- Speaker #0
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- Speaker #1
Hello les meufs, aujourd'hui je reçois Astrid de Smile & Innov qui est une entreprise spécialisée dans l'immobilier et l'architecture écologique. Bonjour Astrid.
- Speaker #0
Bonjour Astrid.
- Speaker #1
Merci d'être là aujourd'hui. Alors est-ce que tu peux me parler de toi et de Smile & Innov ? Avec plaisir. Écoute, moi je m'appelle Astrid, j'ai 28 ans. Enchantée mon homonyme, du coup.
- Speaker #0
Je vis sur la région parisienne. J'ai développé le projet de Smile depuis 2021. Et le projet de Smile a pour but de promouvoir un petit peu tout ce qui est agence immobilière durable et architecture d'intérieur. En fait, j'accompagne mes clients de l'achat ou de la vente à la rénovation énergétique et écologique en intérieur. Et on fait tout ce qui est construction de maison, conteneur à côté.
- Speaker #1
Ok, donc ton entreprise, c'est vraiment de permettre à des personnes qui souhaitent acquérir un bien, de pouvoir les aider à acheter leur bien, à aider à ce que leur bien soit conforme aux normes écologiques, voilà, durables, et de les aider aussi à trouver tout ce qui est financement et autres prestations qui vont autour. C'est ça. C'est une prestation globale.
- Speaker #0
En gros, c'est de permettre à mon client d'avoir beaucoup moins d'interlocuteurs, d'avoir seulement un interlocuteur, voire au maximum quatre notaires, agences bancaires et moi-même et ensuite de diminuer le maximum d'interlocuteurs qu'il peut y avoir. Le fait que j'ai une double casquette, ça permet au client de se projeter plus facilement, de pouvoir aussi voir les avantages et les inconvénients du bien et de pouvoir lui présenter un bien qui prendra un peu plus soin de lui. Pourquoi j'ai fait ça ? Parce que tout simplement, j'ai mon projet qui est né Merci. Du fait que ma mère soit arrivée en France et qu'elle a été à la rue. Et en fait, de là, elle a toujours rêvé d'avoir un bien qui lui appartient. Et moi, en fait, j'ai eu des problèmes de santé plus jeunes. Et j'ai voulu répondre avec Smile à tout ce concept en lui-même, de permettre aux gens d'avoir un bien. de pouvoir acheter, de pouvoir se dire je suis enfin chez moi, que ce soit un appartement ou une maison et de se dire que du coup derrière à l'intérieur ça soit sain d'accord,
- Speaker #1
donc en fait ce que tu me disais un petit peu plus tôt en off c'est que tu avais aussi des problèmes de santé qui étaient liés à l'environnement dans lequel tu vivais et que c'était vraiment quelque chose qui pouvait être néfaste à la santé c'est ça,
- Speaker #0
exactement grosso modo en fait ce qu'il faut savoir parce que les gens ne le savent pas Merci. Mais la pollution intérieure est la quatrième cause de mortalité dans le monde. Donc, je sombre un peu notre... Mais grosso modo, c'est pour expliquer qu'on parle beaucoup de la pollution extérieure, mais en fait, on est souvent dans les intérieurs. On a pratiquement 90% de notre temps à l'intérieur. Parce que tu quittes chez toi, tu arrives dans des bureaux. Tu quittes les bureaux, tu vas dans un restaurant, une activité, où en fait, on est souvent dans un lieu enfermé. Et ensuite, tu reviens chez toi. Donc au final, on l'a vu pendant le Covid, les gens créaient des maladies cardiovasculaires ou autres. Et en fait, la pollution intérieure est créée par tout le mobilier, tout le matériel qui est autour de nous, qui dégage du CO2. C'est l'équivalent, si tu préfères, d'une voiture que tu respires en train de tourner pendant pratiquement une heure.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Voilà, sur une semaine de temps. C'est pour ça qu'il faut ouvrir ses fenêtres, c'est pour ça qu'il y a aussi des normes écologiques qui sont remises en place tout le temps. Et aujourd'hui, mon objectif de Smile, c'est de pouvoir accompagner les gens. jusqu'à être les pieds sous la table ensemble et de leur proposer à la fois un logement qui correspondra à leurs critères et à la fois de pouvoir répondre à ce besoin de personnalisation, mais en répondant de manière globale à toute la partie écologique. Donc de pouvoir leur proposer des papiers peints par exemple écologiques, de proposer aussi des tapis, des tables, de proposer aussi un agencement ergonomique et confortable. Et permettre, en fait, sur du long terme, un confort, une évolution dans ce même lien.
- Speaker #1
Donc, en fait, quelqu'un qui fait appel à toi, c'est quelqu'un qui va avoir une prestation clé en main.
- Speaker #0
Exactement. Complètement.
- Speaker #1
Donc, toi, tu fais tout.
- Speaker #0
Je fais tout.
- Speaker #1
De A à Z.
- Speaker #0
J'ai toutes les casquettes de A à Z.
- Speaker #1
Et en fait, qu'est-ce qui t'a... Est-ce que c'est ton expérience personnelle, pardon, mais c'est aussi... ton parcours scolaire aussi qui t'a amené à ça ?
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui m'a amené en fait à faire ce projet comme je l'ai expliqué ? Par rapport à l'histoire de ma mère, déjà de un, et la mienne. Pour être transparente, j'ai eu une tumeur en fait dans le passé et qui a fait qu'elle est encore présente aujourd'hui, mais qui a créé ce besoin aujourd'hui de répondre à une solution, parce que je ne suis pas la seule, parce que d'autres personnes peuvent aussi potentiellement en avoir, et de me dire en fait comment je peux répondre à cette problématique que moi j'ai réussi à surmonter. J'ai mon parcours où j'ai eu en fait du coup mes problèmes de santé qui sont survenus. Parce qu'en fait, de base, j'ai fait un bac S. Alors maintenant, je ne sais pas si c'est toujours la même chose. C'est tellement idéal, il y a des trucs qui changent, donc je ne sais pas trop. Non, non,
- Speaker #1
tout change.
