Speaker #0Hello, je suis Caroline, fondatrice de Bonjour Ma Nouvelle Vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avançable prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Situées à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience, de conseil business, Si tu veux booster ton mindset pour révéler ton plein potentiel, alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute ! Est-ce que toi aussi tu trouves que... être maman et décoratrice en même temps, c'est un vrai challenge. Après, je dis maman et décoratrice, mais ça peut être aussi maman et en formation, maman et entrepreneur. Tout ça est un petit peu dans le même panier pour nous. On est sur des vrais enjeux, des vrais challenges, et c'est ça dont j'aimerais qu'on parle aujourd'hui. Évidemment, j'ai trois enfants, moi aussi, donc c'est vraiment tout mon parcours d'entrepreneuriat qui est qui a toujours été très fortement teinté du fait que je sois maman. J'ai moi aussi fait une formation avec trois enfants. Je l'ai même démarrée en étant enceinte. Donc j'ai fini ma formation avec un bébé, une maison en construction en même temps. Donc je suis moi aussi passée par là. Et ça me tenait vraiment à cœur qu'on en parle parce que je sais qu'il y a un vrai enjeu. En fait, vous êtes hyper nombreuses à me dire que être en formation tout en étant parent C'est vraiment pas simple. Lancer son business tout en étant maman de jeunes enfants, c'est pas simple. Évidemment, c'est pas simple non plus d'avoir un job à mi-temps ou à temps complet, c'est pas simple juste parce que notre vie, elle est hyper active et qu'il n'y a pas que le fait d'avoir des enfants qui est challengeant. Mais là aujourd'hui, je voudrais vraiment qu'on parle de l'enjeu précisément d'être maman, parce que je vais aussi te raconter tous les aspects hyper positifs que moi j'ai déjà... que j'ai traversées, mais aussi toutes les difficultés que ça représente. Et aussi peut-être te partager un petit peu des conseils de moi, ce que j'ai pu mettre en place. Ça fait 16 ans maintenant que j'avais lancé ma formation et que forcément, en 16 années, avec des enfants en bas âge et puis aujourd'hui des ados, il y a plein de choses que j'ai pu mettre en place avec des hauts, avec des bas, et c'est de ça dont on va parler. Au fond, si on veut se dire vraiment les choses... je pense que la difficulté numéro un pour nous mamans, c'est de nous mettre en priorité, c'est de mettre notre formation en priorité c'est de mettre après notre activité en priorité et c'est de nous mettre nous en priorité et ça c'est particulièrement difficile c'est difficile parce qu'on est des femmes parce qu'on a une charge mentale on va pas se mentir, qui est quand même très grande où il y a beaucoup de choses dans l'équilibre de la maison qui repose sur nos épaules fort heureusement nos hommes ont beaucoup beaucoup changé depuis quelques générations heureusement que mon conjoint ne se comporte pas comme mon grand-père se comportait parce que ça serait juste un cauchemar et surtout je ne suis pas du tout comme ma grand-mère mais on a encore plus de choses sur nos épaules et on a aussi ce poids de nos éducations parfois où on n'a pas été élevé en mode working girl on n'a pas été élevé comme ça, moi j'ai été élevé avec des parents, surtout une maman qui me répétait que « Sois prof parce que ça va te laisser beaucoup de temps avec tes enfants, parce que tu vas pouvoir soutenir ton mari dans sa carrière. » Donc, j'ai été élevée sans autorisation, en fait, à être entrepreneur et à me consacrer à 100% à mon métier. J'ai été élevée où on m'a dit « Cherche un métier qui va être un équilibre positif pour ta famille. » et aussi... ton mari, c'était un tout petit peu le message sous-jacent. Et en fait, j'ai grandi en me disant, il faut d'abord que je prenne soin de mon mari, de ma