- Speaker #0
Vous imaginez des maisons qui respirent, qui en fait régulent leur température, leur humidité, toutes seules, fraîches en été sans clim, et qui stockent du carbone en plus. C'est un peu la promesse des constructions en chanvre, et surtout des briques dont on va parler aujourd'hui. Un confort de vie assez incroyable, non ? Alors aujourd'hui, on va se pencher sur une question très conclète. Pour les producteurs de chanvre, ceux qui sont déjà ou qui... qui veulent s'y mettre. Comment on transforme la tige de chanvre, souvent on la voit comme un sous-produit, comment la transformer en brique pour l'éco-construction et générer un revenu ? On s'appuie pour ça sur un article assez fouillé du site chanvrelégalpro.com qui explore justement cette piste.
- Speaker #1
Effectivement, et c'est une discussion qui s'inscrit dans une réflexion plus large en fait. Comment les agriculteurs, les producteurs de chanvre, peuvent diversifier leurs débouchés ? Comment mieux valoriser toute la plante ? Parce que la tige, ça représente un sacré volume, mais sa valorisation économique, elle est parfois compliquée dans les schémas actuels.
- Speaker #0
C'est tout l'enjeu, oui. Comment un producteur peut être un peu isolé, loin des grosses usines, ou qui cherche juste plus d'autonomie, quoi ? Comment il peut prendre cette tige et en faire un produit fini ? Un produit qui est recherché en plus sur ce marché de l'éco-construction qui explose. On va voir que c'est peut-être pas si sorcier.
- Speaker #1
C'est ça. On va donc regarder ensemble ce que l'article appelle le modèle classique, voir un peu ses forces, mais aussi ses limites, surtout pour le producteur. Et puis après, on va zoomer sur le modèle artisanal, faire ses briques à la ferme. Quels marchés ? Quels avantages ? Et puis concrètement, quelles étapes pour démarrer ? L'idée, c'est vraiment de donner des pistes pragmatiques.
- Speaker #0
Parfait. Alors commençons par le contexte. Pourquoi ce focus sur les briques de chanvre spécifiquement ? On voit bien que l'éco-construction, ça marche phare. Le chanvre, on le trouve un peu partout, en vrac, en panneau, en béton projeté.
- Speaker #1
C'est vrai, le potentiel est énorme. Mais pour bien comprendre l'intérêt du modèle artisanal, celui à la ferme, il faut d'abord saisir comment fonctionne le système dominant, le fameux modèle classique. Il repose beaucoup sur les grandes chanvrières. Il faut le reconnaître, ces entreprises, elles ont fait un boulot important pour développer la filière vraiment.
- Speaker #0
Les chanvrières, on parle bien de ces grosses usines qui achètent la paille aux agriculteurs.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Elles reçoivent la paille, elles font le défibrage, c'est la séparation mécanique entre la fibre, pour le textile par exemple, et la partie intérieure de la tige, la chênevote. Et c'est cette chênevote qui est la base, l'agrégat, pour les bétons de chanvre, les briques industrielles.
- Speaker #0
D'accord, mais alors où est le problème pour le producteur ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs limites. D'abord, une dépendance évidente à l'usine, logique. Ensuite, Et ça, c'est un point crucial que l'article souligne bien, l'économie du transport. Si un producteur est à plus de, disons, 80 km de l'usine de défibrage, la rentabilité de vendre sa paille, elle chute. Les coûts de transport plombent tout. C'est une barrière géographique très nette.
- Speaker #0
Ah oui, 80 km, ce n'est pas une distance énorme. Ça veut dire que beaucoup de producteurs sont pénalisés, en fait. Surtout les plus petits ou ceux qui sont dans des zones moins équipées.
- Speaker #1
Exactement. Et puis, il y a le modèle économique agricole assez classique. L'usine achète la matière première brute, elle la transforme, et c'est elle qui capte le gros de la valeur ajoutée. Le revenu pour l'agriculteur qui livre juste sa paille, il reste limité. Sauf s'il cultive des surfaces immenses, quoi. Ça laisse de côté pas mal de petites exploitations.
