- Bastien Sauve
On a cet ADN d'être là où on ne nous attend pas. Ça je pense que c'est quand même un truc qui parle pas mal à Alain et à moi. Alors ça veut pas dire qu'on fait n'importe quoi, mais en fait ce qu'on fait, on essaye de le faire de manière réfléchie.
- Bryan Umana
Qu'est-ce que t'as coûté cette trajectoire et ces dernières années ?
- Bastien Sauve
Je viens par curiosité pour te rencontrer, puis je vais être très honnête avec toi, j'ai pas une passion fondamentale pour la construction quoi. Puis là le gars me répond, il me dit, moi déjà écoute, on va se tutoyer, et puis tu sais, moi non plus j'ai pas forcément une passion très profonde pour la construction. Et puis en fait... En fait, ça a ouvert le livre.
- Bryan Umana
Et qu'est-ce qui est le plus difficile dans une acquisition ?
- Bastien Sauve
Les gens.
- Bryan Umana
C'est toujours les gens.
- Bastien Sauve
C'est toujours les gens. C'est toujours.
- Bryan Umana
Salut les amis et bienvenue sur un podcast. Dans mes épisodes, j'échange librement avec des entrepreneurs ou des experts passionnés sur des thèmes variés comme le sport, l'éducation et la santé. Je suis Bryan Umana, associé gérant de l'entreprise wilight telecoms, spécialiste en infrastructures informatiques et téléphonie, COO et associé de la startup Solarsplit, une plateforme qui veut démocratiser l'investissement dans l'énergie solaire, enthousiaste de sport et de développement personnel. Pourquoi ce podcast ? Pour apprendre, être inspiré et partager tout ça avec toi. Dans cet épisode, j'échange avec Bastien Sauve, CEO et associé du groupe PHIDA, un groupe actif principalement dans la construction en Suisse romande mais aussi dans les services, l'événementiel et l'investissement. Avec Bastien Sauve, On parle de croissance, de structuration d'entreprise, d'acquisition, de leadership, du passage d'environ 300 à 700 collaborateurs, de comment intégrer des sociétés et pourquoi les relations humaines restent souvent la partie la plus difficile d'une acquisition. Je ne te retiens pas plus longtemps, mais avant, pour m'aider à grandir et à continuer, je te demande une seule chose, c'est de t'abonner à la plateforme de podcast sur laquelle tu l'écoutes, de laisser ta meilleure note possible, c'est-à-dire 5 étoiles, et de commenter. C'est ce qui fait grandir le podcast et qui me permet d'inviter plus de personnes. Je suis aussi sur Instagram, et tu trouveras toutes les références citées durant l'épisode sur notre site internet. Bienvenue dans mon podcast, et bonne écoute ! Bastien, en tout début d'année 2026, tu as annoncé qu'Alain Joseph, qui est administrateur et propriétaire du groupe PHIDA, t'avait proposé de devenir son associé. Dans cette publication, tu as cité Oscar Wilde, écrivain et poète irlandais, qui disait « la vie est trop importante pour être prise au sérieux » . Qu'est-ce que cette citation signifie pour toi, dans le cadre de tes 10 ans déjà passés au sein du groupe PHIDA?
- Bastien Sauve
Pour moi, elle veut dire beaucoup de choses. Elle reflète quand même la philosophie que j'ai, je pense, au niveau du job et dans la vie de manière générale. Je pense qu'on vit dans un monde où beaucoup de gens prennent beaucoup trop de choses au sérieux. Je pense qu'il faut savoir dissocier le côté exigence du côté détendu de manière générale. Je pense à plein de choses, ne serait-ce que l'accoutrement des gens où on juge beaucoup les gens sur comment ils sont. Il a une casquette, il n'a pas de chemise, il a des baskets et tout ça. Et justement, moi, j'aime bien aller dans ce sens-là pour montrer qu'en fait, c'est la qualité du job qui va faire le... Le groupe aujourd'hui et pas l'état des gens. Et je pense que c'est bien aussi de savoir remettre les priorités là où elles sont. Donc c'est un peu pour moi une philosophie de vie. Et je pense que c'est ce qu'a fait aussi qu'Alain et moi, on s'est toujours très bien entendu qu'il y a eu ce coup de cœur entrepreneurial dès les premières rencontres qu'on a eues. Parce qu'en fait, très vite, l'atmosphère était très détendue. On parlait de choses qui étaient sérieuses, mais on le savait le faire de manière détendue. Et on a toujours eu ce... Voilà, une ambiance au boulot, même si on a eu des années peut-être au début qui étaient difficiles, on a toujours su garder un ton léger, même pour parler de choses sérieuses. Et ça, pour moi, c'est ultra important dans mon job et dans ma vie de tous les jours. Ça va aussi avec le fait, je pense qu'il faut, dans ma philosophie, il faut savoir regarder le verre à moitié plein et pas à moitié vide. On peut toujours faire les choses de manière plus efficace, plus efficiente, mieux, mais il faut aussi savoir reconnaître les choses qu'on fait bien. Donc, ça va de pair, si tu veux, avec ça, je pense.
- Bryan Umana
Justement, ton job, ce que tu fais tous les jours, on va en revenir. Mais Bastien, avant de continuer, qui es-tu ?
- Bastien Sauve
Alors moi, Bastien, j'ai 36 ans. Moi, j'ai grandi en France, en Haute-Savoie, dans une famille où j'avais un petit frère, une petite sœur et puis avec mes parents. J'ai fait mes études jusqu'au bac et puis après le bac, je suis parti une année en classe préparatoire, qui est un peu le chemin pour les grandes écoles en France. J'ai fait une année à Annecy et puis après, j'ai fait une passerelle pour arriver à l'EPFL à Lausanne parce que j'avais des potes qui étaient là-bas. et puis en fait je me projetais plus dans le modèle on va dire l'école d'ingénieurs suisse.
- Bryan Umana
Pourquoi ?
- Bastien Sauve
Parce qu'en fait, dans le... Dans les classes préparatoires, on est en première année, puis après une deuxième année, puis en fait, tout se joue sur les concours. Puis en fait, dans les concours, tu as des épreuves de maths, de physique, de sciences de l'ingénieur et autres, ce qui en soi m'allait très bien. Et puis tu as des épreuves de français où en fait, on te demande de lire des livres et puis d'aller dans un truc qui moi ne me parlait pas trop. Donc en fait, comme une épreuve de maths, à la fin, autant qu'une épreuve de français, ça m'embêtait un peu de me dire que j'allais jouer ma carrière ou l'école d'ingé dans laquelle j'allais aller. sur une épreuve de français où je n'avais pas forcément la motivation de faire ça. Donc j'ai pu faire cette passerelle à l'EPFL où assez vite, tu rentres dans un cursus qui est déjà orienté par rapport à ce que tu veux faire. Moi, j'étais en mécanique, donc j'ai fait mon cursus en mécanique parce qu'à l'époque, je voulais faire bosser pour tout ce qui était Formule 1. J'avais Saobert qui était en Suisse. Et puis, les années ont passé, j'ai fait mon bachelor. Puis après, je me suis plus orienté dans tout ce qui était un peu énergie, renouvelable et autres. Ça me parlait plus dans ce côté un peu durabilité, je suis plutôt sensible aussi à tout ce qui se passe au niveau du climat. Et puis après j'ai fait mon bachelor, j'ai fait ma première année de master à l'étranger, j'étais aux Etats-Unis à Carnegie Mellon. Et puis après je suis revenu, j'ai fait un mineur en management, parce que je voulais aussi donner une autre couleur un peu à mon master, faire d'autres choses que juste de la mécanique pure et dure. Et puis en fait ça m'a beaucoup plu. Et du coup, j'ai essayé de chercher un stage de projet de diplôme, toujours dans le côté un peu management finance. Et en fait, je suis rentré dans un département au sein du Crédit Agricole qui s'appelle Indosuez, qui développait en fait tout un système B2B pour les banques privées suisses, all inclusive. Donc un SAS plus après toutes les opérations qui allaient derrière. Et puis j'ai fait quatre ans là-bas. C'était une super école, j'ai énormément appris. On faisait des fusions d'acquisition pour des banques privées. En Suisse, j'ai pu voyager, donc je me suis beaucoup épanoui là-dedans. Et puis après, j'ai eu la rencontre avec Alain, qui a fait que j'ai basculé chez PHIDA il y a 10 ans maintenant pour être là où je suis aujourd'hui.
- Bryan Umana
Et donc justement, PHIDA ou bien PHIDA Group, c'est une entreprise familiale qui regroupe plus de 35 sociétés maintenant. C'est plus de 700 collaboratrices, collaborateurs, actifs à travers 4 secteurs d'activité. Alors celui qui est, tu me l'as dit avant, quand on buvait le café, le plus prépondérant, c'est encore et toujours la construction. C'est celui pour lequel moi je vous avais, enfin je vous ai vu je pense depuis longtemps dans le canton de Châtel en l'occurrence, où finalement on voit vos voitures un petit peu partout. Vous êtes présent sur toute la Suisse romande ?
- Bastien Sauve
La Suisse romande et puis on a une agence aussi en France dans la construction à côté d'Annecy.
- Bryan Umana
D'accord. Mais en plus de la construction, peut-être qu'il y a des domaines dans lesquels on vous connaît un peu moins, comme dans l'événementiel, dans les services. Et puis vous avez un petit pôle, enfin je dis petit, c'est pas péjoratif. Invest. Et donc là, c'est plutôt, finalement, vous agissez comme un groupe, dans le sens où vous investissez dans des... Peut-être des startups aussi ? Oui,
- Bastien Sauve
dans des startups ou des projets early stage qui sont en phase avec un peu notre ADN et qui peuvent nous nourrir. Après, ça peut être nourrir le groupe dans des business croisés, des synergies ou nous nourrir intellectuellement ou socialement dans ce qu'on veut déployer.
- Bryan Umana
Et donc, tu rencontres Alain-Joseph. Comment est-ce que vous vous rencontrez ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi est-ce qu'il t'engage au tout début ?
- Bastien Sauve
Alors en fait l'histoire c'est que Alain, on parle de... Début 2015, Alain avait un conseil d'administration plutôt un peu informel, mais avec différentes personnes, dont Patrick Delarive, qui est un entrepreneur qu'on connaît sur la Suisse romande. Et puis, en fait, Alain s'est rendu compte, parce qu'il a eu des pépins un peu physiques et autres, qu'en fait, quand il était absent, il avait besoin de quelqu'un pour l'aider ou l'épauler dans la gestion du groupe. Et puis du coup, il en a parlé une fois à Patrick, il lui a dit, fais comme moi, prends un mec de l'EPFL, moi j'ai pris... un gars qui s'appelle Florent Bourrachaud que j'ai formé et puis en fait aujourd'hui je sais que c'est lui qui peut gérer le business et qui peut développer quoi. Et puis du coup Alain a dit ok ben écoute je vais rencontrer Florent donc ils se sont rencontrés et puis après il dit à Florent écoute toi t'as pas un pote un pote un peu comme toi qui serait intéressé quoi. Et puis, du coup, Flo m'a écrit un message et me dit « Ah, écoute, j'ai rencontré ce gars-là, il était intéressant, est-ce que tu veux le rencontrer ? » Et donc là, on était plutôt septembre 2015. En fait, moi, je commençais un projet où on faisait une fusion-acquisition assez importante pour nous, pour un client, on va dire, d'Indo-Suez en Asie. Mais c'était un super projet, je savais que j'allais partir quatre mois à l'étranger. Enfin, voilà, j'avais vraiment envie. Puis c'était Hong Kong, Singapour, des endroits qui ne me parlent pas mal. donc je savais que j'allais faire ce projet là mais Tu vois, par curiosité, j'ai dit, écoute, je vais rencontrer ce bonhomme. Donc, si tu veux, on prévoit un rendez-vous. Et puis, j'arrive le premier jour pour le rendez-vous. Donc, c'était avant d'aller à la banque. Tu vois, j'étais tout habillé, costard grave avec machin, le total. Et puis... Pas de casquette. Non, pas de casquette. C'est pour ça que tu as changé. C'est ça, exactement. J'ai tout compris. Et puis du coup, il arrive et tout. Puis on commence un peu à se présenter. Donc il m'explique un peu qui il est. Et puis après, moi, je me présente. Puis je lui dis, écoute, moi, je vais te présenter avec toi. J'adore mon boulot. je vais partir pour faire un projet à l'autre bout du monde je veux faire ce projet parce que je vais énormément apprendre pour moi c'est ultra important mais je viens par curiosité pour te rencontrer et je vais être très honnête avec toi j'ai pas une passion fondamentale pour la construction puis là le gars me répond Il me dit, déjà, écoute, on va se tutoyer. Et puis, tu sais, moi non plus, je n'ai pas forcément une passion très profonde pour la construction. Et puis, en fait, ça a ouvert le livre. Ça a ouvert le livre. Et puis après, il m'a dit, tu sais, moi, je n'ai pas de problème. Si c'est toi qu'on choisit, moi, je t'attendrai. Le poste, il est à créer. Donc, il n'y a pas forcément d'urgence. Et puis, en fait, il s'est passé, on va dire, 4, 5 mois jusqu'à décembre 2015 où on s'est vu plusieurs fois. On prenait des petits cafés. des petits cafés de temps en temps ensemble. Après, il m'a fait rencontrer un intervenant RH pour un peu faire un pseudo-assessment. Enfin voilà, on a fait un peu tout ça. Puis en fait, fin 2015... Du coup, on arrive un peu sur les discussions finales. Et puis, j'ai dit écoute, moi, j'étais quand même dans une période où j'avais un gros volume de travail. J'ai dit tu me laisses juste là. J'ai les deux semaines entre Noël et Nouvel An. Tu me laisses le temps juste de réfléchir. Je ne vais pas dire oui maintenant. Puis en fait, pendant les vacances, me rendre compte que ce n'est plus ce que je veux. Donc, j'ai gardé les 15 jours pour réfléchir. Il ne m'a dit pas de souci. Je suis arrivé en janvier. Je lui ai dit OK, on y va. Et puis, en fait, février, j'ai signé mon contrat. Et mi-février, je partais pour finir mon projet en Asie jusqu'à mon retour en Europe au mois de janvier. Et voilà. Et l'histoire, elle s'est faite comme ça. Et en fait, il n'y a rien qui a changé depuis. On a le même mode de fonctionnement. Et puis, on a créé une amitié. Je vois en lui un père professionnel. On a vraiment créé un super lien. Et c'est quelqu'un qui compte énormément pour moi.
