Speaker #0J'ai littéralement vu mon business couler en 24 heures et je te garantis que c'est pas un titre bullshit. Bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Pour celles qui me suivent depuis plusieurs années maintenant, je sais, j'arrive comme ça, comme une fleur. Ça fait des mois que j'ai pas publié et si tu me suis sur différentes plateformes, tu sais que j'ai beaucoup réfléchi à ma communication pour 2025 et que j'avais un grand projet, c'était de me lancer sur YouTube. Donc clairement, là... A l'heure à laquelle j'enregistre cet épisode de podcast, on est au mois de février, donc le 1er ou le 2 février, je sais plus quel jour on vit, et j'avais déjà toute ma stratégie de communication prête, des vidéos YouTube à être publiées, mais j'ai eu un énorme, énorme, énorme pépin qui m'est tombé sur le coin de la tête, et en fait je me suis dit, autant que je le raconte, autant que je fasse profiter de mon expérience, après tout c'est ma mission en tant que mentor business. de montrer les bonnes stratégies, les bons conseils, les bonnes choses à faire pour pouvoir développer son activité en ligne. Mais c'est aussi l'objectif de montrer quand ça ne va pas. Parce qu'en fait, si tu te concentres que sur toutes les choses qui vont bien, toutes les réussites, etc., on a l'impression que tout est un long fleuve tranquille. Et le jour où il t'arrive une grosse merde, tu ne vas jamais savoir comment réagir. Alors je ne vais pas dire que j'ai la science infuse et que je sais réagir à toutes les situations, mais j'aimerais t'embarquer avec moi. dans une situation catastrophique qui s'est passée dans mon business et pas dans mon business en ligne. Parce que pour rappel, ça fait 13 ans que j'entreprends. J'ai acheté un hôtel il y a 10 ans avec mon mari, donc ça si tu me suis, tu le sais. Et j'ai développé mon business en ligne justement pour plein de raisons qui font que je trouve qu'il y a énormément moins de contraintes sur un business en ligne. Et j'ai développé donc mon business en ligne Boss équilibré il y a 5 ans. Donc si tu veux savoir à quoi t'attendre dans cet épisode de podcast, je vais te parler... de mon hôtel, du fait qu'on a subi les inondations, les normes crues qu'il y a eu sur le secteur en Bretagne, dans l'Ouest, plus précisément aux alentours de Redon. Et forcément, on a été impactés, en tout cas à l'heure à laquelle j'enregistre cet épisode de podcast. On n'a pas tous les tenants et les aboutissants de ce qui se passe et de ce qui s'est passé, mais j'aimerais te raconter au moins les 48-72 heures. on les a vécues, je dis on parce que mon mari est dans le même bateau, sans jeu de mots, et te partager en tout cas ce que j'en retire. Donc j'imagine que sur l'épisode de podcast, les choses vont être plutôt fluides. Après sur la vidéo, ça va peut-être être un peu décousu parce que je vais venir peut-être incruster, ajouter des images, je sais pas. En fait, ce qui s'est passé, c'est que les 24 premières heures en tout cas de cette inondation, parce qu'on savait pas que ça allait devenir une crue qui allait absolument... tout submergé. J'ai pas vraiment pensé à documenter, alors que c'est ce que je fais tout le temps, je documente ma vie d'entrepreneur, je filme les coulisses, je prends des photos, en fait je documente toujours tout, parce que je sais que d'une manière ou d'une autre, ça va me servir à partager aussi mon expérience, et à transmettre les enseignements que j'en retire. Et c'est vrai que sur les 24 premières heures, ça a été un peu... une incompréhension totale de la situation, de ce qui se passait. Je me suis jamais dit je vais utiliser des choses pour mettre sur YouTube. Donc moi clairement comme d'hab, j'ai filmé plein de choses, enfin pas mal de petites