- Bryan Umana
Donc c'est grâce au processus, à la standardisation, que vous pouvez croître.
- Petra Posselius
C'est pas grâce à, mais ça fait partie. Oui, on est devenu assez efficace aux procédures et standardisations de ce à quoi ressemble une salle. Et on applique ça à chaque nouvelle salle. On continue à croître selon le plan qui est de devenir le leader fitness low cost en Suisse.
- Bryan Umana
Et le fait qu'il y ait deux autres salles de fitness à côté, est-ce que ça c'est aussi un frein ?
- Petra Posselius
Pas forcément. Pas forcément. Pas forcément, ça peut même être l'inverse. Ça peut être un indicateur qu'il y a de tel potentiel. Je pense que notre force, c'est un prix bas tous les jours, communiquer de transparence. Les gens qui viennent chez nous, ils savent que le gars sur le tapis de course à côté de moi, il paye autant que moi. Ce n'est pas une question que j'ai loupé une offre.
- Bryan Umana
Petra, tu as dit dans un article de bilan... Être active dans le monde des salles de fitness, c'est un peu comme être agente immobilière. Il faut connaître les populations locales et les dynamiques des villes. Pourquoi ?
- Petra Posselius
Parce que trouver des locaux, c'est le plus grand obstacle pour nous. C'est vraiment de trouver chaque nouvelle salle. C'est le début de chaque. Salle, forcément, mais aussi de chaque réussite ou de manque de réussite. Depuis très tôt, on a su qu'on pouvait grandir plus vite. On avait les moyens, les capacités, les ressources, mais le point bloquant, c'était toujours de trouver une salle qui allait cocher tous les critères de non-stop gym. Et on a aussi su qu'on ne voulait pas faire des compromis pour beaucoup de choses. Donc ça a été vraiment le point critique de trouver et signer la prochaine salle.
- Bryan Umana
Et est-ce que c'est toujours le cas ? Est-ce que c'est toujours le point critique pour vous ?
- Petra Posselius
C'est toujours le point critique, le plus difficile.
- Bryan Umana
Et qu'est-ce qui fait un bon emplacement ?
- Petra Posselius
Alors... Déjà, il faut le potentiel de client, c'est-à-dire qu'on doit toucher, être proche de suffisamment de gens. Les gens ne vont pas traverser la ville pour aller au fitness. On a déjà assez d'excuses pour ne pas y aller. Oui, complètement. Donc, il faut qu'on soit proche des gens, il faut qu'on soit visible, accès facile. Pour nous aussi, avec un accès 24 heures sur 24, qui du coup, idéalement, est direct depuis la rue. même. pas forcément, et ensuite que le local lui-même donne envie à faire du sport. Donc, qu'il y a des hauteurs sous le plafond, il y a de la luminosité, et bien sûr, les mètres carrés nécessaires. Et au-delà, il faut la technique qui vient avec pour une salle de sport, c'est-à-dire une ventilation existante, possibilité d'en emménager une, un refroidissement, la capacité de charge au sol. etc. l'espace pour pouvoir aménager des vestiaires.
- Bryan Umana
Ok, donc c'est un avis à toutes les gérances et à tous les propriétaires qui auraient ce genre de bâtiment. Voilà. La surface, j'avais lu, c'est minimum 800 m², c'est ça ?
- Petra Posselius
Voilà, on va dire entre 700 et 1000, ça c'est l'idéal. Et on a parfois quelques-unes qui sont un peu plus petites ou quelques-unes qui sont un peu plus grandes, mais ça c'est l'idéal, 700 à 1000 m². Oui. dans les centres dans les centres à Ville où on n'est pas présent si vous connaissez quelque chose,
- Bryan Umana
contactez-nous ok et les gens vous contactent où ?
- Petra Posselius
info at nonstopgym.com ou petra at nonstopgym.com ok super,
- Bryan Umana
ben justement on est à Neuchâtel aujourd'hui on est dans les locaux de Micro City donc Micro City qui est le pôle innovation du canton de Neuchâtel et qui nous accueille ici depuis un petit moment, que je remercie. Et vous n'êtes pas à Neuchâtel. Je parlais avec justement le cofondateur de Solarsplit avant et je lui ai dit non stop gym, je ne connais pas. Alors bon, lui ne va pas au fitness, mais j'ai un collègue dans l'entreprise que je te mentionnais, Wilight telecoms, qui lui va, parce que lui habite... Il est dans la région vaudoise et donc il va à une de vos salles. Pourquoi est-ce que vous n'êtes pas à Neuchâtel ?
- Petra Posselius
Oui, je suis de même avis. Pourquoi est-ce qu'on n'est pas à Neuchâtel ? On aimerait beaucoup être à Neuchâtel, mais voilà, on n'a pas encore trouvé le local disponible qui coche toutes les cases pour une bonne salle à Nostopchim.
- Bryan Umana
Ok, mais donc c'est une volonté.
- Petra Posselius
Donc notre volonté est d'être sur nos châtels. D'accord. 100%.
- Bryan Umana
Donc il faut juste vous trouver le bon bien, le bon local.
- Petra Posselius
Absolument.
- Bryan Umana
Parce qu'on est d'accord, vous louez, vous n'êtes pas propriétaire des locaux.
- Petra Posselius
Exactement.
- Bryan Umana
Petra, peut-être avant qu'on continue, parce qu'on parle de salles de fitness, on parle de locaux, tu as cité Nonstop Gym. Qui es-tu, Petra ?
- Petra Posselius
Bonjour, moi c'est Petra. Je suis co-fondatrice de Non-Stop-Gym. Je suis suédoise d'origine. Par éducation, je suis ingénieure et j'ai commencé à travailler dans le fast-moving consumer goods avec Procter & Gamble où j'avais 12 ans de carrière. J'ai commencé en informatique. En tout, j'ai appris un peu à créer une marque dans le brand building. Et c'est surtout ça que j'ai appris avec moi dans cette aventure qui a démarré il y a 13 ans, où mon associé et moi, on a lancé l'idée de Non-Stop Gym Fitness à petit prix, qui est ouvert 24 heures sur 24, mais qui tout autant offre tout ce qu'on veut dans une salle de sport. Donc pour la qualité, il n'y a pas de compromis.
- Bryan Umana
justement je regardais un petit peu sur vos sites internet j'ai fait quelques recherches aujourd'hui c'est 42 clubs en Suisse peut-être ça a déjà évolué 42 mes chiffres sont bons fin 2023 50 000 membres environ plus ou moins ça Vous communiquez sur votre chiffre d'affaires, la croissance et autres, non ?
- Petra Posselius
Non.
- Bryan Umana
Si je fais une estimation, parce qu'à 600 francs par année, environ 49 par mois, donc environ 600, 50 000 membres, si on fait vite le calcul, 600 fois 50 000, ça fait 30 millions. J'avais lu justement qu'il vous fallait une salle d'environ 800 mètres carrés. et 1000 abonnés pour pouvoir tourner. Donc pareil, là, ça fait environ 800 000 de chiffre d'affaires minimum pour une salle. Nous allons des petits calculs comme ça, très rapide. Tu l'as dit, la mission, c'est rendre le fitness abordable et accessible à toutes et tous, en toute heure. votre facteur de différenciation il y a 10 ans en termes de prix de tarif c'était à moitié prix de la moyenne vous enlevez ou vous enleviez tout ce qui est superflu un peu le modèle easyjet des salles de fitness et je me posais la question parce qu'aujourd'hui finalement on en voit de plus en plus des salles qui sont en Suisse des salles qui sont ouvertes 24h sur 24 et Merci. Qu'est-ce qui continue à vous différencier des autres ? Et puis aussi, c'est une deuxième question dans une question, qu'est-ce qui a superflu dans la majorité des salles ? Qu'est-ce qu'on peut enlever ?
- Petra Posselius
Oui,
- Bryan Umana
ça fait plein de questions. Peut-être la première.
- Petra Posselius
Par rapport à la différenciation qu'on propose toujours. Donc il y a toujours une grosse diversification des salles de sport en Suisse. Il y en a certes beaucoup de salles premium. Il y a beaucoup de gens fortunés qui peuvent se le permettre en Suisse. Mais ce n'est pas pour tous. Il y a une partie mid-market qui propose des salles, aussi ce que nous pouvons chez nous considérer comme superflu, le côté wellness, les saunas, etc. Chez nous, on a enlevé tout ça et on reste dans tout ce que tu veux pour l'entraînement. Et puis, il y a des vestiaires qui sont petites et pratiques. Il y a des douches, mais rien d'autre. et aussi on a moins de... Le personnel sur place, donc nos salles sont ouvertes 24 heures sur 24 pour nos membres qui entrent en autonomie. Ça veut dire qu'on a aussi moins de personnel. La proposition qu'on a, donc déjà on est, jusqu'à récent, on était la seule chaîne qui était ouverte 24 heures sur 24. Maintenant nos concurrents très chers nous suivent un peu dans cette direction. Ils n'ont pas toutes leurs salles qui sont ouvertes 24 heures sur 24, mais ça reste, donc on est la seule qui... qui le proposent, et une des peu qui proposent ces horaires de 24 heures sur 24. On est la seule chaîne à proposer un prix de 49 francs par mois et qu'on peut payer par mois. Donc on reste, il y a certainement quelques-uns qui font une offre qui est moins chère, mais je pense que notre force, c'est un prix bas tous les jours, communiquer de transparence. Les gens qui viennent chez nous, ils savent que le gars sur le tapis de course à côté de moi, il paye autant que moi. Ce n'est pas une question que j'ai loupé une offre. Et puis, nous, on pense quand même qu'on offre quelque chose de meilleur dans la qualité, dans l'exécution, un peu dans les choix de nos clubs. Ils sont tous aptes à une qualité non-sublime que nous, on ne trouve pas que nos concurrents proposent. Alors, au même niveau.