- Speaker #0
Mais j'ai avancé en fait en premier lieu sur du génie civil. Donc j'étais vraiment dans le domaine de l'architecture. Et en fait, mes bras de santé ont vraiment pris beaucoup de place. Donc j'ai été à un moment donné paralysée, je ne pouvais plus marcher et ainsi de suite. Et du coup, je me suis remise en question et j'ai décidé de faire un double cursus. c'est à dire que du coup on a Le domaine qui m'a un peu ouvert les portes, c'était le domaine du commerce. Et donc, du coup, j'ai continué grosso modo à m'orienter dans le domaine de l'architecture. Et j'ai voulu poursuivre avec le monde qui m'accueillait un petit peu, donc le commerce. Donc, j'ai fait un petit peu de tout. J'ai fait du commerce en magasin, en tant que conseillère. J'étais adjointe, responsable. J'étais aussi au marché de Rungis. ça. J'ai aussi fait responsable marketing et commercial dans une boîte de médicaments et de tout ce qui est transport de machines de type IRM et autres. J'ai voulu vraiment tester un petit peu de tout et je me suis complètement éloignée du salariat parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui m'ont déçue. Comme une fois, la partie qui m'a le plus déçue, ça a été un échange que j'ai pu avoir avec un de mes anciens patrons. où il s'était passé... En fait, j'étais bloquée dans mon parking. J'étais bloquée dans mon parking, je devais aller au travail. Je l'appelle un petit peu plus tôt pour lui expliquer que j'allais arriver en retard. Donc voilà, je n'ai pas forcément précisé le temps exact, mais j'avais dit 15 minutes au minimum. Et du coup, en gros, il était 7h du matin. Je devais commencer à 9h. C'était un peu loin de chez moi, j'en avais pour 1h20 de trajet. Et du coup, ne pouvant pas sortir de mon parking, une fois arrivée au travail, j'arrive là-bas et mon patron me demande de venir dans son bureau. Je me dis, ok, pas de souci. Finalement, il me dit, plus jamais tu refais ça. Je lui dis, pourquoi ? Qu'est-ce que je dois pas refaire ? Je comprends pas trop. Et il me dit, t'arrives plus en retard. Je lui dis, mais pourquoi tu me dis ça ? D'habitude, je pars plus tard. Je finis à 17h ou... 18h et là en fait des fois je peux partir à 19h 20h enfin je reste vraiment beaucoup plus longtemps pour le travail c'est rare que j'arrive à retard et là tu me dis ça il me dit oui mais nous moi je vous surveille j'ai dit c'est à dire et en fait il ya des caméras tu sais dès que tu passes le pas de de l'entrepôt enfin dès que tu rentres et en fait il ya des caméras et donc en fait ici à quelle minute ou pas une minute où on arrive et en fait comme j'avais dit à peu près 15 minutes environ et que j'ai pas j'ai peut-être été à 18 minutes ou un truc comme ça j'ai pas respecté ces 15 minutes environ il était pas content et ça m'a choqué ça m'a clairement choqué parce que du coup je me suis dit attends je me démène pour une boîte qui n'est pas la mienne je mets ma paire à l'édifice on ne me remet merci jamais mais dès qu'il y a un truc négatif en fait tout de suite on me rebond on me met à bois dessus je comprends pas trop tu vois et donc on va dire que ça a été un peu le déclenchement de mon départ
- Speaker #1
et j'ai voulu partir de là assez rapidement et c'est vraiment là que t'as eu une rupture avec le monde professionnel, tu t'es dit ouais c'est vraiment pas pour moi parce que j'arrive pas à me retrouver parce que j'ai pas de sens, parce que dès que je fais une erreur on est là à me tomber dessus t'as senti quand même une injustice je dirais que j'ai senti une injustice bien avant déjà,
- Speaker #0
parce qu'il y avait déjà le fait que quand j'ai eu mes problèmes de santé, il n'y a plus le monde dans lequel je voulais aller qui pouvait m'accueillir correctement Merci. Le monde qui m'a accueilli les bras ouverts, c'est un monde un peu droguant aussi, déjà de base. Mais en fait, quand tu veux mettre ta pierre à l'édifice, on ne te remercie pas comme tel. Je donne un exemple, j'ai été responsable en boutique, les filles elles se démenaient pour faire des beaux tickets, des beaux trucs et tout. On pouvait les afficher, mais finalement en fait ce qu'elles affichaient, tu ne le voyais pas forcément en fait sur les primes ou quoi que ce soit. Donc au final c'était un travail qui était fourni et donné, parce que t'es la marre. Tu représentes la marque en étant en magasin. Tu représentes la marque un petit peu partout. Et au final, tu te rends compte que tu as beau fournir du travail, du temps et de l'énergie, on ne te remercie pas, on ne te reconnaît pas. On ne voit pas ce que tu es dans la capacité de faire, etc. Et j'estimais que je ne devais pas me bloquer à ça. Et peu importe dans les structures dans lesquelles j'ai été, j'ai trouvé que j'étais bloquée. Soit c'était par les collègues. qui n'avaient pas assez de maturité ou alors ils étaient un peu fermés ou autre. Soit c'était par le biais du fait que les réglementations de l'entreprise qui étaient compliquées, soit le salaire tout simplement parce qu'il n'était pas suffisamment élevé. Et ça pouvait aussi venir de la dernière raison que je t'ai expliquée où tu dois justifier pour tout et pour rien. Et au final, on ne te reconnaît pas, tu as juste valeur dans l'entreprise.
- Speaker #1
Donc pas de reconnaissance, pas de confiance.
- Speaker #0
Ouais, vraiment un global de tout, en fait, du fait que je puisse pas contribuer à quelque chose réellement, ou en tout cas quand tu contribues, c'est pas ton nom qui est dedans. Pas de reconnaissance. Moi, pour le coup, je trouve que c'est important aujourd'hui de reconnaître que la personne, elle a fait du bon taf, qu'elle a fait quelque chose de bien, et de reconnaître que c'est elle qui l'a effectué et pas forcément toi, tu vois. Que ce soit ton collègue, le félicité ou quoi que ce soit, y'a pas forcément eu ça. D'être conditionné tout le temps. Être enfermée dans des conditions, arriver à telle heure, partir à telle heure, faire telle tâche, revenir, c'est pas moi. Et c'est vraiment tout ce cumul d'actions, parce que j'ai vraiment varié dans mes...