- Bryan Umana
Mais au début, tu es déjà engagé pour... prendre la direction, le poste de CEO du groupe ?
- Bastien Sauve
Pas directement. En fait, le but, c'était de venir un peu faire son bras droit. Mais tu vois, pour te dire, avec le recul aujourd'hui, je suis parti. C'était un peu la fleur au fusil. Je n'avais pas de cahier des charges. J'avais pas de... C'était bon, viens et puis on verra. On verra. Et je trouvais ça incroyable. Tu peux dire que c'était peut-être un peu inconscient, mais c'était incroyable. Donc en fait, je venais pour être son bras droit. C'était ça. Et puis en fait, on avait ce besoin de structurer le groupe. Et puis en fait, il y avait eu le besoin de quelqu'un sur qui il pouvait s'appuyer. Donc en fait, je suis arrivé au début. Puis tu fais un peu le tour des gens, tu rencontres, tu discutes, tu prends un peu la température. Assez vite, il y a eu quand même ces résultats qui ont commencé à être plus compliqués parce que nous, on avait intégré au groupe le groupe CETIMAC, qui était un autre grand concurrent dans l'étanchéité. Et puis c'est une intégration qui était ultra... compliqué parce que le marché était compliqué, parce que l'entreprise était en perte de vitesse et parce qu'au niveau du groupe, les sociétés qui habituellement performaient bien, elles ont été moins performantes. Donc en fait, 2016-2017, on a commencé à... perte de l'argent, ce que le groupe n'avait jamais connu, de manière assez importante. Et puis c'est là où on a eu cette volonté de se dire, ok, soit en gros tu serres les vannes... et soit tu prends des risques et t'entreprends et c'est là où on est allé on a eu des démarches vis-à-vis des établissements bancaires qu'il y a qui l'emboissaient on a dit voilà, nous on veut un crédit qu'on puisse utiliser pour pouvoir développer le groupe le structurer parce qu'à l'époque il y avait Alain il y avait un département de comptabilité et puis après il y avait des directeurs dans les différentes agences et puis on a construit le groupe avec une direction commerciale d'abord une direction commerciale après quelqu'un qui est venu pour gérer un peu tout ce qui était là. partie achat, puis après on a lancé tout ce qui est la partie finance, RH, IT, puis en fait on a structuré autour de ça, donc on a connu des années, on va dire, qui étaient assez compliquées au début, mais on a gardé une forme de cap, et on a gardé, comme on disait aussi un peu au début, de la légèreté dans la gestion du groupe, c'était dur, mais on savait séparer les deux, et donc c'est comme ça que l'histoire s'est enclenchée.
- Bryan Umana
Et je ne savais pas que tu avais ce background, cette expérience dans le M&A, donc dans la fusion et l'acquisition. Donc au final, ça c'est une énorme force pour ce qu'est le groupe aujourd'hui. Et donc c'est toi qui t'occupais ou qui t'occupes toujours de cette partie-là ?
- Bastien Sauve
Alors, on va dire, au début, on a On a fait plutôt des petites acquisitions. Donc ça, c'est plutôt nous qui gérions. Puis en fait, on gérait un peu, si tu veux, à la bonne franquette. Moi, si tu veux, j'étais beaucoup sur la partie migration. Donc en fait, quand c'était dans la banque, vraiment, on migrait, si tu veux. Tu avais des clients qui étaient dans une banque le vendredi. Puis en fait, le lundi, ils devaient être dans une nouvelle banque avec tous les processus qui allaient autour de ça. Mais on ne gérait pas. on va dire la fusion de manière complètement transverse. J'irais sur tout ce qui était un peu l'organisation de la banque. Tout ça, c'est des choses que je maîtrisais. Et puis après, en fait, tu vois, gérer une valo, par exemple, t'apprends comment tu gères une valo, comment tu calcules une boîte, c'est quoi des réserves à temps. Toute cette partie un peu compta, finance, que moi je ne touchais pas à la banque, je l'ai acquise, tu veux, en faisant des recherches et puis en... sur le tard en fait, en faisant les processus au niveau du groupe, puis maintenant on a une structure de groupe qui est quand même plus importante ce qui fait qu'aujourd'hui on a professionnalisé la manière à laquelle on intègre les duties, elles sont plus poussées que ce qu'on faisait avant on a professionnaliser, si tu veux, l'intégration. Puis, ce qu'il faut aussi voir, c'est qu'à l'époque, quand moi je suis arrivé, le groupe PHIDA, ça n'existait pas comme ça. C'était le groupe plutôt Gédentan. On avait des entreprises sur tous les cantons qui avaient des noms différents. Et en fait, on n'avait aucune synergie de groupe. Donc, on a eu aussi, quand on a retrouvé un peu de souffle au niveau financier, on a assez vite pris le pas de se dire, OK, sur tout ce qui est la partie construction, on veut développer une vraie marque. PHIDA, on soit connu comme une boîte dans la construction qui est sérieuse, qui fait du job de qualité. qui gère bien ses employés et tout ça. Donc, on a changé tous les noms des entreprises en 2021, ce qui est un énorme projet pour nous, un gros risque quand même, parce qu'en fait, c'est sûr que historiquement, alors Gédentan était le fleuron, mais il y avait plein d'autres noms, donc on prenait quand même pas mal de risques. Et puis, je crois que c'est quelque chose qu'on a plutôt bien réussi, puisque ça a été une transition douce.
- Bryan Umana
Mais aujourd'hui, est-ce qu'on voit encore, je pense à cet IMAC ?
- Bastien Sauve
on le voit quelque part alors nous en fait c'est là où tu vois un peu il y a ce côté entrepreneur donc on avait toutes nos camionnettes je sais pas on devait aller voir à l'époque je pense 150 ou 200 camionnettes et puis toutes nos camionnettes qui étaient brandées forcément comme le veut un peu la tradition avec Gédentan Cetimac Cetimac d'Antan Sutec et puis en fait c'est sûr qu'on n'avait pas de budget com pour se dire ok pendant un week-end hop on va tout effacer sur les camionnettes et on va tout remettre PHIDA quoi Merci. Donc en fait, on s'est juste dit, bon, il faut qu'on l'utilise. On va laisser les noms existants. Puis on s'est dit, en fait, la bonne idée, c'est peut-être de rajouter juste un sticker qui dit, cet IMAC devient PHIDA. J'ai d'entendre, devient PHIDA. Et en fait, on a utilisé nos camionnettes comme un vecteur de communication pour montrer aux gens qu'on devenait PHIDA. Maintenant, toutes les nouvelles, elles sont brandées PHIDA. Mais si tu veux, les historiques, plutôt que de les effacer, puis que ça nous coûte les yeux de la tête sur de l'argent qu'on n'avait pas. Bon, on a été entrepreneur. On s'est dit, OK, comment on peut tourner ce problème-là comme quelque chose de positif ?
- Bryan Umana
Intéressant.
- Bastien Sauve
Et puis, c'est comme ça qu'on a géré le truc.
- Bryan Umana
On parle beaucoup de transition énergétique, mais pour de nombreux propriétaires, il n'est pas toujours évident de savoir par où commencer ni comment utiliser et rentabiliser pleinement son installation solaire. C'est justement ce que fait SOLARSPLIT, une plateforme suisse qui aide les acteurs immobiliers à valoriser leur toiture, optimiser leur autoconsommation et revendre leur surplus d'électricité localement. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est son approche simple et technologique qui accompagne les propriétaires à chaque étape. C'est un projet auquel je crois profondément et dont je suis fier de faire partie. Donc, si vous souhaitez passer à l'action, rendez-vous sur sursite.com et téléchargez l'application. Et on va revenir sur cette partie d'acquisition parce que ça m'intéresse. Mais juste avant, je te posais la question, tu m'as dit qu'au début, tu as commencé, tu n'avais pas de cahier des charges, vous êtes allé un peu freestyle à ce niveau-là. Exactement, la fleur en fusée. Et dans ce post, cette publication que j'ai citée au début, tu disais que rien ne semblait prédestiné dans ton parcours finalement. Quand tu parles de prédestiné, c'est parce que tu... Je te pose la question,
- Bastien Sauve
pourquoi est-ce que tu dis ça ? Pour moi, c'est aussi la beauté de la vie. J'avais rien en commun avec Alain. On n'avait pas d'amis en commun, pas de connaissances en commun, si ce n'est ce lien ultra tiré. Il n'y avait rien qui me prédestinait à arriver dans une PME et rien qui me prédestinait à rencontrer Alain. En fait, la beauté de la vie ou le hasard a fait que j'ai dit, écoute, ça m'intéresse juste de le rencontrer par curiosité. Et puis, en fait, c'est ça aussi, je pense, d'avoir cette capacité juste à s'écouter, à se dire, ouais, j'ai quand même un bon feeling avec ce gars. Et puis, en fait, ouais, c'est intéressant quand même ce qu'il peut proposer. Et puis, de ne pas s'arrêter juste sur un truc préconçu ou une idée de base, et puis de s'écouter. Après, de créer l'histoire autour de ça. Et c'est ça que moi, je trouve ça incroyable dans notre histoire, mais aussi dans l'histoire du groupe. Je veux dire, tu développes un groupe qui faisait historiquement de la construction. Qu'est-ce qui nous prédestinait à faire de l'événementiel, à faire des sociétés de service ? Rien. Puis en fait, c'est un peu le discours aussi qu'on a avec Alain. C'est beaucoup la rencontre qui drive le groupe. On tend à avoir une stratégie qui est communiquée, qu'on partage aussi avec les gens à l'interne, parce que des fois, c'est un peu difficile de nous suivre. Mais on est toujours ouvert à des rencontres et on est conscient qu'en fait, d'une rencontre banale, il y a des trucs juste incroyables qui peuvent se sortir. Oui,
- Bryan Umana
complètement. Ça, je pense, de manière générale, c'est une réalité. Et d'un autre côté, parfois quand on a trop, quand on bosse trop par exemple, ou beaucoup, il faut aussi essayer de... Entre guillemets, être sélectif parce que le cas contraire, on pourrait être à tous les événements, tout le temps, tous les soirs, rencontrer tout le temps des gens. C'est ce qu'on disait tout à l'heure. C'est ça.
- Bastien Sauve
C'est ce qu'on disait en offre. C'est la capacité à prioriser. De toute façon, on a des profils ou des vies qui font qu'en fait, s'il y avait 30 heures dans une journée, tu les utiliserais les 30 heures. Et en fait, la vie, c'est aussi de savoir prioriser, faire des choix. Et puis, ouais, essaye d'être efficace dans les choses que tu dois construire. Donc, je pense que c'est ça qui est important. Et ce qui est important, c'est aussi la capacité de s'écouter. Parce qu'en fait, la vie fait qu'on évolue, que nos priorités, elles peuvent changer. Et c'est ça aussi, la capacité d'être agile pour recentrer des fois les choses, que ce soit au niveau du business ou que ce soit au niveau de la vie privée.
- Bryan Umana
Et si je reprends ton début avec des années qui ont suivi, qui étaient difficiles financièrement. Donc là, vous vous approchez de votre banque ou de banque pour avoir un crédit, pour justement entreprendre et se dire, au lieu de couper drastiquement, vous avez fait les deux.
- Bastien Sauve
Non.
- Bryan Umana
C'est pas assez rélévant. Non, on n'a pas assez rélévant.
- Bastien Sauve
Vous avez vraiment demandé un crédit pour avoir une capacité financière plus importante.
- Bryan Umana
Et là, qu'est-ce que vous avez fait ? Vous n'avez pas licencié, vous avez gardé vos équipes.
- Bastien Sauve
On a gardé les équipes. Des licenciements économiques... Quasi moi je n'ai jamais fait. Et pourtant les résultats de l'époque fait que c'était... Enfin, j'ai envie de dire. Un entrepreneur lambda, et probablement ce que moi j'aurais peut-être fait si Alain n'avait pas été là, parce que je découvrais aussi le monde de l'entrepreneuriat, il aurait serré les vannes. Et en fait, la capacité d'Alain, alors bien sûr accompagné parce qu'on l'a construit ensemble avec les gens qui étaient là, mais ça a été de se dire, ok, non mais là on doit... On est en fait à un point de bascule au niveau du groupe. où on doit, si on veut continuer à se développer et à grandir, on doit prendre des risques. Et c'est là où je loue, moi j'étais son bras droit, alors bien sûr il y avait mon job au milieu, mais je veux dire, un job en soi, on sait à quel point c'est facile de le retrouver, lui c'était son groupe, c'était leur groupe avec son frangin, donc lui il avait un vrai risque et un vrai enjeu financier de se dire, ok, je prends des risques, j'investis, et puis après on a eu de la chance. bien recruté, on a été exigeant aussi avec les gens à l'interne et je pense que c'est ce qu'a fait la réussite alors que tout aurait pu être différent si on avait serré
- Bryan Umana
Donc vous demandez un crédit, vous recrutez des personnes clés pour développer ?
