- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Brame, le média qui s'intéresse à la nature, à l'outdoor et au terroir. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Thomas, qui est agriculteur, vigneron et aussi chasseur. Ensemble, on va retracer son parcours, on va parler de chasse, on va parler de vin, on va parler d'agriculture. Bref, c'est une grosse émission, je suis super content de lancer ce nouveau projet avec vous. Mais avant de commencer, pensez à vous abonner, c'est hyper important. C'est juste un petit clic et ça va nous permettre de vous offrir du contenu. gratuitement. Donc s'il vous plaît, si vous nous entendez, si vous nous voyez, faites-le. Bram est disponible sur YouTube et sur toutes les plateformes d'écoute, comme Apple Podcasts, Spotify ou encore Deezer. Et je tiens également à remercier Infaco pour le sponsor de cette vidéo. Infaco, c'est une entreprise française fondée en 1984 dans le Tarn, qui a marqué son époque en inventant le tout premier sécateur électrique, l'électro-coupe. Depuis, l'innovation est restée au cœur de son savoir-faire. Et cela fait plus de 40 ans qu'Infaco conçoit, fabrique et assemble ses outils en France. Elle équipe les professionnels de la viticulture, comme Thomas, des espaces verts et de l'arboriculture, avec des outils fiables, reconnus par leur performance et leur durabilité. Leur dernière innovation, c'est le sécateur F3020. Il incarne pleinement l'ADN de la marque. Une prise en main légère, une précision remarquable, une puissance maîtrisée et surtout un système de sécurité sans contact. unique au monde. Je tiens vraiment à remercier Ifacon pour le sponsor de cette vidéo. On est hyper fier d'avoir une entreprise comme la leur qui nous sponsorise et qui croit en notre projet. Tous les liens sont dans la description. Allez, c'est le moment de lancer cette première émission. Vous êtes prêts ? C'est parti ! Salut Thomas !
- Speaker #1
Salut Nico !
- Speaker #0
Bon, super content de te recevoir pour cette première émission. Tout d'abord, est-ce que tu peux te présenter rapidement ?
- Speaker #1
Je m'appelle Thomas, je suis agriculteur, viticulteur, producteur de vin, chasseur.
- Speaker #0
Quel a été ton parcours ? Quelles études as-tu pu faire ? Et comment tu es arrivé jusqu'ici aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors les études agricoles, j'ai fait un bac STAV au lycée de Montagne Saint-Emilion. Et après j'ai fait une année en BTS Vitiono. que je n'ai pas terminé, parce que je n'avais pas trop d'affinité avec l'école.
- Speaker #0
Oui, pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que ? Parce que je pense que la théorie c'était bien, mais la pratique c'était mieux. Donc j'ai préféré revenir sur l'exploitation et faire de la pratique plus que de la théorie.
- Speaker #0
Aujourd'hui c'est ça, tu es gérant de ta propre exploitation, c'est une exploitation familiale.
- Speaker #1
Oui, je suis co-gérant avec mon frère. Mes parents sont encore sur l'exploitation. Ils nous aident encore beaucoup. Oui, on a toujours connu ça. On est né là-dedans. Depuis qu'on peut travailler au coin du rentracteur, on est là-dedans. Depuis 14-15 ans, on travaille tous les étés. On est là pour aider. Puis dès qu'on a pu revenir à l'âge de 18 ans, on est revenu en tant que salarié. Puis un peu plus tard, quand on avait les compétences et acquis l'expérience nécessaire. On s'est installé et on a agrandi la propriété. Et puis maintenant, on est gérant, on est co-gérant avec mon frère.
- Speaker #0
Et là, c'est ce que tu disais, tu as beau avoir fait des études, rien ne vaut la pratique.
- Speaker #1
Rien ne vaut la pratique. C'est bien d'avoir la théorie, comprendre comment ça marche, comment ça fonctionne. Mais la théorie, ça a ses limites. Après, il faut pratiquer pour avoir l'expérience. Toutes les années sont différentes et on en apprend tous les jours. Même, je pense, dans 10-15 ans, on en apprendra encore.
- Speaker #0
Tu as toujours voulu devenir agriculteur ? C'est quelque chose qui était au fond de toi depuis tout petit ?
- Speaker #1
Oui, toujours. Toujours, toujours.
- Speaker #0
Bon, si tu me permets, j'ai quelques photos de toi sur des tracteurs pour témoigner. Si tu es OK, je pourrais les mettre. Moi, je vous mets les photos de Thomas sur le tracteur. Parle-nous un peu de ton exploitation. Quand elle a été créée, qu'est-ce que vous avez pu développer ? Alors,
- Speaker #1
nous, c'est la troisième génération qui est sur l'exploitation. Il y avait mon grand-père. qui est arrivé ici dans les années 60. Ils étaient originaires de Normandie, ils étaient descendus vers Toulouse pour trouver des terres et après ils sont remontés un peu plus dans l'entre-deux-mer parce que des terres étaient plus libres dans le secteur. Et après ils ont agrandi l'exploitation, planté de la vigne et des céréales, on a de céréales aussi. il y avait de l'élevage aussi sur l'exploitation. Et puis après, on s'est plus spécialisé sur la vigne. Quand mon père s'est installé, il a agrandi l'exploitation et fait son chien. Du coup, on est passé de, au début, il y avait, quand mon grand-père est arrivé, il n'y avait même pas un hectare de vignes. Et actuellement, on est à 100 hectares, 103 hectares de vignes et 178 de céréales. Donc voilà, maintenant, on a un bel outil de production qui est tout neuf. Et des céréales, on fait du maïs, on fait du... tournesol de temps en temps, de la luzerne, des fèvroles, du blé, du colza et du raisin après dans la vigne.
- Speaker #0
C'est hyper varié. Donc tu es co-gérant avec ton frère aujourd'hui entre la météo, la logistique. Des fois tu montes, tu me disais, jusqu'à plus de 40 employés par saison.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment tu gères tout ça ? Comment tu t'organises ? Comment on fait pour apprendre et gérer une telle exploitation ?
- Speaker #1
C'est au fur et à mesure. On a regardé nos parents faire et puis après, il a fallu qu'on fasse. Donc, on arrive quand même à bien se séparer. La gestion, mon frère, lui, est plus gestion salariée, production viticole. Et moi, je suis plus sur la partie céréale, mécanique, tracteur. Après, tout le monde en fait de tout. Mais voilà, on est quand même scindé dans l'entreprise. On ne va pas marcher sur l'un ou sur l'autre. On reste quand même focus sur nos parties. Et après, les 40 employés, ça reste très... Sur des périodes très courtes, c'est pendant les vendanges, quand on fait les créments, qu'il nous faut beaucoup de monde sur deux, trois semaines quand on vendange à la main. Parce que l'appellation demande de vendanger à la main. Après, sur le reste de la saison, on est entre 10 et 15 salariés.
- Speaker #0
On va revenir un petit peu sur le vin. Moi, ce qui me fascine, c'est que tu dois connaître bien évidemment toute l'agriculture, toute la viticulture. Tu fais également du management par rapport à tous tes employés et aussi de la mécanique. Donc, il faut savoir que je suis voisin de Thomas et dès qu'il me manque un petit outil ou autre, je l'appelle pour qu'il me le prête. Et c'est impressionnant aussi toute cette capacité et toutes ces connaissances que tu as sur la mécanique. Concrètement, tu es un peu obligé de pouvoir bricoler toujours, réparer des tracteurs, des choses, toujours un peu de casse ?
