- Speaker #0
Musique Hello les meufs et bonjour à tous ceux et celles qui nous écoutent au salon Go Entrepreneur. On reçoit Sophie aujourd'hui qui est la présidente de La Ruche. Bonjour ! Sophie,
- Speaker #1
bonjour !
- Speaker #0
Bienvenue au salon Go Entrepreneur qui nous reçoit aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, on se sent très bien. C'est plein d'animation, plein de musique, plein de jeunes. C'est parfait pour démarrer la journée.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, exactement. Sophie, qui es-tu ? Fais-nous une petite présentation de toi, de ton parcours. Alors,
- Speaker #1
j'ai bientôt 39 ans. Je suis co-dirigeante d'une organisation qui s'appelle La Ruche. Et on est vraiment dans le thème de l'entrepreneuriat puisqu'on accompagne des entrepreneurs du stade de l'idée jusqu'à la première levée de fonds. On a un peu plus de 15 ans. La ruche c'est 70 salariés environ, un peu partout sur le territoire parce qu'aujourd'hui on a 16 antennes. Donc on a une grosse antenne à Paris mais on est aussi présent à Marseille, en Occitanie, à Lille, à Lyon. Enfin voilà, on a SME comme on dit dans l'entrepreneuriat. Que te dire d'autre sur moi ? J'ai grandi sur la côte d'Azur, je vis maintenant à Paris. D'accord. Voilà, ma vie est belle.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'a amenée à rejoindre La Ruche ?
- Speaker #1
Alors, je pense une curiosité et surtout, déjà, il fallait travailler. Moi, j'ai rejoint La Ruche, j'étais toute jeune, je sortais de mes études. J'avais fait... Du droit privé d'abord à la Sorbonne, puis j'avais fait un concours pastrel en école de commerce. Et puis il y a un moment où je ne savais pas du tout ce que j'avais envie. De faire de ma vie, j'étais très perturbée par l'école de commerce qui ne me montrait pas du tout comment mettre un peu plus de bon sens dans l'économie. Je pense que j'avais déjà un engagement écologique et pour la planète assez ancré depuis toujours. Et du coup, j'ai cherché un stage. Et j'ai trouvé un stage en développement durable, conseil, RSE, pour un des cofondateurs de La Ruche. Et donc, c'était en 2011. Et donc, j'ai fait un entretien de stage. Et puis, finalement, j'ai été embauchée pour faire du conseil en RSE, au fond. Autant vous dire que je n'y connaissais absolument rien à l'époque, mais j'avais pas mal de bonne volonté. Et puis petit à petit, ça a enchaîné sur un CDI. Donc j'ai travaillé pour cette organisation qui s'appelait Equitel pendant 4 ans. Et à un moment, on s'est associés pour monter des programmes d'accompagnement. Et cette entreprise-là, ces programmes d'accompagnement qu'on avait créés, on a fusionné avec La Ruche. Et donc voilà comment je suis arrivée à La Ruche.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait, c'est partie des besoins RSE, de l'accompagnement RSE. Ça s'est transformé vers un programme d'incubation pour des entreprises dans le secteur ou qui avaient vocation à avoir un projet engagé.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est parti de plusieurs choses. La ruche existait déjà et c'était des espaces de coworking. collaboratif où on retrouvait déjà des entrepreneurs engagés à un pacte. Et donc, il faut vraiment s'imaginer qu'on est de la ruche. Ça s'est créé en 2008.
- Speaker #0
Oui, donc on n'était pas encore...
- Speaker #1
On était vraiment dans le démarrage. Et puis, du coup, est venue assez naturellement cette idée de dire, en fait, il y a quelques aficionados qui comprennent ce que c'est l'entrepreneuriat social, mais on a aussi une mission d'aller chercher ceux qui auraient besoin de savoir que ça existe, un peu comme moi quand je sortais d'études. et de leur dire entreprendre en ayant un impact c'est possible et vous n'allez pas le faire seul, on va vous immerger dans une communauté à travers des lieux mais on va aussi vous proposer le réseau qui va bien, des workshops, la confiance aussi qu'il faut pour entreprendre et c'est comme ça qu'on a lancé les programmes d'accompagnement.
