Speaker #0Je suis Sandrine Martin, enseignante et formatrice en Yin Yoga et en Yoga fonctionnette. J'ai créé ce podcast pour donner une autre vision du yoga. Un yoga où chacun peut trouver sa place, que l'on soit raide ou flexible, petit ou grand, fin ou rond, quel que soit son âge. Je ne crois pas aux règles universelles de l'alignement. En revanche, je crois que chacun peut trouver ses propres alignements. Chaque semaine, seule ou avec mes invités, je vous propose des réflexions, des partages d'expériences et des explorations. L'intention de ce podcast est de vous offrir la liberté de pratiquer un yoga qui vous ressemble et qui vous fait vibrer. Bonjour et bienvenue dans cet épisode un peu spécial de Blabla Yoga. Il ne sera pas question de yoga cette fois-ci. Ça touche plus à la mécanique interne de l'entrepreneuriat. Et oui, être professeur, c'est aussi être solopreneur. Cela consiste à prendre des décisions, poser des objectifs et à tester des stratégies. pour obtenir une rémunération correcte. Je vous rassure, je ne vais pas rentrer dans des considérations entrepreneuriales, il sera simplement question du podcast en lui-même. Après 180 épisodes publiés toutes les semaines depuis plus de 3 ans, j'ai eu envie de partager avec vous mes réflexions qui sont venues il y a quelques semaines lorsqu'une auditrice régulière m'a posé une question très directe, qui était celle-ci. Dis-moi Sandrine, combien te rapporte le podcast ? et est-ce que c'est un bon complément de revenu pour ton activité ? Voilà, parler entrepreneuriat ou soloprenariat, c'est parler chiffres et faire des analyses de ses actions pour savoir comment, tout simplement, avance son entreprise si on est dans les clous ou si on va droit dans le mur. Alors à cette question ou à ces questions directes, deux réponses se sont présentées dans ma tête. L'option A, c'était noyer le poisson. Faire de la langue de bois. pour ne pas admettre que Blabla Yoga ne rapportait aujourd'hui que de la visibilité, ce qui est déjà génial. Mais malgré tout le temps investi pour plier chaque semaine un nouvel épisode, la visibilité n'est pas suffisante. C'est aussi admettre que pour que cette visibilité soit à la hauteur de toutes ces heures de travail, il faudrait que je passe encore plus de temps sur les réseaux sociaux, en communication ou en publicité. Et soyons honnêtes, en tant qu'entrepreneur, ce n'est jamais simple d'avouer Merci. que quelque chose ne marche pas exactement comme on veut. On préfère nettement montrer ce qui brille. Mon option B à cette question était une réponse franche. Et c'est celle finalement que j'ai choisie. Ma réponse, c'est zéro. Ça ne me rapporte rien. Ce podcast ne me rapporte pas d'argent si on parle de l'aspect financier. Et voire même, j'en perds. Alors oui, il y a les frais d'hébergement sur une plateforme, mais pour publier un épisode, il faut entre 3 et 5 heures. entre les recherches, l'enregistrement et la post-production. C'est d'ailleurs pour ça que ces derniers temps, je ne prends pas le temps de faire des posts sur Instagram, ce qui me dessert aussi en même temps, mais parce que tout simplement, je n'ai pas le temps et je mets ma priorité dans d'autres endroits. Ce sont donc des heures où je choisis de ne pas donner de cours ou proposer des actions qui sont rémunératrices. Et oui, c'est un choix et si je continue, c'est que j'y trouve encore de l'intérêt et je vous explique ça plus loin. Alors, penser que Blabla Yoga rapporte zéro, revoir et en perte, alors que l'on entend des créateurs de contenu sur le web qui affichent 3000 euros par mois grâce à leurs écoutes, l'écart est assez énorme, vous pouvez en convenir. Eh bien, je vous le dis en toute transparence, Blabla Yoga en est loin, voire très très loin de ses revenus mirobolants. Parlons donc concrètement avec de vrais chiffres. Aujourd'hui, Blabla Yoga c'est en moyenne 300 écoutes par semaine. C'est une magnifique communauté, fidèle, attentive. Et d'ailleurs, j'en profite pour vous remercier pour votre écoute, vos retours et vos partages, parce que c'est hyper précieux pour moi. Cela fait partie des moteurs qui font que je continue sur ce chemin. Maintenant, si on regarde la réalité du marché pour un créateur indépendant, quels seraient les léviers pour que Blabla Yoga rapporte de l'argent ? Parce que c'est aussi une question d'entrepreneur. Qu'est-ce qu'on fait pour que l'action rapporte de l'argent ? soit rémunérateur. Prenons Ausha, c'est la plateforme d'hébergement que j'utilise. Pour simplement avoir le droit d'activer la régie publicitaire automatique sur Ausha, le ticket d'entrée est de 10 000 écoutes par mois. Donc avec les 800 ou 900 écoutes mensuelles de Blabla Yoga, je ne peux même pas cocher la case pour défiler des publicités d'autres marques. Et ça m'arrange parce que je suis plutôt anti-publicité et j'aimerais bien qu'il n'y ait jamais de publicité sur ce... podcast. si ce n'est pour recevoir de nouveaux invités qui partageraient leurs expériences. Voyons maintenant Spotify qui est plateforme d'écoute de référence. Spotify a allégé ses critères d'accès à son programme partenaire. Il faut désormais au minimum 2000 heures d'écoute et 1000 auditeurs uniques sur les 30 derniers jours pour espérer être monétisés. Dans le monde du streaming, 