- Speaker #0
D'où l'intérêt de l'autre voie, le modèle en autonomie. Fabriquer ses propres briques directement chez soi. Ce qui m'a frappé dans l'article, c'est que ça semble accessible. On ne parle pas de monter une usine là.
- Speaker #1
C'est le point central, oui. L'article insiste beaucoup là-dessus. Faible coût d'entrée, procédé relativement simple. Il donne même des exemples concrets. Deux membres du réseau Chambre Légale Pro, des gens comme Pierre, Nicolas, Laurent, ils ont mis au point leur propre prototype de briques. Ils ont testé des mélanges terre-chamvre, Ausha, avec des outils simples. Et apparemment, les résultats sont très encourageants. Des briques solides. bien faite, produite à moindre coût.
- Speaker #0
Ah, donc ce n'est pas juste une idée en l'air, ça se fait déjà à petite échelle.
- Speaker #1
Tout à fait. Et l'avantage énorme, c'est qu'on court-circuit de cette dépendance logistique et économique vis-à-vis des grosses structures. Le producteur, il transforme lui-même sa chenévote, il en fait un produit fini. Il maîtrise toute la chaîne, de la semence à la brique prête à l'emploi. C'est une piste très, très sérieuse pour retrouver de l'autonomie, de la valeur ajoutée. Surtout si on est dans ces zones un peu éloignées des chanvières.
- Speaker #0
Et le marché alors ? Est-ce qu'il y a une vraie demande pour ces matériaux ? L'article cite des chiffres assez impressionnants sur le béton de chanvre mondial, le Hemcrete.
- Speaker #1
Oui, les chiffres donnent le tournis. Presque 26 milliards de dollars US estimés pour 2024. Et on parle de quasiment 35 milliards d'ici 2030. C'est une croissance annuelle de 5 à 15%. En France aussi, ça bouge fort. Les surfaces de chambres pour la construction auraient triplé en 10 ans. Et on prévoit un doublement d'ici 5 ans.
- Speaker #0
C'est énorme. Mais est-ce que ça concerne aussi ces briques artisanales faites à la ferme ? J'imagine que ce sont surtout les gros volumes industriels qui tirent ces chiffres.
- Speaker #1
C'est une bonne nuance, oui. Ces chiffres globaux, c'est surtout le marché industriel, c'est clair. Par contre, ça montre une tendance de fond, une dynamique très très forte pour les matériaux biosourcés. Et c'est là-dedans, dans cette vague, que les briques artisanales peuvent trouver leur place. Plusieurs choses jouent en leur faveur en fait.
- Speaker #0
La réglementation j'imagine, la RE 2020 dont tout le monde parle.
- Speaker #1
Exactement. La RE 2020 en France, qui demande des bâtiments bas carbone, ça pousse très clairement vers des matériaux comme le chanvre. Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi une demande, on va dire, citoyenne. Les gens veulent du local, du sain, de l'écologique, l'autoconstruction, la rénovation maison. Ça se développe aussi beaucoup. Les gens veulent savoir ce qu'ils mettent dans leur mur.
- Speaker #0
Et le confort d'été ? Avec le réchauffement, on en parle de plus en plus. Ça aide ?
- Speaker #1
Énormément. Le chanvre, il a cette capacité à réguler l'humidité, à amener de l'inertie. Du coup, ça aide vraiment à garder une certaine fraîcheur à l'intérieur pendant les canicules. C'est un argument qui pèse de plus en plus lourd.
- Speaker #0
D'accord. Donc, un producteur qui se lancerait là-dedans, qui seraient ses clients ? Ses débouchés directs ?
- Speaker #1
L'article vise surtout les autoconstructeurs, les particuliers qui construisent ou rénovent eux-mêmes et qui sont souvent très motivés par le côté sain et performant. Ensuite, les artisans du bâtiment, les maçons, les charpentiers, les plaquistes, surtout ceux qui ont déjà une sensibilité écolo. Et puis, les distributeurs spécialisés en matériaux écologiques. Eux, ils cherchent souvent à proposer des produits locaux, authentiques.