- Speaker #0
D'accord, quel problème vous cherchiez à résoudre à l'époque avec la création de la ruche ? C'était plutôt de... D'informer sur ce que c'était qu'une entreprise à impact, c'était de porter la parole sur des pratiques RSE, quel était le besoin initialement ?
- Speaker #1
Je pense que le besoin c'est vraiment de lutter contre une économie purement capitalistique qui ne respecte ni les ressources ni la justice sociale. Et donc quand on constate qu'il y a tellement de choses à régler, tellement de défis sociaux et environnementaux, L'engagement de la rue, ça a toujours été de dire on peut avoir une économie plus positive et responsable. Et donc notre mission sociale, c'était vraiment de créer des environnements propices pour que ces solutions, elles émergent. Et puis petit à petit, devenir un contre-pouvoir et proposer une économie plus engagée.
- Speaker #0
D'accord. Donc c'était vraiment ça que vous cherchiez à résoudre. Est-ce qu'il y a eu des problématiques au lancement ? Voilà, c'était un sujet qui n'était pas du tout connu. Comment vous avez fait pour embarquer des entrepreneurs sur ce sujet-là ?
- Speaker #1
En fait, on n'a pas eu trop de problèmes à embarquer les entrepreneurs. Les entrepreneurs à impact, il y en avait déjà, il y a plein de gens qui ont envie de s'engager, mais la vraie problématique, c'est de financer les actions qu'on allait faire pour eux, étant donné qu'eux, ils n'avaient pas forcément un rond à mettre dans l'accompagnement. Et donc, il y a eu un certain engouement de partenaires pionniers. Et d'ailleurs, il y en a aujourd'hui qui sont ici sur Entrepreneur. Je pense à BNP Paribas qui a maintenant un gros dispositif qui s'appelle Act for Impact. En 2013-2014, on a monté les programmes d'accompagnement. C'était un des premiers qui nous ont dit que ça nous intéresse de voir les nouveaux modèles, les solutions intéressantes. Le plus gros fin, ça a été le temps que ça nécessite de réunir des partenaires, de réunir de l'argent. Et surtout que le premier programme pour entrepreneurs sociaux, on a décidé de le faire pour entrepreneurs sociaux femmes.
- Speaker #0
Et donc,
- Speaker #1
on s'est dit double challenge. À La Ruche, il y avait quand même plutôt des entrepreneurs hommes et des équipes salariées femmes. Et étant moi-même une femme et la directrice de La Ruche à l'époque une femme aussi, On s'est dit, c'est peut-être un peu dommage, allons chercher. chez ces femmes parce qu'elles aussi c'est les actrices du monde de demain et donc on a monté un programme qui s'appelait les audacieuses qui a 10 ans aujourd'hui qui existe encore mais voilà pour relancer le premier programme audacieuse ça a été presque c'est un peu Un an et demi, 18 mois de fundraising. Et donc c'est là la difficulté, c'est que quand on trouve un premier financeur, il faut aller chercher l'autre, faire passanter le premier.
- Speaker #0
Oui, pour réunir tout le monde et pouvoir avoir justement tous les fonds qui sont nécessaires pour lancer un projet tel que le Soudacieux. Voilà,
- Speaker #1
parce que c'est vrai qu'on a proposé des accompagnements qui sont très complets, avec des mentors, des experts, des coachs, des bureaux. Et puis on a un parti pris, c'est que nous, on aime payer les gens qu'on sollicite. donc on travaille très... On a des bénévoles, des volontaires qui viennent ponctuellement. Mais c'est vrai que généralement, on aime bien pouvoir être dans une relation professionnelle et dire que l'engagement, ce n'est pas forcément à titre bénévole. Et donc, c'est vrai qu'on avait vraiment à cœur d'avoir un vrai budget pour faire le programme. On dit le programme salade, tomate, oignon, vraiment hortise, oignon. Et pour ça, il nous fallait un budget pour avoir les best experts, les best coach, etc.
