- Thomas Fry
Prends du plaisir dans la difficulté et comme ça, tu ne peux que te réjouir de ce qui va venir.
- Bryan Umana
Sur Insta, c'est plus de 70 000 abonnés. Sur YouTube, c'est plus de 10 000. Est-ce que tu as des revenus de cette... Cette partie-là, athlète sportif, par le biais de tes sponsors, Eroxon en a parlé.
- Thomas Fry
À la fin de l'enfance et justement au début de la préadolescence, j'ai été motivé par la recherche de cette difficulté, la recherche d'une sorte de friction, de devoir fournir un effort, qu'il soit intellectuel, physique, mental, de résilience ou de créativité ou de logique, peu importe.
- Bryan Umana
Quel est ton rêve aujourd'hui ?
- Thomas Fry
Je crois que j'en ai plein. Tu peux en citer un ?
- Bryan Umana
Salut les amis et bienvenue sur mon podcast. Dans mes épisodes, j'échange librement avec des entrepreneurs ou des experts passionnés sur des thèmes variés comme le sport, l'éducation et la santé. Je suis Brian Umana, associé gérant de l'entreprise Willight Telecoms, spécialiste en infrastructures informatiques et téléphonie, COO et associé de la startup SolarSplit, une plateforme qui veut démocratiser l'investissement dans l'énergie solaire, enthousiaste de sport et de développement personnel. Pourquoi ce podcast ? Pour apprendre, être inspiré et partager tout ça avec toi. Dans ce premier épisode de l'année 2026, j'échange avec Thomas Fry. At Tonton TomTom sur les réseaux sociaux. Thomas est un athlète hybride d'élite. Il est compétiteur international en hIROX et doctorant en IA appliqué au sport. Il se dépasse dans tous les domaines de sa vie. Il a clairement choisi le chemin de la difficulté. Avec Thomas, on a parlé de l'envie d'aller plus loin, de sa passion pour le sport, d'hIROX, de sponsoring et des revenus qui en découlent, de sa conciliation professionnelle-personnelle en tant que jeune papa, de mental et bien d'autres sujets. Je ne te retiens pas plus longtemps, mais avant, pour m'aider à grandir et à continuer, je te demande une seule chose. C'est de t'abonner à la plateforme de podcast sur laquelle tu l'écoutes, de laisser ta meilleure note possible, c'est-à-dire 5 étoiles, et de commenter. C'est ce qui fait grandir le podcast et qui me permet d'inviter plus de personnes. Je suis aussi sur Instagram, at brianoumana.swiss, et notre site internet brianoumana.swiss est en ligne. Tu y trouveras toutes les références citées durant l'épisode. Bienvenue dans mon podcast et bonne écoute ! Thomas, tu as dit dans un podcast « je suis convaincu que c'est par les expériences les plus difficiles qu'on apprend le plus, qu'on évolue et qu'on grandit » . Pourquoi est-ce que tu dis ça ?
- Thomas Fry
Parce que les périodes où j'ai été le moins confronté à mes limites, où j'ai été le moins challengée, et il y a des périodes comme ça, notamment souvent elles ont eu lieu dans mon enfance ou ma préadolescence. A posteriori, je me rends compte que c'est des périodes plutôt de repos, ou de divertissement, mais c'est comme si je faisais du sur place. j'en sors pas vraiment changé. Vieilli peut-être, mais pas changé. Et je pense qu'en soi, ça peut être très bien, des fois on n'a pas forcément envie de changer, des fois on a aussi besoin peut-être de mettre le temps entre parenthèses, parce qu'on a suffisamment... On parlait de nos expériences de jeune papa en off, des fois on a suffisamment sur les bras pour ne pas s'ajouter de difficultés supplémentaires, mais... En ce qui me concerne, au fur et à mesure... En fait, à la fin de l'enfance et justement au début de la préadolescence, j'ai été motivé justement par la recherche de cette difficulté, la recherche d'une sorte de friction, de devoir fournir un effort, qu'il soit intellectuel, physique, mental, de résilience ou... ou de créativité, ou de logique, peu importe. Je me suis rendu compte que j'avais besoin de me challenger, et sûrement par cette motivation d'en apprendre plus sur moi, sur le monde, d'essayer de comprendre différemment les choses. Et de mettre en mouvement en fait. Je pense... je dirais que c'est ça. C'est d'avancer. Tu vois là par exemple notre bébé, non seulement elle veut être portée, elle n'aime pas trop être posée, mais en plus quand elle est portée dans nos bras, elle demande à ce qu'on bouge. Si on est statique, elle gigote, elle n'est pas trop contente. Il se trouve que j'en parlais avec mes parents qui m'ont dit « bah toi c'était pareil petit » . génétique, talent inné à qui je ne sais pas. Peut-être que c'est quelque chose que j'ai développé, peut-être que c'est quelque chose que j'avais en partie. Mais j'ai besoin de me mettre en mouvement et d'avancer dans ce chemin que je me suis donné, de vivre des aventures en fait. Et les difficultés sont des opportunités, ce sont des prétextes pour vivre des aventures. apprendre, comprendre et grandir.
- Bryan Umana
Je pense que ça met un petit peu dans le contexte ce que tu dis. Maintenant avant qu'on continue, qui es-tu Thomas pour les personnes qui ne te connaîtraient pas ?
- Thomas Fry
Alors je suis jeune papa marié donc j'ai une petite famille à la maison maintenant. J'ai 30 ans, je suis... Ingénieur en Data Science, en intelligence artificielle et depuis deux ans doctorant en sciences du sport. Je travaille sur la recommandation d'entraînement avec les sciences des données pour l'université de Saint-Etienne et Salomon. Et je suis un passionné de sport. J'ai commencé tardivement à m'entraîner à 21 ans. Et depuis j'ai pas arrêté.
- Bryan Umana
Et t'as 30 ans aujourd'hui.
- Thomas Fry
Et j'ai 30 ans aujourd'hui.
- Bryan Umana
Donc 9 ans à fond.
- Thomas Fry
C'est ça.
- Bryan Umana
Dans le sport. Avant t'étais à fond au niveau académique.
- Thomas Fry
Exactement.
- Bryan Umana
Je voulais revenir sur cette phrase que tu as dite par rapport au... Finalement le fait que ce sont les expériences difficiles qui te forgent. Tu as dit là en intro qu'il y a parfois des moments de pause et c'est ok d'avoir ces moments de pause. Chez toi ça a été uniquement avant que tu commences ce chemin dans la recherche constante d'aller où il y a de la difficulté ? Où est-ce que tu as eu depuis ? Donc si on prend les dates, 2016 c'est quand tu as commencé le sport à fond, environ moins 3 ans, c'est ça ? Pour la partie académique ?
- Thomas Fry
Tu demandes quand est-ce que j'ai commencé à me mettre à fond dans mes études ?
- Bryan Umana
Ouais.
- Thomas Fry
J'ai commencé fin de collège, début de lycée, donc pour moi c'était autour de mes 15 ans, donc un peu avant 2010.
- Bryan Umana
Ouais, ok, un peu avant 2010. Et donc depuis là t'es à fond partout quoi. Enfin quand je dis partout c'est que ce soit soit au niveau académique, soit au niveau sportif. Soit les deux à un moment donné.
- Thomas Fry
Soit les deux, oui exactement. En fait j'ai... la genèse un peu de ça c'est... j'étais quelqu'un qui vivait mal justement la difficulté. à plusieurs niveaux si tu veux quand je quand il ya quelque chose qui demandait de l'effort j'avais tendance plutôt à à l'appréhender et je parle de quand j'étais tout petit et ce que j'aimais bien c'était le jeu le j'aimais bien lire j'aimais bien m'amuser avec les copains aller jouer dehors mais Mais s'il y avait une épreuve ou un devoir, c'est quelque chose pour lequel je rechignais. Par exemple, le dimanche, le fait de savoir qu'il y avait école le lendemain, le dimanche soir, comme pour moi c'était une contrainte, et du coup en soi c'était, à cet âge-là, une difficulté de me dire « il va falloir que j'aille à l'école » . que j'écoute en classe, que tu fais pas ce que tu veux à cet âge là et en fait tu le fais jamais mais en tout cas à cet âge là j'ai vraiment vécu comme une contrainte et puis en fait un peu toutes les difficultés qui pouvaient venir comme ça je les subissais plus qu'autre chose et il y a j'ai eu un peu ce déclic provoqué par plusieurs événements personnels autour de mes 12-13 ans où je me suis dit mais au lieu à chaque fois de subir un peu Ton contexte, ton environnement, il y a des choses certes que tu peux choisir, il y en a d'autres pas. Essaye plutôt d'apprendre à aimer ce que tu n'aimes pas. Confronte-toi à la difficulté et prends-y du plaisir parce que, que tu le veuilles ou non, t'en auras toujours en fait. Que ça soit des contraintes, que ça soit des épreuves, que ça soit des moments compliqués, on est voué à en vivre. Et plutôt que profiter des moments comme on disait de repos et subir les difficultés, renverse ta conception des choses. Les moments d'airpôt, rien ne t'empêche de toujours les apprécier si tu veux, mais prends du plaisir dans la difficulté et comme ça, en fait, tu ne peux que te réjouir de ce qui va venir. Plutôt qu'appréhender le lendemain parce qu'il y a telle chose, il y a tel problème que je vais devoir résoudre, auquel je vais peut-être... être en difficulté tel échec qui m'attend voilà plutôt comme des opportunités pour évoluer mais ça m'a permis en fait de autour de ses 12 13 ans bien mieux vivre le reste de ma scolarité notamment mais
- Bryan Umana
aussi de de mon parcours en général et le déclencheur ou un des déclencheurs de ça c'était Entre autres, le décès de ton grand-papa, puis ensuite il y a eu une succession de décès dans ta famille. Et en l'occurrence, justement, un de tes grands-papas qui était, selon tes mots, un peu le chêne chez toi, donc le chêne, l'arbre chez toi, donc un peu ce socle fort que tu avais comme image. Tu sentais le besoin de prendre la place de ce chêne qui finalement disparaissait. Moi, ce que je trouve intéressant, et ça c'est dans beaucoup d'histoires de personnes, de profils, selon toi, il y a ce déclencheur-là, mais au-delà de ça... Qu'est-ce qui nous pousse à vouloir aller chercher ça ? Je prends un exemple, c'est une histoire un peu cliché comme ça qu'on pourrait entendre, mais je ne sais plus exactement le nom de cette personne. C'est un Indien de l'Inde d'origine et qui est né en Inde. Tu sais, dans ces familles très pauvres où finalement en termes de pyramide tu es au plus bas et en Inde, en tout cas avant, t'as cette croyance tu es au plus bas, tu restes au plus bas et tu resteras toute ta vie au plus bas et c'est comme ça et ce sera toujours comme ça. Et cet enfant d'une famille de 8 autres frères et sœurs... Ils sont là, ils jouent sur un trottoir et puis un d'eux dit à tous ses frères et sœurs un jour je dirai aux Etats-Unis, j'étudierai. Et tout le monde dit t'es marrant, on passe à autre chose, on se met la balle quoi. Et puis des années plus tard, il est aux US, il a fait une des meilleures universités, CEO de je ne sais plus quelle boîte de tech. Tout était voué pour qu'il reste en Inde, dans je ne sais pas où, quel village ou quelle ville, dans cette famille, comme ça a toujours été. Et pourtant, on en a un, tout d'un coup, il se dit « Non, je crois que je peux faire autre chose » . Et moi, je trouve toujours fou, inspirant, impressionnant de se dire « Qu'est-ce qu'il fait ? » chez un enfant ou chez un adulte, on peut avoir des déclics bien plus longs, bien plus âgés aussi, qu'on va sortir de ce moule où ce qu'on nous a toujours montré, quel est ton avis par rapport à ça ? Tu n'avais entre guillemets rien, si ce n'est une famille bienveillante, de l'amour, à manger, tu vois, t'étais pas en Inde comme cet enfant-là. Donc on va dire que t'avais la base, on va dire, je vais même dire en Suisse, même si t'as grandi en France, c'est juste.
