Speaker #0Bienvenue sur cet épisode, on va voir ensemble ce que ton public attend vraiment de toi et que personne ne te dit. Parce que quand tu montes sur scène, quand tu prends la parole en réunion, quand tu fais face à un public, les gens ne se demandent pas jamais est-ce qu'il est compétent. Non, la question qu'ils se posent c'est est-ce que je peux vraiment lui faire confiance ? Et ça, ta voix, ton regard et ton corps y répondent. Ce sont eux les acteurs majeurs qui vont permettre à ton audience, ton auditoire... ton public d'avoir confiance en ce que tu dis, en ce que tu racontes. On ne questionne jamais ta compétence, on questionne toujours la confiance. Est-ce qu'on peut avoir confiance en ce que tu nous dis ? Et quand tu arrives à démontrer cette confiance dès les premières secondes, avant même que tu aies dit le premier mot, là tu as gagné. Là tu gagnes le combat implicite et non avoué qui existe entre la scène et la salle. Ce que croient la plupart des orateurs, c'est que le public attend un contenu brillant, que le public attend des idées fortes et une démonstration des choses. Alors ils arrivent vite, ils parlent vite, ils veulent bien faire, en dire un maximum en un minimum de temps, et ils passent complètement à côté de l'objectif principal. Parce que ce n'est absolument pas ça que le public attend. Le public n'attend pas une démonstration. Le public attend trois choses très simples. D'être reconnu, d'être guidé. d'être rassuré. Pas d'être impressionné, pas d'être écrasé, mais d'être connecté. Le public attend cette connexion avec l'orateur, et pas qu'avec les orateurs d'ailleurs. Combien de fois en sortant d'un concert, on a pu entendre les gens s'extasier de la façon dont l'artiste avait parlé à la salle, au public, de la connexion entre l'artiste et le public. Le public ne vient pas juste pour entendre quelqu'un chanter, il vient pour... vivre un moment, une connexion avec l'artiste. Qu'on soit artiste ou qu'on soit orateur, c'est la même chose. Tu as besoin de parler, tu as besoin de t'exprimer. Le public a besoin de sentir cette proximité et cette connexion avec toi. Savoir qu'il existe, savoir qu'il est là. Tu ne chantes pas pour les murs, tu ne parles pas à des murs, tu parles à des hommes et des femmes qui t'écoutent et qui ont envie de se sentir exister. Et cette connexion-là ne se crée pas avec des mots. Elle se crée avec des signaux, des signaux corporels, des signaux vocaux. La première clé que je veux partager avec toi aujourd'hui, c'est le regard. J'ai déjà fait un épisode sur ce sujet, mais le regard, c'est puissant. Le regard dit « je te vois » . Le regard n'est pas décoratif, c'est un acte de présence. Et quand tu parles sans regarder, tu récites, tu te protèges, tu fuis, tu ne connectes pas. Alors que quand tu regardes vraiment, tu inclus, tu ralentis. Et tu crées un lien fort avec ceux qui sont en face de toi. Alors je ne dis pas qu'on doit aller chercher l'approbation dans le regard des gens. On ne doit pas chercher à exister, ni à comprendre, ni à lire au fond de ce qui se passe. Non, on ne doit pas chercher de reconnaissance. Mais on doit montrer aux gens autour de nous qu'ils existent. Et ça, ça passe par le regard. Et un bon regard, ce n'est pas balayer la salle. Un bon regard, c'est choisir. Choisir une personne, puis une autre, puis une autre. et faire sentir à l'ensemble de la salle qu'elle est là. C'est un petit peu comme avoir une conversation élargie. Des gens écoutent, on sait qu'ils sont là. Ils savent qu'on sait qu'ils sont là. Le public ne veut pas non plus être regardé, il veut juste être vu. Il veut connecter, il veut savoir que tu sais qu'il est là. La clé numéro deux, ce sont les gestes. Les gestes, ça va être dire avec le corps, ça va être parler, montrer avec ton corps que tu es... entièrement présent dans l'instant, là, maintenant. La clé numéro deux, ça va être les gestes. Ça va être de dire avec le corps. Les gestes ne servent pas à meubler, ils ne servent pas à créer du mouvement, ils servent à clarifier. Ils servent aussi à ancrer une énergie, à poser un