- Speaker #0
Je suis Caroline, fondatrice de Bonjour ma nouvelle vie. Après plus de 12 ans en tant que décoratrice d'intérieur, coloriste et avant ça prof d'anglais, j'accompagne aujourd'hui les femmes passionnées de déco à lancer leur business de décoratrice d'intérieur pour qu'elles vivent pleinement de leur passion, qu'elles se sentent libres et épanouies et osent rêver grand. Si tu es à la recherche de davantage de compétences sur le métier de décoratrice, de retour d'expérience ou de conseil business, si tu veux booster ton mindset pour révéler est ton plein potentiel, alors tu es au bon endroit. Si en plus tu as besoin d'une bonne dose d'énergie, de motivation, de bienveillance, si tu as envie de passer à l'action, alors définitivement ce podcast est fait pour toi. Tu retrouveras mes formations et mes accompagnements business sur mon site www.bonjourmanouvellevie.com. Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Bonne écoute !
- Speaker #1
Hello, je ne suis pas Caroline, fondatrice de Bonjour ma Nouvelle Vie. Moi je suis Clotilde, ancienne élève de la formation, je fais partie de ces femmes qui sont devenues décoratrices coloristes grâce à Caroline et aujourd'hui vous allez assister à un hold-up. Alors rassurez-vous, elle va bien, elle est juste devant moi, c'est juste qu'on est sur un épisode un peu particulier puisque c'est le 200e épisode de podcast, 200e déjà, et que pour l'occasion... J'ai ni plus ni moins piqué le micro de l'animatrice pour lui offrir un épisode d'interview à elle et l'occasion de revenir sur son parcours, vous partager les coulisses de ce qu'elle a créé et la forcer à célébrer ce qu'elle met en place chaque jour et qui a déjà changé la vie de centaines de femmes. Donc Caroline, à partir de maintenant, tu as de nouveau le droit d'ouvrir ton micro et bienvenue chez toi.
- Speaker #0
Merci Clotilde, c'est tellement drôle, c'est tellement drôle cette histoire. Donc effectivement j'avais l'impression de m'être fait kidnapper tout d'un coup, mais c'est assez délicieux. Je ne sais pas quelle sauce je vais te manger, mais j'ai très très hâte de répondre à toutes tes questions, en espérant que tu ne vas pas réussir à me coller. Mais hyper heureuse de partager ce moment avec toi en tout cas.
- Speaker #1
Moi aussi. Et comme c'est l'anniversaire du podcast, je te propose qu'on commence par parler de lui, et qu'on parle un peu des coulisses. de ta création.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et j'ai envie de te demander comment t'es venue l'idée de faire ce podcast ?
- Speaker #0
Alors, je pense que déjà je suis moi-même très consommatrice de podcasts. Donc déjà, c'était comme une évidence au départ. Et puis en fait, ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que ce podcast-là de Ta Nouvelle Vie de Décoratrice n'est pas en fait mon premier podcast. Quand j'étais en Islande, j'en avais déjà créé un. Alors que vraiment, quand moi j'étais décoratrice d'intérieur, il était 100% anglais parce qu'il fallait qu'il soit écoutable, compréhensible par les Islandais qui parlent très très bien l'anglais. Donc j'avais déjà lancé il y a 8 ans maintenant un podcast pour parler d'éco, donner des conseils d'éco, inciter à... à choisir une décoratrice d'intérieur. Donc voilà, j'avais fait je ne sais plus combien de dizaines, voire de centaines d'épisodes de podcast déjà à l'époque. Et quand j'ai lancé Bonjour ma nouvelle vie, donc il y a maintenant cinq ans, c'était comme une évidence de prolonger cette expérience podcast que j'ai toujours aimée. Alors j'avoue que c'est plus facile en français qu'en anglais quand même, parce que même si je parle bien anglais, ce n'est pas ma langue maternelle. Donc voilà, c'est comme ça qu'est venue l'idée. Parce que j'ai goûté à... Moi, consommatrice, mon premier podcast qui a été, je pense, c'était tellement stressant, le préparage, qu'en fait, je me dis, ok, j'ai entre guillemets fait mes armes sur un podcast qui n'existe même plus. Je ne pense même plus qu'il soit accessible maintenant, mais voilà. Et ok, recommençons avec cette nouvelle activité d'accompagnement de formation. Ça a été, je crois que le podcast est arrivé très, très, très rapidement. Je ne suis plus le tout premier quand est-ce que je l'ai sorti. Mais en tout cas, il est arrivé très, très rapidement quand j'ai créé la formation.
- Speaker #1
Donc, ça fait quasiment cinq ans, là.
- Speaker #0
La formation a pile poil cinq ans, à peine cinq ans. Si, cinq ans. La première idée de la formation est arrivée il y a cinq ans, effectivement. Je te raconte ça aussi ?
- Speaker #1
Ah bah vas-y !
- Speaker #0
Oui, effectivement, ça a été un moment, en tant que décoratrice, c'est pour ça que je vous incite souvent à le faire, mais j'ai toujours animé beaucoup. Alors comme je crois que tout le monde le sait, mais j'étais prof avant, et en fait j'ai toujours fait beaucoup d'ateliers, de formations pour mes clients déco. Et puis j'ai rencontré une co-du-business un jour qui m'a dit, mais pourquoi tu ne fais pas des formations ? Et je lui ai dit, bah n'importe quoi, je ne peux pas faire des formations pour mes clients, sinon je me tire une balle dans le pied, j'aurai plus de clients en tant que décoratrice. Elle me dit non ! Mais pourquoi tu ne formes pas des futures décoratrices intérieures ? Et en fait, je n'y avais jamais pensé. Et tout d'un coup, je me dis, ok, c'est ça que je vais faire. Et cette remarque a déclenché tout le reste. Et deux, trois mois après, les premiers modules de la formation étaient créés. Donc, ça a été très rapide. Et juste parce qu'on m'a dit, pourquoi tu ne crées pas ? Ok, on y va. Quand j'y pense, je me dis, c'est complètement dingue. Mais c'est comme ça que ça s'est passé.
- Speaker #1
Il ne faut pas sous-estimer les discussions du quotidien, en fait.
- Speaker #0
Non mais tu sais, en fait, c'est même l'histoire de ma vie, cette histoire. Parce qu'en fait, pourquoi je suis devenue décoratrice aussi d'intérieur ? C'est parce qu'un jour, un pote de mon mari est venu à la maison, il m'a raconté qu'il avait une de ses ex qui était décoratrice, et c'est au moment où je me cherchais, où je n'étais pas trop bien dans mes baskets après mon deuxième enfant. Et je lui dis, en fait, moi aussi, j'aime la déco. Et j'ai pris une formation déco juste dans la foulée. Alors au début, un peu comme un hobby. Et puis très rapidement, je me suis dit, OK, je ferai quelque chose de plus grand que ça. Mais en fait, c'est aussi parce que ce mec-là, que j'ai vu deux fois dans ma vie, que je connaissais vraiment très peu, qui m'a dit aussi, j'ai une de mes ex qui est décoratrice. OK, moi aussi, je peux faire ça. Donc non, vraiment pas sous-estimé chez moi.