- Thomas Fry
C'est ça.
- Bryan Umana
Mais aujourd'hui on est en Suisse, donc je vais parler de la Suisse. On va dire que c'est plus ou moins la base, et je sais qu'il y a aussi des personnes qui sont dans la précarité, mais... De manière générale, tout le monde a un toit, tout le monde mange, tout le monde boit. Maintenant la famille c'est différent, on a plus ou moins d'amour dans notre jeunesse. Mais toi tu avais, on va dire... Tout en termes de stabilité sociale qui était là, ça ok. Par contre, je ne sais pas, moi il me semble que je ne l'ai pas entendu, mais tu avais des parents qui avaient étudié, mais est-ce qu'autour de toi tu avais un sportif d'élite ? Est-ce que tu as grandi en voyant ça ? Qu'est-ce que t'en penses toi ? Pourquoi est-ce que d'un coup on se dit, toi Thomas t'as 13 ans et tu dis ben en fait je vais accepter la difficulté, je vais faire une série de pompes et une série de tractions tous les jours à l'échec parce que je veux changer et maintenant je vais me focaliser sur ça. Désolé, c'est un peu long tout ce que je dis, mais maintenant je reviens sur un de tes derniers challenges qui ont été les tractions, les pull-ups. Tu voulais battre le record de David Goggins qu'il avait fait en 2013, je crois, qui était de 4030 pull-ups. Sauf que lui, il l'avait fait en 17h et quelques. Toi, tu l'as fait en combien ? 5h49. 5h49. Et donc juste David Goggins, pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas. Moi j'ai écouté ses livres, j'aime bien le personnage. En tout cas pour le dépassement de soi, il a ce côté inspirationnel. Maintenant c'est les US, c'est un peu extraverti on va dire. On aime ou on n'aime pas. écouter ou voir ou ce qu'on peut lire de ce qu'il aurait fait. Voilà ancien Navy Seals il a fait Irak etc. et puis ensuite ces ces ultras qu'il fait donc en course à pied, ses tractions etc une discipline assez folle. Lui pareil enfin pareil dans son histoire en tout cas qu'il relate lui vient d'une famille quand même plutôt pauvre afro-américaine, son père qui n'était pas là ou qui était abusif vis-à-vis de sa mère, donc son père qui était alcoolique etc. Lui qui était en surpoids avant d'aller chez les Seals. Et là pareil, tu vois un gars qui est destiné à juste continuer sa vie comme son père l'a fait, peut-être partir dans les gangs aux US. En plus il est afro-américain, je dis en plus pour dire que... A l'époque, je pense que c'était le deuxième... Non, j'exagère peut-être, mais il n'y avait pas beaucoup de Noirs qui étaient chez les Seals. Et pourtant, tu as ce gars, David Goggins, qui sort du lot et qui se dit « Non, moi, ce n'est pas la vie que je veux » . Et ça, moi, je trouve incroyable. Je trouve incroyable. Mais là, en fait, je fais un parallèle avec toi. C'est que je trouve aussi incroyable que toi, à 13 ans, tu te dises « Allez, maintenant, on va chercher ça » .
- Thomas Fry
Pour moi, quand je vais parler en ce qui me concerne, je pense qu'on a besoin d'avoir plusieurs éléments pour vouloir, en fait justement pour changer, parce que vouloir ne suffit pas, ensuite il faut le mettre en action. Je pense qu'un des premiers éléments c'est qu'il faut qu'il y ait une différence entre qui tu es et qui tu souhaites être. Des fois tu es totalement en accord avec qui tu es, c'est à dire que tu es satisfait de ce que tu fais, de tes valeurs, de tes principes et de ce que tu peux accomplir. Et des fois au contraire il y a un manque, il y a ce que tu souhaiterais être qui est éloigné en tout cas de ce que tu arrives à faire. Je parle de faire et être, c'est quand même deux choses différentes, mais je ne vais pas rentrer dans les détails. Mais pour moi, il y a une tension. En tout cas, c'est un des éléments qui était présent chez moi entre la personne que j'étais et la personne que je voulais être. La personne que j'étais, elle avait du mal dans beaucoup de choses et elle subissait cette difficulté. Et en fait, il y avait un inconfort. Donc je parle de tension, d'inconfort. d'énergie si tu veux, qui va faire que chaque jour tu te mets en mouvement pour ce changement. Et du coup, pour aller dans la direction que tu veux. Je pense qu'un autre élément nécessaire, c'est d'y croire. Parce qu'il y a des personnes qui vivent, qui sont dans cet inconfort, qui ne sont pas satisfaites avec leur état actuel, mais qui ne se pensent pas capables de changer les choses. Une façon peut-être un peu déterministe ou fataliste de voir la vie et dans ce cas-là, elles ne vont pas forcément... essayer quoi que ce soit parce que à quoi bon si elles sont convaincues qu'elles ne peuvent pas changer ? Donc premier élément tension entre ce que tu vises et là où t'es pour l'instant et puis deuxième une sorte de foi en ta capacité à te diriger vers cette destination que tu t'es fixée. Tu parlais de Goggins, lui il me semble c'était... Donc voilà, comme tu le racontais, il était en surpoids. Il se racontait des histoires, beaucoup d'histoires de ce genre. J'ai pas lu ses livres mais j'ai écouté ses podcasts où il s'imaginait un peu comme un héros. Il avait des films qui l'inspiraient, donc qui l'inspiraient dit qu'il y a des choses représentées dans ses films qui, waouh, qu'il souhaiterait représenter ou obtenir et qu'il n'a pas pour l'instant. On retrouve cette tension. Il parle de Rocky et puis il est tombé sur cette émission qui justement je crois documentait un entraînement des cils, je ne veux pas dire le bêtise, c'était les cils sous une autre unité américaine. Et pour lui en fait il avait les yeux qui brillaient, de ce que j'ai compris en tout cas il y avait beaucoup de valeur, beaucoup de fierté. dans les hommes qui voyaient, qui ensuite est devenu sa normalité une fois qu'il a intégré, du coup il a dû chercher de nouveau d'autres objectifs parce que finalement ce qui se passe souvent c'est qu'une fois qu'on a atteint l'objectif fixé comme on a apprécié le chemin et qu'on se rend compte, en tout cas dans mon cas que l'exploration est beaucoup plus intéressante que la destination elle-même on a envie de répéter le processus. On ne se satisfait pas d'être arrivé là où on s'était fixé d'aller, on a envie d'explorer encore ailleurs, et c'est pour ça que je parle de difficultés comme prétexte, d'épreuves comme des prétextes pour évoluer, parce finalement qu'on choisisse tel ou tel chemin, je pense que ce qui est intéressant c'est les leçons, les rencontres, toutes les expériences du processus en lui-même.
- Bryan Umana
Tu parles donc d'un delta entre qui on est, où tu as dissocié le être et le faire, mais pour faire simple, qui on est aujourd'hui et qui on souhaiterait être demain. Donc ce delta-là fait qu'il va potentiellement nous pousser à... à aller restreindre ou diminuer ce delta. Et puis le deuxième, c'est cette potentielle inspiration qu'on aurait. Toi, tu avais ce delta-là justement, tu disais...