- Speaker #0
D'accord. Et aujourd'hui, il y a eu le programme Les Audacieuses. Quels sont les différents programmes que vous proposez et à qui ils sont destinés ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, on a beaucoup de programmes. On en a plus d'une trentaine. Les programmes, ils ont juste, voilà, pour dire deux voies d'entrée. Soit on va s'intéresser à un secteur d'activité. Donc par exemple, on a un programme qui s'appelle Transition. Et ce programme, c'est vraiment pour des gens qui veulent monter des projets dans la transition écologique. Ouvert à tous, mais il faut... que le projet réponde à cette thématique. Et puis on a d'autres programmes où c'est plutôt une entrée par le profil de la personne. Donc pour les femmes aujourd'hui, on a toujours les audacieuses, et on a un programme qui s'appelle aussi les ambitieuses, qui sont pour celles qui sont plus avancées, qui sont dans des stades d'accélération. Et en fait on sait qu'on a besoin d'accompagnement un peu tout au long de son parcours entrepreneurial. Pour les femmes, on opère un programme de mentorat pour la région Île-de-France aussi, donc le sujet d'entrepreneuriat des femmes est assez important. On a aussi pas mal de voies d'entrée pour les quartiers prioritaires de la ville. Donc on travaille avec BPI France dans ce qu'on appelle les QPV, c'est le petit acronyme. Et donc là, selon aussi les stades de maturité, on a quatre différents programmes. Je me lance, je veux changer de statut, je veux chercher de la croissance. Et donc ça, c'est des programmes qui s'appellent les Accélérateurs Quartier 2030. Et donc, on est en cours de recrutement. Donc, si vous êtes issu d'un quartier prioritaire ou domicilié dans un quartier prioritaire, il y a forcément une solution pour vous avec la ruche en France, parce qu'on porte ce dispositif sur pas mal de territoires en France. On a aussi des programmes 100% digitaux. Pour des publics qui sont inscrits à Pôle emploi et qui ont envie de creuser une idée qui sont derrière la tête. Et donc ça, on peut le faire 100% à distance. Donc ça permet aussi de s'adapter aux contraintes qu'on peut avoir, familiales, géographiques. Donc ça, c'est des programmes de trois mois où l'objectif, c'est vraiment d'aller travailler son modèle économique, le pitch de son projet, son premier réseau, aller creuser son secteur d'activité. Donc ça, c'est un programme qui s'appelle Itinéraire, qui est en cours aussi. Donc il ne faut pas hésiter si vous en avez envie. Et puis, on a aussi des programmes de formation. Donc la formation, c'est un peu différent et c'est venu il y a quelques années. On s'est dit finalement, l'entrepreneuriat, ce n'est pas que monter sa boîte, créer son emploi ou recruter. L'entrepreneuriat, ça a des vertus beaucoup plus grandes que ça. Prendre confiance en soi, aller jusqu'au bout d'une idée, découvrir un secteur d'activité, parfois c'est même une façon de remettre le pied à l'étrier. Et donc on s'est dit, en fait, on apprend tellement de choses quand on est... On essaie d'entreprendre et est-ce que ce n'est pas la plus belle ligne à avoir sur son CV pour rentrer dans le marché du travail ? Et donc on a de monter des formations à l'entrepreneuriat où à la fin on va juste regarder si on a acquis des compétences mais où la personne n'est pas forcément dans cet objectif de monter sa boîte.
