- Speaker #0
Bienvenue à toutes et à tous, aujourd'hui on se penche sur un modèle économique qui fait parler de lui dans le secteur du chanvre, l'achat-revente. C'est présenté comme une option vraiment intéressante pour ceux qui démarrent ou qui veulent élargir leur offre sans avoir tout de suite leur propre produit. Pour cette exploration, on s'appuie sur un article du blog chanvrolegalpro.com. C'est un article qui fait partie d'une série d'ailleurs sur les business models du chanvre. Et l'idée, c'est de voir comment cette méthode pourrait permettre de... de créer un catalogue rapidement et de commencer à vendre. Une sorte de rampe de lancement, quoi.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Le principe de base, il est assez direct. On achète des produits finis, de qualité bien sûr, à des producteurs fiables, et ensuite, on les revend avec une marge. On va regarder ensemble pourquoi c'est décrit comme simple, rapide et avec un risque initial potentiellement limité. Tout ça, évidemment, en respectant bien la réglementation. C'est crucial.
- Speaker #0
Alors, entrons dans le concret. Comment ça se passe, cette affaire ? Le cœur, c'est acheter et revendre. L'article mentionne plusieurs façons de faire. Les marchés, une boutique physique, un site e-commerce, les salons, la vente directe aussi.
- Speaker #1
Oui, et le gros avantage mis en avant, c'est la rapidité. Ça permettrait de proposer quasi tout de suite des huiles, des farines, des infusions, des graines, des cosmétiques, ou même des produits bien-être avec des cannabinoïdes comme le CBD, qui est très demandé.
- Speaker #0
Et tout ça sans attendre une récolte qui peut prendre des mois.
- Speaker #1
Exactement. ou la mise au point de ses propres formules, ce qui peut être long et complexe. L'article parle de mois, voire d'une année pour quelqu'un qui commence de zéro.
- Speaker #0
L'article souligne bien que ce n'est pas une révolution. Ce n'est l'application d'un modèle commercial classique, mais appliqué aux chambres.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est connu, c'est stable, c'est éprouvé. Sa force, d'après la source, c'est qu'il permet de démarrer progressivement. Et les clés du succès, elles sont assez claires dans l'article. D'abord, la... qualité des produits. C'est vraiment le point numéro un.
- Speaker #0
La qualité, oui.
- Speaker #1
Ensuite, avoir une gamme qui soit cohérente, qui parle aux clients qu'on vise.
- Speaker #0
Logique.
- Speaker #1
Et troisièmement, bien cibler ses clients, que ce soit sur un marché, dans une boutique bien située.
- Speaker #0
D'accord. Et au-delà de vendre, c'est aussi une étape pour apprendre, non ? L'article en parle ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est présenté comme une phase d'apprentissage cruciale. Ça permet de, je cite un peu, « tester son discours avec les premiers clients » . D'essayer différentes stratégies de prix, différents arguments de vente, de gérer les retours.
- Speaker #0
Positif ou négatif d'ailleurs ?
- Speaker #1
Exactement. C'est une mine d'informations pour ajuster son projet avant d'investir plus lourdement peut-être dans la production.
- Speaker #0
Une sorte de test grandeur nature, mais qui rapporte déjà un peu.
- Speaker #1
C'est un peu ça, oui. Une étude de marché active en quelque sorte.
- Speaker #0
L'article donne même des exemples, Jean-Christophe, Erwan, Cédric, des membres du réseau Chambre Légale Pro. Ils auraient commencé comme ça en vendant les produits d'autres membres. C'est ça l'idée ?
- Speaker #1
Oui, c'est ce que dit la source. L'avantage pour eux, ça aurait été de générer du revenu tout de suite. Et surtout de commencer à créer une base de clients fidèles, avant même d'avoir leur propre récord.
- Speaker #0
Ah oui, donc quand leurs produits arrivent ?
- Speaker #1
Ben voilà, une partie de la clientèle est déjà là, prête à découvrir leurs nouveautés. Ça crée une base solide, comme dit l'article.
- Speaker #0
Parlons un peu du marché. Le contexte en France semble porteur, non ? D'après ce qui est dit ?
- Speaker #1
Oui. L'article cite des tendances de fond. Il y a une demande forte pour le local, le naturel, les circuits courts.
- Speaker #0
La vente directe ? Ou avec un seul intermédiaire ?