famille, et éventuellement, après que je me réalise. Évidemment, aujourd'hui, c'est pas du tout ce que je crois, moi. Je pense qu'on peut tout mener de front, bien évidemment. Non pas que ce soit simple, carrément pas, mais par contre, avec certaines règles du jeu, avec certaines limites qu'on peut venir poser, une certaine façon de s'affirmer. Je pense qu'il y a plein de choses qu'on peut réussir avec toute notre puissance de femme. Je vais quand même te partager quelques petits hacks, quelques petits tips, quelques petits conseils que j'ai pu mettre en place et qui, globalement, ont quand même super bien fonctionné. Un truc qui a toujours bien marché, et ça côté formation, j'étais en formation, mais aussi en tant que décoratrice en activité, c'est de mettre dans mon agenda les moments où je ne voulais pas être dérangée, où je travaillais sur mes projets, ou alors où j'étais en formation. Et en fait, tout le monde est au courant. Alors, moi la première, ça veut dire que quand je me disais que les mardis matins, j'étais sur ma formation, ça voulait dire que, ça voulait dire d'abord pour moi, Non, ce n'est pas le moment pour faire des machines, ce n'est pas des moments pour vider le lave-vaisselle, ce n'est pas des moments pour appeler tel ami, appeler ma mère, gérer des trucs du quotidien. C'était des moments où plus rien n'existait à part ma formation. Tout le monde était au courant, les enfants ont toujours été au courant. Quand ils étaient petits, c'était aussi marqué sur le frigo, par exemple, ils avaient des moments où ils savaient qu'ils ne pouvaient pas me déranger. Mon conjoint était au courant. Donc ça voulait dire qu'ils savaient qu'ils ne pouvaient pas m'appeler à tout moment, parce que là, fondamentalement, j'étais deep work sur ma formation. C'était aussi des messages que j'ai passés à mes amis. Non, on ne peut plus m'appeler à n'importe quel moment. Faire de moi une priorité, ça a été vraiment game changer pour ma réussite. Évidemment, il y a eu des enjeux énormes, dans le sens où je n'arrivais pas à travailler très très longtemps d'affilée. Je pouvais souvent travailler que par petits blocs d'heures, une heure, deux heures maximum, soit pendant une sieste, soit pendant un moment où ils étaient à l'école, etc. Mais en fait, on a appris aussi, et ça c'est un deuxième conseil, à organiser notre vie de famille autour de moi pour une fois. Alors, il y avait toujours les enfants au centre de toutes nos préoccupations, mais c'était aussi beaucoup autour de moi. Ça veut dire que mon conjoint a pris le relais. Alors, sur les tâches ménagères, ça c'est certain, j'avoue que j'ai toujours eu un conjoint qui a pris largement sa part et ça me fait penser arrêtez de demander à votre conjoint de l'aide ça je pense que c'est un tips demandez juste lui de faire sa part en fait c'est pas un enfant c'est pas quelqu'un né à part égale dans ce foyer et qu'en fait c'est pas lui qui vous aide c'est juste qu'il fait sa part du job au même titre que nous alors parfois la part du job elle est pas 50-50 en fonction des contraintes et ça ça peut être ok Merci. Mais moi, j'avoue que le « chéri, qu'est-ce que je peux faire pour t'aider ? » Je me trouve insupportable. Je ne veux pas que tu m'aides, mais que tu prennes les choses en main et ne fais pas reposer sur moi la charge mentale de décider ce qu'il faut faire et de te donner des ordres comme si tu étais un enfant. Donc ça, c'est juste un petit hack en plus que nos maris arrêtent de nous dire « est-ce que tu veux de l'aide ? » Je veux juste que tu fasses le truc spontanément au même titre que moi. Donc, oui. Il y a eu beaucoup de soutien au niveau purement des tâches ménagères, ça c'est certain. Mais il y a eu aussi un vrai soutien pour réussir à me dégager du temps. Donc je sais que j'ai beaucoup travaillé les samedis, par exemple, parce