Speaker #0Hello, je suis Caroline, fondatrice de Bonjour Ma Nouvelle Vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avançable prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Situées à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience, de conseil business, Si tu veux booster ton mindset pour révéler ton plein potentiel, alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Il y a un truc que je voulais vous raconter, que je vis depuis... quatre mois et je fais beaucoup de parallèles entre cette activité et mon activité d'entrepreneur. Donc c'est un petit peu ça que je vais te raconter aujourd'hui. Ce qui s'est passé, c'est qu'à Noël l'année dernière, donc il y a déjà un an, mon mari m'a offert une activité de théâtre d'improvisation. C'est un truc, je n'avais jamais parlé de ça, je lui avais jamais ça me plaisait, tout simplement. Et... il est arrivé avec ce cadeau de Noël en me disant, tiens ma chérie, toi qui aimes sortir de ta zone de confort. Et là, j'avoue que l'émotion qui est venue, c'était crise de panique. En fait, je lui ai dit, non mais offre-moi un déménagement quelque part. Ça, je vais le gérer, mais pas du tout le théâtre d'impro. J'avoue que j'ai mis six mois à accepter qu'on s'inscrive. J'avais plein de bonnes excuses pour ne pas y aller, comme quoi je n'étais pas dispo, comme quoi... On partait en week-end et donc ça nous faisait manquer des moments. Enfin bon, j'ai tout inventé. Mais arrivé en septembre, j'avais plus trop trop le choix que de me lancer. En tout cas, j'avais plus de super excuses. Et donc, je me suis lancée dans cette activité. Ce qui est né en moi à ce moment-là, c'est une peur, mais une physique. en fait je suis arrivée en cours en me disant je suis mort de trouille, vraiment mort de trouille. Lui rigolait parce qu'il n'a pas cette peur probablement du regard des autres, il n'a pas cette peur de sentir ridicule, d'être mauvais. Il était beaucoup plus à l'aise que moi au départ, en apparence, parce qu'après, ça s'est globalement équilibré entre nous. Mais je suis arrivée à ce cours vraiment avec le cœur qui battait, en me disant « mais dans quoi je me lance ? Qu'est-ce que je suis en train de faire ? » Je n'avais jamais eu envie de faire ça. Ce n'était vraiment pas du tout quelque chose qui me motivait. Et c'était une vraie grosse sortie de zone de confort. Après, ce qui s'est passé, c'est que tout de suite en arrivant, les personnes qui étaient déjà là ont tout de suite exprimé qu'elles étaient mortes de trouille. Et là, tout d'un coup, il y a eu comme un point en moins de me dire « En fait, je ne suis pas seule. » Ok, je suis flippée, mais je ne suis pas seule. à être dans ma zone d'inconfort et de ne pas savoir ce qui va se passer. Et ça, ça m'a tout de suite fait le parallèle à ce que nous, on peut vivre en mastermind, ce que je sais que chacune de vous vit au moment de lancer son activité, de se reconvertir, c'est « je suis morte de truie, je ne sais pas vers quoi je vais, mais je ne suis pas seule » . Et tout d'un coup, je me suis dit « ok, je sais pourquoi aussi j'ai un business autour de la sororité » . autour de créer cette intelligence collective, cette force du groupe de se dire « Ce que moi je vis, je ne suis pas seule. » Et on partage toutes les mêmes choses. Et donc là, tout d'un coup, moi me retrouver dans la position où je suis hyper mal à l'aise et complètement flippée, m'a fait me dire « Ok, je comprends encore mieux ce que vivent les femmes que j'accompagne, parce que forcément, moi, avec mes 14 ans, c'est un petit peu facile d'oublier de temps en temps ces peurs du début. Alors, j'en ai d'autres, mais en tout cas, je n'ai plus la peur de me lancer dans une nouvelle activité. Donc, voilà. Donc, en fait, il y a eu cette première