- Speaker #1
C'est ça. Il y a une référence à une étude IPSOS de 2025. Bon, la date est peut-être une projection ou une coquille, mais les chiffres sont là. 9 Français sur 10 consommeraient local régulièrement.
- Speaker #0
Ah oui, quand même !
- Speaker #1
Et ils trouveraient que c'est meilleur au goût et bon pour l'économie locale. L'INSEE aussi, pour 2023, montrerait que 20% des fermes vendent en circuit court. Et ça augmente.
- Speaker #0
Donc, il y a une vraie tendance. Et le chanvre, comment il s'en sert là-dedans ?
- Speaker #1
Le chanvre, il a tout au une bonne image. Plante écologique, peu gourmande en eau, nutritive aussi. On parle de super aliments.
- Speaker #0
Polyvalente surtout ?
- Speaker #1
Extrêmement polyvalente, oui. Entre tradition et innovation. L'article cite même une source scientifique qui montre l'intérêt croissant pour les extraits, les cannabinoïdes non psychotropes, au-delà de la fibre.
- Speaker #0
Et c'est là que l'achat-revente trouve sa place, selon l'article.
- Speaker #1
C'est l'argument. En proposant une sélection de produits chanvre locaux, même sans être producteur soi-même au début, on peut vite devenir un acteur crédible de cette filière.
- Speaker #0
Et le contact direct avec les clients, ça aide ?
- Speaker #1
Ah oui, la proximité. Sur un marché ou en boutique, ça permet d'avoir des retours directs, d'ajuster son offre, de fidéliser par le conseil. C'est précieux.
- Speaker #0
L'article liste pas mal d'avantages. On peut peut-être les regrouper ? Côté économique par exemple ?
- Speaker #1
Oui, économiquement, les points forts c'est ça. Générer des revenus assez vite. Sans les gros investissements de départ de la culture ou de la transfo. Le coût d'entrée est décrit comme faible, moins de risque démarrage. Et on profite de produits déjà existants.
- Speaker #0
Et d'un point de vue plus stratégique, opérationnel ?
- Speaker #1
Stratégiquement, c'est la vitesse. On crée son catalogue très vite. C'est aussi, on l'a dit, une super face pour construire sa base client et apprendre le métier sur le terrain.
- Speaker #0
Apprendre la vente, le marketing...
- Speaker #1
Exactement. Et côté pratique, la logistique est plus simple. On gère des produits finis. pas la complexité de la production.
- Speaker #0
Il y a aussi un aspect relationnel qui est mentionné.
- Speaker #1
Oui, l'idée que ça peut tisser des liens dans la filière locale, des partenariats entre producteurs et revendeurs. Ça valorise le travail local, ça crée un écosystème.
- Speaker #0
L'article parle aussi de différents niveaux. Le plus simple, revendre les produits tels quels, sous la marque du producteur.
- Speaker #1
Voilà, c'est le démarrage le plus direct. On choisit de bons produits chez des partenaires et on les revend avec leur étiquette. Ça permet déjà d'avoir une offre variée.
- Speaker #0
Mais il y a une option qui semble aller plus loin, la marque blanche. C'est quoi exactement ?
- Speaker #1
Alors, la marque blanche, ou white label, c'est quand on achète des produits, une huile, une crème, une infusion, à un fabricant qui accepte qu'on mette notre propre marque dessus. Notre logo, nos étiquettes. Ça permet de construire sa propre image de marque dès le début.
- Speaker #0
Tout en profitant de la qualité d'un produit fait par un spécialiste.
- Speaker #1
C'est ça. Et l'article précise bien qu'on peut rester transparent. On peut mentionner l'origine, le fabricant, si c'est convenu.
- Speaker #0
D'accord. Mais ça pose la question des marges, forcément. L'article donne des exemples ?
- Speaker #1
Oui, il donne quelques exemples de marges estimées. Attention, ce sont des estimations achetées par produit.
- Speaker #0
Juste pour avoir une idée.
- Speaker #1
Voilà, à titre indicatif. Pour une infusion de 30 grammes, ça pourrait être entre 4 et 10 euros de marge. Pour un baume CBD 30 millilitres, autour de 11 euros. Pour un gramme de fleurs CBD, environ 2 euros. Et pour une huile alimentaire de 250 millilitres, dans les 3,50.