- Thomas Fry
J'avais cet inconfort de subir tout ce qui était compliqué, de fuir justement, je pense, la difficulté. Et il y a une partie de moi en fait qui n'en était pas satisfaite de ne pas aller au bout des choses, de ne pas me confronter aux difficultés et de ne pas me donner à 100% d'appréhender quand ça allait être dur. En fait, puis juste en termes de qualité de vie... Je savais que si j'arrivais à concevoir les choses différemment, au lieu de vivre dans l'appréhension et ça peut être aussi une source de stress, je pourrais trouver un épanouissement dans la difficulté, la représenter un peu comme une aventure, comme une opportunité. Et en fait c'est exactement ce qui s'est passé. Donc il y avait bien ce delta, ouais.
- Bryan Umana
Tu as... quand je t'ai demandé qui tu étais, tu as mentionné que tu étais un passionné de sport. Sans en dire plus, je vais quand même en dire un petit peu plus. Parce que quand tu es arrivé au studio, il y a Davidette du studio qui t'a demandé... Parce que pour les gens qui nous écoutent, tu m'as écrit, je ne sais plus trop quand, il y a une semaine environ ou quelques jours, en me demandant si c'était ok si tu venais après une séance de sport et en disant en ouf que les auditeurs ne sentent pas l'odeur. Tu es un passionné de sport parce que tu t'es entraîné juste avant. Ce n'est pas anodin ce que je dis dans le sens où, oui, tu es un passionné de sport, mais ce que tu as dit à Davidette du studio quand il t'a posé la question si tu étais un athlète élite ou de haut niveau, je ne sais pas trop ce qu'il a dit, tu lui as dit apparemment ou je le suis devenu apparemment. Donc bon, il y a de la modestie dans l'air. On a parlé de ces 4031 tractions que tu as faites en 5h49. Donc pour les personnes qui ne vont pas à la salle, qui ne font pas de calisthenics, de street workout ou autre... ça peut bon on se dit quand même généralement quand on dit 1000 même 1000 ça paraît quand même assez fou mais pour les personnes Essayer juste d'en faire 100 quoi voilà Sinon donc tu as fait un marathon 2h49 tu as fait un ultra ultra trail Donc c'était 100 km, c'est ça ?
- Thomas Fry
C'était 114, oui. Je pense que tu parles du Wilstrubel. Exact, oui. Dans le Valais qui n'est pas très loin.
- Bryan Umana
Voilà, exactement. Donc 18 heures. Et puis... Et d'autres. Après, j'invite les gens à aller sur ta page YouTube, ton TomTom ou sur ton compte Instagram pour aller voir ce que tu fais ou ce que tu as fait. Un ultra hybride aussi. C'était 100 kilos, 1000 tractions, 1000 dips, 1000 pompes, c'est ça ?
- Thomas Fry
C'est ça exactement.
- Bryan Umana
Et puis dernièrement ce qui t'occupe le plus en termes sportifs du moins sont les hIrox. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas hIrox qui existe depuis un petit moment sauf que ça a vraiment pris en engouement il y a environ deux ans. C'était depuis 2018 ? 2019 ? 2018 ?
- Thomas Fry
2017. Ah, 2017, ouais. C'est passé un peu sous les radars parce qu'il y a eu le Covid.
- Bryan Umana
Ah, ouais.
- Thomas Fry
Et premier événement en France, novembre-octobre 2023. En Suisse, il y en avait eu quelques-uns, mais finalement, pareil, ils sont passés un peu inaperçus. Et là, il y a eu Genève pour la première fois, pas l'Expo, en octobre de cette année. Complètement d'accord avec toi, c'est en train de prendre en ampleur. Là où il n'y avait rien ces dernières années, on est à Lausanne. Sur le chemin pour rejoindre le studio ici, je suis tombé sur des salles que je connaissais qui maintenant affichent les salles certificées.
- Bryan Umana
Et donc hIROX qui est cette compétition urbaine qui mélange course à pied, donc 8 kills. Entre chaque kill, il y a un poste, donc un exercice. qui est bien défini comme un marathon dans le sens où c'est à chaque fois la même chose, peu importe la ville, peu importe le pays. Et donc toi, tu progresses depuis un moment avec des temps que tu bats à chaque fois, ou en tout cas qui diminuent de plus en plus. Et tu es depuis peu en double avec Alan Cao, qui est un Français très actif dans l'hIrox aussi. Maintenant vous êtes dans l'élite 15, donc en double.
- Thomas Fry
ça c'est vraiment très récent vous êtes qualifié alors en fait c'est particulier donc à l'eau se fait des championnats du monde ces championnats du monde il catégorise les 15 meilleurs au monde qu'ils appellent les élites 15 et ceux qui ne font pas partie des quinze meilleurs vont concourir pour leur titre de champion du monde dans leurs catégories d'âge mais pour viser le titre en toutes catégories confondues, il faut d'abord intégrer l'Elite 15. Il se trouve qu'avec Alan, on a fait, à l'époque c'était le septième meilleur temps, tout en confondu depuis le début de la discipline, à Londres et on fait donc partie des Elite 15 Qualifiers. En fait, on peut participer à des événements qui nous permettent donc qui nous... C'est assez bizarre parce que Le terme porte à confusion, mais on est Elite 15 lors de la compétition et on joue notre place d'Elite 15 pour les mondiaux. Donc en gros, pour chacun des majors d'Elite 15 Qualifier, on en a fait un à Hambourg, si on fait podium, première, deuxième ou troisième place, alors on concourt avec les 15 meilleurs lors des championnats du monde. Du coup, tu as deux termes. Tu as les Elite 15 lors de ces compétitions des qualifiers et ensuite tu as Elite 15 lors des championnats du monde qui auront lieu à Stockholm en juin. Nous, pour l'instant, on n'a pas réussi à prendre notre place pour les championnats du monde en tant qu'Elite 15. Donc, on a participé en tant qu'Elite 15 au Major à Hambourg, mais on n'a pas réussi à faire podium à ce moment-là. Là, il y en a eu un autre auquel on était qualifié, mais qui était un petit peu loin, c'était Melbourne. Il a eu lieu ce week-end, donc il y a deux jours. Et on en aura un autre à Varsovie, mi-avril.
- Bryan Umana
Ok.
- Thomas Fry
Voilà.
- Bryan Umana
Ouais, ok. Et donc, ce que je disais, c'est qu'hIrox, aujourd'hui, prend beaucoup de place.
- Thomas Fry
Oui.
- Bryan Umana
Dans ta vie ? Quand tu fais partie des Elite 15, en tout cas quand tu... J'essaie d'assimiler le fait des Elite 15, enfin de participer en tant qu'Elite 15 mais pas encore être dans l'Elite 15 pour les championnats du monde ? Mais quand tu participes déjà à l'Elite 15 dans les différents majors, et les majors qui sont finalement une compétition hIROX, enfin il y a plusieurs majors dans le monde, et ce sont, si je prends un peu comme dans le marathon, maintenant j'ai un petit blanc avec le terme, mais dans le marathon il y a 5 je crois, 5 ou 6 on dit c'est un peu les... Je crois qu'il y a New York, Berlin, Boston, Tokyo, Londres. Je n'ai plus le nom.
- Thomas Fry
Je crois qu'on les appelle... Je ne veux pas dire de bêtises. Il me semblait qu'on les appelait les majors aussi, mais je ne suis pas sûr.
- Bryan Umana
C'est possible. Mais en gros, c'est plus ou moins ça. C'est ça.
- Thomas Fry
Et du coup, c'est des courses très restreintes. On n'est que 15 doubles à participer. Ils prennent les 15 meilleurs temps. Sur les 365 derniers jours... précédant l'événement lui-même. Donc à Hambourg, ils ont regardé sur les 365 derniers jours avant Hambourg, quels ont été les 15 meilleurs temps enregistrés.
- Bryan Umana
Tout confondu ?
- Thomas Fry
Tout confondu. Avec Alan, on faisait partie de ces 15 meilleurs temps, donc on a pu prendre le départ de la compétition, mais on n'a pas fait podium, donc on n'est pas Elite 15 pour les Mondiaux à St-Polmangean.
- Bryan Umana
Ok.
- Thomas Fry
Voilà.
- Bryan Umana
Ouais, ok. Et en tant que... Donc est-ce que tu dis quand même, vous faites partie de l'Elite 15 ?
- Thomas Fry
Oui, du coup on est Elite 15 pendant ces... Souvent on a le t-shirt Elite 15. Toute la communication à Erox est de dire qu'on est Elite 15, mais pour l'instant on n'a pas nos places pour les mondiaux à Stockholm pour Elite 15. Si on ne l'a pas, ça veut dire qu'on fera la compétition dans notre catégorie d'âge, comme on l'a fait l'année dernière. Ou là on a, pareil l'année dernière, on a à chaque fois loupé notre place à l'Elite 15 de peu. Sur trois compétitions, on a loupé le podium respectivement de 13 et 4 secondes. Et puis au Mondiaux, du coup, on a fait notre course dans notre catégorie d'âge. Là, on a pris le titre de vice-champion du monde. et puis cette année ça va dépendre de si on arrive ou pas à intégrer l'Edit 15 pour Stockholm et sinon pareil on fera dans notre catégorie d'âge, catégorie d'âge c'est donc 30-39 ans
- Bryan Umana
Alan à quel âge lui ?
- Thomas Fry
Lui il me semble qu'il est de 93, il a 32
- Bryan Umana
Je suis de 93 aussi Pour votre situation, est-ce que vous gagnez quelque chose de ça ? Est-ce que vous gagnez quelque chose de ça vis-à-vis d'hIrox ? Plutôt de la part d'hIrox ?