- Speaker #1
Oui, il y a toujours de la casse. Après, on ne peut pas tout faire, mais le maximum qu'on peut faire, on essaie de le faire. Parce qu'après, ça coûte déjà assez cher le matériel, plus l'entretien. Donc oui, il faut un peu s'y connaître sur tout et essayer de tout faire.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu du matériel agricole que tu as ? notamment des équipements et également de tes tracteurs.
- Speaker #1
Après le matériel, il y en a beaucoup et c'est très varié. Entre la vigne et la céréale, on a les tracteurs un poil plus hauts pour la vigne, autour de 150-200 chevaux. Et après les tracteurs un peu plus petits, du standard du vigneron, on en a 7-8 tracteurs, un télescopique, et puis après plein de matériel qu'on appelle derrière. Et après la grosse... partie, c'est la partie vinif où il y a beaucoup de matos, la machine à vendanger, les cuves, le pressoir. Ça, c'est une grosse partie des financières qui ne sert pas énormément de l'année parce que ça sert deux mois pour vinifier et pour vendre la vendange. Après, toute la partie, tout ce qui est électroportatif, tout ce qui est qui est entrant, produit phyto, tout ça c'est du renouvellement incessant. Après pour la partie taille, en général c'est des sécateurs électriques de la marque Infaco. Donc on en a une bonne dizaine parce qu'on est une bonne dizaine à tailler. Et puis voilà, après des plieuses, il faut tout pour faire. pour faire du vin et de la céréale, il faut beaucoup de matériel et beaucoup d'entretien de ce matériel.
- Speaker #0
C'est super intéressant d'avoir ton retour d'expérience justement avec le sponsor de cette vidéo qui est FACO. Est ce que tu peux nous en parler un petit peu vu que tu l'utilises ? Depuis combien de temps tu l'utilises ?
- Speaker #1
On utilise une FACO anciennement électro coupe dès le premier sécateur. On était sur des sécateurs pneumatiques avant, donc à R. C'était très contraignant parce que C'était la cuve d'air au bout de la parcelle avec le tracteur, les tuyaux d'air jusqu'au sécateur, donc il fallait tirer, c'était un poids, toujours l'air gelé quand il faisait froid. C'était très embêtant, très contraignant. Il fallait renrouler les dérouleurs à chaque bout de rang de vigne. Donc ça, nous, on n'a pas connu, mes parents ont connu, mes grands-parents ont connu. Donc c'était très contraignant. Et après, il y a eu le sécateur électrique, une évolution terrible de la technologie énorme. C'est un petit boîtier qui doit faire 15 sur 15, la batterie. C'est super léger. La prise en main est très intuitive, très fonctionnelle, puissante. Ça dure 8 à 10 heures de taille, on ne tombe jamais en peine de batterie. Le premier, c'était du 3002, on a eu 3005, 3010, 3015. Maintenant, on est 3020. Moi, j'ai un 3020. C'est le jour et la nuit, la rapidité même par rapport à la gamme d'avant. C'est impressionnant. C'est impressionnant. Moi, je ne touche rien sur la pub, mais ce nom ne changera pas pour une autre marque. Ça, c'est sûr et certain. Et oui, c'est génial.
- Speaker #0
Vous travaillez en famille ? C'est un avantage ? Ou c'est une source de tension ? C'est un inconvénient ?
- Speaker #1
Il y a un peu des deux. C'est des avantages parce que c'est de la facilité peut-être. sur certains points. Et après, bien sûr, il y a des points de tension. Parce que chacun a sa méthode et chacun fait comme il a envie de faire, surtout entre les générations. Les générations d'avant faisaient d'une certaine manière et nous, on voudrait faire d'une autre. Donc, il y a quelques points de tension. Mais bon, on s'explique et après, c'est reparti.
- Speaker #0
Trop bien. Ici, on est dans le territoire de l'Entre-deux-Mers. Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus précisément par rapport au vin ? Qu'est-ce que tu fais également ? Quels sont les cépages ? Quels sont les sols ? Un petit peu pour expliquer à ceux qui nous écoutent, quel est le terroir de cette région, de ce département.
- Speaker #1
Donc le département de la Gironde, il est composé de plein d'appellations. Nous, on est sur le secteur entre-deux-mers, donc appellation Bordeaux, Bordeaux-Sup, Rosée de Bordeaux, Blanc de Bordeaux, Crémant de Bordeaux, tout ce qui en découle. Du coup, les cépages principaux, c'est Merlot, Cabernet, après, c'est Millon, Blanc, après, il y en a d'autres. Nous, on a du Petit Verdot, on a du Cabernet Franc, après, il y a d'autres cépages qui sont autorisés dans le secteur. Et le terroir, c'est surtout de l'argileau calcaire. Sur les coteaux, dans les vallées, il y a un peu plus des terres profondes, mais c'est surtout argile au calcaire.
- Speaker #0
Parle-nous un petit peu de ton vin. Qu'est-ce que tu proposes du coup ? Tu as des rouges, du blanc, du rosé, du crément. Est-ce que tu peux rentrer un peu plus dans les détails sur la fabrication et les types de vins que tu as ?
- Speaker #1
Donc, on a notre gamme de rouge. On a du Bordeaux, Bordeaux Sup' avec... du vin élevé en barrique aussi un cépage 100% Thiverdo c'est un cépage un peu plus un peu plus corsé des vins un peu plus costauds très bon avec le gibier après du rosé de Bordeaux du blanc de Bordeaux et crément de Bordeaux après c'est du vin moins de vin basique à Bordeaux Mais c'est du vin qui marche quand même plutôt pas mal, surtout sur les manifestations l'été. Et après, on fait aussi du moelleux, du vin pour le foie gras. Après, c'est à peu près tout ce qu'on a sur la gamme. Après, l'élaboration, c'est du basique. C'est élevé en cuve, soutiré, décuvé. élevage traditionnel.
- Speaker #0
Et tu me disais, le crément, c'est la même méthode de fabrication que le champagne. Sauf que là, tu ne peux pas bénéficier de l'appellation champagne étant donné qu'on est à Bordeaux.
- Speaker #1
C'est ça. Nous, on fait le vin de base et après, on fait élaborer les vins finis par des élaborateurs qu'on a dans le secteur qui sont spécialisés dans l'opération de prise de mousse et d'égorgement et tout ce qui s'ensuit. Mais bon, ça, c'est un autre métier encore. Nous, on n'est pas équipés, on ne pourra pas s'équiper pour faire ça.
- Speaker #0
Oui. Là, tu disais, tu as 103 hectares de vignes ?
- Speaker #1
103.
- Speaker #0
103 ? Comment tu le vends ? Quelle quantité ça représente un petit peu pour nous qui ne connaissons pas grand chose ? 103 hectares de vignes, combien rapporte un hectare ? Si on parlait d'argent, mais peut-être en termes de quantité ?