- Speaker #1
Faire très attention à ce qu'on te dit, parce que ça peut arriver très vite.
- Speaker #0
Si t'arrives avec une très très bonne idée, il se pourrait que j'ai très envie de la réaliser. Effectivement, il y a un danger. Pour moi, et souvent pour moi d'ailleurs. Ah,
- Speaker #1
top ! Et alors, pour revenir au podcast, comment est-ce que tu choisis les thématiques dont tu parles et ou les invités que tu reçois ?
- Speaker #0
Je pense que je pars très souvent de vos demandes à vous, de vos besoins. Alors à vous, au sens large, vous élèves. Effectivement, je suis souvent très inspirée par tout ce qu'on partage dans les coachings. Parce que je me dis, si vous, élèves ou membres du Mastermind, vous avez des questions, il y a fort à parier que ça intéresse plein d'autres personnes que juste notre petite groupe à nous. En toute logique, vous êtes tellement pertinente que forcément c'est plus grand que vous en centre d'intérêt. Il peut y avoir aussi moi de quoi j'ai envie de parler. Des fois je décide juste de faire un podcast sur les couleurs parce que c'est mon énergie du moment, parce que j'ai envie de ça, parce que je me dis ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de couleurs, c'est quand même un problème, l'amoureuse des couleurs que je suis. donc voilà donc c'est beaucoup comme ça moi mon coup de coeur aussi parce que je fonctionne quand même beaucoup au à l'enthousiasme, tu vois, donc il faut quand même que j'ai très envie de parler de quelque chose avant d'en faire un épisode de podcast vous en tant qu'inspiration beaucoup aussi des femmes, j'ai aussi pas mal de questions tu vois sur Instagram notamment ou par mail, c'est assez fréquent aussi que je me dis, bah encore une fois si quelqu'un que je connais peu, prend le temps de me poser une question, c'est pareil il y a fort à parier que ça intéresse plus de personnes donc je peux en faire un podcast et puis les invités hum Les invités, c'est souvent le hasard d'une rencontre et en fait ça vient très souvent de la personne plus que de moi. Ça peut être quelqu'un qui rentre en interaction où je lui dis, viens, tu ne voudrais pas qu'on en parle sur un podcast ? Ou alors quelqu'un que je trouve aussi inspirant, où j'ai envie de partager une compétence. Il y a eu quand même pas mal de personnes qui sont venues. avec des profils, des compétences particulières, tu vois, il y a eu des spécialistes, des graphistes, des spécialistes en identité de marque, etc., où je me suis dit, c'est quand même super intéressant d'avoir ces invités-là qui vont partager leurs expertises à elles pour transmettre quelque chose. Donc, c'est aussi cette envie, je pense, de réseauter aussi. Enfin, toi, je me dis qu'on est quand même plus fortes à nous toutes et plus on... Et plus on partage ces avis divergents et ces zones d'excellence de chacune, plus on aide de tout le monde. Alors justement, c'est rigolo que tu me parles des invités, parce que je suis en train de me dire, il n'y en a quand même pas beaucoup en ce moment. Je pense que ça me donne, ça fait plusieurs fois que j'ai vraiment envie de remettre ça en place. Et puis oui, c'est aussi une envie de soutenir. Tu vois, il y a souvent... Là, je sais que j'ai une invitée à qui j'aimerais bien proposer de venir. C'est aussi parce que j'adore son business. Et je sais qu'elle... Je ne vais pas spoiler pour l'instant, mais je sais qu'elle pourrait intéresser les décoratrices d'intérieur. Elle a quelque chose à vendre. Donc, tu vois, c'est aussi ce côté win-win. Je me dis, moi, ça me crée du contenu hyper intéressant et impactant. Donc, j'amène de la valeur au podcast. Et à l'inverse, je soutiens le business d'une autre femme. Alors, je sais que toi, tu es sensible à ça aussi dans ton propre positionnement. Mais voilà, je trouve qu'il y a quelque chose de très chouette aussi de se soutenir les unes les autres. Donc, je crois qu'il y a aussi cette envie d'un petit coup de pouce à certaines. Et puis, j'invite aussi fréquemment des élèves, des anciennes élèves. D'ailleurs, spoiler alert, Clotilde, on te retrouvera très, très vite. Cette fois-ci, c'est moi qui te poserai des questions.
- Speaker #1
C'est de bonne guerre.
- Speaker #0
C'est de bonne guerre, voilà. Ça va être ma petite vengeance, évidemment. Mais oui, voilà. C'est beaucoup d'intuition, en fait, tout ça. Globalement, je ne suis pas très, très forte pour préméditer.
- Speaker #1
Non, mais je trouve qu'il y a un truc sympa, en plus du fait que ce soit un podcast, d'avoir vraiment un truc de je prête ma voix à quelqu'un en fonction des invités.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. C'est vrai, il y a vraiment ça. Ça, c'est... Moi, je suis quand même très driveée aussi par « Viens, on va passer un bon moment ensemble » .
- Speaker #1
Oui, un petit peu de casse-café.
- Speaker #0
Oui, un petit peu de ça. « Viens, on va papoter un peu en mode copine, en mode autour de sujets communs et où on partage des centres d'intérêts communs. » Mais je trouve qu'il y a effectivement… Je te donne un espace pour ta voix et en même temps, c'est la mienne qui s'exprime aussi indirectement. Je trouve qu'il y a quelque chose… petit côté sororité derrière tout ça, je crois aussi.
- Speaker #1
Oui. Un joli lieu de rencontre.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Alors, pour la suite des questions, j'ai réuni dans ma petite boîte tout un tas de pistes de discussion pour nous sous le contrôle de notre usulier maître décorard. Je vais te cuisiner par surprise.
- Speaker #0
OK, vas-y.
- Speaker #1
Oh, et franchement, heureusement qu'on l'a mis dans la boîte, je pensais qu'elle arriverait à la fin, celle-là. Est-ce que tu réalises tout ce que tu as accompli ?
