Alors un sommet en ligne.
- Speaker #1
Un sommet en ligne. Ouais. C'est une occasion en fait d'aller interviewer, rencontrer, faire intervenir des déités dans votre domaine, des gens qui sont tellement connus. Des déités ? Des déités, oui. C'est comme ça que je les appelle. C'est des gens qui sont tellement connus que même quelquefois quand elles disent une petite erreur dans leur discours, tout le monde leur pardonne parce qu'ils ont tellement fait pour le sujet qu'ils sont... intouchables.
- Speaker #0
Donc des sommités, les stars du domaine.
- Speaker #1
C'est les grandes stars, c'est vraiment les stars intouchables du domaine. Il y a des stars un petit peu moins stars, c'est les experts. Ils sont très connus. Les déités, elles ont un héritage. Il y a quelque chose qui les dépasse. Alors que les experts, ils ont un contenu, ils ont un discours, éventuellement ils forment à ce discours-là, sur lequel on peut être d'accord ou ne pas être d'accord, D'accord ? Mais ils ont quand même une très... très forte autorité. C'est le niveau du tout. Et puis, il y a encore un niveau en dessous qui sont les leaders, mais qui sont aussi intéressants parce qu'ils vont porter une communauté avec un regard un petit peu particulier. Ils sont connus. Il y a un peu plus de personnes qui sont, oui, c'est discutable ce qu'ils peuvent dire, etc., mais ils sont quand même très intéressants parce qu'ils enrichissent toutes ces petites variations qu'il peut y avoir autour de la thématique ouais d'accord ça c'est un petit peu les les trois grands niveaux de ce que j'appelle la matrice de l'autorité où c'est l'occasion dans un sommet d'aller interviewer des DIT, des experts, également des leaders et même pourquoi pas les niveaux un petit peu du dessous, dans certains cas ça peut être utile, et de donner la possibilité à un large public d'assister à ces interventions et d'avoir accès à ces experts et à ces DIT. les suivre pendant deux 3 jours, 4 jours, 1 semaine, 10 jours.
- Speaker #0
Alors d'accord, donc un sommet jusqu'ici, j'ai pas encore tout compris, mais ça dure à peu près une semaine.
- Speaker #1
À peu près une semaine,
- Speaker #0
oui. Et t'as un gros panel d'experts et d'EIT, comme tu dis, réunis, donc the best of the best de la thématique.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Chacun d'entre eux a déjà un joli impact sur sa communauté, son audience. Tu as des auteurs, j'imagine, il y a des gens qui ont quand même un... Voilà. Une forme de célébrité dans leur domaine.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
C'est toi qui les réunis.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu leur offres une tribune. Donc en gros, tu leur dis, il y a une scène avec plein de gens et vous n'avez plus qu'à prendre le micro sur votre sujet préféré.
- Speaker #1
Et à en parler à tout le monde. Sauf qu'on n'a pas la limite d'une salle physique. Dans un congrès, quand tu es dans un congrès, tu as 300 places. Et après, tu as les services de sécurité qui te disent... Stop. Stop. Je ne veux pas 301 personnes, c'est 300 personnes. maximum, il n'y aura pas 301 personnes dans la salle.
- Speaker #0
Donc là, tu es en train de me dire que tu peux avoir beaucoup plus que 300 personnes pour regarder tout ça et suivre l'histoire.
- Speaker #1
Énormément plus, c'est-à-dire que tu peux avoir un stade de France.
- Speaker #0
Tu peux avoir l'équivalent,
- Speaker #1
donc c'est 80 000 personnes, si mes données sont bonnes. Tu peux avoir l'équivalent... Alors moi, je n'ai pas eu un stade de France, j'ai des amis qui ont eu des stades de France pendant les sommets.
- Speaker #0
Alors là, je pense qu'on est en train de perdre des gens qui se disent mais ce n'est même pas la peine, comment tu veux que je fasse un truc pareil ? Eh bien non ! Justement !
