- Bryan Umana
Si on revient un petit peu au groupe, à FIDA, on a parlé des acquisitions, je te disais que je voulais en reparler. Aujourd'hui, FIDA, c'est une plateforme de plusieurs sociétés. Si on revient peut-être un peu à la mission, quelle est la vision derrière tout ça ?
- Bastien Sauve
Tu dis au niveau du groupe ? On a quand même cet ADN d'être là où on ne nous attend pas. Je pense que c'est un truc qui parle pas mal à Alain et à moi. Ça ne veut pas dire qu'on fait n'importe quoi, mais ce qu'on fait, on essaie de le faire de manière réfléchie. C'est difficile de poser une stratégie, justement quand on veut avoir ce côté un peu électron libre. On sait qu'aujourd'hui, dans la construction, ce qu'on veut c'est être les meilleurs dans les différents domaines dans lesquels on est. ça veut dire avoir un... un niveau de qualité qui soit top pour les clients. C'est aujourd'hui un aspect sur la sécurité qu'on y met. On pense qu'on a un rôle à jouer dans l'aspect durabilité au niveau des bâtiments. Donc ça, sur la construction de nos stratégies, les vecteurs sont assez clairs. Et je pense qu'aujourd'hui, on va chercher à se concentrer sur les métiers dans lesquels on est pour faire mieux et ne pas faire plus. Et ça, je pense que c'est un discours aussi qu'on a avec les directeurs des différentes agences. On ne s'attend pas à faire aujourd'hui, on doit faire 160, 170 millions juste dans la construction. En fait, on ne veut pas arriver à 200 millions. Et ça a été notre ADN, en fait, sur les années de 2020 à 2024. On a quand même vécu une énorme croissance. Mais quand on construit nos budgets, on n'arrive pas vers les directeurs en disant OK, on veut 5% de plus ou 10% de plus l'année prochaine. On fait souvent un peu des copier-coller. Alors, on essaye de le faire mieux. C'est-à-dire que la marge, elle est meilleure pour gagner un peu. on va dire, en confort et pas être justement tributaire d'un volume sur l'activité. Et puis après, dans tout ce qui va être connexe, c'est plutôt de développer des synergies. On a lancé, on lance une boîte de courtage en assurance en 2018. C'est quoi l'histoire ? C'est qu'en fait, Alain avait un super pote qui avait bossé comme courtier dans les différentes agences dédiées d'assurance. Puis c'est lui qui nous a présenté le concept de courtier d'assurance. Puis nous, on s'est dit, OK, on a un portefeuille, essayons de l'optimiser. En fait, on part à l'idée comme ça, qu'on fait des synergies. Lui apporte l'expertise métier. Nous, on apporte la structure, les états-majors, ce qu'on appelle les états-majors chez nous, qui sont un peu les fonctions transverses. On apporte le financement, parce que des fois, pour lancer des projets, il y a une partie de financement que le groupe apporte. Et puis, on apporte, en fait, notre portefeuille que le gars va pouvoir utiliser déjà pour commencer, et pas partir de zéro. Et c'est ça un peu qu'on essaye de faire, c'est de lancer un peu des projets qui vont avoir un intérêt. pour le groupe, soit peut-être en termes d'images ou surtout en termes de synergie et pour bénéficier à nos business existants, la majorité étant la construction. Donc on a pas mal de réflexions un peu derrière le rideau sur comment est-ce qu'on peut se positionner maintenant, qu'est-ce qu'on peut apporter de manière différente. Je pense que c'est un peu la phase de croissance qu'on veut avoir maintenant. Ce n'est pas de grossir dans les domaines de la construction, même si on n'est jamais fermé à l'idée de nouvelles idées, mais c'est d'apporter des pièces satellites à cette activité-là, qui est quand même, je crois qu'il y a aujourd'hui le cœur. Et je pense que les gens, ils attendent aussi de nous qu'on concentre nos efforts sur la construction, parce que des fois, on nous dit que c'est un peu les gens qui sont... oublié oublié même si c'est pour moi clairement pas le cas et aujourd'hui 80%
- Bryan Umana
du temps d'alain et de moi il est consacré sur la construction une toiture solaire peut générer beaucoup plus de valeur qu'on ne l'imagine avec solar split les propriétaires peuvent optimiser leur consommation d'énergie et valoriser leur surplus d'électricité grâce à une plateforme simple et centralisée donc rendez vous sur ce site.com et télécharger l'application et donc quand tu dis pas faire plus Mais mieux, et toujours mieux, et c'est un peu ça le credo. Parce qu'on est d'accord que dans la construction, enfin en tout cas, il me semble, d'après ce que j'ai regardé sur votre site, vous ne faites pas tout non plus.
