- Speaker #0
Hello, je suis Caroline, fondatrice de Bonjour Ma Nouvelle Vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avançable prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Situées à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience, de conseil business, Si tu veux booster ton mindset pour révéler ton plein potentiel, alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Salut Lauren ! hyper contente de t'accueillir aujourd'hui. J'ai voulu t'inviter parce que tu viens de faire ma formation pour devenir décoratrice intérieure et tu viens de lancer ton activité depuis plusieurs mois. Je voulais un petit peu que tu nous racontes ton parcours. Donc si t'es ok, j'ai plein de petites questions pour toi. On y va ?
- Speaker #1
On y va, je suis partante.
- Speaker #0
Alors, première question, je voulais un petit peu que tu nous... Déjà, je te laisse le temps de te présenter. Vas-y, tu nous dis en quelques mots où on est toutes les deux à Montréal, donc c'est pour ça que c'est... hyper facile de faire une vidéo d'ensemble. C'est ça. Raconte-nous un petit peu ta situation d'aujourd'hui et on reviendra après dans le passé.
- Speaker #1
Ouais. Donc, je suis Lorraine, j'ai 33 ans, je suis officiellement décoratrice d'intérieur et coloriste à Montréal. Et ça fait quelques mois, je dirais depuis septembre que j'ai lancé mon entreprise et j'ai commencé la formation en janvier l'année dernière. Il y a un an tout de suite.
- Speaker #0
Donc là, au moment où on enregistre, on est début de janvier 2026. Effectivement, ça fait presque six mois maintenant. que tu es lancé. Pour revenir un petit peu en arrière, est-ce que tu peux nous raconter ton précédent job, ce que tu faisais avant ? Je sais que c'est toujours hyper intéressant de se rendre compte du parcours réalisé.
- Speaker #1
Eh bien, j'étais professeur des écoles. D'ailleurs, je le suis encore puisque je suis en disponibilité depuis sept ans maintenant. J'ai enseigné cinq ans en France avant de partir à Singapour. J'ai aussi enseigné pendant cinq ans. Et puis, petit à petit, je ne me sentais plus vraiment alignée avec les valeurs de l'éducation nationale ou de la manière dont on enseignait. À partir du moment où l'enfant n'était plus au centre de l'enseignement, c'est pourquoi je m'étais engagée dans ce métier qui était mon métier passion de petite fille. Eh bien, j'ai voulu revenir à des choses un peu plus axées avec mes valeurs et retrouver aussi cette créativité qui me manquait beaucoup, dans laquelle je me suis beaucoup réfugiée quand ça n'allait plus dans mon métier.
- Speaker #0
Et du coup, c'est quand nous on s'est rencontrés, tu venais d'arriver à Montréal, ça fait 3-4 mois. Oui, c'est ça. À ce moment-là, on s'est rencontrés. Comment tu as su qu'à ce moment-là, c'était le bon moment pour toi ? Parce que ça aurait pu être Singapour aussi, finalement.
- Speaker #1
Oui, je m'étais déjà posé la question en partant de France, parce qu'on idéalise un peu le métier d'enseignant. Et quand j'ai fait mes 5 premières années en France, dans des situations pas forcément toujours faciles, je m'étais déjà posé la question à ce moment-là, juste au moment où on partait à Singapour. Et en fait, je crois que je n'étais pas prête.
- Speaker #0
et que c'était un peu aussi la solution de facilité de recommencer ma vie ailleurs et de retrouver quelque chose que je connaissais déjà ouais ça mène un petit peu de stabilité des raccords ton expatriés et que les actes et aussi on a plein de points communs toutes les deux enseignantes toutes les deux et l'expatriation et c'est vrai que tout change en même temps parfois c'est un peu et puis du coup c'était aussi s'assurer un salaire pour pouvoir retrouver une stabilité dans un autre endroit donc je savais que j'avais cette envie envie mais je pense...
- Speaker #1
clairement que je n'étais pas prête à ce moment-là. Et je le savais, c'est pour ça que je ne me suis pas lancée là-dedans. Et puis, 5 ans à Singapour, on a eu envie de changement, de partir. L'opportunité de Montréal s'est présentée. Et là, je me suis dit, je n'ai plus envie d'enseigner, clairement. Ce n'est plus ce à quoi j'aspire. Et puis, quitte à recommencer cette fois-ci, autant recommencer tout du départ. Et puis, aller faire quelque chose qui me passionne vraiment et qui m'anime. Donc, c'était l'occasion parfaite. Et pour moi, c'était le moment idéal pour recommencer.
