Speaker #0Hello, je suis Caroline, fondatrice de Bonjour Ma Nouvelle Vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avançable prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leurs passions, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Située à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience, de conseil business, Si tu veux booster ton mindset pour révéler ton plein potentiel, alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Je sais qu'il y a vraiment la croyance comme quoi on ne peut pas très bien gagner sa vie en tant que décoratrice d'intérieur. Pour moi, c'est faux et j'ai essayé de te prouver comment moi j'ai fait pour y arriver. Il y a eu plusieurs années où j'ai réussi à faire jusqu'à plus de 150 000 euros de chiffre d'affaires en tant que décoratrice d'intérieur. Je ne te dis pas ça maintenant pour impressionner, pour te montrer « oh là là, je suis la meilleure, je suis trop forte » , etc. Mais vraiment pas du tout, c'est juste pour te montrer. qu'on peut le faire avec un business qui est bien organisé, qui est bien structuré, bien pensé. Et qu'en fait, je ne suis pas plus géniale que les autres, c'est juste que j'ai mis en place des choses et c'est ça que j'essaie de te partager aujourd'hui. Donc, à plusieurs reprises, ce n'était pas rare du tout, j'ai fait des chiffres d'affaires qui dépassaient largement les 100 000 euros et même jusqu'à plus de 150 000 euros. Tout ça en prenant quand même beaucoup de vacances. J'étais maman d'enfants en bas âge. Je prenais toutes les vacances scolaires avec eux, j'étais à toutes les sorties d'école, je ne travaillais pas les mardis après-midi et les jeudis après-midi, donc ce n'était pas non plus en mode « je me crame tout le temps et je ne fais rien d'autre de ma vie » . Première chose quand même que je veux te dire en toute transparence, c'est que là, je te parle de chiffre d'affaires. On est bien d'accord qu'un 150 000 euros de chiffre d'affaires n'est pas 150 000 euros de résultat. On entend beaucoup parler des gens qui partagent leur chiffre d'affaires en mode « j'ai fait un million de chiffres d'affaires » . Oui, mais si tu as dépensé une fortune en publicité, le chiffre d'affaires ne veut rien dire. Donc je veux quand même amener du bémol à ce que je dis, je te parle de chiffre d'affaires. Évidemment, le résultat final, le résultat, le bénéfice n'est pas la même chose. assez fréquemment divisées par deux, entre toutes les charges, entre nos dépenses, entre ce qu'on a pu acheter. Il y a plein de choses qui font que notre chiffre d'affaires n'est pas notre résultat. Donc moi je te parle de mon chiffre d'affaires, bien sûr il n'y a pas eu 150 000 euros dans ma poche à la fin de l'année, ça serait hyper mensonger de le dire. N'empêche que j'ai très bien gagné ma vie, malgré tout, même s'il n'y a pas 150 000 euros, on n'a pas besoin de tout ça pour gagner très très bien sa vie et être très heureux. Alors, j'essaie de te préciser en 5 points, de façon à être structurée, ce que j'ai mis en place dans mon business pour pouvoir atteindre ce plus 100 000 euros de chiffre d'affaires. Premier point qui me semble important et dont on ne parle pas souvent, c'est d'avoir le bon statut d'entreprise. Beaucoup de décoratrices qui se lancent, se lancent en micro-entreprise. La micro-entreprise, c'est un statut qui est génial pour se lancer parce qu'effectivement, on n'a pas de charge fixe. On n'a pas l'obligation d'avoir un expert comptable. On n'a pas besoin de s'y connaître en comptabilité. On n'a pas besoin de rendre compte de nos résultats, etc. Il y a quelque chose d'hyper facile. C'est en trois clics, on crée son nom, sa micro-entreprise. C'est très compatible avec un job encore à côté. Donc il y a plein de bénéfices à cette micro-entreprise. Mais pourtant, la micro-entreprise pour moi, c'est un statut d'entreprise qui n'est viable que sur une très courte durée. Et ce que je dis aux femmes décoratrices que j'accompagne, c'est que moi mon but quand je vous accompagne en business et pour vous former à la déco, c'est de vous faire sortir de cette micro-entreprise le plus vite possible. Parce qu'en fait la micro-entreprise, c'est