- Bastien Sauve
Exactement. En fait, on recrute des personnes clés pour structurer. Il fallait remettre une couche de structure parce qu'en fait, chacun gérait son centre de profit, mais avec sa manière, avec ses fournisseurs, avec son mode de gestion. Et puis là, il fallait franchir un cap, ne serait-ce qu'en termes de ressources humaines. On était à l'époque, je ne sais pas, peut-être 300, on n'avait pas de département des ressources humaines. Et puis en fait, c'est là où la conjoncture, l'association Alain et moi, Alain, quand je lui parle de ressources humaines, le premier réflexe c'est, ouais ok, mais bon, on paye déjà les salaires, tu vois. Là je dis, ouais mais écoute, les ressources humaines, c'est pas... que ça, c'est surtout pas ça donc en fait c'est là où les deux ensemble on s'est dit ok, on va développer un département des ressources humaines pour être plus attractif, pour pouvoir mieux gérer nos collaborateurs on a développé la partie IT parce qu'aujourd'hui c'était un peu le bazar et tout ça, on avait besoin de structurer la partie IT, on a développé on a construit les blocs les uns après les autres des fois par stratégie c'est à dire on a dit ok, on sait qu'on va aller dans cette direction là et des fois aussi par rencontre Le CEO aujourd'hui, ce n'était pas un job qu'on avait ouvert, mais on avait bossé ensemble. Moi, je connaissais ses compétences. Et puis, quand j'ai su qu'il était disponible, j'ai dit écoute, viens, on discute. On regarde si on ne peut pas faire quelque chose. Donc, c'est ça aussi la beauté de l'entrepreneuriat. Oui,
- Bryan Umana
clairement. Tu as parlé de chance. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais on l'entend souvent parler de chance, en tout cas mes invités parlent souvent de chance, et en réalité c'est un élément qu'on provoque. Parfois il y a de la chance pure, aucune idée, tu vois ton pote Florent, qui finalement parle de toi, d'un côté il y a un petit peu de chance là-dedans, parce que ça s'est fait d'une certaine façon, et de l'autre côté ben euh euh ton pote était un bon pote dans le sens c'était pas une personne qui ne faisait rien du tout et tu vois ce que je veux dire ?
- Bastien Sauve
De toute façon, il y a toujours un facteur chance après on est capable de le maîtriser ou de l'orienter et puis de laisser la part de chance plus ou moins importante dans une décision, dans une stratégie, mais tu vois même le fait Flo, on était ensemble à l'EPFL Monsieur... On s'est connu pourquoi ? Parce qu'en fait, quand on était en cours de maths, il était un peu à la traîne, il a demandé si je pouvais l'aider, puis en fait, j'ai commencé à l'aider, puis après on révisait nos examens ensemble, puis en fait on a énormément partagé, puis ils me connaissaient, ils savaient les valeurs que j'avais, donc on a créé cette relation, un peu sur un facteur chance, mais en fait parce que j'ai du plaisir à l'aider ou à ce qu'on fasse des trucs ensemble. Pour moi, c'est comme tu dis, je pense qu'une bonne partie de la chance se provoque. Il y a toujours indéniablement un effet non contrôlable. Mais il faut savoir des fois aligner les planètes pour que la pièce tombe du bon côté. Oui,
- Bryan Umana
absolument. Et quand tu regardes le Bastien de 2015-2016... Tu dirais, qu'est-ce qu'il n'avait pas compris du monde du business ou de l'entrepreneuriat ?
- Bastien Sauve
Je pense que j'avais probablement une grande insouciance sur... Alors, je pense que le domaine de la construction, parce que comme je l'ai dit, je ne venais pas du domaine de la construction, c'est sûr que ce domaine-là, il y a des choses que j'ai apprises sur le tard en comprenant les différents modes de fonctionnement. Mais je pense que c'est aussi ce côté insouciant qui a fait que... Je pense qu'on a, ou je n'ai pas des fois de barrière dans ce qu'on peut entreprendre. On veut tester des choses, on veut mettre en place des choses. Et je pense que la beauté du groupe aujourd'hui, c'est qu'on fait des choses dans la construction, mais de manière différente. Après, je pense que j'avais de l'insouciance aussi sur certains aspects que j'ai appris aux côtés d'Alain, dans la gestion de l'entreprise. Moi, je suis plutôt quelqu'un qui est assez carré, qui aime bien qu'il y ait des règles et un cadre. Alain, il est plutôt... assez large sur les règles. Je pense que j'ai appris aussi à, des fois, lâcher un peu de l'est sur les règles dans des contextes qui sont bien définis. Moi, je lui ai appris à mettre du cadre et lui m'a appris, des fois, à détendre un peu le cadre. Donc, je pense que c'est un peu ça qui... que je vois avec le recul de 2015, plus tous les aspects de gestion d'entreprise transverse. On fait des cours de management à l'EPFL. Ok, tu apprends des trucs, mais c'est la théorie, c'est un bouquin. Quand tu arrives dans la vraie vie, les choses sont différentes. Il faut savoir des fois aussi rester aligné avec ce qu'on est en termes de valeur, en termes d'ADN pour construire.
- Bryan Umana
Je trouve que parfois on oublie de parler de l'intensité, tu l'as évoqué un petit peu dans ton précédent job, donc pré-2015. où justement tu disais que tu avais une période, une fin d'année 2015 tu as commencé en 2016 c'est juste ? je suis en août 2016 donc tu disais avant fin 2015 tu avais une période chargée etc donc tu avais besoin de ce break de fin d'année de Noël et des deux semaines aujourd'hui qu'on te voit ou on voit le groupe Vida
- Bastien Sauve
Tu m'as dit avant en off qu'actuellement tu étais à 90%, tu as deux enfants, je ne sais plus si tu l'as dit ou si tu t'es présenté ou pas, mais voilà, et qui sont une partie importante de ta vie. Et en fait, moi ce que je trouve intéressant, c'est pas de voir le Bastien à un moment T, enfin en tout cas au moment d'aujourd'hui. Mais c'est de reprendre un peu l'historique aussi. Parce que, tu sais, on va parfois, pour les gens qui nous écoutent et qui aiment le sport, enfin le sport ou les films ou peu importe, on va parfois idéaliser certaines personnes connues, des Cristiano Ronaldo, des Lionel Messi, enfin peu importe, et on les voit comme ils sont. peut-être maintenant, l'argent, la notoriété, tout ce qui s'ensuit. Et il y a beaucoup de gens qui disent « Ah, j'aimerais bien être comme lui ou elle, peu importe. » Et réellement, c'est énormément de sacrifices pour arriver là. Déjà, pas tout le monde peut arriver. Je pense qu'on peut tous arriver à certains... À certains niveaux. Exactement, à certains niveaux, mais pas tout le monde peut arriver à être un Cristiano Ronaldo. Et donc, là où j'aimerais t'amener, c'est de parler un petit peu de ces années intenses, de savoir un peu... Qu'est-ce que t'as coûté cette trajectoire et ces dernières années pour arriver où tu en es là aujourd'hui ? Je crois que tu ne l'as pas dit, mais tu m'as dit que tu faisais du sport, donc tu étais passionné, tu es un enthousiaste de sport. Est-ce que tu as dû faire moins de sport ? Est-ce que tu as arrêté de voir tes potes, ta famille ?
- Bryan Umana
En fait, on en revient un peu à ce concept de vie. Je crois qu'on en a dit, une journée elle fait 24 heures, et puis je pense que, si tu veux, moi j'ai grandi dans un schéma familial, global, le travail c'est important, ce que je pense encore aujourd'hui, c'est ultra, c'est primordial, on s'épanouit énormément à travers le travail, on passe énormément de temps au travail, mais si tu veux, j'étais, je pense, beaucoup sur aussi, tu vois, il y a 6 ans en arrière, Tu m'aurais dit que j'allais travailler à temps partiel, je t'aurais dit c'est impossible, c'est impossible parce qu'en fait je peux pas, il y a ce concept de je peux pas, je dois faire ci, puis t'avais ces schémas de dire on est entrepreneur, on veut faire des heures. Quand j'étais à la banque, on faisait beaucoup d'heures parce que c'était aussi en lien avec les charges au niveau du projet, on avait vraiment ces pics là. quand je suis arrivé dans le groupe si tu veux déjà j'ai dû faire mon propre cahier des charges j'ai dû alimenter mon pipe de de de choses à faire, ce que je n'avais pas à la banque. Et c'est sûr que, on va dire par appétit, j'ai mis beaucoup de choses dedans. Et puis j'ai... aller dépasser mes fonctions, comme on peut dire, un peu dans le foot, et c'est ce qui m'a plu, et c'est là où j'ai aussi beaucoup appris. Par contre, c'est sûr que des fois, ça s'est fait au détriment d'autres choses, parce que dans ton temps, tu as ton temps professionnel, tu as ton temps perso avec tes potes, tu as ton temps sportif, tu as ton temps avec la personne avec qui tu vis, tu as ton temps parental quand tu as des enfants, et c'est toujours un équilibre qui peut être un peu difficile, et je pense que ces dernières années... Et aussi, la séparation et le fait de gérer mes enfants à 50%, ça m'a remis dans un cadre où je devais prioriser mon temps. En fait, il y a des choses que je faisais peut-être par habitude ou par obligation. En fait, aujourd'hui, je ne suis plus à l'aise de dire non, quoi. Non, je ne fais pas. Tu vois, on parlait des sollicitations quand tu m'as écrit. Tu vois, ça m'a intéressé. Il y a des gens à qui je dis non parce que je n'ai pas le temps. J'aimais bien l'ADN et la philosophie que tu avais. Par contre, je t'ai dit, OK, mais pas tout de suite, on en reparle plus tard. En fait, c'est ça pour moi qui est important, parce que je sais ce que j'ai en haut de ma pyramide. C'est le job pour PHIDA, c'est mes enfants, c'est le sport. Donc, j'équilibre ça. Et puis après, quand je peux mettre de la bande passante pour d'autres choses, en fait, tu le fais. petit à petit. Mais aujourd'hui, je me contrains moins à faire des choses que j'ai entre guillemets, pas envie de faire et qui ne sont pas forcément nécessaires. Le job fait qu'il y a des choses qu'on doit faire et puis on est contraint là-dedans. Après, j'ai aussi un profil où je suis probablement un peu hyperactif. Donc voilà, tu vois, on a fait plein de choses au niveau du groupe. Moi, j'ai aimé aussi entreprendre avec des potes dans différents trucs. On avait un food truck, on a fait des calendriers de la vente, 20 suisses. Enfin, on a fait plein de trucs, c'est génial. Et je pense qu'aujourd'hui aussi, avec le recul, des fois, j'essaie de calmer un peu ces ardeurs entrepreneuriales-là parce que voilà. On ne peut pas tout faire et puis on voit que le temps, il passe.
- Bastien Sauve
Ok, très bien. Mais justement, qu'est-ce que tu as ? Faites de trop qui ne te plaisait pas, qu'est-ce que tu n'as pas fait qui t'aurait fait plaisir avant d'en arriver là où tu dis maintenant les lunchs avec les clients etc. Évidemment qu'on en a encore mais c'est peut-être pas comme t'en avais avant tous les jours de la semaine, les events, tu vois ce que je veux dire ?
- Bryan Umana
En fait si tu veux j'ai... On en a parlé un peu, j'ai grandi, j'ai évolué dans un schéma de vie professionnelle et privée, où en fait je m'étais beaucoup sur le job, et puis en fait ça a créé aussi une situation où on a pris de la distance avec la maman de mes enfants, et puis en fait à un moment donné je suis arrivé à un stade où je me rendais compte que l'autoroute qu'on m'avait tracée, que mon éducation m'avait tracée, que je m'étais travaillé. tracé tout seul, en fait c'était plus celle dont j'avais envie et besoin et c'est là où j'ai probablement mis trop de côté des fois à un moment la vie de famille, la vie de père j'ai mis beaucoup en stand-by ma vie sportive pour mettre le focus sur le job je voyais moins mes potes aussi donc en fait tout ça a créé une forme de déséquilibre que j'ai pas forcément décelé tout de suite, c'est à dire aussi il a fallu Tu as le temps de se rendre compte que tu dors moins bien, tu commences à être un peu plus malade, tu as des signaux qui te remontent, jusqu'au moment où j'ai dit non mais là stop, il faut que je recentre. Donc c'est probablement ça et je ne m'étais probablement pas assez écouté dans les signaux du corps. Alors quand tu fais du sport, tu sais un peu sentir comment... je ne suis pas un athlète professionnel. mais tu...
- Bastien Sauve
t'apprends à sentir un peu comment tu fonctionnes et c'est aussi ça que j'ai dû apprendre je sais pas si ça répond à ta question oui oui ça répond ça répond parce que je trouve que c'est une question intéressante de savoir qu'est-ce que t'as dû sacrifier concrètement pour en arriver là je trouve que c'est important que les Les gens comprennent, parce qu'encore une fois, moi je trouve que c'est très... À mon sens, c'est important d'avoir des idéaux et des sortes d'objectifs figés à un niveau plus élevé qu'on est au moment... À l'instant T, oui. Voilà, exactement. Mais par contre, il faut être conscient que pour arriver là, il y a un gap, et ce gap-là, il dit Il faut quand même donner de soi, et puis c'est comme dans tout, si maintenant moi je voulais être le meilleur papa du monde ou le meilleur mari du monde, fondamentalement pour l'être je devrais beaucoup moins bosser, je devrais passer beaucoup plus de temps avec ma fille, avec ma femme, ou si je voulais être le meilleur ami du monde, il faudrait que je... Vraiment que je sois avec mes potes.
- Bryan Umana
Après la question aussi, tu peux même prendre le pas de recul en disant quel est pour moi le rôle de papa que j'ai envie d'avoir ? Quel est pour moi le rôle de mari que j'ai envie d'avoir ? Quel est pour moi le rôle de pote, d'entrepreneur que j'ai envie d'avoir ? Moi, en tout cas, si on parle un peu sur le côté professionnel, même sportif quand on parlait des sportifs, je ne crois pas aux talents qui permettent de tout faire. Pour moi, ça n'existe pas. Il n'y a personne, que ce soit même des artistes, des peintres, des musiciens, des DJs. Je ne crois pas à ça. Effectivement, il y a des gens qui ont du talent et d'autres qui n'en ont pas. Mais je pense qu'il y a des gens qui ont du talent qui ne se donnent pas la peine d'arriver au stade où ils pourraient arriver avec le talent qu'ils ont. Et je pense que tu as des gens qui ont moins de talent ou qui n'ont pas de talent et qui arrivent quand même à développer et à entreprendre ou à faire du sport. à leur niveau, mais qui vont se donner de la peine. On revient sur cette valeur du travail ou de l'investissement qu'on y met. Pour moi, il n'y a pas de fumée sans feu. Les gens qui y arrivent, ce n'est pas parce qu'ils s'investissent et qu'ils se donnent de la peine. Après, il y a le facteur chance qui va entrer en considération. Mais en investissant dans ce pour quoi tu penses être bon ou tu as envie d'être bon, tu minimises le risque à la fin du facteur chance. Ça, pour moi, c'est indéniable. Et par contre, je pense qu'à contrario, on vit beaucoup trop, je trouve qu'on vit beaucoup trop dans une société où en fait, on valorise le surinvestissement. En fait, plein de gens, je trouve, se gargarisent. Le C80, c'est vrai. Les gens vont se gargariser de faire 8 hanteurs, de dormir 4 heures et demie, tout ça. Ok, fine, mais en fait, si tu fais 80 heures par semaine pour faire un truc que quelqu'un est capable de faire en 60, en fait, t'es juste le con de l'autre. Donc c'est là où, des fois, il faut savoir un peu, je pourrais dire, remettre l'église au milieu du village et puis prioriser ce qu'on veut faire.