- Bryan Umana
D'accord. Et vous avez ouvert récemment, je crois récemment, le Non-Stop Gym Boost.
- Petra Posselius
Oui, donc Boost, c'est un concept qu'on a lancé avec notre dixième salle à Genève. Ah,
- Bryan Umana
donc ça fait un petit moment en fait. Oui,
- Petra Posselius
c'était en 2020. Donc, les travaux, c'était tout pendant la COVID. OK. Donc, je pense qu'on a ouvert pendant l'été 2020.
- Bryan Umana
D'accord.
- Petra Posselius
Et oui, donc ça fait déjà cinq ans, mais assez récemment. Et c'était du coup un concept un peu boosté, où aussi on propose des cours collectifs, des cours en petits groupes par un coach, et quelques avantages de plus. Et on a fait ça, un, pour voir est-ce qu'il y a possibilité de... de proposer un produit un peu plus premium. Mais aussi, quand on avait déjà neuf salles à Genève et on en ouvre une à la gare, qu'on ne peut pas dire non parce que c'est trop cool, mais on sait qu'on va cannibaliser un peu sur les autres salles. Alors, on a cherché. C'était le moment d'essayer de proposer quelque chose de plus.
- Bryan Umana
J'ai aussi vu sur vos sites qu'il y avait des dégustations de barres, donc de barres protéinées ou énergétiques. Vous avez une application. Elle est utilisée, l'application ? Les gens l'utilisent ?
- Petra Posselius
Alors, nous changeons d'application depuis mercredi, quand on a fait ce qu'on appelle un heart transplant.
- Bryan Umana
Donc,
- Petra Posselius
depuis mercredi dernier, ça fait un petit moment que tu as... proposer que je vienne.
- Bryan Umana
Oui.
- Petra Posselius
Et ça fait un petit moment que je dis j'ai pas le temps, j'ai pas le temps. Et j'ai dit, voilà, cette semaine, tout est un peu plus calme parce que la semaine dernière, on a changé notre système ERP. Donc tout le logiciel qui gère tous les abonnements, toute la facturation, tous les paiements, tous les exécutifs, tous les mailings, tous les renouvellements, on a remplacé. Et avec ce nouveau logiciel, on a une nouvelle appli qui est un peu plus performante et on espère qu'elle va être un peu plus utilisée. Auparavant, en gros, on avait un espace membre qui n'était pas une appli en fait, mais qui était assez facilement accessible depuis ton téléphone avec l'Internet, comme on en a toujours tout le temps. Et on avait une appli training à part. Et maintenant, tout est intégré dans une appli qui est du coup lancée depuis une semaine.
- Bryan Umana
Ok. Ça fait mercredi 21 mai, c'est ça ? Voilà. Juste pour la temporalité quand on parle. Donc, mercredi 21 mai 2025. Et donc, vous espérez que cette app soit plus utilisée. Mais quel est son but ? C'est que les membres l'utilisent pour s'entraîner. Vous allez envoyer des programmes. Ils auront accès à des programmes. est-ce que c'est personnalisable ou personnalisé ?
- Petra Posselius
Alors, premier objectif, c'est de pouvoir se servir pour tout ce qui est administratif.
- Bryan Umana
Facture, contrat... Oui,
- Petra Posselius
pour voir son contrat, télécharger son contrat, réciller son abonnement, payer ses factures, télécharger un certificat médical,
- Bryan Umana
etc.
- Petra Posselius
Deuxième partie, c'est l'entraînement. Donc, il y a... Je ne sais plus combien, mais plein de programmes d'entraînement gratuits.
- Bryan Umana
Ok. Pour tous vos membres ?
- Petra Posselius
Pour tous membres, tous niveaux. Mais on sait qu'il y a des... Des autres, des produits qui sont spécialisés dans le contenu. Déjà, il y a une offre énorme, énorme. Et il y a certains gros, Nike ou d'autres, ils font ça vraiment bien. Et on pense qu'on ne sera pas le meilleur. Mais on veut absolument... Proposer quelque chose, avoir une offre. Si nos membres nous demandent « je cherche un peu d'inspiration » , ils vont trouver. Ils vont trouver un programme pour leur aider à perdre du poids ou prendre de la masse. Ils sont débutants, comment est-ce qu'ils démarrent. Donc on a des programmes pour accompagner un peu tout le monde, mais on sait que s'ils deviennent adeptes d'un programme qui leur guide via leur téléphone, fort probable. ils vont aussi passer à une autre application dans la suite. Donc, administration, training, et un peu communautaire. Donc là, on explore, et il y a aussi certaines limitations dans l'avenir, mais je pense que ça peut devenir plus un outil qui nous met en relation, qui crée un peu plus de communauté entre les non-stoppeurs, comme on appelle nos membres.
- Bryan Umana
Ok, donc... Il y a cet objectif de créer une communauté autour de la marque, du fitness de manière générale. Vous faites des événements ?
- Petra Posselius
Oui, on fait des événements hors salle et en salle. On essaie de faire des choses toujours plus ou moins directement liées au sport, à la santé. Ça peut être des courses, des courses populaires comme on était. 300 membres qui ont fait les 20 kilomètres de l'Océan il y a quelques week-ends. On était 300 membres qui ont fait la course de l'escalade à l'année dernière. Donc il y a des courses, mais aussi une fois par an, on se mobilise pour... Aussi, rendre un pas à la société à travers une activité caritative. Depuis deux ans, on soutient The Sea Cleaners, qui œuvre à déplastifier les océans. Donc, on fait une action pour encourager les gens, pour sensibiliser les gens. On change le discours, on ne parle pas des abonnements et des facturations, mais on demande aux gens de se motiver, de donner d'eux-mêmes pour la bonne cause et pour chaque exercice qu'eux, ils relèvent, non-stopping faire une donation à l'association.
- Bryan Umana
Ok, excellent. Effectivement, je pense que là, c'est... Alors, moi, je ne connais pas... Je ne connais pas les chaînes de fitness, je suis dans un fitness qui est proche d'où j'habite, ici à Le Châtel. Il s'appelle Esprit Fitness, tu connais ? Donc c'est pas une chaîne. La raison c'est exactement ce que tu as mentionné, c'est l'emplacement, parce qu'il est à 5 minutes de chez moi, ouvert... Je ne sais pas si c'est officiel, mais en tout cas, je peux y aller. Moi, je m'entraîne à 6h du matin. Je peux y aller à 6h du matin, à 5h30 du matin. Ça, c'était mes prérequis. Et puis après, c'est vrai que je m'étais intéressé à No Stop Gym. Malheureusement, il n'y en a pas à Neuchâtel. Donc bon, j'ai dû faire sans. On verra le jour où vous venez, selon l'emplacement que vous choisissez. Ce serait pas mal. Surtout que... Un petite astuce, je trouve, qui est assez intéressant quand on s'entraîne de manière assez régulière, et là, avec l'Onestop Gym, par exemple, ça pourrait être possible de le faire, au prix que vous l'amenez, c'est de changer de temps en temps de salle. Et ça donne une motivation supplémentaire, parce que tout le temps, aller à la même salle, au même endroit, selon la salle en question... À un moment donné, par exemple en hiver, quand on va tout le temps à cet endroit et que c'est un peu froid et qu'on est dessous, parfois c'est un petit peu épuisant mentalement. Et de changer de temps en temps de salle, ça peut redonner cette motivation. On va à un nouvel endroit et puis ça c'est assez intéressant. Tu es co-fondatrice de Non-Stop Gym, selon LinkedIn tu étais CEO jusqu'à fin 2022 et puis tu as repris la fonction de CEO depuis janvier 2023. Je me posais la question, pourquoi ce changement ?
- Petra Posselius
Oui, tout au début, Ellen, ma cofondatrice et moi, on s'est lancé à titre égal, sachant que l'idée initiale, c'était la sienne. Donc, tout au début... Si on n'était pas d'accord, je voulais bien la suivre. Elle avait un peu « higher among equals » . Et après quelques années, je pense qu'on était assez égalitaires. Et si on n'était pas d'accord, on discutait pour trouver la meilleure option ensemble. Mais si elle était CEO et moi COO, ou l'inverse, c'était… pas vraiment important. Si moi, j'étais en congé maternité, elle prenait le relais. Si elle, elle était en congé maternité, je prenais le relais. Et on était toujours assez divide and conquer. Et s'il y avait des grosses décisions à prendre, on les prenait ensemble. Depuis, oui... 3-4 ans maintenant, Hélène, elle est passée à un temps réduit. Et du coup, un peu pour la forme, moi, je suis maintenant CEO à 100%. Hélène, elle travaille en Head of Growth. Donc, elle se focalise surtout sur notre objectif, pour notre obstacle primaire. de trouver les nouveaux locaux.
- Bryan Umana
Donc c'est elle que les gens doivent envoyer. Voilà. Toi qui transmets dans tous les cas. Oui.
- Petra Posselius
Donc c'est elle qui s'occupe de ça. Et du coup, depuis, formellement, je suis CEO de LostOptim.