- Speaker #0
Ah oui, tu démarres fort, toi tu ne fais pas semblant quand tu me poses des questions. Est-ce que je réalise tout ce que j'ai accompli ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
alors là il y a un gros blanc, ce n'est pas une erreur de micro. Oui, je pense qu'au fond je réalise, c'est-à-dire que j'essaye de venir célébrer, de penser à célébrer quand même tout ce que j'ai pu faire professionnellement. Parce que depuis 15 ans que je suis décoratrice, il s'est quand même passé beaucoup de choses. J'ai eu beaucoup de déménagements. Donc oui, je pense que j'arrive à célébrer et avoir de la gratitude pour ce que j'ai réussi à mettre en place. Pour les clients que j'ai aidés en déco, ça ne va pas sembler très modeste dit comme ça, mais j'ai quand même un petit peu conscience que je viens vous aider. tu vois je... J'ai l'impression d'être hyper prétentieuse tout d'un coup. Mais j'ai quand même, sans mentir, j'ai conscience que je vous aide à franchir un cap, un moment où je participe à cette aventure avec vous, de vous ouvrir un champ des possibles. Donc je suis quand même assez fière de faire partie de vos vies pendant quelques années pour ça. Donc oui, j'ai conscience. Et en même temps, je t'avoue que régulièrement, je suis aussi malmenée, moi-même dans mon business. où ça ne va jamais comme on veut complètement. Il y a des moments où tout semble hyper fluide. Et en fait, OK, je suis la reine du monde et tout est génial. Et puis, quelques semaines après, c'est exactement l'inverse. J'ai aussi l'estime de moi qui replonge à certains moments en me disant pourquoi tout est compliqué en ce moment ? Pourquoi je fais des postes et il n'y a pas plus de réaction ? Pourquoi ? Donc, en fait, c'est un peu ces montagnes russes où parfois je suis consciente, la plupart du temps, j'arrive à célébrer. Et puis, de temps en temps, je me dis, mais je ne fais rien de bien, il n'y a rien qui va. Mais je pense qu'en fait, on est un peu toutes pareilles, quelque part, a fortiori, entrepreneurs. Mais oui, j'essaie d'y arriver et j'essaie de m'entourer de personnes aussi qui me réinjectent ça dans mes périodes de doute. ça aide.
- Speaker #1
Ça vaut ce que ça vaut. J'ai vu ça cet été. Un poste qui comparait les victoires et les défaites d'Mbappé au cycle menstruel des femmes et qui nous rappelle que 15 jours par mois, on va avoir l'impression que tout va bien et 15 autres jours, on va être au fond du trou, on va trouver que nos idées sont nulles et qu'en fait, ce n'est pas nous. C'est aussi juste un système hormonal qui joue contre nous. Donc, des fois, quand je trouve que vraiment mes idées sont nulles, mes postes ne marchent pas, je me dis, oh, bah, attends. On en reparle dans 15 jours.
- Speaker #0
C'est ça. J'en suis dans mon cycle pour ressentir ça. Oui, et puis essayer aussi autant que possible d'amener de la douceur un petit peu sur nous-mêmes. Et je le dis d'autant plus que je ne suis vraiment pas la meilleure pour ça. Mais pour le coup, moi, j'ai la chance d'avoir un conjoint qui, lui, me dit, non, mais là, chérie, c'est peut-être juste des hormones, ne t'inquiète pas. C'est lui qui pense à me rappeler mon cycle. Oui, alors chérie, c'est adorable. Vraiment, c'est adorable. Donc je trouve ça mignon que ce soit lui qui m'amène ça. Mais effectivement, en plus moi je suis plutôt en mode périménopause, donc les hormones font bien un gentil yo-yo régulièrement. Donc effectivement, oui, c'est vrai que ça m'amène. Et tu as raison d'en parler, on en parle très peu. Et moi j'avais écouté une fois un podcast, de se dire en tant que femme, de venir aussi surfer sur les énergies de notre site, ou au contraire d'accepter ce côté cocon repli sur soi, parce que C'est aussi des moments où on prend soin de nous, où il se passe d'autres choses. Et je pense qu'on ne le fait pas suffisamment, c'est certain. Parce qu'on a un peu l'injonction d'être des warriors en permanence.
- Speaker #1
Je trouve que c'est un aspect de l'entrepreneuriat qui fait que tu peux parfois organiser un peu tes activités en fonction de ta dynamique. Ce qui n'est pas du tout quelque chose de possible dans le salariat.
- Speaker #0
Exactement. Ça, c'est la magie de l'entrepreneuriat pour moi. C'est vraiment... Ce qui fait qu'il y a le plus incroyable autour de nous et autour de nos enfants par exemple aussi pour les mamans. Alors on est toutes les deux mamans, mais moi j'ai tellement aimé cette sérénité d'avoir un enfant malade et de dire c'est pas grave j'appelle un client et j'annule le rendez-vous sans aucun jugement alors qu'un patron n'acceptera pas que tu annules quoi que ce soit. De pouvoir mener ma barque, il y a quelque chose de très doux aussi au niveau familial derrière.
- Speaker #1
Ouais, tout à fait. Je le repioche.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Quelle a été ta plus belle surprise professionnelle ?
- Speaker #0
Hum... Alors, ma plus belle surprise professionnelle, alors je pourrais raconter des projets, mais toi, ce n'est pas ça qui vient spontanément. Je pense que ma plus belle surprise professionnelle, ça a été de collaborer avec d'autres personnes dans mon business. En fait, j'ai deux exemples. Alors, il y a l'exemple que vous connaissez beaucoup plus qui est Fred aujourd'hui, mais ça remonte à plus vieux que ça. C'était en 2000, en quelle année ? 2016-2017 où j'ai eu un message d'une jeune fille qui voulait faire un stage je m'avais tout le temps et pourquoi elle je lui ai dit oui je pense que c'est au moment où j'ai eu mon showroom donc c'était un bon contexte je pense que j'ai aimé la façon dont elle a rédigé son mail on s'est rencontré très vite on a eu un coup de coeur l'une pour l'autre et en fait elle est venue pendant un an en stage avec moi Je ne la payais pas parce qu'elle me disait que j'apprends gratuitement à l'inverse. Donc, je l'ai formée pendant un an. Je l'ai emmenée sur tous mes projets. Et j'ai toujours dit que ça a été ma plus belle année de décoratrice intérieure. Et tu vois, c'est quelque chose que je n'ai jamais prémédité. Alors, je pouvais avoir dans mes rêves les plus fous, d'avoir des employés ou des salariés. J'imitais plus ce genre de mots, en fait. Et là, quand Sarah a débarqué dans ma vie, c'était vraiment ça. Donc, il y a eu un coup de foudre humain. Ça c'est certain. Alors on a une grosse différence d'âge. On avait 10-15 ans d'écart d'âge. Et ça a été génialissime. Je pense que je refaisais vivre en moi la prof qui transmettait et on s'amusait beaucoup plus. J'ai ressenti le fait de ne pas être seule au quotidien. J'ai adoré ça. Et donc en fait la deuxième c'est quand Fred a embarqué aussi avec moi et puis maintenant Lorraine aussi et c'est les mêmes histoires. C'est qu'en fait c'est pareil, ce n'était pas prémédité. C'était un moment, c'est une histoire d'amitié, c'est une histoire de femme au départ, et puis la surprise de se dire, en fait il y a quelqu'un qui a envie d'embarquer dans mon aventure à moi, tout en faisant vivre la sienne, parce que Fred notamment, comme Lorraine, elles sont décoratrices à temps plein aussi. Et ça, je me dis, ça c'est des surprises incroyables, de se rendre compte que tu crées quelque chose solo au départ, et en fait il y a des personnes qui raccrochent, et c'est tellement joyeux de partager ça et tellement joyeux et tellement fort et tellement way un truc vraiment puissant dans le niveau de l'énergie à ce niveau là donc c'est vraiment ça qui me vient au niveau des surprises tu crées des petites planètes où des gens viennent habiter C'est ça alors j'ai fait créer une petite planète ouais c'est ça et il ya des locataires qui viennent et Et la cohabitation se passe vachement bien, en fait. Ouais, ouais, c'est une jolie image.