- Bastien Sauve
Ouais, absolument. Et c'est vrai, quand je disais, tu vois, si je voulais être le meilleur papa du monde, il faudrait que je passe beaucoup plus de temps avec ma fille. Et d'un autre côté, aujourd'hui, on n'a qu'un enfant, on aimerait d'autres. Et d'un autre côté, pour moi, la valeur du travail est aussi une valeur fondamentale. Et ça, je veux la transmettre aussi. Bien sûr. Donc, d'un autre côté, tu vois, je ne sais pas, me dire que je bosse à 50% pour justement avoir énormément de temps avec mes enfants.
- Bryan Umana
Mais en fait, dans la vie parentale, pour moi, c'est exactement la même chose que ce que je disais dans la vie professionnelle. En fait, c'est pas tant la qualité, la quantité, mais c'est la qualité du temps que tu vas passer avec ton enfant. En fait, je veux dire, si t'es là, tu l'emmènes au parc, tu passes les deux heures sur ton attel à ne pas voir ce qu'elle fait, à ne pas aller jouer avec elle. En fait, ouais, tu vas lui... donner du temps, c'est du temps qui vaudra zéro. Et moi, c'est ce que j'apprends aussi dans une gestion de vie séparée. J'ai les enfants la moitié du temps. Le temps que je passe avec elles, je m'investis à 200% pour elles. Et en fait, je le fais comme ça, comme dans le sport, comme dans le boulot. Et en fait, si le temps que tu t'alloues dans les différents vases de vie que tu as, il est de qualité, déjà, tu seras beaucoup plus épanoui dans d'os la manière avec laquelle tu vas progresser dans ces différents éléments.
- Bastien Sauve
Ça me parle beaucoup. C'est vrai qu'avec ma fille, je remarque fondamentalement, quantitativement, peut-être que je ne passe pas énormément de temps, mais en tout cas, je ne le ressens pas forcément comme ça. Chaque fois que je suis avec elle, je suis vraiment pleinement focus. Et ça, c'est vrai que ça change la donne.
- Bryan Umana
Je suis convaincu de ça.
- Bastien Sauve
Si on revient un petit peu au groupe, à PHIDA, on a parlé des acquisitions, je te disais que je voulais en reparler. Aujourd'hui, PHIDA, c'est une plateforme de plusieurs sociétés. Si on revient peut-être un peu à la mission, quelle est la vision derrière tout ça ?
- Bryan Umana
Tu dis au niveau du groupe. Alors, on va dire, on a quand même cet ADN d'être là où on ne nous attend pas. Ça, je pense que c'est quand même un truc qui parle pas mal à Alain et à moi. Alors, ça ne veut pas dire qu'on fait n'importe quoi. Mais en fait, ce qu'on fait, on essaye de le faire de manière réfléchie. C'est difficile de poser une stratégie, justement, quand on veut avoir ce côté un peu électron libre. On sait qu'aujourd'hui, dans la construction, ce qu'on veut, c'est être les meilleurs dans les différents domaines dans lesquels on est. Ça veut dire avoir un niveau de qualité qui soit top pour les clients. C'est aujourd'hui un aspect sur la sécurité qu'on y met. On pense qu'on a un rôle à jouer dans l'aspect durabilité au niveau des bâtiments. Donc ça, sur la construction, notre stratégie, les vecteurs sont assez clairs. et je pense qu'aujourd'hui on va... On va chercher à se concentrer sur les métiers dans lesquels on est pour faire mieux et pas faire plus. Et ça je pense que c'est un discours aussi qu'on a avec les directeurs des différentes agences. On ne s'attend pas à faire aujourd'hui, on doit faire 160, 170 millions juste dans la construction. En fait on ne veut pas arriver à 200 millions. Et ça a été notre ADN, en fait, sur les années de 2020 à 2024. On a quand même vécu une énorme croissance. Mais quand on construit nos budgets, tu vois, on n'arrive pas vers les directeurs en disant OK, on veut 5% de plus ou 10% de plus l'année prochaine. On fait souvent un peu des copier-coller. Alors, on essaye de le faire, de faire mieux. C'est-à-dire que la marge, elle est meilleure pour gagner un peu en confort. ne pas être justement tributaire d'un volume sur l'activité. Et puis après, dans tout ce qui va être connexe, c'est plutôt de développer des synergies. On a lancé une boîte de courtage en assurance en 2018. C'est quoi l'histoire ? C'est qu'en fait, Alain avait un super pote qui avait bossé comme courtier dans les différentes agences dédiées d'assurance. Puis c'est lui qui nous a présenté le concept de courtier d'assurance. Puis nous, on s'est dit, OK, on a un portefeuille, essayons de l'optimiser. En fait, on... on part à l'idée comme ça, on fait des synergies, lui apporte l'expertise métier, nous on apporte la structure, les états-majors, ce qu'on appelle les états-majors chez nous, qui sont un peu les fonctions transverses, on apporte le financement, parce que des fois, pour lancer des projets, il y a une partie de financement que le groupe apporte, et puis, on apporte, en fait, notre portefeuille que le gars va pouvoir utiliser, déjà, pour commencer, et pas partir de zéro. Et c'est ça, un peu, qu'on essaye de faire, c'est de lancer un peu des projets qui vont avoir un intérêt. pour le groupe, soit peut-être en termes d'images ou surtout en termes de synergie et pour bénéficier à nos business existants, la majorité étant la construction. Donc on a pas mal de réflexions un peu derrière le rideau sur comment est-ce qu'on peut se positionner maintenant, qu'est-ce qu'on peut apporter de manière différente. Je pense que c'est un peu la phase de croissance qu'on veut avoir maintenant. Ce n'est pas de grossir dans les domaines de la construction, même si on n'est jamais fermé à l'idée de nouvelles idées, mais c'est d'apporter des pièces satellites à cette activité-là, qui est quand même, je croyais, aujourd'hui le cœur. Et je pense que les gens, ils attendent aussi de nous qu'on concentre nos efforts sur la construction, parce que des fois, on nous dit que c'est un peu les gens qui sont... oublié oublié même si c'est pour moi clairement pas le cas et aujourd'hui 80% du temps d'alain et de moi il est consacré sur la construction et donc quand tu dis pas faire plus mais mieux et toujours mieux et c'est un peu ça le credo parce
- Bastien Sauve
qu'on est d'accord dans la construction enfin en tout cas il me semble d'après ce que j'ai regardé sur votre site Vous ne faites pas tout non plus ?
- Bryan Umana
Non.
- Bastien Sauve
Typiquement, peinture, vous ne faites pas ?
- Bryan Umana
Non.
- Bastien Sauve
Et ça, ce n'est pas des... Vous ne voulez pas forcément, typiquement, je ne sais pas, être une sorte d'entreprise générale, mais où vous feriez tout ?
- Bryan Umana
Non, ce n'est pas la vocation aujourd'hui. Je pense qu'aujourd'hui, on est sur des métiers qui sont... Alors, soit liés à l'enveloppe du bâtiment, on fait... On fait les toitures plates, on fait les toitures en pente, on fait de la façade ventilée. Soit des métiers qui sont en lien avec l'eau. Par exemple, on fait du sanitaire parce qu'on a fait une acquisition dans le domaine du sanitaire. Qui sont dans tous les cas des métiers assez techniques. Et où il y a une part de risque aussi qui est assez importante. Alors, je ne dis pas que dans la peinture, il n'y a pas de risque. Mais en gros, un bâtiment, tu foires ton étanchéité sur la toiture. Il y a un vrai risque de pérennité au niveau du bâtiment. Donc, je pense que c'est un peu dans cette gestion. de ces risques-là qu'on va se positionner, et puis essayer de professionnaliser, puis de capitaliser sur tout ce que les moyens technologiques, aujourd'hui, peuvent nous apporter. On sait par expérience que la construction, ce n'est pas le domaine qui est le plus précurseur dans ces sujets-là, et là, je pense qu'on a une vraie carte à jouer, et c'est là où je pense qu'on doit mettre notre intelligence. C'est comment est-ce qu'on peut capitaliser sur ce qui va arriver, ou ce qui arrive déjà, pour concentrer les gens sur l'U. sur leur cœur de métier, ou en tout cas enlever les tâches qui sont peut-être rébarbatives et à faible valeur ajoutée. Je pense que c'est ça aujourd'hui qu'on doit nous essayer de faire, et c'est comme ça qu'on structure aussi les fonctions transverses. On a souvent cette question ou cette remarque de dire que nos fonctions transverses, il y a de plus en plus de gens, ce qui est vrai, parce qu'il faut gérer, puis... Il faut gérer le business courant, mais c'est aussi à travers des profils comme ça qu'on peut apporter quelque chose de différent sur la qualité, sur la sécurité, sur l'innovation, sur la durabilité. Bien sûr, on pourrait tout couper. On pourrait se dire, en fait, il y a des postes, finalement, est-ce qu'ils sont nécessaires fondamentalement au business ? Il y a des postes ? Non. Par contre, c'est des investissements qui bénéficient au niveau du groupe, soit sur des aspects court-termistes où en fait tu le vois. Par exemple, la com, c'est un truc où on sait tous que la com, c'est quelque chose qui est beaucoup dans l'image que ça reflète. Si c'est bien fait, sur du court terme, tu vois assez vite les premiers effets. Les enjeux d'innovation, ce n'est pas un enjeu où en fait tu vois jour 1 l'effet bénéfique. Donc, c'est des choses qui se travaillent, qui prennent du temps et c'est là où je pense qu'on a une vraie valeur ajoutée. Et je pense qu'aujourd'hui, le... Le groupe qu'on est, il est clairement dans ces vecteurs-là. Tu vois, sur les aspects RH, aujourd'hui, on a des gens qui gèrent la formation. On a 50 apprentis au niveau du groupe. Je pense qu'on doit être une des plus grosses boîtes en termes d'apprentis dans la construction parce qu'on veut miser sur les nouvelles générations. On veut valoriser les jobs dans la construction. On veut apporter quelque chose de différent. Et tout le monde se plaint de dire, OK, il n'y a pas assez de boulot, il n'y a pas assez d'apprentis. En fait, nous, on se dit, OK, effectivement. Mais qu'est-ce qu'on fait, nous, en tant que groupe PHIDA ? pour se positionner et apporter quelque chose de différent. Donc on fait des offres pour les apprentis qui sont un peu plus généreuses que la moyenne, mais un peu plus généreuses, je veux dire, on ne parle pas de 10 000 balles par apprenti, mais on fait ça pour essayer de recruter des gens, on dédie des gens à l'accompagnement. Je pense que c'est ça qui est, je trouve, ultra chouette dans le groupe. Après, tout le monde n'est pas fait pour bosser dans un groupe comme le nôtre. C'est aussi ça, c'est qu'on a un côté qui est très électron libre, très agilité, très... on va dire... Pour moi, ce que j'appelle être entrepreneur à notre manière, et en fait, si quelqu'un vient pour bosser dans un groupe, le cahier des charges, il les définit jour 1, et puis en fait, tous les jours, c'est la même chose, ce n'est pas ce qu'on a chez nous.
- Bastien Sauve
Une toiture solaire peut générer beaucoup plus de valeur qu'on ne l'imagine. Avec SOLARSPLIT, les propriétaires peuvent optimiser leur consommation d'énergie et valoriser leur surplus d'électricité grâce à une plateforme simple et centralisée. Donc rendez-vous sur solarsplit.com et téléchargez l'application. Et quels sont les plus gros défis ? que tu vois actuellement dans votre croissance ?
- Bryan Umana
Alors je pense qu'on a vécu 2020-2024, on a eu une énorme croissance, on a beaucoup développé, on a beaucoup gagné des parts de marché parce qu'on a fait du bon job, parce qu'on a été bon. Et je pense que là aujourd'hui on est dans une phase 2025 qui a été une phase plutôt de consolidation, alors on a eu les acquisitions externes qui nous ont passablement sollicité.
- Bastien Sauve
Et juste c'est quoi une énorme croissance en 2020-2024 ?
- Bryan Umana
En 2020 on devait faire 90 millions de chiffre d'affaires, on devait être 300 personnes. Et 2025, on fait 190 millions de chiffre d'affaires.
- Bastien Sauve
On est 700.
- Bryan Umana
On double dans des métiers où la scalabilité, comme on dit, elle est relativement faible. Aujourd'hui, tu fais plus de chiffre d'affaires dans la construction. Il faut plus d'ouvriers. On n'est pas dans une startup tech où tu peux doubler ton chiffre d'affaires, mais tu auras une croissance sur le nombre de développeurs, sur le nombre de serveurs. C'est ça qui est difficile à gérer. Je pense que ça a été bien géré, et localement dans les entreprises, et au niveau des fonctions transverses, parce que des fois, on oublie que derrière le rideau, il faut traiter les factures fournisseurs, il faut payer les salaires, tout en gardant une ligne de stratégie. Je pense que là, on est dans une phase où on doit consolider. On doit remettre un peu une dalle pour pouvoir construire sur les prochaines années. Donc ça veut dire que nous, Alain et moi, on doit accepter des fois de se dire « Ok, il y a un super projet, mais en fait, ce n'est pas maintenant. » Ce qu'on a des fois un peu du mal à faire, mais qu'on apprend à faire. se reconcentrer, remettre une couche et puis après, voir comment ça se développe sur les années prochaines.
- Bastien Sauve
Et comment vous le faites, justement, pour avoir cette capacité à dire, ah non, ça, c'est pas maintenant ? Parce qu'en fait, vous êtes les deux, j'ai bien compris que vous êtes complémentaires sur pas mal d'aspects, mais par contre, vous avez les deux cette boulimie d'entreprendre de projets. Donc comment vous faites là pour canaliser ?
