- Speaker #0
Hello, bienvenue dans Business de Meuf, le podcast qui raconte l'entrepreneuriat féminin. Je m'appelle Astrid et dans mes épisodes, vous trouverez toutes les ressources nécessaires pour vous inspirer, vous former et vous motiver, toujours avec une pointe d'authenticité et de spontanéité.
- Speaker #1
D'ailleurs,
- Speaker #0
sachez que cette saison, Business de Meuf est soutenue par Axonaut, le logiciel français de la gestion d'entreprise qui permet, entre autres, de gérer sa boîte de A à Z en quelques clics. Pour vous en dire plus sur Axonaut, c'est un logiciel qui permet de gérer sa relation client, ses emailings, ses devis et ses factures. sur une même interface. Autant vous dire que ce logiciel Pépite vous ira aussi bien si vous êtes en cours de création d'entreprise ou créé depuis des années. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous invite à vous abonner dès à présent au podcast, à nos réseaux sociaux pour être au courant des prochains lives que je vais vous proposer avec mes invités. Vous pourrez aussi leur poser toutes vos questions et être au courant de toutes nos actualités. N'oubliez pas de nous laisser vos commentaires sur les plateformes d'écoute et je vous recommande fortement de rester jusqu'à la fin de l'épisode car nous avons préparé une surprise.
- Speaker #1
Et les meufs, aujourd'hui je reçois Myriam, fondatrice de Lua Agency et fondatrice du podcast Influence Corner, le podcast du marketing d'influence. Bonjour Myriam.
- Speaker #2
Bonjour Astrid.
- Speaker #1
Merci d'être là aujourd'hui. Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui tu vas nous parler de tes deux activités.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Voilà, parce que sinon une en s'ennuie, on vient en faire deux. Du coup, tu vas nous parler de Lou Agency, comment tu as fondé ta boîte. Donc pour préciser, c'est une agence spécialisée en influence, une social media.
- Speaker #2
Exactement. Clairement.
- Speaker #1
Et aussi ton podcast Influence Corner, le podcast du marketing d'influence.
- Speaker #2
C'est bien ça. Voilà. Bonjour à tous et à toutes. Je suis ravie d'être avec toi. Je m'appelle Myriam, j'ai 30 ans. Alors, je n'aime pas trop me présenter par ce que je fais, mais plutôt parce que j'aime. Donc tu vois j'avais fait un questionnaire à l'ancienne tu sais pour d'orientation et savoir quel métier tu veux faire plus tard. Et finalement en fait le résultat de ce quiz ou ce questionnaire plutôt c'était que j'aimais conseiller et informer les gens.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et j'ai trouvé que c'était très réaliste du coup je suis un peu j'ai un peu continué dans cette vibe je me suis dit bah tiens quel métier je pourrais faire. Et la com c'est un peu imposé à moi j'ai l'impression. Journaliste aussi, mais bon journaliste, j'avais entendu beaucoup de choses, comme quoi c'était difficile, etc. Donc ça m'a un peu découragée. Et sinon, pour continuer sur ce qui me passionne, je suis passionnée aussi par l'humain. Donc tout ce qui est lié à la psychologie, la sociologie, l'anthropologie, moi ça me fait kiffer.
- Speaker #1
D'accord. D'où le fait que tu aies créé une agence de conseil. Oui,
- Speaker #2
exactement. Je me suis aussi rendue compte que c'était des compétences. qu'on avait besoin pour le marketing, la communication. Et donc finalement, connaître le consommateur dans toutes ses facettes, c'était intéressant pour le séduire, lui donner envie et surtout trouver des solutions à travers des produits pour son quotidien. Je ne sais pas, une crème, un shampoing, à manger. C'est typiquement ce genre de choses qui me plaisaient moi dans le marketing.
- Speaker #1
D'accord. Et du coup, tu as décidé de lancer Lou Agency. Donc c'est une agence spécialisée dans le marketing d'influence ou le social media ?
- Speaker #2
Les deux en fait, parce que l'influence n'existe pas sans le social media, enfin en tout cas l'influence marketing, c'est quelque chose qui s'est développé ces dernières années de manière vraiment exceptionnelle, dans le sens où beaucoup de marques, même les plus récentes, veulent faire de l'influence pour développer leur visibilité sur les réseaux sociaux, amplifier leur message, tu vois, leur stratégie social media tout simplement.
- Speaker #1
D'accord. Et est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce que tu fais dans ton agence ? Comment tu accompagnes tes clients ? Qu'est-ce qu'aujourd'hui, quand on parle d'influence digitale et de social media, quels sont tes plans, tes actions ?
- Speaker #2
Alors déjà, il y a un positionnement que j'ai pris, que j'ai voulu vraiment marquer le coup, si je peux dire ça comme ça, c'est que je suis une agence mixte et inclusive, dans le sens où j'ai voulu représenter une certaine... Population qui n'était à ce jour pas représentée dans les campagnes comme marketing. Moi je suis une femme arabe et quand j'étais petite je voyais pas de représentation, que ce soit pour les jouets ou quoi, de filles qui me ressemblaient. Je me dis finalement en fait pourquoi ? Il y a plein de questionnements et surtout que l'influence s'adresse principalement à des publics assez jeunes, donc 15-24 ans soit ou même plus jeunes encore sur TikTok. Et je me dis c'est... Le rôle des marques est super important dans ça parce qu'elles doivent prendre la parole et surtout s'adresser de la bonne manière. D'où l'idée de faire de l'influence mixte et inclusive pour accompagner les marques sur un volet plus sociétal, donc prendre la parole sur des thèmes. liées à la culture, à la diversité, à l'inclusion, mais de façon authentique et créative. Donc éviter les maladresses, on a déjà vu dans des catalogues ou des choses comme ça qui étaient aujourd'hui qu'on ne peut plus accepter, comme le sexisme où les filles ont le rose avec les poupées, le caddie et la cuisine, et les garçons en train de faire du bricolage. Aujourd'hui, ça a complètement changé et c'est pour ça aussi que l'influence est un vecteur pour la société, pour qu'elle puisse accompagner les marques sur des volets plus sociétaux.