- Thomas Fry
Si tu veux, tous ceux qui participent ont un prize money. même les derniers doubles qui finissent la course parce que Aerox je pense à conscience que c'est un certain coût financier que de venir à chaque fois aux compétitions, t'as les vols les trajets,
- Bryan Umana
le temps que tu restes surtout si tu viens de loin par contre tout ça ça a tes frais exactement vous payez pas l'inscription par contre ?
- Thomas Fry
non cette inscription elle t'est offerte Je pense qu'hIrox veut s'assurer d'avoir les meilleurs à chaque fois qu'ils viennent. Donc, ils mettent ces price money en place pour que l'argument financier ne soit pas la raison de ne pas se déplacer. Exactement. Tu peux citer un montant ? La victoire est à 15 000. Si je ne dis pas de bêtises, je pourrais vérifier les chiffres. Et ensuite les derniers je pense que tu reçois, il faudrait que je regarde parce que je ne sais plus si c'était en dollars. Je crois que c'est 600 les derniers pour vérifier.
- Bryan Umana
Ouais donc selon où ça t'es tout juste défrayé quoi. Ah oui c'est pas...
- Thomas Fry
de toute façon je pense que tu vivras... je pense pas que tu puisses vraiment vivre du sport pour l'instant si tu parles juste de price money. Parce qu'un champion du monde, il va se déplacer beaucoup. Il va aller, je pense, faire des... ça dépend, mais il va peut-être faire des compétitions transatlantiques, voire même aller en Australie. Et si tu regardes tous les frais, plus les frais, on va dire, liés à la performance qui vont faire qu'il va aller peut-être régulièrement chez le physio ou se faire masser, etc., Je ne pense pas que les price money actuels lui permettent de couvrir sa saison. Par contre, et c'est ce que vise hIrox, en tout cas c'est comme ça que moi je le comprends, c'est hIrox veut un sport suffisamment attractif pour que les marques et les partenaires, les sponsors viennent s'associer aux athlètes afin de les aider dans leur saison sportive.
- Bryan Umana
Justement, c'est là où je voulais en venir. C'est pour ça que je t'ai dit « Je m'arrête là dans cette question » . D'abord, je voulais comprendre un peu la monétisation, les revenus qu'on pouvait potentiellement avoir au niveau Aerox. On peut parler un peu de sponsoring ? Comment ça se passe derrière ? Là, on parle de Thomas, l'athlète, le performeur, celui qui se dépasse physiquement. Sur Insta, c'est plus de 70 000 abonnés par an. sur YouTube c'est plus de 10 000. Est-ce que tu as des revenus de cette partie-là, athlète, sportif ? Par le biais de tes sponsors, par le biais d'hIrox on en a parlé.
- Thomas Fry
Oui clairement donc mes sponsors finalement me rémunèrent pour mon parcours d'athlète. On a des primes à la performance. on s'est dit demander un petit peu comment ça se passait et une rémunération mensuelle qui nous aide pour la saison à venir voilà pour tout ce qui va être dépenses les trajets
- Bryan Umana
Les aussi l'à côté on parlait de récupération les séances de physio etc prime à la performance ça veut dire que vous posez autour de la table avec un des sponsors vous dites ben voila nous on vise à Les mondiaux Elite 15, si on y arrive, prime.
- Thomas Fry
Oui, c'est ça. En fait, même généralement, ce n'est pas toi qui… Tu parles de tes projets, mais généralement, c'est le sponsor qui propose la prime à bord. Et puis, assez souvent, un agent qui va faire le… parce que nous nôtres. Déjà, mon travail, ce n'est pas d'être athlète. Mon vrai travail, c'est doctorant. Mais même si je ne parle que du côté sportif, notre « job » , c'est de performer et la partie discussion avec les sponsors, ce n'est pas forcément, voire pas du tout dans nos compétences. Donc généralement, ce qui se passe, c'est que tu as un agent qui fait le lien entre l'athlète les marques ou les potentiels futurs sponsors, parce qu'en fait, tu reçois aussi beaucoup de propositions. Mais la première chose, c'est qu'il faut que tu t'assures d'être aligné avec la marque et les produits. Moi, le critère idéal, c'est que ce soit une marque que j'utilise déjà. Nutripure, c'était le cas, parce qu'ils sont... Pour moi, c'est les compléments les plus qualitatifs que je connaisse. La santé est super importante dans mon spectre. Et il se trouve que du coup, je me suis vraiment retrouvé dans leurs produits. J'avais commencé à les consommer et la relation s'est faite naturellement. Moi, en tout cas, c'est ce que je conseillerais s'il y a des personnes qui voudraient être accompagnées, c'est assurez-vous de, si c'est des choses que... une marque que vous ne connaissez pas mais prenez le temps en fait de les connaître, voire même un an où vous testez, parce que là on parle de compléments alimentaires mais ça pourrait être des équipements ou quoi que ce soit, où vous apprenez à les connaître et pas précipiter les choses parce que rien de pire qu'un partenariat avec lequel on... on n'est pas totalement aligné. Et la deuxième chose, en fait, c'est le temps. J'ai que moi, je dis non à 99,999% des propositions parce que j'ai ma thèse, j'ai mon bébé à la maison, j'ai mes entraînements pour la saison et la partie sponsoring... Demande des responsabilités, il faut en être conscient. Et si on veut pouvoir être capable d'assurer ses engagements, il faut s'assurer d'avoir le temps de pouvoir mettre ça en place. Voilà.
- Bryan Umana
Il y a pas mal d'éléments qui viennent. Notamment, est-ce que tu as un devoir de création de contenu ? Maintenant, avec ces sponsors, par exemple ?
- Thomas Fry
Oui, on va dire un devoir. C'est assez standard. En fait, quand tu utilises les produits, il faut que tu t'assures de temps en temps de pouvoir à minima communiquer dessus. En fait, ça dépend beaucoup des sponsors. Certains ne te demanderont rien parce qu'ils veulent juste s'être associés à ton image. D'autres demanderont que tu communiques un petit peu sur les produits. Quand je dis un petit peu, ça peut être à... Les fréquences de publication sont très dépendantes du type d'accompagnement. Tu peux avoir tout et tu peux avoir un sponsor qui te demande quelques fois par mois, d'autres beaucoup plus. C'est la seule chose que... auquel je pense en termes de création de contenu.
- Bryan Umana
Tu dis que le temps, finalement, est cette ressource rare que tu as, raison pour laquelle tu travailles avec un agent pour cette partie-là. C'est quoi une semaine type de Thomas ? Maintenant que tu es papa aussi, comment est-ce que ça a évolué en termes d'entraînement, travail, famille, création de contenu ?
- Thomas Fry
Mes priorités restent, comme je le disais, ma famille, mon travail et les entraînements pour ma saison. Le reste est secondaire. Donc la création de contenu passe après ces trois piliers, famille, travail et puis performance, sport. Et donc il faut que je fasse en sorte que ça vienne le moins possible interrompre mes séances, le moins possible amener d'interférences. Et c'est pour ça que je demande à des copains parce que tout seul, ça vient un peu diminuer la qualité en tout cas de ce que je suis censé faire. Là, ce qui est un petit peu compliqué en tant que jeune papa, c'est que comme il se passe toujours des nouvelles choses avec bébé, des bonnes comme des moins bonnes. On parlait de virus parce qu'on est tombé régulièrement malade ces derniers temps. Ça fait qu'en fait, j'ai toujours un plan, mais ça ne se passe jamais comme prévu. Et ça, j'apprends à accepter en fait et ça devient un peu plus de l'art que du systématique. Où tu surfes une vague et puis tu tombes et tu te relèves et tu dis bon ben j'étais censé faire ça, travailler à ce moment mais je peux pas parce qu'il faut s'occuper de... Mais le peu de règles que du coup j'essaye de placer dans ce chaos quotidien ça va être de finir mes journées à 18h pour l'instant c'est quelque chose avec lequel j'ai beaucoup de mal mais... parce que bah actuellement avant c'était pas du tout comme ça que je fonctionnais mais finir mes journées à 18 heures pour être présent pour aider ma chérie prendre le relais et qu'elle puisse se reposer parce que bah elle allaite donc c'est elle qui nourrit bébé la nuit il y a eu une période où je le faisais avec elle parce que voilà on pouvait on nourrissait avec le dalle mais...
- Bryan Umana
Le dalle ?
- Thomas Fry
Ouais, c'est un dispositif d'allaitement. Je vais pas rentrer dans les détails mais l'allaitement est un chemin un peu sinueux, difficile. Il y a un moment où elle tirait le lait et du coup moi je pouvais donner à bébé. Mais ce qui fait qu'elle est fatiguée des nuits, il y a une sorte de fatigue qui s'accumule. Moi j'essaie de faire en sorte d'être disponible en fin de journée, de laisser du coup d'avoir fini le travail et le sport à ce moment-là. Et également de faire en sorte qu'elle puisse dormir les journées, en tout cas dans la semaine, de lui permettre de faire quelques siestes. Et également le week-end afin qu'elle puisse récupérer. Ce qui fait qu'aucune des journées ne se ressemble. Mais voilà, là par exemple je me suis levé à 6, j'ai commencé par la séance. On a un peu bricolé ce... ce créneau où on peut faire cet épisode parce que ben voilà c'est un avec crampe et dire mais c'est pour ça que je t'ai demandé est-ce que ça te dérange pas si je fais ma séance juste avant je serais peut-être un peu moins présentable parce que ben voilà on essaye de placer ces différents blocs dans la journée comme il faut sans que tout déborde et que je puisse finir du coup ma journée que j'ai commencé à 6h la finir à 18h pour être présent à la maison.