- Bryan Umana
On a un peu nos garde-fous à l'interne. Ok, à l'interne. Ouais, à l'interne. C'est-à-dire qu'on a, par exemple, moi je partage le bureau avec quelqu'un qui a fait 25 ans chez Philippe Maurice, qui gère ce qui est la partie finance chez nous, qui est très... suisse dans l'approche et très carré. Et lui, de plus en plus, nous dit non les gars, on n'a pas le temps pour ça. On a fait aussi beaucoup d'investissements. On finançait beaucoup sur fonds propres. Au moment donné, la croissance du business fait qu'on doit aussi être capable de gérer notre fonds de roulement. On se canalise avec nos garde-fous internes, que ce soit en termes de personnes ou des fois en termes de... de bonne passante.
- Bastien Sauve
Parce qu'au tout début, tu parlais d'une sorte de conseil d'administration un peu non officiel ou des déconseillers qu'Alain Joseph avait. Aujourd'hui, ça se passe comment ? Il n'y a que lui et toi ?
- Bryan Umana
Alors, on a...
- Bastien Sauve
Enfin bon, il a son frère aussi.
- Bryan Umana
Alors son frère, il est toujours là, mais il a pris un peu du recul par rapport au groupe.
- Bastien Sauve
Mais il est administrateur.
- Bryan Umana
Il est administrateur, mais en fait, on a, on va dire, dans les organes, les organes au niveau du groupe, on a mis en place dans la construction un comité des directeurs de la construction pour être force de proposition, pour apporter des nouvelles idées et autres, pour en fait, créer un peu de la synergie dans les métiers de la construction. et on a un comité de direction qui lui représente un peu toutes les fonctions. transverses au niveau du groupe qui là va donner la stratégie sur les vecteurs hors construction. Donc c'est comme ça aujourd'hui qu'on pilote. Après, c'est sûr, Alain et moi on est associés je peux toujours dire au bout de la chaîne c'est le propriétaire qui décide mais en l'occurrence dans la vie de tous les jours au niveau du groupe on est beaucoup plus dans l'intelligence collective que dans les deux personnes à la tête qui décident. Donc c'est comme ça qu'on fonctionne mais on n'a pas de conseil d'administration. C'est une question qui est ouverte. C'est une question qui est ouverte. Je pense que... Moi je suis rentré au conseil à la Fédération vaudoise et dans une boîte qui s'appelle Vertical Access. Je découvre le monde des conseils d'administration, notamment chez Vertical Access, où je vois qu'il y a quand même pas mal de synergies et de choses positives qui ressortent.
- Bastien Sauve
C'est quoi Vertical Access ?
- Bryan Umana
C'est une boîte qui fait tout ce qui est des travaux en hauteur, travaux sur corde, alors que ça va être mise en place de lignes de vie sur la toiture. On travaille avec eux dans le cadre du groupe. Ils font aussi tout ce qui est des paroles de nettoyage ou travaux acrobatiques et tout ça.
- Bastien Sauve
Dans le cadre du groupe ? pas une boîte du groupe ? Non, c'est pas une boîte du groupe.
- Bryan Umana
C'est quelqu'un qui m'a sollicité pour qu'on se rencontre, puis en fait, on a eu, pareil, un peu un coup de foudre l'un pour l'autre, et puis il voulait monter un conseil d'administration, puis il m'a proposé de rentrer. Et là, je découvre, voilà, avec les gens avec lesquels je collabore, aussi les effets positifs d'un conseil d'administration. Quand tu es bien entouré, ça apporte la plus-value. C'est une question qui est ouverte. Je pense que là, on est dans une phase où on va faire une deuxième ouverture de capital pour certains cadres au niveau du groupe. Ça, c'est ce qui va nous occuper. Je pense qu'après, on se posera la question de savoir le conseil. Où est-ce que tu mets le conseil ? Comment est-ce qu'on le gère ? C'est une vraie question qui est dans un coin de notre tête.
- Bastien Sauve
Parce que c'est vrai qu'on n'en a pas parlé. Tu es aujourd'hui associé. Donc finalement des deux frères.
- Bryan Umana
Alors Alain a racheté les parts de son frère quand il a voulu prendre du recul au niveau du groupe.
- Bastien Sauve
Donc lui était le seul propriétaire.
- Bryan Umana
Lui était le seul propriétaire et puis après il m'a proposé de rentrer au capital. Et c'est aussi la beauté de l'histoire qu'on a avec Alain, c'est qu'en fait les sujets viennent naturellement. Bien sûr j'y pensais mais c'était pas non plus le truc. J'ai pas mis de marqueur au niveau du temps et j'ai pas dit ok à partir de telle date s'il n'y a pas... Je fonctionne beaucoup à la... affecte et puis voilà il m'a proposé si j'étais intéressé et oui je l'étais pour notre histoire ok bravo en tout cas le plus dur c'est maintenant c'est une belle histoire ok
- Bastien Sauve
donc on revient un petit peu aux acquisitions tu as dit que maintenant vous étiez vraiment structuré par rapport à ça avec une due deal qui était bien plus on va dire précise et rigoureuse Merci. ce qui n'empêche pas des fois d'avoir des trucs qui passent à travers la raquette bien sûr finalement c'est comme j'ai envie de dire presque comme dans les RH t'es jamais à l'abri de louper un talent qui aurait pu vraiment bien matcher parce qu'il y a eu un petit truc tu dis ah bah non c'est pas lui ou c'est pas elle ou à contrario de recruter quelqu'un qui n'est
- Bryan Umana
pas finalement en phase avec les valeurs et ce qu'on attend de lui par rapport à cette croissance externe
- Bastien Sauve
Tu peux nous donner un peu de trois tips ? Comment est-ce que tu reconnais une bonne acquisition ? Déjà, typiquement, qu'est-ce que tu prends dans le radar ? Est-ce que tu te dis, je ne sais pas, ils doivent être minimum 5, 10, 20 ?
- Bryan Umana
Je pense que c'est souvent lié à des rencontres. Parce qu'on n'est pas des chasseurs. C'est-à-dire qu'on n'est pas allé... C'est pas actif ?
- Bastien Sauve
Non,
- Bryan Umana
on n'est pas du tout à se dire on doit se positionner là, on doit se positionner là, c'est pas d'autres modes de fonctionnement. Donc on est souvent récepteur d'une demande. Donc on va dire des demandes qui aujourd'hui sortent complètement du scope assez vite. On dit bon, on met ça de côté. Après, il n'y a pas de critères de taille. Critères géographiques... On n'est pas en Suisse alémanique, mais aujourd'hui, on n'y va pas parce que je pense que l'effort serait trop important. Barrière de la langue, barrière culturelle et autres. La seule barrière qu'on se met, c'est une barrière géographique ou, on va dire, sur le domaine, si c'est vraiment trop divergent. J'ai pu le jour, j'avais un truc, c'est une boîte qui vend des meubles. Il n'y a pas d'intérêt. Ça peut être juste pour découvrir, mais on n'a plus le temps aussi pour pour faire ça. Et en fait, après, souvent, on va rencontrer les gens. Et en fait, c'est là où on va s'y voir en termes de feeling, tu vois, d'intelligence émotionnelle. Est-ce que c'est des gens avec qui les gens on se verrait collaborer ou pas ? Il y a toujours un contexte qui est lié. Est-ce que c'est une boîte qui s'est montée et puis en fait, c'est des gens qui arrivent à la retraite ou est-ce que c'est quelqu'un par exemple qui a développé sa boîte et puis en fait, qui veut s'adjoindre les services d'un groupe pour le développer de manière plus. Donc, c'est aussi lié un peu au contexte. Donc, ça peut être une petite boîte comme ça peut être une grosse boîte. On a fait de tout. Et puis après, on va se poser la question de dire, OK, quelle valeur ajoutée on peut apporter à la boîte ? Et à contrario, qu'est-ce que la boîte, en venant dans le groupe, peut nous apporter comme valeur ajoutée ? Sachant que ce n'est pas un effet de balance. Idéalement, il faut qu'il y ait des deux. Mais ce n'est pas que si nous, on n'a rien à apporter à la boîte, mais qu'elle peut apporter au niveau du groupe, qu'on va fermer la porte. ou vice-versa. Donc, c'est un peu comme ça aujourd'hui qu'on fonctionne. Et je pense que c'est... Moi, je reste convaincu que l'entrepreneuriat, c'est aussi lié aux gens, quoi. Aux gens qui sont là et qu'en fait, tu peux... Si les gens sont en phase avec ce qu'on est au niveau du groupe, en termes d'ADN, en termes de vision et autres, qui sont compétents et qui ont envie de développer, je pense qu'on a tout intérêt à regarder et à creuser la piste, quoi.
- Bastien Sauve
Et qu'est-ce qui est le plus difficile dans une acquisition ?
- Bryan Umana
Les gens.
- Bastien Sauve
C'est toujours les gens.
- Bryan Umana
C'est toujours les gens. C'est toujours les gens pour un million. Les chiffres, c'est les chiffres. Je pense que tu peux... Tu peux creuser des sujets et te rendre compte de la réalité des chiffres. Parce qu'après, on peut toujours dire qu'aux chiffres, on fait dire ce qu'on veut. Mais à un moment donné, quand tu analyses et que tu essayes de creuser, tu arrives à sentir le pouls. Mais en fait, c'est les gens et c'est l'inertie qu'il y a dans les structures. Par exemple, avant que j'arrive, quand on a fait l'intégration du groupe CETIMAC, Alain était allé voir les différents directeurs et il leur avait dit, écoutez, voilà le projet, est-ce que ça vous intéresse d'intégrer le groupe de ça ? Et puis le discours était plutôt oui, oui. Au revoir. En fait, une fois que l'intégration a été faite, il y en a qui sont partis. Donc, c'est ça qui est ultra difficile, c'est de gérer les gens et de sentir les gens. Alors, des fois, tu as des gens qui ont des informations qui sont parcellaires et qui disent oui, ça va, le business, ça va et tout ça. Et puis, quand tu creuses derrière, tu vois que ça ne va pas si bien que ça. où des fois, tu as des gens qui savent très bien ce qu'ils veulent faire, puis pour des raisons x ou y, n'osent pas le dire. Et puis après, ça peut se passer mal dans le cadre de l'intégration, parce que c'est sûr qu'on demande aux gens aussi de se plier en forme de fonctionnement qu'on a au niveau du groupe. On est relativement tolérant aussi en termes de délai. Tu vois, tu intègres une boîte, tu prends une politique de jours de vacances. Eux, ils n'ont pas la même politique de jours de vacances. Qu'est-ce que tu fais ? Tu changes, tu ne changes pas. On est plutôt dans l'optique de dire, OK, on intègre, on laisse les choses comme elles sont. Par contre, il y a... il y a des trucs où on est assez on va dire pas intransigeant mais on pense que c'est important c'est par exemple les systèmes comptables aujourd'hui on a nos systèmes comptables on a tous nos reporting qui sont branchés là dessus donc en fait on va essayer de faire une bascule en se disant ok on va passer sur nos systèmes pour prendre le pouls le plus rapidement possible et même avec ça des fois tu te rends compte que c'est difficile
- Bastien Sauve
selon la taille des boîtes que tu as et ça c'est quoi c'est une des seules choses que que vous obligez les entreprises, c'est-à-dire votre ERP, c'est un non catégorique, l'entreprise ne gardera pas son ERP.
- Bryan Umana
Alors c'est un non catégorique, on a fait une intégration qu'on discutait depuis fin d'année, qui s'est faite officiellement au 1er janvier. Pour des raisons de charge et pour des raisons de suivi, on s'est dit ok, pour l'instant c'est là, on va la laisser sur son système sur le 1er janvier. contre Quand on commence, on laisse toujours l'année comptable se terminer. Parce qu'en fait, sinon, après, c'est trop compliqué. Il y a des systèmes, c'est le bordel. Donc ça, on laisse. Par contre, on essaye au maximum de basculer au 1er janvier. Mais pourquoi aussi ? Parce que souvent, c'est des structures plus petites. qui n'ont pas des équipes comptables, donc qui vont travailler avec une fiduciaire ou avec des équipes externalisées. Puis nous, quand on reprend, on intègre ça au niveau du groupe. Donc en fait, pour eux, la plupart du temps, c'est transparent. Donc souvent, on a beaucoup rigidifié dans ce mode de fonctionnement-là. Mais par contre, ce qu'on voit, c'est que maintenant aussi, comme quelqu'un au niveau IT qui est capable de voir un peu plus loin et puis de dérigidifier les systèmes qu'on a mis en place, on essaye de donner plus de l'est par rapport à certaines choses. Donc c'est un équilibre qu'on essaie de trouver.
- Bastien Sauve
Ok. Et est-ce qu'il y a eu une acquisition ou des acquisitions vraiment plus difficiles que prévues ?
- Bryan Umana
alors elles sont toutes plus difficiles que prévu bah ouais t'as toujours des trucs que t'as pas vu, que t'as pas anticipé c'est peut-être la beauté du sport mais elles sont toutes en tout cas plus difficiles que ce qu'on imagine mais aussi parce qu'on est ça c'est aussi notre nature, c'est que tu vois on est toujours ultra positif, on voit le verre à moitié plein on se dit ok, puis en fait des fois il y a des choses qu'on n'arrive pas à anticiper, il y a des situations qui sont plus compliquées que d'autres, il y a des chiffres qui sont en fait plus compliqués que d'autres et donc T'as un million de raisons en fait qui font que tu... que finalement l'histoire elle est plus compliquée que prévue après ce qui est important c'est de savoir garder la tête froide et puis ok de pas remettre en question tout le truc, de toute façon une fois que t'es dedans t'es dedans, donc en fait tu peux t'ergiverser un million d'années de savoir comment t'aurais pu faire différemment ça c'est bien pour les prochaines qui vont arriver, mais par contre quand t'es dans le projet, bah il faut y aller quoi, donc ouais il y a des mariages certains sont un petit peu plus compliqués que d'autres, et certains sont beaucoup plus compliqués que d'autres le challenge c'est aussi de ne pas mettre en péril le bon fonctionnement du groupe avec des acquisitions qui vont te mettre en grosse difficulté donc ça c'est ce qu'on apprend c'est comme un couple c'est la même chose au début tu dis tout est heureux mais après tu dois apprendre à vivre avec l'autre donc tu dois être capable de te remettre en question de poser ton cadre de manière euh exigeante mais aussi bienveillante sans qu'il soit trop bousculant pour les gens.