- Speaker #1
Alors, cite-moi un sujet dont tu parlais pendant une heure. J'ai une petite idée, on va voir si c'est le même.
- Speaker #0
Ouais, je pense aux couleurs. Ça, tu penses aussi ? Oui. Bah oui, non, je pense qu'effectivement. Alors, il y a... En même temps, j'aurais pu te répondre l'entrepreneuriat aussi. Tu vois, je pense que je suis quand même très en amour avec le fait d'être entrepreneur. Donc j'aurais pu te répondre ça, mais là mon cœur sur le coup a parlé des couleurs. Effectivement, je pense que c'est un scoop pour personne, mais je suis tellement convaincue qu'en tant que décoratrice, et à titre personnel, on a besoin d'amener des couleurs dans nos vies. Et puis ça a emmené tellement mon business de décoratrice beaucoup plus loin. J'ai tellement vécu des chouettes projets liés à ça. que les couleurs. Et puis, il y a tellement d'anecdotes, tellement d'histoires qu'on peut raconter. Je pourrais parler pendant des heures des couleurs.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un modèle de femme qui t'inspire ?
- Speaker #0
Ce ne sont pas faciles tes questions.
- Speaker #1
Tu as vu, je me suis donnée.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je saurais me venger. Je pense qu'en fait... Alors, je n'ai pas une femme, tu vois, en tête qui me vient comme ça spontanément. Je n'ai pas un nom. Mais je me rends compte que je suis souvent inspirée par des femmes qui veulent prendre leur place. Qui... qui malgré tous les challenges continue d'avancer. Tu vois, une femme qui m'a inspirée, je trouve, récemment, c'était la gagnante, comment elle s'appelle ? Blandine Lirondel, la gagnante de l'UTMB, donc l'Ultra Trail du Mont Blanc. Je crois qu'elle a couru 150 kilomètres. Et genre de femme hyper inspirante, déjà pour la prouesse sportive. Donc je suis très inspirée par les sportives, en général. Je me dis, il faut quand même un mindset incroyable pour réussir ça. Et en même temps, c'est aussi une femme incroyable parce qu'elle est gynécologue. Et donc, elle a aussi toute cette mission de vie pour soutenir les femmes. Alors, c'est marrant, on parlait de cycle menstruel juste avant. C'est marrant, le lien spontané. Mais toi, elle est aussi en train de vouloir devenir, je ne sais plus, médecin. Je ne sais plus le terme précis. Mais elle a aussi cette vraie mission aussi pour les femmes. Je pense que je me découvre de plus en plus féministe en vieillissant. Et en fait, je me rends compte que c'est des femmes, toi, qui m'inspirent toujours. Ou je suis assez fan de Pauline Légnaud. Je ne sais pas si tu connais. Elle a une entreprise aussi de joaillerie qu'elle a créée avec son mari, de toutes pièces. Et je me dis, mais c'est des warriors. Donc, toutes ces femmes, en fait, qui s'autorisent à rêver grand, qui... Je pense que moi, ça me tire aussi moi-même vers le haut. Et ça peut être... J'ai oublié son nom, mais la femme aussi qui était dans l'espace et là qui vient juste de revenir, c'est pareil. Tu vois son... Je ne sais plus son nom.
- Speaker #1
Je ne pourrais pas t'aider, mais j'étais en train de me dire que c'est fou parce que c'est quasiment, peut-être pas l'astronaute, mais quasiment que des rêves qu'on n'imagine pas les petites filles faire quand elles sont enfants.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. Et c'est un côté, justement, ça sort même de ce qu'on ose imaginer pour soi-même quand on est enfant.
- Speaker #0
exactement et tout à fait d'accord et justement moi je passe beaucoup de malheur j'ai deux filles et leur dire tout est possible ma chérie il n'y a pas de limite à part à tes envies et à ce que tu voudras créer toi même mais il n'y a zéro limite dans la vie en tout cas pas différemment d'un homme surtout pas et oui effectivement tu as raison je ne mettais pas le doigt forcément dessus mais c'est effectivement toutes ces femmes qui euh... Et là, l'astronome, encore une fois, j'ai complètement oublié son nom, mais elle a un CV incroyable, donc la femme d'une intelligence probablement rare, des poids sportifs, parce qu'évidemment, tu ne vas pas dans l'espace sans être aussi vraiment un sportif accompli. Et en fait, tout ça, je trouve ça hyper inspirant, plus des valeurs humaines. Il ne faut pas perdre de vue les valeurs humaines, sinon je serais moins inspirée, mais voilà. Donc, c'est vraiment ces profils de femmes où... où je pourrais l'écouter. J'ai écouté plein de podcasts comme ça sur des femmes. Je me dis, ouais, ok. Ça, ça me donne envie de, moi aussi, à ma petite échelle, d'oser rêver grand, quoi. Et de me dire qu'il n'y a pas de limite à ce que je peux vouloir faire, en fait.
- Speaker #1
Oui. Rêver grand et large, parce que ça veut dire, sportivement, même pour soi-même, être au top. En termes de business, pareil. Avoir le droit d'avoir une famille aussi, de viser tous les plans.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et Dieu sait si c'est compliqué en plus de réussir tout en même temps. L'épouse, la maman, l'entrepreneur, le côté hobby, sport, etc. Il y a un vrai challenge pour nous indéniable. Mais oui, je pense que tout est possible. Et en même temps, faire le deuil aussi d'être parfaite partout. et aussi faire le deuil on n'est pas des warriors et on n'est pas des wonderwomen Je trouve que c'est aussi injecter de la douceur, de se dire arrête de vouloir aussi tout à la fois. C'est ok de ne pas réussir à tout faire en même temps. Oui,
- Speaker #1
c'est injecter de l'inspiration mais pas des exigences.