- Speaker #0
C'est plutôt des formations pour la réflexion, pour se poser ? On est plutôt sur de l'émergence,
- Speaker #1
soit sur des formations vraiment sensibilisation à l'entrepreneuriat, on a des formations dédiées à ça. qu'on appelle l'économie sociale et solidaire, puisque l'entrepreneuriat à impact fait partie d'une grande famille qui s'appelle l'économie sociale et solidaire. Donc l'idée c'est de creuser un projet et une idée dans ce secteur-là. Et nous on a une approche qui est toujours pragmatique, c'est-à-dire il y a de la théorie bien sûr, et c'est un peu un socle de... théorie qui va aider les compétences à se développer, et puis après il y a la pratique. Et donc on invite beaucoup les gens à aller sur le terrain, aller interroger leurs parties prenantes, leurs clients, et donc généralement on ressort quand même bien renforcés dans son idée, ou avec une idée plus précise de ce qu'on peut faire, et surtout en ayant mis en action les outils et les connaissances qu'on a pu apporter lors de l'accompagnement.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est vraiment aller confronter son idée au marché. Exactement. pour se rendre compte s'il y a un engouement, s'il y a un intérêt, ou si on fait bonne route, finalement. Oui, c'est exactement ça.
- Speaker #1
Et généralement, il n'y a pas de bonne ou mauvaise route. Mais voilà, il faut créer cette cohérence entre ce que j'ai envie, ce que le marché est prêt à acheter. Et puis voilà, parfois, il faut bifurquer. Donc il y a rarement des gros demi-tours. Mais évidemment, il faut affiner. Et c'est vraiment l'approche terrain empirique qui permet ça. Et ça témoigne beaucoup de la posture de la personne aussi. En fait, quand on n'arrive pas à sortir de devant son écran pour aller se confronter au monde réel... Peut-être que l'entrepreneuriat n'est pas non plus totalement fait pour soi. Parce qu'il faut savoir aller, comme tu le disais, le mot confronter, c'est un peu vrai. On sort de sa zone de confort, on s'expose. Et donc nous, on accompagne aussi ce moment-là.
- Speaker #0
D'accord. Donc c'est vraiment de sortir de sa zone de confort, aller se challenger aussi et de voir aussi si cet environnement nous convient au final. Tu en es fait pour ça. Exactement.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on ne dit jamais que tout le monde peut être entrepreneur. On accompagne de plus en plus d'entrepreneurs, mais notre message, ce n'est pas tous entrepreneurs. On sait que c'est un peu être inconfortable, un peu précaire. Donc, si ce n'est pas une voie de plaisir et d'épanouissement, il ne faut pas le faire. Oui,
- Speaker #0
bien sûr, il ne faut pas se torturer. On n'est pas là pour se torturer.
- Speaker #1
C'est toujours quand même un peu de torture. Oui,
- Speaker #0
au quotidien, ce n'est jamais facile. C'est un challenge, c'est une course de fond. Et toi, personnellement, comment s'est passée ton évolution au sein de La Roche ? Parce que quand tu disais que tu es passée de stagiaire et que tu es devenue présidente, comment tu as pris aux étés actions ? Comment tu as pris un peu ce rôle et cette phase transitoire finalement ?
- Speaker #1
Alors, ça a été à la fois naturel, dans le sens où... L'évolution de la ruche a amené à ce que je monte en compétence, que je fasse des premiers recrutements pour cet incubateur qui n'existe pas, que je devienne manager, que les choses grandissent comme ça. Après, je ne vais pas vous cacher que tout ça se fait un peu dans la douleur à chaque fois. On est stagiaire, on devient CDI, ce ne sont pas du tout les mêmes responsabilités. À la ruche, on a un peu la méthode des bébés nageurs, donc t'es dans la piscine, faut nager, donc t'as un petit moment de panique. Ça a été vrai à chaque fois qu'on a grandi. Et aujourd'hui, dans mon rôle de présidente, je vois encore que j'ai des moments où je suis totalement dehors de ma zone de confort, où je prends du plaisir, parce que je sais que je suis dans une zone d'apprentissage, comme on dit dans la formation. Mais voilà, je sais qu'à chaque fois, on passe des caps. Peut-être que ça aussi, c'est un peu typiquement lié au fait que je sois une femme. J'ai pas mal tendance à me remettre en question, à me demander si je suis la bonne personne. J'ai des moments de doute et puis après, je vois qu'il y a des résultats, que ça se passe bien. Et donc, voilà, j'avance. Mais bon, vraiment, je dois être honnête, à chaque fois, c'est un peu...