- Speaker #1
Justement, parce qu'un sommet, oui, ça peut paraître énorme. Voilà, mon premier sommet, pour donner une idée, c'était le Parc des Princes, c'était un peu moins de 30 000 personnes.
- Speaker #0
En équivalent public.
- Speaker #1
En équivalent public.
- Speaker #0
Suive ton truc, OK.
- Speaker #1
Voilà, donc à peu près 30 000, un peu moins de 30 000 personnes.
- Speaker #0
Alors là, là où les gens vont comprendre, c'est que toi, au départ, tu n'as pas du tout 30 000 personnes que tu peux atteindre.
- Speaker #1
Ah non, moi, à l'époque…
- Speaker #0
Et comment tu fais, du coup ?
- Speaker #1
J'avais à peine… J'avais à peine une personne qui me suivait.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
C'était vraiment… J'avais une audience qui était toute petite. Ouais. Mes réseaux sociaux… Je devais avoir 300 personnes sur Instagram royalement. Ouais, ouais, ouais. Et encore, ça baissait plus que ça le montait. Enfin bref, non, non, j'étais un total… Enfin, j'étais ce que j'appelle dans la matrice de l'autorité un invisible. C'est-à-dire que j'étais vraiment au plus bas.
- Speaker #0
C'est ça qui est fou et qui est vraiment intéressant pour la suite là, qui commence à toucher du doigt. C'est que, bah, quelque part, on se dit, bah, je suis personne, je suis tout en bas de l'échelle, comment est-ce que je fais pour toucher ces gens-là, les intéresser et… Et puis ramener 30 000 personnes quoi, ou plus.
- Speaker #1
C'est toute la magie et la puissance du sommet dans ce que tu disais tout à l'heure, c'est-à-dire que chaque intervenant a sa propre communauté, mais en fait tous les intervenants entre eux, ils ont une communauté qui est encore plus large. Parce que là on va toucher des personnes qui restent sur les plantes. Mon premier sommet, c'était le sommet des plantes médicinales. On va rester sur ce sujet-là. Il y a des personnes qui vont être intéressées, on disait, par les huiles essentielles. Puis d'autres par la phytothérapie. D'autres par la cueillette. D'autres par la culture des plantes. D'autres par comment on utilise les plantes en médecine chinoise.
- Speaker #0
Donc là, tu es en train de nous citer différentes briques d'un début de programme très large et complet sur la thématique.
- Speaker #1
Exactement. Moi, j'aime bien parler de bulles. Comme si chacune de ces thématiques-là, c'est des bulles de savon. Ouais. Et en fait, mon sommet, le sommet des plantes médicinales, c'est une espèce de grosse bulle de savon sur laquelle vont pouvoir venir s'accoler toutes ces autres approches.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est-à-dire que ce n'est pas exactement le même sujet, mais c'est un sujet qui est suffisamment prêt pour correspondre et suffisamment différent pour pouvoir accueillir d'autres sujets.
- Speaker #0
Mais alors du coup, il y a un truc que je comprends, j'ai l'impression, je vais jouer le jeu du néophyte, c'est ça qu'on dit ? Oui. T'invites ces sommités qui sont pas obligés d'accepter d'ailleurs. Qu'est-ce que tu leur proposes pour qu'ils acceptent en fait ? Qu'est-ce qui fait que ça les intéresse de venir dans ton truc alors que toi t'es personne, enfin, ou pas loin ? Alors,
- Speaker #1
la première des choses qu'il faut comprendre, c'est que ce qui intéresse le plus une déité, c'est la personne qui a cet héritage à transmettre. Ce qui l'intéresse le plus, elle, c'est de transmettre son héritage.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc... tu lui donnes l'occasion de transmettre son héritage à des gens qu'elle n'a pas encore... À des gens qui ne la connaissent pas. Ça, c'est déjà une première chose.
- Speaker #0
Donc ça, c'est ce que tu lui dis. Et comment tu tiens la promesse, du coup ?