choses en format vertical. L'eau qui montait, des trucs bêtes, ma voiture, juste les roues dans l'eau alors qu'on n'imaginait pas que quelques heures plus tard la voiture pourrait être submergée. Et donc c'est vrai que j'ai filmé des petites bribes de choses sans me dire que... Je pourrais en faire un vrai documentaire, genre un vrai vlog inondation. Et en toute honnêteté, j'ai jamais eu cette intention-là de me dire je vais romancer ou je vais raconter quelque chose pour faire pleurer dans les chaumières parce que c'est pas du tout l'idée. Et on va en parler après. Il y a des gens qui sont peut-être et même certainement beaucoup plus impactés que nous et là-dessus, vraiment, je vais apporter mon expérience en toute humilité et en toute modestie. Mais... J'en retire quand même des enseignements d'un point de vue business et d'un point de vue personnel et d'un point de vue gestion des émotions que j'ai envie de te partager aujourd'hui. Donc qu'est-ce qui s'est passé ? Ce qui s'est passé c'est que lundi dernier, donc le 26 janvier ou le 27, je ne sais plus du tout à quel jour on vit, désolé, on a eu des informations un petit peu dans tous les sens comme quoi on allait probablement être inondé. Il faut savoir que j'habite dans une région où, oui, il y a déjà eu des inondations, mais pas des inondations de fous malades. En gros, moi, mon hôtel, il est situé sur un parking d'un centre commercial. Et c'est vrai que c'est déjà arrivé que le parking soit, en tout cas, depuis 10 ans qu'on est là, un petit peu immergé, c'est-à-dire avec de l'eau qui faisait qu'il y avait besoin d'avoir des pompes pour venir évacuer l'eau, mais rien de spectaculaire, en tout cas, à notre échelle. Donc... On a eu des informations un petit peu dans tous les sens, pas beaucoup de précisions de la part de la mairie ou quoi, comme quoi on pourrait ne pas être en sécurité. Et c'est vrai que toute la journée du lundi, avec mon mari, on s'est clairement pris la tête. Parce que nous on était dans une situation où en fait on avait des réservations dans notre hôtel, donc forcément des gens qui avaient réservé pour toute la semaine. Et à côté de ça, j'avais les informations en off, comme quoi le centre commercial qui est situé sur le même parking que nous allait probablement fermer. Donc là, on savait pas trop quoi faire parce qu'on se dit « Attends, si un centre commercial ferme, c'est que quand même il y a... » un danger, il y a quelque chose qui se passe et on devrait peut-être prendre le même pli. En contrepartie, on a essayé de joindre la mairie toute la journée, toute la journée, toute la journée, pour savoir mais qu'est-ce qu'on fait ? Parce que, au-delà de ce qui peut être perte financière, alors qu'au début, on n'a pas du tout estimé, on était à côté de la plaque, au-delà de la perte de nos clients, il y avait quand même l'aspect sécurité et on ne peut pas déconner avec ça, et on s'est dit, mais on a besoin de savoir, voilà ce qui va se passer. On n'a pas eu de discours ... ultra alarmiste. À vrai dire, on n'a pas eu beaucoup de discours. On s'est un peu retrouvés seuls face à nos décisions et concrètement, ça a été prise de tête. Il y avait deux camps. Il y avait mon mari, il y avait moi. Moi, je voulais rester ouverte parce que je me dis bah attends, on ne peut pas prendre une décision de virer tout le monde, de reloger tout le monde. J'étais en train de penser perte financière en me disant ça se trouve, on est en train de pinailler pour une pauvre flaque d'eau au pied de notre hôtel et mon mari qui dit qui lui était plus en mode, ouais mais tu te rends compte en fait si on reste ouvert et qu'il se passe vraiment quelque chose de grave, ça va être compliqué. Au final j'ai eu gain de cause, je le regrette un petit