- Speaker #0
Et tu savais que c'était la déco ? Parce que tu faisais un nouveau départ. Est-ce que ça aurait pu être autre chose, la déco ? Non,
- Speaker #1
toujours. Il y a sept ans qu'on est partis à Singapour, c'était déjà mon idée, potentiellement la déco ou repartir sur des études d'architecture. Mais c'est vrai que ça faisait repartir sur des études très longues. C'est ça aussi qui m'avait questionnée. Mais non, il n'y a eu jamais aucun doute. C'était si je changeais de métier, c'était pour aller dans la déco. Parce que c'est ce côté tout créatif et que c'est quelque chose qui m'anime depuis que je suis toute petite. Donc, il n'y avait pas le choix.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il y avait quand tu étais toute petite pour déjà que tu... de cette conviction ?
- Speaker #1
Petite, déjà, je bougeais tout le temps les meubles de ma chambre. Je faisais des plans avec des petits meubles en papier et puis je bougeais pour voir si j'avais des meubles. C'est allé dans tous nos appartements. À chaque fois, avant d'emménager, j'avais fait des plans avec les meubles pour voir où on allait placer les choses. Donc en fait, ça a toujours été... J'ai décoré ma chambre chez mes parents, c'est moi qui ai dessiné sur les murs, c'est moi qui ai choisi les couleurs. Donc ça a toujours été quelque chose qui a fait partie de moi, étonnamment, parce que c'est pas dans ma famille que j'ai trouvé ça particulièrement. Mais je ne sais pas, c'est toujours quelque chose qui m'a attirée. J'ai toujours adoré regarder les émissions de déco.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est ça, tout le temps. Donc la question ne s'est pas trop posée.
- Speaker #0
Ouais, c'était une évidence. Donc tu disais, tu es arrivée à Montréal, c'est là que tu as su que tu rechercherais pas un job d'enseignante, mais de trouver, de chercher à te reconvertir et de trouver une formation. Comment tu m'avais connue au fait ? Je sais même pas.
- Speaker #1
Eh ben j'étais dans ma phase de recherche de formation, parce que j'avais un peu regardé et je voulais pas retourner à l'université parce qu'on n'avait pas les moyens de payer une formation à l'université ici. J'avais un peu écumé toutes les formations possibles et imaginables. Et j'avais commencé à écouter des podcasts avec les copreneurs. Et du coup, il y avait effectivement, tu expliquais ton parcours. Et en fait, je me suis reconnue en toi parce qu'il y avait ce côté prof de reconversion, de vie d'expat et tout ça, dans lequel je me suis complètement reconnue. Et je me suis dit, je vais la rencontrer parce que j'ai des questions à lui poser. À la base, je n'étais pas dans l'optique d'aller dans ta formation parce que je pense que je ne savais même pas que tu faisais une formation. Mais c'était plus dans le partage d'expériences et d'avoir quelqu'un qui a vécu la même chose que moi.
- Speaker #0
Je n'avais pas pris conscience qu'au départ, c'était plus une rencontre, juste un échange sans penser. Je me souviens bien, ça devait être en décembre à ce moment-là. On s'était pris un petit café toutes les deux. C'est ça. Long café parce que on bavarde et on avait fait durer le plaisir. Effectivement, ça devait être en décembre de mémoire.
- Speaker #1
C'était juste avant les vacances et ça a été une évidence.
- Speaker #0
Et en début janvier, tu avais validé immédiatement. Bonne résolution du début d'année. Exactement. Pile un an par rapport au moment d'enregistre. ce podcast, cette vidéo. Est-ce qu'à ce moment-là, tu avais des peurs, tu avais des inquiétudes au moment de te lancer ? Ou est-ce que, voilà, c'était une évidence un peu comme tu dis, mais est-ce que tu avais quand même des peurs de...
- Speaker #1
Ouais, je savais que je voulais faire ça. Ça, c'était évident. Forcément, comme je disais, j'étais dans la recherche de formation. Je voyais bien que c'était quand même très disparate ce qui était proposé. J'avais peur de me lancer, de faire de mauvais choix qui forcément allait avoir un impact financier sur... sur ma vie de famille. Donc c'est vrai qu'il y avait ce côté un peu en jeu financier de faire le mauvais choix de formation et de payer pour quelque chose qui n'allait pas être qualitatif et sur lequel je n'allais pas pouvoir me reposer derrière. Et puis il y avait aussi cet enjeu financier de vivre sur un seul salaire et de prendre le risque de dire c'est maintenant, on recommence à zéro mais du coup on met en jeu aussi toute notre vie de famille pour quelque chose qu'on espère qui va marcher mais au début quand on se lance il y a toujours cette peur un peu de se dire est-ce que je suis vraiment faite pour ça ?