- Speaker #0
Pas des injonctions à être parfait tout le temps. C'est le côté qui peut être très contre-productif à mon avis. Donc non, on n'est pas Wonder Woman pour autant. On peut tout faire mais pas tout en même temps.
- Speaker #1
Est-ce que tu aurais un conseil à partager à quelqu'un qui se lance ?
- Speaker #0
Un conseil ?
- Speaker #1
Rejoins le mastermind.
- Speaker #0
Comment ?
- Speaker #1
Rejoins le mastermind.
- Speaker #0
Mais attends, tu dis ça, mais en fait, c'est ça qui me vient, tu vois. Si tu te lances maintenant, alors encore une fois, c'est très biaisé, parce que c'est ce que je mets en place et parce que j'y crois très très fort en toute sincérité, c'est ne sois pas seule. Ne reste pas seule dans tout ce que tu entreprends. Et alors, c'est au sens très large du terme, c'est embarque tes soutiens, tes amis, ton conjoint, tes enfants. Moi, les enfants ont toujours été d'un soutien énorme, c'est toujours été très drôle. Et puis, ne sois pas seule dans ton apprentissage. Encore une fois, c'est parce que c'est ce que je mets en place, mais j'ai cette vraiment conviction forte qu'on est meilleurs tout ensemble. Et que si toi, moi, on fait notre... Notre job, aussi bien soit-il de notre côté, ça ne sera jamais aussi chouette que quand on essaye de réfléchir tout ensemble, de se soutenir, de se challenger. Donc oui, je pense que le vrai conseil à quelqu'un qui se lance, c'est entoure-toi. Fais-toi accompagner professionnellement, mais dans tous les sens du terme. Entoure-toi.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler d'un des projets qui t'a le plus inspiré ?
- Speaker #0
Un projet d'écho qui m'a le plus inspiré ? Alors, il y en a eu beaucoup, évidemment. Je pense que les projets... Il y en a deux qui me viennent, et je pense qu'ils ont un point commun. En fait, les deux auxquels je pense, c'est des projets où j'ai l'impression d'avoir une mission derrière. Je suis d'une prétention énorme aujourd'hui. Non mais tu vois, je pense à deux projets. Alors c'est parce qu'il y a des choses que j'ai vécues personnellement en même temps. J'ai fait un projet d'hôtel quand j'étais au Luxembourg, ça s'appelait le Senior Hotel. Donc c'était un projet, c'était que des personnes très âgées et qui en grande partie finissaient leur vie dans ce lieu de résidence. Et en fait, ça a été un projet très inspirant parce qu'il s'est étalé sur des années déjà. Donc, j'ai vraiment participé à ce projet. Et puis, c'était au moment où moi, mon grand-père était en fin de vie, tu vois, avec des pertes, des grosses pertes cognitives. Et en fait, je me suis rendu compte qu'amener des couleurs, amener des belles choses à des personnes, seules bien souvent, en fin de vie, je pense qu'en fait, ça nourrissait aussi mon besoin à côté perso. Mais en fait, ça, c'est un projet qui... a fait partie de mes plus gros projets parce qu'il était gros déjà, mais aussi parce que je me suis sentie fondamentalement utile. Je me suis dit, ok, j'amène de la joie, j'amène du bien-être, j'amène de la vie, en fait, tout simplement, dans un lieu qui pourrait être glauquissime et au départ sale d'été. Et donc ça, ça a été un de mes plus beaux projets et il y en a eu un autre là à Montréal il y a un an ou deux. C'est la même histoire. C'était un espace communautaire pour les femmes qui souffrent d'endométriose et de fibromutérin. C'est un projet très clairement où je n'ai pas été rémunérée à ma valeur de décoratrice. Et je le savais, c'était complètement OK. Mais il y avait cette mission. J'ai eu aussi un coup de cœur pour la fondatrice qui a eu, je pense, un petit coup de cœur pour moi en retour. Et en fait, il y a eu cette mission aussi, de se dire, on crée un lieu. pour soutenir les femmes, une communauté noire très souvent aussi, avec plein de choses qui se jouaient, des paroles à s'autoriser, il y avait vraiment des enjeux multiples. Et en fait c'est incroyable de se dire on crée. Et puis encore une fois la fondatrice était très inspirée et inspirante. Et je me dis ok, participer à un tel projet, c'est un cadeau en fait. C'est un cadeau de pouvoir mettre mes compétences couleurs, puisqu'on a joué beaucoup avec les couleurs et les matières, au service d'un projet qui est beaucoup plus grand que moi, évidemment. Donc c'est ça, les deux projets. Après, il y a eu des projets superbes, particuliers, mais ce n'est pas ceux-là que je garde en souvenir plus fort.
- Speaker #1
C'est porteur de sens.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. À un moment, tu dis, je sais pourquoi je fais le job. Je fais ce job. C'est pas que, et c'est là qu'on s'éloigne, j'avais pas besoin de ces projets-là pour le savoir, mais on s'éloigne évidemment du côté superficiel de la déco que certaines personnes pourraient croire, pourraient voir. Donc non, on n'est vraiment pas pour faire joli, pour épater la galerie, on est vraiment là pour... Ok, mettre du sens et que la déco soutienne des... des étapes de vie, soutiennent des enjeux, soutiennent des moments difficiles. Et quand ça marche, tu te dis ok, là j'ai réussi quelque chose qui fait du sens pour moi. Oui,
- Speaker #1
c'est quand ça permet à la vie de passer de manière plus douce pour les gens qui rencontrent des accidents sur la route. Oui,
- Speaker #0
exactement, c'est tout à fait ça. C'est vraiment ce que je ressentais de se dire... Et puis c'était ma... collaboration, tu vois, j'ai jamais été porteuse personnellement de projet aussi humaniste donc je pense que c'était ma petite pierre à l'édifice pour ok, parce que je pense qu'au fond je suis pas je sais pas si je suis capable de faire ça de porter un projet aussi beau aussi communautaire aussi soutenir vraiment une communauté je sais pas si j'en suis capable pour de vrai et donc en fait c'est ma petite participation, ma façon d'amener ma petite pierre à l'édifice qui fait du sens.