- Speaker #1
D'accord. Donc en gros, ta mission, c'est d'accompagner les marques sur leur campagne d'influence sur les réseaux sociaux. D'accord. Donc tu vas les guider.
- Speaker #2
Exactement. Donc on va aller sélectionner un pool d'influenceurs. Donc typiquement, on va établir d'abord une stratégie qui va déterminer des objectifs. Donc là, c'est un peu du charabia marketing. Ça reste, je pense, important pour celles et ceux qui nous écoutent. En gros, on établit des objectifs, donc objectifs de visibilité, de notoriété ou bien de conversion. Et ensuite, on va aller sélectionner des créateurs de contenu et créatrices de contenu en fonction de l'appétence qu'ils ont pour le produit. Donc, on va vraiment essayer de faire matcher au maximum le produit ou la marque avec les créateurs de contenu. Et ensuite, on va les accompagner dans le pilotage. Dans la mesure aussi de l'impact du message et de toute la création de contenu, on va essayer d'écrire des briefs assez créatifs, tout en incluant aussi les besoins des créateurs de contenu. On sait qu'aujourd'hui, les créateurs de contenu, ils ont besoin de liberté pour justement créer des reels, des stories qui parlent à leur audience. D'accord. Donc nous, on est un peu le tampon, l'intermédiaire entre les marques et les créateurs de contenu parce qu'on comprend à la fois les enjeux pour les marques, mais aussi pour les créateurs de contenu.
- Speaker #1
D'accord. Du coup, quand tu fais ta sélection d'entreprise, c'est surtout des entreprises qui sont engagées dans certaines actions et qui rentrent aussi avec la logique, avec tes valeurs finalement.
- Speaker #2
Oui, clairement. Ça, c'est le plus simple. On va dire que c'est des entreprises qui ont déjà... une vision, un message à faire passer. Donc typiquement, par exemple, pour une marque comme ça, qui répond à un besoin pour une typologie de personne, on va les pousser à prendre la parole sur la déconstruction des stéréotypes des pots mat'à foncer. D'accord. Typiquement, faire des talks, inviter des créateurs de contenu pour appuyer leur message et aussi des journalistes sur la partie relations publiques.
- Speaker #1
D'accord, donc ça ne s'arrête pas uniquement... à chercher des influenceurs. C'est aller au-delà, c'est de créer des événements et d'aller aussi dans la presse.
- Speaker #2
Clairement, oui. Nous, ce qu'on veut, c'est vraiment créer de la conversation autour du message de la marque. Aujourd'hui, une marque a besoin autant d'être sur les réseaux sociaux qu'en offline, à travers des événements et inviter tous les leaders d'opinion qui vont pouvoir lui donner encore plus d'amplification, que ce soit les journalistes et les créateurs de contenus influenceurs sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
D'accord. Donc, ça va au-delà juste de créer des... Comme on peut voir avec les agences d'influence qui vont chercher la marque, qui vont la mettre en collaboration avec des influenceurs. Ça va durer sur une OP et après ça va s'arrêter là. Donc là, ce que vous essayez de faire, c'est de construire des relations à long terme.
- Speaker #2
Clairement, oui. C'est vraiment, on mise sur l'impact sociétal et on sait qu'aujourd'hui, c'est quelque chose qui est demandé par les consommateurs. Les clients et les clientes de certaines marques veulent voir que leur marque est engagée et ça fait une préférence aussi de marque. Donc, c'est ça. Demain, j'ai peut-être envie de plus acheter ce produit-là ou cette marque-là parce qu'elle a justement un impact fort sur la société et sur des sujets liés à ces produits finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que maintenant, quand on va acheter un produit, c'est vrai que le produit, on va l'acheter par rapport à son fondateur, par rapport à ses valeurs. Le fondateur de la marque est beaucoup plus connu qu'avant.
- Speaker #2
Oui, clairement, il y a un enjeu aussi de personnel branding, etc. Donc, c'est important aujourd'hui que les marques soient incarnées par des personnes. Et typiquement, aujourd'hui, on voit aussi que sur TikTok, les marques qui arrivent à émerger sur la plateforme, c'est des marques qui sont incarnées par leur PDG, par la fondatrice ou le fondateur. Vraiment, ce n'est plus vraiment que des produits, c'est aussi des personnes derrière.
- Speaker #1
D'accord. Du coup, est-ce que tu t'occupes uniquement de jeunes créateurs ou tu t'occupes de marques qui sont implantées depuis... longtemps et qui a envie de s'engager un peu plus dans ces démarches là.
- Speaker #2
Ça a un peu évolué. Moi quand je m'étais lancée, je m'étais dit vers les marques qui ont besoin d'amplification en fait. On sait très bien que quand on est une marque et qu'on se lance, on n'a pas forcément beaucoup de budget marketing, communication et ça pêche un peu dans le futur de la marque. Aujourd'hui ce qu'on essaye de faire c'est à la fois d'aller vers ces créateurs-là et ces créatrices. d'amener aussi des marques qui n'ont pas l'habitude, des grandes marques, à se dire Tiens, l'enjeu sociétal devient de plus en plus important dans notre société. On prend la parole, mais parfois c'est mal fait par les grands groupes, donc du coup, elles ont besoin de se faire accompagner. Oui,
- Speaker #1
ça s'apparente un peu au greenwashing.
- Speaker #2
Voilà, exactement.
- Speaker #1
Ou ça tombe comme un cheveu sur la soupe.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Ou ça se voit que ça ne correspond pas à l'ADN de la marque.
- Speaker #2
Oui, en plus, la sélection des influenceurs, elle ne se fait pas uniquement sur la typologie, sur le nombre d'abonnés, elle se fait aussi parce que ce créateur de contenu-là va aimer les produits, est-ce qu'il les utilise déjà ? Est-ce qu'à travers sa communauté, lui, son audience, ça peut matcher avec nos futurs clients ? Et est-ce que peut-être on peut aller chercher un nouvel type de clientèle, justement, à qui on ne s'adressait pas, alors que nos produits, je ne sais pas, c'est un shampoing, ils s'adressent à tout le monde, et finalement, on ne s'adresse qu'à une partie de la population.