leçon de dire « Ok, je suis mort de trouille, mais je ne suis pas toute seule. » Et ça, peut-être que déjà, c'est en train d'être quelque chose qui te parle. Leçon suivante, j'ai réalisé que ce n'est pas parce que j'avais peur que je ne le faisais pas. Et ça, il y a eu quelque chose de très riche aussi pour moi. Je pense que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu aussi peur. de me lancer. Et en fait, le fait de me dire « j'ai très peur, mais j'y vais avec la peur avec moi » , je me suis rendue compte que c'était aussi ce qu'on vivait dans l'entrepreneuriat quand on a peur d'aller prospecter, d'aller parler à des nouveaux artisans, des fournisseurs, de raconter nos projets, quand on a peur de rencontrer quelqu'un. En fait, ce n'est pas parce qu'on a peur. Et ça, c'est une émotion qu'on a mille fois le droit de respecter. Et elle ne révèle rien en soi. Elle n'est pas forcément un problème, cette émotion de peur. Mais ce n'est pas parce que je l'ai que je n'y vais pas. Et ça, c'était ma deuxième leçon qui, moi, a boosté ma confiance. Pour moi, de me dire, ok, je n'ai pas envie d'y aller à la base. Ce n'est pas confortable, mais j'y vais quand même parce qu'il y a quelque chose qui m'attend probablement derrière. Et puis, ce sentiment de « ok, je ne suis pas en train de fuir » . En fait, de me rendre compte aussi que la peur que j'avais, elle était fondée sur rien en vrai. Elle ne reposait sur rien, je ne l'avais jamais vécue. Donc, je n'avais aucune idée de ce que pouvait être le théâtre d'impro. Je ne savais même pas à quelle sauce j'allais manger, je ne sais pas du tout ce que j'allais vivre, je ne connaissais pas les personnes. Donc en fait, ma peur, elle était uniquement fondée sur mon fantasme. sur une projection que j'avais de moi-même, comme quoi j'allais être inconfortable, comme quoi je n'allais pas avoir de répartie, comme quoi je ne saurais pas gérer. Et en fait, la peur ne reposait sur aucune vérité. Et que le fait que je ne fuis pas juste à la lumière de ces peurs, ça a été un gros apprentissage pour moi aussi. Il y a un apprentissage suivant que j'ai trouvé hyper puissant, c'était que mon ressenti n'était pas une vérité. Je vais te raconter un petit peu, il y a eu un souvenir d'un cours où, au bout de deux heures, on est sortis, tous les deux d'ailleurs, avec mon mari, on est sortis en me disant, j'ai vraiment eu l'impression d'être hyper mauvaise, de me dire, putain mais cette fois-là, vraiment, j'ai pas su gérer, j'ai rien su, j'avais pas d'idée qui venait facilement, etc. Je suis revue en me disant, j'ai été nulle pendant deux heures. Et lui avait un peu le même ressenti de ne pas avoir été terrible, d'avoir été super. Et là, tout d'un coup, lui a eu la bonne idée de me dire « Tu ne veux pas me raconter tous les moments où j'ai été quand même pas si mauvais que ça ? » Et il m'a dit « Je vais le faire pour toi en retour. » Donc en fait, on a pris le temps tous les deux de lister les moments où on a été bon quand même. Sans avoir été bon, mais en tout cas, on s'est bien débrouillé. On a bien géré la situation d'un pro. Et en fait, on s'est rendu compte qu'on était capable. tous les deux de se donner une liste au moins de 10 points où, ben non, là, ce qu'on t'a fait, c'était ça, c'était drôle. T'as répondu ça, c'était super comme réplique. Là, t'as super bien traduit ton émotion. Là, t'as eu une punchline qui était rigolote. Là, t'as bien mimé quelque chose. Donc, en fait, on est arrivé à une liste de choses qu'on avait bien faites. Et là, tout d'un coup, on s'est dit que notre ressenti à la sortie de la séance qui était « on a été mauvais » , finalement, elle n'était pas vraie du tout, cette ressenti. Et c'était en aucun cas. une vérité. Donc le fait que quelqu'un d'autre mette