que j'étais là à toutes les sorties d'école à l'inverse. On habitait au Luxembourg, il n'y avait pas d'école le mardi après-midi et le jeudi après-midi, donc je prenais tous mes après-midi, ces deux après-midi là, avec mes enfants. J'étais là en grande partie dans les vacances scolaires, parce que moi j'en avais besoin. mes enfants. ont toujours fait partie de mes valeurs très très hautes, des choses les plus importantes dans ma vie. Donc, ce n'est pas parce que je lançais un business que ce n'était plus ma valeur prioritaire. Mais mon conjoint a toujours pris le relais autant que possible et de me dégager du temps, et notamment les samedis. Les samedis, c'était lui qui était en gestion quasiment exclusive de ce qui se passait à la maison. Donc, parfois, je ne travaillais pas. Mais bien souvent, soit je travaillais mes projets, Soit j'allais... à l'agence quand j'avais un lieu physique. Et surtout, j'ai fait beaucoup, beaucoup de rendez-vous clients les samedis. J'avoue que ça plaisait énormément à mes clients qui, eux, ne travaillaient pas à ce moment-là, donc ils me trouvaient très disponible. Mais la vérité, c'est que oui, je faisais ça pour eux, mais je faisais surtout ça pour moi. Parce que j'étais hyper sereine. Je savais mes trois loulous avec leur papa. J'avais une sérénité absolue. J'étais libre. C'était des moments que j'avais pour moi, sans arrière-pensée de ce que je pouvais faire. Donc, je ne dis pas qu'il faut forcément faire ça, mais en tout cas du que tu viennes chercher une organisation familiale qui vient te soutenir. Moi, c'est beaucoup passé par les samedis, mais encore une fois, il y a plein d'autres façons de faire. Il y a eu aussi beaucoup, leur papa prenait en charge les fins de journée. Il est rentré pour donner le bain. C'est souvent lui qui leur donnait à manger. C'est lui qui allait en partie les coucher. Même si le petit rituel dodo, j'avoue que j'avais du mal à l'abandonner. Mais voilà, il y avait des moments comme ça où il prenait le relais. Il pouvait prendre le relais aussi le matin, au petit déjeuner. Donc, c'était juste une organisation familiale, c'était juste un accord entre nous deux et selon les besoins aussi vitaux de nos enfants, ça c'est certain. Mais à partir du moment où tu mets en place un agenda familial, une organisation positive, équilibrée, épanouissante pour tout le monde, il y a quelque chose qui fonctionne beaucoup mieux. Un autre truc qui fonctionne très très bien aussi, et là j'avoue que je n'ai pas toujours été très bonne, mais c'est de savoir déléguer. Alors, de savoir déléguer à nos conjoints. Je repense encore à lui parce que je dois avouer que c'est quand même, quand on a la chance d'être en couple, quelque chose qui soutient énormément, que tout ne repose pas sur nos épaules. Et big up aux mamans solo parce que je pense que c'est vraiment un challenge supplémentaire. Ça vous donne inconsidérablement une force démesurée, mais n'empêche que je pense qu'il y a un petit enjeu supplémentaire. Mais de savoir déléguer aussi. C'est-à-dire que je pense que nous, les femmes, on a tendance Merci. vouloir parfois que les choses se fassent exactement comme nous on a envie. Je me suis parfois surprise à le voir passer l'aspirateur et me dire « Ah non mais là t'as pas bien fait, laisse-moi le faire, ça va le faire. Ça va être mieux. » Mais non ! Mais non en fait ! Pourquoi je fais un truc comme ça ? Ça sera peut-être moins bien fait. Il aura pâté dans les coins. Mais n'empêche que j'ai pas besoin de superviser comme si c'était mon employé, comme si j'étais meilleure que lui, comme si j'étais sa mère. Donc ça, Nous... Apprendre à rabaisser notre niveau d'exigence et à déléguer, ça c'est vraiment très apaisant pour réussir à combiner maman et décoratrice intérieure. Mais déléguer, je pense aussi surtout à d'autres personnes. Moi, c'est