- Speaker #1
J'avais déjà discuté de ce point-là avec des influenceurs, et même avec des agences, etc., et qui disaient de plus en plus que le nombre d'abonnés ne fait pas aussi le retour sur investissement.
- Speaker #2
Ah, clairement, oui, clairement. Le nombre d'abonnés, ça peut juste apprécier le créateur de contenu dans son métier. C'est-à-dire qu'il est établi, il fait attention à ce qu'il dit, à ce qu'il fait, et il a envie vraiment de continuer en tant que créateur de contenu et créatrice. Mais c'est vrai que c'est un vanity score. Ce n'est pas quelque chose qui va refléter si sa communauté est engagée, si le produit peut lui plaire. C'est pour ça que c'est très humain. Du one-to-one, nous, quand on va contacter pour une campagne des créateurs de contenu, on va vraiment prendre le temps. Déjà, on va partager un brief personnalisé. On ne s'adresse pas à tous les créateurs de la même façon. Et surtout, on va aller co-construire la campagne. C'est-à-dire qu'on va lui dire, tiens, quelles sont tes idées pour ce produit-là ou pour notre campagne ? démontrant en fait tous les grands messages qu'on a envie d'envoyer à travers les réseaux sociaux. Et s'il est d'accord avec ça, pourquoi pas créer quelque chose de très original et qui parle aussi à son audience.
- Speaker #1
Oui, on a tendance à voir ça en fait. On voit quand une agence média a lancé sa campagne, parce que tous les influenceurs qui ont des communautés similaires proposent la même chose à un certain temps. Et en fait... Ça a un aspect un peu péjoratif sur la campagne, parce qu'on se dit qu'ils ont tous été payés pour, on sent pas l'engagement, on sent tous qu'il y a une opportunité de marché et de conversion, et voilà, c'est tout.
- Speaker #2
Mais clairement, on le sent aujourd'hui. Je peux voir des campagnes qui n'ont pas performé parce que justement, le message était identique. Et ça, parfois, il faut aussi convaincre les marques d'aller sur des terrains un peu nouveaux. pour que ça puisse marcher parce que finalement aujourd'hui les consommateurs et même les générations qui utilisent les réseaux sociaux savent comment un placement de produit se fait, savent le reconnaître, etc. Ils ne sont pas dupes et c'est pour ça qu'il faut vraiment intégrer l'influenceur dans sa démarche pour que ça marche. Et il y a de plus en plus aussi de campagnes qui se font sur la durée, c'est-à-dire qu'on va peut-être plus choisir 4-5 influenceurs sur l'année. et travailler avec eux sur la durée, que chaque campagne, choisir des nouveaux et finalement ne pas avoir cette cohérence dans le message.
- Speaker #1
Parce que finalement, c'est la répétition qui fait qu'on achète un produit ou qu'on commence à s'y intéresser. Oui, clairement. Finalement, une campagne, on voit la campagne, on achète peut-être le produit une fois, mais si on ne revoit pas... Le produit en question, ça peut nous faire faire un test et pas l'acheter. Le taux de Ausha peut être un peu plus faible.
- Speaker #2
C'est ce que je fais justement avec mon podcast Influence Corner. J'ai reçu beaucoup de témoignages de marques. C'est un podcast qui va décrypter le monde de l'influence à travers le prisme des marques et des influenceurs. Le tout, c'est un peu d'avoir autour de la table, même s'ils ne sont pas ensemble. un peu les échos des influenceurs et la parole des marques, et de savoir comment ils mettent en place leur stratégie d'influence. Et ça revient beaucoup, en fait. Les campagnes sur la durée marchent mieux, parce qu'il y a cette cohérence avec le public.
- Speaker #1
Oui. Finalement, on revient sur une pratique de marketing courante avec la télé, finalement.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Il faut éviter justement la publicité, parce que c'était pour ça, à la base, que l'influence avait émergé, que les placements de produits marchaient mieux sur les réseaux sociaux. C'est que... c'était intégré dans la vie de l'influenceur. C'est-à-dire que quand une influenceuse ou un influenceur présente un produit, on va dire encore une fois un shampoing, c'est parce que pour lui, il a trouvé que ça l'aidait beaucoup dans sa routine.
- Speaker #1
Oui, mais ça, c'était l'influence d'antan.
- Speaker #2
Exactement. C'est pour ça aussi que c'est important aujourd'hui de sortir de l'influence sur les réseaux sociaux pour créer des ponts avec déjà les journalistes. leader d'opinion sur les campagnes RP, et surtout que les marques prennent la parole, encore une fois sur des sujets sociétaux, pour déconstruire une idée reçue, pour prendre position sur un phénomène dans la société, tout en ayant des éléments... langage qui soit propre à chaque marque,
- Speaker #1
à chaque personnalité. Ça me fait penser au blog qu'on avait avant où elles utilisaient vraiment, elles achetaient les produits. Il n'y avait pas encore ce truc où les marques envoyaient les produits et du coup elles en parlaient. Maintenant, il y a un peu ce manque de transparence qui peut faire un petit peu peur aux gens.
- Speaker #2
En fait, on travaille dessus justement sur la transparence. C'est vrai que c'était un secteur qui était peu réglementé par des lois qui viennent encadrer ce secteur-là. Et petit à petit, on a travaillé avec des acteurs comme l'ARPP.
- Speaker #1
Oui, ça nous en parlait.
- Speaker #2
Du coup, eux, ils sont vachement sur l'influence responsable. Et ça permet justement d'avoir un cadre pour les collaborations, mentionner ces collaborations, dire quand c'est un cadeau, des choses à éviter. Justement, il y a des produits illicites qu'on ne peut pas montrer à la caméra. Il y a aussi des réglementations liées à tout ce qui est... produits, alcool, etc., cigarettes, électronique.