- Speaker #0
Est-ce que ça va fonctionner comme je l'ai imaginé ? Donc oui, il y avait quand même ces peurs-là. Il y a un moment où tu t'es dit « Ok, c'est maintenant que je sais que je suis faite pour ça » . Parce que tu sais, à un moment où... Parce que moi, je l'ai toujours su, je crois, en tant que formatrice. Mais toi, à quel moment tu as eu cette... Tu sais, mettre un moment au cours peut-être de la formation ?
- Speaker #1
Assez rapidement, je dirais, quand j'ai eu des retours positifs sur ce que je faisais.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et que je pense que très vite, tu m'as dit que j'étais faite pour ça.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et après, je me suis aussi dit que j'étais faite pour ça quand j'ai... pris vraiment du plaisir à faire ça. Et à me dire, en fait, ouais, j'ai des choses à apprendre, parce que clairement, j'avais quand même des lacunes et des choses pour lesquelles je ne maîtrisais pas. Mais en fait, je me suis dit, ouais, vraiment, je prends du plaisir à ça, et ça a l'air de bien ressortir auprès de Caroline et des gens qui voient mon travail. Et quand j'ai eu des retours positifs, ouais, même de mon mari à qui je montrais, et qui me disait, ah, c'est super ce que t'as fait. Donc c'est là où je me dis, bon, quelque part, c'est peut-être là ma place.
- Speaker #0
Ouais, t'as construit ta confiance au fur et à mesure. Et dans la formation, qu'est-ce qui a été le plus agréable pour toi, le plus facile, le plus évident, un peu comme une évidence, un côté inné,
- Speaker #1
tu dirais quoi ?
- Speaker #0
Je sais ce que tu vas répondre.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Les couleurs, non ? Non, tu n'aurais pas dit ça. Non, je n'aurais pas dit ça,
- Speaker #1
parce que pour le coup, je pensais que vous alliez partir un peu… J'ai toujours adoré les couleurs, mais je pense que j'avais tout… vraiment une grosse lacune sur les connaissances concernant le couloir. Non, je pense que c'était vraiment renouer avec le côté vraiment créatif, le dessin, tout ce qui était en lien avec ça. J'ai découvert du coup des nouvelles passions grâce à ça. Mais je pense que c'était plus renouer avec ce côté créatif que j'avais beaucoup développé petit,
- Speaker #0
que j'avais un peu abandonné, et que j'avais redéveloppé beaucoup les deux ou trois dernières années.
- Speaker #1
Et donc ça, ça a été un peu facile et une évidence.
- Speaker #0
Et c'était vraiment un plaisir de renouer avec ça. Oui, tu vois, j'aurais répondu les couleurs parce que forcément, dans la formation, comme il y a l'expertise coloriste qui est comprise en expertise très, très forte, j'ai toujours trouvé que tu gérais les couleurs avec tellement de facilité. Tu créais des palettes à la fois audacieuses. Il y avait tellement de naturel chez toi sur tout ça. J'aurais cru que tu allais répondre ça.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, je vais te découvrir. que j'étais audacieuse avec les couleurs. Chose que je n'aurais jamais dit avant. Pas du tout.
- Speaker #0
C'est rigolo.
- Speaker #1
Pas du tout. Ça a été une découverte. Maintenant, je ne vois pas ma vie différemment. J'ai vraiment envie d'utiliser des couleurs vraiment poussées, vraiment audacieuses et d'aller vraiment très loin. Mais pas du tout avant de commencer la formation. Tu vois,
- Speaker #0
j'ai souvent eu le sentiment que c'était là en toi.
- Speaker #1
Eh bien non, tu vois,
- Speaker #0
c'est ressorti et je suis bien contente d'avoir fait naître cette évidence.
- Speaker #1
Une belle découverte.
- Speaker #0
Et à l'inverse, est-ce que tu as eu des moments plus de challenge ? Là, j'en bave un peu plus, je galère un peu plus, des trucs où... Oui,
- Speaker #1
alors il y a eu tout ce qui est présentation orale, parce que forcément,
- Speaker #0
je suis beaucoup moins à l'aise.
- Speaker #1
J'ai beau être prof, ça peut être bonné,
- Speaker #0
mais je suis pas réservée.
- Speaker #1
Et du coup, c'est vrai que j'ai du mal à les présenter. Donc, quand il fallait présenter, faire des présentations orales, s'enregistrer en vidéo, tout ça, c'était un peu plus difficile. Et après, il y a toute la partie création d'entreprise, en fait, où je partais de zéro, zéro connaissance. Merci.