peu aujourd'hui, après on pouvait pas du tout savoir ce qui allait se passer. On est resté ouvert, nos clients arrivaient en rigolant, en mode oh là là on a un petit peu les pieds dans l'eau, mais vraiment aucune inquiétude et mon mari évidemment reste sur place. pour dormir là-bas, donc voilà. Mais ce qui s'est passé, c'est que l'eau est montée, montée, montée, et on n'avait aucune visibilité de quand est-ce que ça allait s'arrêter. Alors c'est pas que de l'eau de pluie, c'est de l'eau en fait, on est autour de plusieurs rivières, etc., qui viennent un peu confluer. si on peut dire, notamment l'eau de Rennes aussi, qui apparemment était en train d'être déversée sur les villes qui descendent. Et en fait, ça a commencé à monter, monter, monter, tant et si bien que moi j'envoie comme une fleur à mon mari un message vers 11h30 pour lui dire écoute, je suis désolée, je me suis un peu emportée, j'ai eu du mal à gérer mes émotions et à prendre une décision. Et cinq minutes après, comme par hasard, la mairie lui passe un coup de fil pour lui dire on va peut-être vous évacuer. Mais nous, on était là. Mais nos clients, en fait, ils sont méga en sécurité. Notre hôtel, il est un peu en hauteur. Il n'y a pas de soucis, en fait. Il vaut mieux qu'il soit chez nous que dans un gymnase, en fait, où il fait froid, où ils ne vont pas avoir un bon lit et tout, quoi. Et ma réflexion dans ma tête aujourd'hui, alors qu'en fait, quelques heures après, l'hôtel, il était submergé et le seul accès possible était en bateau, quoi. C'était surréaliste. Donc bon, bref, ça n'a pas loupé. À minuit et quelques, le camion de pompier est venu... évacuer tous nos clients. Mon mari est resté dormir là-bas. Il m'a rejoint le mardi matin. Et le mardi, ça a commencé à être l'hécatombe. Le mardi, je me suis réveillée avec un genre un mal de crâne pas possible, comme si je m'étais pris une grosse cuite la veille. J'ai très mal dormi. Les enfants, ils ont dormi avec moi, ce qui... C'était un peu la tempête dehors, etc. Donc j'ai vraiment pas dormi. Je retrouve mon mari au matin, il me montre des photos, des vidéos de notre établissement. Là, ça commence à être super inquiétant. Le centre commercial à côté de chez nous a fermé. Alors, c'est pas nous, enfin nous, notre établissement, évidemment, il y a de la perte, mais vous imaginez bien un centre commercial avec 200 salariés, quand il prend la décision de fermer, c'est quand même juste catastrophique, quoi. Ce qui se passe dans cette journée, c'est un petit peu gestion de crise. Gestion de crise, bah qu'est-ce qu'on fait avec nos salariés ? qu'est-ce qu'on fait avec nos clients. Donc on a passé toute la matinée à reloger nos clients sans savoir pour quelle durée. Donc on a appelé tous nos confrères hôteliers pour leur envoyer nos réservations. On les a annulés sur les centrales de réservation. On a remboursé les gens qu'on devait rembourser. Franchement, ça a été une galère pas possible. Donc gestion de crise pour nos clients, pour nos salariés et puis pour notre bâtiment. Pour notre bâtiment, on n'était pas trop inquiets puisque comme je le disais, il est quasiment à 2 mètres de hauteur par rapport au niveau du parking. Et... Et on ne se dit pas que l'eau va monter de 2 mètres. Donc la journée du mardi, j'ai tout annulé déjà pour Boss équilibré, pour mon business en ligne. J'ai vraiment tout annulé. Je me suis dit là, c'est focus sur cette situation-là, évidemment. Même si encore à ce moment-là, on n'est pas dans l'état d'urgence et on ne se dit pas que ça va être catastrophique. Et là, à ce moment-là, avec mon mari, on prend la décision d'aller aider nos confrères commerçants qui, eux, se retrouvent vraiment face à la digue, face au canal à Saint-Nicolas. et qui sont en première