- Speaker #1
Là, actuellement, ça ne rapporte pas grand chose. On est un peu en crise dans le secteur viticole. Nous, on parle en hectolitres ou en tonneaux à Bordeaux. Donc, un tonneau, c'est 900 litres. Et ce que je peux te dire, c'est que pour produire 900 litres de vin, ça coûte autour de 1 200 et 1 500 euros. Et actuellement, on le vend entre 650 et 700 euros le tonneau. Donc, on perd la moitié à chaque fois qu'on vend un tonneau. Si on veut, si on vend. Déjà parce qu'il n'y a pas de vente et il n'y a pas de demande. Donc, actuellement, on perd de l'argent à produire du vin. à Bordeaux. Je parle pour nous, mais je parle pour beaucoup de viticulteurs aussi à Bordeaux. Il y en a encore qui arrivent à tirer leur épeuille du jeu, mais ils vendent beaucoup en bouteilles, et nous on vend les trois quarts, les neuf dixièmes en vrac. Donc on fait un peu de vente à la propriété, mais c'est infime.
- Speaker #0
Et comment ça s'explique ces difficultés actuellement que traverse Bordeaux ? Est-ce que déjà c'est ciblé par rapport à Bordeaux, ou alors c'est au niveau plus national ?
- Speaker #1
Non, c'est général, c'est national, c'est... toutes les appellations qui se plaignent de la déconsommation. Je pense que c'est une déconsommation générale et peut-être aussi un matraquage sur l'alcool qu'on fait en général.
- Speaker #0
Parce que cette crise, elle arrive depuis combien de temps ? Je veux dire, dans les années 2010, au contraire, c'était un petit peu l'effervescence, sans mauvais jeu de mots, pour les vins de Bordeaux. Depuis quand est arrivée cette crise ? quels sont un peu les... Les raisons, les moments clés ?
- Speaker #1
On a commencé à sentir la crise arriver post-Covid. Donc on s'est dit c'est le Covid. Après le Covid, c'est pas reparti. Il y a eu la guerre en Ukraine, on a dit c'est à cause de l'Ukraine. C'est pas reparti. C'est toujours pas reparti. Il y a eu les élections, tout ce qui s'en est suivi avec les Etats-Unis et tout. Et voilà, ça fait 5-6 ans qu'on y est dedans et ça repartira pas avant 2-3 ans. Si ça repart même. Là, on voit que les lignes s'arragent dans le secteur, donc il y en a qui abandonnent. Donc, il faut créer un manque pour que ça reparte, mais est-ce qu'on va tenir le temps qu'il faut pour que le manque se crée ?
- Speaker #0
C'était ma question, quels sont les impacts aujourd'hui par rapport à ces difficultés ? Quels sont les enjeux par rapport au paysage, par rapport au métier ici également ? Parce que, mine de rien, on est entouré de vignes. Ça crée énormément d'emplois dans le secteur.
- Speaker #1
Quels sont selon toi les impacts ? Les impacts financiers sur toutes les entreprises qui ne peuvent plus investir, qui sont obligées de licencier, qui ne peuvent plus générer du travail localement pour toutes les personnes qui travaillaient dans le milieu viticole, parce qu'on a des zoonologues, on a les... les vendeurs de produits phyto, on a les vendeurs de matériel, on a tout ce qui touche à la viticulture. On fait travailler beaucoup de monde, donc déjà ça, je pense qu'il va y avoir un bon écrémage dans le secteur. Et après, dans le paysage, il y a des vignes qui s'arrachent. Qu'est-ce qu'il va y avoir derrière ? Est-ce qu'on va replanter des arbres ? Est-ce qu'il va y avoir de la céréale dessus ? Est-ce qu'il va y avoir de l'élevage ? On ne sait pas. Et même les viticulteurs qui arrêtent actuellement ne savent pas ce qu'ils vont faire de leurs terres. Personne ne veut reprendre des terres. Ça ne vaut rien. Un hectare de vigne, actuellement, se négocie autour de 7 000 euros l'hectare. Avant la crise, ça montait à plus de 20 000 euros. Donc, ça ne vaut rien.
- Speaker #0
C'est vraiment compliqué. En plus de ça, ton métier, il est... étroitement lié à la météo. On a vu, il y a eu des épisodes de grêle, il y a eu des épisodes de gel. Comment tu prends tout ça en compte ? Comment tu gères également la partie météorologique ?
- Speaker #1
C'est la partie la plus compliquée du métier, je trouve, moi. C'est de pouvoir essayer d'anticiper à 3-4 jours à l'avance le travail qu'on peut faire, surtout avec les traitements qu'il faut faire en temps. temps et un heure pour essayer d'avoir le minimum de maladies possibles et après les orages L'orage, c'est ingérable. Si on n'est pas assuré, c'est une prise de tête permanente et du stress permanent. Ça peut passer à droite, ça peut passer à gauche. Nous, on a encore la chance d'être assuré. On arrive encore à s'assurer. Ça coûte quand même énormément d'argent aussi. Mais la météo, c'est... Moi, je pense que je dois regarder au moins quatre fois par jour la météo à venir pour prévoir le travail.
- Speaker #0
C'est compliqué. Oui. Donc, tu as la météo à gérer, la difficulté du vin à produire, à revendre. Et tu as également les dégâts causés sur les cultures par le grand gibier. Qu'est-ce que ça représente ? pour toi, justement, ces dégâts ? Est-ce que c'est une grande partie ? Est-ce que c'est difficile à gérer également, à prendre en compte ?
- Speaker #1
Difficile à gérer ? Oui et non, parce que je pense que la fédération ou les fédérations ne mettent pas tout en place pour endiguer les dégâts, de mon point de vue. Après, on est quand même relativement bien accompagnés avec la fédération de la Gironde, pour ne pas les citer. Quand on appelle, on est souvent écouté, bien conseillé, et les techniciens sont quand même rapidement sur place et interviennent rapidement. Après, le gibier, on va dire, c'est la nature. Donc, il faut bien qu'il mange, mais dans des proportions raisonnables, c'est bien aussi.
- Speaker #0
Pour ceux qui ne se rendent pas compte, qu'est-ce qu'un dégât de gibier ? Quels sont les dégâts que toi, tu peux avoir en tant qu'agriculteur ?
- Speaker #1
Nous, on a le plus de dégâts, c'est sur les céréales, c'est sur le maïs, sur le blé et dans les tournesols. Grand gibier, principalement sanglier chez nous. Et après, sur les tournesols, on a souvent du dégât aux semis, avec les palombes, nos pigeons ramiers, pour la France Frontière, qui mangent... qui mangent, c'est des quantités astronomiques. Quand ça pousse et après, quand le tournesol est prêt à être ramassé, il y a des fois des moitiés de tête qui sont mangées. Nous, on a des collègues qui ont resemé, cette année, ils ont dû resemer autour de 70 hectares de tournesol dû aux dégâts de palombe.
- Speaker #0
70 hectares ?
- Speaker #1
Oui, c'est énorme. Nous, cette année, on a resemé 8 hectares de maïs. Il y en avait une bonne partie, c'était la météo, qu'on a pris 100 mm derrière, donc ça a pourri les graines au pourri. Mais sur l'ensemble du ressemi, il y avait quasiment un hectare de ressemi dû au sanglier.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de l'agrénage du coup ? Ça, c'est une alternative par rapport aux dégâts. Je sais que tu agrènes, est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ? Comment ça se passe pour ceux qui ne connaissent rien du tout ?