cadre, appuyer la pensée, appuyer les mots, donner une intention. Un geste juste soutient la phrase, ancre l'idée et stabilise la voix. Tandis qu'un geste parasite, lui, va venir disperser, fatiguer et brouiller le message à cause de dispersion. La règle est assez simple et je te la partage aujourd'hui. C'est que si ton geste ne sert pas à ton intention, enlève-le. On cherche de l'alignement. On a besoin d'être en phase de leader et d'artiste aligné. On a besoin de sentir que ce qu'ils disent avec leurs mots, avec leur bouche, avec leur voix, ils le vivent à l'intérieur d'eux. Ils le vivent avec leurs gestes, ils le vivent avec leur posture. Ils le vivent avec leur regard. Donc si tu as tendance à faire beaucoup de gestes, essaie d'en faire moins. Et si tu as tendance à être complètement à l'inverse, à ne faire aucun geste et à être comme dans un tube, eh bien crée du mouvement. Mets de la vie dans ton corps. Ton corps porte ta voix. Ta voix se pose là où ton regard se pose. Ta voix porte là où ton regard se pose. Et ton corps porte ta voix lui aussi. Tu as besoin du soutien de ton corps pour parler, pour chanter, pour connecter avec les gens autour de toi. Et c'est très important que tout aille dans la même direction. Le corps, c'est-à-dire que le corps doit parler la même langue que la voix. Enfin, la troisième clé, ça va être de soigner les zones clés, les entrées, les débuts et les sorties. Ça, c'est prouvé scientifiquement. L'être humain ne retiendra, l'être humain ne retient principalement que l'entrée et la sortie, le début et la fin. Si tu soignes ton entrée, si tu soignes ta sortie, si tu soignes tes débuts et tes fins de phrases, tu as tout gagné. Et ça, c'est dommage parce qu'on accorde toujours peu d'importance à ces moments clés, l'entrée et la sortie. Comment on rentre dans une salle ? Comment on sort d'une salle ? Comment on entre sur scène ? Comment on sort sur scène ? Est-ce qu'on court ? Est-ce qu'on se dépêche ? Est-ce qu'on se dépêche d'arriver ? Est-ce qu'on se dépêche de partir ? Quand on se dépêche d'arriver et qu'on se dépêche de partir, quel signal on envoie aux gens qui nous regardent ? On n'a pas parlé, on n'a pas ouvert la bouche, on n'a pas chanté, on n'a rien fait avec notre voix, que déjà les gens ont une opinion sur nous. Donc soigne ces zones clés, soigne les entrées, soigne les sorties, soigne tes débuts de phrases, tes fins de phrases. La majorité des orateurs, des chanteurs ratent les moments qui comptent le plus. Pourquoi ? Parce que sur les entrées, ils sont en train de se préparer et sur les sorties, ils sont en train de se juger. Résultat, ils ne sont pas du tout connectés au moment présent à ce qui se passe et ça le public le ressent. énormément, intensément, profondément. Donc moi, je te conseille de préparer ton entrée. N'entre jamais quelque part si tu n'es pas prêt. Tu dois être prêt. Tu dois avoir pris ce temps pour te préparer mentalement, physiquement, vocalement. Et une fois que tu as pris ce temps-là, entre calmement, marche, tiens ta posture, pose-toi, respire, regarde, ne te précipite pas. Le public est déjà en train de te regarder, le public est déjà en train de savoir si oui ou non il va pouvoir avoir confiance en toi. C'est capital, c'est fondamental. Le public doit sentir, il est là, avec nous. Il gère, tout va bien, il gère. Soigne ton entrée. Soigne les débuts de phrases aussi, c'est là que la tension se joue. Si tu attaques trop vite, ta voix glisse, ton message se perd. Alors commence posé. Commence même doucement et laisse la phrase naître. Tu n'as pas besoin de démarrer au quart de tour. Mais ça on pourrait faire un... Un épisode de podcast entier sur ce sujet-là, donc je vais juste m'arrêter là. Si tu attaques trop vite, garde en tête que ta voix, elle, va glisser, que ton message va se diluer, se perdre. Il ne va pas du tout atteindre les gens en face de toi. Donc travaille bien ces débuts de phrases, les débuts et les fins de phrases. Les fins de phrases, ne les lâche pas. Une phrase qui tombe, c'est une autorité qui s'effondre. Quoi que tu aies dit juste avant, ça ne tient plus. Soutiens ta phrase jusqu'au bout. Termine. Utilise le silence. Le silence fait partie du discours « n'en aie pas peur » . Travaille ce point. C'est hyper important. Ça va venir mettre en valeur tout le reste. Et oui, les silences parlent, et ils parlent parfois même bien plus fort que les mots. Et enfin, t'as sorti. Ne fuis pas après la dernière phrase. Ne fuis pas. On t'attend. Accepte le retour qui t'est fait. Si tu es sur une scène, accepte les applaudissements. Reçois ce qu'on te donne. Fuir les applaudissements, c'est très mal perçu. Alors je sais que bien souvent, des artistes et des orateurs sont tellement mal à l'aise de se retrouver face à un public et puis on est. Apprendre à recevoir, ça s'apprend, c'est une vraie compétence, ça fait partie des skills à avoir et à développer. Mais c'est important de recevoir. Tu as donné, tu as donné pendant la conférence, tu as donné pendant la réunion, tu as donné pendant ton concert. Reçois, reçois ce que le public a à te donner. Reçois ses applaudissements, ses sourires. Prends le temps, ne fuis pas après la dernière phrase. Si tu fuis, tu n'honores pas. Et tout ce que tu as bâti pendant tout le concert, toute la conférence, Merci. tombe à plat. Donc quand tu as terminé, respire, redresse-toi, travaille ta posture, si tu l'as perdu en cours de route, et laisse l'impact faire son travail. Ce que tout ça crée quand tu fais ça, c'est que le public sent qu'il peut avoir confiance en toi. Le public se détend. N'oublie pas que c'est un duel qui va gagner, celui qui est sur scène ou le public. C'est un affrontement. C'est une sorte d'affrontement, et toi, si tu prends le lead, si tu montres au public que tu es capable de gérer, si tu leur prouves qu'ils ne vont pas vivre en te regardant un pic de stress, de peur ou de pitié, et bien là le public se détend. Et là l'écoute s'ouvre et la confiance, elle, s'installe. Et ta voix, elle devient stable, elle devient présente et magnétique parce que tu gères, parce que tu es dans le moment, parce que tu as confiance en ce que tu es en train de vivre et d'apporter. Pas parce que tu en fais plus, non, mais parce que tu es là. Je te laisse avec ça. Garde en tête que le public n'attend pas que tu brilles. Il attend que tu l'emmènes quelque part et ça doit être clair pour toi. Et tout ça fait partie du travail de préparation en amont. Et pour ça, la qualité de ta présence compte bien plus que tu ne crois. Mais la présence, ce n'est pas juste un corps physiquement présent en face d'une audience, non. La présence commence à l'intérieur de soi. La présence commence dans nos pensées. Et tout ça se travaille en amont. Bien souvent, on fait tout en même temps. On essaie de gérer tant bien que mal le stress en amont. On arrive sur scène, on se redresse, la respiration, on marche d'un pas vite, décidé, ou alors on est complètement écrasé parce qu'on n'est pas prêt. La qualité de ta présence va déterminer si oui ou non, l'audience peut avoir confiance en toi. Ne néglige pas ça. Tu as vu qu'il y avait des clés, des points à travailler, que ce soit le regard, les gestes, ou le fait de soigner les zones clés. Les entrées, les débuts, les fins de phrases étaient sorties. Et si tu fais ça, je te garantis que tu vas déjà créer de l'impact et que ton message va résonner au-delà de tout ce que tu peux imaginer. Je te laisse avec ça. Partage ces clés à des gens qui en ont besoin autour de toi. Pour eux aussi, il y a des solutions pour gagner en charisme, en leadership et en impact. Et surtout, surtout, surtout, arrêtez de forcer. Les appels bilan sont ouverts. Ça me ferait très plaisir de te rencontrer et de pouvoir échanger avec toi sur ces appels bilan. ... Avec mes équipes, on est en train de prendre ces appels. Donc réserve ton créneau, réserve ton bilan. C'est offert, on fera le point sur ta voix, sur ce dont tu as besoin pour aller plus loin et permettre à ton message de résonner avec puissance et sans jamais forcer. Hâte de te retrouver très très vite de l'autre côté. D'ici là, prends soin de toi. Je te dis à très vite pour la suite.