passé avec demander de l'aide ménagère. Ça a été vraiment ça qui a été salutaire. Et oui, je me suis offert une aide ménagère quand mes enfants étaient petits-hauts et que je lançais mon activité parce qu'il y a juste un moment, ça m'a dégagé cinq heures dans ma semaine. Et je ne pouvais plus tout mener de front. Et c'était un choix, encore une fois, que le ménage ne se fasse pas le week-end parce qu'on avait envie de privilégier notre vie de famille et non pas de faire le ménage tous ensemble. Donc, savoir aussi déléguer. Oui, ce ne sera peut-être pas fait exactement comme tu veux, mais n'empêche que ce sera fait. Ce sera propre, tu te sentiras bien chez toi et il y a de fortes chances que ça te dégage beaucoup de temps et beaucoup de charge mentale en moi. Le truc qui a changé aussi la donne, c'est d'avoir mon bureau à moi. Alors un bureau, oui, la table, où je pouvais laisser traîner mes affaires sans que personne ne vienne ajouter un cahier de coloriage, un dossier professionnel de mon mari, ou les clés, les vies de poche, etc. Donc ça, ça a été super. Mais le maximum a été quand j'ai une pièce à moi. Donc là, je pouvais fermer. J'avais tout organisé, j'avais ma matériothèque. J'avais mes armoires, mes documents, et personne n'avait le droit de venir envahir ce territoire-là. Donc si tu as la chance de créer chez toi un espace bureau, franchement, vas-y. Il y a une dimension physique, bien sûr, où on a notre espace, mais il y a aussi une dimension psychologique. Ça, c'est mon lieu de travail. Et non, je ne suis pas à la maison pour enfiler des paires, je travaille fondamentalement, foncièrement, et c'est ça mon espace qui représente mon lieu de travail. Il y a une dimension psychologique à ça. C'est qu'à un moment, physiquement, notre métier est représenté par un espace physique. On n'a pas forcément de boutique, on n'a pas forcément de show, on ne va pas à l'extérieur, mais il y a un espace dans la maison qui matérialise vraiment notre business. Et ça, franchement, c'est hyper important. Autre petit conseil qui est quand même très cool, c'est d'essayer d'éviter le multitasking. Multitasking, c'est plein de choses. C'est de laisser le téléphone allumé. J'allais dire, si je sais que la maman en toi ne va pas être capable d'éteindre son téléphone, je ne le suis toujours pas alors que j'ai des ados, mais mon téléphone est toujours allumé. On ne sait jamais, au cas où quelqu'un aurait besoin de moi. Mais par contre, en tout cas, de couper les notifications des réseaux sociaux, de couper peut-être certains messengers, certains WhatsApp, etc. Si on nous appelle, si l'école t'appelle, comment elle t'appelle ? si elle t'appelle au téléphone. Ça veut dire que tu n'as pas besoin de notifications de WhatsApp, d'Instagram et tout ça. Donc forcément, il faut savoir qu'en fait, dès qu'on a un élément qui nous déconnecte de la tâche qu'on est en train de faire, il nous faut longtemps pour réussir à nous reconnecter. Et tout ça, c'est une perte de temps, c'est une perte d'énergie. Donc il faut bien mieux être en mode juste une tâche, faire des pauses toutes les 20 minutes pour checker. si tu as besoin de certaines notifications, etc. Mais par contre, quand tu travailles, de te mettre dans ta bulle. Et tu vas gagner du temps, tu vas être plus efficace, et ça va être bénéfique pour ton énergie et pour les autres, bien évidemment. J'avais envie de te partager aussi une petite histoire qui a été vraiment très cool. Et mes enfants m'en parlent toujours aujourd'hui. Pour info, mes enfants ont 20, 18 et 15 ans, donc ils sont grands. Mais ils me parlent toujours de quand ils étaient enfants, quand j'étais en voiture et que je... recevais un appel client ou un appel fournisseur, un appel artisan, on avait un code où je leur faisais signe de se taire, parce qu'en fait, j'étais en