- Speaker #0
pas d'entrepreneur dans ma famille donc en fait c'est vrai que c'est l'inconnu pour moi mais ça a été aussi performateur beaucoup du coup on va on peut enchaîner là dessus et tu en as ça fait quatre mois là vraiment que tu as lancé précisément ton entreprise tu peux nous raconter un petit peu comment ça s'est passé comment tu as vécu ce moment parce que finalement des fois en formation est quelque chose d'assez confortable on est on est un peu dans notre safe place ou basse et toi, moi et le reste du groupe, mais il y a quand même quelque chose où très chouchouté, très coucouné, une fois qu'il faut lancer l'entreprise, je suis toujours là, mais il faut quand même sauter dans le grand bain et faire les actions. Comment tu as procédé sur tout ça ? Comment tu l'as vécu ?
- Speaker #1
C'est vrai, comme tu dis, la formation, c'est très guidé. Donc, en fait, on a suivi le chemin qui est un peu tracé. Donc là, c'est vrai qu'il faut partir un peu de nulle part. La première étape, ça a été pour moi de me renseigner beaucoup parce qu'en fait, je n'avais aucune idée du type d'entreprise qu'on pouvait créer au Canada. Oui,
- Speaker #0
c'était un nouveau pays pour toi aussi. Donc, c'était complètement… Déjà,
- Speaker #1
ça a été commencer par savoir quelle entreprise j'allais pouvoir monter, quelle démarche j'allais faire, est-ce que c'était facile ou pas. Donc, ça a été ça. Après, ça a été aussi créer toute l'identité de mon entreprise. Qu'est-ce que je voulais véhiculer comme valeur ? Qu'est-ce que je voulais représenter ? Quel était mon client cible ? Quel genre de personne j'avais envie de travailler ? Quel genre de projet je voulais faire ? Donc, ça, il a fallu déjà se fixer sur moi, mes envies et ce que je voulais vraiment représenter dans mon entreprise. Tu as trouvé ça compliqué ? Oui, c'était assez challengeant, en fait, je trouve. Parce qu'on a toujours un peu peur de se dire « Et si tu n'es pas vraiment ça que j'ai envie ? » Ou « Si je n'arrive pas à me décider, tu vas faire les bons choix. »
- Speaker #0
Est-ce que c'était aussi d'oser assumer tes valeurs, assumer ton positionnement, qui tu étais ? Il y a cette dimension un petit peu aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'affirme... ou est fort. Ouais, qui je suis, quoi. Qui je suis. Qui je suis.
- Speaker #1
Et en fait, c'est ça que les gens vont voir. C'est qui je suis vraiment. Et ce que je veux véhiculer, en fait, c'est moi, quoi. Est-ce que les gens vont aimer ça ? Est-ce que les gens vont être prêts à travailler avec moi pour ce que je suis ? Donc ça, il y avait quand même pas mal de doutes. Et puis après, c'est tout ce qui est administratif, quoi. Faut faire les démarches. Créer ton entreprise, la déclarer. Je suis beaucoup renseignée aussi sur l'imposition. Voir comment ça allait fonctionner.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai qu'on n'est pas dans du kiff énorme. C'est des démarches un petit peu nécessaires. Et encore au Canada, on n'est pas sur des démarches trop compliquées. Comme en France, d'ailleurs, tous les statuts de micro-entreprise pour démarrer sont quand même globalement assez simplifiés et nous soutiennent effectivement. Un petit côté en général, comme tu me dis, on est des créatives. Donc, le côté administratif, se poser toutes ces questions, ce n'est quand même pas le plus exact, le plus initialement. Et pourtant, c'est là que les fondations se posent.
- Speaker #1
Il y a aussi ce côté-là où on se dit, bon, c'est un peu la partie un peu barbante à faire, mais en même temps, il y a aussi l'excitation de se dire, ça y est, j'ai déposé mon nom, il est à moi, c'est mon entreprise, ça y est, je suis officiellement entrepreneuse, quoi. Ça y est, c'est acté. Donc, il y a aussi ce côté exaltant de se dire, bon, ça y est, mon aventure, elle commence vraiment maintenant. Il y a des côtés un peu plus barbants, mais il y a aussi des côtés très excitants de se dire, c'est le début de tout, quoi.
- Speaker #0
Dans les côtés barbants, est-ce que la création de ton site Internet en fait partie ?