- Speaker #1
Et puis en tant qu'entrepreneuse, ça vient carrément renforcer notre pourquoi. Tu vois, la mission qu'on s'est donnée, pourquoi on fait ça ? Essentiellement, c'est pour apporter du bien autour de nous. C'est quand même la petite marotte des décoratrices, c'est qu'on fait pour amener du bien-être.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Là, ça fait complètement ça. Là,
- Speaker #0
c'est exponentiel dans un cas comme ça, effectivement. ça prend une dimension qui m'échappe et je ne suis pas la seule à partager ça et puis ça fait des chouettes relations clients parce qu'on n'est pas sur des discussions superficielles on va choisir un tapis c'est ok, qu'est-ce qu'on crée comme espace pour soutenir encore plus la mission du projet et ça c'est incroyable
- Speaker #1
Partage-nous une décision ou une réflexion qui a été game changer pour toi. J'ai repris ton expression game changer.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est une bonne question. Une décision qui a été game changer. Tu vois, je pense que ce qui est game changer pour moi, et ça s'est répété plusieurs fois dans ma vie, C'est, malgré les apparences, encore une fois, de croire que c'est possible. Il y a deux choses qui... Ce que je te disais, le fait de lancer une formation, c'était écrit nulle part que ça pouvait marcher. Et en plus, la première fois que j'ai lancé Bonjour Ma Nouvelle Vie, il y a eu la première cohorte de bêta-testeuses qui a très bien marché, et la première fois que j'ai voulu faire un lancement, zéro vente. Le truc, le flop total. Et là, je me dis... J'aurais pu abandonner à ce moment-là. Donc en fait, de croire que... Je pense qu'une décision Game Changer, c'est toujours de se lancer sans savoir que ça va marcher. Et ça a été aussi ça quand on a été en Islande, tu vois. On a pris la décision de partir alors qu'on n'avait rien. Enfin, on n'avait pas de job. On avait juste notre container et nos enfants, ce qui était la base, probablement, et il n'y avait rien. Et je me dis, une décision game changer, c'est d'avancer, même sans savoir ce qui va se passer derrière, tu vois. Je ne sais pas si je réponds à ta question, mais toi, c'est ça qui me vient, en fait, de me dire, d'écouter la petite voix plus fort que... La petite voix qui m'appelle vers un truc plus fort que les « Ah oui, mais est-ce que ça va marcher ? Mais comment t'as verrouillé ça ? Est-ce que t'es sûre de ce que tu fais ? » Et ça, je pense que c'est une décision que je prends souvent à la lumière de ce qui se passe à la petite voix au fond du ventre qui est forcée de constater que ça m'a quand même pas mal réussi dans la vie, que mes plus belles aventures ont démarré avec ça.
- Speaker #1
C'est sûr que ta platine de son interne, tu mets les voix off au minimum du minimum.
- Speaker #0
C'est ça. Pour temps en temps, ils décident de réapparaître un peu plus fort. Donc, je leur dis taisez-vous. Mais oui, effectivement, les voix off. Et puis, je sais que c'est une force en moi, mais de ne pas avoir besoin de verrouiller un projet à 100% pour y aller. En vrai, on n'arrive jamais à tout verrouiller à 100%. Donc je me dis, ok, je verrouille 20%, on va dire, parce qu'on ne va pas prendre des risques inconsidérés. J'ai trois enfants, on ne fait pas n'importe quoi non plus. Mais ça, je sais que c'est vraiment des décisions prises dans des moments de cette énergie-là. Ça a toujours été game changer. Ça répond à ta question ? Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ça répond à ma question. Alors, quel est ou quel serait pour toi les plus gros challenges pour une femme entrepreneuse aujourd'hui ?
- Speaker #0
Il y en a beaucoup. Les plus gros challenges pour une femme entrepreneuse ? Je pense que c'est de concilier tous les aspects de la vie, tu vois. C'est de réussir à tout mener de front. On est des warriors quand même à y arriver parce qu'on n'est pas toujours aidés complètement. Je pense que les plus gros challenges, c'est vraiment de réussir à trouver un équilibre entre perso et pro et d'accepter que cet équilibre soit hyper fragile et se casse régulièrement la gueule.
- Speaker #1
Comment tu fais toi pour équilibrer ? vie pro, vie famille et vie perso, parce que je ne mets pas le perso dans la famille. Parce que sinon, ça veut dire que nous, en tant que femmes, on n'existe pas en tant que maman ou en tant que conjointe.
- Speaker #0
Tu as raison. Comment je fais ? Alors, régulièrement, je ne fais pas bien. Déjà, premier point, régulièrement, je ne fais pas bien. Mais comment je fais ? C'est accepter, justement, que j'ai besoin d'y repenser en permanence. J'ai besoin de retrouver un équilibre en permanence. Et quand je crois que l'équilibre est atteint, la vie, parce que mes enfants grandissent, parce que moi j'ai des envies nouvelles, parce que mon conjoint a des envies nouvelles, il vit lui aussi sa propre vie, donc il vient avoir un impact sur moi, et qu'on n'est pas figé dans le marbre les uns les autres. Donc d'accepter que l'équilibre, de le savourer quand il est là, D'accepter qu'il va se recasser la gueule à un moment, parce qu'il va se passer quelque chose dans nos vies. Et que c'est ok de tâtonner pour le retrouver. Donc c'est ok de galérer de temps en temps, c'est ok de pleurer, c'est ok de se dire mais par quel bout je vais prendre ce machin là. Et ouais je me dis que... Là où je... comment je fais moi, c'est d'avancer à tâton, tu vois, sans chercher à ce qu'il y ait une perfection à un moment, tu vois. Et puis d'essayer d'être à l'écoute les uns des autres. Alors je sais que j'ai l'immense chance d'avoir un conjoint qui est très très à l'écoute aussi de mes besoins à moi. Et qu'en fait, on est toujours en train de réfléchir en mode team, de se dire oui à nous individuellement, nous x 5, parce que j'ai trois enfants, donc nous x 5, mais aussi le nous 1 de famille en fait. Et que de prendre les décisions à la lumière de tout ça en même temps, ça fait qu'à la fin ça marche. Mais qu'il y a régulièrement des équilibres quand même. Donc c'est pour ça que la première réaction c'était « en fait je ne le fais pas » . En fait ça ne se passe pas si bien que ça. Mais l'envie d'aller tous, de prendre le... de ne pas faire passer les autres avant nous, mais de ne pas me faire passer avant les autres non plus. Enfin, toi, ce côté... Et que chacun ait les mêmes envies. Enfin, toi, je te partageais en off avant mon envie un jour de retourner en Islande, et ma fille qui me disait récemment, mais vas-y maman, tu n'as pas besoin de nous attendre nous, en fait. Et je me dis, ok, ma louloute, du haut de ses 19 ans, elle pense aussi à mon bonheur, à moi, mon épanouissement. là où des ados pourraient être très égocentrés. Je me dis, quand on injecte ça, tous, il y a un début d'équilibre qui réussit à se créer de façon un peu plus pérenne.