un statut qui ne permet pas de faire plein de choses. C'est un statut déjà qui est un plafond, Donc en fait, on a comme une espèce de plafond de verre au-dessus de la tête où on se dit « Ah, il ne faut pas que je fasse plus de 35 000 euros de chiffre d'affaires parce que sinon, je vais me mettre à payer des taxes, etc. » En fait, quand on se sent plafonné, on se met un plafond de verre et on s'auto-sabote pour ne pas aller plus loin. Donc ça, pour moi, au niveau mindset, déjà, ça ne va pas. Ce qui ne va pas non plus, c'est que c'est un statut où on ne peut pas déduire nos charges. Donc en fait, quand on est entrepreneur, on a plein de charges. des investissements au niveau des formations. On a besoin d'acheter du matériel, des logiciels, une imprimante, un ordinateur, peut-être un iPad. On a besoin d'acheter, de payer des prestataires, notre site internet, on a besoin de payer des cartes de visite. On fait des investissements divers et variés. On n'a pas un métier où on a besoin d'avancer beaucoup d'argent pour se lancer, mais n'empêche qu'on a plusieurs milliers d'euros qui ont besoin de sortir pour se développer. Donc ça, on ne peut pas le déduire. On ne peut pas déduire plein de frais professionnels. Par exemple, aussi, vous voulez inviter un client à un lunch le midi, moi quand je fais ça, évidemment, je le passe en frais professionnels. Donc ce n'est pas moi qui paye à titre personnel le lunch avec mon client ou le petit café avec l'artisan. Ça rentre dans mes frais d'entreprise. Donc forcément, ce n'est pas du tout pareil que d'y aller de sa poche. Donc ça, le statut de micro-entreprise ne permet pas ça. et en plus, ce que ne permet pas le statut de micro-entreprise ou de façon très compliquée, c'est de faire de l'achat-revente. Je vais beaucoup te reparler d'achat-revente derrière parce que ça pour moi, c'est le levier le plus puissant pour bien gagner sa vie. Donc, je vais t'en reparler, mais un statut de micro-entreprise ne permet pas de faire du commerce, tout simplement. Parce qu'en fait, le chiffre d'affaires de ta micro-entreprise, Comme si c'était de l'argent gagné, alors que ce n'est pas vrai. Quand on achète du mobilier, oui, par exemple, je donne un exemple beaucoup plus précis. Si tu vends pour un client un canapé, tu vas demander à ton client, admettons, 3 000 euros le prix du canapé, le prix public. Évidemment, nous en tant que professionnels, on le paye bien moindre, mais tu vas devoir. demander à ton client 3000 euros, même si au final toi tu ne gagnes que 500 euros sur ce canapé de bénéfices, mais n'empêche que tu as fait rentrer 3000 euros. Donc en fait le statut de micro-entreprise considère que tu as gagné ces 3000 euros, alors que c'est faux. C'est ce que je te disais au départ, la différence entre CA et résultat. Donc la micro-entreprise n'est pas bénéfique pour faire ça. Donc forcément ça nous bride, ça nous empêche de faire plein de choses. Pour réussir à faire un bon chiffre d'affaires et bien gagner sa vie, on n'a pas le choix que de passer en société. Je sais que ça fait peur, parce que souvent on est assujettis à la TVA, on a des contraintes, on a besoin de prendre un expert comptable, on a redevable de faire notre comptabilité, de déclarer nos impôts de façon différente. Ce ne sont pas que des impôts à titre personnel, ce sont des impôts de société. On doit cotiser, on doit faire plein de choses différentes. Ça impressionne quand on doit se lancer. La vérité, c'est que ce n'est pas si compliqué que ça. La vérité, c'est aussi qu'on a besoin d'un expert comptable. Mais après, on peut vraiment s'en laver les mains et rester focus sur notre zone de talent qui est comme la déco et attirer à nous des clients. Donc voilà. En fait, si tu veux déjà bien réussir à bien gagner ta vie en tant que décoratrice intérieure, il faudra inévitablement le bon statut d'entreprise. Et donc, quand moi j'ai fait ces bons résultats, ce cadre juridique, ce cadre fiscal, pour pouvoir me le permettre. Ça permet aussi de protéger. mon patrimoine personnel. Parce qu'en fait, l'argent que je gagne en tant que professionnel n'est pas l'argent que je gagne à titre personnel. Donc si jamais