- Bryan Umana
Et est-ce qu'il y a eu un impact suite à cette adaptation ou ce changement ?
- Petra Posselius
Il y a eu quelques changements, certes. Mais je sens qu'Hélène, elle est toujours accessible. Si j'ai besoin d'échanger, même si elle travaille un peu moins, elle est toujours disponible pour moi. Donc non, elle travaille un peu moins. Enfin, je l'espère, mais pour moi, elle reste accessible. Et non, je pense que ce sont des formalités si ça va changer.
- Bryan Umana
OK, d'accord. Parce que, bon, donc... finalement, vous continuez quand même à fonctionner en quelque sorte en tant que binôme.
- Petra Posselius
Oui.
- Bryan Umana
Parce que vous, vous étiez amis à la base, ou bien comment ça s'est... On était copines.
- Petra Posselius
On se connaissait, on faisait du ski ensemble de temps en temps, et on travaillait en l'occurrence ensemble chez Procter & Gamble, mais où il y avait 2000, je ne l'ai quasiment jamais croissé au travail, hors pour aller luncher.
- Bryan Umana
D'accord.
- Petra Posselius
Donc nous, on ne se connaissait pas tellement, Et je pense qu'on a eu beaucoup de chance. Enfin, au moins moi, j'ai eu beaucoup de chance. J'espère qu'elle l'a aussi. Mais ça fonctionne très bien. Alors qu'on ne savait pas que ça allait fonctionner tellement bien. Mais oui, ça fonctionne très bien. On est assez complices. Et si on ne l'est pas, on arrive à trouver les accords sans se batailler.
- Bryan Umana
Hélène est aussi suédoise Vous vous êtes rencontrée en Suisse ou en Suède ?
- Petra Posselius
Non, on s'est rencontrée en Suisse. En Suisse, ok. En Suisse, ouais. Moi, j'ai commencé chez Procter & Gamble en Suède, qui m'a emmenée ici. Et Ellen, elle a été emmenée ici par Procter & Gamble tout de suite. Elle a démarré sa carrière ici.
- Bryan Umana
Ok. Et pourquoi est-ce que t'as suivi Procter & Gamble en Suisse ?
- Petra Posselius
Là, j'étais dans la carrière Procter & Gamble.
- Bryan Umana
Carriériste, tu avais ton plan un peu ?
- Petra Posselius
Oui, un peu, mais surtout, c'était le siège européen, c'est à Genève, à Stockholm, il n'y a pas tellement de position d'avancement, donc c'est assez normal, tous les chemins mènent à Genève ou à Cincinnati, Ohio, donc je suis bien contente d'être à Genève. Non,
- Bryan Umana
Ohio, tu ne voulais pas ?
- Petra Posselius
Un peu moins quand même. Et voilà, donc oui, je suis venue ici, ce n'était pas une grosse décision, ça faisait partie de mes projets, d'explorer un peu le monde et le potentiel dans ce job.
- Bryan Umana
Ouais, ok. Hélène a l'idée de non-stop gym parce qu'elle ne trouvait pas de fitness qui lui convenait, un peu le modèle qu'elle avait en Suède, qui est ouvert 24h sur 24, tout le concept dont on en parlait, elle t'en parle. tu me corriges si je me trompe restructuration ou 2-3 éléments chez Proctor & Gable finalement elle décide de partir et toi tu étais en congé mat et donc tu décides aussi d'aller dans cette aventure avec Ellen pourquoi pourquoi l'avoir suivi en congé mat en plus dans le sens où Finalement, tu viens d'avoir un petit être qui rejoint ta vie et tu décides de rejoindre une aventure périlleuse, risquée. Pourquoi ?
- Petra Posselius
Est-ce que c'est des hormones post-... Non, certainement, il y a un élément d'ignorance, ça c'est sûr. Mais je savais aussi que Procter & Gamble, c'est un milieu de travail très exigeant. Et mon travail, mon mari, il y était aussi. Donc, pour moi, deux carrières Procter & Gamble où tu es demandé de travailler tard, tu gères très peu toi-même ton agenda. Je savais que je ne voulais pas continuer chez Procter & Gamble. Et du coup, cette opportunité, elle s'est présentée au début où on travaillait. Pas trop. Bien sûr, on travaillait, on voulait faire avancer cette idée, mais même si on voulait travailler, on n'avait pas 30 000 choses à faire. Et puis on se rend vite compte que d'ouvrir une salle de sport qui est ouverte 24 heures sur 24, ce n'est pas l'idéal si tu veux travailler moins. Mais je trouve or... Des problèmes techniques où j'ai dû intervenir à deux heures du mat ou un dimanche, je gère mon agenda moi. Et du coup, s'il y a un rendez-vous pédiatre ou s'il y a un événement à l'école, ben j'y suis, sans problème. Alors que dans l'environnement Procter & Gamble, s'il y avait une présentation vers un grand chef, ben j'aurais pas pu avoir cette flexibilité-là.
- Bryan Umana
Ok, alors effectivement, quand on a son entreprise, il y a une flexibilité, parfois, pas tout le temps, ça dépend aussi dans le stade dans lequel on est, ça dépend si on a des équipes, ça dépend à quel point on est peut-être aussi dans l'opérationnel à suivre des projets, à faire des présentations clients, etc. Mais n'empêche qu'effectivement, on a cette flexibilité-là. Par contre, aujourd'hui, avec tes plus de 13 ans maintenant, 12-13 ans, juste comme ça, de création de Non-Stop Gym, avec les plus de 40 salles justement, une équipe, vous êtes combien ? Environ comme ça.
- Petra Posselius
Oui, environ, je sais.
- Bryan Umana
Environ.
- Petra Posselius
Environ 60.
- Bryan Umana
Environ 60, voilà. Environ 60. Donc voilà, c'est de l'humain. Et l'humain, en même temps, c'est ce qu'il y a de plus beau et en même temps, c'est ce qu'il y a de plus complexe. Donc maintenant, avec ces deux expériences en parallèle, est-ce que tu dirais que tu bosses un petit peu moins chez Nonstop Gym que si tu étais chez Procter & Gamble ?
- Petra Posselius
C'est une bonne question. Jusqu'à il y a un an, j'aurais dit oui, quand même, je travaille moins que chez Procter & Gamble. Mais avec ce changement de RP récemment, il n'y a pas eu de manque de travail. Donc, je travaille certainement plus périodiquement, mais en moyenne, oui, un peu moins.
- Bryan Umana
Ok. Et est-ce qu'il y a des compétences que tu as pu transférer, que tu as... Que tu as apprises chez Procter & Gamble, donc transférées justement pour Non-Stop Gym ?
- Petra Posselius
Plein. Ouais ?
- Bryan Umana
Plein,
- Petra Posselius
j'ai appris énormément chez Procter & Gamble. J'ai commencé dans l'informatique, donc je suis ingénieure de base, mais j'ai commencé dans l'informatique qui est toujours... Tous les postes internes chez Procter & Gamble sont très proches des commerces. Donc même si tu es en informatique, tu es là pour augmenter les ventes, pour augmenter l'efficacité des campagnes. Donc c'est très commercial tout ce que tu fais. Et j'ai eu la chance à l'intérieur de Procter & Gamble, je fais un assignment en vente et j'ai changé de fonction après. Et j'ai atterri dans le marketing où j'ai fait mes cinq dernières années. Et là, j'ai vraiment appris à créer des campagnes, à créer une marque, à comprendre plus autour de tous les côtés commerciaux d'un produit ou un service. Et ça, c'est très utile dans le monde de start-up. Donc, déjà, de base, je suis assez généraliste. Je connais beaucoup sur beaucoup de choses. Très peu, enfin très peu sur beaucoup de choses. Et c'est un peu dans cet esprit-là que j'ai continué à apprendre plus, à étendre l'univers dans lequel je connais un peu. Et ça, ça a été très utile dans le monde de start-up, parce que là, ben oui, tu es informaticienne et finance et marketing et RH et tout en même temps. donc c'est quand même Puis on est beaucoup, beaucoup. Et je pense que Procter, c'est aussi une société qui est très « principle-based » . Il y a beaucoup de programmes, de structures. Et ça, c'est très utile de pouvoir se pencher un peu sur certaines choses de l'extérieur alors que tu es dans un domaine que tu ne connais pas exactement.
- Bryan Umana
Oui, c'est clair. Finalement... Toutes les entreprises ont cette base qui est un socle très similaire. Tu as cité l'IT, les finances, le marketing. Et c'est vrai qu'on a la chance, comme toi, d'avoir passé dans ces différents départements, dans une boîte où finalement tu as déjà les process, tu as aussi peut-être des mentors, des managers. qui sont là et qui sont déjà passés par là et à qui tu peux poser ces questions. Alors que j'imagine que quand vous êtes lancé, ce n'était pas si évident à qui est-ce qu'on pose les questions, à qui est-ce que je demande si ce business model est bien fait ou pas, si le business plan... Évidemment, après on trouve certaines personnes, il y a des clubs qui peuvent nous aider, etc. Mais c'est vrai que d'avoir passé par là, j'imagine que... Je pense que c'est une chance en réalité. Par contre, si tu étais très spécifique, si tu n'avais pas évolué dans ces différents secteurs, peut-être qu'effectivement, ça aurait été encore plus challengeant.
- Petra Posselius
Absolument.