- Speaker #1
Mais en fait, il faut comprendre ce qu'attendent les autres. Une partie des experts, ce qu'ils attendent, c'est de toucher un public plus large et certains, d'atteindre le niveau de déité.
- Speaker #0
Ouais, d'accord.
- Speaker #1
Les leaders, eux, ils veulent toucher un public. plus large également, et d'atteindre le niveau expert. Mais en mettant en relation une déité avec un expert, tu aides l'expert à monter au niveau du déité. En mettant en relation un leader avec un expert, tu l'aides à monter au niveau expert.
- Speaker #0
Donc là, on comprend un peu mieux le bénéfice pour chacun à accepter l'idée de participer.
- Speaker #1
Exactement. Finalement, c'est un peu contre-intuitif, mais la personne qui est le plus haut dans cette matrice de l'autorité, et bien... potentiellement la plus simple à convaincre de participer.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et c'est elle en fait qui sert un petit peu de guide. pour les autres. Elle aide aussi.
- Speaker #0
Elle permet d'amorcer la pompe.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Amorcer la pompe, exactement. C'est-à-dire que tu vas dire aux personnes experts, il y aura un tel.
- Speaker #0
Quand tu as le premier, tu peux dire, il y aura un tel.
- Speaker #1
Il y aura un tel. Il peut y en avoir plusieurs, etc. Mais ça, c'est déjà un premier argument. Un autre argument qui a beaucoup plu, c'est quand tu as des experts de Merci. au niveau. C'est important de... c'est pas forcément le terme expert qui est un petit peu utilisé
- Speaker #0
Non, des stars du domaine quoi !
- Speaker #1
Mais voilà, ils ont une véritable autorité ces experts, c'est pas juste j'ai eu une expérience et donc je suis un expert, ils ont une véritable autorité. Et ces experts-là, eh bien souvent ils connaissent les personnes qui ont des idées qui sont différentes des leurs, mais ça leur pose pas de problème de les confronter, au contraire. Ils aiment bien qu'elles soient confrontées pour être encore plus différenciantes. Pour vraiment exprimer la différence et la subtilité qu'il peut y avoir.
- Speaker #0
J'imagine qu'à ce stade, ils sont quand même assez sûrs d'eux. Oui,
- Speaker #1
et c'est pour ça que j'insistais bien sur le terme expert. Il faut que ce soit un vrai expert, et pas un leader qui se prend pour un expert. C'est complètement différent. Et en fait, eux, ils aiment bien se retrouver. sur des mêmes lieux. Ok. Parce que si tu dis le public, il va pouvoir voir vraiment les différences.
- Speaker #0
Et puis le public n'est pas con, il fera son choix entre les différents experts.
- Speaker #1
Exactement. Et pour le coup, en fait, c'est une joie pour eux de se retrouver à ce moment-là. Ouais. Et pour le coup, les leaders, ils disent la même chose et je vais être en lien avec les experts. Ouais. Et en fait, tu peux faire venir du monde comme ça. Et le public, lui, il est nourri à plein de niveaux en plus.
- Speaker #0
Je pense qu'on a bien expliqué la partie... Trouver un premier OIT, comme tu dis, un premier expert sur lequel tu vas pouvoir t'appuyer pour dire au suivant, il y a un tel, et donc faire accepter un deuxième participant, puis un troisième petit à petit comme ça. Il y a aussi un énorme avantage que tu proposes à tous ces participants-là, c'est de leur dire que finalement, alors on l'a déjà dit quand même, mais ils vont avoir un public très large par rapport à ce qu'ils peuvent toucher eux de leur côté comme ils font d'habitude. Tu leur offres une audience qu'ils n'ont pas...
- Speaker #1
Ils n'ont pas l'habitude d'avoir.
- Speaker #0
Avant d'avoir travaillé avec toi,
- Speaker #1
en fait.
- Speaker #0
Et ce truc-là, on ne l'a pas encore expliqué. Comment ça marche ? D'où viennent les gens, en fait ?
- Speaker #1
Alors, les gens, ils viennent de plein d'endroits.