- Bryan Umana
Je compatis. Moi, c'est un objectif qui est dans encore quelques petites années. Ça se construit d'arriver à la maison, d'aller à 18h30 max et là de plus rien faire. C'est clairement pas le cas. C'est vrai que si on fait en sorte de se dire qu'il faut accepter L'imprévisible et l'aléatoire avec un bébé, ça facilite quand même grandement la vie. Parce que moi j'étais très... J'ai un plan cette semaine, je m'entraîne à ce moment, j'ai ci, j'ai ça. Après d'un coup j'ai des séances qui venaient beaucoup plus tôt que prévues ou autres et puis il faut changer un petit peu. Mais là avec le bébé c'est vrai que c'est assez particulier.
- Thomas Fry
Je rebondis sur ce que tu dis. Moi typiquement les plans... Je suis très bon pour les tenir à l'année, pendant 10 ans, pendant toute ma vie. Par contre, quand il y a des imprévus qui viennent perturber ce plan que je n'arrive plus à respecter, je suis très insatisfait. Je suis vraiment un peu frustré de ne pas réussir à mettre en place ce que j'avais prévu. Et du coup, je n'ai... qu'ai eu le choix de faire se lâcher prise parce que sinon en fait tu deviens fou à faire des plans qui chaque jour tombent à l'eau. C'est un échec complet et du coup j'étais là si je veux... En fait c'est quelque chose que j'ai déjà commencé à apprendre avant que bébé arrive la saison dernière qui était elle bien pleine déjà au niveau professionnel et personnel en plus du sport où là je me suis dit bon bah en fait il y avait déjà un peu ce chaos qui commençait à arriver. Et je voyais que je n'arrivais pas à réaliser ce que je mettais sur le papier. J'ai dit, plutôt que péter un câble et te décourager, apprends une nouvelle difficulté. Qu'est-ce que je peux apprendre ? Je peux apprendre à réagir différemment à cet imprévu, à le surfer justement. C'est une vague, tu ne l'avais pas prévue. Ok, je vais suivre le rythme. Au lieu d'aller à l'encontre, je me laisse porter par elle, je garde mon énergie de « Ah, je voulais faire ça, c'est pas grave, je vais l'utiliser à un autre moment plus propice » et ça me permet de bricoler en fait chaque journée. Je pense que des difficultés auxquelles on est tous les deux confrontés en tant que jeune papa, donc toi tu es entrepreneur, tu as deux boîtes plus ton podcast. Moi, d'une quelque sorte, la thèse c'est aussi un peu ton projet personnel. pour lequel tu ne comptes pas du tout tes heures, plus ma saison qui est du coup un peu un job d'athlète à planifier soi-même. Tu dois faire tes entraînements sinon tu ne vas pas performer à l'année. Lorsque tu es entrepreneur, tu es un peu constamment en train de bosser ou réfléchir pour ce que tu dois faire. Sans toi ça ne tourne pas ? Donc c'est pas : "Ah oui, tu commences ta journée à 8, tu sors du bureau avec les collègues à 18, et une fois que t'as fermé la porte du bureau, t'y penses plus." Ça t'habite un peu. T'as tout le temps quelque chose à faire. Et je trouve que c'est la difficulté supplémentaire pour nous parce qu'une fois à la maison, on a quand même des projets un petit peu sur le feu tout le temps. Qui plus est, moi je suis en télétravail, donc ça... Le gros avantage de "je peux soutenir" Ma femme, durant la journée, s'il y a des moments compliqués, si bébé ne fait que pleurer. Et puis pour les parents, il y a toujours des besoins un peu de souffler de temps en temps quand c'est compliqué. Quand bébé par exemple a des maux de ventre à répétition ou tout simplement de la fatigue. C'est toujours chouette d'avoir le conjoint qui puisse prendre le relais. Mais le défaut du coup, c'est que ça amène cet imprévu en permanence de... j'interromps ma tâche, tu te déconcentres, tu vas peut-être aider juste des fois 15-20 minutes, pas plus. Mais en fait, le temps que tu te remettes à ta tâche, tu as déjà perdu pas mal de temps de ce que tu te reconcentres dessus. Et ce qui fait que c'est un véritable patchwork hétérogène chaque journée. Mais j'y vois aussi des forces. La force que je suis présent à la maison auprès de ma femme, même si essentiellement je suis censé... J'essaye de mettre toute mon énergie quand même à avancer sur mon boulot pour qu'à 18h, ça soit fini. Mais de nouveau, je comprends aussi que tu puisses avoir... En tout cas, de ce que j'ai compris que tu exprimais, que ça soit très difficile de finir à 18h30 ou 18h, peu importe, parce que si je reprends tes mots, t'avais déjà un peu des petits bébés...
- Bryan Umana
Exactement ! Complètement, et puis je pensais que tu allais me dire si j'ai bien compris ta frustration ou ton insatisfaction. Et c'est clairement ça, et je suis très content que tu aies rebondi là-dessus parce que je l'ai noté. Je t'ai entendu dire que justement tu as utilisé un mot fort quand même « jamais » . que tu n'as jamais réussi à tout mener à bien comme tu le voulais, donc dans le sens concilier sport, travail, famille, et que tu es toujours insatisfait. Et pour moi la frustration est une thématique... J'apprends. J'apprends au fur et à mesure. Et depuis qu'on a notre fille, justement, ça m'a encore plus permis d'avancer parce qu'à un moment donné, il y a énormément d'amour aussi là-dessus. Donc c'est pas « Ah merde, je dois arrêter ça pour ça » . Non, c'est… La priorité, si elle n'est pas bien, c'est de la porter, c'est d'être avec elle. Et ma foi, tout ce qu'il y a attendra. Si par exemple, c'est le week-end et je suis en train de bosser et puis je l'entends pleurer, et puis ma femme est sous la douche chaude, je ne vais pas juste mettre mon casque et dire « Non, moi là, je suis en train de bosser » . Je dis « Non, on va s'interrompre, je vais aller vers elle, je vais la prendre, je vais lui faire des bisous, je vais lui donner de l'amour, elle va me sourire, je vais encore plus sourire. » Exactement. Mais n'empêche que ça me parle beaucoup. Mais t'as répondu en fait, parce que moi je voulais te poser la question, comment tu gères la frustration de ne pas réussir à tout concilier ? Et je te remercie, je vais prendre ce que t'as dit, c'est-à-dire de... En fait, la frustration est un autre sujet parmi tous les autres sujets qu'on a, ou une émotion, on l'appelle peu importe comment on veut. Il faut l'identifier quand elle arrive et se dire « Ok, je suis frustré, je suis insatisfait » . Au lieu de m'énerver encore plus... parce que je n'ai pas réussi à suivre le plan que je m'étais fixé, ben, gardons cette énergie-là, on la canalise et on la dirige. Exactement, on la dirige vers l'autre tâche, action possible. T'as d'autres tips ?
- Thomas Fry
Oui, écoute, je suis également en train d'apprendre sur le tard. Donc si j'en ai d'autres qui me viennent en tête, je n'hésiterai pas à te les partager. Mais c'est vrai que c'est un apprentissage un peu de tous les jours. Qui plus est parce que les challenges de jeunes parents ne font qu'évoluer comme bébé grandit. Tout le monde dit « Ah, qu'est-ce que ça grandit vite ! » Et c'est vrai par rapport à nos temporalités d'adultes où nous, les années... peuvent se ressembler, on les voit, on sent moins en fait. Le temps est moins tangible parce que nos proches changent peu. Nous avons tendance à rester dans le même milieu. Contrairement à quand tu es petit et à l'école, ton année est rythmée par des années scolaires, des nouvelles classes, des vacances, des stages, je ne sais pas, je dis n'importe quoi, sportifs ou... ou autre, mais tu vois les choses évoluer presque à vue d'œil, entre guillemets. Là où en tant qu'adulte, tu peux rester dans un milieu qui semble ne pas évoluer mais le temps continue de passer alors que ton enfant, à l'inverse, là tu vois, le temps est très tangible, tu le vois presque grandir jour après jour. Et en grandissant, lui-même amène... n'a plus les mêmes problèmes certains sont totalement résolus par contre il va amener d'autres challenges en tout cas lui cet enfant va être confronté à d'autres challenges et toi en tant que parent tu vas devoir développer aussi de nouvelles compétences pour pouvoir l'aider le guider et moi j'ai l'impression d'apprendre en tout cas d'être en constante évolution en suivant mon enfant.
- Bryan Umana
C'est intéressant ce que tu dis, ça me fait penser à... Tu sais, en parlant de la temporalité, justement, on entend souvent comme le temps file, etc. Et une des façons pour vivre plus le temps, donc vraiment se rendre compte que le temps est vécu pleinement et non pas juste il défile, il défile parce que... Tous les week-ends, on fait la même chose. Toute la semaine, on travaille. En plus, on est un peu mécontents de son job. C'était vendredi. Heureusement que c'est vendredi. C'est le week-end, etc. Ce qui est triste d'entendre ça. Ce que j'allais dire, c'est que pour vivre pleinement son temps, il y a plusieurs façons de le faire. C'est un peu des hacks comme ça. Tu sais, comme par exemple, tu pars un week-end. Tu fais un bivouac, par exemple, que ce soit une nuit, deux nuits, mais là, le temps, il est senti, tu as l'impression que chaque minute compte, dans le sens, tu vois vraiment le temps passer, versus un week-end où tu te lèves à 10h, tu allumes la télé, ensuite tu vas manger, et ensuite tu regardes un film de 3h, et puis c'est le soir. Et tu n'as rien vu passer ton dimanche, alors que si tu te lèves... Je ne vais pas partir sur, je ne sais pas moi, pas de l'exagération, mais on va rester, on va dire, standard, entre guillemets. Tu te lèves ne serait-ce qu'une heure avant, tu sors, tu marches 30 minutes, tu rentres à la maison, tu prends un petit dessin, ensuite, nouveau, tu sors, tu vas faire, je ne sais pas, une rando de 3 heures ou peu importe. Enfin, tu fais plein d'activités et là, tu te dis, purée, là, c'était un dimanche, il était long, quoi. Et ça, typiquement... J'imagine, toi par exemple, quand tu fais un week-end hIROX, je sais pas, mais j'imagine que ton week-end est long parce que t'as voyagé, t'es allé là-bas, t'as tout l'engouement, l'adrénaline, etc. Tu fais un, deux, trois hIROX, t'as vécu trois jours comme c'était deux semaines.