- Bryan Umana
C'est intéressant parce que des fois en parlant avec certains amis qui aimeraient se lancer à un moment donné, ils ont parfois l'impression dans l'entreprise dans laquelle ils sont que c'est une perte de temps et moi je trouve que non. Parce qu'en disant, il n'y a pas un seul chemin, il n'y a pas une seule façon de le faire. Mais en tout cas, je pense qu'il faut effectivement prendre un maximum d'où on est, de la situation à laquelle on a aujourd'hui, et puis ensuite essayer de prendre et transférer le tout pour la suite.
- Petra Posselius
Absolument.
- Bryan Umana
Et c'est ce que vous avez fait. Ellen, elle avait plus ou moins le même profil que toi ?
- Petra Posselius
Alors elle, elle a commencé dans le purchasing, dans l'achat, et elle a aussi atterri en marketing.
- Bryan Umana
Ok.
- Petra Posselius
Elle est aussi ingénieure.
- Bryan Umana
D'accord, ok. Intéressant. Et tu as parlé de process, on a parlé de l'app, où finalement vous avez tout ce qui est administratif dedans aussi. Donc ça fait complètement partie d'un processus de scaling, de croissance en français. Comment est-ce qu'on scale une chaîne de fitness ? Évidemment, il y a les process, éventuellement l'application pour centraliser le tout. En termes de formation, comment vous faites ?
- Petra Posselius
Je pense qu'en gros, on a un blueprint pour chaque nouvelle salle. Donc, elle contient... Déjà, on a mentionné les critères pour signer. Ensuite, on a un cahier de charges pour la transformer en une salle. Non-stop gym, ça inclut quel carrelage on prend, quel sol, quel tapis, etc. Donc ça, vous avez déjà standardisé. Ça, on a tout. On a la campagne marketing, les éléments, le bleu, les slogans, les prix. On a tout ça. Donc, il y a beaucoup de choses qu'on répète pour chaque salle, mais on est bricks and mortar. Donc, il y a des murs, il y a des limitations. Et pour croître, il faut ouvrir de nouvelles salles.
- Bryan Umana
OK. Donc, c'est grâce au processus, à la standardisation, que vous pouvez croître ?
- Petra Posselius
Ce n'est pas grâce à ça, mais ça fait partie. Oui, on est devenu assez efficace. aux procédures et standardisations de ce à quoi ressemble une salle, et on applique ça à chaque nouvelle salle. Et c'est fait de façon intuitive et claire, que c'est adaptable pour... Parce que chaque salle a ses défis, ses différences, donc on ne peut pas être psychorégide non plus, mais on a un concept suffisamment souple pour que ça fonctionne et on arrive à le contourner et l'adapter pour chaque nouvelle salle.
- Bryan Umana
Typiquement, quelle est la barrière à l'entrée de vos concurrents ? Pourquoi est-ce qu'ils ne peuvent pas faire comme vous ? Ou la personne qui nous écoute et qui s'était dit qu'ils ne connaissaient pas le Neuchâtelois, ou la Neuchâteloise qui ne connaissait pas No Stop Gym parce qu'elle n'est jamais sortie de Neuchâtel, et qui n'est pas dans le monde des salles de fitness, et qui se disait « Ah, mais il manque une salle de ce genre » . Qu'est-ce qui l'empêche de le faire ?
- Petra Posselius
Moi... Premièrement, il y a encore cette absence de locaux qui est un obstacle pour nous tous. Après, je pense bien que si quelqu'un a des connexions avec UBS ou Crédit Suisse ou autre, ou Migros, il pourrait peut-être contourner certaines choses. Deuxièmement, c'est sûr que la... le fonctionnement est aussi essentiel. Ça doit être fluide. Quand tu as des milliers de membres avec des milliers d'effecturations, des milliers de paiements, ça doit fonctionner. Tu dois pouvoir te fier à ça. Et ça, c'est critique pour que ça puisse fonctionner. Et aussi, pour nos membres, quand on a quand même créé une marque, on a créé quelque chose qui... Je pense que les gens ont confiance en nous, ils nous connaissent, je pense qu'ils aiment bien. Et la possibilité de venir pour 49 ans, de s'entraîner dans 42 salles, ce qui veut dire que, j'espère, peut-être un mauvais exemple à Neuchâtel, mais sinon, on est peut-être proche de ton lieu de travail, de tes parents, où tu habites. Et ça, ça crée un réseau où un plus un n'est pas deux, mais trois.
- Bryan Umana
Ok. Je réfléchis vraiment à Neuchâtel. Mais par contre, c'est intéressant le cas de Neuchâtel. Pour les personnes qui n'habitent pas Neuchâtel ou qui ne connaissent pas très bien ou pas du tout Neuchâtel, c'est une petite ville. Tout est concentré. Donc le centre-ville est très petit. Donc, ce n'est pas forcément pertinent que votre salle, typiquement, soit vraiment au centre-ville. Par contre, c'est vrai que j'ai l'impression que l'emplacement est très important.
- Petra Posselius
Location, location,
- Bryan Umana
location. Et comment vous analysez ?
- Petra Posselius
Oui, on a fait quelques analyses un peu plus sophistiquées. Avec des outils ? Avec des outils qui sont disponibles par des consultants, avec des outils de population, de réseau, de passage. Tu peux citer certains des outils ? Non. On a fait une grosse étude avec... avec une consultance. Donc, c'est eux qui ont fait. Donc, nous, on appelle ça white spot analysis, mais je ne pense pas que ça, c'est le... Le nom de l'outil, je pense que c'est le nom de l'analyse. Mais c'est sur des données disponibles ou achetables au niveau suisse. Mais avec ça, du coup, on a une étendue théorique. Il fallait être là, il fallait être là. Mais je t'ai déjà dit, nous, quand on choisit, on a beau vouloir être là, il n'y a rien. où il y a une bonne salle disponible qui est là, mais ce n'est pas exactement où le logiciel sophistiqué a dit « vous devriez être là » . Donc, oui, je veux bien dire qu'on est sophistiqué et qu'on a des outils sophistiqués pour décider où on va, mais la réalité, c'est que si on trouve un bon endroit, On juge. plus au feeling. Est-ce qu'on a le potentiel ? Est-ce qu'on a le réseau pour toucher suffisamment de membres ?
- Bryan Umana
OK. Et le fait qu'il y ait deux autres salles de fitness à côté, est-ce que ça, c'est aussi un frein ?
- Petra Posselius
Pas forcément. Pas forcément. Ça peut même être l'inverse. Ça peut être un indicateur qu'il y a du client tel potentiel et que si nous, on a une offre meilleure, à nous de convaincre qu'il pourrait venir chez nous.
- Bryan Umana
Ok. Intéressant. Est-ce qu'il y a des... des prochaines innovations, des projets que vous avez en tête, dont tu pourrais parler ? Tu hésites. Vous en avez,
- Petra Posselius
mais tu ne sais pas si tu peux le dire. forcément on a toujours plein de projets plein d'idées il n'y a rien de breakthrough, les gens ne vont pas nous reconnaître et deux on est assez confiant de notre concept donc on cherche à rester proche de ce qu'on fait et d'évoluer peu à peu plutôt que de Oh. Lâcher ça, je pense qu'une de nos forces, c'est de rester focus sur ce qui est montré comme qui fonctionne. Et on essaye de faire évoluer ça, évidemment, que chaque nouvelle salle est un peu meilleure. Mais ce n'est pas des innovations complètement à part.
- Bryan Umana
D'accord. Les salles ne sont pas des franchises. Elles vous appartiennent et vous gérez le tout. C'est juste ?
- Petra Posselius
Oui, c'est ça.
- Bryan Umana
Ok.
- Petra Posselius
Au début, je pense qu'il le fallait parce qu'on ne savait pas nous-mêmes. Il fallait garder proche de comment on évolue. Aujourd'hui, je pense qu'on a suffisamment de blueprints qu'on pourrait avoir des franchises. Mais ce n'est pas ce qu'on cherche. Après, s'il y a quelqu'un qui aimerait faire un partenariat avec nous, on pourrait en discuter.
- Bryan Umana
Ok. Tu as parlé de congé mat, j'ai dit que justement c'est pendant ton congé mat, il y a 12-13 ans que tu es partie de Procter & Gamble, et ensuite tu as re-mentionné le congé mat, ou c'était avant je crois, tu as deux enfants ?
- Petra Posselius
J'ai deux enfants, ouais.
- Bryan Umana
Donc au début, effectivement comme tu l'as dit, bon... évidemment il y a toujours des choses à faire mais peut-être que c'est un peu moins contraignant ensuite l'aventure démarre vraiment une salle, 2, 3, 4, 10, 40 ça fait qu'aujourd'hui tes enfants sont plus en si bas âge que ça donc un petit peu plus autonome comment tu gères euh... La maternité, en plus tu as dit que ton mari était chez Procter & Gamble. Il est toujours chez Procter & Gamble ? Non. Ok, d'accord. Mais il a un travail qui prend beaucoup de temps aussi ?
- Petra Posselius
Il a eu un travail qui prenait énormément de temps jusqu'à
- Bryan Umana
Noël. Jusqu'à Noël ?
- Petra Posselius
Et depuis, il est en pause.
- Bryan Umana
En pause, ok. En pause, oui.
- Petra Posselius
Actuellement en pause.
- Bryan Umana
Alors disons, avant Noël, comment est-ce que tu t'organisais avec tes enfants ?