- Speaker #1
Oui, je t'ai vraiment essayé à plusieurs métiers pour vraiment te rendre compte de ce qui t'allait et ce qui t'allait pas.
- Speaker #0
Ouais, clairement. Et au final, c'est là où je me suis rendu compte que je voulais revenir à la source. Et je voulais répondre vraiment aux besoins aujourd'hui de ce qui me touche le plus. Et ce qui me touche le plus, c'est ma famille et moi. Donc du coup, répondre à un besoin qui pourra peut-être aider d'autres personnes.
- Speaker #1
Et comment ça s'est passé au niveau de la phase de démarrage de ton projet ? Tu me disais un peu plus tôt que la phase de démarrage a été compliquée parce que vous n'avez pas réussi à trouver votre marché tout de suite.
- Speaker #0
Ouais, alors en fait, quand on a démarré, on a eu plusieurs difficultés. La première, c'était que de base, je me suis lancée avec une associée. Moi, j'avais tous les diplômes, elle, elle ne les avait pas tous. Et malheureusement, on a eu beaucoup de blocages, que ce soit chambre du commerce, que ce soit dans le dépôt des statuts, que ce soit un peu dans le démarrage. Donc, on a réussi à ouvrir en 2021. Et quand on a trouvé la solution, ça a été, en fait, l'emplacement dans la niche où on avait décidé de se placer. C'est de savoir, en fait, comment représenter nos prix face aux clients, comment représenter aussi notre offre, finalement. Et est-ce que la cible qu'on voulait viser de base, c'était la bonne ? Donc, c'est la phase de test, la première année. Et malheureusement, ça a été difficile. Parce que les clients te remettent beaucoup en question. Toi, tu viens d'arriver, donc tu te remets aussi en question. Tu te dis peut-être qu'ils ont raison, peut-être qu'il faut baisser tes prix. Voir que tes prix sont déjà de base à ce prix-là. Mais toi, tu te dis, mais en fait, on est deux, on doit se payer dans un an. Comment on va faire ? Et c'était plein de petits questionnements qu'on a eus. On a eu plein de difficultés dans ce sens. Et ensuite, la dernière difficulté que j'ai pu avoir sur cette même année, ça a été le départ de mon ex-associé, qui a quitté le navire et qui a été... Elle a quitté le navire assez brutalement. Et donc, du coup, j'ai dû tout reprendre, que ce soit les clients qu'elle avait. Et en fait, elle est partie avec des problématiques clients. Et moi, du coup, derrière, ce que je devais continuer à faire.
- Speaker #1
Donc, du coup, ça a été difficile pour toi de gérer cette période-là ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Complètement, ça a été très difficile. Mentalement parlant, physiquement parlant. Comme je te disais un petit peu plus tôt, c'est... Je pouvais faire des 9h, 4h du matin parce qu'en fait, j'étais dans mon truc. Et quand il fallait que je me déconcentre, je n'y arrivais pas. Enfin, si j'étais dans ma bulle, il fallait que je réussisse à remonter le pâteau. Je ne sais pas comment on peut dire ça. La pente. Oui, parce que là, je ne trouve plus mes mots. Tu étais seule dans ma vie, donc il fallait que tu reprennes un peu, tu vois. Et voilà, il y allait petit à petit, mais ça a été très difficile sur cette période. Et ouais. Ça a été l'une des périodes les plus dures pour moi. Je me suis même remise en question de pourquoi j'avais lancé la société. Pourquoi je n'ai pas finalement... Je ne suis pas restée calme, tout le monde. Au salariat. Dans le salariat.
- Speaker #1
Mais ouais, c'est quand c'est difficile, les cloches, les spots du salariat qui sont là, reviennent.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Ouais, mais des fois, on se dit que c'est difficile. Mais après, sur le fait que ce soit difficile, je trouve qu'il n'y a pas beaucoup d'entrepreneurs qui se confient à cette étape-là. Je remarque qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui parlent de ce moment où ils ont baissé les bras, où ils étaient dans le mal. Il n'y a pas beaucoup de gens qui se confient sur ça, mais je trouve ça tellement important. À force de discuter avec des entrepreneurs à droite à gauche, je me rends compte que tout le monde avait envie de tout arrêter en bout d'un moment, mais personne n'en parle.
- Speaker #0
Je pense qu'on n'en parle pas parce que la vue de l'entrepreneuriat au niveau du regard des autres... du moins des personnes qui sont en salariat ou ceux qui ont déjà réussi, c'est oui il y a des moments difficiles mais c'est un beau parcours parce qu'en fait tu passes partout et l'expérience elle est tellement enrichissante que du coup je pense que tu retiens pas le négatif, tu retiens quand même le positif et donc du coup quand ton plan Quand quelqu'un se lance, j'aurais bien aimé qu'on me dise « ouais, ça va être chaud » .
- Speaker #1
Non, mais en fait, ils disent « oui, ça n'a pas été facile, ça a été un parcours… » Un peu d'embûche. Ouais, un peu d'embûche et tout, mais je trouve que personne ne dit clairement ce qu'il a vécu. Qu'est-ce qui a été difficile ? Est-ce que c'était la levée de fonds ? Est-ce que c'était la perte d'un associé ? Est-ce que c'était le recrutement ? Est-ce que c'était la légitimité, la posture ? Je trouve qu'il manque un peu de ce truc où on dit, ouais, ça a été difficile, mais quoi exactement ? En fait,
- Speaker #0
je pense que c'est parce qu'on a tous un parcours différent et nos entreprises sont toutes différentes. Et je pense que du coup, moi de mon côté, en tout cas, ma difficulté, ça a été ça. Après, il y a aussi les concours, les préparations, parce que tu vois, tu es dans l'entrepreneuriat, on te dit, potentiellement, tu auras peut-être une aide financière. Donc, essaye. Donc, tu dis, tu vas essayer. Donc, tu lâches du temps sur la récupération de clients pour faire ça. Et au final, t'échoues ou tu gagnes. Enfin, tu vois, c'est du temps que tu consacres. Oui, ça,
- Speaker #1
tu dois mobiliser ton temps.
- Speaker #0
Ouais, et l'organisation, et je dirais que, ouais, je crois que c'est la plus grosse difficulté que j'ai pu avoir, c'est l'organisation. Après, ça a été le fait de trouver la part de marché réellement qu'on veut donner.