- Speaker #1
Mais en fait, quand on fait une campagne et qu'on n'a pas spécifié qu'un poste était sponsorisé ou autre, est-ce que c'est l'agence qui peut être poursuivie, entre guillemets, ou est-ce que c'est l'inférenceur, entre guillemets, ou c'est encore, il y a un peu un flou ?
- Speaker #2
En fait, c'est à tous les acteurs, déjà, de connaître les règles, parce qu'il y a des règles, c'est la publicité dissimulée, elle est punie par la loi. Et donc, du coup, l'agence doit avoir un aspect juridique assez béton pour qu'elle puisse savoir quelles sont les règles et justement les transmettre à l'influenceur, s'il ne les connaît pas, surtout à la marque. Et bien sûr, les influenceurs, nul n'est censé ignorer la loi. Donc, eux aussi doivent connaître la réglementation liée à ce produit-là. Typiquement, savoir que la mention de la collaboration est importante et... comment dire ça ?
- Speaker #1
D'obligatoire en fait. Oui.
- Speaker #2
C'est quelque chose d'obligatoire, oui. Oui.
- Speaker #1
Oui. Comment le dire autrement ? Simplement. Ok. Et qu'est-ce qui t'a vraiment motivée à lancer ton agence finalement ? Est-ce que c'est ce que tu faisais avant ? Est-ce que c'est une envie ? Est-ce que c'est ton engagement qui a pris le pas ?
- Speaker #2
Pas du tout en fait. Ça s'est fait petit à petit. J'avais toujours envie d'entreprendre mais je ne savais pas trop dans quoi. Et je me suis toujours dit que partir d'une spécialisation, ça rassure un petit peu, tu vois, de savoir de quoi tu parles, ça aide. Et donc du coup, j'avais travaillé beaucoup en entreprise, dans des grands groupes, dans des petites PME, des TPE, toujours dans le marketing, donc assistante marketing, chef de projet, chargée de marketing. Et je ne me retrouvais pas forcément, en fait, dans des secteurs très différents, à l'énergie. bien de grandes consommations, secteur voyage, etc. C'était assez différent en termes de secteur et je ne me retrouvais pas dans les jobs que je faisais. Mais j'étais toujours assez intéressée par le marketing de manière générale. Ça a commencé avec le marketing digital et petit à petit, je vois l'engouement qu'il y a pour l'influence et l'impact que ça peut avoir aussi. Et je me dis, pourquoi pas créer une agence ? Sauf que quand je parle de ça autour de moi, on me dit ouais mais t'as pas de réseau et tout, qu'est-ce que tu vas faire avec ton agence ? C'est assez compliqué, tu vois. C'est vrai qu'en France, en tout cas, c'est assez compliqué d'émerger. Il y en a déjà beaucoup, des très connus. Et moi, c'est pendant le confinement que tout ça s'est passé.
- Speaker #1
Oui, c'est que tu avais l'idée d'entreprendre, tu te retrouvais pas forcément dans le métier que tu faisais. Plus le salariat,
- Speaker #2
en fait.
- Speaker #1
Oui. Ah, c'est le côté salariat qui te faisait plus ?
- Speaker #2
Ouais, il y avait trop de contraintes en fait, ou de protocoles. Après, je peux comprendre, tu dois être encadré et tout. Tu es dans une équipe marketing, tu dois justifier que tu as besoin de temps pour mettre en place un projet. Parfois, on va te le refuser, on ne te dit pas forcément pourquoi. Tu étais vite... Tu as eu un ras-le-bol.
- Speaker #1
Enfin, un ras-le-bol. Enfin, pas un ras-le-bol, mais tu te sentais un peu bridée dans ta activité.
- Speaker #2
Voilà, exactement, c'est le mot.
- Speaker #1
C'est vrai que tu as beaucoup de process quand tu es dans les grandes boîtes, dans les TPE, PME. Tu es un peu plus autonome sur tes missions et on ne vient pas trop te demander. Des fois, tu es un peu trop autonome sur tes missions. Donc, tu peux faire beaucoup, beaucoup de choses. Je pense que oui, je peux comprendre aussi que tu aies eu envie de voir ça. Tu as toujours été passionnée par le marketing d'influence ou c'est venu aussi des expériences que tu as eues sur le terrain ?
- Speaker #2
C'est ça, c'est les expériences que j'ai eues sur le terrain. C'est-à-dire que je suis passée par une phase de transition où j'étais freelance.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
J'ai vu que voilà... Moi je suis quelqu'un que j'apprends, enfin je me documente beaucoup sur les choses, etc. J'ai pas forcément besoin de diplôme, même si on sent qu'on n'est pas forcément toujours légitime. Je me dis, bon, avec beaucoup de connaissances finalement, c'est à la portée de tout le monde de se dire, je vais me documenter sur un sujet et je vais en devenir presque expert ou experte. Et c'est comme ça en fait, j'ai fait mes premières collabs et finalement j'ai beaucoup aimé l'aspect humain justement que je retrouvais. à aller sélectionner les créateurs de contenu. Et j'avais cette liberté aussi de les choisir. Donc l'impact, encore une fois, sur le côté inclusif et mixte. Et je me suis dit, tiens,
- Speaker #1
petit à petit. Mais est-ce que ce n'est pas là où il y avait une carte à jouer ? Parce que finalement, tu as laissé d'aller dans un créneau qui n'était pas forcément exploité par tout le monde. Et c'est là que tu t'es dit qu'il y avait un potentiel. Parce que peut-être qu'il y a un potentiel à ce que des marques aient un discours un peu plus inclusif. Ou que des personnes qui sont influençantes dans leur domaine sortent un peu dans l'espèce d'entre-soi qu'il y a, ou qu'on leur propose uniquement les mêmes produits ou les mêmes choses.