- Speaker #0
Oui, t'es un peu... Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Le marathon, je pense que c'est la bonne... La bonne métaphore, il y a un moment, il paraît que quand on court, je ne suis pas du tout marathonienne, mais on m'a raconté qu'il y a des moments où tu n'en peux plus et tu as envie de tout arrêter. Puis finalement, après, tu as le moment d'extase. Je pense que c'est un peu la même chose. Et après,
- Speaker #0
tu reprends un peu ta course. Tu reprends le rythme et c'est bon.
- Speaker #1
Donc moi, c'est ça. Après, c'est aussi beaucoup de confiance que les gens m'ont donné. Donc à la fois Bruno Imbert qui est un des cofondateurs de La Ruche et qui du coup m'a un peu... rapidement donné les manettes des équipes qui nous ont rejoints on a fait une levée de fonds après c'est des investisseurs qui nous ont fait confiance donc c'est vrai que je pense que les les Carrière, ce n'est pas qu'une volonté personnelle, c'est aussi l'environnement et la confiance que tu peux créer et donner.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es fait accompagner ? Est-ce que tu as eu un mentor ? Est-ce que tu as eu un coach ? Ou méthode des bébés nageurs, tu t'es lancée et puis... On m'a poussée ! On t'a poussée !
- Speaker #1
Oui, moi j'étais poussée dans la piscine ! Alors, oui, j'ai eu plusieurs fois des coachings. et c'était assez rigolo parce que dans les programmes des audacieuses on propose des coachs évidemment à nos entrepreneurs donc parfois je me dis ah moi je veux bien tester le coaching et au passage tu testes donc je me suis fait coacher ça m'a beaucoup aidé sur travailler sur mon leadership, ma légitimité savoir verbaliser mes craintes donc ça ça m'a beaucoup aidé j'ai pas mal travaillé aussi sur des techniques de visualisation Quand il y a des moments difficiles, des décisions à prendre, de visualiser le moment avant, de se mettre dans une posture intouchable. J'ai beaucoup travaillé là-dessus. Ensuite, j'ai été beaucoup inspirée par les gens qui sont passés par la ruche, qui eux-mêmes sont dans des trajectoires, un peu comme moi, ça leur tient tellement à cœur qu'on ne sait plus si c'est un projet pro ou un projet perso. Perso,
- Speaker #0
parce que finalement, tu as grandi avec la ruche. Donc, plus ça a évolué, plus tu as évolué aussi, et plus tu as grandi, et la ruche aussi en même temps. Oui, exactement. Finalement, c'est un petit parallèle avec les entreprises que vous accompagnez. Oui, exactement.
- Speaker #1
Donc, j'ai regardé aussi comment... Les entrepreneurs qu'on accompagnait évoluaient. Et puis, c'est vrai qu'après, j'ai fait beaucoup de pair à pair puisque j'ai autour de moi d'autres entrepreneurs de structures d'entreprises d'impact qui ont un peu comme moi. Elles ont grandi avec leur structure et de pouvoir partager les problématiques communes et de voir comment elles font. C'est vrai que j'ai plusieurs personnalités autour de moi qui sont des amies, qui sont devenues des amies et que j'observe comment elles font. Je prends et je laisse.
- Speaker #0
Voilà, tu t'es entourée finalement.
- Speaker #1
Ouais, ça c'est hyper important. Et puis surtout que plus l'entreprise grandit, plus il ne faut pas forcément partager ses doutes à l'intérieur. Voilà, et donc il faut avoir des ressources externes pour revenir un peu plus alignées.
- Speaker #0
Oui, parce que finalement, tu peux avoir des personnes qui sont tes collègues aujourd'hui et demain, tu deviens manager, tu ne peux plus avoir... forcément, tu ne peux plus discuter de la même manière avec tes collègues parce que finalement, tu as des choses que toi, tu dois apporter en tant que responsable que tu ne peux pas leur parler parce que ça risque de les effrayer. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Déjà, il y a un devoir d'exemplarité. Donc, tu ne vas pas forcément aligner tes doutes, ta fatigue, ton ras-le-bol. Et puis, il y a aussi un devoir de protéger. Quand tu es dirigeante... T'es dans une certaine sphère de décision, bon il y a des moments qui sont à la tréso, elle est pas ouf, pas besoin de la partager à tout le monde.