- Thomas Fry
C'est décondensé de vie.
- Bryan Umana
Ouais, exact. Et là, en fait, j'avais jamais, enfin, en tout cas, je l'avais jamais, comment, pas contextualisé, mais bon, je l'avais jamais imaginé comme ça. Mais les challenges, finalement, moi, je fais depuis quelques petites années un challenge. Je me dis, il faut que je fasse au moins un truc qui me sort physiquement de ma zone de confort, au moins un truc par année. Pour toute modestie, à mon niveau. Et c'est vrai que quand tu fais ce genre d'événement, par exemple en 2023, je faisais des burpees tous les jours pendant 30 jours. Ça m'a fait un total de 10 000 en 30 jours. Chaque jour, Tu sais, j'ai vécu mon mois de novembre 2023 plus long que mon mois de novembre passé. Parce que tous les jours, j'avais ce truc à faire. En parlant de David Goggins, tu connais son challenge 4x4x48 ? Je ne l'ai pas. Je l'avais fait en 2021, je crois. En kilomètre, ça fait 6,5 kilos. Finalement... 6,5 km toutes les 4 heures pendant 48 heures ces 48 heures je les ai senties tu vois alors que peut-être une autre 48 heures elle aurait passé beaucoup plus rapidement et j'ai bossé j'ai fait commencer ça un vendredi pour terminer le samedi je crois à minuit enfin dimanche à minuit pour dire que ça c'est un autre hack je trouve C'était un samedi le jour de tes attractions ? Un dimanche ?
- Thomas Fry
Oui, je crois que c'était un samedi.
- Bryan Umana
J'ai samedi en tête, je crois que tu l'as dit dans la vidéo. Tu vois, 5h49 ?
- Thomas Fry
Oui.
- Bryan Umana
Ce n'est pas les mêmes 5h49 que... Là, on va bientôt passer deux heures ensemble. Ce n'est pas exactement la même chose. Bien que le podcast, pour ça, je trouve qu'on est tellement dans... En tout cas, moi, je suis tellement focus sur ce que tu me dis, à essayer un maximum de rebondir pour les auditeurs, pour toi, pour que l'échange soit de qualité, que c'est aussi un moment qui est assez précieux, je trouve.
- Thomas Fry
Totalement d'accord. Et en fait, quand tu parlais du temps, la première chose qui m'est venue en tête, c'était de nouveau l'effort.
- Bryan Umana
Oui,
- Thomas Fry
complètement. Là, tu parlais... Donc, il y a plusieurs choses. Par exemple, là, j'ai fait une séance ce matin d'intervalle... on va dire à difficulté 9 sur 10, les secondes, tu les sens passer. Là, tu sens le temps. En fait, tu sens réellement l'effort. Mais comme tu soutiens cet effort à travers du temps, donc c'est une intensité à travers du temps, ça fait physiquement de l'énergie, c'est une façon assez simple de te reconnecter. Et puis je parlais de mouvement au tout début, sans parler d'intensité dure. Le mouvement pour moi est une façon de me reconnecter à la fois à mon corps et au temps. Sachant que je... En tout cas c'est comme ça que je le ressens. J'ai l'impression d'être quelqu'un qui passe beaucoup de temps dans sa tête. Petit, j'ai beaucoup rêvé, tu vois, une de mes difficultés en classe, on parlait d'école, c'était de me concentrer. Qu'est-ce que j'avais du mal à rester attentif à un cours donné à 30 élèves et par rapport à une simple discussion comme on peut en avoir sur un sujet qui, de prime abord, ne m'intéressait pas, alors auquel je me suis forcé au fur et à mesure des années à m'intéresser en fait à des thématiques pour lesquelles je n'avais initialement pas d'intérêt. Mais tout ça pour dire, je passais beaucoup de temps dans ma tête à rêver et à... En fait, je laissais mon esprit se balader. J'étais dans des espèces de songe un peu. Mais ce qui fait qu'à rêver comme ça, on sent moins aussi le temps passer et on est un peu déconnecté de son corps. Là où l'effort, moi, me permettait de faire les deux. Ça, c'est un moyen simple, je dirais l'effort. Et puis, on peut aller plus loin. Là, on parlait d'une séance, mais tu parlais du... 4x4x48 de Goggins donc dès qu'on passe sur plusieurs heures voire une journée, voire plus de 24h là souvent c'est un condensé d'expérience et de vie, moi j'aime beaucoup les ultra trails pour ça, donc tu pars courir pendant des dizaines d'heures ou en tout cas par exemple 100km dans les montagnes Non seulement tu vas avoir des paysages assez incroyables par rapport à ton quotidien, ça va te sortir de cette routine, tu vas pouvoir aussi profiter de la nature. En plus, tu vas être généralement en difficulté parce que c'est long, la fatigue va se faire ressentir, il va rester encore beaucoup à faire, il faut que tu manages ça. Tu vas peut-être faire des rencontres humaines, en tout cas si c'est une course officielle, il y aura d'autres participants. Assez certainement, vous allez vous entraider de temps en temps, tu vas peut-être motiver les autres quand ils seront en difficulté. Et avec la fatigue, ça va faire que tu seras peut-être aussi un peu plus à vif, à cœur ouvert. Donc tu vas vivre les choses de façon un peu plus intense. Ce qui fait qu'à la fin de cette boucle, on va dire, d'aventure, qui aura peut-être duré, je ne sais pas, 24 heures, tu auras eu l'impression, émotionnellement, humainement, d'avoir vécu... Ouais, t'es... Beaucoup plus que ce qu'on quantifierait comme 24 heures. Parce que tu as eu aussi ces up and down que tu peux avoir, on dit souvent c'est à l'image de la vie. Des fois tu as des phases de découragement qui peuvent durer par exemple par rapport à tes projets professionnels, ça se passe peut-être pas comme tu veux. Et puis pendant une ou deux semaines, tu es assez démotivé, tu n'arrives pas à fournir la même énergie que d'habitude. Et puis hop, tu retrouves un peu de motivation. de résilience, tu te dis non mais en fait je vais quand même m'accrocher, je pense que ça peut aboutir ou je vais trouver une nouvelle piste et tu te remets un peu plus intensément au travail. Là en fait pendant ces 24 heures de course, c'est souvent ce qui se passe, il y a un moment où tu n'arrives pas peut-être à tenir le plan de course que tu t'étais prévu, puis finalement tu vas serrer les dents et puis hop, il va y avoir une nouvelle difficulté. En fait il y a plein d'imprévus et plein de façons aussi de les résoudre, qui dit problème dit souvent solution. Donc pour moi, c'est un formidable moyen de se reconnecter à plein de choses, le temps, son corps, la nature et revivre ça. Et puis une autre façon du coup de me reconnecter au temps que de l'effort, c'est des fois quand tes journées, en tout cas les miennes, sont toujours, débordent un peu dans tous les sens. Et du coup, je n'ai jamais le temps finalement de me poser ou de m'arrêter. C'est tout d'un coup, je ne sais pas par exemple là, ça va être les... la période des fêtes de Noël, tu vas pendant 15 minutes t'obliger à rien faire. ce que je fais quasiment jamais, mais du coup au moment où tu le fais, tu sens réellement la différence. Tu vas être un peu désemparé si tu as l'habitude de toujours travailler, ou aider, ou je sais pas, être avec la famille, mais ça va te permettre aussi de prendre beaucoup de recul par rapport à tout ce que tu fais, parce que quand tu es tout le temps dans un agenda plein, tu as un peu la tête dans le guidon, et tu peux des fois perdre de vue les priorités, Ne pas avoir la solution d'un problème. Alors que si tu te poses, si tu es moins dans l'immédiat et que tu te laisses le temps de réfléchir à ce que tu veux, en fait, tu peux débloquer beaucoup de choses et tu peux aussi retrouver ce lien avec le temps. Là, tu le sens passer parce que tu n'as rien à faire pour une fois.
- Bryan Umana
Et ça veut dire quoi, rien faire pendant 15 minutes ? Vas-y, je te laisse boire. C'est intéressant, rien faire. J'avais fait un épisode avec Solange Denervaud, qui est une neuroscientifique. Actuellement, elle est à l'EPFL, je crois. Elle était au CHUV avant. Sa spécialisation est dans tout ce qui est cerveau des enfants. Si je ne te dis pas de bêtises... Je dirais de 3 à 12 ans, quelque chose comme ça, ou 3 à 9 ans. Et donc on a fait un épisode, et puis à un moment elle dit justement que c'est hyper important de ne rien faire pour le cerveau, car ça va lui permettre de reconstruire des chemins, étant donné que tous les jours on apprend ou on vit des situations x, y, et le cerveau a besoin... de temps pour pouvoir construire ces chemins entre les neurones, ces liens, en fait. Et donc, je lui ai demandé mais, ok, mais ça veut dire quoi, rien faire ? Est-ce que lire un livre, c'est rien faire ? Est-ce que... Tu vois ? Et puis, ben non. Mais après, c'est... Après, elle a aussi dit que c'était subjectif, rien faire. Pour certaines personnes, marcher dans la forêt, ça va être rien faire. Pour d'autres, pas, parce que... Je ne sais pas, elles vont être focus sur les champs d'oiseaux ou quelque chose comme ça. C'est quoi rien faire pour toi ?