ligne de l'inondation, puisque quasiment au même niveau. Et donc on décide d'aller les aider et tout mettre sur parpaing, les frigos, tout ce qu'il y a dans les cuisines, tout le matériel qui pourrait être endommagé, en gros mettre en sécurité tout ce qu'on peut mettre en sécurité. Encore une fois, nous concernant, dans notre établissement, on n'était pas inquiétés de ça parce qu'on s'est dit si l'eau monte jusqu'à chez nous, tout le monde est submergé quoi. Donc là, mardi après-midi, On rentre chez nous, on est quand même un peu désemparés parce que, encore une fois, notre établissement est fermé. C'est une vision un petit peu apocalyptique et ça me rappelle à ce moment-là la période qu'on ne nommera pas d'un grand virus qu'on a tous connu, où là, les rues sont fermées, désertes, il n'y a plus de circulation, l'établissement est fermé, tout est vide, et on est privé de notre outil de travail sans savoir pour quelle durée. Et là... À ce moment-là, on est un peu dans cette situation-là. Je reçois sur... J'ai un groupe WhatsApp de mamans de l'école qui me disent « Marie-Pierre, est-ce que vous avez besoin d'aide ? » Et nous, on ne demande jamais d'aide, clairement. Là, on a passé la journée du mardi à aller aider les autres. On ne s'est même pas dit « Bah nous, on a peut-être besoin d'aide. » Et quand elles me disent ça, « Bah si tu veux, on va aller mettre des choses en hauteur et tout. » Je me dis « Mais... Vraiment ? » Enfin, je ne pense pas qu'on ait inquiété de la montée des eaux. Et puis après, je dis à mon mari « Écoute, on va à l'école. » et il se propose de venir nous aider pour mettre en sécurité certaines choses, ben on y va. Et en fait, on a eu tellement d'élan de solidarité, pardon, je trouve plus mes mots, que je me suis dit, on peut pas passer à côté de ça, parce que j'ai l'impression qu'en fait, on est vraiment en danger, qu'on a vraiment quelque chose à faire, et qu'on va pas s'en sortir tous les deux, c'est impossible. Donc là, mardi après l'école, tout le monde prend ses bottes, on file à pied sur le parking de notre établissement, et là, on voit que les pompiers sont en train d'enlever les pompes, avec lesquels ils étaient en train d'évacuer l'eau. Donc déjà, ça a pu, parce que ça veut dire qu'ils auront beau pomper tout ce qu'ils veulent, ça ne servira plus à rien. On nous refuse, entre guillemets, l'accès à notre bâtiment, alors qu'en soi, on commence à avoir de l'eau quasi jusqu'aux genoux. Et on se dit, mais là, ça commence à être vraiment tendu, parce que les murets aux alentours de chez nous menaçaient de céder avec la pression de l'eau. Tant et si bien que mon mari est parti avec le pompier, donc il nous a tous laissés sur le côté pour aller voir en fait quels étaient les risques dans le bâtiment, etc. Parce qu'il y a tout ce qui est électrique, il y a plein de paramètres à prendre en compte. Et il nous a dit je vous laisse 30 minutes pour mettre ce que vous pouvez mettre en sécurité, mais pas plus après vous partez parce que clairement on était en danger. Donc ils ont sécurisé ce qu'ils ont pu sécuriser. A l'heure à laquelle je vous parle, on n'a jamais pu retourner dans notre bâtiment. Ça fait 5 jours, je crois. Et donc, on sait pas. On sait pas si l'eau est rentrée, on sait pas... Mais la suite continue. Le mercredi, c'est le 3ème jour, si on peut dire. 2ème, 3ème jour, puisque ça s'est passé dans la nuit de lundi. Et là, c'est vraiment la prise de conscience et la descente aux enfers. C'est l'impuissance. En fait, on passe sur toutes les télés. On est mis en lumière alors qu'on aimerait pas être mis en lumière. On voit des images, puisque... Vu qu'on ne peut plus accéder à notre bâtiment, les seules images qu'on voit, c'est des images qui sont prises