- Petra Posselius
On trouve toujours des moyens. Et je trouve qu'on a un bon setup où mon mari et moi, on a pu être présents. Mais oui, on a eu Nounou qui nous aide quatre après-midi de la semaine. Et avec la flexibilité que je dis tout à l'heure, que s'il y a quelque chose, je peux être là. Et puis on reste assez. Familial, donc week-end assez sacré pour passer beaucoup de temps ensemble.
- Bryan Umana
Donc en termes d'organisation, tu t'imposes des horaires, disons, typiquement les week-ends, est-ce que tu bosses, tu bosses pas, comment tu fonctionnes ?
- Petra Posselius
Typiquement, je bosse pas.
- Bryan Umana
Ok, généralement tu bosses pas, mais quand il y a une migration ERP, tu bosses. Oui,
- Petra Posselius
c'est ça, c'est ça. Généralement, non. Et ça, ça a toujours fonctionné. Et du coup, je trouve que mon équilibre entre travail et famille, ça a toujours fonctionné assez bien.
- Bryan Umana
Ok. Et toi-même, tu vas dans vos salles ?
- Petra Posselius
je suis le cordonnier malchaussé j'aime beaucoup le sport donc j'adore être dans plutôt outdoor ? moi perso je préfère faire le sport en outdoor surtout en cette saison mais peut-être aussi surtout en hiver si c'est en journée on peut avoir quelques rayons de soleil donc oui j'y vais parfois j'aime bien y aller mais je ne suis pas sortie du monde de fitness Ce n'est pas mon sport à moi. Et quelque part, avec Hélène qui est plus fitness que moi, mais non plus une passionnée avec des idées très fortes. Un fitness doit être comme ça. J'adore ceci. Ça, c'est le meilleur. Et je pense qu'on a pu utiliser ce manque de conviction. personnel pour être un peu plus à l'écoute aux membres en général pour assurer qu'on fait les bons choix pour nos membres et pas forcément parce qu'on a une conviction individuelle
- Bryan Umana
c'est vrai que c'est ce que tu disais tu l'as dit à un moment donné c'était le pas l'ignorance, le mot m'échappe
- Petra Posselius
Oui, quand on a commencé, j'ai parlé de l'ignorance. Tu as dit ignorance ? J'ai dit ignorance. Je ne sais pas si c'est le bon mot. Oui,
- Bryan Umana
je cherchais un autre mot, mais bon, ce n'est pas grave. On va dire l'ignorance. Effectivement, l'ignorance ou le manque de connaissances sur un sujet lorsqu'on se lance dans ce sujet ou ce secteur en question peut être parfois très bénéfique parce qu'on n'a pas d'œillères et puis on a donc un cadre qui est beaucoup plus large. Donc ça, c'est vrai que c'est intéressant et ça, c'est vrai partout.
- Petra Posselius
Oui, je pense que ça marche. Peut-être pas si vous voulez être chirurgien.
- Bryan Umana
Non, effectivement.
- Petra Posselius
Mais dans certaines industries, oui, je pense que ça peut se montrer... Oui, c'est pas un vrai obstacle ou peut-être même bénéfique.
- Bryan Umana
Oui, mais c'est vrai que... Bon, la médecine, en l'occurrence, sont des longues études. Bien que j'imagine qu'avec un bagage différent, et ensuite faire de la médecine, ça peut aussi apporter tout d'un coup un autre axe qui ne serait pas venu si on n'avait pas eu ce bagage en question. Non-stop-dien, c'est à... Première expérience de création d'entreprise, c'est juste. Toi, j'aimerais bien un peu comprendre d'où tu viens dans le sens suède, mais comment était ton enfance ? Est-ce que tes parents ont créé des boîtes ? Est-ce qu'ils étaient entrepreneurs dans le sens, est-ce qu'ils aimaient entreprendre, créer ? Pourquoi ? D'où ça vient ?
- Petra Posselius
Ma mère, elle est prof à l'université. Et mon papa architecte, à un moment, il a ouvert son propre étude d'architecture. Mais je n'ai pas vécu ça comme un gros projet entrepreneurial.
- Bryan Umana
Donc non-stop gym, tu dis ?
- Petra Posselius
Non, pour mon père. Quand lui, il a commencé sa propre étude.
- Bryan Umana
Oui.
- Petra Posselius
On dit études architecturales, son propre bureau. Et Mais par contre, j'ai toujours... On a fait beaucoup de choses avec les mains. Donc, je pense que quand j'avais 600, j'ai bricolé mon premier lit superposé avec ma soeur, avec un marteau et des planchers qui traînaient dans le jardin à la maison de compagnie. Donc, je pense qu'on a eu... Beaucoup de créativité, énormément de créativité, beaucoup d'intérêt artistique. Donc mon père étant architecte, il est aussi très intéressé par tout ce qui est culturel, artistique. Et ça, on a peint, on a peint à l'huile, on a peint à l'eau, on a peint les façades, les murs, on a bricolé. Et mon papa, il faisait ça aussi, il construisait pas mal de choses. En week-end, à la maison de campagne, toujours un projet de construction. Donc, ce côté-là de créer, ça vient un peu, je pense, de mon origine familiale. Mais à part ça, l'entrepreneuriat, ce n'était pas un besoin que j'ai senti. C'est venu avec l'opportunité. Et forcément, après coup, je suis très reconnaissante de l'avoir fait. Un voyage incroyable et je suis très privilégiée de pouvoir vivre ça. Mais moi, en tant que personne, je pense que ça me va parce que j'aime bien gérer. J'aime bien toucher à beaucoup de choses. Je n'ai pas peur de travailler. J'ai un sens de perfection qui est peut-être parfois un peu pénible, mais aussi, je pense, bénéfique pour nos membres. mais malgré moi c'était pas un besoin que j'ai senti et tu as maintenant un objectif pour Non Stop Gym ou pour toi je
- Bryan Umana
te pose la question parce que quand on parlait de Procter & Gamble tu as dit voilà tu as suivi Procter & Gamble donc ils t'ont envoyé ou proposé de venir en Suisse parce que c'était On va dire le plan. Aujourd'hui, avec le Stop Gym, quel est ton plan ? Parce que vous avez levé des fonds, vous avez des investisseurs externes aussi. Toi et Hélène, vous avez... Vous êtes majoritaire, minoritaire ?
- Petra Posselius
On est minoritaire. On l'a été depuis presque... Depuis le début ?
- Bryan Umana
Oui,
- Petra Posselius
depuis... Pas tout au début, mais deuxième année, je pense. On est minoritaire et ça diminue. Mais ça diminue dans quelque chose qui grandit. Donc, oui, on s'est lancé, on s'est dit, on va faire ça, on va créer quelque chose. Notre tout premier business plan, on voulait ouvrir 20 salles. Pourquoi 20 ? C'était ce qu'on pensait réaliste. Et on n'a pas ouvert 20 salles. Je pense qu'on en a ouvert peut-être 14, mais on avait plus de membres qu'on avait anticipé. Donc on a quand même accompli l'objectif numéro un. On est restés et on a su que... À un moment, il faut peut-être voir changer la structure de la société. Et finalement, au bout de dix ans, on avait quelques actionnaires, des investisseurs initiaux qui sont restés avec nous tout le long, qui pour eux, c'était le moment de changer. Et on a fait un changement d'actionnaire primaire aussi pour elle et moi. Tous les anciens investisseurs sont partis et maintenant on a un gros asset management qui est actionnaire principal avec Ellen et moi. C'est Invision. Invision, c'est ceux qui sont suisses, qui du coup ont plus d'expertise, plus d'expérience, qui amènent un peu plus de suïcité, professionnalisme dans cette prochaine étape. Et là, ça fait bientôt deux ans qu'on est avec eux. Et on est en train de vivre cette étape avec eux et on continue à croître selon le plan qui est de devenir le leader fitness low cost en Suisse.
- Bryan Umana
Ok, ça c'est l'objectif. Par rapport à InVision... Donc il y a quelqu'un qui est dans le board aussi, dans le conseil d'administration ? Oui. Ok. Et donc les anciens investisseurs, eux, ont fait cash out, ils sont sortis. Et toi Hélène, vous avez fait aussi une petite partie de cash out ?
- Petra Posselius
Oui, on a pu recolter un peu des fruits du travail. Bien sûr. Oui, aussi.
- Bryan Umana
Ok. Et Petra, qui a été influent dans ta vie ?
- Petra Posselius
Oui. Oh, il y a tellement. Là, j'ai envie de dire mon papa, parce qu'il vient de passer. Donc, lui, c'est plus la joie de vivre, la créativité. Au travail, j'ai eu un ou deux boss qui ont été formidables, qui ont poussé, qui ont cru en moi, qui ont été très clairs sur les attentes, comment grandir. Aujourd'hui, mon associé Ellen, mon mari, mes enfants, je suis entourée de plein de personnes magnifiques.
- Bryan Umana
Est-ce que tu as une histoire à raconter sur un de tes anciens boss, par exemple, dont tu parles ? quelque chose qui te revient souvent, ou bien que ce soit ton papa, mais vraiment... qui t'a marqué dans le sens où quand tu fais professionnellement ou hors cadre professionnel, cette action en question, tu te dis, ah oui, il faut le faire comme ça, comme si, parce que...