à un moment je me plante en tant qu'entrepreneur, il n'y a pas d'incidence sur ma vie perso. Tout ça est protégé. Ça protège mon conjoint. Ça protège aussi des dettes. Ça protège plein de choses. Donc il y a quelque chose de très rassurant. Ça inquiète quand on se démarre, mais souvent c'est un petit peu la peur de l'inconnu, bien plus que quelque chose... qui n'a pas de solution. On est nombreuses à être en statut d'entreprise et ça se passe très bien, donc il n'y a pas de raison que toi, tu ne puisses pas le faire non plus. Donc si tu penses te lancer en micro-entreprise, je te donne complètement raison pour te lancer les six premiers mois, la première année on va dire, mais l'objectif que tu dois avoir en tête, c'est que si tu veux vraiment bien vivre de ton activité de décoratrice intérieure, il faudra que tu passes en société, il faudra que tu changes d'entreprise. Bien sûr, nous... on accompagne les décoratrices aussi à réussir ce passage et vraiment grandir en tant qu'entrepreneur. Deuxième chose que j'ai mis en place pour réussir à avoir ce chiffre d'affaires important, c'est d'avoir tout mon business structuré pour pouvoir accueillir des gros projets. Parce qu'en fait encore une fois un écueil dans lequel tombent souvent les jeunes décoratrices intérieures, c'est de ne pas prendre et de ne pas avoir la structure d'entreprise pour pouvoir prendre des gros projets. Il faut bien que tu aies en tête qu'un gros projet est beaucoup plus facile à gérer en soi que plein de petits projets. Alors, pas le projet lui-même, mais l'organisation de notre business est beaucoup plus facile à gérer. Pour pouvoir gagner 4000 euros de chiffre d'affaires sur un projet, Encore une fois, si c'est un gros projet, il m'en suffit d'un. Un projet à 4000 euros, c'est très fréquent. C'est facile à trouver. Ce n'est pas facile à trouver, mais ce n'est pas rare du tout. Pour gagner ce 4000 euros, si tu ne vends que des visites conseils, des coachings, un coaching, admettons que ce soit 250 euros, il va t'en falloir 16, si je calcule bien de tête. Donc, trouver 16 coachings tous les mois, personnellement, je n'y arriverai pas. unique tous les mois, tous les mois, tous les mois. Alors que trouver un projet par mois, là c'est beaucoup plus simple. Et ça je te parle pour gagner 4000 euros de chiffre d'affaires. Effectivement, deux projets, ça fait tout de suite 8000 euros de chiffre d'affaires. En moyenne, tous les projets ne sont pas 4000 euros bien évidemment, mais c'était pour donner une image de quelque chose parlant, je trouve, qu'on ne peut pas bien vivre de son activité en vendant. toute une série de petits coachings à quelques centaines d'euros. On a besoin d'aller chercher des gros projets. Et pour réussir à avoir ces gros projets, il faut toute la structure autour, toutes les fondations de ton business qui sont bien pensées. Ça veut dire une communication qui va dans ce sens-là. Ça veut dire aussi un client idéal très... clairement définis, affichés, un client qui va se sentir, qui va se reconnaître en toi et qui va venir te solliciter pour des gros projets et non pas juste des petits projets. Donc ça veut dire des clients avec un pouvoir d'achat suffisamment élevé, et donc ça veut dire attirer ces clients-là. Si aujourd'hui tu as des difficultés à aller chercher des clients avec des gros projets, ce n'est pas forcément qu'autour de toi les clients n'ont pas les moyens. Pas du tout, souvent c'est une croyance limitante. C'est probablement que tu attires à toi ces clients-là parce que ta communication, ton positionnement transmet le message que c'est ça que tu recherches. Donc à partir du moment où on communique différemment, où on pose des mots différemment, où on pose des intentions en tant que décoratrice différente, et bien en fait on attire à nous les bons clients pour pouvoir... les clients qui nous proposent des projets plus conséquents. Et encore une fois, c'est beaucoup plus facile d'aller chercher un client qui a un gros projet que d'en aller chercher une quinzaine par mois. Donc ça, ça va être quelque chose de très important. Ça va dire aussi être capable de répondre dans ses process, dans son organisation, à