de la lumière, prenne cette distance, cette hauteur sur nos prestations à chacun, et je n'ai tout d'un coup apaisé le système nerveux et se dire, en fait, ma perception n'est en aucun cas une vérité. Et ça, ça peut être quelque chose que je peux t'inviter à faire si un moment tu te sens mauvaise dans ton activité d'entrepreneur, si tu te dis, je n'arrive pas à trouver des clients, il n'y a rien qui marche. tout ce que je fais, il n'y a rien de bénéfique, je plante des graines et il n'y a rien qui germe. Demande à quelqu'un de te relever tout ce que tu fais qui est super cool et qui vraiment t'amène des chouettes résultats. Donc en fait, souvent on a besoin de quelqu'un d'autre qui a moins d'émotionnel que nous, qui fait ce petit pas de côté, qui a cette prise de hauteur, je ne sais pas dans quel sens le représenter, mais tu vois ce que je veux dire. Et ça, c'est hyper bénéfique parce que tout d'un coup, on a pris conscience que notre émotion n'était pas du tout un reflet juste de ce qui s'était passé dans la vérité. Et deuxième exemple, comme quoi mon ressenti n'est absolument pas une vérité. Et toujours aujourd'hui, donc là ça fait quatre mois qu'on fait de l'impro, mon ressenti est souvent « je ne vais pas y arriver » parce que je suis tellement dans une zone d'inconfort qu'à chaque fois qu'on me propose un nouvel exercice, exemple la dernière fois, On nous donnait trois mots, puis après on a doublé à six, et il fallait que je crée une histoire, une petite scène, sans aucune préparation, où je devais glisser ces trois et six mots dans l'histoire. Première émotion, je suis incapable de faire ça, je ne vais pas y arriver. Je voyais les autres commencer, et là je sentais la peur commencer à monter, en me disant, je ne vais pas y arriver. Et puis quand mon tour est venu, en fait j'ai réussi. J'ai réussi aussi bien que les autres. C'était juste très très bien. il n'y avait pas de « j'aurais pu faire plus, j'aurais pu faire mieux » . Ça a été drôle, ça a été bien construit, et il y a eu un truc d'efficace. Donc là, encore une fois, je me suis dit « ce n'est pas parce que j'ai cette voix en moi qui me dit « tu ne vas pas y arriver, tu ne vas pas y arriver » que pour de vrai, je n'y arrive pas. » Et là, je trouve qu'il y a quelque chose d'hyper puissant aussi, de réaliser rétrospectivement que tous les moments où j'ai eu peur, tous les moments où mon émotion, où mon corps, parce qu'il y a aussi des symptômes du corps, où on se met à transpirer ou on bafouille ou il y a quelque chose d'inconfortable, ces expressions corporelles ou de notre cerveau ne reflètent en rien la réussite future. Et c'est pareil en entrepreneuriat. Ce n'est pas parce qu'à un moment on se sent inconfortable ou on se dit qu'on ne va pas y arriver que pour de vrai, on ne va pas y arriver. Tu vois ce que je veux dire ? Leçon suivante que je vis, et je l'ai encore vécue hier soir, donc c'est tout récent dans ma tête, quand je suis mauvaise, parce que pour de vrai, parfois ça a été mauvais. Parfois, je n'ai pas trouvé l'inspiration, parfois j'ai même bloqué en plein milieu d'une impro, où je disais « je ne sais pas où sortir » . Ou alors on a même été coupé en disant « là, tu n'écoutes pas, c'est bien, là, il ne se passe pas, il y a un truc, on ne traduit pas, ce qu'il faut, c'est confus, l'intrigue n'avance pas » . On est en train d'être dans le non au lieu d'être dans le oui. Il y a plein de petits trucs d'impro. Donc, objectivement, et là, ce n'était pas dans mon ressenti, objectivement, j'ai été mauvaise. En fait, qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. Rien du tout. Non seulement, je suis toujours vivante. Concrètement, le soleil, c'est toujours le lever le lendemain. Finalement, mon émotion n'a pas été cool et je ne me