- Speaker #2
Exactement, c'est exactement ça. Et en plus, je me suis été documentée sur les business plans, etc. On me disait souvent aussi que le modèle agence, c'est un modèle qui est has-been, et que ça y est, ça ne marche plus, ça n'existe plus finalement le modèle classique de l'agence. Je le vois aujourd'hui, en fait, les agences ont tous un volet studio, production, etc. Vraiment pour proposer à leurs clients de prendre part au message à travers de la création de contenu, vidéos, podcasts, etc. Donc ça, je peux le comprendre tout à fait. Mais après, je me dis, moi, en fait, le créneau que j'ai pris, comme tu as dit, il est encore tellement nouveau que le modèle agence, ça marche encore. Donc je tente l'expérience, finalement je n'ai rien à perdre, au pire après je prends un CDI et basta quoi. Et finalement, de fil en aiguille, je trouve qu'il y a justement cette appétence, que les marques ont envie de... En fait, elles ont envie de le faire, mais elles ne savent pas comment le faire. Et il y a ce côté où elles ont besoin d'être accompagnées sur... tout le volet, à la fois création de contenu avec les réseaux sociaux, à la fois influence avec notamment les messages clés à envoyer et surtout la sélection du pool d'influenceurs, le pilotage et la mesure, mais aussi sur le volet qu'on s'était dit aussi relation publique. Comment en fait j'arrive à faire des ponts avec tous ces aspects-là et de créer de la conversation autour de...
- Speaker #1
Juste un community de presse.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
à attendre que quelqu'un l'utilise, alors que les journalistes on sait pas.
- Speaker #2
C'est plutôt créer les opportunités, de créer des événements, des talks inclusifs et de pouvoir les inviter pour qu'elles puissent voir finalement et prendre, avoir un avis sur ce que la marque fait.
- Speaker #1
Parce que ce qu'on me disait aussi c'est que les journalistes attendent qu'on leur vende quelque chose clairement, un sujet clairement, ils veulent plus...
- Speaker #2
Bah en fait on a plus le temps de lire....
- Speaker #1
On leur donne un truc très mâché et intéressant, croustillant pour qu'ils puissent en parler.
- Speaker #2
Après, on va aller sur d'autres sujets où les médias aussi, avec les réseaux sociaux, doivent sans cesse fournir de l'information. Et donc du coup, aller sur des informations selon la consommation, donc consommation rapide, très recherchée, etc. Moi, je ne fais pas forcément des relations publiques. C'est justement, comme je te l'avais dit, une amie et presque associée, Elisa Omarac, qui est, elle, attachée de presse, qui a son propre cabinet de relations publiques. Donc, du coup, on unit nos forces, vu que c'est complémentaire dans nos offres, pour créer de la conversation autour des marques. Et c'est plus elle qui va aller, justement, sur les sujets liés aux journalistes.
- Speaker #1
D'accord. Ce que j'avais demandé justement, est-ce que tu t'es lancée seule dans l'aventure ? Est-ce que tu t'es accompagnée par un organisme spécifique ou le fait d'être à deux ?
- Speaker #2
Pour répondre à ta question, je me suis lancée seule et justement au bout de 4-5 mois je me retrouve solo, sans pouvoir confronter mes idées alors que c'est la base de mon métier. Et finalement il manque ce côté humain. que j'ai pas au quotidien si je contacte pas par email les créateurs de contenu ou quoi. Donc je me dis, il faut que je me fasse accompagner ou en tout cas trouver des relais de gens comme moi qui se sont lancés dans l'aventure entrepreneuriale. Et je poste une story où je vois justement Lisa qui a posté une story sur les podcasts et je lui dis, et moi je venais de lancer mon podcast, ah tiens il faut que je t'interview pour mon podcast et tout, je veux avoir ton avis sur les relations publiques. Et il faut savoir qu'on était en fait issus du même quartier dans le 20e et qu'on se connaissait déjà via un taf étudiant. Et on reprend contact à ce moment-là et elle me dit tiens moi aussi je suis en transition, je suis en train de créer ma boîte. Et on décide finalement de continuer l'aventure ensemble. Et de fil en aiguille, on travaille un peu sur tous les projets ensemble.
- Speaker #1
Ensemble.
- Speaker #2
Mais pour revenir sur ta question sur l'accompagnement. Tu sais, il y a des organismes ou quoi, j'y ai toujours cru, mais j'ai jamais trouvé un organisme qui me parle en fait. Au moins que d'informations, tu vois, typiquement.
- Speaker #1
C'est vrai que quand tu montes quelque chose dans les médias, dans l'influence, quand tu veux créer une agence, je trouve qu'il y a beaucoup d'organismes qui accompagnent sur le volet produit. Quand tu veux lancer un produit ou quand tu veux lancer, je sais pas, un bar, un restaurant, quelque chose de tangible. Mais quand c'est dans le conseil, je trouve que c'est assez compliqué. Après, tu as des organismes comme Creatis.
- Speaker #2
Oui, j'y suis.
- Speaker #1
Ben oui, tu vois. Comme Creatis, qui accompagne maintenant les créateurs de contenu, donc les newsletters, podcasts, tous les nouveaux créateurs de contenu, les contenus qui n'étaient pas forcément considérés comme médias auparavant. Je sais qu'ils accompagnent, mais je trouve que quand on n'a pas un produit tangible, c'est assez compliqué de se faire accompagner. Oui. sauf par des business coachs. Ou sinon par des organismes privés qui ne sont pas gérés par l'État.
- Speaker #2
Il y avait beaucoup... Moi, j'ai été attirée par Réseau Entreprendre. Oui. Mais pour y entrer, il faut un dossier béton.
- Speaker #1
Avec un bon business plan.
- Speaker #2
Voilà, exactement. Et tout ce que je déteste, la paperasse que je déteste. Donc du coup, ça m'a un peu freinée. Et c'est peut-être le but aussi. Mais c'est vrai que...
- Speaker #1
Ce n'est pas forcément le but, mais des fois, pour avoir accès à ce...
- Speaker #2
Il faut montrer une certaine motivation.
- Speaker #1
Non, il faut être accompagné pour la construction du dossier par un des cabinets qui aide à la création d'entreprise et ça se fait. En fait, il faut être épaulé dans son projet et tu vois, ça a un certain financement à avoir au départ. Mais au final, quand tu sais que tu peux rentrer dans le réseau d'entreprendre, c'est que tu as un business plan qui est quali, un dossier qui est bien, on t'a accompagné dans la construction. Après, il y a des cabinets qui t'aident à rentrer dans ce type d'organisme et après, quand tu as ton prêt, finalement, tu peux les...