par des hélicos ou par des drones. Et on voit notre hôtel qui commence à être encerclé. On voit tous nos collègues qui ont de l'eau jusqu'à moitié des portes. Et là, c'est vraiment la prise de conscience et la descente aux enfers parce qu'on ne peut plus rien faire. On ne peut que constater ce qui est en train de se passer et attendre que ça se passe. Et là... Avec mon mari, on décide le mercredi matin, on prend un de nos fils pour y aller. On décide d'aller sur notre avenue, puisque à ce moment-là, on pouvait encore marcher et y aller. Même si notre hôtel était à des centaines de mètres, on essayait de voir au loin ce qui se passait. Il était environ 10h du matin et ça a été la dernière fois qu'on a pu marcher sur notre avenue. Là, on est samedi, à l'heure à laquelle j'enregistre cet épisode, et c'était la dernière fois. Et c'est vrai qu'on était quasiment les seuls à se promener là parce qu'il était quand même tôt le matin, il faisait pas beau, c'était à moitié la tempête et en fait on a croisé plein de gens, en fait on se rend compte que c'était des journalistes et nous on était vraiment la tête dans le guidon, on savait pas. Enfin, quoi faire, quoi dire, on était complètement perdus, on était paumés en fait dans nos pensées. On était en train de voir de loin, on a envoyé des photos à nos collègues pour qu'ils voient leur bâtiment parce qu'on se disait, c'est peut-être la dernière fois qu'on peut venir à pied ici. On prend des photos, moi je pense déjà à l'assurance, et en fait on se fait interroger par plein de gens, et sur le coup, on le fait. Et puis une personne, deux personnes, trois personnes, et en fait après on arrête parce qu'on se rend compte qu'on a tellement pas les idées claires, on sait pas ce qu'on dit, et qu'on est en train de passer sur toutes les télés, et ça c'était extrêmement déstabilisant de moi qui ai l'habitude, entre guillemets, de maîtriser ma communication, ça a été extrêmement inconfortable pour moi de pas maîtriser ça, de nous retrouver sur des chaînes de télé, d'avoir des choses qui sont coupées au montage et qui sont pas... extrêmement cohérente par rapport à la réalité des choses et ce qui est en train de se passer et à la fois à ce moment là c'est on commence à avoir des centaines et des centaines et des centaines de messages de soutien de gens qui sont prêts à nous aider c'est super déstabilisant parce qu'en fait on peut rien faire on a juste à attendre et encore une fois je leur dis à l'heure à laquelle j'enregistre cet épisode on peut toujours rien faire parce qu'on n'a pas d'accès et donc là ça commence à être super compliqué à gérer en termes d'émotions moi je pleure beaucoup mon mari qui est pas stressé de la vie là il commence quand même à être angoissé quoi carrément parce qu'il y a rien à faire et il y a plein de sentiments qui se mélangent parce que moi je suis en mode le monde s'arrête mais nos emprunts s'arrête pas nos charges s'arrête pas notre loyer s'arrête pas tous nos clients qui sont en train de partir en fait chez les autres pendant que nous On est avide, donc je suis là en mode injustice, je suis là en mode angoisse financière, je suis là en mode punaise, mais quand est-ce que ça va s'arrêter en fait ? On a déjà, j'ai l'impression, vécu tellement de galères dans ces années d'entrepreneuriat et je me dis mais pourquoi ? Et d'un autre côté, j'ai des gens très sages et plus âgés que moi qui me disent mais Marie-Pierre, on est en bonne santé, on est vivant, on a un toit sur la tête, donc ça va. Et là, je me sens très coupable, je me sens très coupable de me plaindre, je me sens très coupable de me sentir pas bien, et à la fois je peux pas gérer ça. Et franchement, c'est un combat intérieur de malade. J'ai pas grand chose de plus à