- Speaker #0
L'article soulève quand même un point. Ces briques artisanales, elles n'ont pas les mêmes normes que les produits industriels. C'est pas un frein ça, pour convaincre un artisan par exemple ?
- Speaker #1
C'est un point important oui. Il faut être clair, on ne va pas concurrencer la brique industrielle standard sur tous les fronts. L'idée, c'est plutôt de viser une niche. Ceux qui sont prêts à travailler avec des matériaux performants, même s'ils ne sont pas normés NF ou autres. Des gens qui comprennent comment le matériau fonctionne. C'est assez courant dans la rénovation de l'ancien ou dans l'éco-construction pointue. Et puis, cet intérêt pour l'authenticité, le local, ça peut même devenir un argument, tu vois. Pour une certaine clientèle, ce côté non normé mais de qualité peut plaire. C'est un pari sur la confiance, sur la qualité du produit lui-même.
- Speaker #0
Très clair. Alors, revenons aux briques elles-mêmes. Quels sont leurs atouts pour celui qui les utilise ? On a parlé du confort.
- Speaker #1
C'est le premier truc que les gens ressentent, oui. Une maison plus saine, qui respire, moins de variations de température. donc au final Moins besoin de chauffer en hiver ou de climatiser en été. C'est du confort passif, très agréable.
- Speaker #0
Et l'argument écolo, il est fort aussi, j'imagine ?
- Speaker #1
Ah oui, absolument. Le chanvre, en poussant, il absorbe du CO2. Et ce CO2 reste stocké dans la brique. C'est donc un matériau qu'on dit à bilan carbone négatif. Renouvelable, souvent local, et ça remplace des matériaux comme le parpaing en béton ou certains isolants qui sont, eux, très gourmands en énergie et polluants à produire.
- Speaker #0
L'article dit aussi qu'elles sont très adaptables pour le neuf, mais aussi pour la rénovation.
- Speaker #1
Oui, c'est un autre point fort. On peut les utiliser pour faire des cloisons, pour isoler des murs, que ce soit par l'intérieur ou l'extérieur. Et ça marche aussi bien dans une maison neuve que pour rénover une vieille ferme en pierre ou en pisée. Elles respectent le fonctionnement de l'humidité dans les vieux murs. C'est très important, ça, en France, avec notre patrimoine.
- Speaker #0
D'accord. Et si on se place maintenant du côté du producteur, celui qui décide de se lancer ? Quels sont ses avantages à lui ? L'article en liste pas mal. Oui,
- Speaker #1
et c'est là que le modèle prend vraiment son sens pour un agriculteur. D'abord, économiquement. C'est enfin une façon de valoriser cette tige, ce coproduit qui représente un gros volume mais qui rapporte peu dans le circuit classique. On prend une matière première pas chère et on en fait un produit fini avec une bien meilleure valeur ajoutée.
- Speaker #0
Et on peut espérer de meilleures marges si on vend en direct, localement ?
- Speaker #1
Exactement. Moins d'intermédiaires, moins de transports. Ça peut vraiment devenir un complément de revenu intéressant. voire plus pour certains. Sur le plan écologique, c'est aussi valorisant. Le producteur participe directement à la construction durable sur son territoire.
- Speaker #0
Et techniquement, c'est vraiment si simple que ça à mettre en place ?
- Speaker #1
L'article insiste sur l'accessibilité. Pour démarrer, pas besoin d'investir des sommes folles. Les techniques de base, broyer, mélanger, mouler, sécher, ça s'apprend assez vite apparemment. Et le matériau qu'on obtient est performant, bon isolant, régulateur d'humidité. Et puis, d'un point de vue stratégique, C'est une façon de répondre à une demande locale qui grandit, de s'ancrer sur son territoire, de se différencier. On ne vend plus juste de la paille, on vend un produit pour la maison. C'est un changement de statut en quelque sorte. Bon,
- Speaker #0
ok. Ça donne envie de savoir comment on fait. Décortiquons ça, comme tu disais. C'est quoi le processus de base pour faire ces briques à la ferme ?