- Speaker #1
alors j'ai décidé de le faire moi-même quelque part je me suis peut-être aussi un peu compliquée la vie mais moi je suis partisane de tester de faire la chose moi-même donc il y a eu des moments très difficiles où je me suis bien rendue compte que mes compétences informatiques étaient un peu limitées pour créer un site web mais une fois que j'ai passé tous ces moments de doute et ces moments où j'ai vraiment j'ai passé vraiment des moments difficiles où j'étais super énervée parce que ça fonctionnait pas
- Speaker #0
mais après c'est la satisfaction de l'avoir fait aussi elle a perdu 2-3 cheveux en cours de route on va dire que c'était une période assez stressante mais bon le résultat je suis contente de l'avoir fait et c'est hyper gratifiant et puis je trouve que c'est une période où cette phase de lancement il y a plein d'émotions parce que, comme tu dis, il faut s'affirmer, il faut oser crier aux autres qu'on existe, etc. Et je trouve qu'en même temps, il y a pas mal d'exaltation. Moi, en tout cas, c'est toujours ce que je vis à travers vos créations d'entreprise où on se dit qu'il y a tellement le projet qui prend vie.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je trouve qu'il y a un truc assez… On est dans du concret, c'est un peu la récompense aussi des derniers mois. C'est ça,
- Speaker #1
c'est tous ces mois de travail, c'est l'aboutissement.
- Speaker #0
Et donc aujourd'hui, ton site internet est lancé, tu as un compte Instagram, tout est rodé. C'est quoi tes prochaines missions ?
- Speaker #1
Mes prochaines missions ? Je viens de me lancer sur YouTube, donc déjà il va y avoir encore ce point de communication-là. J'ai deux autres lancements qui vont arriver ce mois-ci. Je ne vous en dis pas plus.
- Speaker #0
Ce petit teasing.
- Speaker #1
Et après, il y a tout ça. ces démarches d'aller chercher des clients, d'aller chercher des fournisseurs, des gens avec qui travailler. J'avoue que j'ai un peu repoussé ça. J'ai commencé à le faire, mais c'est vrai que c'est pas forcément naturel d'aller vers les gens chez moi. Donc, c'est un peu le côté que j'ai procrastiné si j'ai procrastiné quelque chose. Procrastiner, toi, c'est quand même pas de beau pour mettre facilement là. On n'est pas fait, si tu préfères.
- Speaker #0
Oui, c'est toujours.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
ça va être ça, surtout pour avoir trouvé des nouveaux projets et pouvoir repartir un peu plus sur le côté créatif. De la gestion de projet et de la déco. On parle de projet, tu as quand même déjà décroché un projet. Tu nous en parles un petit peu du coup. Ça peut être un bon conseil aussi pour la personne qui se lance. Comment on décroche nos premiers projets ? On peut peut-être aussi parler de toutes ces actions parce que ça fait peur de trouver ses premiers clients. On se dit toujours, est-ce que je vais réussir à en vivre ? Comment trouver ses clients ? Tu as quand même ce premier projet qui est arrivé assez facilement malgré tout.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Après, souvent, les premiers projets, ça vient de l'entourage, des connaissances. Donc, l'essentiel, c'est de parler de ce qu'on fait, de dire « je suis décoratrice, je fais ça » . Et puis, en fait, c'est en parlant de ce qu'on fait, de qui on est, qu'on arrive à décrocher quelques premiers projets. Ça peut être la famille, les amis, mais en fait, c'est toujours valorisant parce que c'est les premiers qu'on va faire en tant que décoratrice. Ça va aussi être formateur parce qu'on va mettre en place nos process et tout ça. Donc, c'est super. Et donc, moi, mon premier projet, il est tenu par mon mari. puisque c'est l'entreprise dans laquelle ils travaillent, qui a loué des nouveaux bureaux parce qu'ils sont en pleine croissance et qui m'ont demandé de réaménager leur bureau, principalement en espace lounge au milieu de l'open space. Donc, ça a commencé en octobre et ça s'est terminé juste avant les vacances de Noël. Et c'était... Ouais.
- Speaker #0
On m'a amenée.
- Speaker #1
On m'a amenée. Après, voilà, ils voulaient que ça aille vite. qui voulait quelque chose de... qui soit fait rapidement donc c'était super et j'avais aussi beaucoup de liberté donc c'était vraiment super comme premier projet c'était un projet où il voulait de la couleur quelque chose de fun donc c'est le projet un peu idéal dans la zone de génie voilà et puis avec beaucoup de liberté dans les choix des couleurs dans le choix du
- Speaker #0
mobilier tout ça donc c'était vraiment hyper ouais je pense que tu as eu de la chance entre guillemets d'une cliente qui t'a fait quand on partageait t'as fait confiance aussi je trouve que t'as eu ouais t'as vraiment cette confiance de la part de ta cliente qui est chouette. Ton client n'était pas ton mari, donc c'était vraiment la vraie cliente. Et ouais, je trouve que ça a de la valeur.