des gros projets. Si on n'est pas habitué à ça, forcément, les gros projets nous font peur. En fait... Un gros projet, c'est juste un gros projet. Je te donne un exemple, une maison de 200 mètres carrés, c'est un gros projet et pourtant ce n'est qu'un enchaînement de pièces, une maison. Il y en a peut-être dix, mais c'est juste un plus un plus un. Donc si toi tu sais faire un projet pour une pièce, c'est juste un petit peu multiplié, mais il n'y a rien d'infaisable. Oui, il y a une organisation différente, mais encore une fois, ça c'est quelque chose qui se travaille, avec lequel on progresse. Donc, pour pouvoir faire ce chiffre d'affaires, il faut toute cette organisation, cette structure de business qui permet d'accueillir plusieurs projets en même temps. Moi, j'ai eu jusqu'à 12 projets en même temps, évidemment à des stades d'avancement différents. Il y avait des projets qui étaient au démarrage, des projets en cours, des projets où j'avais besoin, j'attendais le deuxième ou troisième rendez-vous, des projets qui étaient en fin, où il manquait juste un petit détail, une dernière validation client. Mais j'ai travaillé avec largement une dizaine de projets en permanence ensemble. Donc forcément, cette capacité, cette structuration où on peut... tenir le coup et gérer plein de projets, c'est ça qui fait aussi qu'on arrive à monter notre chiffre d'affaires. Si effectivement aujourd'hui tu te dis « je ne fais que projet après projet » , forcément ça te crée inévitablement un plafond de verre qui va t'empêcher de scaler et de grandir en tant qu'entrepreneur et d'avoir un super chiffre d'affaires. La troisième chose que j'ai mise en place, et je t'en parlais au tout début de cette vidéo, c'est vraiment l'achat-revente. L'achat-revente, encore une fois, c'est quoi ? C'est juste du commerce. C'est juste acheter pour notre client et lui revendre. C'est uniquement ça. Et évidemment, entre-temps, nous, on a une marge qui fait qu'on gagne de l'argent. Je te donne un autre exemple. Évidemment, quand tu vas t'acheter un T-shirt dans une boutique, tu sais bien que si ton T-shirt, tu le payes 30 euros, la boutique ne l'a pas, elle, payé 30 euros. Elle a payé le T-shirt peut-être 5 ou 10 euros. Quand tu vas manger un steak frite au restaurant, tu sais très bien que ton steak, le restaurateur ne l'a pas payé les 20 euros qu'il te fait payer. Il est pris au hasard, je ne mange pas de steak. Je ne sais même pas le prix d'un steak frite. Tu vois ce que je veux dire ? Donc en fait, évidemment, quand on fait ce commerce, le prix où nous on achète les éléments, ce n'est pas le prix où on le revend. Et en tant que décoratrice, c'est exactement ça qu'on fait. Un prix public, un prix clairement affiché. Donc il n'y a pas de mensonge, on n'arnaque pas du tout notre client. Mais par contre, on vient négocier en amont des tarifs avec nos fournisseurs. Alors il y a toute une structure encore une fois à mettre en place et ça c'est vraiment ce qu'on travaille dans nos accompagnements avec nos élèves. Mais c'est vraiment ça qui est essentiel. Donc forcément au départ tu vas vendre une prestation de décoratrice ou tu vas concevoir le projet. Donc tu vas être payé, je reprends mon exemple des 4000 euros, être payé pour ta créativité, ton accompagnement avec le client, répondre à ses besoins, transformer son intérieur, etc. Donc ça c'est la première enveloppe de ce que tu gagnes. Et la deuxième enveloppe c'est de gérer tous les achats. Et crois-moi que quand tu dois gérer tous les achats d'un projet à 4000 euros, il y a des milliers et des milliers d'euros de chiffre d'affaires qui sont en jeu. Il y a plein de choses qu'on peut acheter pour nos clients. tout le mobilier, il y a évidemment tout ce qui est papiers peints, il y a tous les luminaires, il y a tous les accessoires, les rideaux, les tapis. Il y a plein de choses dans un projet déco où on vient faire ses achats pour le client et entre-temps, on empoche les bénéfices. Donc c'est ça qui fait exploser nos chiffres d'affaires et qui fait qu'à la fin, il y a quand même beaucoup d'argent dans l'entreprise et qui fait qu'on en vit bien. Encore une fois... Ce n'est pas si