- Speaker #0
Comme tu disais, tu n'as même pas 1000 personnes dans ton Instagram. Ouais,
- Speaker #1
je suis même galant.
- Speaker #0
Et tu finis avec 30 000 personnes qui assistent aux différents lives, ce qui est quand même dingue.
- Speaker #1
Alors, il y a plusieurs chemins. Déjà pour le mettre de côté tout de suite, la publicité, moi je l'ai extrêmement peu utilisée.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est pas ça le sujet.
- Speaker #1
Voilà, j'avais mis, je crois me souvenir, 180 euros de pub. Ouais,
- Speaker #0
ouais, donc c'est vraiment original.
- Speaker #1
C'est un truc très mal programmé, très mal fait, enfin bref, donc non.
- Speaker #0
Ça n'est pas ça.
- Speaker #1
C'est pas ça, voilà, je vous sois très très clair, c'est pas la publicité qui fait ça. Le fait est que... Déjà, tous ces gens ont des gens qui les suivent. Alors, de manière plus ou moins organique, plus ou moins structurée, plus ou moins organisée, machin, etc. Il y en a, ce n'est pas du tout organisé, mais il y en a, c'est déjà bien structuré. Donc ça, ça fait déjà un premier panel.
- Speaker #0
Ah ça veut dire qu'ils ont tous moyen plus ou moins de... contacter ou recontacter leur propre communauté.
- Speaker #1
Alors non, non, ils n'ont pas tous moyen. Ça fait partie des potentialités. Il y en a, ils n'ont pas de communauté du tout.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Je vais reprendre là. Il y en a, ils n'ont pas du tout de moyen de les contacter, mais ce n'est pas un argument pour moi de les choisir. Oui. Mais à partir de cette base-là, de personnes, eh bien c'est facile pour moi de trouver des personnes qui... aimeraient parler de cet événement-là parce qu'eux aussi aimeraient les rencontrer. Il y a tout un jeu de partenariat qui se met en place pour associer à l'événement.
- Speaker #0
Si je comprends bien, il y a plusieurs niveaux pour démultiplier l'audience que tu as au départ. Certains de tes intervenants vont amener leur propre audience et la mettre à contribution pour leur dire Hey ! Il y a tel événement fait avec Loïc Plisson dans lequel je vais intervenir sur tel sujet, venez nombreux. Nanana, mais tu as aussi des partenaires qui n'ont rien à voir avec les intervenants, qui vont relayer aussi l'information ?
- Speaker #1
Ils n'ont pas tout à fait rien à voir, ils sont dans la même thématique, mais qui ne sont pas mes intervenants, mais qui vont relayer l'information.
- Speaker #0
C'est quoi leur intérêt à eux ?
- Speaker #1
Eh bien, alors, il y a un intérêt qui peut être financier.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais moi, ce que je me suis rendu compte, c'est que la plupart du temps, c'était déjà d'être associé à cet événement. Ok. C'était déjà un intérêt. Ok. D'avoir relayé cet événement parce que... Les experts que j'admire, je ne suis pas tout seul à les admirer. Ceux que j'ai envie de rencontrer, je ne suis pas tout seul à vouloir les rencontrer. Il y a plein de gens qui aimeraient pouvoir les entendre, rencontrer, etc. Donc en fait, c'est un double intérêt.
- Speaker #0
En tout cas, il y a vraiment des outils de démultiplication de l'audience globale du projet, de l'événement créé par ça. Et comme c'est toi le chef d'orchestre, tu mets en avant les bénéfices à participer de telle manière pour... tel et tel interlocuteur, et tu as un effet cumulé en fait.
- Speaker #1
Il y a un effet cumulé aussi pour moi, c'est-à-dire que l'autorité des personnes, elle revient aussi sur moi.
- Speaker #0
Alors j'allais y venir en dernier lieu.
- Speaker #1
C'est le dernier point ?