- Speaker #1
Non, c'est sûr, j'ai eu beaucoup de liberté. Même en fait, ils m'ont tout de suite placée en tant que décoratrice d'intérieur et qu'avec mes connaissances et mes compétences qu'eux n'avaient pas forcément. Et donc en fait, je me suis placée en experte tout de suite. Et ça, c'était assez valorisant, en fait, même en débutant, d'avoir ce côté, on te fait confiance parce que c'est ton métier et que tu sais mieux que nous. Et puis, c'était un projet quand même assez challengeant sur certains aspects, parce qu'il y avait des aspects techniques du lieu, qui, en fait, ont dû explorer aussi pas mal de possibilités. Et en fait, ils n'ont jamais freiné sur aucune possibilité. Donc, ça a été vraiment super aussi d'aller explorer plusieurs choses. Et voilà, c'était très, très formateur. J'ai adoré voir ça.
- Speaker #0
Je rebondis sur un truc, parce que t'as jamais... eu envie ou eu peur de leur dire que tu étais débutante ? Comment tu as ressenti ça ? Parce que parfois, il y a beaucoup de décoratrices qui se lancent, qui se disent « Ah, si j'annonce que je suis jeune décoratrice, je vais passer pour pas experte, débutante, amateur. » Et là, je l'entends que ce n'est pas du tout, tu ne l'auras jamais caché en fait.
- Speaker #1
Non, ça va être des débuts en fait. D'ailleurs, elle m'avait demandé, donc la personne que j'ai rencontrée, comment ça allait se passer. Parce qu'elle, elle pensait que j'avais lancé un peu mon entreprise depuis plusieurs mois. Et je lui avais dit, ben non, en fait, j'ai fini ma formation il y a un mois. J'ai lancé mon entreprise il y a un mois. Donc, en fait, je suis vraiment au début. C'est mon premier projet. Et en fait, ça ne leur a pas du tout fait peur. Et le gros avantage, c'est que du coup, comme je n'avais que ce projet, j'étais hyper dispo. Et c'est aussi pour ça que ça a été super vite. Parce que quand on a fait la première présentation et qu'en fait, on a eu des choses à modifier, ça a été très vite.
- Speaker #0
Ça a été hyper réactif.
- Speaker #1
Et donc, en fait, deux jours après, ils avaient la modification. On a rediscuté. on a qu'elle a un rendez-vous en fin de semaine, ils vont commander les choses. Et donc, en fait, ça a été très vite parce que j'étais dispo. Parce que je ne roulais pas sous les projets. Et puis, c'est cool aussi parce que du coup, ça permet de tester. Et comme ils étaient très ouverts, il n'y a pas eu d'attente particulière de leur côté qui ont fait que ça m'a mis en difficulté. En fait, j'ai vraiment pu faire les choses, même tester mes présentations, mes demandes de devis. Donc, c'était vraiment... Oui,
- Speaker #0
donc les recherches d'artisans. Oui, exactement. Il y a un point qui me vient, toi. Moi, j'ai souvent la... la remarque du fameux syndrome de l'imposteur, cette peur d'illégitimité. Est-ce que c'est quelque chose que tu as ressenti, ce syndrome de l'imposteur, soit au tout début, avant ta formation, où tu disais que tu avais peur de ne pas être à niveau, ou est-ce qu'à un moment, pour ce premier projet, tu t'es dit « j'ai quand même un gros syndrome de l'imposteur, pour qui je suis, pour qu'on me fasse confiance ? » Tu l'as vécu ou finalement…
- Speaker #1
Pas tant que ça.
- Speaker #0
Pas tant que ça, oui. Parce que je pense qu'il n'y a jamais eu de pression de leur côté.
- Speaker #1
et qu'il n'y avait pas d'attente particulière. Tu vois, je l'ai plus vécu en tant que prof quand j'ai commencé.
- Speaker #0
D'accord, c'est rigolo.