- Bastien Sauve
Tu as un exemple comme ça, concret, un truc qui te vient comme ça rapidement en tête ?
- Bryan Umana
On fait la dernière acquisition dans la partie sanitaire, on fait un suivi des chiffres qu'on essaye d'être rapproché, et puis en fait quand tu commences un peu à creuser plus sur les travaux en cours, c'est les travaux que tu as fait mais que tu n'as pas encore facturé. Et en fait... Quand tu creuses un peu les trucs, tu te rends compte que ce n'est pas exactement ce que tu avais anticipé, que les montants ne sont pas exactement les mêmes, que les décomptes que les clients avaient validés ne sont pas complètement validés ou ils reviennent dessus, ce sont des situations qui existent. Et puis après, comment tu gères ces situations de crise où la structure peut être des fois un peu plus en difficulté que ce que tu avais.
- Bastien Sauve
Et tu disais, Bastien, au début... de ton parcours académique, où tu t'es dirigé vers un master plutôt dans les énergies renouvelables. Et ça, c'est des éléments qu'on retrouve de manière assez prépondérante sur votre site, de transition énergétique. Et finalement, aujourd'hui, c'est un des éléments très importants dans le domaine du bâti. C'est cette enveloppe que vous gérez, justement. Quelle est la place aujourd'hui dans la transition énergétique, dans le domaine de la construction ?
- Bryan Umana
Clairement pas assez importante. Je pense qu'aujourd'hui, il y a un aspect qu'il faut mettre sur la table, c'est aujourd'hui la rentabilité financière dans la construction. Alors déjà, pour moi, elle est... Elle n'est pas forcément à part égale. Ça veut dire quoi égale ? Mais si tu veux, je vois qu'aujourd'hui, je pense que les entreprises dans la construction, et ça, je le ressens, les marches sont difficiles, les marchés sont difficiles. En fait, la course au prix, elle est quand même ultra prépondérante dans notre domaine. Ça, c'est indéniable. Je pense que tu l'as moins sur des marchés publics où on essaie de se positionner, où tu as le prix à un poids, mais tu as d'autres choses qui peuvent être apportées. Si tu veux, nous, je te donne un exemple. Entre un lait, nous, on met des couches de lait qui font l'étanchéité du bâtiment. Entre un lait qui va être plus écologique qu'un autre, des fois, tu peux avoir un bal ou deux bals d'écart. Au mètre carré, quand il y a 2000 mètres carrés de toiture, c'est que dalle. Mais en fait, aujourd'hui, tout est aussi un peu au niveau du prix, donc c'est difficile d'apporter de la plus-value en se disant, bah oui, mais prenez un lait écologique ou mettez un isolant un peu plus... un peu plus épais pour que l'isolation thermique du bâtiment soit meilleure. Donc c'est très compliqué. Parce que l'aspect de rentabilité, il est au centre des... Primes encore. Exactement, au centre des prérogatives. Ça se détend de plus en plus, mais il faut quand même le dire. Après, une fois qu'on a fait ce constat-là, soit tu dis, ok, en fait, je ne fais rien. Et puis, on advienne que pourra. Soit, en fait, tu dis, ok, je vais essayer d'apporter quelque chose de différent. Je vais essayer de faire un peu de la pédagogie au niveau des gens. Je vais essayer de faire des projets un peu d'innovation. Par exemple, nous, on a... On a fait, depuis 2022, on fait des bilans carbone pour la construction. Donc on a un bilan carbone au niveau du groupe. C'est-à-dire qu'on sait, en termes de kilogramme de CO2, qu'est-ce qu'on peut améliorer. Alors une bonne partie, ça vient des produits qu'on pose. Donc on travaille avec nos fournisseurs pour essayer de trouver des produits qui sont plus écologiques. Quand on démonte des toitures, on va essayer de faire du recyclage sous une forme ou sous une autre de produits qui ont encore une valeur énergétique. Après c'est pareil, c'est du temps, c'est des investissements, ça demande de l'énergie. mais c'est une partie aussi aussi de philosophie, c'est-à-dire qu'un directeur chez nous qui vient, qui dit, moi, attention, l'écologie, ça ne m'intéresse pas, je veux juste faire du résultat, il n'y en a pas, parce qu'en fait, il n'aura pas sa place chez nous. Nous, c'est important de sensibiliser les gens, et on est prêts à dire que si nos marges sont un peu imputées, parce qu'on fait des investissements dans la durabilité, On est prêts à le faire parce que, je pense qu'en tout cas, on est tous sensibles à l'évolution écologique au niveau du groupe. On a une structure qui s'appelle un peu le Green Lab où on essaye d'apporter des projets d'innovation. Il y a quelqu'un qui gère ça, on fait des bilans carbone. on forme nos collaborateurs, on les sensibilise, on fait des formations atelier d'automne, fresques du climat et autres, donc on fait des trucs, bien sûr que tu pourrais dire en fait, ça sert à rien, bien sûr ça sert à rien, mais en fait, c'est pareil, la vie, on n'est pas forcément là pour faire que des choses qui nous servent à nous, donc on essaye aussi d'apporter quelque chose de différent, mais c'est sûr que dans le métier de la construction, c'est compliqué. Et c'est pour ça que le challenge, il est ultra valorisant aussi pour nous. C'est-à-dire comment est-ce qu'on peut, nous, dans un domaine qui est assez fermé à ça, ou pas encore assez ouvert, on va dire, apporter quelque chose de différent.
- Bastien Sauve
Et donc selon toi, qu'est-ce qui doit changer dans les 5, 10 prochaines années ?
- Bryan Umana
Alors c'est là où je vais peut-être un peu être fataliste, mais malheureusement, je pense que les prises de conscience, elles passeront qu'à travers des faits marquants ou catastrophes. C'est terrible, mais je pense qu'aujourd'hui, on a tellement d'alertes, on a tellement de signaux, tu vois tellement ce qui se passe. Tu prends juste les États-Unis, ce qui est en train de se passer au niveau du climat ou du climato-scepticisme. Je ne vois pas autre chose que ça. Et quand bien même il y aurait ça, je ne sais même pas si les gens y réagiraient. C'est comme, nous, on voit ça sur la sécurité. En fait, la sécurité, on investit beaucoup dans la sécurité pour protéger nos gars qui bossent quand même dans des conditions qui sont ultra risquées. Enfin, je veux dire, les mecs qui sont... sur les toits à longueur d'année, ils sont dans les échafaudages, ils travaillent avec des matériaux ou des engins qui peuvent être dangereux. On met beaucoup sur la sécurité, on fait beaucoup de sensibilisation, on met un cadre aussi en étant des fois un peu plus rigide, des fois mettre des avertissements pour dire peut-être que pendant 20 ans tu as bossé comme ça, mais maintenant ça ne se passe plus comme ça au niveau du groupe. C'est des mentalités qu'on doit être capable de changer. Mais malheureusement, qu'est-ce qu'il fait ? C'est quand tu as des accidents, que les gens, ils risent. C'est comme le nattel dans la voiture. Je ne suis peut-être pas le meilleur exemple. Je veux dire, c'est quand tu as un truc où tu as une alerte de la bagnole qui dit arrête d'être sur le nattel, que tu te dis, il faut que j'arrête. L'humain, c'est comme ça. Et malheureusement, dans la construction, En tout cas sur la durabilité, mais je pense que ce n'est pas que la construction. Je pense que c'est de manière transverse au niveau du monde dans lequel on vit qu'il faudra qu'il y ait des catastrophes pour qu'il y ait des prises de conscience. Mais c'est terrible, c'est assez fataliste, mais je ne vois pas d'autre solution, malheureusement.
- Bastien Sauve
Et qu'est-ce que les gens qui ne travaillent pas ou qui ne sont pas dans le domaine de la construction ne comprennent pas ou ne voient pas ?
- Bryan Umana
Je pense que... ils ne voient pas peut-être la difficulté du travail que ça représente, la construction. Et moi, c'est quelque chose, tu vois, on parlait tout à l'heure d'insouciance, c'est une chose que j'ai découverte. Je savais que dans la construction, c'était des métiers qui pouvaient demander beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, mais je ne réalisais pas aussi bien dans la partie administrative ou quand tu es un conducteur de travaux, tu es sollicité par... Tu as tes équipes à lancer le matin, tu as les fournisseurs à gérer, tu as les clients à gérer, tu as la comptabilité ou la direction qui te suit aussi au niveau de tes indicateurs parce qu'en fait, les marges sont tellement faibles que tu dois quand même suivre au niveau des indicateurs. Donc en fait, tu es occupé à gérer les autres. Et ça, c'est ultra prenant et c'est des carrières qui sont… difficile je pense, après tu dois avoir je pense une forme de passion dans la construction et puis après quand tu vas sur le terrain je pense que les gens ne se rendent pas compte de la vie que vit un collaborateur sur le terrain tu te lèves tôt, c'est des carrières qui sont longues c'est des carrières qui sont ultra physiques nous les gars dans l'étanchéité, les gars ils portent des rouleaux qui font 40 kilos à longueur de journée, ils sont accroupis, debout, ils sont laités, ils sont sur les toits, il fait 35 degrés, donc c'est sûr qu'aujourd'hui ça je pense que les gens ils réalisent pas et tu vois Quand tu as les pics de chaleur l'été, qu'on a de plus en plus dans les années qui sont passées et qui vont arriver, en fait, il fait chaud. Quand il fait chaud, tu es dans la rue, il fait chaud. Monte sur le toit pour te rendre compte que tu prends le cagnard deux fois plus. En plus, tu travailles avec un chalumeau qui va te chauffer. Je pense que les gens ne réalisent pas et moi, je ne réalisais pas. Et je pense qu'aujourd'hui, c'est aussi pour ça que, dans cet aspect un peu social, on essaye de faire des trucs pour les équipes, aussi pour les ouvriers, pour leur diminuer cette pénibilité-là. On teste la semaine de 4 jours en Valais. Pourquoi ? Parce qu'en fait, moi, je ne me vois pas me dire qu'à 65 ans, quand tu as un ouvrier qui a donné 30 ans dans la boîte, qui est flingué au niveau des genoux et flingué au niveau de ses articulations, qu'en fait, on n'a pas essayé de faire quelque chose pour lui rendre le travail moins pénible. Et c'est ça où je... Je pense que c'est là où notre plus-value doit essayer d'être mise. Et si à la fin, au lieu de faire 5% de marge, on en fait 4, mais qu'en fait les mecs ont une meilleure santé, ils sont plus épanouis au boulot, et puis ils ont un équilibre avec leur vie privée ou leur vie qui est meilleure, je pense que c'est notre responsabilité sociale de faire ça.
- Bastien Sauve
Je pense que c'est une sorte de cercle virtuel aussi, où finalement... On prend ton exemple, le groupe fait 1% de marge de moins, mais finalement c'est en quelque sorte réinvesti dans les gens, dans les personnes, qui elles, donc ces personnes-là vont rester plus longtemps, vont parler en bien du groupe, quand tu les croises, elles sont contentes, Ensuite, si elles parlent autour d'elles de l'entreprise, elles vont parler en bien. On parle aujourd'hui aussi de pénurie. de compétences, de main-d'oeuvre. C'est vrai dans plusieurs secteurs d'activité, mais encore plus dans le domaine de la construction, que ce soit dans le domaine du solaire, dans le domaine de la construction de manière générale. Donc, en fait, c'est un investissement.
- Bryan Umana
Mais c'est exactement ce que je... pense et ce que j'essaye de prôner sur la en l'occurrence quand on parle de la semaine de 4 jours déjà en fait réfléchir à ce projet là ça t'oblige à réfléchir pas en termes de temps de travail en termes de productivité on en revenait à en gros si tu fais les choses bien en fait si tu fais en 4 jours ce que tu arrives à faire en 5 en fait ben Tant mieux, tu es juste plus malin que les autres. Et déjà, quand tu fais ce switch en termes de productivité, tu te dis, en fait, nous, en l'occurrence, ils ne font pas le vendredi. Tu vois, le vendredi, prenons un exemple, ils vont faire 8 heures de travail. En fait, sur les 8 heures de travail, ils vont peut-être faire 1 heure ou 1 heure et demie dans la voiture. En fait, en termes de productivité là... Je veux dire, si cette heure et demie-là, ils ne la font pas, on s'en fout. Je veux dire, elle coûte à l'entreprise, entre guillemets, elle ne rapporte rien. Donc en fait, déjà, c'est juste de prendre un prisme différent pour analyser une situation et puis après, de dire OK, comment est-ce qu'on peut apporter quelque chose de positif ? Et quand tu dis OK, il bosse 4 jours au lieu de 5. techniquement c'est à 80%, mais quand tu déconstruis les trucs et tu dis ok, les camionnettes elles ne se dépassent pas, il y a une partie des jours de vacances qui sont rendus à l'entreprise parce qu'en fait pour poser 5 semaines, tu n'as plus besoin que de 20 jours au lieu de 25, tous ces trucs-là, quand tu déconstruis le truc, déjà tu n'es pas à 20%, tu es peut-être plutôt à 5-6%, et puis après tu te dis peut-être que je vais avoir moins d'absentéisme accident, peut-être moins d'absentéisme maladie, peut-être que la perte de productivité, en fait quand tu bosses 5 jours du lundi au vendredi, c'est sûr qu'à la fin de la semaine tu es rincé, Alors si tu peux te reposer trois jours, jours, puis quand tu en bosses 4, tu auras moins cette perte de productivité. C'est tout ça que je trouve passionnant. Je reste convaincu que c'est quelque chose qui est possible et je reste convaincu aussi pour faire quand même des fois les discussions patronat-syndicat où chacun des fois peut être un peu campé sur ses positions, sur l'apprentissage. J'ai vu des discussions mais tu as envie de te flinguer. Tout le monde ne regarde pas dans la même direction des deux côtés. Dans la semaine de 4 jours, nous on a essayé de bosser avec les syndicats syndicats, on a construit le truc ensemble, et je pense que c'est ce qui fait qu'en tout cas, dans l'acceptation au début vis-à-vis des ouvriers, ils ont compris qu'en fait on faisait un truc pour eux, on faisait pas un truc pour nous. Bien sûr que l'idée c'est qu'il y a un cercle vertueux pour le groupe, mais en fait le risque, jour 1, il est sur le groupe qui prend un risque financier pur, et puis en fait, de leur enlever la tête, de dire ouais, en fait, s'il y a ça, s'ils nous donnent ça, c'est qu'il y a quelque chose derrière. Et on a construit ce truc avec les syndicats aussi pour pouvoir apporter quelque chose où en fait, tout le monde y voit du positif, on est dans une phase de thèse, donc on verra bien, mais Merci. Je suis convaincu que c'est win-win. C'est que si c'est win-win, ça marcherait, ça prendrait quelque chose de positif.