- Speaker #1
Donc, c'est de l'agrénage de dissuasion qu'on fait. C'est des contrats qu'on passe avec la fédération de chasse. Donc il faut préciser les lieux où on agrène, les distances où on agrène, les quantités où on agrène et à quelle fréquence on passe. Donc c'est des contrats qui sont faits en amont, en amont des semis. Donc on commence ces contrats autour du début avril. On commence à agréner une dizaine de jours avant le début des semis. Et on agrène jusqu'à ce que le maïs ou le tournesol, il n'y ait plus de risque pour lui. Et pour ma part, je passe tous les jours à grainer. Je perds ou je gagne, je ne sais pas. Je perds deux heures de mon temps tous les jours pour faire le tour des parcelles et à grainer autour pour ne pas que le sanglier vienne à manger. dans mes parcelles.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment se passent les aides et les subventions par rapport à la Fédération ? Ils te rémunèrent l'agrénage. Qui paye du coup aussi les dégâts ? Même si la plupart d'entre nous, la plupart de nos auditeurs vont savoir. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment ça se passe ?
- Speaker #1
Pour en finir sur l'agrénage, l'agrénage est... payé en intégralité par la fédération de chasse de la Gironde pour ma part. C'est-à-dire qu'on fait de l'agrénage et à la fin de l'agrénage, on leur envoie nos factures de maïs qu'on a utilisées pour l'agrénage et ils nous remboursent cette facture. Et en plus de cela, il nous donne 35 euros de la tonne épandue pour le temps passé, le gasoil utilisé et tout le reste. Et après, pour les dégâts, on fait une déclaration préalable de dégâts en estimant à peu près la superficie et le coût que ça engendre. Les techniciens viennent sur place parce qu'ils sont plusieurs. Ils viennent sur place, ils constatent, savoir s'il y en a plus, s'il y en a moins que ce qu'on a trouvé. Et après, ils envoient la facturation et ils nous payent la valeur, une moyenne du département. Je pense que ça doit être calculé comme ça. C'est juste sans être juste, parce qu'on préférait ramasser l'intégralité du champ. Mais c'est toujours un plus. C'est un plus qui compense les dégâts. Et ces dégâts sont payés en intégralité par les chasseurs.
- Speaker #0
Aujourd'hui, pour toi, les subventions, c'est quand même une vraie aide. Ça ne compense pas du tout la totalité de ton travail. Ça vient un petit peu t'aider.
- Speaker #1
Oui, c'est une compensation. On va dire que ce n'est pas payé à sa juste valeur. Mais c'est mieux que rien du tout. Si demain, la fédération arrête de payer, il ne faut plus de dégâts.
- Speaker #0
Et l'agrénage est favorable ? Selon toi, ça te limite quand même d'avoir ces dégâts ?
- Speaker #1
Ça limite. Je ne veux pas dire que ça ne limite pas. Parce que quand j'agrène, quand je reviens le lendemain matin, il n'y a plus rien. Donc, c'est que l'agrénage sert à quelque chose. Après, je pense qu'il y a d'autres méthodes qui seraient sans doute beaucoup plus efficaces que l'agrénage. Ou un complément de l'agrénage. Je ne vais pas donner du piégeage, du tir de nuit. Il y a plein de solutions. On pourrait peut-être ouvrir la chasse plus tôt, la fermer plus tard.
- Speaker #0
C'est ça. Donnez-nous votre avis d'ailleurs en commentaire, ceux qui nous écoutent. Aujourd'hui, je pense que tu as un bon équilibre parce que tu es agriculteur, vigneron. Tu es également chasseur. Il y a certains agriculteurs qui ne sont pas du tout chasseurs. Tu penses que toi, justement, tu as un peu cette vision de la chose et tu as le juste équilibre entre chasse... et culture ?
- Speaker #1
Le juste équilibre, je ne sais pas si on l'a réellement parce qu'on a peut-être une vision un peu biaisée de la situation parce qu'on a du dégât, nous. Donc, étant donné qu'on a du dégât, du sanglier, on n'aime pas trop les voir dans les cultures. Donc, tout ce qu'on voit, on ne préférait pas les voir chez nous. Après, on est sur le terrain, on voit ce qu'il y a, on n'a pas besoin de faire de comptage pour savoir si les populations s'en baissent ou en haussent. On le voit vite avec l'expérience sur le terrain. On n'a pas besoin de nous dire qu'il faut augmenter les quotas ou qu'il faut descendre les quotas. On sait très bien quand on a eu des dégâts et on sait très bien la population qu'on a dans le secteur.
- Speaker #0
Tu as toujours été agriculteur, on va dire ça comme ça, mais est-ce que tu as toujours été chasseur ?
- Speaker #1
J'étais. toujours été agriculteur, ça c'est sûr. J'ai toujours été chasseur, je pense aussi, même si mon père n'est pas chasseur. Mon grand-père, côté maternel, était chasseur. De petits gibiers, mais chasseur quand même. Après, on a toujours baigné là-dedans, à la campagne, de toute façon, on n'avait pas grand-chose d'autre à faire. On avait la pêche avant d'avoir le permis de chasse. Et une fois qu'on a eu le permis de chasse, on a arrêté la pêche pour se consacrer 100% à la chasse. Après, ouais, moi, de 16 ans à 18 ans, tous les week-ends, c'était samedi, dimanche, à la chasse. Donc ouais, j'ai toujours été chasseur.
- Speaker #0
Et pour toi, est-ce que la chasse, c'est une partie intégrante de ta vie au quotidien ? Ou alors tu vois la chasse un peu comme un sport, comme une pratique qu'on peut faire de temps en temps ?
- Speaker #1
La chasse fait vraiment partie de mon quotidien. Je ne vais pas dire que tous les jours on pense chasse, mais pas loin quand même. En tant qu'exploitant agricole, je pense qu'on pense à la chasse toute l'année, parce que quand on n'a pas la chasse, on est obligé de s'occuper du gibier, comme l'agrénage, pour ne pas qu'il nous démonte les cultures. Donc on va dire qu'en tant qu'exploitant chasseur, on est obligé d'y penser toute l'année, ce qui n'est pas le cas. de tous les chasseurs du secteur. Que quand la chasse ferme, la chasse ferme.
- Speaker #0
C'est sûr. C'est vrai, on est d'accord là-dessus. Je le sais, tu pratiques plein de modes de chasse. Est-ce que tu peux nous en parler en détail sans en oublier ? Sans oublier, ça risque d'être compliqué.
- Speaker #1
Je suis le pro de les rappeler.
- Speaker #0
Donc, on va commencer par la principale, c'est la chasse aux sangliers, aux chiens. J'ai des chiens, donc je pratique la chasse aux sangliers aux chiens. Après, je me poste quand même un peu quand je n'y vais pas avec mes chiens, mais principalement aux chiens.
- Speaker #1
Quand tu dis aux chiens,
- Speaker #0
c'est drap-drap en battue. Voilà. Et après, je pratique aussi la fue, l'approche. principalement aux sangliers, un peu aux chevreuils, un peu aux renards. Après, la chasse en pylône, tir au vol, palombe au passage, grise. Et après, l'une des chasses que je préfère, mais qui dure le moins longtemps, la chasse au corbeau.
- Speaker #1
En affût au sol ?
- Speaker #0
En affût au sol, avec des formes pour la protection des cultures aussi au semis.