- Speaker #1
Et pendant très longtemps.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Alors qu'en fait, même chose que je disais d'habitude, j'aurais fait un rendez-vous avec des parents ou une réunion, j'aurais été hyper stressée. Et en fait, ce premier rendez-vous, j'y ai été, j'ai dit à mon mari, mais je ne stresse pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
tu vois c'est étonnant je ne stresse pas parce que je me sens bien et je me sens prête à y aller à affronter alors je ne dis pas que ce ne sera pas la même chose au prochain projet il y a toujours des projets challengeants même moi tu vois quelques ans plus tard il y a toujours des projets qui challenge un peu plus on a un peu plus la trouille mais je ne sais pas après j'avais quand même en plus ce côté de alors je n'avais pas le syndrome d'imposteur mais j'avais quand même un peu ce stress de dire c'est quand même aussi je représente quelque part un peu mon mari parce que c'est lui tu vois c'est son travail et que si je me plante complets et qu'ils ne sont pas satisfaits en fait c'est aussi un peu son image peut-être qui va être un peu écornée. Donc, il y avait un peu plus de stress par rapport à ça que par rapport à moi. Je me disais, en toute façon, en fait, ils savent que je débute et que si je me plante, en plus, ils sont hyper bienveillants. Je sais que c'est une entreprise dans laquelle il y a beaucoup de bienveillance, beaucoup d'écoute et beaucoup de... Ils cherchent beaucoup de bien-être et tout ça. Donc, en fait, peut-être aussi que ça a beaucoup changé.
- Speaker #0
Mais bien souvent, en fait, c'est souvent une peur qu'on a. Mais les clients, en général, sont bienveillants.
- Speaker #1
Mais bien sûr,
- Speaker #0
il y a des clients... pas cool comme partout, mais moi, dans l'immense majorité des cas de mes projets, c'est les clients, même quand je n'ai fait plus faire des erreurs, des choses comme ça, les clients comprennent, il y a des êtres humains. Est-ce que tu sais nous dire grâce à quoi, pourquoi tu t'es sentie tant en confiance que ça, alors que finalement, c'est ton premier projet, ça aurait pu être l'inverse et ça aurait été bien compréhensible aussi ?
- Speaker #1
J'ai eu des doutes sur certains aspects quand je faisais, parce que c'est forcément. Je ne maîtrise pas les process, on ne sait pas comment ça va se passer. Mais en fait, je crois juste que je me sens à ma place et je ne me suis jamais aussi sentie à ma place que maintenant. Et je pense aussi que ce qui joue beaucoup, c'est la formation où en fait, l'apport de compétences m'a permis de me sentir en confiance parce que j'avais tous les outils pour aller faire ce projet assez sereinement. Donc même s'il y a toujours des questions, il y a toujours des doutes parce que c'est le premier et qu'on commence et on n'est jamais sûr à 100% de ce qu'on fait. Mais en fait, on est tellement bien accompagnés que même si on a un doute, on n'est jamais tout seul aussi. Je pense que ça fait la différence.
- Speaker #0
On essaye d'être là, effectivement, jusqu'au bout. Du coup, là, c'est quoi ton programme maintenant ? Alors, évidemment, d'aller décrocher tous les projets qui suivent, évidemment. Tu as vraiment un plan d'action ?
- Speaker #1
J'ai un bon petit planning pour le début de l'année qui a été mis en place avec Caroline et Fred, évidemment. ça va être déjà aussi beaucoup axé sur la communication continue ce que j'ai commencé pour suivre et ta communication c'est quoi tes modes de communication tu parlais youtube ouais instagram principalement je vais lancer une newsletter le blog et après j'aimerais aussi aller sur linkedin mon objectif aussi c'est d'aller plus tard vers des projets pro sur des bars et des restaurants donc aussi axé sur linkedin Voilà et puis après ça va être continuer à... La communication, aller chercher des partenaires, donc ça va être des marchés, aller visiter des fournisseurs.
- Speaker #0
Oui, j'ai été rencontrer des agents immobiliers. Voilà,
- Speaker #1
on essaye.
- Speaker #0
Effectivement, c'est un mélange de communication en ligne, de chercher de la visibilité en ligne, de choses en présentiel. C'est ce qu'on travaille ensemble dans le Mastermind. C'est vraiment cet équilibre de rejoindre des réseaux, de se tenir autant soutenu que possible. Merci.
- Speaker #1
parler de soi, se faire connaître partout et de toutes les manières possibles et imaginables pour que le plus de monde possible puisse te connaître.
- Speaker #0
Je vous dis en plaisantant, il faudrait que tous les jours, il y ait une personne nouvelle qui sache que tu es décoratrice intérieure et tous les jours, il faudrait donner une carte de visite à quelqu'un. Évidemment, c'est une image parce qu'on ne le fait pas tous les jours. Mais c'est effectivement oser prendre la parole.
- Speaker #1
C'est un cap à passer d'accepter de parler de soi en tant que décoratrice et se dire Je suis décoratrice, je vais te dire ce que je fais et le faire à chaque fois que tu rencontres quelqu'un.
- Speaker #0
Est-ce que c'est dur pour toi de dire aujourd'hui que tu es décoratrice versus je suis prof ? Non, plus du tout.