- Speaker #0
Déjà en premier lieu, tu exploses les limites de ta propre communauté grâce aux communautés des autres que tu as réussi à intéresser. Après il y a des techniques, ça s'apprend et tout ça. Et en plus de ça... Comme tu le disais au départ, toi t'es inconnu dans le domaine ou presque. Tout d'un coup, parce que tu es à côté, comme organisateur de l'événement, de toutes ces personnalités-là, tu te retrouves propulsé.
- Speaker #1
Au niveau d'experts en fait.
- Speaker #0
Au niveau de ces gens-là.
- Speaker #1
Au niveau de cette thématique-là.
- Speaker #0
Mais en un claquement de doigts presque.
- Speaker #1
Ça s'est fait sur dix jours. Boum ! Alors c'est plusieurs mois d'organisation.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On ne va pas se mentir, un sommet c'est du travail. mais c'est plusieurs mois d'organisation, de mise en place, etc. Mais l'effet, oui, c'est en une dizaine de jours, je deviens, au lieu du public, un expert parmi les experts que j'ai interviewés.
- Speaker #0
Alors, il y a un business model derrière. Tu peux revendre les différentes interventions, entre autres, et puis des contenus enrichis, plus ou moins.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Il y a plusieurs formules derrière. Ce qui est intéressant, c'est que toi, du coup, tu as une grosse pratique de ces sommets.
- Speaker #1
J'ai parlé là un petit peu de mon premier sommet, mais en fait après j'en ai fait d'autres, sur d'autres thématiques. J'ai plusieurs sommets.
- Speaker #0
On peut citer quelques thématiques ?
- Speaker #1
Sur les dents, la santé dentaire.
- Speaker #0
Le sommet des dents.
- Speaker #1
Le sommet des dents naturellement.
- Speaker #0
Il y a des sommités sur les dents que tu as réunis.
- Speaker #1
Que j'ai réunis. Le sommet alimentation et santé, un peu plus classique. Le sommet des trans et des médecines psychédéliques. Là c'est un petit peu plus borderline on va dire. Ouais. On s'attend moins à ce sujet-là, sommet des thérapeutes accompli, j'ai eu l'occasion de faire, et puis après même de participer à de nombreux sommets.
- Speaker #0
Donc tout ce cheminement que l'on raconte depuis tout à l'heure aboutit à une très grosse expertise de maîtrise et d'organisation de ces sommets que tu as appris toi-même sous différentes formes, avec différentes communautés, différents cercles d'experts.
- Speaker #1
Oui, en fait j'ai fait, et c'est erreur quoi, j'ai appris de mes erreurs. là, il faut que j'améliore ça pour le prochain, il faut que j'améliore ça pour le prochain. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, je ne m'en suis pas rendu compte. On m'a dit, sur les sommets, tu t'habilles quand même un petit peu. J'ai quelques bases.
- Speaker #0
Tu devrais l'enseigner à d'autres.
- Speaker #1
Petit à petit, je me suis rendu compte que oui, effectivement, j'avais une vraie connaissance des sommets et des différents formats qui peuvent exister. C'est ça qui est extrêmement riche et que j'adore, moi, dans les sommets. C'est que la potentialité de Forma est gigantesque.
- Speaker #0
Il y a une grosse diversité de Forma possible.
- Speaker #1
On est vraiment resté sur la base de base, mais il y a les possibilités d'avoir des sommets spécifiques pour des professionnels, des sommets pour des particuliers, des sommets où on va avoir deux entrées, des sommets qui permettent... Ça peut être des sommets parce qu'on veut vendre des packs, mais ça peut être des sommets parce qu'on veut gagner en autorité, ce qu'on a dit là, ou parce qu'on souhaite remplir un stage, ou parce qu'on est une association et on a un message qu'on veut développer.
- Speaker #0
D'accord, d'accord.
- Speaker #1
Il y a plein, plein,
- Speaker #0
plein, plein de... Déjà, quand on dépasse ces limites-là, on se retrouve avec encore plus de dépassements de limites possibles.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
exactement. Ça fait un effet boule de neige, on peut dire. C'est fou. Oui. Tu en as fait combien des sommets jusqu'ici, du coup ?