- Speaker #1
Ok. Ça, c'est un vrai impact aussi pour la protection des dégâts. Je le vois, on s'est fait quelques séries de corps vidés sur tes cultures. À chaque fois, on parle de tableaux, c'est pas vraiment un tableau, mais il y a environ entre une quinzaine et 25 prélèvements à chaque fois quasiment. C'est ça. Donc sur une population de corps vidés, une centaine si je puis dire, quand tu mets des coûts à 25, c'est toujours ça de moins.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est un réel impact, je pense, sur la population. Parce qu'il y a des périodes où il n'y en a pas du tout, et c'est de la migration, ça passe, ça s'arrête, et puis si on n'intervient pas au moment où ils sont là, ils font du dégât. C'est un oiseau très intelligent qui n'a pas besoin d'un mètre pour savoir à quelle distance se sont semées les graines. Donc il ne se trompe pas. Quand il attrape un rang de maïs, il sait mesurer.
- Speaker #1
C'était une question, justement, mais tu y as répondu en partie. C'était, quel est ton mode de chasse préféré ? Du coup, c'est le Corvidé, mais pourquoi ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. C'est une chasse où déjà, on n'a pas besoin d'être 50 comme les battus. C'est moins d'organisation. Il y a un peu de travail en amont pour faire des cabanes, repérer les coulées, les zones de vol. Mais après, c'est une chasse tranquille. On y va le matin, tôt, à deux ou trois, on amène le casse-croûte, le café. À dix heures, on est rentré à la maison. C'est une chasse tranquille. Ce n'est pas comme une organisation de battue. C'est toujours du stress, de la sécurité, gérer les personnes, placer les personnes, les chiens, récupérer les chiens, les chiens blessés. C'est une chasse beaucoup plus tranquille. Une organisation battue.
- Speaker #1
Bon, il y a une chasse que tu as oubliée. Ou du moins un gibier.
- Speaker #0
Un gibier que j'ai oublié.
- Speaker #1
La chasse à l'approche en montagne.
- Speaker #0
Ah oui, oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de cette expérience ? Alors, on a été deux fois ensemble chasser le cerf du coup en montagne dans les Pyrénées. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu ce que tu as vécu ?
- Speaker #0
Oui, je n'en avais pas parlé parce que comme je n'ai toujours pas réussi à tirer le cerf même. même à avoir un cerf à portée de carabine. C'est une belle expérience, une très belle expérience, un très joli cadeau que ma femme m'a fait.
- Speaker #1
Un sacré cadeau.
- Speaker #0
Un sacré cadeau, oui. Je ne sais pas si elle ne voulait pas se débarrasser de moi. C'est une chasse très, très dure, très physique, qu'il faut être super bien préparé. Il faut connaître le territoire sur le bout des doigts. Donc on avait un super guide le premier coup, après j'avais un super guide le deuxième coup avec Nico, une super société de chasse qui nous ont accueillis à bras ouverts, qui nous partagent leur territoire en plus, et ouais, c'est une expérience de dingue quoi, de dingue, on a vu des animaux en pagaille, de tout, on a fait des sorties, il y a plus de 40 animaux de vue, donc c'est, voilà, après pas à portée de tir mais... C'est dingue. Avec des conditions de météo extrêmes, avec de la neige jusqu'aux genoux, pris dans une tempête de neige et tout. C'est super bien.
- Speaker #1
Ça change d'un peu d'ici où c'est plus plat.
- Speaker #0
Ah oui, mais j'adore ça.
- Speaker #1
Tu as vécu une grosse action aussi cette année en battue. Tu as pu prélever six sangliers. Est-ce que tu peux nous raconter et nous donner quelques détails de cette journée incroyable ?
- Speaker #0
Ouais, on chasse sur une petite commune à côté de chez nous là. On n'est pas nombreux, c'est une petite commune où on est une dizaine. Et du coup, on était invité à cette battue parce qu'on y va, on y va avec les chiens. Donc là, je me poste sur cette commune et on fait une première traque. On lève cinq ou six sangliers, je pense. Et on sort deux. Je fais le doublé et on ressort un derrière. Je le tue aussi. Donc déjà trois sangliers tués à la première traque. Bonne battue.
- Speaker #1
Impeccable.
- Speaker #0
On change de track, du coup, tout le monde se poste. Je me mets à mon poste habituel, mais sans réel espoir de voir autre chose. Et là, on relève une bonne quinzaine de sangliers dans la deuxième track. Il y en sort deux sur le poste à côté de moi. Je laisse tirer le voisin, parce que j'avais déjà mon compte quand même. Il tue les deux. Et derrière, il y en ressort un que je tue. Et derrière, il y en... ressort encore deux et je prélève les deux. Donc ouais, battu magique. Je pense que je pourrais aller à la chasse pendant quelques années avant de refaire la même chose.
- Speaker #1
C'était même pas sur une journée, c'était sur une demi-journée.
- Speaker #0
En l'espace de trois heures de temps.
- Speaker #1
C'est fou.
- Speaker #0
Deux tracks, on en avait tué onze, je crois. Je crois qu'on était dix chasseurs, on en avait tué onze.
- Speaker #1
Génial, incroyable.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et t'as dû payer très cher pour cette battue. Tu dis ça avec humour parce que du coup c'est sur la chasse d'accessoires ?
- Speaker #0
Si une chasse c'est une petite société communale, non, même pas, rien du tout. Comme on y va avec les chiens, on est juste invité gracieusement. C'est ça le comble avec le reste de la France. En Gironde, on est des petites sociétés de chasse, on paye quasi pour moi. Après je pense que dans d'autres territoires c'est pareil, mais le prix de la chasse c'est... et moindre que dans le nord de la France.
- Speaker #1
Pour mettre un chiffre aujourd'hui, quand on veut chasser en Gironde, une journée en battue dans une ACCA, c'est quoi ? C'est 10 euros ?
- Speaker #0
Même pas, je ne pense pas. La carte annuelle sur une société de chasse, c'est autour de 50 euros, entre 50 et 60 euros.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
la carte annuelle. Donc les cartes battues sur l'année, c'est 10 euros, 10-15 euros pour faire que des battues. Et sur certaines sociétés de chasse, ils chassent tous les week-ends. Donc ça ne fait pas cher. pas cher du tout.