- Petra Posselius
Là, professionnellement, je pense à mon ex-boss Bora, qui est marketing director. Turcs. J'ai bossé avec beaucoup de Turcs fantastiques. Ils ont un esprit de travail très... un moral de travail très bien qui va vers l'avant. Donc, lui, il était toujours très clair dans son discours, ce qu'il faut faire. c'est peut-être pas mon... ma force de trouver les mots, mais lui, il avait toujours un petit proverbe pour chaque chose. Et j'aurais bien voulu me rappeler des proverbes. Je me rappelle d'un, c'était que les gens dans son équipe, c'était comme des muscles. Ça tombe bien dans le monde de fitness. Il faut leur faire travailler pour grandir. Donc ça, c'était, oui, c'est le travail. C'est avec le travail qu'on apprend. Et voilà, donc ça c'est une anecdote.
- Bryan Umana
Et aujourd'hui, là je passe plus à la partie un peu scriptée de l'épisode. Avant on parlait de process en 2025, mais depuis un petit moment on parle beaucoup d'intelligence artificielle. Tu as parlé de migration d'ERP. D'ailleurs, vous utilisez quoi comme ERP aujourd'hui ?
- Petra Posselius
C'est un logiciel allemand qui s'appelle Perfect Team Next.
- Bryan Umana
Ok. C'est un ERP spécifique métier ? Oui,
- Petra Posselius
spécifique pour le fitness.
- Bryan Umana
Ok, d'accord. Et est-ce qu'il y a de l'IA qui est déjà dedans ? Est-ce que... Vous utilisez l'IA dans vos process ?
- Petra Posselius
On l'utilise, mais pas de façon procédurielle. On l'utilise pour nous aider, pour valider, pour faire un premier jet, pour faire un premier projet. Mais on ne l'a pas intégré au sein des procédures. On a presque prêt, en parallèle.
- Bryan Umana
Un chatbot qui du coup est nourri par l'IA, qui sera lancé sous peu, qui est fourni par Zendesk, qui est du coup le logiciel utilisé pour les contacts clients un à un. Et là on a un chatbot qui va venir, qui sera là pour aider à répondre aux questions les plus fréquentes. Sans retard, sans attente, etc.
- Petra Posselius
OK. Et ce chatbot, donc, il sera sur vos sites Internet ?
- Bryan Umana
Oui. OK.
- Petra Posselius
Dans l'app aussi ?
- Bryan Umana
Non.
- Petra Posselius
Pas dans l'app ?
- Bryan Umana
Non, parce que c'est à part. Donc, peut-être que ça viendra avec le fournisseur. L'appli vient du coup du Perfect Team Next. Donc là, on est un peu contraints à ce qu'ils proposent. Ce qui est bien, c'est qu'ils ont des grosses chaînes de fitness avec qui ils travaillent. ils ont Beaucoup de choses auxquelles nous, on n'a pas songé, mais pas forcément. Chaque vœu que nous, on a, ils vont le réaliser parce qu'ils gèrent leur propre univers pour la totalité des fitness qui sont leurs clients.
- Petra Posselius
Ok. Et donc, tu as dit que toi, tu faisais du sport plutôt outdoor, donc à l'extérieur. Est-ce qu'il y a... D'autres activités à part dévouer ta vie à Non-Stop Gym que tu fais à côté ?
- Bryan Umana
Je pense que j'ai arrêté à peu près en même temps avec le trail running, un peu quand j'ai commencé, avec le côté enfant et Non-Stop Gym. Ah d'accord, ok. Donc oui, j'aime la multitide, j'aime faire un peu de sport différent, j'aime un peu d'aller au théâtre de temps en temps, voir des amis. Mais non, il n'y a pas d'autre grosse structure dans ma vie qui prend le temps.
- Petra Posselius
Et pour avoir de l'inspiration, votre modèle est déjà très clair, mais typiquement... Aux US, ils ont toujours quelques années d'avance typiquement sur le sport, mais pas que. Est-ce que vous y allez de temps en temps ou de loin, vous regardez pour voir un petit peu et analyser ce qui pourrait être mis en place aussi dans vos salles ? Typiquement, l'Irox. Tu connais l'Irox ? Oui, oui, oui, H-Y. Oui, oui. Exactement, H-Y-R-O-X, IROX. Ça existe depuis, je crois, 2019, 2018, quelque chose comme ça. Mais c'est la tendance depuis, disons, un an, deux ans, en tout cas en Suisse, un an, un an et demi, qu'il y a cet événement qui mélange course à pied et quelques exercices. on va dire, enfin exercice physique, donc c'est une course urbaine. Selon les photos que j'ai vues sur votre site internet, vous avez aussi cette partie entre guillemets cross training, donc avec des tapis pour les chariots, tout ce qui est sled. Donc est-ce que vous mettez tout ça, quand je dis tout ça, c'est-ce que dans toutes vos salles vous avez une partie Un peu plus fonctionnel, comment vous répartissez le tout ?
- Bryan Umana
Oui, donc chaque salle a cinq zones précises. C'est la zone cardio, les machines guidées, un peu traditionnelles, les poids libres, donc les poids plus... pour les plus costauds. Et la zone fonctionnelle, plus ludique, plus pas de corps ou pas. Il y a des cages, il y a des sleds, plus d'activités variables. La dernière zone, c'est une zone que pour femmes. C'est un mini-gym qu'on a aménagé dans la salle pour proposer aux femmes un espace un peu plus intime.
- Petra Posselius
Ça, vous l'avez dans toutes les salles ?
- Bryan Umana
On l'a dans toutes les salles, sauf une. Mais oui, sinon oui.
- Petra Posselius
Ok, ok. Ça me fait penser à un élément dont je voulais parler avec toi. C'est la proportion d'actifs versus non-actifs de vos clients. Tu sais, on entend souvent, bon, j'allais dire, on entend souvent, c'est le 31 décembre, nouvelle résolution, je veux aller au fitness, je m'inscris, les personnes vont, on commence trois fois par semaine ou plus, et ensuite gentiment de moins en moins, et puis au final, on paye un abonnement d'un an dans le vide quasiment. Après vous, on peut payer une manière mensuelle, donc peut-être on évite ça, mais... Vous avez des statistiques par rapport à ça ?
- Bryan Umana
Oui, bien sûr. Donc déjà, oui, quelque part, ça fait partie de l'industrie. Nous, les hommes, on veut s'investir, on veut faire mieux, on veut se remettre en forme et on se lance et puis parfois on perd la motivation et on se retraite. Je pense, bon, je ne vais pas parler des autres, mais ce n'est pas du tout notre stratégie d'avoir des gens qui ne viennent pas. Pourquoi ? C'est facile parce que les gens qui ne viennent pas, ils ne vont pas renouveler. Et nous, on cherche surtout la longévité des membres. Ce sont les membres qu'on veut. On ne veut pas ceux qui ne viennent pas. Donc, s'il y a quelqu'un qui commence et puis après ne revient pas, on a des procédures où on essaye de les rattraper par des e-mails, des encouragements, peut-être un appel pour encourager que les gens reviennent. Mais c'est vrai. On a environ un tiers de nos membres qui ne viennent plus. Environ un tiers qui vient environ une fois par semaine et un tiers qui vient plus fréquemment.
- Petra Posselius
Ok. Et ça, par rapport aux concurrents, tu sais, vous savez ce qu'il en est des autres ?
- Bryan Umana
Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est quand on parlait à notre logiciel auparavant, on disait oui, il faut qu'on relance ça, il faut qu'on envoie un rappel, il faut qu'on envoie... Pour dire, vous allez renouveler alors que, ben non, faut pas, vous allez réveiller les ours qui dorment. Ben oui, on veut les réveiller. Donc ça n'a jamais vraiment été notre stratégie et je sais qu'un peu dans l'industrie, il y en a qui sont un peu, ouais, coquins, c'est pas le bon mot, mais oui, qui trouvent que c'est pas mal si je laisse tourner cet abonnement.
- Petra Posselius
alors que ça n'a jamais été notre philosophie c'est très bien et justement quand j'ai commencé cette question là je te demandais si en termes d'inspiration vous alliez de temps en temps ailleurs je disais les US ça peut être d'autres typiquement l'idée vous est venue de chez vous de Suède c'est vrai qu'on De manière générale, j'ai l'impression qu'en Suisse, au niveau du sport, un peu la culture aussi. Quand je dis culture, c'est cinéma, c'est musique, podcast typiquement. On est toujours un petit peu en retard. Il y a les Etats-Unis, ensuite il y a la France et ensuite il y a la Suisse. En tout cas, c'est un petit peu comme je le vois. Aux US, vraiment, le sport c'est la folie. Tu te retrouves avec des salles énormes, des étages. Tu peux aller faire de la natation dans ta salle de fitness. Il y a tous les cours imaginables. Il y a vraiment tout. Vous allez chercher des inspirations ?
- Bryan Umana
Moi, je n'ai pas été aux US, mais je sais que le 24-Hour Fitness, je pense que ça vient de là, il y a 40 ans. Donc, c'est sûr, on est reconnaissant des choses qui viennent des U.S. Notre operations manager était là pour cinq jours, il y a un an environ, pour faire un tour avec notre fournisseur de machines pour justement s'inspirer de qu'est-ce qu'il y a, quelles sont les prochaines tendances, etc. Donc, c'est sûr, on apprend, il y a des choses à apprendre. Mais il faut aussi reconnaître, oui, c'est différent, c'est plus grand, mais chez nous, l'infrastructure, elle ne permet pas. Donc, des formats plus petits ici, je pense, ça a son sens. On ne va pas commencer à faire des « giant malls » fitness parce que ça marche aux US. Je pense qu'ici, c'est plus proximité, etc., qui est primée ici. Donc oui, on essaie de s'inspirer, de voir quelles sont les prochaines tendances. Sachant que les prochains défis sont ici et pas trop loin de ce qu'on a déjà.