- Speaker #0
Mais ce sont des moyennes, ça peut varier énormément.
- Speaker #1
Ah oui, c'est crucial de le redire. Ça dépend du fournisseur, des volumes, des coûts cachés. Ce sont juste des ordres de grandeur pour réfléchir.
- Speaker #0
Alors concrètement, si quelqu'un veut se lancer, l'article propose des étapes ?
- Speaker #1
Oui, une démarche en cinq points clés. 1. Bien choisir ses producteurs partenaires. Qualité, éthique.
- Speaker #0
La base.
- Speaker #1
2. Tester différents produits pour voir ce qui marche. 3. Créer un premier canal de vente. Même simple. Un stand, un petit site.
- Speaker #0
Comment c'est petit ?
- Speaker #1
4. Écoutez, écoutez les retours clients. C'est fondamental pour s'améliorer. 5. Et communiquez localement pour se faire connaître.
- Speaker #0
Mais il y a des pièges à éviter, des points de vigilance.
- Speaker #1
Absolument. Même si ça paraît simple, il faut être rigoureux. D'abord, le choix des fournisseurs. Vérifiez la qualité constante, mais surtout la conformité réglementaire. Les analyses, les tictages, c'est essentiel.
- Speaker #0
Pas de compromis là-dessus ?
- Speaker #1
Non. Ensuite... Bien penser son positionnement, quelle gamme, pour qui, marque propre ou pas. Puis, choisir ses canaux de vente, physique, digital, les deux.
- Speaker #0
Et le calcul des marges ?
- Speaker #1
Marges réelles, en inclure tous les frais. Achats, transports, emballages, TVA, frais bancaires. Et bien sûr, les aspects juridiques, les contrats, les mentions légales.
- Speaker #2
C'est important de voir que ce n'est pas forcément une fin en soi, ce modèle.
- Speaker #1
Non, l'article le présente souvent comme une première pierre. Une étape avant peut-être de lancer sa propre production ou sa propre transformation.
- Speaker #2
Ou pour compléter une offre qu'on a déjà.
- Speaker #1
Exactement. C'est vu comme une passerelle, une rampe de lancement.
- Speaker #2
Donc en résumé, c'est une approche pragmatique, quoi.
- Speaker #1
C'est ça. Pragmatique pour démarrer vite, se frotter au marché, apprendre des clients. Chaque vente est une leçon. On gagne en confiance, en expérience.
- Speaker #2
Et ça peut être plus qu'un truc temporaire.
- Speaker #1
Oui, l'article suggère que ça peut être un vrai tremplin. Vers sa propre marque, des collaborations plus poussées, ou même la construction d'un petit écosystème local autour du chanvre. Le message, c'est un peu « n'attendez pas que tout soit parfait, le bon moment c'est peut-être maintenant, avec ce qui existe déjà » .
- Speaker #0
L'article répondait aussi à des questions pratiques, non ? Faut-il être producteur ? Ben non, c'est l'intérêt.
- Speaker #1
Quel produit choisir au début ? Plutôt l'alimentaire simple, les cosmétiques, le bien-être, type CBD, qui se vendent bien en direct.
- Speaker #0
Trouver des fournisseurs fiables ?
- Speaker #1
Via des réseaux pros, c'est conseillé.
- Speaker #0
La vente en ligne ?
- Speaker #1
Oui, mais attention aux règles, surtout pour le CBD.
- Speaker #0
La viabilité à long terme ?
- Speaker #1
Oui, seule ou en complément.
- Speaker #0
Et le statut juridique, bien sûr, il en faut un.
- Speaker #1
Pour finir, quelles réflexions un peu plus larges ça nous inspire tout ça ? Une question qui me vient, c'est l'impact de ce modèle au-delà du commerce pur. Comment cette collaboration précoce où l'on démarre en vendant les produits des autres pourrait influencer la façon dont la filière chanvre se structure localement ? Est-ce que ça pourrait... Encourager une sorte de solidarité, de complémentarité entre les acteurs. Une innovation partagée peut-être, avant même que chacun ne maîtrise toute la chaîne.
- Speaker #0
Une sorte de construction collective dès le départ ?
- Speaker #1
Voilà, c'est une piste à explorer. Le potentiel structurant de ce modèle, qui a l'air simple en surface, mais qui pourrait tisser des liens forts dans une filière qui se développe. Une idée à méditer.