- Speaker #1
C'est ça qui est super intéressant ici en Gironde, je parle par rapport à la Gironde, c'est que c'est une chasse qui est très populaire, très accessible. Comment justement toi tu vois les chasses, je dirais un peu plus du nord de la France, je viens des Côtes d'Armor, je sais de quoi je parle, mais c'est tout de suite des budgets qui sont moins accessibles, on va parler de 100 euros, 150 euros, voire plus la journée. Comment toi tu conçois ça ? Alors c'est... Pas les mêmes raisons, bien évidemment, si on paye, c'est par rapport à d'autres raisons. Comment toi, tu le vois, alors qu'aujourd'hui, tu chasses, je dirais, pas gratuitement, mais c'est une chasse qui est très accessible.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Nous, on a la chance de pouvoir aller chez des cousins qui chassent en Normandie, dans l'Eure. C'est des chasses, c'est beaucoup de chasses privées. C'est pour ça que c'est plus cher. Il y a peut-être plus de gibier, et encore, je n'en suis pas sûr. Mais c'est de la gestion. C'est de la gestion, c'est des attributions, ils payent les droits de chasse beaucoup plus chers et après il faut qu'ils rentrent dans leurs frais. Donc c'est l'offre et la demande, c'est ça le problème. On n'est pas loin de Paris, on n'est pas loin de la capitale, donc les personnes qui viennent de la capitale ont sans doute beaucoup plus de moyens que nous. Du coup, ils peuvent mettre beaucoup plus cher. les propriétaires louent leur terre au plus offrant. Donc c'est celui qui en offre le plus qui remporte le lot. Nous, ce n'est pas le cas ici. C'est des ACCA, c'est des sociétés de chasse communales. Il y a des propriétés privées. Nous, on est en propriété privée. Du coup, après, on a juste le plan de chasse à payer, comme la société de chasse. Et puis, la société de chasse revend des cartes pour rembourser leur plan de chasse. Nous, on invite des copains, des amis à venir chez nous et puis voilà, c'est tout. Mais après, il faut de tout. Mais c'est sûr qu'on a sans doute beaucoup plus de chances dans le sud ou dans le sud-ouest d'avoir ces sociétés de chasse et ces ACCA.
- Speaker #1
Pourquoi est-ce que tu chasses ? Question simple, mais en même temps assez complexe. Parce que voilà, tu peux nous expliquer un peu les raisons, les différentes raisons, parce que je ne pense pas qu'il n'y en ait qu'une seule.
- Speaker #0
Pourquoi je chasse ? Je sais pas, j'ai ça dans le sang, je pense. J'ai toujours fait ça, j'aime ça. J'aime être avec mes chiens, j'aime être avec mes amis, la convivialité, être dans la nature. Après, il n'y a pas de raison particulière, c'est pas pour manger. Ce n'est pas parce qu'on en a l'utilité ou c'est sûr, ça nous aide beaucoup dans les dégâts. Mais après, c'est un mode de vie, je pense. À la campagne, on a un peu tous ce même mode de vie, d'être dehors, d'être dans la nature. On se retrouve dehors et puis voilà, on passe un bon moment.
- Speaker #1
Combien de gibier tu prélèves à peu près sur, pas toi personnellement, mais peut-être sur ton secteur de chasse ? Et comment après tu le traites justement ?
- Speaker #0
Après le score, c'est le score, mais on tue entre 40 et 50 sangliers tous les ans sur le plan de chasse qu'on a. Des chevreuils, on a un plan de chasse à 20 chevreuils cette année, du coup on est obligé de faire... au minimum, je crois qu'on doit être autour de 17, 18, maximum 20.
- Speaker #1
Sur quelle superficie ?
- Speaker #0
Sur une superficie d'autour de 500 hectares. Autour de 500 hectares, et après, pour les renards, les renards, c'est très aléatoire suivant les années, suivant la reproduction, suivant ce qu'on voit. Donc, je pense une dizaine, une dizaine tous les ans, on doit être dans ces eaux-là. Et après, le traitement de la vénézence, c'est la partie là. plus compliqué. Pour moi, je trouve qu'on donne tout. On traite tout, on pèle tout, on transforme tout. On essaie de donner des moitiés ou des sangliers ou des chevreuils moitié ou entier pour essayer d'en écouler le plus vite possible et en la quantité qu'on a. Il faut bien que si on commence à détailler un rôti, un gigot... On fait plus, et après, on transforme. On fait de la chair à saucisse, on fait des steaks, on fait de la saucisse, on fait des jambons, on essaie un peu de valoriser le gilier, mais c'est du temps et c'est du matériel qu'il faut. C'est long.
- Speaker #1
Quelle est ta recette préférée par rapport au gilier ? Explique-la nous très rapidement.
- Speaker #0
La recette préférée... Le plus facile à faire, c'est... Nous, on fait beaucoup de pâté. On transforme, on fait beaucoup de pâté. Après, du pâté, c'est moitié-moitié, moitié sanglier, moitié cochon. Après, l'assaisonnement, un peu de cognac, un peu d'armagnac dedans, des échalotes. Et puis voilà, on stérilise. Et puis en avant, c'est prêt. On fait des gros lots, on fait des coups de 20 kilos de pâté. Et puis on est tranquille pour quelques mois. Après, on donne à droite, à gauche, au repas, on amène et puis voilà. Mais après, il y a plein de façons de le valoriser. Mais comme je vous ai dit, c'est du temps et du matériel qu'il faut avoir. On a essayé du saucisson, on a essayé les filets séchés aussi de chenreuil. Mais ouais, c'est intéressant, mais pour du temps.
- Speaker #1
Ok, je te propose un petit jeu. Alors, le jeu, il est très simple. Donc, concrètement, tu vas devoir choisir entre deux objets. Celui que tu as choisi, on va le garder et tu vas devoir choisir après avec un autre objet. C'est très simple. Concrètement, tu préfères quoi entre un tire-bouchon et un couteau au pinel ?
- Speaker #0
Un couteau.
- Speaker #1
Ok. Le couteau ou une paire de jumelles ?
- Speaker #0
Le couteau.
- Speaker #1
Le couteau ou la peau à sanglier ?
- Speaker #0
Le couteau.
- Speaker #1
Couteau ou lampe-torche ?
- Speaker #0
Le couteau.
- Speaker #1
Couteau ou saucisson de sanglier ?
- Speaker #0
Au couteau.
- Speaker #1
Parce qu'il est très bon pour saucisson de sanglier.
- Speaker #0
Oui, mais on a besoin du couteau pour le couper.
- Speaker #1
Couteau ou casquette ?
- Speaker #0
Casquette.
- Speaker #1
D'ailleurs, tu ne l'as pas mis aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Casquette ou sécateur ?
- Speaker #0
Casquette.
- Speaker #1
Casquette ou fusil en calibre 410 ?
- Speaker #0
Je n'en ai pas en calibre 410, mais non, casquette.
- Speaker #1
Casquette ou une bouteille de vin de ton année de naissance ?
- Speaker #0
Casquette.
- Speaker #1
Casquette ou une boussole ?
- Speaker #0
Cascuette.
- Speaker #1
Cascuette. Cascuette ou carabine d'affût ?
- Speaker #0
Non, casquette, casquette.
- Speaker #1
Cascuette ou prélever un sanglier de 150 kg hyper armé ?
- Speaker #0
On va prendre le sanglier, là.
- Speaker #1
Le sanglier ou la dague ?
- Speaker #0
Je reste sur le sanglier, là.
- Speaker #1
Le sanglier ou ton poids en cartouche ?
- Speaker #0
Ouais. Ça, je vais le gagner autrement, donc je reste toujours sur le sanglier.
- Speaker #1
Sanglier ou un arche de chasse ?
- Speaker #0
Le sanglier, toujours.
- Speaker #1
Sanglier ou carabine de battue ?
- Speaker #0
Sanglier.
- Speaker #1
Sanglier ou hamac ?
- Speaker #0
Sanglier.
- Speaker #1
Un sanglier de 150 kg hyper armé ou un petit 4x4 neuf ?
- Speaker #0
Non, pas un petit 4x4, je reste sur le sanglier.
- Speaker #1
Un gros 4x4, un gros pick-up ?
- Speaker #0
Non, je reste sur le sanglier.
- Speaker #1
Un gros sanglier ou un brocard médaille d'or ?