- Thomas Fry
Tu as dit le mot, tu as parlé de focus. Justement, pour moi, c'est le moment où tu enlèves le focus. Le focus, c'est que tu diriges ton attention sur quelque chose. Et pour moi, ne rien faire, c'est justement ne pas marcher, c'est ne pas lire. Alors, tu peux être debout, allongé, peu importe l'environnement, je pense. Bon, par rapport à ce que je disais tout à l'heure, je préférerais un environnement calme où tu peux laisser ton esprit se balader lui. Un peu comme tu pourrais imaginer le faire quand tu vas au lit. Généralement, moi, je suis bien fatigué après chacune de mes journées, donc je trouve tout de suite le sommeil. Mais la période avant que tu trouves le sommeil... Si tu prends un peu de temps avant de t'endormir, c'est que ton esprit va un peu, je ne trouve pas le terme en français, mais je dirais déambuler et t'amener des pensées. Et tu ne te concentres pas, en fait tu ne t'es pas fixé à une tâche comme je vais planifier la journée de demain, je vais faire de la cohérence cardiaque avec, je vais faire un exercice de respiration. C'est rien de tout ça pour moi, c'est au contraire, c'est vraiment... Laisser plutôt ton cerveau t'amener des idées et les laisser couler et ne pas de nouveau diriger ton attention ou ton énergie vers une tâche, vers exécuter quelque chose. C'est un peu se laisser aller dont on parlait. Et là, je pense qu'il y a... Il y a une réelle différence avec déjà juste la lecture où tu vas vraiment te concentrer ou même la marche où là tu vas être attentif au chemin que tu vas emprunter. Je dirais même que tu peux fermer les yeux parce que ça te déconnecte du sens de la vue et tu seras peut-être un peu plus sensible aux idées qui peuvent te venir. Donc réflexion, et je pense qu'aujourd'hui on le fait plus assez, je dirais, en tout cas moi, personnellement, j'ai l'impression que je le fais plus assez parce que j'ai peut-être trop rempli mes journées. Et de ce que je constate chez les autres personnes, même si elles n'ont pas rempli leur journée, même si elles ont des « trous » entre le boulot et leurs autres tâches, elles les remplissent spontanément en regardant leur téléphone ou en faisant d'autres choses. Mais ça, ce n'est pas rien faire pour moi non plus. Tu vas être spectateur de quelque chose et tu ne laisses pas ce temps à ton cerveau de faire ses chemins comme le disait cette personne. Je pense qu'il y a un réel intérêt à... Certaines personnes diraient s'ennuyer, mais l'ennui est un choix. C'est-à-dire que tu peux ne rien faire sans t'ennuyer et être attentif à laisser ton cerveau faire ce qu'il a à faire. Et puis, en apprendre des choses, ça t'amène des réflexions sur... Tu vois, on parlait de tes journées avec bébé. Peut-être que tu vas réaliser que tu pourrais faire ça, ou tu pourrais aider comme ça à la maison, ou ce problème que tu as eu, tu pourrais faire ça, mais sans forcément que ça soit ton idée, sans forcément que tu te sois spontanément dit... dans ta tête, il faut que je résolve ce problème. C'est plutôt ton cerveau qui te propose des solutions. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
- Bryan Umana
C'est un sujet qui est intéressant et qui me fait penser à la méditation aussi, que je ne fais pas, que je vais faire un jour. J'ai fait, j'ai arrêté, j'ai refait, j'ai arrêté. Et puis, aujourd'hui, le focus n'est pas là. Parce qu'il y a d'autres choses, parce que je priorise d'autres éléments actuellement. Bien qu'on dise que c'est que 10 minutes, c'est 10 minutes que je devrais enlever sur mon sport matinal par exemple. Et donc aujourd'hui, je n'ai pas envie de le faire. Mais je pense, on parlait de frustration, que ça pourrait beaucoup aider pour ce côté-là aussi justement. Étonné que, d'après ce que j'ai pu écouter, lire, à propos de la méditation, on apprend plutôt que d'être dans la réactivité, on va être dans la proactivité. Tu vas avoir une émotion qui va venir, tu l'accueilles, ah ok, je ressens ça, énervé, frustré, heureux, peu importe. Et ensuite, qu'est-ce que j'en fais ? Est-ce que je la laisse parler ? Il faut juste que je l'accepte et puis je me calme. Peut-être que je vais à un endroit où je peux être solo parce que là, je suis frustré ou je suis énervé et puis je n'ai pas besoin de réagir, etc. Bref, thématique que je trouve intéressante. je voulais parler du mental Thomas le mental qui est ben non là la performance comme ce que toi tu fais mais que ce soit sportive ou dans l'académique très important parce qu'au final le mental c'est cérébral quand on pousse, quand on est à la salle quand t'as plus envie mais tu te dis bah non il me reste encore deux séries à faire, il faut que je les fasse même si t'as un côté de ton cerveau celui qui te protège te dit arrête c'est bon, là c'est trop dur et l'autre il dit non non on y va, je ne suis pas la personne qui abodonne etc Ce mental-là, je le trouve beaucoup plus difficile que le mental qui dit « Je vais me lever à 5h, 6h, 7h, peu importe l'heure, mais je vais bosser. Et je vais bosser X temps sans regarder mon attel, sans regarder les réseaux sociaux. Je suis focus. Ensuite, j'ai ma petite pause. Je fais, etc. » Et en tout cas, pour moi, je le trouve… Je ne dis pas que c'est facile, mais… C'est moins dur, quoi. Tu sais, ce mental physique où, je sais pas, t'as peut-être même le goût un peu du sang. Enfin, tu vois, et donc, tu es la meilleure personne pour comparer un peu ces deux. Tu vois de quoi je parle quand je dis ça ?
- Thomas Fry
J'ai l'impression que la... En tout cas pour moi, il y a une partie effort physique et effort plus intellectuel, mais il y a ces deux choses qui sont liées aussi à la durée pendant laquelle tu dois exercer ce mental. Le mental qui te pousse à faire des répétitions supplémentaires ou à tenir une minute de plus dans un intervalle de course à allure très élevée. Tu es... Je trouve qu'on est confronté à une friction plus importante que celle de « je continue à rester concentré » ou « je vais me lever tôt » ou « je vais prendre ma douche froide » , je ne sais pas. Mais cette friction, elle est plus importante parce qu'il y a une intensité plus haute et j'ai l'impression que tu mobilises plus d'énergie, tu mobilises plus de ressources pour aller au bout de ce que tu veux faire. mais tu le fais aussi sur une durée plus courte. Donc l'avantage, c'est que c'est peut-être plus dur, en tout cas le ressenti est plus dur, mais après une heure, deux heures, c'est bon, tu n'as plus besoin d'exercice mental, et puis tu vas prendre ta douche et te mettre au boulot. Ou là, comme tu dis, tu vas, je pense, mobiliser pas les mêmes ressources, une intensité un peu moindre. Donc, tu vas avoir moins besoin, tu vas, oui, avoir moins de nécessité de faire preuve de résilience. Par contre, il va falloir le faire pendant plus longtemps. Parce que là, tu vas démarrer une session de travail qui va durer 8 heures, où il va falloir ne pas se laisser distraire, se reconcentrer à chaque fois que ton esprit... Justement, on disait qu'il y avait des moments où il fallait peut-être de temps en temps laisser un peu l'esprit vagabonder. parce que On le fait, en tout cas moi je le fais jamais et je pense que ça a des intérêts. Mais là, à l'inverse, quand tu veux réaliser quelque chose, c'est là où tu diriges ta concentration, tes ressources vers un seul point et ce focus tu essaies de garder tout le long. Donc le mental pour moi tu l'exerces à un niveau moindre, mais tu l'exerces sur une plus grande durée. Malgré tout, moi ce qui a été... Je pense le plus difficile jusqu'à aujourd'hui, en termes d'expression du mental, elle n'est pas d'ordre sportif, cette difficulté, elle est vraiment d'ordre intellectuel pendant mes études, notamment en classe préparatoire. Donc mon cursus, si tu veux, j'ai pris ce qui avait de plus difficile pour moi. J'ai fini mes études au lycée et j'ai dit, Merci. quelle est la matière qui te demande vraiment le plus d'efforts pour obtenir le vin, donc à note égale pour toutes les matières, quelle est celle qui te demande vraiment de travailler intensément, et pour moi c'était les maths. Je dis ok, c'est la tapante de the path of most resistance, en anglais on dit the path of least resistance, Le chemin de moindre résistance, moi, je fais l'inverse. C'était vraiment prendre le contre-pied de ça. C'était, de nouveau, quelle est la plus grande difficulté ? Quelle est la pente avec la plus grande inclinaison ? C'est là où, à performance égale, c'est elle qui me demande le plus d'efforts, le plus d'énergie, le plus de temps. Donc, je me suis orienté là-dessus. Et moi, qui avais donc ces difficultés de concentration depuis petit sur lesquelles je travaillais, Là, ça a été en classe préparatoire, trois ans où j'ai eu une vie monacale, où j'ai fait que ma journée n'a été que travail, hors sommeil. Parce que même pendant les repasses, j'écoutais la BBC pour faire travailler mon anglais, etc. Il n'y avait vraiment pas une seconde où j'ai fait autre chose. Je ne suis jamais allé au cinéma, au restaurant, je n'ai jamais touché les réseaux sociaux pendant trois ans. Je ne rentrais pas pendant certaines vacances à la maison justement pour faire que bosser. Même pendant les courses, en fait, quand je faisais mes courses au supermarché, je continuais de travailler un peu mon cerveau. Et ça, ça a été en termes mentaux plus compliqué que ce que je fais actuellement en sport. Peut-être aussi parce que j'avais pris ce chemin de plus grande difficulté. J'étais avec une matière qui, pour moi, est particulièrement peu gratifiante parce qu'au début, je n'y comprends rien. C'est comme un langage pour lequel tu n'as aucun mot auquel te raccrocher. Il faut toujours essayer de reconstruire, de poser les bases de la compréhension. Et j'étais en permanence en friction. sur toutes mes journées pendant trois ans, à constamment me reconcentrer. Mon esprit fatiguait, et je me laissais toujours trois secondes dès qu'il commençait à partir de la feuille sur laquelle j'étais en train de travailler. Je comptais jusqu'à trois, et à chaque fois, j'y remettais. Mais ça, mentalement, ça a été, vraiment, je pense, jusqu'à aujourd'hui, la chose qui m'a le plus coûté.