- Bastien Sauve
Et pourquoi en Valais ?
- Bryan Umana
Parce que le directeur, il était plutôt enclin à tester. On a des gens qui sont plus ou moins ouverts à ces dispositifs-là. Le directeur, il était pour. Les ouvriers aussi étaient pour. Et puis maintenant, on teste, on essaie de suivre les premiers retours, en tout cas sur l'aspect. humains, ils sont positifs. Donc on va suivre ça de manière rapprochée.
- Bastien Sauve
Donc là, on est en mai, donc ça fait
- Bryan Umana
4-5 mois que... Ça fait 4 mois. Après, les débuts d'année, c'est souvent des périodes qui sont plus calmes. Donc on va voir un peu là avec le feu de mai-juin qui sont là, les mois où on commence vraiment à faire pas mal d'heures. Comment est-ce qu'on va pouvoir gérer tout ça ? Puis après, c'est aussi dans l'organisation. Parce qu'en fait, les gens, ils disent ok, vous enlevez les heures du vendredi, puis vous les foutez sur le lundi. mardi, mercredi, jeudi, en fait non c'est pas ça c'est comment est-ce que tu t'organises aussi de manière différente pour que de nouveau la productivité et pas le temps soient maintenus pour l'entreprise
- Bastien Sauve
Justement j'allais te demander donc semaine de 4 jours mais ça signifie faisons simple c'est 40 heures par semaine de lundi à vendredi à 100% là il se passe quoi ?
- Bryan Umana
Alors en fait nous de toute façon on est soumis à une convention collective donc il y a un quota d'heures en fait Bon En gros, ils ne bossent pas les vendredis. Donc, en fait, ils ont les vendredis off, hormis 5 vendredis où ils viennent pour faire de la formation. C'est-à-dire qu'on les forme sur certains sujets, sécurité, nouveaux produits, techniques et autres. Donc, il y a 5 jours qui sont alloués là-dessus. Une partie des heures, elles sont reportées sur les 4 premiers jours. Mais quand je dis une partie, c'est 30 minutes par jour. Parce qu'en fait, les gars, c'est pareil, des jobs où tu bosses comme ça, tu peux faire des journées de 12 heures, en fait, tu n'arriveras jamais. on on a rajouté une demi-heure sur les différents jours.
- Bastien Sauve
Donc ça fait deux heures ?
- Bryan Umana
Si tu veux, c'est ça. Deux heures de plus. Exactement. Ça fait deux heures de plus que tu peux récupérer. Et puis après, on a fait nos calculs en disant, les heures de déplacement, en fait, on sait en moyenne combien les véhicules se déplacent par jour. Donc les heures de déplacement... combien elles représentent, ça on ne les perd pas, qu'est-ce qu'on a en économie de déplacement des véhicules, d'essence du jour des véhicules, on a convenu avec eux qu'avant la pause elle était acquise, c'est-à-dire qu'ils faisaient la pause, c'était dans le temps de travail, on leur a dit par contre les gars... Le temps de travail qu'on vous demande quotidiennement sur les chantiers, c'est du temps de travail. Vous avez toujours le droit à la pause. Par contre, elle n'est pas dans le temps de travail. On a construit tout ça avec eux et avec les syndicats pour trouver un équilibre. Mais c'est indéniable. Aujourd'hui, on a un risque. Tu prends jour 1 l'opération. Si on n'a pas de côté vertueux sur l'aspect absentéisme, qui aujourd'hui dans nos métiers physiques est marqué, ça sera un coup pour l'entreprise.
- Bastien Sauve
Donc là, si je fais un rapide calcul, prenons encore une fois, faisons simple, c'est 40 heures par semaine, donc ça fait 8 heures tous les jours. Là, on enlève le vendredi, donc il y a 8 heures de moins de travail. Par contre, vous avez mis 30 minutes chaque jour en plus, donc ça fait 2 heures de plus.
- Bryan Umana
Tu enlèves la pause de 15 minutes, donc tu as 4 heures, ça fait 1 heure. Ça fait 3 heures en plus.
- Bastien Sauve
Donc en gros, ils gagnent le déplacement du vendredi. facile 15,
- Bryan Umana
30 le déplacement de chez eux le temps de déplacement la première question que tu dois te dire c'est 8h par jour sur ta journée de 8h du vendredi compte qu'il y a 1h de déplacement cette heure là ça ne change rien il ne reste plus que 7 tu
- Bastien Sauve
compenses 30 minutes par jour là tu parles moi je me positionnais plus comme le collaborateur il y a tous ses vendredis il ne se déplace pas Et puis en termes de travail, si je fais des calculs, c'est très basique. Donc concrètement, vous leur donnez 5 heures par semaine ?
- Bryan Umana
Oui, concrètement. Et plus le déplacement pour aller au boulot.
- Bastien Sauve
Plus le midi. En fait,
- Bryan Umana
on leur rend une journée. On leur rend une journée qu'ils peuvent utiliser. Alors nous, par contre, c'est un win-win. On leur explique que le risque, il est... principalement chez nous. Et puis après, ce qu'on leur dit, il y a un truc non négociable, c'est genre, le vendredi, les gars, c'est pas pour travailler. Donc vous allez pas travailler, vous allez pas travailler. Et les choses, elles sont claires, c'est qu'en fait, un collaborateur qui respecte pas cette règle-là, bah en fait... C'est pas partie... Et ça, par contre, c'est quelque chose qu'on doit assez culturellement aussi, assez cadrer.
- Bastien Sauve
Mais y'a pas eu de baisse de salaire.
- Bryan Umana
Ah non ! Ils ont leur salaire à 100%. En fait, tu veux... Nous, le concept, c'est en gros, c'est 100 et 8 ans de sang. Donc, c'est 100% du salaire, 8 ans de pourcent en temps de travail. Donc, c'est 4 jours par semaine. Et 100%, c'est 100% de la productivité. Donc, c'est qu'est-ce qu'on peut faire au niveau global de l'entreprise pour maintenir 100% de productivité ? Bien sûr, c'est une réflexion de productivité, pas de temps de travail.
- Bastien Sauve
Oui, OK. Très clair. Intéressant. Je me réjouis de vous suivre et de voir comment ça se passe. Si ensuite ça prend de l'ampleur et ça va partout, j'imagine que c'est parce que ça aura fonctionné. Et puis si finalement ça reste que en Valais, c'est peut-être que les autres étaient un peu moins ouverts à ça.
- Bryan Umana
Après, ça pose une question de philosophie de groupe. Nous, on essaie d'avoir des traitements équitables avec tout le monde. Pourquoi est-ce qu'un collaborateur en Valais il y aurait droit et pas un collaborateur ici sur le canton de Vaud donc après c'est une philosophie de groupe c'est à dire que si ça marche en fait ma volonté ou ma vision c'est que c'est quelque chose qui doit être déployé de manière large et ça pour moi c'est quelque chose qui est important parce qu'en fait c'est une question de philosophie et d'ADN comme je disais tout le monde n'est pas fait pour bosser dans le groupe je pense que si on accepte nous en tant que actionnaires du monde. du groupe, de faire moins de bénéfices, concrètement parlant, mais d'apporter quelque chose de positif, je pense que les gens devraient adhérer autour de ça. Et c'est ce que j'attends ou j'espère avoir de la part des gens de manière transverse. Oui,
- Bastien Sauve
c'est intéressant. Je pense que... Parfois, il faut aussi accepter que ça ne plaît pas à tout le monde et que c'est OK ainsi, et que tout le monde est fait pour travailler dans telle ou telle organisation ou structure. Et c'est vrai que parfois, quand on veut trop bien faire les choses, on a peut-être une tendance à se dire « Pourquoi ? » à se poser beaucoup de questions, à réfléchir. Et en fait... Tu l'as dit avant quand tu parlais de ce travail mutuel que vous avez fait avec l'association patronale. Finalement, tu as tout le temps des personnes qui sont extrêmes des deux côtés. Malheureusement, je suis d'avis qu'on devrait pouvoir parler, discuter avec n'importe qui, peu importe ses opinions.
- Bryan Umana
c'est un historien mais force est de constater que c'est malheureusement pas le cas et puis les gens sont de plus en plus éloignés dans les relations humaines socialement au monde dans lequel on vit c'est quand même assez dramatique de voir l'incapacité des gens à communiquer après tout le monde ne peut pas être d'accord chacun a le droit d'avoir son point de vue je pense qu'on doit être capable d'entendre le point de vue de l'autre Et moi, quelqu'un qui me dit « j'y crois pas » ou « ça marche pas » ou « ça m'intéresse pas » , je suis à même de l'entendre. Par contre, je pense qu'aujourd'hui, Alain et moi, dans notre position et dans notre volonté au niveau du groupe, on peut avoir la légitimité pour dire « ok, mais le groupe, PHIDA, on veut se positionner comme quelqu'un qui apporte ça aux collaborateurs » .
- Bastien Sauve
Une toiture solaire peut générer beaucoup plus de valeur qu'on ne l'imagine. Avec SolarSplit, les propriétaires peuvent optimiser leur consommation d'énergie et valoriser leur surplus d'électricité grâce à une plateforme simple et centralisée. Donc rendez-vous sur solarsplit.com et téléchargez l'application. Et juste pour reprendre, avant de passer aux dernières questions un peu plus scriptées, Alain et toi, votre binôme aujourd'hui, comment est-ce qu'il fonctionne ? Bien.
- Bryan Umana
Très bien, on passe au pro.
- Bastien Sauve
Non, non, alors, en fait, on a un fonctionnement, on est voisin de bureau, donc on échange beaucoup.
- Bryan Umana
Pardon, je te coupe, mais est-ce que lui, il est dans l'opérationnel, à proprement dire ?
- Bastien Sauve
On est vraiment, alors, je suis le premier à dire que je ne crois pas aux directions bicéphales dans les entreprises, notamment quand tu as un P&L à gérer, parce qu'en fait, il y a toujours un moment des avis qui peuvent être divergents, puis l'un va prendre une décision que l'autre ne va pas accepter, puis à la fin, on va... On va avoir tendance à se décharger sur l'autre. Mais par contre, nous, bien sûr, on a une gestion de P&L, mais on n'a pas d'objectif au niveau du groupe. C'est plutôt les directeurs localement qui gèrent les objectifs. Et je pense qu'on n'a pas cette pression-là et on arrive à échanger. on n'est pas d'accord sur tout, mais on arrive toujours à arriver à une forme de consensus, lui et moi. Et par exemple, s'il y a des sujets RH ou autres et qu'on n'est pas d'accord, quand on discute, on définit une direction, on garde tous les deux la... les deux la direction et on porte le drapeau pour la direction. Alors après, il y a maintenant de plus en plus tendance à me dire, bon écoute, de toute façon, c'est toi qui décides, c'est toi qui gères, donc ça met un peu plus la pression, mais on fonctionne. Il y a des sujets où on pense que c'est bien d'avoir des opinions croisées, donc on croise un peu nos opinions, mais de manière générale, il y a Alain et moi, plus tous les gens qui sont autour. Et puis après, on a une répartition, si tu veux. On essaye de se répartir. Lui, par exemple, fait un peu plus de commercial que moi. Je fais moins. Je suis plus dans la gestion interne et la gestion, le management. J'ai pas mal de reporting direct. Les gens me rapportent à moi directement. Il n'y avait pas Alain. Donc, j'ai pas mal de... de gestion humaine. Je transmets les infos à Alain, mais par contre, dans les gestions opérationnelles des boîtes, on s'est réparti les différentes gestions managériales des... La gestion de suivi opérationnel des boîtes, avec les directeurs dans les... points mensuels, financiers et autres qu'on fait. Donc, c'est comme ça qu'on fonctionne. Après, on a des projets. On va construire notre nouveau siège. On a des sujets où on va construire notre nouveau siège. C'est un projet pour quand ? 2029-2030.
- Bryan Umana
C'est magnifique.
- Bastien Sauve
Ça va être un gros projet pour nous. Donc là, on se met en place. Pour l'instant, on est un peu tous les deux. On fait les séances les deux. Puis après, on se répartit la gestion jusqu'au moment où il faudra qu'on ait un peu un organigramme clair de qui fait quoi pour des fois éviter la perte de communication qu'on a Pas beaucoup, mais qui peut des fois arriver.
- Bryan Umana
Juste pour clarifier un terme que tu as utilisé deux ou trois fois là, pour les gens qui ne connaissent pas. qui ne connaîtraient pas ou qui ne parlent pas anglais. P&L, c'est... Ah pardon, Profit & Loss. Profit & Loss, oui. Compte de perte de profit. Exact,
- Bastien Sauve
merci, merci. La gestion d'un compte, ce qu'on appelle un compte de résultat en comptabilité, c'est-à-dire la gestion des revenus et des charges pour idéalement, en tout cas, atteindre les objectifs financiers qui sont fixés.