haut-parleur dans la voiture, main libre évidemment, et en fait, c'était des moments qu'ils respectaient. C'était des moments où on entendait les mouches voler dans la voiture, où aucun d'entre eux ne venait me poser des questions. Ce n'est pas des moments où ils se disputaient, ce n'est pas des moments où ils venaient me provoquer. Et en fait, j'avais réussi à créer cette Merci. complicité avec les enfants de Venez me soutenir, j'ai besoin de vous à ce moment-là. Et c'est rigolo de voir que, donc l'aîné a 20 ans, donc pour lui ça fait 15 ans qu'on avait mis ça en place, et c'est rigolo de voir que mes ados jeunes adultes sont toujours très complices, très fiers de ces moments où ils me disent « Tu te souviens un moment comme à ces moments-là, on ne disait rien, on avait nos codes entre nous, on savait avec un pouce, avec des choses, tu savais nous dire, on pouvait se remettre à parler, etc. » Donc voilà, je trouve que ne minimise pas aussi la complicité et l'adhérent que tu es capable de créer avec tes enfants sur le fait de valider ton business. Je faisais aussi beaucoup valider de choses avec mes enfants, notamment mes planches d'ambiance. Évidemment qu'au fond, je ne pense pas que j'avais vraiment besoin de leur validation, quoique des fois, leur petit regard naïf d'enfant qui ne s'encombrait pas de plein de choses était hyper bénéfique pour mon business. Mais surtout, c'était une façon... de leur montrer ce que je faisais, de leur raconter mon métier. Et plus ils avaient accès au sens de ce que je faisais, pourquoi je le faisais, pourquoi c'était important pour moi, plus ils le respectaient. J'avoue que je n'ai pas toujours été très bonne. Des fois, je leur disais « oui, j'arrive dans cinq minutes » et puis un quart d'heure plus tard, je n'étais jamais là. Ils ont su me le dire à certains moments. Mais globalement, quand je leur montrais ce que j'avais à faire et qu'ils pouvaient me déranger quand ça serait fini, c'est quelque chose qu'ils ont respecté. vraiment. Et donc, de faire naître avec tes enfants cette complicité, de les impliquer sur ce que tu fais, de leur montrer comment tu fais des plans, de leur montrer comment faire des plans jambes, leur montrer les couleurs, leur montrer plein de choses, leur donner le nom de tes clients. Je sais, par exemple, que mes enfants connaissaient le nom de mes clients. Donc, ils connaissaient les noms de famille, les prénoms, les projets. Et en fait, à chaque fois que je parlais d'un projet, ils raccrochaient à chaque fois. Comme aujourd'hui, mes enfants connaissent le prénom de mes élèves. C'est très rigolo en fait que maintenant, aujourd'hui, si tu es membre du Mastermind ou si tu es une élève de la formation, il y a fort à parier que mes enfants connaissent ton prénom. Parce qu'en fait, c'est une façon de partager, c'est une façon d'asseoir l'importance qu'a mon business pour moi. Et ça, c'est un petit tip, ce que je peux te donner. Raconte même à des enfants en bas âge, ils comprennent beaucoup plus ce qu'on veut bien croire. Et puis en plus, le bénéfice, c'est que moi, si je sais expliquer à mes enfants ce que je fais, je sais vachement bien l'expliquer à mes clients aussi. Parce qu'évidemment, si c'est compréhensible par un enfant de 5 ans, ce sera d'autant plus compréhensible par un client et qui comprendra l'ampleur de ta mission et la transformation que tu es capable de leur offrir. Et puis tu vois, moi, ce qui a toujours été important aussi, c'est pour trouver cet équilibre maman-décoratrice, ça a été aussi de toujours me raccrocher à mes valeurs profondes. j'ai personnellement une valeur liberté énormissime, elle est très très importante et en fait j'ai toujours trouvé que le fait d'être entrepreneur me permettait d'atteindre cette valeur très forte en moi de liberté parce qu'en fait ça me permettait d'organiser mon