- Speaker #1
Je trouve que c'est extrêmement lié à ce que tu disais avant sur le fait de ne pas tout verrouiller. Parce qu'à partir du moment où tu as conscience qu'il peut y avoir un grain de sable qui va se faufiler quelque part, tu laisses l'espace pour que les choses... puisse se passer d'une manière pas prévue. Et ça évite beaucoup de la douleur quand ça arrive de manière pas prévue.
- Speaker #0
Ouais, et toi, il y a une phrase qui me vient d'un entrepreneur qui est fait pour le business à la base, mais c'est vrai pour nos vies. La souffrance viendrait du fait de croire que ça pourrait être autrement.
- Speaker #1
Je me la répète souvent, celle-là. Je sais que tu l'avais dit dans le podcast, et il y a des fois, je me dis, voilà, c'est le moment. La première fois que je l'ai écoutée, je ne veux pas te mentir, je me suis dit, non, des fois, juste, c'est douloureux. Et en fait, quand tu l'appliques, au champ raisonnable à quoi tu peux l'appliquer pour nous, pour le business, pour la famille. Oui, c'est sûr qu'il y a des passages, ça va être douloureux, mais ce sera des passages.
- Speaker #0
Mais c'est normal qu'il y ait ces passages douloureux. En fait, encore une fois, c'est encore plus douloureux quand on pense que c'est anormal de les vivre. Et en fait, mon vieillage me fait comprendre maintenant que c'est juste l'histoire de nos vies. Et que ça arrive parce qu'on avance. Tu vois, moi j'ai la croyance aussi qu'il n'y a rien de pire dans la vie qu'un statu quo. Et je me dis toujours, si tu n'avances pas, en vrai tu recules. Donc à partir du moment où je décide d'avancer, je m'expose à ces moments douloureux, ces moments chaotiques, ces moments de déséquilibre. Mais en fait, ce n'est pas ce que j'avance. En plus, je me suis mise à faire du cirque récemment. Je ne te l'avais pas dit encore. J'ai commencé le cirque, pas avec le nez rouge, juste plutôt le côté équilibre. et en fait tu dis, quand t'avances en équilibre t'es obligé d'avancer mais en même temps tu bouges alors là on est en podcast, je suis en train de bouger à droite à gauche, personne ne va le voir mais toi t'es obligé de rechercher l'équilibre aussi Et donc, en fait, tu te rattrapes en permanence. Tu es toujours en avançant, en train d'être sur le point de tomber. Et je me dis, en fait, c'est ça la vie. C'est juste, on avance et en même temps, on peut tomber.
- Speaker #1
J'ai pioché un petit papier. Quel est le sentiment qui t'accompagne le plus au quotidien ?
- Speaker #0
Le sentiment qui m'accompagne le plus au quotidien ? Ce n'est pas facile. Il y a une différence entre ce que j'aimerais et ce que je réussis à faire. Je pense que le sentiment au quotidien, c'est comme l'optimisme. Je ne sais pas si c'est un sentiment, mais...
- Speaker #1
Ça me parle comme un type de sentiment. C'est cohérent.
- Speaker #0
d'essayer de... d'être toujours dans cet optimisme donc j'essaye que ce soit lui qui m'accompagne, après, ce serait mentir de dire que c'est vrai tout le temps. Très clairement, pas. Et qu'évidemment, il y a bien des moments d'âne à certains moments. Mais c'est un petit peu ça que j'essaye de me dire. Et puis d'y injecter de la joie, de la bonne humeur, du fun. On rigole bien à la maison. Donc je sais que c'est un truc aussi qui me porte. D'avoir cette légèreté, cette joie, cette envie de vivre au quotidien, cet optimisme, ça soutient aussi. Dans les moments où je me casse la gueule, où je doute, où l'estime de moi est un peu dans mes chaussettes, ça soutient.
- Speaker #1
Quels sont les comptes que tu suis pour t'inspirer, que ce soit déco, mindset, business ?
- Speaker #0
Alors honnêtement, les comptes que je suis, il y a les comptes de mes élèves. Mais globalement, c'est les seuls comptes d'écho. Je ne suis plus aujourd'hui de designer, je l'ai beaucoup fait. Aujourd'hui, ce n'est pas ça qui me donne envie. Donc les seuls côtés d'écho, c'est que mes élèves que je veux suivre. Mais il y a deux types de comptes que je peux suivre. Il y a les comptes business, beaucoup. À l'inverse, je suis beaucoup de marketeurs, beaucoup de coach business, beaucoup d'entrepreneurs parce que je suis très avide de tous leurs conseils, de tout leur partage, de leçons de vie. Je pense que c'est ma façon de me former. On continue aussi sur le marketing. Typiquement, je trouve qu'il y a vraiment... Plein de choses à prendre là-dessus. Et puis, donc ça, beaucoup, beaucoup. Et puis, beaucoup de comptes plus inspirationnels, beaucoup plus mindset. Tu vois, je vois bien l'algorithme fait aussi très bien les choses et je tombe régulièrement sur des comptes de développement personnel. Pour toi, je vais te donner un terme un peu générique, mais tous ces comptes, il y a des personnes qui sont coach business. Je pense à Julien Musi, notamment. qui est coach business, mais qui est aussi très, très, très, très mindset. Et régulièrement, je me prends des claques ou des shoots de dopamine, de compréhension sur... Parce qu'il y a toujours le côté synchronicité, tu vois. Ça, c'est peut-être mon côté perché, mais quand je vis un truc, comme par hasard, je tombe sur un podcast, une émission, un poste qui vient pile poil traiter ce que je suis en train de vivre. Donc, moi, c'est ça dont j'ai besoin. Aujourd'hui, je vais chercher ça parce que sinon, je ne l'aurais pas. Donc, ça me fait grandir.
- Speaker #1
Quand tu rencontres tes potentiels élèves en rendez-vous découverte, quels sont les trucs qui te font dire « cette personne est faite pour être décoratrice » ?