- Speaker #2
Ce n'est pas tant l'argent qui me manquait pour me développer ou quoi, c'est aussi, ne serait-ce que l'accompagnement autour de l'administration, des choses un peu courantes comme la compta, etc., la finance, les choses très...
- Speaker #1
Tu sais qu'il y a deux types d'entrepreneurs. Il y a les entrepreneurs qui sont très créatifs. qui aiment la créativité, la création, voilà, qui aiment ça. Et ceux qui sont plutôt orientés sur des aspects un peu plus chiffres, comptabilité, etc. Mais il y a deux types. Et c'est vrai que, souvent, il y a beaucoup de personnes qui arrivent à s'associer et ils se complètent parce que les deux ont cet aspect. Un a l'aspect financier, un l'aspect créatif, et ça match.
- Speaker #2
Nous, on est toutes les deux créatives, donc du coup...
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Pour trouver la personne qui est complémentaire sur l'aspect financier, c'est vrai que souvent tu te fais accompagner soit par un cabinet d'expertise comptable, ça dépend du statut que tu as, ou sinon par des organismes spécialisés. Je te dis, il y a des cabinets qui te font très bien et qui t'épaulent. Et finalement, ce n'est pas si mal que ça parce qu'au final, tu peux te concentrer sur ce qui te plaît le plus.
- Speaker #2
Oui, clairement.
- Speaker #1
Quand tu as essayé quelqu'un de s'occuper de tes chiffres, il faut quand même les examiner. Tu es quand même responsable de ta boîte. Mais c'est vrai que c'est pas évident au départ. Faut trouver cette complémentarité. Je pense qu'il y a beaucoup qui s'assurent.
- Speaker #2
Mais je pense que c'est essentiel de se faire accompagner.
- Speaker #1
Mais alors, dans le ratio, je pense que j'ai plus de femmes qui sont créatives. Le côté financier, il y en a, mais elles sont moins nombreuses. Je rencontre des créatives. Du coup, cette association-là, ça t'a permis de ne pas te sentir seule au quotidien et d'avoir un peu le polarpé, finalement.
- Speaker #2
Oui, clairement. Déjà, de pouvoir avoir une offre globale. Et surtout aussi, face aux clients, t'arrives à deux, c'est beaucoup plus rassurant. derrière t'as un coup de mou même psychologique tu peux retrouver de la motivation auprès de ta collègue ton partenaire c'est vraiment quelque chose d'essentiel je pense que je vais pas te l'apprendre ni celles qui nous écoutent être
- Speaker #1
entrepreneur c'est les montagnes russes c'est les montagnes russes c'est basé dans un fleuve tranquille aujourd'hui t'as une bonne nouvelle demain Non, tu peux avoir une bonne nouvelle dans la journée, une mauvaise l'heure d'après. Et ça peut être rythmé comme ça tous les jours. Après, ça fait partie du jeu.
- Speaker #2
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Bon, tu viens de répondre à ma question qui était, entreprendre seul c'est un très gros challenge, comment tu fais pour affronter le quotidien ? Je fais du yoga.
- Speaker #1
Pas du tout, je fais beaucoup de... confiance à mon instinct et je me documente beaucoup, je lis beaucoup, j'essaie de me rassurer par ça en fait, c'est ça. En plus, c'est essentiel dans nos métiers de faire de la veille, de savoir quelles sont les tendances, quels sont les besoins aujourd'hui aussi de mes clients, des marques que j'accompagne. Et donc, je participe à des salons, je vais à la rencontre d'autres personnes aussi. J'aime beaucoup faire des nouvelles rencontres parce que ça fait partie du réseau. Et d'ailleurs, c'est grâce au podcast aussi que beaucoup d'opportunités se sont ouvertes à moi. et aujourd'hui je vends même des espaces sur mon podcast à des marques pour qu'elles prennent la parole ou à des institutions, des organismes. C'est un nouveau modèle économique que j'ai trouvé et ça, je l'aurais... enfin, personne ne le dit et finalement c'est avec l'expérience que petit à petit tu t'apprends et surtout tu l'adaptes à ton expérience à toi.
- Speaker #0
Pour proposer quelque chose qui corresponde toujours. Oui, voilà. Mais finalement, ça s'imbrique bien entre ton podcast que tu proposes au sein de ton agence. Est-ce que tu as eu l'idée du podcast en même temps que l'agence ou c'est venu un petit peu après ?
- Speaker #1
Je ne saurais pas te dire, mais je sais que je l'ai créé quelques mois après avoir créé l'agence. Justement un peu aussi pour pallier à ce manque de réseau. Parce qu'aller vers les invités, c'est aussi leur montrer que j'ai une agence et que potentiellement je peux... les accompagner même si ce n'est pas du tout l'objectif premier. Mais voilà, ça m'est déjà arrivé aussi de me faire connaître, d'avoir des clients et des clientes à travers ce volet-là. Et surtout, ça renforce aussi le côté expert parce que moi, je dois continuellement faire de la veille comme on le disait. J'apprends aussi des personnes qui viennent à moi.
- Speaker #0
D'accord, donc au final ça te permet aussi d'être en veille, de discuter avec des experts dans le domaine finalement, c'est comme ça que tu apprends aussi.
- Speaker #1
Et après il y a aussi la communauté des podcasteurs aussi qui est énorme, ça c'est une très belle famille je dirais, mais parce que j'ai l'impression qu'il n'y a pas forcément de concurrence, et les échanges sont assez bienveillants, ouverts, d'esprit, il n'y a pas ce côté compétition, donc c'est encore bien et j'espère pouvoir...
- Speaker #0
C'est vrai que tu as raison, dans le secteur du podcast c'est... Bon enfant, dans le sens où quand tu as créé un podcast, tout le monde comprend en fait par quoi tu... Tout le monde comprend tes problématiques. En fait, c'est comme quand t'es entrepreneur, t'es dans une communauté d'entrepreneurs, tout le monde arrive à se comprendre et comprend un peu tes problèmes. Et quand tu es une podcaster, tout le monde comprend tes problèmes, tout le monde comprend tes problèmes techniques.