simple que ça à mettre en place. Je dois avouer que je ne l'ai pas fait, je pense, les premières années. J'ai dû faire une mètre de trois ans largement avant de me sentir confortable pour le faire parce que personne ne m'a jamais expliqué comment faire ça à l'époque. Donc oui, ça impressionne. Oui, on a peur. On a peur du service après-vente. On a peur en cas de problème, comment je le gère ? Comment je me fais payer ? Je ne suis pas la banquière de mes clients, donc comment je gère cette trésorerie ? Évidemment, tout ça, nous, on t'accompagne. pour organiser tout ça et prendre zéro risque. Parce qu'encore une fois, tu n'es pas la banquière de tes clients, donc tu n'es pas censé avancer l'argent et prendre des risques. Ce n'est pas le sujet de cet épisode, donc je ne vais pas détailler ça maintenant. Mais il y a vraiment cet achat-revente à mettre en place pour pouvoir faire grandir ton business, scaler comme on dit, et vraiment avoir beaucoup plus de chiffre d'affaires. Donc, ce n'est pas si simple, j'en ai conscience. Ça fait peur là aussi, mais en vrai c'est encore une fois des peurs qui sont bien souvent pas fondées et ce n'est pas si compliqué que ça. Donc voilà, moi ce qui m'a fait à chaque fois très très bien vivre de mon activité, c'est parce que j'étais décoratrice d'intérieur, je créais des projets, mais j'avais cette casquette de commerçante aussi en même temps où je vendais tous les éléments que je proposais dans mes projets. Et pour réussir cet achat-revente, il y a quand même deux choses que je peux t'ajouter, ce qui va être très important à mettre en place et ça rejoint le point précédent, c'est d'avoir la bonne organisation de business autour de ça. C'est-à-dire qu'il va te falloir les bons fournisseurs pour ça. Et c'est quoi un bon fournisseur ? Un bon fournisseur, c'est… un fournisseur qui a des produits qui sont alignés avec notre client idéal. Parce que si tu présentes un client, admettons que tu as un client idéal qui a des tout petits budgets, on va dire pour caricaturer, des budgets Maison du Monde, Ikea, Le Roi Merlin, etc. Si toi, tu lui mets en face un fournisseur qui fait des canapés à 4000 euros, ton client idéal va dire « mais vous êtes folle, je suis incapable de me payer ça, c'est irrespectueux de votre part de me proposer un canapé hors de prix » . évidemment que je vais me le payer. Et donc, en fait, on se plante tout simplement et on ne sait pas répondre à la demande du client. Si, à l'inverse, tu réussis à avoir des projets, des beaux projets avec des clients qui ont un joli pouvoir d'achat, etc., mais que tu leur proposes que du Ikea parce que tu n'as pas été chercher les fournisseurs en adéquation avec leurs besoins, c'est pareil, ce client-là qui a un bon pouvoir d'achat, pourtant, il ne va pas se reconnaître dans tes propositions. il ne va pas adhérer à tes projets et il ne va pas te confier son projet. Donc, en fait, ça va être très important que tout soit aligné, que tu aies les fournisseurs alignés avec les clients. Et puis, les clients, on peut avoir plein de clients différents. Je n'ai pas du tout eu que des clients avec des gros pouvoirs d'achat, mais ça veut dire que j'avais différents styles de fournisseurs, des fournisseurs un peu plus entrées de gamme. Et oui, j'ai beaucoup travaillé avec IKEA parce qu'on ne va pas se mentir, IKEA, c'est quand même une marque génialissime. On est bien content que ça ait été inventé. Des petits fournisseurs pour des luminaires, par exemple, ont été très raisonnables en prix. Et puis à l'inverse, il y a eu des fournisseurs beaucoup plus haut de gamme, des luminaires qui dépassaient largement les milliers d'euros. Est-ce qu'il y a des clients qui ont besoin de ça ? Nous forcément, c'est des fournisseurs qui offrent de belles marges et c'est là qu'on devient beaucoup plus rentable. et que le chiffre d'affaires explose beaucoup plus rapidement. Donc ça, ça va être important aussi que pour réussir cet achat-revente, il y ait les fournisseurs bien pensés, bien sélectionnés, bien choisis en fonction de notre style, en fonction du style de nos clients et de bien savoir communiquer tout ça. En fait, j'ai souvent tendance à