- Speaker #0
Non, sanglier,
- Speaker #1
toujours. Un sanglier ou un cerf dans les Pyrénées ?
- Speaker #0
Je passe sur le cerf.
- Speaker #1
Voilà, ça sera ton objet. Bon voilà, c'était un petit jeu pour voir un petit peu. On va rester sur le matériel. Justement, est-ce que tu peux nous parler de tes armes ? Quelles sont tes armes ? Tu en as plusieurs, pour plusieurs usages. Est-ce qu'on peut voir ensemble ? Ça risque d'intéresser plusieurs chasseurs.
- Speaker #0
Donc, en armes, j'ai trois carabines. Une pour l'affût, en calibre 270. lunettes à fût, silencieux. Après, j'ai une carabine de battue, calibre 300. Je ne donne pas les marques. Voilà. Et après, une carabine à pompe pour aller au chien, calibre 280. Après, en fusil, j'ai deux automatiques, calibre 12. Un bécassier calibre 12, un calibre 20 et un calibre 28. Voilà, et un arc.
- Speaker #1
Pourquoi tu as tout ça comme arme ?
- Speaker #0
Je pense que la passion des armes déjà, et après, ce n'est pas l'utilité parce qu'on n'en prend qu'une à chaque fois, mais je pense que chaque mode de chasse a son arme. Pour les battus, la carabine, pour le petit gibier, les automatiques pour le tir au vol, et après la bécasse, des fusils plus courts, plus légers. Oui, j'en ai peut-être un peu trop déjà, mais ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Tu utilises également des treikams, des pièges photographiques. Pour quelles raisons ? Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus en détail ?
- Speaker #0
On utilise ça pour localiser les sangliers, pour voir ce qu'il y a sur le territoire et voir ce qui nous fait du dégât aussi. C'est surtout pour ça qu'on les utilise. Après, on en a quatre. 4, et qu'on voit des photos sur le téléphone. Après, c'est la facilité, on les pose, et on reçoit les photos directement sur le téléphone. On y va juste pour changer les piles ou les changer d'endroit.
- Speaker #1
Et ça te permet de voir un peu les animaux que tu as de présent ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. Les heures aussi ?
- Speaker #0
Oui, les heures qui viennent, mais les heures, ça ne nous est pas très utile, mais c'est surtout voir ce qui vient, voir si on peut déclencher une battue ou pas.
- Speaker #1
Tu as une nouvelle portée ? Félicitations. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes chiens ?
- Speaker #0
Oui. J'avais trois Jack Russell qui chassaient le sanglier, 100% sanglier. Là, j'en ai une qui va avoir 13 ans, donc elle va prendre la retraite cette année. Elle a fini la saison dernière. Elle a quelques problèmes au niveau respiration. on va la laisser au repos. Du coup, j'ai fait une portée avec une des deux femelles que j'ai. On a eu huit petits, on garde deux dans le tas. Et le reste, on les a placés à droite, à gauche. Et voilà, donc super content de la porter. Hâte de débuter la saison pour commencer à entraîner les chiens et qu'ils voient ce qu'on va leur faire chasser. Ouais, c'est très intéressant.
- Speaker #1
Tu les stimule déjà un petit peu ? Quel caractère tu vas rechercher par rapport à cette race ?
- Speaker #0
Moi, je n'ai que des femelles, donc je recherche le caractère un peu plus calme, même si ce n'est pas le cas sur tous les spécimens que j'ai. J'en ai une des deux qui est très calme, l'autre qui est montée sur 320. Donc, le calme, pas le contact aux fermes, l'obéissance aussi. Et puis après, c'est des chiens qui sont quand même dociles, qui écoutent bien, on peut leur faire faire n'importe quoi. Moi, je cherche surtout le calme. Le calme du chien et pas bourrin. Pas bourrin dans les ronds.
- Speaker #1
Tu as toujours chassé avec cette race. Pourquoi tu la privilégies ? Pourquoi tu privilégies dans l'ensemble les petits chiens ?
- Speaker #0
Moi, j'ai toujours chassé avec cette race parce que quand je me suis mis en couple avec ma femme, Elle avait déjà un Jacker, du coup pendant elle a repris deux autres et là encore deux. Mais mon frère en a deux aussi, mais on chasse surtout avec des petits chiens, des petits gabarits, petites voies. On n'a pas le territoire pour avoir des grands chiens qui traversent deux communes ou qui nettoient les bois des communes autour ou des sociétés de chasse autour. Puis la facilité, ça mène sur 200 mètres, ça riboline, c'est tiré, on corne, les chiens font demi-tour, ils reviennent. Du coup, on chasse tout le temps avec, on ne perd pas de temps. de temps à aller récupérer les chiens on va perdre les chiens c'est pour ça qu'on peut éligir ces petits gabarits on a du tekel aussi, tekel jack on chasse qu'avec ces deux races après peut-être qu'il faudrait du petit basset ça serait pareil, du bigle peut-être mais sur des petites menées petites quêtes
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu justement du tekel de Fredo, ce qui lui est arrivé la saison passée
- Speaker #0
Ouais, on a eu un gros pépin sur un sanglier. Là où on va chasser la limite des Landes, on est tombé sur un sanglier un peu blessé. A première vue, il n'était pas blessé parce que quand on l'a levé, il a bien démarré, bien couru. Tous les chiens sont partis derrière. On avait une dizaine de chiens ce jour-là derrière. Et puis il s'est recalé à 10 mètres de la ligne dans un gros fort. Le temps qu'on y arrive, le sanglier avait déjà fait beaucoup de mal au chien. On avait cinq chiens d'ouvert, trois bien ouverts, sur les trois, un vraiment bien touché. Du coup, le Pollux, le Tekel à Fredo. Et du coup, ce chien, il a eu 150 points de suture.
- Speaker #1
C'est énorme.
- Speaker #0
Énorme, il était ouvert de partout. Le vétérinaire a réussi à le sauver quand même. Les deux autres étaient moindrement touchés mais ils étaient quand même ouverts. Un sanglier qui avait pris un pet par une voiture, qui avait l'arrière-train pas de cassé mais d'atrophié un peu. Il n'a pas couru longtemps, il a couru 100 mètres et puis s'est calé. Puis après il a tendu les chiens bien armés, 70 kg, donc plein de fougue le sanglier. Il s'est calé. Voilà, dommage pour les chiens.
- Speaker #1
Tu as une forte expérience dans la traque, en battue. Est-ce que tu peux nous donner un peu tes conseils, tes retours d'expérience que tu as par rapport aux fermes, par rapport à des sangliers qui vont charger, qui vont taper des chiens ? Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ?