- Speaker #1
Alors, le principe est assez simple, en fait. Étape numéro 1, et elle est cruciale. Préparer la chenvote. Après la récolte, il faut broyer la tige. Obtenir cette partie ligneuse, bien calibrée, sans trop de poussière. C'est vraiment la matière première essentielle.
- Speaker #0
On utilise juste la chenvote pure ou on peut laisser un peu de fibre dedans ?
- Speaker #1
L'article suggère que ça dépend un peu du broyeur. et de ce qu'on cherche. Parfois, laisser un peu de fibre courte, ça peut être intéressant pour la cohésion de la brique. Bon, une fois qu'on a cette chenvotte, il faut la mélanger avec un liant. Et là, il y a deux grandes options, la chaux ou la terre.
- Speaker #0
Chaux ou terre, ça change quoi au final ?
- Speaker #1
Ah, c'est un choix important ! La chaux aérienne ou hydraulique, ça apporte de la durabilité, une bonne résistance à l'humidité, ça permet aussi de faire des mélanges plus légers, donc plus isolants. Mais bon, la chaux, ça a un coût, et une... petite empreinte carbone aussi, il faut le dire. La terre, elle, si on en a de la bonne localement, elle est super économique, voire gratuite. Elle va donner une brique plus dense, avec plus d'inertie thermique. C'est bien pour le confort d'été, par exemple. Par contre, ça isole un peu moins qu'un mélange Ausha léger.
- Speaker #0
D'accord, donc le choix du lien, les proportions, ça dépend de ce qu'on veut faire de la brique. Isoler un mur, monter une cloison. Et une fois qu'on a ce mélange, cette espèce de pâte...
- Speaker #1
Ben, on passe au moulage. On prend des moules faits maison, en bois ou achetés, on remplit, on tasse plus ou moins selon la densité qu'on vise et hop, on démoule. Et après, c'est l'étape patience, le séchage. Il faut un endroit à l'abri, bien ventilé. Et ça prend du temps, plusieurs semaines pour que les briques sèchent bien et deviennent solides.
- Speaker #0
L'article propose même un petit plan d'action en cinq étapes pour se lancer. Tu peux nous les rappeler ?
- Speaker #1
Oui, c'est très concret. Premièrement, évidemment. Produire son chambre et surtout maîtriser le broyage pour avoir une chenvotte de qualité régulière. C'est la base. Deuxièmement, trouver son liant. Est-ce que je pars sur de la chaux ou l'acheter ? Ou est-ce que j'ai accès à une bonne terre locale ? Comment la préparer ? Troisièmement, fabriquer ou trouver des moules aux bonnes dimensions, solides. Quatrièmement, et ça c'est super important, la phase de test. Faire une petite série de briques prototype. C'est là qu'on valide sa recette. Qu'on vérifie les dimensions finales, la densité, le temps de séchage, la résistance. D'ailleurs, l'article donne une estimation. Deux personnes bien organisées, avec des moules simples, pourraient faire environ 200 briques par jour à la main. Ça fait 1000 briques en une semaine, c'est déjà pas mal pour démarrer, et c'est un rythme qui peut s'améliorer avec un peu de matériel, genre une petite bétonnière. Cinquièmement, une fois qu'on a un produit qui tient la route, il faut aller vendre. Des marchés clients locaux, les autoconstructeurs, les artisans. Des magasins échos, leur montrer, leur expliquer.
- Speaker #0
Ce qui est frappant, c'est vraiment cette idée d'accessibilité. Pas besoin d'être une grosse boîte pour démarrer. On valorise un truc qu'on a déjà, on répond à une demande, on peut tester petit. C'est assez motivant pour un producteur qui cherche à diversifier ses revenus, non ?
- Speaker #1
Tout à fait. Et l'article répond aussi à quelques questions qu'on se pose naturellement. Par exemple, est-ce que c'est compatible avec d'autres valorisations du chambre ? La réponse est oui, clairement. Si on fait déjà de la graine, le chenvis, on a justement beaucoup de tiges disponibles, c'est hyper complémentaire. Ça peut aussi l'être avec la fleur CBD, selon les méthodes de récolte.