- Speaker #1
Au début, j'avais du mal à parler de moi. Ce que me vendent, ce n'est pas dans mon caractère. En fait,
- Speaker #0
on n'a pas besoin de se vendre. Ce n'est pas du tout dans nos... Très bien, dès qu'on parle, on n'a pas à se vendre. Et puis,
- Speaker #1
en fait, prof, tout le monde a plus ou moins un avis sur ce que tu fais. Au fait, tu n'as jamais expliqué ce que tu fais. Décoratrice, c'est un peu plus flou pour certaines personnes qui ne savent pas trop ce que tu fais. Donc, tu vas plus facilement être amenée à aller expliquer ton métier et en quoi c'est important.
- Speaker #0
Ce qui soutient en même temps que la curiosité des gens nous donne des prétextes pour venir pitcher, nous raconter, présenter nos projets. Et finalement, moi, je me dis, ce n'est pas tant se vendre soi, mais plus expliquer nos services, la transformation qu'on donne. Donc finalement, ce n'est pas... toi en tant que personne, que tu penses plus à quel point tu aides des clients à se sentir bien chez eux, au sens large.
- Speaker #1
Et puis je trouve que les gens s'intéressent beaucoup à ce que tu... Quand tu leur dis que tu es décoratrice et que tu commences à parler, ils ont plein de questions à te poser.
- Speaker #0
C'est vrai qu'il y a de la curiosité.
- Speaker #1
Et quand tu commences à parler des couleurs, tout de suite ça passionne les gens et tu commences à leur dire les couleurs, ça a un impact sur ta manière de vivre, sur tes émotions. Et en fait, ils sont tout de suite intéressés parce que je pense que c'est quelque chose qu'ils ne savent pas forcément. Et tout de suite, en fait, tu trouves un intérêt à leur yeux.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Les couleurs, c'est vraiment une façon de capter l'attention hyper puissante. Et puis, on a tellement d'histoires à raconter.
- Speaker #1
Et puis, on en parle tellement avec passion que tout de suite, en fait, ils se sont emportés dans ton récit et dans ton histoire. Et ils se disent « Waouh ! En fait, elle sait de quoi elle parle. Elle a l'air d'aimer. Et en fait, j'ai envie d'en savoir plus. » Et c'est vrai que souvent, le côté couleur, à chaque fois, m'a fait... Les gens, ils s'intéressent, ils posent plein de questions et ils ont envie d'en savoir plus.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que ça montre, c'est très facile du coup de raconter son expertise sans avoir l'impression de dire « Oh, regardez comme je suis géniale, je suis là, je suis la meilleure » . En fait, tu n'as même pas besoin de le dire, ça transparaît. Très intéressant, je suis mille fois d'accord avec toi. Dernière question pour toi peut-être. Est-ce que tu auras un message ? Toutes les femmes qui rêvent comme ça de se reconvertir, forcément, il y a plein d'inquiétudes. Comme tu disais, est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que je suis prête à oser ? Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je vais trouver des clients ? Est-ce que tu aurais un message, un ou plusieurs messages d'ailleurs, à faire passer pour partager l'expérience riche, forcément ?
- Speaker #1
La première chose, ce serait d'oser. D'arrêter de se poser 50 000 questions, parce que plus on se pose de questions, et moins on passe à l'action. Et en fait, c'est juste d'oser et de se dire... De toute façon, j'essaye. Qu'est-ce qui va arriver si finalement, je me rends compte que ce n'est pas ça, que ce n'était pas le bon moment ? Je recommencerai plus tard. Mais juste ne pas regretter de ne pas avoir essayé. Essayer, pour moi, c'est le plus important. Et qu'en fait, c'est tellement fun et c'est tellement jouissif de le faire et de faire un métier pour lequel on prend vraiment du plaisir. En fait, ça fait toute la différence. Il faut penser à soi d'abord, se préserver. Si on n'est plus à l'aise dans ce qu'on fait, trouver quelque chose qui nous... qui nous redonne du goût au travail et à ce qu'on fait dans la vie.
- Speaker #0
Écoute, merci beaucoup pour ces sages paroles et cette enthousiasme. Je te réinvite dans six mois et puis tu nous racontes tous tes projets suivants, c'est ça ? J'espère, un projet par mois, j'espère. C'est parfait. À très vite.
- Speaker #1
À très vite, merci.
- Speaker #0
Si tu entends ce message, c'est que tu as écouté l'épisode jusqu'au bout. Et donc je me dis que ça a dû te plaire. Alors si tu veux me soutenir, laisse-moi un petit commentaire et des étoiles. Ça va vraiment m'aider à faire connaître ce podcast au plus grand nombre. Un énorme merci d'avance.