- Speaker #1
J'en ai fait huit. Wow. J'en ai organisé, moi, huit. OK. Après, j'ai aidé sur...
- Speaker #0
Sur trois ou quatre thématiques différentes, c'est ça ?
- Speaker #1
Six thématiques différentes.
- Speaker #0
Donc, je crois que c'est six communautés complètement différentes les unes des autres et distinctes. Chapeau. et donc tu as lancé... Un nouveau projet ?
- Speaker #1
Oui, depuis peu. On m'a poussé à lancer ce projet-là.
- Speaker #0
Tu as réalisé qu'il y avait vraiment un truc à faire avec ça ?
- Speaker #1
Voilà, créateur de sommet.
- Speaker #0
Ça s'appelle Créateur de Sommet ?
- Speaker #1
Créateur de Sommet, ça s'appelle exactement. Où j'accompagne en fait les...
- Speaker #0
.com ?
- Speaker #1
.fr .fr, ok. Où j'accompagne en fait les infopreneurs ou les associations, même les entrepreneurs qui souhaitent développer leur autorité, leur visibilité, qui souhaitent diffuser leur message via les sommets.
- Speaker #0
Donc beaucoup plus largement que ce qu'ils auraient fait eux-mêmes.
- Speaker #1
Et beaucoup plus vite aussi, c'est-à-dire que moi, mon premier sommet, j'ai mis 7 mois à le préparer. Et donc, on peut être plus rapide et plus efficace puisque j'ai manqué largement d'efficacité.
- Speaker #0
Sur le premier, bien sûr.
- Speaker #1
Sur le premier. Et donc, leur permettre d'éviter toutes les erreurs que j'ai pu faire, de gagner en fluidité aussi sur la manière dont ils vont faire intervenir. Parce que moi, j'ai eu tellement d'erreurs qui ont été faites dans des sommets. Ou bien le problème c'était la façon dont l'interview était menée, ou bien la façon dont on communiquait, ou les objectifs qu'on avait posés. Et tout ça en fait, j'apprends à mieux le centrer, mieux le caler, et aller vraiment extraire la puissance des sommets en ligne.
- Speaker #0
Donc j'espère que vous vous rendez compte de ce qu'on vient de vous raconter, c'est hyper intéressant, ça vaut le coup de regarder de plus près, donc on va mettre aussi bien sûr ton lien dans la description. Mais grosso modo, si vous avez déjà un petit impact positif dans votre activité que vous voulez démultiplier mais considérablement, c'est un outil absolument génial. Ça prend un peu de temps, ça s'apprend comme à peu près tout en fait. Et vous pouvez faire confiance à Loïc pour vous guider par rapport à ça.
- Speaker #1
Ça prend un peu de temps après de passer de 0 à 27 000. 6 mois, ce n'est pas tant de temps que ça finalement.
- Speaker #0
0 à 27 000 quoi ?
- Speaker #1
De personnes qui suivent sur une thématique spécifique. Enfin, oui, zéro. Allez, un peu moins de 1000 à 27 000, ce n'est pas tant de temps que ça.
- Speaker #0
C'est un peu moins que faire un bébé. Oui, c'est ça. C'est un petit bébé.
- Speaker #1
Ça reste un petit bébé, oui. Quand on a fait notre sommet, on y tient notre sommet.
- Speaker #0
Yes. Écoute, un grand merci Loïc pour cet éclairage des multiplicateurs d'impact assez extraordinaire. Je pense que pour beaucoup de gens qui découvrent, c'est certainement le cas. Merci à tous d'avoir suivi ce podcast. on vous retrouve. très prochainement pour d'autres parcours inspirants d'entrepreneurs et à la recherche de solutions pour justement améliorer cet impact positif qu'on peut avoir, diminuer les impacts négatifs issus de nos activités et faire qu'on puisse longtemps jouir d'un monde vivable et agréable et pourquoi pas d'un futur désirable.
- Speaker #1
Merci à toi Thomas.
- Speaker #0
Merci.