raconter après le mercredi, finalement, puisque jeudi, vendredi, samedi, et en fait depuis tout à l'heure je dis qu'on est samedi mais on est dimanche, je sais même plus quel jour on est. Bah on a jamais pu accéder à notre bâtiment, on est dans la tente. Et à la fois, j'ai déjà vu les commerces de mes amis qui ont pu rentrer dedans. J'ai de la peine pour les gens aussi qui ont leur maison, qui ont été dévastés. Et tout ça, c'est des sentiments qui sont vraiment très mélangés parce que je me dis, je dois, je me sens cette mission en fait de pouvoir transmettre le positif dans tout ça et le fait de dire que derrière chaque situation de merde, il y a toujours un message caché. Et sur Instagram, j'ai mis un post pour transmettre le fait que quand on est en train de vivre des situations compliquées, il n'y a rien de tel que de penser au jour où tu vas raconter aux gens comment tu t'es relevé de ça et comment tu es passé par-dessus ça. Et c'est vrai que moi, je me suis rendu compte de situations compliquées par lesquelles j'ai pu passer. J'ai pensé à une rupture il y a des dizaines d'années. où en fait j'avais l'impression que j'arriverais jamais à rebondir, puis au final dans tout ça j'ai rencontré mon extraordinaire mari. J'ai pensé à mon deuxième fils, avec un accouchement catastrophique, on a failli perdre la vie tous les deux, et j'ai pensé à tout ce que derrière ça nous a apporté de positif. Un petit garçon en pleine santé, heureux de vivre, moi plus déterminée que jamais en fait à profiter de la vie, et à pas m'embêter avec des soucis justement qui n'ont pas grand intérêt. J'ai pensé à la période... qu'on a vécu quand même super longue avec notre hôtel du Covid, où là, en fait, même si c'était catastrophique, on a réussi à surmonter ça en couple. J'ai développé Boss équilibré parce que je me suis dit moi, je ne veux plus dépendre d'un business physique et je veux aller en ligne pour éviter tous ces aléas-là, et être beaucoup plus libre, être libre géographiquement, être libre de pouvoir faire de l'argent sans salarié. Et aujourd'hui, je me dis, dans cette... catastrophe d'inondation qui va certainement être d'ailleurs qualifiée en catastrophe naturelle, j'ai hâte de savoir quel va être le cadeau caché qu'on avait derrière tout ça. J'en ai déjà découvert un. la solidarité et l'entraide. C'est vrai que quand on est entrepreneur, on a tendance à gérer ses problèmes tout seul, on n'a pas envie d'embêter les autres. La perception aussi des gens, des fois, elle est « Bah toi t'es entrepreneur, tu réussis bien, t'as pas besoin d'aide. » Les gens, ils vont regarder ta voiture, ils vont regarder ta maison, ils vont regarder si tu pars en vacances. Mais évidemment, ils vont pas chercher à savoir quelles sont toutes les merdes que t'as à gérer, toutes les épreuves par lesquelles t'es en train de passer. Et en fait, aujourd'hui, puisque notre situation, elle est quand même visible, je me rends compte qu'il y a des gens qui sont là, et des gens... qu'on connaît pas parfois, des gens qui seraient capables de se déplacer de l'autre bout de la France pour venir nous aider alors qu'on n'a pas contact avec eux, qu'on les connaît pas plus que ça. Et ça j'ai vraiment envie de le partager parce que c'est une réalité. Alors il y a peut-être des gens qui disent ça pour faire bien et qui viendront pas, mais sur les milliers, je pense pas déconner en disant ça, de personnes qui nous ont... proposer de l'aide ou tout simplement qu'ils nous ont adressé un message sympathique, de soutien et pas intéressé, je sais qu'il y aura des gens qui viendront nous aider à la décrue quand on viendra constater les dégâts. Et en fait j'en suis à espérer qu'avec mon mari on ait juste eu peur et que les dégâts soient vraiment