- Petra Posselius
Vous avez enlevé les saunas, par exemple. Aujourd'hui, on en voit de plus en plus au bord du lac. À Neuchâtel, par exemple, il y a quelques roulottes. Il y en a aussi le long du lac Léman. les gens se baignent de plus en plus dans le lac en hiver donc à tous ces bienfaits aussi qui arrive Est-ce que ça, ce ne serait pas un créneau aussi pour vous ? Après, peut-être qu'effectivement, il faut augmenter les prix. J'ai bien compris que ce n'est pas l'objectif. Mais étonnez que les gens cherchent de plus en plus le sauna, les bains froids. Il me semble qu'ils enlèvent les saunas aussi, je dis le long du lac par exemple. Donc en fait, on n'a plus trop de sauna ou alors il faut aller au bain. Et le bain froid, on n'en a plus non plus parce que le lac n'est plus froid.
- Bryan Umana
Mais c'est peut-être une super idée, mais ce n'est pas pour nous. Non, je pense qu'on connaît nos forces, ce n'est pas dans le sauna, ce n'est pas dans le wellness. Donc non, jamais.
- Petra Posselius
Ok, c'est très clair. Et c'est là justement, c'est votre force aussi. Je veux dire, on doit savoir, on doit connaître notre cheval de bataille. et savoir, tout en gardant potentiellement les yeux ouverts pour certaines opportunités, mais tout en restant dans son créneau. Parce qu'effectivement, si vous commencez à faire ça et que vous devez commencer, soit vous perdez en marge ou alors vous devez commencer à augmenter les abonnements, finalement, vous ne deviendrez pas le leader de... du « bon marché » , du « low cost » dans les salles de fitness. Ok, comme ça, ça s'est balayé. Je n'aurai pas de bain froid et de sauna dans mon non-stop gym à Neuchâtel. Petra, est-ce que tu lis ? Est-ce que tu as des recommandations de livres, de podcasts, que ce soit en anglais, en français ? Je ne vais pas te demander en suédois parce que... Peut-être que j'ai quelques Suisses... Suédois qui écoutent, mais disons que ce n'est certainement pas la majorité. Ou autres ressources ?
- Bryan Umana
Si je lis, c'est surtout de la fiction. Ok. Donc plus pour me distraire. Très loin de cet univers, le dernier... Un livre non-fiction, c'est un audiobook. Rutger Bregman, il a écrit Humankind. On va trouver. On va trouver. Useful. Ça parle de comment on devrait être plus utile pour la société. C'est intéressant, mais très loin de mon monde. Oui, si j'avais su, j'aurais pu prendre... Parce que, ouais, non, non, j'ai un livre qui parle de... C'est le E-Myth.
- Petra Posselius
écoute c'est pas grave je te demanderai et puis on regardera et on les mettra dans les références mais concrètement donc ça c'est tu recommandes ces livres ?
- Bryan Umana
oui c'est sûr il y a des livres fantastiques avec beaucoup de sagesse c'est pas où je vais moi pour Pour me renseigner. Moi, je google ou je parle aux gens. OK. C'est mon apport. Ou je réfléchis.
- Petra Posselius
OK.
- Bryan Umana
J'analyse. Plus moi-même, qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'on sait déjà, qu'est-ce qu'on peut comprendre, ce qu'on a déjà vu, qu'est-ce qu'on a fait. C'est peut-être plus mon go-to source pour trouver les réponses. Ou tester.
- Petra Posselius
Et Lya ?
- Bryan Umana
Alors, je suis trop vieille. Désolée. Ça ne fait pas partie de mes habitudes du tout.
- Petra Posselius
On n'est jamais trop vieux.
- Bryan Umana
Oui. Non, je sais. Il y a mon mari qui est à mon âge qui l'utilise énormément. Donc, il est en train de planifier nos vacances.
- Petra Posselius
Ah oui, ben voilà.
- Bryan Umana
Donc, ça va. Oui, pourquoi pas. Ça ne fait pas partie de mes habitudes. Et peut-être pas où j'irais poser mes questions les plus importantes.
- Petra Posselius
Bon, maintenant, il y a des IA qui sont mises dans des serveurs en Suisse. Je pense notamment à Infomaniac qui fait un mélange de LLM, donc d'IA générative. Pour que, justement, nous toutes et tous en Suisse ou ailleurs, mais en Europe, puissons les utiliser et qu'on sache que ça reste en Suisse, que ce n'est pas lu, que le modèle n'est pas entraîné ou en tout cas pas d'une certaine façon. Donc, sans aller trop dans l'ingénierie et créer son... Enfin, avoir son serveur à la maison et mettre son IA dedans, ça devient vite quand même assez compliqué. Enfin, en tout cas, c'est technique. On peut utiliser des modèles un peu plus souverains, comme ceux que propose Infomaniac. Donc, ça peut être intéressant. Mais d'accord, j'ai bien compris, pas d'IA pour toi. Et puis... Très bien. Une question que j'ai jamais posée, je crois, en tout cas en podcast, et que j'ai re-entendue d'un podcast que j'aime beaucoup aux US. Est-ce que... Quel est ton meilleur achat en dessous de 100 francs ? Ou ton meilleur dernier achat en dessous de 100 francs ? Je trouve que c'est une bonne question parce que parfois, on peut vraiment obtenir des réponses qui sont hyper intéressantes ou hyper cool. Et en moins de 100 francs, quasiment tout le monde peut aller se l'acheter.
- Bryan Umana
Running shoes.
- Petra Posselius
Running shoes ? Oui,
- Bryan Umana
oui.
- Petra Posselius
Pour moins de 100 francs ?
- Bryan Umana
Oui, peut-être qu'elles coûtent 110.
- Petra Posselius
Mais en promo.
- Bryan Umana
Running shoes en promo. Je ne suis pas une consommatrice. J'achète très peu. J'achète des choses quand j'en ai besoin. Oui, j'achète peu. J'ai acheté une lampe de vélo la plus chère au monde. Elle coûtait presque 100 francs. Incroyable. Mais elle illumine très bien.
- Petra Posselius
Ok. Et donc, tu disais, pour toi apprendre, tu poses des questions aux personnes ? À des gens ?
- Bryan Umana
À des gens ou à moi-même ou à mon entourage. J'aime bien discuter. J'aime bien échanger autour d'un sujet. Et puis, il y a plein de bonnes personnes qui, soit, ont des bonnes réponses ou qui ont les bonnes questions à leur tour pour faire évoluer la solution. Et c'est peut-être ça, le plus. Le plus valable, c'est je pense ceux qui posent les bonnes questions, qui t'aident à trouver toi-même de la voie. Quand on y pense comme ça, c'est sûr qu'il faut aller dans cette direction-là.
- Petra Posselius
Et quelle est la dernière grande réflexion ou dernière grande question que tu as posée ou que tu as allé chercher ?
- Bryan Umana
Ah, je ne sais pas. Il y a des grosses questions, des petites questions tous les jours. Oui, avec ce changement de ERP, il y a beaucoup de contraintes qu'il faut aller voir. Qu'est-ce qui est réellement important ? Qu'est-ce qu'on cherche vraiment ? Donc, on ne peut plus faire comme on a eu l'habitude de faire. Et si ça change, et alors, est-ce que c'est important ? Est-ce qu'il faut faire un développement pour ça ? ce qui faut. payer pour ça, est-ce qu'il faut changer nos procédures ou est-ce que tout simplement on peut vivre avec et puis peut-être que ça passera complètement inaperçu.
- Petra Posselius
Oui, je réfléchis à ce que tu dis. Et pour rentrer dans le monde des salles de fitness, est-ce que... Au-delà des compétences que tu avais déjà, qui étaient des compétences transverses, qui étaient des compétences de, entre guillemets, généralistes, pour les débuts en tout cas, pour ton rôle de CEO avec 60 personnes aujourd'hui, approximativement, est-ce que tu as cherché à te former d'une certaine façon ? Tu as dû t'adapter parce que ton rôle a changé ?
- Bryan Umana
Oui, forcément. Mais je pense que ça se fait de façon assez naturelle et assez sur le champ. Donc moi, je ne suis pas allée suivre des formations. Mon associé non plus. On apprend. On fait quelques erreurs, on corrige, on continue. Et puis, bien sûr, au fur et à mesure, on a pu aussi embaucher une équipe de gens très compétents dans des domaines où nous, on n'excelle pas, qui aujourd'hui nous sont très chers et très essentiels pour la réussite de la société. Donc ça, c'est le meilleur tip, si on peut se le permettre, de créer une équipe de compétences autour de soi.
- Petra Posselius
S'entourer de gens qui viennent combler un peu nos faiblesses. Oui,
- Bryan Umana
et au début, c'était difficile, franchement, parce qu'on voulait une personne. qui devait remplir quatre postes.
- Petra Posselius
Bien sûr.