parler qu'il faut un triangle. Les points de ton triangle, ça va être le client idéal, les fournisseurs... et tes offres de prix. Enfin, tes offres, tes prestations et tes prix. Si tout ça n'est pas cohérent, il y a quelque chose qui se casse la figure et donc il y a quelque chose qui n'est pas viable. Ça, c'est des choses qu'on vient travailler aussi en accompagnement pour s'assurer qu'il y a comme un écosystème dans ton business où tous les éléments se répondent les uns avec les autres. Quatrième chose que j'ai beaucoup fait pour pouvoir avoir ce chiffre d'affaires vraiment intéressant, c'est beaucoup de communication. Ça challenge, c'est probablement la plus grosse zone d'inconfort, je dois l'avouer, mais pour réussir, on ne peut pas rester planqué derrière son ordinateur. Quand je dis rester planqué derrière son ordinateur, c'est en attendant que le téléphone sonne, parce qu'on peut faire plein de choses derrière son ordinateur. Évidemment, on a notre site internet, on a nos réseaux sociaux. Moi, quand j'ai démarré, Instagram n'existait même pas. Donc forcément, je n'utilisais pas les réseaux sociaux à l'époque. Bien sûr qu'aujourd'hui, c'est des vitrines incroyables. Pas du tout facile de percer. Il n'y a pas plein d'autres façons que de faire sur Instagram. Mais n'empêche que derrière son ordinateur, je connais plein de décoratrices qui excellent alors qu'elles vendent grâce à Instagram. Donc on peut le faire. Mais par contre, il y a quelque chose de très puissant à sortir de chez soi. c'est vraiment aller rencontrer des gens. Donc, c'est avoir son réseau de collaboration, de partenaires, d'artisans, parce qu'en fait, ce sont des gens qui vont t'apporter du business. Donc forcément, plus tu iras à l'encontre de collaborateurs et créer des partenariats, plus ces gens-là vont t'amener du business. Ce que j'ai beaucoup fait aussi, c'est que j'ai créé des événements. J'ai créé et j'ai participé à des événements. Donc, j'ai créé des ateliers. J'ai créé ce que j'ai appelé à l'époque des apéros déco. J'ai animé des conférences aussi. En Islande, par exemple, j'avais animé des conférences à la chambre de commerce. J'avais aussi... Forcément, en Islande, c'était en lien avec le fait d'être expatriée. Mais avec le consulat, il y avait des choses qu'on a pu mettre en place pour communiquer à partir de ce côté étranger français à l'étranger. Ça, c'était très propre à mon statut, mais ça donne quand même des pistes de réflexion. Beaucoup travaillé avec la presse. Ça a été des journaux. J'ai toujours, que ce soit au Luxembourg ou quand j'étais en Islande, j'ai toujours écrit des articles dans des magazines. Alors, c'était souvent des magazines en local, parce que si on écrit dans des gros magazines nationaux, on est noyé dans la masse et ça n'a pas beaucoup de bénéfices. Mais bien souvent, il y a une presse locale. au sens très large du terme, journaux, magazines, etc., qui nous permettent d'écrire des articles. Ça peut être le côté pub, mais en fait souvent la vérité c'est que les journalistes ne savent pas de quoi parler. Donc quand nous on arrive avec un sujet, des propositions, en fait ils sont hyper contents parce qu'on leur crée du contenu intéressant, pertinent, qui touche les lecteurs, donc ils ont plein de bénéfices aussi à nous avoir en collaboration. donc ça, ça peut être aussi une piste vraiment intéressante alors il y aurait plein de choses à dire là encore une fois travailler sur comment trouver des clients c'est un travail c'est des missions H24 on a toujours besoin de travailler notre visibilité et notre communication mais en tout cas le message c'est qu'il faut mettre ses oeufs dans plein plein de paniers différents il faut planter plein de graines il y a plein de graines qui ne vont jamais fleurir on ne sait pas à quel moment on récolte tout ce qu'on a semé Mais évidemment, la vérité, c'est que plus tu sèmes, plus tu vas récolter. Ça, c'est un petit peu une lapalisade, je dirais. Mais effectivement, si tu fais juste une action pour te faire connaître, oui, elle a peut-être 50% de chances de réussite. Mais si t'en fais 10, elles ont toutes aussi 50% de chances de réussite. Donc forcément, à