- Speaker #0
L'expérience, je pense qu'il y a des personnes qui sont plus expérimentées que moi, comme mon beau-père qui, ça fait plus de 50 ans, le guide. qui chassent le sanglier. Mais après, l'expérience, ça se fait au charbon, comme on dit. C'est en y allant qu'on apprend. Mais ouais, c'est très compliqué aux fermes, surtout quand c'est pas nos chiens. Moi, j'ai trois chiens qui y vont. Mais après, c'est sûr que quand il y a beaucoup de chiens autour du sanglier, qu'il faut prendre la décision de tirer ou pas tirer, on a une fraction de seconde pour tirer sur le sanglier. Soit on tire, soit il faut y aller à la dague, mais il ne faut pas se mettre en danger non plus. Après, c'est une expérience. L'expérience, c'est s'y fait quand on y va. Après, il ne faut pas donner de conseils réellement. Il ne faut pas de calagane à l'intérieur. Il ne faut pas de mec qui soit tendu et qui tire sur tout ce qui bouge. Parce que le problème, c'est que l'accident peut arriver. Tirer le sanglier, ça le perce, on attrape un chien derrière. Ça ne nous est jamais arrivé. J'espère que ça ne nous arrivera jamais. Mais ouais, c'est très compliqué. Après, il faut avoir confiance. Si on a peur, ça ne sert à rien d'y aller. On va faire plus de conneries que de miracles dedans. Donc nous, on a entièrement confiance. Si on voit qu'il y a quelqu'un qui est un peu just, un peu tendu, on essaie de lui faire comprendre gentiment que c'est mieux peut-être qu'il retourne au poste et qu'il laisse faire ce qu'il gère un peu plus. Après, des conseils, je... Je peux pas, réellement, je peux pas en donner.
- Speaker #1
Bon, je pense que tout le monde a compris que tu ne vivais pas dans un appartement, en fin Bordeaux.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu as également plein d'autres animaux. Parle-nous-en un petit peu de tous les animaux que tu as chez toi.
- Speaker #0
Oui, j'ai des poules, j'ai des canards, j'ai des chèvres, j'ai des chiens. Et c'est à peu près tout. Si j'en oublie pas, j'ai des enfants, mais ça compte pas dans les animaux, ça. Non, non, voilà, après oui. Oui, on vient à la campagne, donc on a du terrain, donc on met la contribution sur les animaux pour entretenir. Après ça, on récupère des œufs. On ne mange pas les poules qui pondent, mais après, à un moment, quand les poules sont un peu vieilles, elles passent dans la casserole, dans le four. Les chèvres, non, c'est de l'ornement, c'est des chèvres naines. Après, les canards, c'est pareil, c'est des canards que j'ai récupérés, quelqu'un qui avait une tonne. Donc, ils sont en retraite à la maison. Même les ailes ne sont plus coupées, donc ils s'en vont, ils reviennent. Voilà, c'est un zoo, une ferme pédagogique. Mais les enfants sont contents, donc c'est bien. que c'est bien.
- Speaker #1
C'est ça, tu as un petit garçon, du coup, de 3 ans, il connaît tous les animaux, il connaît tous les noms des tracteurs. Quelle éducation tu souhaites un peu lui apporter ?
- Speaker #0
Je pense que la même que j'ai eue, dans la nature, aller aux champignons, aller à la pêche un peu, et bien sûr à la chasse, parce que comme on y est les trois quarts du temps... Les chiens, il est élevé avec les chiens. Il a les huit petits avec la mère dans la maison. C'est des peluches pour lui. C'est une éducation tranquille à la campagne. Essayer de lui montrer le maximum de choses pour qu'il travaille dans la nature ou qu'il soit chasseur peut-être. On ne sait pas. On verra bien avec le temps. Sans forcer les choses, je pense que ça se fera naturellement.
- Speaker #1
Et justement, dans quelques années, qu'est-ce qui pourrait te rendre fier de lui, très fier de lui ?
- Speaker #0
Déjà qu'il chasse, ça serait vraiment une fierté. Après, qu'il travaille la terre comme nous on fait, je ne sais pas, parce que vu le contexte actuel, les difficultés, je pense que je ne pousserai pas pour qu'il revienne. Et s'il veut revenir, je ne vais pas lui mettre des... des bâtons dans les roues, mais peut-être faire différemment, essayer peut-être de pousser un peu plus les études qui vont à autre chose, pour essayer de se diversifier, peut-être plus dans le commerce, parce que produire, c'est facile à faire, mais le plus compliqué, c'est vendre, nous, dans l'agriculture, valoriser ce qu'on sait faire. Donc, voilà, après, il fera ce qu'il veut, et quand il veut, et s'il a envie.
- Speaker #1
À travers ton parcours, est-ce qu'il y a une ou des personnes qui t'ont inspiré ?
- Speaker #0
Je pense que mes parents m'ont inspiré, mes parents, mes grands-parents. Oui, c'est sûr, c'est des exemples. Ils ont toujours travaillé, ils ont toujours cassé le dos, cassé la santé à ce qu'on manque de rien. Donc, oui, c'est une source d'inspiration. Ça, c'est sûr et certain. Les vacances, on n'en prenait pas beaucoup, mais quand on en prenait, on était heureux de partir. On prenait une semaine par an pour aller à la neige, donc on était heureux comme tout. C'était quelque chose qu'on attendait, mais il se cassait le dos tout le reste de l'année pour cette semaine de vacances. Après, l'été, on avait la piscine à la maison, il y avait le lac sur la commune. On n'a jamais manqué de rien. On faisait du tennis, on a fait du sport à droite, à gauche. On a été heureux dans la campagne. Un vélo, des champignons, une canne à pêche, on a réussi à s'occuper.
- Speaker #1
Justement, j'allais dire, à travers la chasse, à travers ton métier, est-ce que tu as un peu de temps pour d'autres passions, d'autres activités ?
- Speaker #0
Oui, on a du temps, on n'en prend pas. C'est ça le problème. Déjà, les vacances, il n'y en a pas beaucoup. Les week-ends, on évite. entre le travail et la chasse c'est vite compliqué après il ya les enfants à gérer dans le tas les activités à droite à gauche donc il faudrait prendre plus de temps mais faut le pouvoir quoi faut pouvoir et puis après après il ya peut-être une question aussi financière aussi qui fait gaffe on fait gaffe à droite à gauche voilà on essaie peut-être de privilégier certains trucs, peut-être déjà de finir les travaux à la maison. Et après, on profitera un jour, si on peut. Mais oui, oui, oui. Après, on ne profite jamais assez. Mais bon, c'est une éducation et le métier qui veut ça, je pense.
- Speaker #1
Tu gères une grande exploitation, tu travailles en famille, tu as bâti ta maison, tu es papa. Qu'est-ce qui te rend le plus fier à travers Tout Simple ?
- Speaker #0
Je pense que c'est la famille. La famille, c'est déjà un bon pilier. Ouais, la famille, les enfants, après le métier, le métier aussi, on s'épanouit dedans. Et ouais, non, je pense les enfants, les enfants, ma femme, mes parents, voilà, ça c'est déjà un bon noyau. Bon noyau, on est tous, on habite à... Mes parents habitent à 200 mètres, mon frère habite à 3 km. On se voit tous les jours. Les amis, les amis, les copains de chasse, tout. On a un petit noyau, dans les 10 km autour, on se voit... Je ne vais pas dire qu'on se voit tous les jours, mais on s'appelle au moins deux ou trois fois par semaine. Et on se voit quand même assez régulièrement. Après, voilà... Il ne nous faut pas grand-chose. Il ne nous faut pas grand-chose.
- Speaker #1
Un grand merci, en tout cas, Thomas, pour le temps accordé pour cette interview. N'hésitez pas à vous abonner, c'est super important. Je remercie également le sponsor de cette vidéo et je remercie également Timothée qui m'a aidé à préparer toute cette émission. Abonnez-vous et on se retrouve très vite pour une nouvelle émission. Ciao !