- Bryan Umana
Ça a été transformateur pour toi ?
- Thomas Fry
Je pense que j'en... Et c'est aussi pour ça que j'avais choisi de mener ces études. C'est que je savais qu'en me mettant dans la difficulté la plus importante, pendant trois ans, que j'allais faire ce périple un peu de... Je parlais de vie monacale. Je savais que je n'allais pas en ressortir pareil à la fin. Et je pense que ça m'a transformé. C'est juste que comme tu évolues au jour le jour... toi tu le perçois pas ?
- Bryan Umana
Thomas, on n'a plus énormément de temps, malheureusement, pour moi en tout cas. Il y a quand même un élément dont on n'a pas parlé et que je voulais mentionner pour les personnes qui nous écoutent et qui se diraient, bon voilà, de toute façon, Thomas il est comme il est, quand on va sur Insta, on te voit, t'es costaud, t'es un athlète d'endurance. Tu as des temps phénoménales, etc. Mais pour rappel, quand tu débutes le sport en 2016, tu fais ton premier 10 kills en une heure.
- Thomas Fry
Un peu plus d'une heure.
- Bryan Umana
Un peu plus d'une heure. Pour les amateurs de course à pied qui ont un petit niveau, une heure pour un homme, 10 kills, ce n'est pas ouf ?
- Thomas Fry
Qui plus est, je n'avais pas réussi à faire 10 kills tout de suite. J'arrivais à faire le tour de quartier.
- Bryan Umana
Voilà, mais donc, tout ça pour dire que 9 ans plus tard, bientôt 10 ans, dans les stats que j'avais vu, tu avais fait un 10 kills en 36 minutes, maintenant peut-être qu'il est un peu plus bas. Normalement, oui. Voilà, normalement, oui. Donc il y a quand même une progression qui est, tu vois, tu fais presque la moitié du temps, c'est quand même assez fou. Pour dire, quand on... petite phrase cliché, mais quand on veut on peut, quand on se donne les moyens la discipline maintenant c'est dommage encore une fois parce qu'on a plus beaucoup de temps ça c'est le côté tu vois quand tu dis ça à une personne qui justement n'a fait pas beaucoup de sport mais qui aimerait, mais qui se trouve des excuses tu vois ça va rien lui changer si tu lui dis ouais cool mais la discipline je l'ai pas je sais pas par où commencer Merci. Bref, ça t'en parle pas mal aussi, que voilà, peu importe ce que vous faites, justement, tu es parti de rien. On part tous. Alors oui, il y a certaines personnes qui ont plus ou moins des aptitudes génétiques ou autres, mais il y en a énormément qui n'en ont pas. et ça c'est un sujet que j'aurais voulu aborder mais étonné qu'on a qu'on n'a plus beaucoup de temps, j'aimerais quand même te poser une question que je pose à tous mes invités. Déjà, il y a une question qui a été posée par un de mes anciens invités, qu'il ne savait pas à qui il posait cette question. Cette question est la suivante. Si tu pouvais revenir en arrière, quelle décision que tu as prise aurais-tu voulu appliquer plus tôt ?
- Thomas Fry
Exprimer à mes proches à quel point je les aime. J'ai dû le faire justement autour de mes 9-10 ans, mais suite au décès d'une partie des personnes qui m'étaient chères. Et j'aurais souhaité, même si bien sûr ça se ressent en dehors des mots, le faire également avec ceux qui étaient partis déjà.
- Bryan Umana
Donc ça c'est quelque chose que tu fais maintenant ?
- Thomas Fry
Depuis petit, j'essaye de le faire constamment. Et je t'ai dit au début qu'on allait aussi parler de ton doctorat, on a parlé un petit peu mais voilà, on n'est pas vraiment entré dans les détails. C'est juste une thèse sur l'utilisation de la data science pour l'optimisation d'entraînement personnalisé en trail running que tu fais comme tu l'as dit avec l'université de Saint-Etienne et Salomon, donc la marque Salomon. Bon, ce sera pour un autre épisode, si tu l'acceptes. Et Thomas, ma dernière question pour toi, qu'est-ce que le succès ?
- Bryan Umana
Je pense que pour moi, le succès, c'est de suivre ses rêves.
- Thomas Fry
Quel est ton rêve aujourd'hui ?
- Bryan Umana
Je crois que j'en ai plein.
- Thomas Fry
Tu peux en citer un ? On en reparlera lors du prochain épisode.
- Bryan Umana
Je pense, un, ça serait que ma fille soit... épanouie et qu'elle vive longtemps entourée de ses enfants et de ses petits-enfants.
- Thomas Fry
Merci Thomas. Est-ce que tu t'attendais à ce genre d'épisode ? Tu t'attendais à quoi ?
- Bryan Umana
Non, il se trouve que... j'aime bien normalement écouter les épisodes des personnes avec lesquelles je vais faire, je vais enregistrer d'autres épisodes mais ça fait maintenant plus d'un an que je suis incapable de le faire parce que chaque jour c'est un petit peu la course. Merci beaucoup en tout cas pour cet épisode, j'aime particulièrement ces échanges où on parle de différents sujets tout aussi intéressants les uns que les autres Je pense que je rebondis sur une dernière chose que tu as mentionné par rapport à mon passif. Actuellement, j'ai des performances sportives qui peuvent ressortir. Là où initialement quand j'ai commencé, non seulement j'avais un niveau très médiocre mais depuis petit, j'ai toujours été un peu en difficulté. dans le sport, j'ai par rapport à mes camarades redoublé mes niveaux, que ça soit de balle de tennis ou le 25 mètres dans un bassin ou les étoiles au ski. Peu importe la discipline, j'ai toujours galéré particulièrement. Tout laisse à penser que je n'avais pas de terrain avantageux à ce niveau-là, mais à force d'acharnement. Je pense que je me suis montré, une partie de moi le savait, on parlait deux fois tout à l'heure, une autre partie en doutait mais je me suis montré à moi-même que j'étais capable de beaucoup plus que ce que je pensais initialement et ça en fait c'est très formateur pour la vie parce qu'ensuite tu peux l'appliquer à plein d'autres choses. J'ai fait pareil aussi avec l'école et j'inviterai tous nos auditeurs à essayer d'aller confronter leurs croyances limitantes parce que... probablement ils peuvent en avoir une ou deux qui les bloquent ou qui les empêchent justement de suivre certains de leurs rêves. C'est-à-dire qu'il y a cette tension entre ce qu'ils voudraient et ce qu'ils ont, ou ce qu'ils sont. Et une partie d'eux leur pense peut-être pas capable, parce qu'on a tous des doutes. Et je pense que... En tout cas, moi, ça a été très formateur et j'encourage tout le monde à essayer d'aller combattre ces doutes qui des fois nous empêchent d'avancer. Parce qu'au-delà, il y a tellement à apprendre sur le chemin et peut-être qu'on échoue, peut-être qu'on n'ira pas exactement là où on avait envisagé, mais on découvrira plein d'autres choses. Et donc, s'il y a une chose que je voudrais leur dire, ce serait qu'ils se fassent confiance parce qu'ils sont capables de... bien plus que ce qu'ils pensent.
- Thomas Fry
Merci Thomas pour ce dernier message. Et c'est vrai qu'en tout cas, je pense que je n'ai pas besoin de te le dire, mais tu es inspirant, tu inspires des gens, je le sais. Tu nous pousses aussi. Typiquement, j'ai mon pote Hector, je sais qu'il va écouter cet épisode, qui a récemment fait un challenge. Il faisait 500 pull-ups par jour pendant 30 jours. Et puis, je crois en même temps... temps tu as fait ton challenge où il a vu ça, il a vu il fait 6 par 30 secondes et donc sur un petit coup de on va dire de motivation de part tombier il a fait 1000 tractions en 40 minutes et donc tu vois pour dire que voilà tu pousses les gens à se pousser en fait et je te remercie pour ça merci d'avoir accepté cette invitation tonton tomtom partout sur les plateformes, sur les réseaux sociaux, Instagram, at, tonton, je crois, underscore, c'est ça ? C'est ça. TomTom, donc T-O-N, T-O-N, underscore, Tom, T-O-M, T-O-M. Dans tous les cas, tout sera, tous les liens seront dans la description de l'épisode.
- Bryan Umana
Merci à toi.
- Thomas Fry
Merci Thomas. A bientôt tout le monde. Ciao, ciao. Merci d'avoir écouté l'épisode entier et pour m'aider à continuer, je te demande une seule chose. Abonne-toi au podcast sur ta plateforme préférée, sur Spotify ou Apple Podcasts par exemple, et sur YouTube. N'oublie pas de donner ton avis en le notant avec la meilleure note possible et de le partager autour de toi, c'est ce qui m'aide à continuer. Rendez-vous mi-février pour un nouvel épisode. Ciao ciao !