- Speaker #1
De trouver son marché cible.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça, de trouver son marché cible et l'offre aussi qu'on propose. Parce que, comme je te disais, nous, en fait, on était sur une offre à la fois d'agence et à la fois d'architecture. On combinait les deux. Et en plus de ça, il fallait... Enfin, on a ajouté le côté écologique qui était déjà difficile d'accoupler les deux et d'ensuite rajouter cette petite touche. Voilà, c'est cette difficulté-là que j'ai trouvée qui était dure pour nous, de trouver une offre bien spécifique pour les clientèles qu'on voulait cibler. Et qui derrière, avec l'organisation où tu es en décalé mais complet par rapport à tout le monde, tu te lèves à la même heure, mais tu finis pas à la même heure. Tu fais des journées où tu fais du 12-12, 10-10. T'arrives plus à avoir la notion du temps et à un moment donné tu es dans ta bulle et en fait on te stoppe dans ta bulle, t'es plus bien quoi.
- Speaker #1
Oui, t'es un peu omnibulé par ton projet d'entreprise, tu vois plus rien en fait.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ok. Maria, t'es Maria, t'es un zombie. Un petit peu, un petit peu.
- Speaker #0
Il va mentir.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai que, je vais pas dire une alienation, c'est un peu... difficile de dire ça mais il ya un truc un peu il ya une notion d'urgence quand tu commences comprenant un temps sans que tout de suite tout de suite faut que ce soit un genre pour que ce soit faux faut déballer foyer a dit si
- Speaker #0
tu fais pas tu ne gagnes rien
- Speaker #1
donc du coup t'es là tu te dis mais en fait on m'a pas appris ça quand on était là avec le temps on se rend compte qu'il y a une issue de temporalité et que ça sert à rien de se précipiter ça sert à rien de courir on est sur un marathon on est pas sur une course ouais c'est ça mais c'est vrai que beaucoup de gens et beaucoup de personnes quand t'es pas en entrepreneuriat t'as tous ces termes booster accélérateur t'as l'impression que ça va vite c'est un truc qui file et il faut courir après grès Alors qu'on ne nous apprend pas trop à prendre notre temps.
- Speaker #0
Qu'il y a un vrai parcours dans ton évolution d'entrepreneur. Et que du coup...
- Speaker #1
Que tu vas te péter la...
- Speaker #0
Voilà, tu es obligé d'échouer pendant ton parcours pour réussir à trouver la bonne clé qui ouvrira la porte de ta réussite.
- Speaker #1
C'est beau.
- Speaker #0
Ouais. J'ai sorti comme ça et tout en plus. Attends, tu vois, je suis dans l'immobilier. Il faudrait que je te sorte un truc avec quand même.
- Speaker #1
Tu vas me sortir tout. Alors, si tu ne passes pas par la porte, tu ne passes pas par la fenêtre.
- Speaker #0
Par exemple, évite de se débarquer par la fenêtre. Tu vois, c'est vu de ça.
- Speaker #1
Et est-ce que tu as été accompagnée par une tierce personne pour créer ce projet, par exemple, en incubateur ? Un projet particulier ?
- Speaker #0
Alors, figure-toi que oui, par plusieurs. Et je trouve que c'est plutôt bien. Parce qu'en fait, quand tu te lances dans l'entrepreneuriat, tu te retrouves vite seule. Et moi, j'ai été accompagnée au démarrage. Donc, j'avais déjà, avec mon associé, réalisé le business plan. On l'a quand même montré au groupement d'entrepreneurs. Donc, c'est un cadre d'accompagnement par la mission locale. Ensuite, je ne sais pas si ça te parle, mais l'e-for-good, on l'a fait. Et j'étais hyper contente d'en faire partie parce que c'est vraiment les entrepreneurs qui sont tournés vers le social, vers le RSE, etc. Vraiment dans ce côté-là. Donc, j'étais hyper ravie d'en faire partie. J'ai été même lauréat il y a deux ans maintenant. Et j'ai aussi fait EDLV, Entrepreneur dans la ville. J'ai été dans l'incubateur d'entrepreneurs dans la ville. qui m'accompagnent parce que nous on a été déjà lancés, ils ont deux parties, deux parcours, ceux qui ont le projet. et ceux qui se sont déjà lancés. Et je t'avoue que ça a été, pour moi, que ce soit l'E4Good qui a organisé des petits camps ou E2LV, dès qu'on est arrivés chez eux, hop, on partait à Cannes, bam, je me suis dit, trop bien, je vais pouvoir lâcher prise. Et au final, on a lâché prise, on a lâché prise, tu vois, mais c'était vraiment cool. D'avoir d'autres entrepreneurs, d'avoir des discussions avec d'autres entrepreneurs, de voir d'autres parcours que le sien. Et en fait, j'ai dit, ouais, toi, t'es enfermée, tu fais ça, et en fait, eux aussi sont dans la même galère, ou en tout cas, des galères différentes. Et en fait, un échange de parcours, un échange de procédés, de bons procédés en tout cas. Et c'était vraiment cool.
- Speaker #1
Donc, tu t'es fait accompagner, tu as fait les incubateurs, etc. Tu t'es positionnée sur le marché, tu as trouvé ton offre. Tu as accusé le coup de la perte de ton associé. Quand tu es arrivée sur le marché, comment les entreprises historiques de l'immobilier l'ont pris ? Ta proposition, elle est un peu hybride.
- Speaker #0
Oui, elle est un peu hybride. Tu touches à deux marchés en même temps.
- Speaker #1
Peut-être trois marchés. Toi, tu arrives...
- Speaker #0
Je vais tout casser, tu vois. Non, mais en fait, ils l'ont très mal pris. Tu m'étonnes.
- Speaker #1
C'est comme les taxis avec Uber.