- Speaker #1
Mais tu sais que ça m'a même rapproché un petit peu des créateurs de contenu parce que du coup aussi... ils montent des épisodes, vidéos, etc. Ils sont vachement très avancés sur ce sujet-là. Et j'ai déjà pris des conseils d'eux sur comment optimiser mon temps, ou faire ci, faire ça, etc. Même si ce n'est pas lié directement au podcast. Mais la création de contenu, en fait, c'est encore une autre grande famille, une communauté, limite.
- Speaker #0
Oui, de créateurs de contenu. Quand ce n'est pas ton métier, c'est très chronophage. Quand c'est ton métier... Il faut tout le temps être créatif, donner de nouvelles idées.
- Speaker #1
Et cet état-là peut les épuiser. C'est aussi le travail qu'on fait avec les marques, c'est de leur montrer que c'est un vrai métier et qu'il faut comprendre que certes, on a envoyé le brief, s'il n'a pas répondu tout de suite, ce n'est pas la mort.
- Speaker #0
Ah bah oui, quand même. Souvent, les gens pensent que c'est juste venir présenter un produit et repartir en fait, alors que ça ne suffit pas. tellement de temps.
- Speaker #1
Il y a une réflexion sur le brief, est-ce que déjà ça lui plaît ? Est-ce qu'il a des idées qui lui viennent à l'esprit ? Comment ça va s'imbriquer parmi les placements ? Dans sa liste littoriale. Et parmi aussi les collaborations qu'il a déjà en cours. Le timing, il y a plein d'aspects. Et aussi les aspects liés à la vie humaine. Il peut tomber malade et s'il n'a pas posté ce jour-là, bah écoute... C'est pas grave, il va reposter plus tard. C'est pour ça que je pense, sans vouloir prêcher pour ma paroisse, mais c'est important d'avoir une agence pour justement gérer tout ce pilotage qui est énorme, en termes de travail à fournir. Et généralement, les marques n'ont pas forcément les équipes appropriées pour le faire en interne, et c'est pour ça qu'elles font appel à des agences. Mais c'est surtout pour gérer ce... C'est être l'intermédiaire et faire un peu la zone tampon entre les deux et à la fois défendre les intérêts de la marque, mais aussi comprendre les intérêts du créateur de contenu.
- Speaker #0
Je peux comprendre parce que déjà, juste de trouver... Les influenceurs, si tu cherches des micros ou des nano-influenceurs, mais en fait, il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup de trouver le bon qui correspond à la taille. Mais c'est hyper chronophage. Les gens ne se rendent pas compte de ça, en fait. On va coller une grosse tête, finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est aussi ça l'enjeu de faire une campagne. C'est de ne pas aller sur les têtes d'affiches, d'aller chercher des créateurs de contenu. qui ont une communauté engagée, qui ont vraiment une valeur ajoutée, un message à faire passer. C'est aussi pour ça que sur mon podcast, j'invite des influenceurs, des créateurs de contenu qui ont un message limite lanceur d'alerte. C'est en gros, voilà comment je fais mon métier, j'ai des collaborations, etc. Mais derrière, avant ça, j'ai un message que j'essaie de transmettre à travers tout ce que je fais.
- Speaker #0
Oui, parce que tu n'as pas que des créateurs, tu as des créateurs, des éditeurs de logiciels, tu as un peu toute cette facette-là. J'avais écouté un podcast qui était super intéressant avec les gens d'Internet. Oui. Mais c'était super intéressant parce qu'il expliquait concrètement comment elle travaillait, son rythme de travail. Donc en fait, cette espèce d'immersion aussi, c'est super bien parce qu'on peut comprendre en fait comment on travaille un média et comment ils peuvent mettre en avant un contenu, comment on peut travailler avec eux. Et ça, c'est vraiment un super travail.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
J'ai une dernière question. Pour toi, quel a été ton plus grand challenge ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question.
- Speaker #0
Jusqu'à maintenant, quel a été ton plus grand challenge, là où tu es vraiment sortie de ta zone de confort ?
- Speaker #1
Je pense que ce serait vraiment créer ma boîte, parce que je pensais que c'était un objectif inatteignable. J'ai dans mon entourage des entrepreneurs, etc. J'ai vu par quoi ils sont passés, c'était pas facile, etc. Ça me faisait peur. Oui. Et je m'étais dit, tu sais, c'était quelque chose que j'avais en tête depuis quand je te disais, je travaillais et j'avais déjà cette envie d'entreprendre. Mais finalement, c'était un peu cette peur qui me faisait repousser l'échéance. Et d'avoir écouté mon instinct et de me dire, vas-y, lance-toi et tu verras.
- Speaker #0
Tu t'es fait confiance.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et surtout,
- Speaker #1
un problème après l'autre, quoi.
- Speaker #0
Oui, il y en aura. de toute façon dans tous les cas il y en aura donc il faut être juste conscient qu'il y en aura et que bon finalement ok il y aura des problèmes c'est la stratégie des petits pas aussi c'est de se dire bon honnêtement j'ai créé la société et derrière j'avais aucune notion
- Speaker #1
de comment j'allais chercher les clients comment j'allais faire en fait c'était on verra je vais sur LinkedIn, je vais sur Insta je contacte les marques etc alors Et finalement après, un client en apporte un autre et c'est comme ça que tu arrives à te lancer finalement.
- Speaker #0
Oui, donc tu n'as pas forcément passé des heures et des heures à construire un plan, une stratégie.
- Speaker #1
Pas du tout, je l'ai même fait plus tard. Donc une fois que je me suis lancée, je me suis dit bon, il faut peut-être cadrer les choses.
- Speaker #0
Peut-être que tu t'es rendu compte de ce qui allait et ce qui n'allait pas en fait.
- Speaker #1
Et surtout que d'avoir confronté aussi mon offre au marché. Ça m'a permis de voir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas, ce qui plaisait et ce qui ne plaisait pas. Et c'est comme ça aussi qu'après, j'ai commencé à faire ce que je faisais pour mes clients, c'est-à-dire ma proposition de valeur, mon message, ma vision, etc. Donc tout ce que je peux te raconter aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, de toute façon, les coordonnées sont toujours les plus mal conçues.
- Speaker #1
Exactement, c'est le métier de l'ombre, la com.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et puis, tant mieux, finalement. Ça veut dire que forcément, ils travaillent bien. Donc non mais c'est bien que tu aies passé ce challenge là, mais c'est vrai qu'au départ quand tu as tellement de attention, attention, attention, ça peut... C'est difficile, attention, ça se fait pas comme ça, ça peut aussi te freiner et t'empêcher en fait de créer ta boîte. Mais finalement je t'ai fait comme ça, donc c'est la meilleure chose à faire et oublier le comment. Genre je lance ma boîte et je vois comment ça se passe.
- Speaker #1
Et je pense que ça rassure de se dire... Je me lance et je verrai comment faire et au pire je peux reprendre un CDI et basta quoi, ça sera une étape de ma vie.
- Speaker #0
T'aurais essayé quand même.
- Speaker #1
Voilà, j'aurais essayé, j'aurais pas de regrets.
- Speaker #0
Mais je trouve qu'on apprend pas mal de choses.
- Speaker #1
Et c'est ça qui m'a le plus plu finalement dans l'entrepreneuriat. Je savais que c'était un job multifacette, etc., que t'étais partout, sur tous les fronts. Mais la capacité qu'on a aussi à se réinventer, à apprendre sur le tas, c'est impressionnant.
- Speaker #0
Mais oui, je trouve que...
- Speaker #1
On apprend plus vite.
- Speaker #0
On apprend plus vite. De toute façon, il n'y a pas de notice. Il n'y a personne. Il n'y a pas de notice. Il n'y a pas de plan. Il n'y a pas de... Il faut faire mieux, plus comme ci, plus comme ça. La chose qu'on pourrait te donner, peut-être, c'est des astuces. Et peut-être t'aider à passer des astuces, des conseils, sur des choses très factuelles, genre la comptabilité.
- Speaker #1
Mais pour revenir un peu sur ta question, sur l'accompagnement, je trouve que je suis plus en phase avec le côté mentor, avoir un mentor ou un rôle modèle qui t'accompagne un peu sur toutes les facettes parce qu'il est déjà ou elle est déjà entrepreneur. Ça, je pense que ça marcherait mieux dans mon cas en tout cas. Oui,
- Speaker #0
après, tout dépend de où tu te situes et comment tu te sens à l'aise aussi sur certaines choses. Mais après, tu vois, dans mes petits conseils, tu n'as pas de... produits à fournir, tu n'as pas d'essais à faire, enfin entre guillemets, tu n'es pas conditionné par un produit, donc en fait tu peux être plus modulable sur des choses, et puis c'est vraiment répondre à un besoin, donc finalement c'est pour t'aider à identifier, aller un peu plus... Oui, le menton va t'aider à aller plus vite, finalement.
- Speaker #1
Oui, et surtout de répondre à des problèmes plus spécifiques, par exemple, je ne sais pas, des retards sur le... paiement de plusieurs clients. Comment tu fais pour faire rentrer rapidement ton argent et pouvoir, toi, réutiliser cet argent-là pour payer tes employés, etc. C'est des choses qu'on ne sait pas et qu'on laisse de l'argent dehors. Non, mais il va me payer.
- Speaker #0
Oui, mais le paiement, ça fait l'objet de plusieurs ateliers. Ça, c'est les retards de paiement, la trésorerie. Oui, ça, c'est...
- Speaker #1
Ça, on devrait l'apprendre à l'école, quand même.
- Speaker #0
Non, à l'école, on t'apprend à faire des calculs en AG. T'apprends à faire des calculs spécifiques, on t'apprend pas à aller demander ton argent. Enfin, l'école, t'apprends pas forcément ça, la conscience en soi, le pitch, le plan financier. Enfin, tu vas peut-être dans le plan financier en école de commerce, peut-être. Mais après, les choses pratiques de la vie ou quand t'as envie d'entreprendre, c'est assez récent, finalement, quand t'apprends...... dans les incubateurs quand on est youtubeur, mais sinon on ne t'apprend pas ça forcément. On devrait suggérer ça, de écrivez une lettre à l'éducation nationale.
- Speaker #1
Je pense qu'ils ont d'autres Ausha à fouetter là.
- Speaker #0
Ouais surtout avec la rentrée là, avec le manque de profs, bon. Voilà. Ben merci Mariam d'avoir participé à cet épisode.
- Speaker #1
Merci à toi, tu m'as mis vraiment à l'aise.
- Speaker #0
Ça va, tu as rembaté derrière le micro ?
- Speaker #1
Ben franchement si tu veux.
- Speaker #0
C'est vrai que de passer de l'autre côté, c'est une première pour toi.
- Speaker #1
Oui, et je suis ravie de l'avoir fait avec toi.
- Speaker #0
Ah bah, c'est encore plus flatteur. Donc, merci les filles d'avoir écouté. Merci à toi Myriam.
- Speaker #1
Merci à vous de nous avoir écouté. À bientôt. Oui,
- Speaker #0
et puis avant de terminer, si vous voulez retrouver toutes les informations sur Myriam, vous retrouverez tout dans la barre d'informations dans la description du podcast. Voilà, vous pouvez la suivre sur les réseaux sociaux, suivre son podcast, Influence Corner, et laisser des étoiles. pour l'autre sur Apple un max d'étoiles merci beaucoup et je vous dis à bientôt trop cool vous êtes resté jusqu'à la fin et j'ai envie de vous remercier de votre écoute, je vous offre un petit bon cadeau que vous pourrez retrouver dans la bio dans la description du podcast c'est un petit cadeau que je vous propose avec Axonote donc allez regarder ça va être top et puis je vous donne rendez-vous très rapidement dans deux semaines pour le prochain épisode de podcast à bientôt, ciao les meufs Sous