agenda comme je le voulais ça me permettait d'être là, comme je te disais avant toutes les sorties d'école que mes enfants rentrent manger le midi à la maison de poser des journées enfant-malade. J'avais un enfant malade, je ne me prenais pas la tête, j'annulais un rendez-vous, c'était comme ça. Mes clients l'ont toujours bien accepté et j'avais vraiment leur bénédiction. À chaque fois, ils me disaient « Mais oui, vous avez bien raison, prenez soin de vos petits loulous, c'est plus important que tout. » Et en fait, j'avais cette liberté, cette sérénité de pouvoir organiser mon agenda autour d'eux. L'école proposait une sortie, demandait à un parent d'accompagner, j'étais toujours là pour répondre présente. Et je sais que ça fait partie aussi de l'équilibre où il y a des moments où j'étais plus absente, notamment les samedis, j'étais peut-être un petit peu moins dispo de temps en temps pour jouer, mais en fait c'était complètement équilibré avec d'autres formes de disponibilité. Et le fait de pouvoir partir en vacances quand je le souhaitais, de pouvoir prendre le nombre de semaines de vacances que je voulais, je pouvais emmener du boulot parfois en vacances, mais en fait c'était juste un équilibre, un accord familial qu'on passait. Alors, je ne veux pas t'envoyer du rêve non plus. Il y a eu des gros, gros moments de chaos. Il y a eu des gros moments de couac. Il y a eu des pleurs. Il y a eu des frustrations. Il y a eu des tensions. Parce que ça, c'est bien beau sur le papier, mais en fait, nos enfants changent, nos enfants grandissent. Le conjoint a aussi ses propres préoccupations, ses propres formes de stress. Et que des fois, ça ne fait pas toujours très bon ménage, on ne va pas se mentir. Mais globalement, c'est juste des curseurs qu'on bouge en permanence. Et plus on arrive à communiquer là-dessus, Plus chacun exprime ses besoins, Moi, évidemment, leur papa et mes enfants, plus j'ai réussi à m'adapter au fur et à mesure. Et en fait, mon business a en permanence évolué en fonction de mes enfants. C'est-à-dire, quand ils étaient petits, au tout démarrage, je ne travaillais que deux jours par semaine à peu près. Parce qu'il était pour moi hors de question que mon enfant de deux ans, ma petite dernière, soit plus que deux jours à la crèche. Ce n'était pas du tout ce que je souhaitais. Donc, j'ai démarré plus doucement mon business juste pour avoir ces techniques qui me semblaient à l'époque épanouissant pour moi et pour eux. Et puis, tout ça a évolué au fur et à mesure. Donc, j'ai rajouté un petit peu de temps. Ils ont mangé un midi en plus à la cantine. Je venais les chercher un petit peu plus tard, après l'école. Les maisons-relais, ce qu'on appelait au Luxembourg, donc il restait une heure de plus parfois à la maison-relais. Après, c'est d'autres mamans qui les récupéraient au bus. Moi, je pouvais rentrer à 5 heures au lieu de 4 heures. Des choses comme ça. Et ça, ça s'est fait progressivement. Et je me dis qu'en fait, le fait de me raccrocher à mes valeurs profondes de « oui, je veux être maman, mais oui, je veux cette liberté » , ça a toujours porté mon business. Parce que le fait d'avoir été à l'écoute de ça m'a permis de réussir à trouver les meilleures réponses pour moi. Ce qui fait que je sais pourquoi j'avais besoin de travailler, d'être entrepreneur, et précisément entrepreneur tout en étant maman, c'est, je me disais, quel message j'envoie à mes enfants qui sont des futurs adultes. En fait, quel exemple je veux leur donner. En fait, j'ai un fils et deux filles. Quel homme j'ai envie de construire ? Quel homme je voudrais que soit mon fils plus tard ? Qu'est-ce que je veux lui montrer comme schéma familial ? Qu'est-ce que je veux lui montrer sur le fait qu'une femme soit capable de faire et l'ambition de faire ? Mes filles, c'est pareil. J'ai ma fille aînée