moindres dans notre établissement pour qu'on puisse aller aider toutes les autres personnes qui en ont besoin. Donc mon cadeau caché, il est là. Mon cadeau caché, il est aussi dans le fait que je prenne mon micro pour enregistrer ce podcast, que je mette ma vidéo pour montrer ce que j'ai à partager parce que j'ai envie aussi que tu comprennes que si toi tu te lances, si tu lances une activité, si t'as envie de te lancer, il n'y a pas de mauvaise communication. Il y a juste la communication que t'as envie de mettre en place avec les gens que t'as envie de toucher. Moi j'ai pas envie de toucher des gens pour faire pleurer dans les chaumières. J'ai envie de toucher des personnes qui peuvent être motivées par mon discours, qui vont avoir envie de passer à l'action, qui vont avoir envie de se relever si jamais... elles sont dans une situation merdique comme celle dans laquelle on se trouve. Et je sais qu'en fait, utiliser ce contenu mais de manière sincère avec un objectif aussi derrière et que ce soit pas un objectif de bad buzz un objectif de je montre des images qui font pleurer ou je montre si non, vraiment avec cet objectif que j'ai qui est dans ma mission de vie d'aider les femmes à développer leur activité, bah là ça fait du sens et donc pour toi c'est la même chose il n'y a pas de petite communication il n'y a pas de petit message que t'as envie de passer ... Il n'y a pas de truc bête en fait. Et si tu as quelque chose au fond de toi que tu as envie de partager, qui pour toi fait du sens et qui va peut-être aider une, deux, trois, dix personnes, des centaines, des milliers de personnes, franchement je te dis, vas-y, fais-le, parce que ça serait trop bête de passer à côté de ça. Donc voilà, je n'ai pas grand-chose de plus à dire et je ne vais pas avoir plus d'images pour documenter ce qui se passe en ce moment ou de mots pour le podcast parce qu'on ne sait pas, on attend. Je pense que les 24-48 heures vont être décisives et vont nous éclairer un petit peu sur la situation. Mais quoi qu'il en soit, de mon côté, pour Boss équilibré, où j'ai ressenti beaucoup de frustration de devoir mettre certaines choses en pause, j'étais là en mode 2025, j'ai mon plan, je sais quoi faire, je sais où aller, c'est clair. C'est sûr que j'ai eu de la frustration d'avoir cet événement-là qui évidemment me fait tout mettre en pause. Après je me félicite aussi de mettre certaines choses en pause parce que je veux pas m'épuiser. Je vais pas coûte que coûte aller bosser le soir alors que mon cerveau il est complètement endolori. Je sais pas si ça se dit endolori, je suis en mode endoloris Harry Potter pour ceux qui connaissent. Enfin bon bref, mon cerveau qui est pas apte à réfléchir, qui est fatigué, mon corps est fatigué, j'ai mal au dos, c'est compliqué. Je me félicite de pas me forcer à bosser pour bosser équilibré. Et quelque part, je suis en train de le faire là, en communiquant, en partageant ce que j'ai à partager, mais parce que ça ne me coûte pas. Ça ne me coûte pas d'enregistrer cet épisode de podcast. Ça ne me coûte pas d'avoir posé ma caméra pour filmer. Ça va peut-être me coûter pour monter, mais peut-être que ce n'est pas moi qui le ferai. Mais en tout cas, je suis heureuse et soulagée de pouvoir partager ça et que quelque part, ça ait une utilité. Donc je te remercie de m'avoir écoutée ou regardée jusqu'au bout. Si le contenu autour de l'entrepreneuriat, de la communication sur les réseaux sociaux, de l'organisation, de la productivité, de la santé mentale, si ces sujets-là t'intéressent, n'hésite pas à t'abonner et à me laisser un petit commentaire. Ça me fera plaisir et en attendant, je te dis que la vie, c'est maintenant et je te remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout.