Speaker #0On parle beaucoup de burn-out dans le monde du salariat, mais on passe complètement sous silence le burn-out de l'entrepreneur. Pourtant, c'est un truc qui est quand même très très fréquent et qui est vraiment très destructeur. T'as cette image en fait de l'entrepreneur qui réussit, qui maîtrise absolument tous les pans de son business et tout son business, toute sa performance, qui vit sa liberté entrepreneuriale telle qu'on te l'a vendue certainement. mais la réalité c'est que beaucoup d'entre nous on se retrouve dans des états d'épuisement mental et physique aussi, qu'on n'arrive même pas à identifier. La différence par rapport au salariat, c'est qu'au salariat, tu as des solutions pour justement éradiquer un peu ce burn-out et t'en sortir. C'est-à-dire que moi, j'en ai fait un en 2017. Et la solution, c'était à un moment donné de prendre du recul, de prendre du temps pour moi et de voir... Quels étaient les facteurs qui m'ont menée à ce burn-out ? Et donc j'ai pu travailler sur ces facteurs-là. En l'occurrence, c'était des conditions de travail qui étaient désastreuses. En l'occurrence, c'était un environnement professionnel qui était hyper toxique. En fait, j'en ai changé. Alors j'ai aussi changé de métier après. Mais du coup, j'avais ces solutions à portée de main. Tu peux changer en fait. Et tu peux changer en ayant aussi une sécurité financière. Parce que quand tu fais un burn-out, À un moment donné, tu es à même de négocier par exemple une rupture conventionnelle avec ton employeur et donc d'être pris en charge par France Travail, avoir des indemnités chômage et justement pouvoir reconstruire autre chose. Le problème, c'est que quand tu es entrepreneur, tu n'as pas toutes ces solutions-là qui sont à portée de main. En fait, quand tu es entrepreneur, c'est toi, c'est ton propre boss, c'est ta propre toxicité. Et changer de métier, c'est compliqué. Changer de condition de travail, c'est compliqué parce qu'il faut que tu fasses face à toi-même, que tu luttes contre toi-même. Donc, t'as pas tout l'éventail de solutions possibles et c'est en ça que c'est différent et que c'est vraiment beaucoup plus dangereux. Alors justement, dans cet épisode, je vais te donner les 5 signaux d'alerte du burn-out de l'entrepreneur que tu dois absolument reconnaître pour justement éviter ça. Parce que contrairement aux salariés qui vont avoir des symptômes assez classiques, nous en tant qu'entrepreneurs, on a des signaux qui sont... vraiment bien spécifiques liés à notre mode de fonctionnement. Et surtout, je vais te donner des pistes concrètes pour justement t'en sortir avant que ça ne devienne vraiment problématique pour toi et pour ton business. Alors déjà, pourquoi est-ce qu'on parle si peu du burn-out de l'entrepreneur ? Tout simplement parce que dans notre tête, on n'a pas le droit d'être épuisé. En fait, on ne se donne pas cette possibilité, ce droit-là. On a choisi cette voie, on a choisi cette vie. On a voulu cette liberté, et donc on se dit qu'on n'a pas le droit de se plaindre finalement. Tu vois, quand t'es salarié et que ton boss, en fait, il te met la pression, un peu tous les jours ou peu importe, mais tu vois, c'est normal de craquer. Mais quand c'est toi, ton propre boss, et que tu te mets la pression, ben en fait, tu culpabilises de craquer en plus d'être épuisé. Et le problème, c'est que notre mode de fonctionnement, en tant qu'entrepreneur, il amplifie en fait... tous les facteurs de stress. Tu as cette charge mentale permanente où tu penses business H24. Tu te réveilles la nuit en pensant à tes clients, en pensant à tes canaux d'acquisition, tu checkes tes mails le dimanche, tu te dis que chaque minute où tu ne fais pas quelque chose de productif, tu perds de l'argent. Et puis, tu as aussi cette pression financière qui est complètement différente du salarié parce que, en fait... quand tu es salarié, ton salaire tombe le 30 du mois, quoi qu'il arrive. Alors que nous, quand on est entrepreneur, on a justement cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, en permanence, à se dire, est-ce que le mois prochain, il faut que je cherche un job salarié ? Et en fait, cette instabilité financière-là, elle va créer un stress de fond qui s'accumule mois après mois. Et le pire, c'est qu'on se retrouve souvent isolé. T'as des amis salariés qui comprennent pas forcément tes galères, ta famille qui te demande si finalement ça marche bien ton truc ou ton petit business. Et toi, tu sais même pas comment répondre parce que, ben, en fait, ça marche. Mais ça veut dire quoi, en fait, ça marche exactement ? Tu galères, mais tu peux pas vraiment l'expliquer, en fait, à quelqu'un qui n'a jamais vécu ça, qui n'a jamais eu un business là. Et donc, en fait, tu te retrouves un petit peu solo. avec justement toutes ces problématiques-là, tout ce stress que tu as à gérer au quotidien. Si tu me découvres sur cet épisode, je suis Lucille, diplômée d'expertise comptable et spécialisée en création d'entreprises et développement de business. J'ai bossé pendant plus de 17 ans dans la profession d'expert comptable et depuis plus de trois ans maintenant, j'aide les solopreneurs et les indépendants à lancer un business rentable, à trouver leurs premiers clients ou structurer leur activité. pour booster leur chiffre d'affaires s'ils ont déjà créé une autre chose. Alors maintenant qu'on a posé un peu le contexte, on va rentrer dans le vif du sujet avec justement ces cinq signaux d'alerte sur lesquels il va falloir que tu focalises ton attention. Et ce n'est pas parce que tu en reconnais un ou deux que tu vas devoir foncer chez le médecin et que tu arrêtes ton business et que tu vas te reconvertir en élevant des chèvres dans le Larzac. Pas du tout. Mais par contre, si tu cumules plusieurs de ces signaux depuis plusieurs semaines, là, il faut vraiment que tu te poses justement les bonnes questions. Alors le premier signal, ça va être de procrastiner sur tes tâches importantes. Attention, je ne parle pas de procrastination classique. Je parle vraiment du moment où tu te retrouves à faire mille trucs complètement inutiles pour éviter justement les tâches qui vont vraiment faire avancer ton business. C'est-à-dire que tu vas ranger ton bureau pour la troisième fois de la semaine, tu vas refaire ton site internet alors qu'en fait il marche très très bien, tu vas passer deux heures à chercher la police d'écriture parfaite. pour tes posts LinkedIn, sur tes carousels Instagram ou je ne sais pas quoi. Dans mes accompagnements individuels, c'est souvent le premier signal que me remontent mes clients. En fait, ils vont me dire que Lucie, je ne sais pas ce qui m'arrive, je n'arrive plus à faire mes actions commerciales, je trouve toujours un truc plus urgent à faire. Et en fait, ton cerveau, justement, il est en mode saturation, tellement il va chercher des tâches de confort, des trucs qui vont en fait... te donner l'impression d'être productif sans avoir la charge émotionnelle des vraies actions importantes. Alors attention, cette procrastination-là, elle est à différencier de la peur de faire ces actions-là parce que justement tu sors de ta zone de confort. Ce n'est vraiment pas la même chose. Là, c'est que tu es à fond dans ta procrastination et tu ne fais vraiment que ça. Tu n'en sors absolument plus. si c'est juste de la peur en fait de faire quelque chose d'inconfortable, il y a un moment donné, quand tu finis par te bouger un peu les fesses, ça finit par arriver. Mais quand tu es dans une procrastination comme ça, active, tu peux faire ce que tu veux, tu n'arrives pas à t'en sortir. C'est quoi les vraies actions importantes dans un business en fait ? Ben ça va être de démarcher, ça va être de vendre, ça va être de créer du contenu qui engage, c'est d'appeler, de relancer ce prospect qui traîne en fait justement à donner une réponse. C'est tout... Ces actions-là qui te demandent de sortir de ta zone de confort et de gérer l'incertitude du résultat. Et quand tu commences à être en surcharge mentale, ton cerveau va automatiquement éviter ces actions-là. Parce qu'en fait, il ne peut plus encaisser de nouvelles sorties de zone de confort. Le deuxième signal, ça va être la perte de ta capacité d'adaptation. Ça, c'est hyper important et pourtant, on n'en parle jamais. Parce que normalement, quand tu es entrepreneur, justement, tu es habitué à t'adapter. Tu as un client qui annule au dernier moment, une stratégie qui ne marche pas, un imprévu qui arrive, etc. Et donc, ce que tu fais, c'est que tu rebondis, tu trouves des solutions, tu pivotes, etc. pour que justement, ça continue de tourner. Mais quand tu commences à être en burn-out, tu perds en fait cette flexibilité mentale. Tu vas te braquer sur finalement une stratégie qui ne marche pas. Tu vas t'obstiner sur une méthode qui ne donne pas de résultat. Tu vas refuser de voir que peut-être en fait, il faut changer d'approche. Alors évidemment, tout ça, je te le dis, c'est que quand tu as de la data en face. C'est-à-dire que dans ton business, tu as un écosystème que tu as créé pour faire justement toutes les analyses qui vont te permettre de te dire « Non, finalement, cette stratégie ne marche pas. » Et tu continues cet entêtement alors que tu sais très bien que cette strat, elle ne marche pas du tout. Tu vois, moi, je fais tous les mois mes analyses marketing et communication avec toutes mes performances, toutes mes statistiques sur... tous mes réseaux sociaux, sur mon podcast, sur cette chaîne YouTube, vraiment partout. Et en fait, quand je fais mes analyses statistiques qui me sont délivrées dans un premier temps par l'IA, parce que c'est elle qui va venir analyser mes performances et qui va justement les mettre en rapport avec ma génération de leads et ma conversion, c'est elle qui va me dire de manière extrêmement froide parce que je ne veux pas que ce soit moi justement avec mes émotions qui va aller analyser les choses. Elle me le dit de manière extrêmement froide et détachée émotionnellement que, en fait, par exemple, LinkedIn est en perte de vitesse. Donc, moi, dans ce cas-là, qu'est-ce que je suis censée faire ? Si LinkedIn, par exemple, est en perte de vitesse sur ma génération de leads, je ne vais pas investir plus dans LinkedIn. Je ne vais pas aller faire, du coup, 7 posts par semaine. Mais je vais peut-être plutôt réduire à 4 ou à 3 pour voir ce que ça donne et voir si j'ai les mêmes résultats que si je ne faisais que 5 posts par semaine, par exemple. Donc, ce qu'il faut que tu comprennes, c'est que quand tu as justement toute cette stack d'analyse, en fait, marketing, communication, analyse business d'une façon générale, et que justement tu t'entêtes, c'est là où justement c'est un manque de flexibilité. Tu vois, moi, si j'étais continuellement en train de m'entêter sur LinkedIn à faire 7, 8, à publier parfois 10 posts par semaine à raison de, je ne sais pas, 3 ou 4 posts par jour. Ce qui est complètement délirant, pour moi en tout cas, par rapport aux résultats que je génère, ce serait justement un deuxième signal, c'est-à-dire que je manque de flexibilité et ce manque de flexibilité va peut-être justement me guider vers un burn-out. Et tu vois, je me souviens d'une période où moi-même j'étais un peu dans cet état-là, parce que j'avais une stratégie d'acquisition qui ne marchait plus du tout, notamment sur Instagram. et au lieu d'analyser pourquoi et de tester autre chose, en fait, je me suis acharnée pendant des mois et même d'ailleurs pendant des années. J'y étais pendant deux ans. En me disant, en fait, il faut juste que j'y mette beaucoup plus d'énergie. Le résultat, ça a été quoi ? C'est que j'ai perdu du temps, j'ai perdu de l'énergie et j'ai aussi un peu perdu confiance en moi. Quand tu es en forme, en fait, mentalement, que tu testes, que tu mesures, que tu ajustes, quand tu commences justement à saturer, tu t'accroches en fait à ce que tu connais, même si malheureusement, ça ne marche plus. Le troisième signal, ça va être le fait que tes émotions, elles deviennent extrêmes. Alors là, c'est un truc qu'on remarque pas forcément nous-mêmes, mais souvent notre entourage. En fait, tu passes un peu de l'euphorie totale à l'abattement complet, t'es un peu dans cet état de surréaction émotionnelle, pour vraiment des détails finalement. C'est-à-dire un client qui signe et tu te sens invincible, et un prospect qui dit non, tu remets absolument toute ta vie en question, même sur ton business model, enfin vraiment toute ta vie d'une manière globale. Limite, en fait, tu deviens un peu bipolaire, tu vois. Et ces montagnes russes émotionnelles, c'est signe que... que ton système nerveux, en fait, il est à bout. Normalement, tu devrais avoir une certaine stabilité émotionnelle face aux aléas du business. Alors, bien sûr que ça fait plaisir de signer un client et que ça déçoit d'essuyer un refus d'un prospect, mais ça ne devrait pas te faire passer d'un extrême à l'autre en termes d'émotion. Et tu vois, moi, dans mes formations, j'explique toujours à mes clients que, en fait, il faut développer cette espèce de résilience émotionnelle parce que En fait, le business est par nature très instable. Il y a énormément de facteurs externes qui viennent rentrer dans l'équation et qui font que justement ça devient instable. Donc si tu n'as pas justement cette stabilité intérieure émotionnelle, il y a chaque fluctuation qui va te mettre en fait dans un état qui sera complètement disproportionné. Le problème, c'est que ces émotions extrêmes, elles vont impacter tes décisions business. C'est-à-dire que tu vas prendre des décisions dans l'euphorie. que tu regretteras ou à l'inverse, tu vas te saboter dans les moments de doute. Le quatrième signal, ça va être de développer des symptômes physiques sans aucune cause médicale. Ça, c'est le signal que beaucoup ignorent parce qu'en fait, on a tendance à distancier le mental du physique. Mais en fait, ton corps, il encaisse tout le stress que ton mental accumule. et donc tu commences Peut-être avoir des maux de tête un peu récurrents, des problèmes de sommeil, des tensions dans les épaules, la nuque, je ne sais pas, des problèmes digestifs, peu importe. Mais en tout cas, tu as des symptômes physiques. Et tu vas aller chez le médecin et il va te faire des examens. Tout est absolument normal. Il n'y a rien qui est apparent. Mais toi, tu sais bien en fait qu'il y a quelque chose qui ne va pas parce que tu le sens et tu sens bien que ça ne va pas. Et en fait là à ce moment là c'est ton corps qui tire la sonnette d'alarme parce que ton mental il refuse encore d'admettre qu'il y a un problème. Tu vois, moi, j'ai eu une période où je me réveillais toutes les nuits vers 3h du matin avec le cerveau qui se remettait en route sur des problématiques business. Et je me disais, c'est complètement normal, ça va passer. Jusqu'au jour où les symptômes se sont intensifiés. Et du coup, j'ai commencé à avoir en plus de ça des contractures musculaires un peu partout, en plus des insomnies, plus des réveils nocturnes. Et là, j'ai réalisé que ça faisait six mois que ça durait et que j'étais complètement en train de m'épuiser physiquement. Alors évidemment, quand tu as un symptôme comme ça qui apparaît, évidemment, c'est tout le reste aussi qui va être modifié à terme. C'est-à-dire que tu vas commencer à avoir une hygiène de vie qui va se dégrader petit à petit. Et plus le temps passe et plus tu vas avoir justement du mal à t'en remettre. Et du mal à voir que finalement, c'est un problème qui est insidieux et qui arrive vraiment petit à petit. Et le truc, c'est qu'en tant qu'entrepreneur, on a tendance justement à un peu trop glorifier ce genre de symptômes. C'est « regarde comme je me suis investie, je dors même plus tellement, je pense à mon business H24 et tout » . En fait, non, pas du tout. Ce n'est pas de l'investissement en fait, c'est de l'autodestruction tout simplement. Le cinquième signal, c'est la perte du plaisir dans ton activité. Et ça, c'est vraiment le signal d'alarme ultime. Donc au début, quand tu as lancé ton business, tu avais un peu cette flamme, cette passion pour ce que tu faisais. Même dans les galères, il y avait justement cette satisfaction de construire quelque chose, quelque chose pour toi, quelque chose qui t'appartient, quelque chose qui fait sens pour toi. Mais quand tu arrives en fait au burn-out, cette flamme en fait elle s'éteint progressivement. Et tu commences en fait à voir ton business en fait comme un fardeau. Et tes clients, ça devient des emmerdeurs à longueur de journée, tes tâches quotidiennes, elles deviennent pénibles. Tu n'as plus en fait cette excitation à l'idée de développer de nouveaux projets dans ton activité. C'est exactement justement ce que moi je travaille en fait avec mes clients dans mes accompagnements individuels, parce qu'en fait, retrouver le plaisir dans son activité, ce n'est pas juste une question de bien-être, c'est aussi une question de survie business. Parce que quand tu n'as plus de plaisir, que tu n'as plus d'énergie pour innover, pour créer, pour servir tes clients au mieux de leurs attentes, en fait, ton business est en train de mourir. Et le piège, c'est que tu vas aussi culpabiliser de ne plus avoir cette passion. Tu vas te dire, mais enfin, tout ce dont je rêvais, finalement, je l'ai. Et donc, pourquoi, en fait, je ne suis pas heureux ? Et tu vois, moi, j'ai pas mal de clients qui viennent dans mon programme d'accélération de business pour avoir un accompagnement individuel. Et il y en a beaucoup qui, justement, me disent... Ils se sont entêtés pendant des années, des mois, à faire des stratégies qui ne marchaient pas, etc. Et ils arrivent, en fait, ils sont au bout du rouleau. Ils sont épuisés émotionnellement, en plus d'être rincés financièrement. Donc, à ce moment-là, c'est hyper compliqué parce que, tu vois, quand tu arrives à ce stade, alors on arrive effectivement avec un accompagnement à retrouver de l'énergie, à retrouver de l'envie, parce que tu te fais accompagner, parce que du coup, tu n'es plus seul. Mais par contre, dans certains cas, en fait, je ne peux rien faire pour eux. Parce qu'ils sont arrivés à un tel point où ils sont tellement rincés financièrement qu'ils doivent déployer une énergie de dingue pour pouvoir se remettre sur pied financièrement. Et dans certains cas, c'est déjà arrivé que j'en rencontre, des prospects comme ça. En fait, c'est trop tard. Et la seule solution, c'est de retourner au salariat. C'est d'arrêter ton business, de le mettre en pause, tout simplement. Et de retourner au salariat, le temps de te refaire une santé financière, le temps de te refaire une santé mentale aussi, et de repartir peut-être plus tard avec un peu plus d'armes que ce que tu en avais au départ. Tu vois, ce n'est pas une question de reconnaissance ou d'ingratitude, c'est juste que ton cerveau a besoin de récupérer. J'ai accompagné Claire l'année dernière, une consultante RH dans mon programme d'accélération de business, et elle était lancée depuis deux ans et elle avait un chiffre d'affaires qui était quand même... relativement correcte, autour de 6-7 000 euros par mois. Par contre, elle cumulait vraiment tous les signaux que je viens de te donner. Et quand elle est arrivée dans mon programme d'accélération de business, elle me dit la chose suivante. Lucille, je ne comprends pas. J'ai le business que je voulais, j'ai des clients qui sont réguliers, même si elle a envie d'avoir plus, mais elle a l'impression d'être cette espèce d'hamster dans une roue qui tourne. Et elle se lève le matin et elle a déjà envie que la journée se termine. Tu sais, cette espèce de rat race, en fait, où tu cours toujours après le temps, après un meilleur revenu, une meilleure vie, etc. C'était exactement ce qu'elle vivait. Et en creusant avec elle, en fait, on s'est rendu compte que, justement, elle passait 50 heures par semaine sur son business. Alors, pas parce qu'elle avait trop de clients, pas du tout, mais parce qu'en fait, elle s'était créé un espèce de système qui était complètement inefficace. Elle répondait aux mails en temps réel, le truc à jamais faire. Elle acceptait tous les appels clients, même le soir après 19h, donc elle n'avait aucune limite. Elle passait des heures sur des livrables qui auraient pu être faits en deux fois moins de temps si elle était outillée correctement. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle culpabilisait de ne pas être épanouie parce qu'en fait, elle se disait « j'ai quitté mon CDI pour ça, mes anciens collègues pensent que je vis vraiment un rêve éveillé et que je n'ai pas à me plaindre en fait parce qu'eux, ils sont en CDI, ils se font chier dans leur boulot, enfin bref » . Donc en fait, elle continuait à s'enfoncer sans rien dire à personne. On a bossé justement ensemble sur deux axes principaux. D'abord, c'était de restructurer complètement son organisation pour passer de 50 heures à 35 heures par semaine avec le même chiffre d'affaires. Donc ça a pris six semaines de boulot intense pour revoir tous ces process, tous ces outils, ces méthodes de travail, mettre de l'automatisation en place, etc. Donner de meilleurs outils. Et ensuite, on a travaillé sur ses limites, c'est-à-dire apprendre à dire non à certaines demandes clients. définir des créneaux de disponibilité qui sont précis, arrêter de répondre aux sollicitations 24h sur 24. Ça a aussi passé en fait par justement l'amélioration du parcours client. Parce que justement, il fallait en fait communiquer en amont à ses clients, cadrer la relation client au début et pas en cours de relation où justement tout le monde prend de très mauvaises habitudes. Et ça, c'était le plus... dur pour elle parce qu'en fait elle avait peur de décevoir justement ses clients alors que pas du tout finalement deux mois après le début de son programme d'accélération business elle m'avait envoyé me souvient un message où elle me disait ben je me suis rendu compte que ça faisait une semaine qu'elle n'avait pas pensé au boulot après 18 heures qu'elle avait complètement oublié que c'était possible en fait et donc ça c'est finalement la plus belle satisfaction et aujourd'hui six mois après notre accompagnement je les revue il n'y a pas très longtemps pour faire Le suivi post-formation, en fait, elle maintient justement son chiffre d'affaires à 6-7 000 euros par mois en travaillant 35 heures par semaine. Et elle a retrouvé vraiment le plaisir de conseiller ses clients, de travailler avec eux. Elle a même lancé d'ailleurs une nouvelle offre qu'elle avait en tête depuis un petit moment, mais que justement, elle n'arrivait pas à concrétiser par manque d'énergie et manque de temps. Donc, en fait, sa transformation, elle résume ça en une phrase. C'est qu'elle a compris que travailler plus ne voulait pas dire travailler mieux et que surtout... Respecter ses limites, ce n'était pas de la paresse intellectuelle ou de la paresse business, c'était juste de l'intelligence finalement. Et donc voilà pour ces cinq signaux d'alerte du burn-out de l'entrepreneur. Pour récapituler rapidement, ça va être déjà le premier signal, la procrastination sur des tâches importantes. Ensuite, la perte de capacité d'adaptation. Troisième signal, les émotions qui deviennent extrêmes, les symptômes physiques qui sont inexpliqués en quatrième signal. Et enfin, le dernier, c'est la perte de plaisir dans ton activité. Si tu veux aller plus loin dans la structuration de ton business pour éviter ce genre de situation, tu as deux solutions qui s'offrent à toi aujourd'hui. C'est le pack business si tu veux avancer en toute autonomie avec tous mes outils et mes conseils concrets et mes méthodes. Ou bien l'accompagnement individuel auquel tu peux candidater si tu veux qu'on bosse ensemble directement sur ton business. Le tout que tu sois en phase de création d'entreprise ou bien que tu sois déjà... entrepreneur. Le lien, il est dans la description. Si cet épisode t'a aidé, like et abonne-toi à la chaîne si tu es sur YouTube ou mets un avis 5 étoiles et abonne-toi si tu es sur les plateformes d'écoute et notamment Apple Podcasts et Spotify. N'oublie pas, tout le monde peut lancer un business et réussir. Toi aussi.