- Bryan Umana
Donc, si moi, j'en avais six à l'insiste, on se dit, on garde quatre chacun, et il y a quelqu'un qui vient prendre quatre postes, mais c'est très difficile de trouver une personne pour ces quatre postes. Aujourd'hui, quand on est un peu plus grand, on est un peu plus clair sur qui est, quel est le rôle de chacun, et quel est le... Le rôle vacant qu'on crée, quelles sont les responsabilités qu'on cherche à remplir.
- Petra Posselius
Oui, c'est clair. Petra, j'ai un concept où l'ancien invité pose une question et il ne sait pas à qui il va ou où elle va poser cette question. Et donc là, la question qui t'est posée aujourd'hui est la suivante. Quel est ton trait de personnalité qui t'aide le plus au quotidien et celui qui te demande le plus de choses ? plus de travail ?
- Bryan Umana
C'est le même ou c'est deux ?
- Petra Posselius
Je pense que ça peut être deux ou ça peut être le même.
- Bryan Umana
Parce qu'intuitivement, pour le premier, je dirais moins... Mon attitude est positive.
- Petra Posselius
D'accord, ta positivité.
- Bryan Umana
Ouais. En toutes circonstances. Ouais, enfin je suis très, je boude pas.
- Petra Posselius
Ok.
- Bryan Umana
Même quand c'est très stressful et ça marche pas, au lieu de râler ou aller dans l'obscurité, je reste, alors qu'est-ce qu'il faut faire ? Alors comment est-ce qu'on trouve la solution ? Ça, ça vient très naturellement. Pour moi, je pense que c'est très utile et c'est sûr, il y a des moments où on a beaucoup de raisons de baisser les bras ou de bouder ou de trouver que c'est quand même pas juste ce qui m'arrive. Mais quand on a pu focaliser sur, il faut trouver une solution et on a réussi à contourner.
- Petra Posselius
Tu as toujours été comme ça ?
- Bryan Umana
Oui.
- Petra Posselius
Depuis toute petite ?
- Bryan Umana
Oui, j'ai toujours été positive. Ok. Tes parents sont positifs ? Les situations d'enfance étaient différentes, je pense. Oui, bien sûr. Mais oui, c'est quelque chose que j'ai appris de la famille, je pense. L'entrée qu'il faut travailler un peu plus, je pense, c'est peut-être plus... Control freakishness. Il faut savoir lâcher et laisser prendre les ailes et faire confiance.
- Petra Posselius
Donc en français, le contrôle quoi. Ok, et tu travailles là-dessus ?
- Bryan Umana
Je n'ai pas de... procédure pour, mais je suis au cours.
- Petra Posselius
Ok, tu en es consciente.
- Bryan Umana
Je suis consciente que ce n'est pas dans ma nature et qu'il faut que je lâche.
- Petra Posselius
Ok. Pour l'instant, tu es au stade où tu le sais, mais tu ne fais pas forcément de travail sur toi-même pour lâcher prise.
- Bryan Umana
Non. Je ne fais pas de travail sur moi-même. Pas consciemment.
- Petra Posselius
Pas consciemment. Ok. Petra, la dernière question que je pose à mes invités, c'est de connaître la définition du succès pour toi.
- Bryan Umana
Je pense que c'est de pouvoir faire ce qu'on choisit de faire. C'est-à-dire, si je choisis... Ce que je veux faire. Donc, si je fais une carrière, je progresse, je suis promue, je suis reconnue, ben, fantastique, c'est sûr, c'est la définition de succès plus classique, mais ça ne l'est que si c'est ce que tu veux réellement. Et l'inverse de ça, si tu veux avoir un travail qui te rend suffisamment heureux, et du... peut-être que tu pourrais faire plus, peut-être que tu pourrais avoir plus de carrière, mais tu choisis d'avoir un job un peu plus modeste, un peu moins reconnu comme un job successful, mais c'est ton choix. Je préfère avoir ce travail et avoir le temps pour le reste, pour ma famille, pour mes passions. Donc, je pense que c'est vraiment dans cette nuance de pouvoir faire ce que tu veux faire, ce que tu choisis de faire. Si tu peux faire ça, tu es successful.
- Petra Posselius
Et est-ce que tu penses que c'est à la portée de tout le monde, disons tout le monde, disons en Suisse par exemple ?
- Bryan Umana
Non, je pense que ce n'est pas parce que tu veux être successful que tu l'es. Non, malheureusement pas. Mais il faut aussi du coup récalibrer, récalibrer un peu de ne pas aller courir chercher ce qui va être difficilement atteignable pour que tu ne pars pas ta vie à chercher ce qui viendra. Mais il faut être heureux dans le moment. Et si c'est très, très important, alors il faut mettre les moyens pour, mais parfois il faut récalibrer et aussi voir. j'ai ça et il faut être heureux avec ça et j'espère qu'on va pouvoir chacun pourra dire que je suis successful dans mes choix et ça c'est important d'être
- Petra Posselius
heureux maintenant et c'est pas forcément facile absolument parce qu'on est dans l'anticipation on est dans qu'est-ce qu'il y a demain qu'est-ce que je fais demain je dois préparer ci, je dois préparer ça Donc cette course au futur, ou à l'inverse, cette frustration aussi du passé ?
- Bryan Umana
Dans quel sens ? Frustration du passé ?
- Petra Posselius
J'ai pas fait ci, j'ai pas fait ça, je l'ai pas fait comme j'aurais dû le faire.
- Bryan Umana
I don't do regrets.
- Petra Posselius
Exact. J'ai pas de tatouage, il faudrait le tatouer. C'est très important.
- Bryan Umana
Une copine à moi, quand elle était jeune maman, elle a dit I don't do guilt. Je ne me culpabilise pas pour ce que je fais. Je fais de mon mieux. Pour moi, c'est les regrets. Ça ne sert à rien. Si ce n'est pas fait, ce n'est pas fait. Qu'est-ce qu'on fait demain ?
- Petra Posselius
Exact. Et qu'est-ce que tu dirais à la personne qui nous écoute et qui veut créer comme toi tu l'as fait, sa boîte, sa start-up, mais qui justement n'a peut-être pas le courage, n'a peut-être pas le réseau, on parle beaucoup de réseau aussi.
- Bryan Umana
Quel est le tip que tu lui donnerais ? Qu'est-ce que tu lui recommandes ?
- Petra Posselius
Oui, je viens de dire, ce n'est peut-être pas pour tout le monde. Je ne veux pas inventer des rêves. Ce n'est pas facile, ce n'est pas évident. Il y a beaucoup de startups qui ne survivent pas leur première année. Et je pense qu'il y a beaucoup de startups qui ne seront jamais des startups, parce qu'il reste des idées, des concepts. Bien sûr. C'est peut-être triste, mais c'est peut-être aussi, si on doit échouer, c'est mieux d'échouer tôt plutôt que tard. Donc, si on veut chercher, trouver les convictions, les données, peut-être dans un premier temps pour rassurer peut-être des investisseurs ou peut-être des alentours pour assurer que ce n'est pas... Une idée prise dans ma tête, mais une idée qui pourra réellement fonctionner. Dans le monde de Procter & Gamble, c'est data, data, data, donc il y a énormément d'analystes du marché. Nous, on est allés parler aux gens dans la rue pour leur poser quelques questions. Et ça, c'est des choses qui sont très facilement accessibles. L'avantage, peut-être, si on a une idée... Bricks and mortar est très conventionnel, on peut en parler aux gens. Bien sûr, c'est facile. Si c'est un business to business ou quelque chose de plus sophistiqué, je ne sais pas où on trouve cette conviction, mais s'il y a des investisseurs, ce sont des experts dans ça. Donc, si on arrive à les convaincre, c'est déjà une bonne chose. Si on n'y arrive pas, peut-être que... C'était pas la bonne idée, il faut en trouver une autre.
- Bryan Umana
Et j'aimerais ajouter pour conclure, comme tu le dis, pas de regrets et finalement, on n'a pas grand chose à perdre. Je trouve que si on a une idée et qu'on l'a depuis un moment et qu'on n'en fait rien, mais que justement on se dit, ah mais cette idée, cette idée... Au final, je parlais des US avant, là-bas aux US, tu es quasiment mieux vu si tu as échoué de temps en temps. Alors qu'en Suisse, on a cette mentalité, si on échoue, on est mal vu et on ne veut pas investir en toi ou dans ton idée. Alors qu'à l'inverse, si on a échoué, c'est qu'on a tiré quelque chose aussi, on a grandi et on a appris. Donc ouais, je suis d'accord avec toi. Petra, est-ce qu'il y a un message que tu aurais absolument voulu passer ou un sujet dont on n'a pas parlé qui te tenait à cœur ?
- Petra Posselius
Non,
- Bryan Umana
merci. Je te remercie beaucoup. Merci d'être passée ici. J'espère voir prochainement un Non-Stop Gym à Neuchâtel.
- Petra Posselius
Oui, moi aussi.
- Bryan Umana
Et puis comme ça, on se verra ici aussi.
- Petra Posselius
Absolument. Merci à toi. Merci Petra, à bientôt. Ciao ciao.
- Bryan Umana
Merci d'avoir regardé l'épisode en entier et pour m'aider à continuer, je te demande une seule chose, c'est de t'abonner à ma chaîne, n'oublie pas de commenter, liker les différentes vidéos et de le partager autour de toi, c'est ce qui m'aide à continuer. Rendez-vous fin août pour un nouvel épisode dans lequel on parlera avec le CEO d'une PME suisse d'environ 300 personnes, leader mondial dans son domaine. Ciao ciao.