- Speaker #0
Exactement. En fait, ils l'ont mal pris parce que, par exemple, dans le secteur où je suis, parce que je suis plutôt orientée sud-parisien, mais je fais toute la région Île-de-France et je fais même les Antilles. Et aujourd'hui, pour eux, c'était de la vraie concurrence. Parce qu'en interne, ils n'avaient pas la double casquette que moi, je pouvais avoir. Et ils ne proposaient pas aussi la solution que je proposais. Donc, c'était assez conséquent. Parce que moi, tu vois, tout le monde me parlait. Mais va t'adresser aux agents immobiliers. Essaye de créer des partenariats avec eux pour faire des ventes de maisons, d'appartements. Ou même si ce n'est pas toi qui les vends, propose ton offre pour faire la solution de rénovation énergétique. Et en fait, tout le monde me disait ça à chaque fois que je parlais de mon projet. mais les peu de fois que j'ai pu aller voir... les grosses sociétés que vous connaissez peut-être, Orpi, Stéphane Plaza, etc. Donc lui, il a complètement changé la nature de l'architecte, etc. Mais ça reste cool dans le sens où il a proposé autre chose. C'est pareil que lui. Ça a été un peu détesté des autres agences parce qu'il a créé ses propres agences après derrière. Et en fait, aujourd'hui, le concurrent, n'accepte pas forcément le nouveau. Par contre, tu vois, j'ai eu des partenariats qui ont été plutôt intéressants comme aujourd'hui l'Oroi Merlin où j'ai été l'une des référentes dans le 91-78 par exemple en tant qu'architecte. Mais derrière, ils proposaient aussi les solutions que je pouvais proposer d'accompagnement en architecture. Et ça, ça pouvait être plutôt intéressant parce que quand les gens viennent chez l'Oroi Merlin, c'est pour des petits trucs de bricolage ou en tout cas, ils viennent chercher du conseil. Mais en fait, en cherchant ce type de solution, en fait, ils sont en train de développer des solutions qui répondent potentiellement aux offres, un peu comme les miennes, qui peuvent accompagner les clients.
- Speaker #1
D'accord, donc parler d'avancées mobilières, tu as été mal reçue, est-ce que tu n'étais plus en concurrence avec eux ? Tu aurais juste fait de la déco, ce serait passé ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Je ne pense pas,
- Speaker #0
parce qu'en fait, le fait que du coup, tu annonces aux clients que tu es aussi agent, et que même s'ils te disent non, tu ne prends que la cascaterchie, En fait, ça les gêne parce que les clients, automatiquement, tu sais, c'est comme tout. Maintenant, on a Internet. Tu vas tout de suite faire ta recherche sur la société, sur la personne, sur le truc. Et en fait, automatiquement, eux, ils se disent, mais en fait, je ne comprends pas. Tu me présentes quelqu'un, la personne fait aussi ça. Pourquoi ? Tu vois ce que je veux dire ? Et en fait, même aujourd'hui, les agents immobiliers, j'ai eu des retours d'expérience de confrères, en fait, d'architectes intérieurs, ou bâtiments aussi tout court. Et en fait, aujourd'hui, les agents immobiliers... n'utilisent pas ce qu'ils demandent aux archers. Parce qu'ils ne savent pas le faire. Ils n'utilisent pas encore ce truc-là. Ils ne savent pas encore jongler entre les deux. C'est vraiment deux secteurs qui, pour le coup, sont distincts. Mais ils n'arrivent pas à le mettre en...
- Speaker #1
En adéquation. En adéquation, oui.
- Speaker #0
Et c'est encore quelque chose qui est très difficile.
- Speaker #1
Mais c'est deux choses, c'est deux lignes parallèles, en fait. Oui, c'est ça. L'immobilier et la déco. T'as l'immobilier, il te fait la vente, et après, ton restaurateur, il vient pas.
- Speaker #0
Des fois, ça arrive que il demande, en fait, tu vois, par exemple, t'as un appartement, tu vas faire la visite, mais il demande quand même, des fois, à l'archi de faire des modélisations, des trucs, mais il les utilise jamais. Et en fait...
- Speaker #1
Ça veut dire que tu fais une modélisation et que... Mais t'es pas rémunéré pour faire ta modélisation ?
- Speaker #0
Certaines archives, non. Des fois, elles sont rémunérées parce que... Elles font la... parce que la vente a été faite.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois, il y a du travail qui est fait. Des fois, c'est fait, des fois, c'est pas fait, tu vois. Et en fait, même des fois, quand c'est rémunéré, c'est rémunéré au plus bas prix. Parce qu'en fait, pour eux, ils estiment que... Même les agents immobiles, ils n'estiment pas aussi ce travail-là. Comment tu veux réussir à le transmettre au client si eux-mêmes, en fait, ils n'y croient pas ? Et c'est compliqué. Et c'est pour ça qu'en fait, il y a ce côté où c'est avantageux d'un côté, le fait que j'ai fait cette structure, parce que j'ai essayé de réunir plusieurs casquettes sous une et avoir un interlocuteur pour mon client. Mais dans un autre sens, c'est tellement nouveau pour le client qu'il est un peu perdu. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ils disent mais c'est quoi ce truc ?
- Speaker #0
C'est un peu ça.
- Speaker #1
Fait de l'immo, fait de la déco, fait de l'écologique, fait de tel.
- Speaker #0
C'est ce qui se pose. Mais pour le coup, la plupart des clients qui ont pu être accompagnés, ils ont été satisfaits à 100%.
- Speaker #1
D'accord, donc c'est vraiment l'accompagner dans la globalité, c'est un travail de pédagogie.
- Speaker #0
Énorme.
- Speaker #1
Expliquer un peu d'où tu viens, quel est ton regard, quelle est ton expertise, qu'est-ce que tu as pu constater sur le marché et comment tu réponds à tout ça aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est vraiment déjà dans l'immobilier classique, mais en plus quand des fois la proposition du conteneur habitable, elle est faite, c'est la panique à bord. J'en ai entendu parler, c'est génial ce que tu fais, mais il y a la crainte. Est-ce que ça marche vraiment ? Est-ce que c'est viable sur du long terme ? Est-ce que... Mais oui, test ! Il y a des espaces vitrines. Après, les gens font des kilomètres ou non, mais j'ai mes partenariats qui ont utilisé ce concept-là. Allez le voir. Tu vois ce que je veux dire ? En fait, eux, ils veulent tout, au bas prix, mais pas forcément. Et en fait, c'est ça qui est compliqué. Je pense que c'est aussi le profil de clientèle que je vise, qui à ce côté aussi sont enfermés. Mais du coup,
- Speaker #1
quel type de clientèle tu touches ?