la fin, il y a quelque chose de beaucoup plus fructueux qui se met en place. Viens nous challenger. Ça nous malmène parce qu'on a toujours ce regard de l'autre, le fait d'oser prendre la parole. le fait de s'annoncer experte aussi. Il y a quelque chose de pas simple du tout, de dire « Écoutez-moi, j'ai des choses intéressantes à vous dire » . Encore une fois, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Je me souviens des fois où j'ai fait mes premiers ateliers, j'étais morte de trouille. Je me souviens avoir ma lobide, le cœur qui était complètement en accès à l'information incontrôlée, transpirante, la vue qui se troublait. J'ai vécu tout ça. Ça nous malmène énormément. globalement, on apprend que c'est nous qui avons peur. Ça dit des choses sur nous. Mais les personnes qui viennent nous écouter sont en général hyper bienveillantes. C'est des gens qui n'y connaissent rien. Donc, même si on n'est pas les meilleurs, elles apprennent toujours plein de choses. Et puis après, on met en place tout un contexte convivial, chaleureux qui fait qu'on a ces questions-réponses et des gens qui ont envie de nous confier des projets derrière. hyper important, c'est d'aller parler de toi tous les jours. Tous les jours, tu devrais donner une carte de visite à quelqu'un. Tous les jours, il y a quelqu'un de nouveau qui devrait savoir que tu es décoratrice intérieure. Ça peut être plein de monde. Ça peut être ta coiffeuse ou ton ostéo, mais en fait... Ou ta boulangère, mais tous les jours, tu dois parler de toi. Bien sûr, c'est une image, on ne le fait pas tous les jours, 365 fois par an, mais tu comprends le principe. Plus plus tu parles de toi, plus tu provoques des collaborations, plus tu provoques de l'engagement chez les gens, plus tu vas récolter les bénéfices. Et il y a plein de choses qui sont en win-win, donc c'est aussi souvent de la générosité. On fait des choses gratuitement, parfois, en croisant les doigts que ça marche. Plein de fois je me suis cassée la figure, il y a des choses que j'ai faites de façon gratuite, il ne s'est jamais rien passé, mais il s'est passé aussi plein de choses hyper chouettes et c'est... parce que j'ai osé aller de l'avant, j'ai osé faire des propositions à quelqu'un qu'il y a des choses très bénéfiques et des projets qui me sont arrivés. Et puis le cinquième point qui fait que j'ai réussi à avoir quand même un super chouette chiffre d'affaires, c'est quand j'ai dit stop à mon perfectionnisme. En fait il y a un moment où souvent on va chercher à surdélivrer tout parce qu'on manque de confiance en soi, parce qu'on veut prouver qu'on gère bien. parce qu'on a vraiment à cœur que le client soit tout le temps content. Donc on a tendance à proposer 15 papiers peints en espérant que le client soit content, et non pas juste un ou deux, trois. C'est souvent un écueil dans lequel on tombe. On a tendance à travailler nos projets longtemps, à les pousser le plus possible, et donc à passer beaucoup de temps. plutôt que de se dire « Ok, je fais quelque chose jusqu'à 80% parfait et on verra bien la suite. » Donc, je pense que le moment où j'ai fait grandir mon chiffre d'affaires, c'est quand je suis venue me ficher la paix avec cette envie de perfectionnisme. Donc non, on n'a pas besoin de travailler les projets pendant des dizaines et des dizaines d'heures pour que ça se passe bien avec le client. Non, on n'a pas besoin de fournir 15 000 documents. On n'a pas besoin de faire plein de plans. On n'a pas besoin de faire des vues 3D dans tous les sens qui nous demandent des dizaines d'heures de travail en amont. On n'a pas besoin d'aller faire 50 recherches dans des showrooms pour trouver le bon carrelage qui ira bien. En fait, à partir du moment où on accepte de faire les choses et qu'elles ne soient pas parfaites, il y a quelque chose d'hyper puissant pour nos business. Donc mon meilleur conseil, c'est de ne pas chercher… à surdélivrer toujours tous les projets. Oui, on veut que le client soit content. Oui, je suis la première à chouchouter, et encore aujourd'hui, chouchouter mes clientes de façon plus, Ça, c'est certain. J'ai aussi, en tant que décoratrice, toujours été là pour mes