- Speaker #0
On a un peu parlé de la différence terre-chamvre et Ausha, tu peux juste repréciser ?
- Speaker #1
Oui, en gros, terre égale option économique, locale, donne des briques plus denses, donc plus d'inertie, bon pour l'été. Chaud, plus cher, mais plus durable, résiste mieux à l'humidité, permet des briques plus légères, donc plus isolantes, bon pour l'hiver. La règle simple c'est, plus c'est dense, mieux ça stocke la chaleur, mais moins ça isole. Plus c'est léger, mieux ça isole, mais moins ça stocke la chaleur. Faut choisir selon l'usage visé.
- Speaker #0
Et cette histoire de normalisation qui revient, c'est un vrai problème ou pas ?
- Speaker #1
Pour le marché ciblé autoconstruction, artisans qui connaissent, rénovation, c'est pas forcément rédhibitoire. Ces gens-là ont souvent l'habitude de travailler avec des matériaux pour leur qualité propre, pas juste pour un tampon de normes. Faut juste être transparent.
- Speaker #0
Question solidité. On peut construire toute une maison avec ça ? Des murs porteurs ?
- Speaker #1
Alors là, ça dépend vraiment de la recette de la brique. Pour isoler, pour remplir une ossature bois, pour faire des cloisons, aucun souci, c'est idéal. L'article dit que faire des murs 100% porteurs, c'est possible techniquement, avec des mélanges très denses, une mise en œuvre parfaite. Mais il conseille plutôt la prudence au début. Pour un producteur qui démarre, mieux vous viser le non structurel ou le semi-porteur.
- Speaker #0
Dernière question pratique. Si on veut acheter ces briques artisanales aujourd'hui, on les trouve où ?
- Speaker #1
Ah, l'offre est encore assez limitée et plutôt discrète en dehors des circuits industriels. Faut chercher du côté de certains magasins spécialisés en écomatériaux, peut-être contacter des assos d'autoconstructeurs, ou trouver directement des artisans ou des producteurs pionniers. Mais justement, c'est parce que c'est encore rare qu'il y a une opportunité pour de nouveaux producteurs de se lancer. Le marché est en train de se créer. Bon,
- Speaker #0
alors, si on essaye de résumer tout ça, le message principal qu'on retient de cette exploration... basé sur l'article de chanvre-légal-pro.com, c'est que fabriquer ces briques de chanvre à la ferme, c'est une voie vraiment concrète et accessible pour les producteurs. Surtout pour ceux qui se sentent un peu loin des grands circuits ou qui cherchent plus d'autonomie.
- Speaker #1
C'est exactement ça. C'est une façon de reprendre la main sur la valeur de son travail, de transformer une simple tige en un produit fini qui est demandé, de s'inscrire dans l'économie locale, dans l'éco-construction, et puis d'apporter une réponse concrète aux défis environnementaux à son échelle.
- Speaker #0
C'est une perspective assez enthousiasmante, je trouve.
- Speaker #1
Et pour ouvrir un peu, on pourrait se demander, si les producteurs maîtrisent cette transformation locale de la tige pour faire des briques, qu'est-ce que ça pourrait débloquer d'autres ? Est-ce que cette compétence, à petite échelle, pourrait pas ouvrir la porte à d'autres innovations, toujours à la ferme ? Des panneaux, des enduits, d'autres types d'isolants ? Qui sait ? Ça renforcerait encore l'autonomie des fermes et les circuits courts locaux. C'est une piste intéressante pour l'avenir, je pense.
- Speaker #0
Une excellente question pour stimuler l'innovation à la ferme, oui. Et il faut noter que ce modèle de briques, ce n'est l'une des pistes que chanvre-légal-pro.com explore pour aider les producteurs de chanvre à diversifier leurs activités. Un site qui, visiblement, cherche à construire des modèles économiques solides autour de cette plante. Décidément pleine de surprises.