- Speaker #0
Le type de clientèle que je trouve, c'est du marketing, c'est du CSP+. Donc du coup, en gros, c'est des profils clients qui ont ce profil de premier acquéreur. Donc les primo-accédants et les secondo-accédants. C'est des personnes qui ont un démarrage de vie de famille sinon et qui ont une évolution possible. Donc qui viennent d'avoir un enfant ou qui veulent déménager ou qui veulent une maison secondaire.
- Speaker #1
D'accord. Une maison secondaire carrément.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ok. Ton CSP plus il est bien là.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
T'as juste d'avoir une maison qui est compliquée, une maison secondaire.
- Speaker #0
Non, tu as des profils où, pour le coup, sur la région parisienne, j'ai pas besoin de dire oui c'est compliqué. Mais il y a des profils qui se reculent de la région parisienne justement pour obtenir cette seconde maison.
- Speaker #1
Mais du coup, est-ce que tu accompagnes aussi des personnes qui veulent faire de l'investissement immobilier ? Enfin, qui ne veulent pas forcément vivre dedans, mais...
- Speaker #0
Alors, j'accompagne des personnes qui veulent juste faire de l'investissement immobilier pour personnaliser et rendre le bien un peu original. Je te donne un exemple. J'avais accompagné un client il y a un an à peu près sur un bien de type atypique. C'est comme ça qu'on les appelle. parce qu'il voulait faire du Airbnb ou autre. Et en fait, il a créé en plein Paris, 14e, il a créé en fait une sorte de love room.
- Speaker #1
Une love room ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
D'accord, ok, parfait.
- Speaker #0
Une sorte de love room et en fait, tu avais un espace en bas parce qu'en fait, c'était une sorte de duplex à l'envers. Donc, tu avais l'espace en bas où on avait jacuzzi, spa, sauna, etc. qu'on a créé. Et au-dessus, on a créé une petite chambre avec... projecteurs, petit salon de cuisine et un petit espace, tu vois, assez sympathique. Juste avant les JO, tu vois, exprès et tout. Il était content.
- Speaker #1
Ok, très bien.
- Speaker #0
Donc oui, même les investisseurs peuvent se lancer à partir du moment où ils veulent se lancer, être accompagnés, avoir le maximum de conseils, parce qu'aujourd'hui, c'est ce qu'on a et ce qu'on a besoin quand on est perdu. Et d'avoir ce côté un petit peu éco que je peux apporter.
- Speaker #1
Éco-responsable.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Est-ce que maintenant, tu peux nous parler du concept de maison évolutive ?
- Speaker #0
Ouais, bien sûr.
- Speaker #1
Et en quoi il diffère des maisons classiques ? Et pourquoi un sélectionniste marché ?
- Speaker #0
Ce type d'offres, en fait, je l'ai sélectionné parce que je m'inspire beaucoup de ma famille. C'est simple. Ta famille est une source d'inspiration. Ouais, c'est une source d'inspiration, mais claire, tu vois. Et je me dis, en fait, si ça se passe comme ça chez moi... C'est qu'il y a peut-être d'autres personnes chez qui ça se passe.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et en fait, le concept de maison évolutive, c'est le concept de maison où tu crées ta construction de maison. 58 mètres carrés, 75 mètres carrés, 100 mètres carrés, plein pied. Quand on dit plein pied, c'est qu'il n'y a pas d'étage. Et en fait, avec le concept en question que j'accompagne, c'est comme si j'accompagnais un couple qui vient de se marier ou un couple qui envisage d'avoir des enfants plus tard, mais qui n'ont pas à l'instant T les moyens de pouvoir investir dedans. De pouvoir envisager tout de suite la suite et de programmer la projection financière. financières et ainsi de suite. C'est-à-dire que du coup, que ce soit au niveau des plans, de pouvoir préparer le prémontage par la suite et de leur définir une arrivée, c'est-à-dire l'escalier, avoir la partie sur le toit qui est prédéfinie pour créer l'escalier. Tu vois, tout dans l'attente de l'évolution. Même là, pour te donner un exemple, j'ai un client à Aubervilliers, il vient d'avoir un petit bébé et du coup, ils étaient dans un T3 aujourd'hui et ils ont voulu faire évoluer leur maison. Parce qu'ils n'avaient pas le budget d'acheter, tu vois, un nouveau bien. Et donc, du coup, avec le nouveau bébé qui arrive et les nouvelles conditions qui devaient se faire, ils ont voulu, en fait, passer d'un T3 à un T4. Pour déjà, juste simplement, faciliter leur vie avec l'enfant. Et de se dire que même en passant d'un T3 à un T4, on a même rajouté deux WC. Enfin, pour te dire à quel point, tu vois, on a optimisé au maximum. C'est au niveau des rangements et de tout. Et au contraire, tu vois, le client est ravi. Donc, voilà.
- Speaker #1
D'accord. Donc en fait, les maisons évolutives, c'est des maisons qui accompagnent, qui sont pensées pour accompagner une potentielle évolution, soit un agrandissement de famille, soit optimiser l'espace. En fait,
- Speaker #0
c'est vraiment une maison qui a pour but de pouvoir évoluer avec le sens de sa famille. Aujourd'hui, le pouvoir d'achat, il a diminué. Et en fait, les gens n'ont plus cette capacité de cacher tout le temps parce qu'ils ont une évolution dans leur famille. Le but, c'est de pouvoir se dire, ok. Je ne peux pas racheter, par contre, je peux faire des travaux. J'ai cette capacité de réaméliorer mes conditions en fait en interne. Et donc de me dire, ok, je ne vais pas améliorer que les conditions énergétiques, je vais aussi améliorer un confort personnel à l'intérieur de mon bien.
- Speaker #1
D'accord, c'est d'acheter en ayant l'optique de conserver le plus longtemps possible. Oui,
- Speaker #0
la plupart du temps quand on achète, à part les investisseurs, la plupart du temps quand on achète, on achète dans le but de pouvoir se dire ça, ça va être mon patrimoine par la suite. Ça va être le bien que je vais garder. Si je décide de rester là ou par la suite de le redonner à mes enfants.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc dans le but de pouvoir en fait rester dans ce sens-là et de se dire, je vais pouvoir changer quelque chose par la suite ou améliorer par la suite.