clients. Ils ont toujours des réponses dans la journée. Il n'y a jamais de client qui reste sans réponse. Je réponds à toutes les demandes. Je vais retravailler un projet si le client n'est pas satisfait. Cherchez la perfection. en première instance. Parce que je me dis aussi que de toute façon, peut-être que moi je vais trouver ça parfait, mais si ça ne plaît pas au client, on s'en fiche que ça soit parfait. Ce qu'on veut, c'est que ce soit parfait pour le client et que le client soit pleinement content. Donc, je trouve qu'il y a beaucoup plus de bénéfices à présenter un projet qui est juste très bien, évidemment, je ne propose pas des choses médiocres jamais de la vie, et de se dire qu'on va finir de travailler le projet avec le client. On pourrait aussi travailler complètement le projet avec le client. et qui nous suivent l'un dans le client a plein de bonnes idées en plus des fois je me dis mais qui on est nous décoratrice pour penser qu'on est les seuls à avoir des bonnes idées absolument pas les clients sont géniaux nos artisans sont géniaux les fournisseurs ont plein aussi d'idées nous proposer choses auxquelles on n'avait pas pensé donc en fait c'est aussi travailler en collaboration et notamment avec le client pour ne pas chercher à tout contrôler nous mêmes tout simplement Donc je pense que j'ai vraiment grandi en tant qu'entrepreneur, j'ai gagné beaucoup plus d'argent quand j'ai vraiment arrêté de vouloir tout contrôler et que j'ai travaillé juste très bien sans aller vers la perfection. Et quand je te disais avant que j'avais plus d'une dizaine de projets en permanence, forcément quand on a 10-12 projets en permanence à gérer, on ne peut pas être dans le perfectionnisme. pour chacun des projets. Parce que là, on y laisse notre peau, tout simplement. Donc en fait, c'est aussi vraiment répondre aux besoins du client sans forcément, coûte que coûte, le faire passer par toutes les étapes que parfois on a vues en formation. Et les APS, APD, tout ça, moi je n'y crois pas deux secondes, de systématiser des process. Il faut qu'on ait nos process, bien sûr, chaque projet nécessite un process différent. Chaque client est différent, donc je trouve que pour être les plus rentables et les plus efficaces possibles, on se doit aussi de répondre de façon la plus mesurée possible et non pas toujours en faire plus, Ce n'est pas ça que cherche le client. Le client veut juste la meilleure transformation pour lui, le meilleur accompagnement pour lui. C'est ça qu'il paye. Il ne paye pas pour des rendus 3D, des visuels dans tous les sens, plans qui ne serviraient à rien. Ça, de toute façon, ça finit à la poubelle. Le client n'a pas envie de payer pour ça. Il a envie de payer pour une belle expérience, une belle transformation de son intérieur, mais juste pas plus que ça. Alors évidemment, il y a plein d'autres choses. Là, j'ai fait cinq gros points qui me semblaient hyper importants. Évidemment, il y a plein de petites choses, plein d'autres curseurs qu'on bouge pour réussir à bien vivre du métier. Ça, évidemment, on le travaille dans les formations et dans les accompagnements. Mais déjà, là, tu as quand même les grandes, grandes bases. J'espère que ça te sera utile. J'espère que ça va te parler. Si tu as des questions, n'hésite pas à me le dire en commentaire. J'y répondrai bien évidemment avec grand plaisir. Viens m'envoyer des messages en privé aussi. J'y réponds toujours avec beaucoup de bonheur. Donc voilà, j'espère que tout ça te donnera aussi le courage de te reconvertir si c'est ta situation actuelle. Parce que souvent, on a un petit peu toutes ces remarques comme quoi le métier de décoratrice intérieure, c'est impossible d'en vivre. Ce n'est pas vrai. Ça fait 14 ans que je suis décoratrice intérieure et ça a toujours marché. Donc, c'est juste une façon d'organiser nos business efficacement qui fait que ça marche. Si tu entends ce message, c'est que tu as écouté l'épisode jusqu'au bout et donc je me dis que ça a dû plaire. Alors, si tu veux me soutenir, laisse-moi un petit commentaire et des étoiles. Ça va vraiment m'aider à faire connaître ce podcast au plus grand nombre. Un énorme merci d'avance.