suis pas sentie bonne. Mais globalement... lendemain, ceux que j'aime sont toujours là moi je continue mon petit bonhomme de chemin tout va bien et en plus et ça c'est un élément hyper important les moments où j'ai été mauvaise moi même je me suis dit tu es mauvaise et t'es vraiment trop nulle mais les autres n'ont à aucun moment renvoyé cette image là à aucun moment je continuais à avoir dans le regard des autres beaucoup d'empathie de bienveillance de gentillesse, de « Ok, on tourne la page, ce n'est pas grave, ça a été foireux, et alors ? » Et ça, je me dis que dans nos business, souvent, on a peur du regard des autres. Quand on tourne une vidéo, quand on s'exprime sur Instagram, quand on va voir quelqu'un, oui, on peut être mauvaise. Bien sûr, on est des êtres humains. Donc, à aucun moment, on n'est parfaite tout le temps. Ça n'existe pas. Ce n'est même pas possible du tout. Mais que nous, on projette ce que les autres vont penser. On s'imagine qu'on va être jugé, on imagine qu'on va être critiqué, que le regard des autres va être malveillant. Et là, je me suis rendu compte que ce n'est pas vrai. C'est un fantasme que j'ai moi, c'est une projection de moi, mon cerveau, qui n'est en aucun cas ce que j'ai vécu. Et en plus, je me suis surprise, moi, quand les autres étaient mauvais, parce que je ne suis pas la seule à être mauvaise, les autres aussi sont mauvais parfois, moi, mon cœur, il reste tout aussi bienveillant. je me dis pas « Putain, t'es mauvais, mec. Vraiment, il faut que t'arrêtes ça tout de suite. » Mais non, pas du tout. C'est au pire, on sourit et on se dit « Bah, on fera mieux la prochaine fois, c'est pas grave. » On passe toujours un moment. Donc ça, c'est quand même une leçon que je trouve très forte aussi de se dire même quand ça ne va pas, même quand ce que je fais n'amène pas de résultat positif, quand ce n'est pas épanouissant, il ne se passe rien. Ni dans l'émotion des autres, ni dans... ça ne prédit rien de ce qui va se passer derrière. Un truc aussi hyper fort que j'ai dû aller chercher, c'est le lâcher prise. Ça, je l'ai vraiment travaillé beaucoup en mindset, notamment avec Nadege, qui est la coach de notre mastermind. Je lui ai, moi, amené cette problématique-là. Une fois où je lui ai dit, en fait, je suis trop dans le contrôle, aide-moi à booster mon mindset et à aller chercher ce lâcher prise. Donc là, je ne lui ai amené pas une problématique business, mais en fait, je me rends compte que... plein de fois dans mon business, je suis aussi obligée de lâcher prise, on va bien voir ce qui va se passer, de laisser tomber, baisser l'armure un petit peu et de se dire, ok, on va voir. Et notamment, Nadège m'a forcé à aller voir où est-ce, quand moi aussi, j'arrive à être confortable dans des moments où je m'expose, où je prends la parole. Effectivement, il y a des moments où je reste confortable. Aujourd'hui, cette vidéo, elle n'est pas confortable. Sincèrement, c'est toujours un petit point de douleur. Mais je sais qu'il y a d'autres moments, notamment quand je suis en coaching, je suis hyper confortable. Je me sens hyper à l'aise dans des moments comme ça, hyper moi-même. Je ne calcule pas ce que je vais dire, ce que je vais faire. Si je suis bien coiffée, bien maquillée, bien ceci, bien cela, on s'en fout. Donc en fait, elle m'a forcé à aller chercher tous les moments où je savais lâcher prise, où je savais ne pas avoir peur. peur du regard des autres, pour venir me réconcilier avec ce côté-là de moi-même aussi. Là où j'avais tendance à me mettre une étiquette « De toute façon, moi, je ne suis jamais à l'aise, envidée quand on me regarde. Je ne me sens toujours jamais bien. » En fait, elle m'a forcé à regarder. « Mais si, il y a plein de moments où tu te sens bien, sans