- Speaker #1
Et avec tes partenaires, quelles sont tes relations ? Comment tu travailles un petit peu avec eux, tes fournisseurs ?
- Speaker #0
Alors j'ai créé mon propre écosystème justement pour que je sois en fait le seul interlocuteur que mes clients connaissent. Le but pour moi, c'est que les clients puissent avoir le maximum d'informations, le maximum de conseils, mais de rester leur seul interlocuteur. C'est-à-dire que ça me permet à moi de négocier des prêts pour eux et ça permet aux clients de ne pas être mélangés avec trop de personnes. Je vais prendre l'exemple aujourd'hui avec les groupements comme EDLV. J'ai vu créer un partenariat avec Soukaina, elle va se reconnaître si elle écoute le podcast, qui est un bureau d'études thermiques. En fait, du coup, tu vois, ça reste un partenaire, un fournisseur pour moi parce qu'elle fournit un projet, enfin, en complément de ce que moi, je peux apporter à mon client, mais c'est moi qui garde cet accompagnement. Et on a mis en place, en fait, avec mes partenaires, plein de petits éléments dans ce sens. Je donnais l'exemple tout à l'heure de Leroy Merlin. C'est l'une des enseignes les plus aimées des Français et de beaucoup de gens. Et du coup, grâce à ça, en fait, moi, j'ai pu négocier des prix. améliorer certains avantages pour mes clients et potentiellement aussi pour le partenaire, vendre un produit et pour le client négocier cette réduction.
- Speaker #1
D'accord. Tu interviens un peu comme une chef de projet. Ou tu pilotes ton projet, ton budget.
- Speaker #0
Un maître d'oeuvre complet, oui, exactement.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. En gros, le client qui fait l'achat, je l'accompagne sur l'archi ou la déco. Et ensuite, je l'accompagne même sur la réalisation de ses travaux pour... Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
pour moi. La gestion des travaux, mais ça,
- Speaker #1
franchement... Non, mais je le redis, tu mérites un billet en plus pour ça.
- Speaker #0
Oui, je te le redis, les clients ont du mal avec ça.
- Speaker #1
Un gain de temps, un gain d'énergie, et en plus il y a un problème, c'est toi qu'on va voir. T'es dans la sauce.
- Speaker #0
C'est moi qui suis dans la sauce. Mais en soi, normalement, c'est censé être bien géré dans le sens où c'est moi qui suis, qui connais les artisans, c'est moi qui...
- Speaker #1
C'est toi qui l'as choisi aussi ?
- Speaker #0
C'est moi qui l'ai choisi avec les clients aussi. Les clients sont toujours en train de négocier. Par exemple, cette offre, on parlait tout à l'heure de mon offre, ça fait partie des offres que les clients ne cessent de négocier ou d'essayer de mettre à la baisse parce qu'ils ne comprennent pas l'avantage pour eux. T'as beau leur expliquer, ils n'arrivent pas à avoir cette projection future ou plus tard ou autre. Pour comprendre en fait de pourquoi ils ont besoin d'être accompagnés pour ça aussi. Ben oui,
- Speaker #1
parce que tu sélectionnes les prestataires, tu vas sur place pour regarder l'avance des travaux, tu gères, tu centralises tout ce qui est paperasse, devis, facture, etc. Et tu te déplaces, tu sélectionnes les artisans. Aujourd'hui les artisans...
- Speaker #0
De toute façon, c'est surtout ça aussi.
- Speaker #1
Bah oui, comme t'as fait des études d'archi, donc tu peux voir un peu tout ça.
- Speaker #0
Donc je trouve... Voilà.
- Speaker #1
Franchement, je trouve que c'est un soulagement. Et au moins, t'es sûre que s'il y a un problème, s'il y a un point de vigilance à avoir, tu vois, on peut l'avoir avec toi.
- Speaker #0
Ouais, bien sûr. Sauf que les gens, en fait, ne le voient pas comme ça. Alors, je dirais pas que c'est le style de clientèle. Je pense que c'est vraiment les conditions aujourd'hui. monétairement parlant, c'est dur de lâcher un billet pour dire je vais payer pour un service intellectuel. Tu vois ? Mais c'est pas forcément intellectuel. C'est un service intellectuel dans le sens où même si je te fournis des feuilles, des papiers, des trucs, ça reste un service où je fournis ma prestation de savoir, en fait, à tes côtés, tu vois ? Et les gens, ils ont du mal, en fait, à se dire mais pourquoi j'ai payé pour du savoir ? Moi aussi, je peux maîtriser. Et au final, c'est que ceux qui ont eu un retour d'expérience Merci. ou qui ont eu entendu parler avec des proches, que là, ils se disent, ah, peut-être que...
- Speaker #1
Mais moi, tu sais ce que je ferais ? C'est que je sortirais une fiche avec le nombre d'heures d'appel, le nombre de mails envoyés, le temps tout compris que tu apportes, les prestations intellectuelles que tu apportes, tout ça, en disant, OK, voici ce que concrètement je vous fais économiser. Est-ce que vous avez ce temps, cette énergie ? ces déplacements à faire, est-ce que vous avez tout ça ?
- Speaker #0
il faut se dire en fait, moi ce que j'aime bien donner comme exemple c'est là le client dont je te parlais tout à l'heure là il est en Nouvelle-Zélande il est même pas en France il sait que je gère son chantier il y a aucun souci il a des points, il a des comptes rendus il a tout ce qu'il faut en fait il a confiance à 100% et c'est pas parce que du coup il est parti que, non, il est parti parce que parce que justement il sait qu'on est là tu lui as apporté Exactement.
- Speaker #1
Alors je te présente une petite question pour l'avenir de ton entreprise. Quels sont tes projets à long terme ? Ta boîte ? Est-ce que tu envisages d'élargir tes offres, tes services ? Et quels sont les principaux défis que tu penses que tu auras à relever ?
- Speaker #0
Alors là, c'est une question un peu difficile,
- Speaker #1
je ne vais pas te mentir. Oui, les défis, oui.