- Speaker #0
Alors c'est rigolo parce qu'il y a globalement souvent une évidence. Premier point, c'est l'amour pour la déco. Je pense que vous avez tout en commun. Ce côté passion depuis petite fille en général, c'est drôle de voir qu'il y a plein d'histoires qui se répètent. En plus, c'est ce que j'ai vécu moi. Je bougeais tout le temps les meubles de ma chambre quand j'étais enfant. Ou alors je jouais aux Sims. Ou alors je scrolle pendant des heures, des jours sur Pinterest. On a tout un petit peu ça en commun. Donc ça, c'est quand même pour moi le premier critère. C'est quand même pas si facile que ça d'être décoratrice, de se former et après de le faire vivre. Si on n'a pas cette passion déco en nous, si on n'a pas ce grand pourquoi aussi, vraiment d'avoir envie d'être créative, de kiffer la déco et le beau, je pense que c'est un peu plus challengeant. Donc il y a ça d'abord. et puis ensuite je pense que ce qui me permet de dire elle va réussir c'est l'envie en fait tu vois c'est juste la niaque d'y aller malgré les peurs par contre le niveau de à quel point elles peuvent avoir des peurs pour moi ça ça veut rien dire c'est complètement ok d'avoir des peurs quand elle me dit ah j'ai un syndrome de l'imposteur énorme c'est presque bon signe, parce que sinon, ça veut dire que tu serais complètement irréaliste sur ce que tu vas devoir mettre en place. Donc c'est complètement ok, ça ne dit rien du tout d'un futur succès. Mais pour moi, celles qui réussissent, c'est celles qui ont envie de déplacer des montagnes, qui savent qu'elles vont avoir besoin d'y mettre de l'énergie, qui vont avoir besoin de se challenger, de sortir de leur zone de confort, d'adresser justement ces fameuses peurs. d'avoir envie d'apprendre. Pour moi, c'est vraiment ça. C'est celle que je détecte de façon hyper positive. C'est celle qui a cette audace, cette niaque. Je ne sais même pas le dire avec un autre mot, cette niaque d'y arriver coûte que coûte. Encore une fois, ce n'est pas pour ça que ce sera facile pour elle tout le temps, pas plus que pour les autres. Mais je pense que ce qui fait qu'on se relève, justement c'est parce que La volonté de toujours avancer. Quoi qu'il arrive, on ne se laisse pas abattre. On pleure un peu et puis on ne se laisse pas abattre. Pour moi, c'est ça. Vraiment, le côté passion d'écho et cette énergie coûte que coûte à y mettre.
- Speaker #1
C'était la fin de mes petits papiers. Ok. Par contre, j'ai la petite surprise que je t'avais promis. J'ai préparé une liste de petites questions. J'ai appelé ça le ticou-tac. Ticou-tac, ok. Il faut que tu répondes sans réfléchir en me donnant ton choix entre les deux.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Trop cool.
- Speaker #1
Alors, décoratrice ou formatrice ?
- Speaker #0
Formatrice. J'ai le droit d'expliquer ou non ? Je n'ai pas le droit de dire.
- Speaker #1
Tu peux, si tu veux, tu peux.
- Speaker #0
En fait, je me suis toujours dit que j'étais... J'ai pris conscience ces derniers temps que mon vrai métier, c'est prof, en fait, dans l'ADN. Dieu sait si j'aime la déco, mais en fait, mon vrai métier, c'est dans le partage, c'est dans la transmission, c'est dans tout ça. Donc là, quand tu me poses la question, si je devais choisir, je pourrais arrêter la déco, mais formatrice, sans aucun doute.
- Speaker #1
Solo ou accompagnée ?
- Speaker #0
Accompagnée.
- Speaker #1
Je crois qu'il n'y a même pas besoin de...
- Speaker #0
Je crois que ce serait comme répété. Aucun doute.
- Speaker #1
Alors, sport ou impro ?
- Speaker #0
Ah, c'est compliqué ça ! Effectivement, je fais les deux en même temps. Sport. Sport. Sport parce que c'est tellement important pour moi d'être bien dans mon corps. L'impro, ça pourrait être autre chose pour injecter du fun. Ça pourrait être du cirque, tu vois. Mais sport, ça ne me quitte jamais.
- Speaker #1
Déléguer ou faire soi-même ?
- Speaker #0
Aïe ! Tu viens toucher ma corde sensible. J'apprends à déléguer. Alors, naturellement, je dirais faire moi-même, parce que c'est toujours un enjeu de déléguer. Oui, j'apprends à... Parce qu'encore une fois, il y a Fred et Lorraine derrière, donc elles me permettent d'apprendre à déléguer en toute sérénité. Mais c'est quand même un enjeu pour moi de déléguer. Donc, faire soi-même, je suis obligée d'être sincère.
- Speaker #1
Sauf pour la compta.
- Speaker #0
Sauf la compta déléguée à 3000%. Canelé ou chocolat ? Canelé. J'adore les canelés. Non, j'adore le chocolat aussi. C'est compliqué. Parce qu'en fait, Marie, tous les samedis midi, me ramène un petit canelé de la boulangerie. Donc j'adore les canelés. Et en même temps, je ne sais pas finir mon repas sans un carré de chocolat. C'est impossible. Moi, chocolat quand même, chocolat. Parce que le chocolat, c'est quand même ma vie.
- Speaker #1
Ta couleur préférée ?
- Speaker #0
Rose. Pour la bonne humeur, pour l'optimisme, pour la féminité, pour la douceur. En ce moment, je suis très rose.
- Speaker #1
Et un truc que tu ne changerais pour rien au monde ?
- Speaker #0
Un truc que je ne changerais pour rien au monde ? j'ai une idée qui me vient j'allais te dire mon mari c'est rassurant non mais parce qu'en fait je ne sais pas si je vais lui avouer ça mais dans le sens où je me rends compte que c'est lui le pilier qui vient me challenger m'engueuler me booster, recréer l'équilibre et je me rends compte que il n'est pas complaisant il me... Donc en fait, je ne sais pas pourquoi, c'est ça qui me vient. Mais écoute, je ne sais pas, je vais rester spontanée. Mon petit mari, je vais le garder encore quelques années.
- Speaker #1
La fin de mes questions. Tu es allée jusqu'au bout du challenge.
- Speaker #0
J'ai réussi. Je ne sais pas si ça a été parfait, mais parfait, ce n'est même pas la question.
- Speaker #1
Très bien, c'était une très belle célébration de ton 200e. Tu peux être fière de toi.
- Speaker #0
Ah bah non, mais merci beaucoup pour ce cadeau que tu m'as fait. C'était très très chouette. Puis effectivement, je n'ai pas l'habitude que ce soit moi au centre de ce podcast. Donc, c'était un très très joli cadeau. Merci du fond du cœur, Clotilde. C'était très très cool de passer ce moment avec toi.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Je te rends ton micro. Tu me rends mon micro, mais je te le retendrai très très vite pour que toi aussi, tu nous racontes ton parcours. Si tu entends ce message, c'est que t'as écouté l'épisode jusqu'au bout, et donc je me dis que ça a dû te plaire. Alors si tu veux me soutenir, laisse-moi un petit commentaire et des étoiles, ça va vraiment m'aider à faire connaître ce podcast au plus grand nombre. Un énorme merci d'avance !