calculer. » Donc, venir me réconcilier aussi avec ces moments-là et être capable de les voir, c'est quelque chose qui a été hyper puissant. Et ça m'a forcé aussi à aller explorer même des choses de mon enfance, où effectivement, moi j'ai été élevée, où il ne fallait pas se mettre en avant, il ne fallait pas faire le show, il ne fallait pas chercher à impressionner, il ne fallait pas chercher à être drôle, il ne fallait pas trop faire de vagues, il ne fallait pas faire rire la galerie, être un peu extravertie, ce n'était pas quelque chose qu'on m'a transmis enfant. Et que là, tout d'un coup, on me donnait une scène, dans tous les sens du terme, où j'avais le droit de laisser exprimer ça. Et c'était OK de le faire. Donc ça m'a permis aussi d'aller réexplorer des choses et de me dire, ce n'est pas parce qu'on m'a répété toute ma vie, toute mon enfance en tout cas, qu'il ne fallait pas en faire des caisses, qu'il ne fallait pas faire le show, que j'étais condamnée à ne pas le faire aussi adulte, si à un moment j'en avais envie. Et je sais que c'est parfois quelque chose euh... que mes élèves ressentent, que vous venez me dire, où on a pu peut-être vous dire, enfant, si tu réussis, c'est mal. Si tu prends trop fort la parole, ce n'est pas bien. Il faut mieux que tu ne fasses pas trop de bruit. Si tu écoutes la musique fort, si tu danses trop fort, tu viens un petit peu déranger les autres. Donc, si tu peux rester calmement dans ta chambre, c'est quand même mieux. Et que du coup, ce sont des choses qu'on se trimballe, parfois adultes, à se dire, tout. on nous a inculqué qu'il ne fallait pas faire trop de bruit, il ne fallait pas monter devant de la scène, dans tous les sens du terme, et être entrepreneur, c'est oser parler de soi, oser s'afficher, oser prendre la lumière. Et que là, j'avais le droit, mais du coup le message c'est tu as le droit aussi, tu as le droit de prendre la lumière. Et que ce n'est pas parce qu'on a eu des parents ou des personnes qui nous ont dit que ce n'était pas bien de prendre la lumière, qu'on est condamnés. à suivre ça. On a le droit, toutes, de prendre la lumière. On le fait avec notre cœur, on le fait avec notre personnalité. On n'a pas besoin de le faire en écrasant les autres, en faisant tout ça. Mais on est autorisé à ça. Et je trouve qu'en tant qu'entrepreneur, se réconcilier avec cette autorisation à prendre la lumière, à parler de soi, à se montrer, à assumer le regard des autres, il y a quelque chose d'hyper puissant. si on veut réussir, on a besoin de venir se réconcilier avec ça. Et je sais que nous, c'est ce qu'on fait beaucoup dans tout l'accompagnement qu'on propose, de venir challenger toutes ces peurs, cette peur de la réussite, quelque part en fait c'est ça, qui vient nous pénaliser largement autant qu'une peur de l'échec. L'impro, ça m'a aussi forcé à prendre conscience de mes forces à moi, et que mes forces à moi n'étaient pas forcément celles des autres. Je peux te raconter, il y a plusieurs personnes dans mon groupe que j'admire parce que je les trouve hyper à l'aise. Il y a des personnes qui sont hyper à l'aise pour mimer, qui savent jouer physiquement avec leur corps, qui prennent un espace fou, qui miment super bien, qui expriment leurs émotions, même très exacerbées, de façon très forte. Et je suis très admirative de me dire « je suis incapable de faire ça » ou « j'étais incapable de faire ça » . Et tout d'un coup, je me suis dit, mais je n'ai pas besoin d'être forcément copié-collé avec eux. Peut-être que moi, ma force, ce n'est pas dans le côté extraverti, où je joue des rôles, où je mime, je suis très forte en mime, où j'exprime hyper bien mes émotions. Peut-être que ma force à moi, c'est parfois de construire l'histoire, de venir alimenter une histoire, de