qui me dit toujours « Moi, je suis une femme forte et indépendante. » Oui. « Effectivement ma chérie, tu as tout à fait le droit de l'être » . Et je me dis que ça, c'est quand même toujours un peu les vertus de l'exemple de se dire si nos enfants nous ont vu avoir envie de penser à nous, avoir envie de nous réaliser, avoir envie d'être à l'écoute de nos besoins profonds, respecter nos valeurs, oser faire des choses, alors que ça peut être un vrai bazar en même temps à côté, je suis convaincue qu'on construit des adultes qui s'autoriseront aussi à atteindre leur rêve. Alors, encore une fois, on n'a pas tous et toutes les mêmes envies, les mêmes valeurs, et c'est mille fois OK. Mais en fait, autorise-toi à faire vivre ça. Parce qu'en fait, plus tard, moi je crois que tes enfants s'autoriseront aussi à être à l'écoute de leurs propres besoins. Et moi, je n'avais pas envie de montrer cette image de maman frustrée, insatisfaite, agacée, qui passe à côté de sa vie, qui n'ose pas, etc. C'était... tellement fort en moi de vouloir leur montrer que tout est possible, on peut tout faire, on a le droit de demander de l'aide, on a le droit de merder à certains moments, on a besoin d'être en binôme avec leur papa, ou au contraire, c'est compliqué entre nous en ce moment, parce que on a des changements de situation, et ça merdouille aussi. J'avais envie de leur montrer toute cette palette de la vraie vie, et de leur montrer que ouais, on baisse pas les bras. on y va coûte que coûte je voulais vraiment te dire que l'entrepreneuriat, le fait d'être décoratrice intérieure est hyper compatible avec le fait d'être maman parce que tu es 100% libre le risque est que tu deviennes ton pire bourreau, ton pire patron donc forcément il faut mettre des garde-fous il faut mettre des limites à notre propre comportement à ne pas trop travailler incertainement parce que moi je me suis vue assez boulimique aussi de travail tellement j'étais animée par ça euh Et à l'inverse, ne pas nous faire passer en dernier plan avant conjoint, ami, parent, enfant, etc. Donc, ce n'est pas simple. Oui, il y aura des moments de frustration, de crise, de pleurs, d'agacement, etc. Mais pour de vrai, c'est très, très compatible parce que tu peux faire des choix, mettre en avant tous tes choix personnels, toutes tes valeurs personnelles et que ton business suive. Et parfois, c'est l'inverse. C'est ton business qui va être le premier et les choix personnels vont suivre derrière, les valeurs personnelles. Donc, moi, je suis convaincue que c'est hyper compatible. Justement, le fait d'être entrepreneur vient soutenir, booster notre vie perso et notre vie perso vient aussi soutenir notre business. Donc, il y a quelque chose de très vaste communiquant, de très enrichissant dans les deux sens. Donc, il y a un équilibre à trouver. Encore une fois, je te garantis que parfois, tu l'auras, ton équilibre. Parfois, ça va être un gros joyeux bazar. Mais c'est possible. C'est possible. Il n'y a aucun doute là-dessus. Beaucoup de communication, des règles du jeu, des garde-fous pour ne pas s'oublier en cours de route. Mais mon meilleur conseil, c'est priorise-toi. Priorise tes envies. Priorise ton projet. Fais-en une complicité. avec les gens qui t'entourent, qui vivent avec toi. Et je te promets qu'il y a quelque chose d'hyper épanouissant qui peut sortir de tout ça. Donc vraiment, si tu veux en parler davantage, tu peux réserver un appel consulting. On peut voir ensemble comment trouver cet équilibre. Tu te maries, puis tu es probablement avec papa. Si tu entends ce message, c'est que tu as écouté l'épisode jusqu'au bout. Et donc, je me dis que ça a dû te plaire. Alors, si tu veux me soutenir, laisse-moi un petit commentaire et des étoiles. Ça va vraiment m'aider à faire connaître ce podcast au plus grand nombre. Un énorme merci d'avance.