- Bastien Sauve
Non.
- Bryan Umana
Typiquement, peinture, vous ne faites pas.
- Bastien Sauve
Non.
- Bryan Umana
Et ça, ce n'est pas des... vous ne voulez pas forcément, typiquement, je ne sais pas, être une sorte d'entreprise générale, mais où vous feriez tout.
- Bastien Sauve
Non, ce n'est pas la vocation aujourd'hui. Je pense qu'aujourd'hui, on est sur des métiers qui sont… Alors, soit lié à l'enveloppe du bâtiment, on fait les toitures plates, on fait les toitures en pente, on fait de la façade ventilée, soit des métiers qui sont en lien avec l'eau, par exemple, on fait du sanitaire parce qu'on a fait une acquisition dans le domaine du sanitaire, qui sont dans tous les cas des métiers assez techniques et où il y a une part de risque aussi qui est assez importante. Alors, je ne dis pas que dans la peinture, il n'y a pas de risque, mais en gros, un bâtiment, tu foires ton étanchéité sur la toiture. Il y a un vrai risque de pérennité au niveau du bâtiment. Je pense que c'est un peu dans cette gestion de ces risques-là qu'on va se positionner et puis essayer de professionnaliser et de capitaliser sur tout ce que les moyens technologiques aujourd'hui peuvent nous apporter. On sait par expérience que la construction, ce n'est pas le domaine qui est le plus précurseur dans ces sujets-là. Et là, je pense qu'on a une vraie carte à jouer et c'est là où je pense qu'on doit mettre notre intelligence. C'est comment est-ce qu'on peut capitaliser sur ce qui va arriver ou ce qui arrive déjà. pour concentrer les gens sur leur cœur de métier ou en tout cas enlever les tâches qui sont peut-être rébarbatives et à faible valeur ajoutée. Je pense que c'est ça aujourd'hui qu'on doit nous essayer de faire. Et c'est comme ça qu'on structure aussi les fonctions transverses. On a souvent cette question ou cette remarque de dire que nos fonctions transverses, il y a... de plus en plus de gens, ce qui est vrai, parce qu'il faut gérer le business courant, mais c'est aussi à travers des profils comme ça qu'on peut apporter quelque chose de différent sur la qualité, sur la sécurité, sur l'innovation, sur la durabilité. Bien sûr, on pourrait tout couper. On pourrait se dire, en fait, il y a des postes, finalement, est-ce qu'ils sont nécessaires fondamentalement au business ? Il y a des postes ? Non. Par contre, c'est des postes, c'est des investissements. qui bénéficient au niveau du groupe, soit sur des aspects court-termistes où tu le vois. Par exemple, la com, c'est un truc où on sait tous que la com, c'est quelque chose qui est beaucoup dans l'image que ça reflète. Si c'est bien fait, sur du court terme, tu vois assez vite les premiers effets. Les enjeux d'innovation, ce n'est pas un enjeu où tu vois jour 1 l'effet bénéfique. Ce sont des choses qui se travaillent, qui prennent du temps. C'est là où je pense qu'on a une vraie valeur ajoutée. Et je pense qu'aujourd'hui... Le groupe qu'on est, il est clairement dans ces vecteurs-là. Tu vois, sur les aspects RH, aujourd'hui, on a des gens qui gèrent la formation, on a 50 apprentis au niveau du groupe. Je pense qu'on doit être une des plus grosses boîtes en termes d'apprentis dans la construction parce qu'on veut miser sur les nouvelles générations, on veut valoriser les jobs dans la construction, on veut apporter quelque chose de différent. Et tout le monde se plaint de dire, OK, il n'y a pas assez de boulot, il n'y a pas assez d'apprentis. En fait, nous, on se dit, OK, effectivement, mais qu'est-ce qu'on fait, nous, en tant que groupe FIDA ? pour se positionner et apporter quelque chose de différent. Donc on fait des offres pour les apprentis qui sont un peu plus généreuses que la moyenne, mais un peu plus généreuses, je veux dire, on ne parle pas de 10 000 balles par apprenti, mais on fait ça pour essayer de recruter des gens, on dédie des gens à l'accompagnement. Je pense que c'est ça qui est, je trouve, ultra chouette dans le groupe. Après, tout le monde n'est pas fait pour bosser dans un groupe comme le nôtre. C'est aussi ça, c'est qu'on a un côté qui est très électron libre, très agilité, très... on va dire... Pour moi, ce que j'appelle être entrepreneur à notre manière, et en fait, si quelqu'un vient pour bosser dans un groupe, le cahier des charges, il est défini jour 1, et puis en fait, tous les jours, c'est la même chose, ben, c'est pas ce qu'on a chez nous, quoi.
- Bryan Umana
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