trouver une petite punchline, de venir twister une histoire à un moment. de rebondir sur quelque chose et qu'en fait, je n'ai pas besoin de faire le show, je n'ai pas besoin d'être surtout exactement comme ceux que j'admire pour pouvoir avoir ma place dans le groupe. Donc ça, c'est vraiment quelque chose qui m'a été très utile de me dire, il faut que je valorise mes forces à moi qui ne sont pas celles des autres. Et là, encore une fois, je trouve qu'il y a un parallèle hyper puissant à faire avec l'entrepreneuriat. Tu admires peut-être certaines décoratrices qui sont Merci. hyper à l'aise ou hyper qualifiée dans certains domaines, qui ont une compétence que toi tu n'as pas exactement, mais au lieu de te dire « ah, moi je n'ai pas ça, donc je suis nulle » , viens explorer ce que toi tu as, quelles sont tes forces, tes compétences métier, mais aussi des compétences humaines. Il n'y a pas besoin d'être hyper à l'aise dans l'échange pour être une très chouette décoratrice intérieure. Une décoratrice qui parle beaucoup, ça peut être très chouette, mais si toi ce n'est pas le cas, d'être très doué dans la prise de parole, l'inverse, c'est-à-dire que tu es probablement beaucoup plus doué dans l'écoute. Et il y a quelque chose de canon à être très fort dans l'écoute. Ça veut dire qu'on pose des questions, mais on écoute beaucoup. Et un client adore être écouté. C'est une qualité énormissime. Donc au lieu de toujours se comparer sur ce qu'on n'a pas, de venir aller chercher nos forces, nos zones de génie, nos zones de talent, il y a quelque chose qui vient nous apaiser. Et on n'a pas besoin d'être comme les autres pour être assez, pour faire les choses suffisamment bien. Ça, c'est quelque chose que j'ai appris avec l'impro. Honnêtement, je suis toujours en processus. C'est toujours quelque chose de très, très challengeant. Mais j'ai progressivement pris conscience de ça. Avant-dernière leçon qui me vient, c'est en fait juste kiffer. Parce qu'en fait, l'impro, on rit énormément. On rit à nos dépens parfois. On rit des autres. En fait, c'est deux heures où à chaque fois qu'on y va, on se marre non-stop. Et qu'en fait, j'ai réalisé que... Prendre du plaisir, juste kiffer ce qu'on est en train de faire, c'est déjà une réussite. Et je n'ai pas besoin d'être bonne, d'être pas bonne, d'être percutante, d'être parfaite, d'être juste le fait d'être là, d'apprécier l'expérience, d'apprécier le moment, de me marrer, de kiffer, d'être aussi dans des moments de communion, parce qu'en fait, c'est des moments où on n'a pas nos téléphones, je ne pense pas au boulot, je pense à peine à mes enfants. juste je jette un petit coup d'œil éventuellement à un moment être sûre qu'il n'y a pas de message et que tout le monde va bien mais globalement c'est des moments où on se met dans nos bulles où on est plus connecté enfin on est déconnecté par rapport aux réseaux sociaux par rapport au téléphone et Dieu sait si ça fait du bien mais à l'inverse on est très connecté en tant qu'être humain et c'est deux heures d'une parenthèse de vie d'une grosse parenthèse dans la journée où on se dit ok là je suis juste en train de kiffer je suis juste en train de me marrer on a mal aux zygomatiques tellement on rit, on a mal au ventre, tellement on s'est marré. En fait, ça suffit. Ça suffit pour dire que c'est un succès. Et mon parallèle avec l'entrepreneur, c'est le fait de kiffer ce que je fais, de surfer sur une passion. Et je sais que c'est ton cas si tu veux être décoratrice d'intérieur, si tu es fondamentalement passionnée par la déco, et bien vas-y. En fait, il n'y a aucune raison de se priver de ce kiff suprême parce qu'il y a d'autres choses qui sont challengeantes à côté. En fait, le fait de prendre son pied, de s'éclater, Ça suffit pour que