- Speaker #0
Non, non, les défis, en réalité, les défis, pour te répondre en premier pour les défis, ça aurait été en fait de m'adresser un peu plus à des collectivités. J'ai des projets aujourd'hui en tête que je veux vraiment et absolument réaliser, mais je ne peux pas y aller tant que tout ce qui est département, écosystème en fait qu'on connaît de base, me bloque un petit peu. La chambre pour parler avec une collectivité pour... pour une extension d'école en conteneur et autres. Et c'est dur. Et en fait, d'avoir cet appui aujourd'hui un peu plus présent, tu vois, de ces collectivités autour de moi et autres. Comment je vois ma structure dans 4, 5 ans ? Alors, c'est difficile de répondre à cette question parce que moi, je n'arrive pas à me projeter dans aussi peu de temps.
- Speaker #1
Tu ne travailles pas à te projeter après demain ? Demain, c'est déjà bien. Si, si, quand même ! Tu vois,
- Speaker #0
j'allais me projeter un minimum. Mais ce que je veux dire par là, c'est que j'ai du mal à me projeter dans le sens où... En fait, ce que je veux, c'est déjà d'avoir une évolution dans la société. Ne pas être toute seule comme là aujourd'hui je suis. D'avoir des salariés que je pourrais accompagner. Et manager comme je veux moi et comme j'aurais aimé être manager. Et je dirais en fait, développer mon offre. Développer mon offre, elle est déjà bien développée. mais l'améliorer, continuer ma recherche et développement, qui, je pense, peut être plus poussée. Et voilà.
- Speaker #1
C'est pas mal.
- Speaker #0
Je pense que c'est déjà bien.
- Speaker #1
C'est déjà bien. Il y a de quoi faire. Je pense que j'ai déjà une offre qui est déjà bien ouverte,
- Speaker #0
qui peut durer. J'ai fait exprès aussi, mais qui n'a pas envie de durer un petit peu.
- Speaker #1
Aujourd'hui, qu'est-ce que... Ah oui, de toute façon, tu travailles dans la globalité, mais est-ce qu'il y a une prestation qui est plus rémunératrice qu'une autre ?
- Speaker #0
Alors, avec la difficulté qu'on a eue au niveau de l'économie, le marché des mobiles était un peu difficile. Que ce soit pour la construction, que ce soit aussi pour tout le reste, ça a été à un moment donné difficile. Donc, heureusement que j'ai eu un pied sur lequel rebondir avec l'archi. Je dirais que là, le côté le plus rémunérateur entre les deux à l'instant T, ça va être tout ce qui est rénovation énergétique. Parce qu'on est en plein dedans, on s'est en plein essor surtout sur les nouvelles constructions. Et aujourd'hui, même sur les travaux ou les biens qui sont déjà construits, on nous demande de respecter des nouvelles normes, ou en tout cas, on commence à faire cette demande auprès de certaines personnes. Et le deuxième élément, c'est vraiment la construction des conteneurs que j'aimerais vraiment développer beaucoup plus sur la région parisienne. Parce que là, aujourd'hui, j'ai ce côté beaucoup plus pédagogique avec les clients, pour expliquer, pour montrer, pour tout ça, et ne plus avoir ce besoin. de se justifier de voilà c'est comme ça C'est comme si, ainsi de suite, et pouvoir montrer directement et se dire, ok, vous voulez ça, on peut faire ça, il y a ça, on fait ça. Et pas juste attendre des mois pour réussir à avoir ce projet qui s'aboutisse.
- Speaker #1
D'accord. Donc, dans l'idée, ce serait, si on reprend l'ensemble, juste avec le B2B, valoriser l'offre des conteneurs. Et voilà, tout ce qui est écologique continue dans votre l'appel. Oui,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Ok, très bien, très beau projet. Merci beaucoup. J'ai une dernière question à te poser, après je te laisse. Oui,
- Speaker #0
regarde ceci.
- Speaker #1
On va devoir se quitter, hein. Un moment.
- Speaker #0
Ah mince.
- Speaker #1
On est si bien.
- Speaker #0
Ouais, grave.
- Speaker #1
Si tu devais donner trois conseils à quelqu'un qui souhaite se lancer dans l'entrepreneuriat et plus ou moins dans l'immobilier, quel serait le conseil que tu aurais à donner ?
- Speaker #0
Alors, si j'en avais trois, le premier, c'est de ne pas se lancer juste pour se lancer. Se lancer pour une vraie conviction et un vrai objectif. Le deuxième, c'est de pouvoir bien se préparer avant de se lancer parce qu'il va falloir faire preuve de patience et de résilience. qui aujourd'hui n'est pas assez développée et dite, parce que je pense que ça m'aurait fait du bien de le savoir un petit peu plus, tu vois. Et le troisième conseil, je dirais de croire aussi en lui. Parce que quand tu es dans l'entrepreneuriat, on te fait beaucoup douter. Donc du coup, vraiment de croire en lui et de croire en lui, tout simplement.
- Speaker #1
De croire en ses rêves.
- Speaker #0
En ses rêves.
- Speaker #1
C'est beau. Merci, Astrid.
- Speaker #0
Merci à toi, Astrid.
- Speaker #1
Je te remercie d'avoir partagé un peu ton parcours, ta vision, tes envies. Merci, c'était très intéressant. J'espère que vous avez apprécié. Merci d'avoir écouté vous aussi. N'hésitez pas à laisser vos avis, à noter cet épisode, à nous dire ce que vous avez aimé sur votre plateforme préférée Spotify, Apple, Podcast, YouTube, Deezer et tous les autres. pensez aussi à nous suivre sur les réseaux sociaux à commenter, à nous dire ce que vous avez pensé de l'épisode posez vos questions en message privé partagez vos expériences personnelles je suis là pour vous répondre bien sûr et puis grande nouveauté j'ai ouvert un répondeur qui vous permettra de poser des questions sur l'entrepreneuriat ou d'autres sujets donc je vous donne le numéro c'est le 0756 96 90 91 je répondrai à vos questions dans un épisode spécial ou par d'autres biais Alors... nous verrons bien enfin n'oubliez pas de partager cette émission autour de vous à vos amis à vos amis entrepreneurs à ceux qui souhaitent se lancer voilà à votre cercle proche et plus on est nombreux plus on rit voilà enfin plus on est nombreux voilà abonnez-vous mettez 5 étoiles notamment 5 étoiles dans ma vie ça m'aidera et aidera le podcast je vous remercie et je vous souhaite merci à toi Une très bonne écoute. Merci Astrid. À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
Ciao. Ciao les meufs.