1000 écoutes sur Spotify rapportent en moyenne 3,50 euros. ou 5 euros brut pour 1000 écoutes. Donc, que Blabla Yoga me génère ne serait-ce qu'un SMIC, environ 1400 euros net, il faudrait que le podcast passe de 300 écoutes par semaine à plus de 100 000 écoutes par semaine. Et là, on change totalement d'échelle. Voyons maintenant une autre plateforme, celle de YouTube. Cette plateforme étant le deuxième moteur de recherche sur Internet. Y être, c'est encore augmenter... ma visibilité, la visibilité du podcast. Ce serait uniquement en audio, sans l'image, parce que là, je devrais doubler le temps de production si je voulais avoir de l'image. Et vu mon niveau de perfectionniste en ce qui concerne l'image et le rendu, ça va être une autre histoire, ça va pas être possible. Donc, si je voulais monétiser les épisodes via les publicités sur la plateforme, les règles du jeu sont encore plus strictes. Il faut franchir la barre de 1000 abonnés et cumuler 4000 heures de visionnage public sur les 12 derniers mois. Donc vous voyez quand je vous disais qu'avec mes 311 écoutes semaines, le podcast était très très loin d'une éventuelle rémunération. Continuons ce petit parcours en reprenant la casquette de l'entrepreneur. Le processus pour publier un épisode prend plusieurs heures, sans retour financier. A ce stade, il est donc nécessaire de se poser quelques questions et notamment pourquoi continuer. Pour moi, tout d'abord, c'est pour l'aspect intellectuel. Ce podcast est un laboratoire incroyable. Le format est une forme de liberté. Même si mon côté perfectionniste a pris le relais et en m'imposant plus de contraintes, j'ai perdu un peu ce sentiment de liberté, mais je me soigne. Intellectuellement, ce projet me force à réfléchir, à creuser des sujets, à structurer ma pensée. Et ça me fait grandir en tant qu'enseignante et en tant qu'entrepreneur et c'est une immense valeur. pour moi. C'est aussi une valeur pour vous, car cela me permet de vous partager un yoga libre et décomplexé au fil des semaines. Et ça, c'est très important aussi pour moi. Les autres questions concernent le succès ou le non-succès du podcast. Est-ce que le format est le bon ? Est-ce que les sujets qui sont abordés intéressent les auditeurs ? Est-ce que parler de variations anatomiques, d'essayer de parler d'autre chose que de la posture, c'est une bonne idée ou pas ? Est-ce que le podcast est trop niché, c'est-à-dire ne parle qu'à une petite frange de la population, dans les pratiquants de yoga et dans les enseignants de yoga ? J'entends donc par là, est-ce que ce que je raconte touche qu'une toute petite partie des participants, ou finalement ça peut s'étendre ? Bref, plein de questions auxquelles je n'ai actuellement pas de réponse. Vos seuls retours et échanges avec vous en direct seront apportés des réponses, mais ce sera pour plus tard, c'est à nouveau une question de temps et de disponibilité. Donc aujourd'hui, l'aspect intellectuel ne peut plus être le seul moteur. Si je veux continuer à publier régulièrement, à faire des recherches plus approfondies, à recevoir à nouveau des invités, il est nécessaire de changer des choses. Pour garder ne serait-ce que l'envie, cultiver la curiosité et avoir encore des sujets et des thèmes à partager avec vous. Alors, plutôt que de baisser les bras et de continuer à perdre sans réfléchir, Je teste de nouvelles actions et stratégies. Et puis en octobre, je ferai le point et je déciderai si le podcast passe la barre des 200 épisodes ou pas. Et à ce moment-là, je ferai peut-être un épisode sur le sujet pour parler de stratégie et de mes décisions. Mais en attendant, et pour continuer à publier les prochains épisodes, j'ai quelque chose à vous proposer. À plusieurs reprises, on m'a posé la question suivante. Que puis-je faire pour t'aider au podcast et pour le soutenir ? Alors avant, je ne proposais que d'en parler, de faire des posts, de partager, de transmettre les différents épisodes. Et c'est déjà excellent et je vous remercie déjà de l'avoir fait. Mais désormais, une autre possibilité s'offre à vous sur Tipeee. Qu'est-ce que Tipeee ? Concrètement, c'est une plateforme de financement participatif ultra simple. Vous pouvez laisser une contribution à la hauteur de ce que vous voulez, de manière ponctuelle, tous les mois. et même si c'est 1 euro ou le prix d'un café. Et je vous le dis, il n'y a pas de bonus caché, pas de contenu secret, c'est du soutien pur et simple. C'est ce qui va m'aider à couvrir les frais techniques du podcast et à rémunérer ce temps de recherche et surtout à garder l'indépendance de Blabla Yoga. Alors, si ce podcast vous apporte quelque chose dans votre pratique, votre enseignement ou dans votre quotidien et que vous avez envie de donner un coup de pouce au podcast, vous trouverez le lien de la page Tipeee juste en dessous dans la description de l'épisode. Nous voici arrivés à la fin. de cet épisode court d'aujourd'hui parlant d'entrepreneuriat et de l'évolution de ce podcast. J'espère que le mentionnement vous a plu et que vous y avez appris des choses sur le fonctionnement interne de la création d'un podcast ou de la vie d'un créateur de contenu. Merci infiniment pour votre écoute, pour votre soutien et je vous dis à très vite pour le prochain épisode. Bye bye !