l'expérience soit belle. Donc en fait, de valoriser ça, de valoriser ce moment de pur plaisir, c'est juste incroyable. Et puis dernier point, c'est aussi de valoriser, et ça c'est le regard des autres qui pour le coup m'a fait beaucoup de bien, de valoriser, d'oser faire quelque chose que peu de personnes osent. En fait, quand je raconte qu'on s'est mis au théâtre d'impro, en fait, presque tout le monde me dit « Ah là là, je ne sais pas comment tu fais, je n'oserai jamais » . Et je me dis, ça tombe bien, je ne savais même pas que j'étais capable moi-même de faire ça. Et j'aurais été cette personne il y a quelques temps qui aurait fait la même remarque. Je ne sais pas comment tu fais, ça me semble inconcevable. Et le fait d'oser faire quelque chose que peu de personnes osent, c'est quelque chose aussi qui vient faire grandir la confiance en moi, et qui me fait du bien, et qui m'aide. Et là, encore une fois, c'est l'entreprenariat. Mon parallèle évident, c'est qu'il y a peu de personnes qui osent devenir entrepreneurs. C'est inconfortable. On ne sait pas, ça crée de l'insécurité. On ne sait pas de quoi demain va être fait. On ne sait pas si on va réussir à trouver des clients. On ne sait même pas comment se dépatouiller de plein de situations. Et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de personnes qui préfèrent rester dans le salariat, avec ses inconvénients, c'est évident, mais aussi une certaine sécurité. Et une certaine zone de confort, quelque part. Et en fait, valoriser que tu oses être entrepreneur, quand beaucoup de personnes n'osent même pas y aller, ça c'est quelque chose d'hyper puissant. Donc vraiment, l'impro m'a dit « Ok, tu es capable d'oser, alors que l'immense majorité des personnes n'osent pas. » Et ça, j'ai trouvé que c'était aussi une leçon incroyable. Donc voilà, c'est un petit peu tout ça que j'avais envie de te partager. C'est un épisode qui n'est pas du tout facile à faire pour moi. Je ne sais pas si ça s'entend, mais en fait, c'est beaucoup moins clair dans ma tête parce que déjà, c'est assez récent de vivre tout ça. Mais je me suis dit que ça pouvait être important de te le partager, qu'il y a peut-être des leçons que tu vas retirer toi aussi. Je me dis que vraiment, il y a un an, quand j'avais eu ce cadeau, si je m'étais arrêtée à mes peurs et à toutes les voix que j'entendais dans mon cerveau qui me disaient « n'y va pas, n'y va pas, n'y va pas, tu vas te casser la gueule, ça va être horrible, tu es incapable de faire ça » , si j'avais écouté toutes ces voix-là, je serais passée à côté de toutes ces soirées hyper joyeuses qu'on vit. de toutes ces leçons de vie que je retiens, de tout ce chemin vers une meilleure connaissance de moi, vers le fait de faire des choses alors que je pensais que j'en étais carrément incapable. Donc en fait, il y a quelque chose d'hyper bénéfique pour moi dans mon mindset, dans ma confiance en moi. Ça vient, alors que ce n'est pas confortable à plein de moments, mais j'arrive à apprécier cet inconfort et à savourer les leçons que j'en retire. Donc... Merci mille fois à mon petit mari de m'avoir offert ce challenge. Je pense que c'est un des plus gros finalement de ma vie, en tout cas récemment, parce que j'ai eu beaucoup, beaucoup de leçons de vie derrière. Et encore une fois, c'est les mêmes choses qu'on traverse en tant qu'entrepreneur, où il y a plein de peurs, plein de choses qui sont inconfortables. Mais à la fin, on en est capable. Tu en es capable. Si tu entends ce message, c'est que tu as écouté l'épisode jusqu'au bout, et donc je me dis que ça a dû te plaire. Alors si tu veux me soutenir, laisse-moi un petit commentaire et des étoiles, ça va vraiment m'aider à faire connaître ce podcast au plus grand nombre. Un énorme merci d'avance.