- Bryan Umana
Et ça me fait un peu penser, votre duo me fait un petit peu penser à des invités que j'ai eus. Pas tout à fait dans la même constellation, mais je pense à Infomaniac avec Boris Siegenthaler et Marc Oehler. Marc Oehler, c'est le CEO. Boris, c'est le cofondateur et qui a eu été CEO, mais qui maintenant est CSO pour la Strategy, Chief Strategy Officer. Sacha Labourey, qui est cofondateur de Cloudbees. Cloudbees qui est la seule licorne neuchâteloise qu'on a, donc d'une valo de plus d'un milliard, qui lui aussi a une période, avait fait ce changement, il était CEO et ensuite il est passé à CSO et donc ils avaient pris un CEO. Ça me fait un petit peu penser à ça. Et aussi, avant, on parlait de CA, de conseil d'administration. On verra dans le futur comment ça se passe, mais je me demande comme ça... En tout cas, le feeling que je peux avoir par rapport à ce que tu dis, c'est que j'ai l'impression qu'un jour, Alain, finalement, ce sera un peu le président. Et toi, tu continueras en tant que CEO. Et puis, il y aura cette sorte de... Lui, peut-être son rôle, ce sera de continuer à te challenger. Mais finalement, c'est quand même le CEO qui prend les décisions. Comme tu vois là, ce que tu viens de me dire là, où il t'a dit, attends, c'est toi qui décides. lui, il va... donner son avis par rapport à son expérience, son feeling, etc. Et puis, évidemment, généralement dans un C.A., t'as quand même plusieurs personnes. Mais voilà, le futur le dira.
- Bastien Sauve
On va dire que c'est la logique entrepreneuriale dans laquelle on devrait probablement arriver. Mais on ressent qu'on n'est rien acté aujourd'hui.
- Bryan Umana
D'un côté, ça me... Je ne veux pas dire que ça me choque, mais je suis un peu étonné qu'il n'y ait pas encore de conseil d'administration. Et d'un autre côté, je n'ai plus exactement les chiffres, mais je crois que c'est même des boîtes suisses cotées. Donc un truc, là je vais peut-être dire un peu n'importe quoi, mais je vais quand même le dire, et puis bon, les gens, on ira checker un petit peu. Tu couperas au montage. Ouais, exact, exact. Avec Lya, tu fais n'importe quoi. C'est clair, je changerai mon discours. C'est ça, tu changeras. Peut-être pas Novartis, peut-être... Peut-être pas Nestlé, mais je ne sais plus, mais un truc du genre, le CEO est aussi président du CA. Et puis généralement, dans un CA, tu n'es pas censé faire ça. Tu es vraiment censé avoir deux casquettes différentes, dissocier le tout. Donc, tu vois, en fait, il y a des best practices, des bonnes façons de faire. Mais au final, même des énormes boîtes cotées avec des dizaines de milliers de personnes. pas tout et puis au final en fait PHIDA groupe je parle pas du nom mais je parle de de l'organisation en tant que telle ben elle est finalement alors d'un côté il y a cette historique c'est quoi 36 1936 1931 1931 ouais mais par contre tu vois t'as dit 2020 vous êtes 300 maintenant vous êtes plus de 700 vous doublez le chiffre d'affaires c'est énorme donc au final il y a quand même il y a une maturité mais il y a quand même une jeunesse dans le tout c'est ça aussi,
- Bastien Sauve
même nous on le voit au niveau du comité de direction, par exemple, où tu as des gens qui ont 30, 35 ans de boîte, puis tu as des gens qui sont plus récents, qui viennent d'organisations qui sont différentes. Et on a, je pense, ce mélange-là qui se... qui se met en œuvre. Après, moi, j'ai, j'aime pas, enfin, je déteste entendre, ouais, on a toujours fait comme ça. Ça, c'est vraiment le truc qu'on a pu connaître beaucoup par le passé, qu'on a moins maintenant parce que je pense que les gens, ils sont, même si la gestion du changement, elle peut parfois être difficile, les gens, ils ont adapté. adapter leur mode de fonctionnement dans un... Alors, on n'est pas une start-up ni une scale-up, mais en fait, je pense qu'on a un ADN qui fait qu'on demande aux gens d'être agiles, d'être capables de se remettre en question, de faire les choses de manière un peu différente. Et je pense que c'est ça qu'a fait aussi, on a pu avoir cette croissance parce qu'on a su se remettre en question et puis sortir un peu de la zone de confort qu'on avait.
- Bryan Umana
Et Bastien, j'ai une question à te poser. qui me vient d'un ancien invité et je te demanderai ou si je t'écrirai dans les prochains jours pour que tu me poses une question que je poserai au futur invité la question est la suivante si tu devais déconstruire une croyance dominante en deux minutes, laquelle choisirais-tu ?
- Bastien Sauve
C'est celle qu'on a dit tout à l'heure, c'est qu'en fait, le temps passé sur une activité, quelle qu'elle soit, ça en fera la qualité. Et je pense que c'est tout à fait faux et je pense que c'est là où on se trompe, je pense, beaucoup dans le monde dans lequel on vit. Bien sûr, il faut un certain niveau de... de temps alloué sur quelque chose. Le volume. Tu prends l'exemple du sport. En fait, l'exemple du sport, tu peux t'entraîner comme un acharné. En fait, si tu ne suis pas un peu les best practices au niveau du sport en termes de zone dans laquelle tu vas t'entraîner, de charge et de décharge, en fait, tu vas... finalement pas aussi bien t'entraîner que le temps que tu vas y allouer, donc il y a un savant mélange entre qualité et quantité, je pense qu'on a beaucoup mis en fait un peu, tu sais, le mode de mal alpha, ouais, moi je fais tant d'heures dans ci, tant d'heures dans ça, ouais, mais c'est quoi la qualité du temps que tu alloues là-delà, et je pense qu'en plus aujourd'hui, on a la chance. de vivre dans un monde où l'intelligence artificielle notamment fait évoluer plein de choses. Et en fait, elle amène justement à se dire comment est-ce qu'à travers des outils comme ça, on peut faire les choses de manière plus intéressante. Donc je pense que les gens vont s'y faire petit à petit. Mais je pense qu'elle est encore bien ancrée. Et je pense que si j'avais quelque chose à déconstruire, je pense que c'est ça que j'irais déconstruire.
- Bryan Umana
Et l'IA, juste petite parenthèse, mais l'IA chez PHIDA ? ou même chez toi dans ton utilisation ? Ça se passe comment ?
- Bastien Sauve
Alors, au niveau du groupe, je pense qu'on a assez vite pris le taureau par les cornes. On a assez vite lancé des formations pour les collaborateurs sur la partie admin. Tu as juste un outil à GPT, comment est-ce que tu peux l'utiliser ? Parce qu'on ne connaît pas le job de tout le monde. Par contre, on peut leur montrer ce que... qu'est-ce que l'IA est capable de faire, et leur dire, réfléchissez dans votre quotidien, est-ce qu'il n'y a pas des choses que vous pourriez faire. Donc assez vite déjà, on a essayé un peu de sensibiliser les gens sur ces problématiques-là. Et puis maintenant depuis une année, on a une personne qui est dédiée à l'interne pour tout ce qui gère un peu innovation et intelligence artificielle. Donc là, on a pas mal de projets qui sont un peu confidentiels, mais on a pas mal de projets qu'on lance et qu'on ouvre pour essayer de capitaliser sur ce que l'IA est capable de faire.
- Bryan Umana
Tu sais, il n'y a pas beaucoup de personnes qui nous écoutent. C'est mon père et ma femme.
- Bastien Sauve
On a pas mal de projets où on réfléchit à comment on peut être plus intelligent dans notre organisation grâce à l'IA, en concentrant les gens sur les choses où elles ont une vraie valeur ajoutée, et puis en enlevant les tâches un peu rébarbatives, plus après des projets un peu plus... pousser sur des calculs de rentabilité, sur des choses un peu plus financières. Donc ça, c'est un peu au niveau du groupe. Je pense que là, on est dans une phase où on a semé des graines, et puis je pense qu'on pourra petit à petit commencer à récolter un peu les fruits du travail et de l'investissement qu'on a fait. Et puis moi, à titre personnel, je l'utilise de manière assez quotidienne. J'ai utilisé beaucoup GPT. Maintenant, je suis passé sur Claude, là, récemment, que je trouve assez bluffant dans les choses qu'il est capable de faire. Donc franchement, je trouve ça génial. Je pense qu'il y a un vrai enjeu sociétal sur l'IA, par contre, sur la capacité de prendre du recul par rapport à ce qu'une IA va crasher. Et puis en fait, aujourd'hui, de prendre le temps de lire ce que l'IA produit et de se poser la question si vraiment ce qu'il y a dedans, tout est pertinent. Mais moi, c'est comme ça que j'utilise en tout cas aujourd'hui.
- Bryan Umana
Avant que je te pose ma dernière question, je voulais savoir comment est-ce que tu te développais, comment est-ce que tu continues à apprendre ?
- Bastien Sauve
Bonne question ça. Alors tu le disais, moi je consommais beaucoup de podcasts. J'aimais bien Génération de Do It Yourself ou le podcast Pause qui sont un peu les deux que j'ai utilisés. j'ai un peu mis ça en... Un peu en stand-by, aussi faute de temps. Et puis des fois, j'aime mieux écouter un peu de la musique pour changer un peu les idées. Mais ça a beaucoup été un vecteur de progression. Puis à travers la lecture et le sport, j'aime bien lire des trucs un peu plus ouverts, un peu plus le management, mais l'intelligence émotionnelle, sur des aspects un peu comme ça. Je pense que j'ai beaucoup évolué sur les cinq dernières années pour m'écouter et apprendre aussi à écouter à écouter. les gens avec lesquels j'évolue. Donc voilà, c'est un peu plus comme ça. Et puis, toujours pareil, je pense que c'est un moment dans nos jobs, en plus, dans la galaxie PHIDA, je pense qu'on doit faire preuve de curiosité. Moi, j'attends des gens. Je trouve ça génial qu'il y ait des gens qui viennent et qui sont peut-être actifs dans un domaine et qui viennent proposer des projets pour un autre domaine ou apporter de la compétence ou dire, tiens, j'ai vu ça, t'as entendu ça. Franchement, ça, à vivre, c'est un vrai plaisir. à cette émulsion
- Bryan Umana
un peu qui se fait à l'interne moi je trouve ça vraiment top t'as parlé de livres et de podcasts t'as cité les podcasts mais t'as des recommandations de livres ou d'autres sources moi j'ai ma recommandation de livres c'est
- Bastien Sauve
le petit prince ah ouais intéressant parce que c'est un livre que j'avais quand j'étais enfant que ma grand-mère me lisait Il me le disait beaucoup et je trouve que c'est un livre qui est passionnant dans la lecture qu'on peut en faire aujourd'hui en tant qu'adulte.
- Bryan Umana
Et quelle est cette lecture ?
- Bastien Sauve
Je trouve qu'il y a plein d'enseignements aujourd'hui. Tu vois, quand il dit aujourd'hui que les adultes, ils ne savent pas sortir d'un cadre. Dans le début du livre, par exemple, il dessine quelque chose qui ressemble à un chapeau. Et puis en fait, il dit, c'est un serpent qui a mangé un éléphant. Et puis en fait, tu vois ça. Et puis la première réaction, c'est, les adultes, vous ne pouvez pas comprendre. Vous êtes trop fermés d'esprit. Et ça, je trouve ça génial parce que c'est tellement vrai. Et quand tu vois son parcours dans les différentes planètes, avec le mec qui allume les réverbères. Je trouve que c'est ça. Lecture en tant qu'adulte, moi, je le lis.
- Bryan Umana
de temps en temps et je trouve que c'est vraiment génial et tu le lis ou tu l'as lu à tes filles ?
- Bastien Sauve
ah ouais ça fait partie des choses que j'ai assez vite mis avec mes enfants et puis t'en as une version qui est très que tu peux ouvrir avec des pliages qui se font et j'adore le lire aux enfants et déjà un peu de leur sensibiliser sur certains aspects alors elles sont Elles sont petites, tu vois, mais il y a quand même certains aspects où déjà, tu peux un peu mettre le curseur sur des choses qu'elles apprendront plus grand. Donc, franchement, voilà, c'est pour moi le livre. C'est bon,
- Bryan Umana
merci.
- Bastien Sauve
Je t'en prie.
- Bryan Umana
C'est ma dernière question. Qu'est-ce que le succès pour toi ?
- Bastien Sauve
Le succès pour moi ? Le succès c'est le jour où, à titre personnel, la vie s'arrêtera, de me retourner et de me dire que je suis fier de ce que j'ai fait. Donc c'est un mélange de laisser une trace, avoir fait quelque chose de bien et de vertueux. Donc je pense pour moi, c'est ça. Le jour où ça arrivera, peut-être fier de ce que j'ai pu accomplir au sens large. Pas que professionnellement, je pense que c'est socialement, dans ma vision de couple, de père, tout ça.
- Bryan Umana
Est-ce qu'il y a un élément que tu aurais absolument voulu partager, dont on n'aurait pas parlé ?
- Bastien Sauve
Non, je ne crois pas. Je crois qu'on a pas mal couvert de sujets. C'était intéressant. C'était assez introspectif aussi. Donc non, franchement, c'était chouette.
- Bryan Umana
Ok, magnifique. Merci beaucoup. Merci à toi. Bastien, je t'offre un petit cadeau de La Volonté du Dé, qui t'offre... qui offre ce cadeau-là à mes invités. C'est un ami qui fait ces produits-là. Ils sont distribués chez Manor aussi. On peut les commander en ligne. Et tous ces produits tournent autour du piquant, du piment. Et puis, il est basé à Neuchâtel, mais il rayonne dans toute la Suisse.
- Bastien Sauve
Dans toute la Suisse, magnifique. Plus qu'à manger des pizzas. Exactement.
- Bryan Umana
Ou pas que, dans des pâtes. Ok, trop bien. Merci beaucoup. On a aussi pu faire cet épisode. c'est comme je t'avais dit j'ai des sponsors et celui-ci a été sponsorisé par la belle startup SOLARSPLIT dans laquelle je fais également partie et puis on remercie aussi Benefico Mucha qui nous ont accompagné pendant cet épisode merci beaucoup Merci à toutes et à tous. Merci à toi.
- Bastien Sauve
C'était génial.
- Bryan Umana
Et à la prochaine tout le monde. Ciao, ciao. Merci d'avoir écouté l'épice de l'entier. Et pour m'aider à continuer, je te demande une seule chose. Abonne-toi au podcast sur ta plateforme préférée, sur Spotify ou Apple Podcast par exemple, et sur YouTube. N'oublie pas de donner ton avis en le notant avec la meilleure note possible et de le partager autour de toi. C'est ce qui m'aide à continuer. Rendez-vous en juillet pour un nouvel épisode. Ciao, ciao.