- Speaker #0
Tu veux pas dire à Post Café, bon bah la tréso elle est pas ouf.
- Speaker #1
On a un peu tendance nous à être très transparents mais dans des moments qui sont dédiés.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce qu'on pense que la transparence, c'est important. Mais il faut garder, c'est un peu sur une ligne de crête, à la fois transparence, mais pas de décharger la charge sur les personnes. Oui,
- Speaker #0
d'accord. C'est vraiment trouver le bon équilibre. Et ça,
- Speaker #1
c'est vraiment de ce type de conversation que je peux avoir avec d'autres amis entrepreneurs ou chefs d'entreprise qui m'expliquent ce qu'elles ont fait de bien ou de mal. Donc s'entourer, c'est clair que c'est...
- Speaker #0
C'est primordial de se faire coacher, s'entourer, avoir un écosystème. que... Je pense qu'au fur et à mesure, on devient manager, on devient dirigeant, on apprend. C'est des choses sur lesquelles on évolue petit à petit et sur lesquelles on devient bon, mais avec le temps.
- Speaker #1
Ou parfois mauvais. Et il faut savoir aussi se dire, ça par exemple, je l'ai fait avant parce qu'il n'y avait personne pour le faire, mais il y a vraiment des gens maintenant qui sont meilleurs que moi dans la boîte pour le faire.
- Speaker #0
D'accord, tu te recules là pour te dire... Moi totalement. Ah oui,
- Speaker #1
moi j'ai lâché plein plein de sujets. Je pense que c'est vraiment le rôle d'un dirigeant d'entreprise. Nous, on est trois co-dirigeantes maintenant, donc je suis présidente, mais il y a une directrice générale, une directrice générale adjointe. C'est vraiment de se dire qui a la meilleure idée déjà, ce n'est pas forcément nous, et qui est au meilleur endroit pour mener un projet, et ce n'est pas forcément nous. Il y a vraiment ce côté de savoir lâcher prise. Et ce n'est pas évident quand tu as tout créé un peu du début.
- Speaker #0
Je crois qu'ils appellent ça la zone de génie. Tout le monde a une zone de génie assez particulière. Et des fois, on peut faire quelque chose, mais on n'est pas très bon. Il faut savoir mobiliser la bonne ressource et la mettre au bon endroit pour qu'elle puisse être performante et déléguée et lâcher prise sur certaines choses. C'est pas forcément facile au départ.
- Speaker #1
Et surtout, il faut décentraliser les égaux et se rappeler juste qu'on est là pour mener à bien le projet de la ruche et mener à bien les projets des entrepreneurs qu'on accompagne. Et c'est ça le plus important. Après, qui tire les ficelles derrière et qui fait quoi ?
- Speaker #0
Tant qu'on le fait bien, c'est essentiel. Et tant qu'on va tous dans la même direction, c'est vraiment ce qui compte. Et la transformation, comment tu as géré de passer à les 10, 20, 30, 70 personnes sur tout le territoire national ? Comment vous avez vécu ça en fait en interne ?
- Speaker #1
Alors là aussi, il y a un paradoxe parce que c'est à la fois arrivé de façon assez naturelle et à la fois... Parfois, je ne comprends pas comment on en est arrivés là. Je me retourne et je suis là, ah ouais, on est tout ça. Le séminaire d'équipe du 4-5 juin prochain, qui arrive dans quelques mois, on va être 77.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et là, je me dis waouh. Et donc, c'est arrivé déjà d'une volonté de grandir. Donc, ça a été une volonté, on en a eu envie après un moment de croissance organique. assez naturel avec des partenariats on s'est dit on a envie de grandir on a envie d'aller plus loin on a envie d'aller sur des territoires où il n'y a pas encore de programme donc c'est quand même quelque chose qu'on a choisi d'accord voilà parfois la croissance elle peut être un peu subie entre guillemets nous voilà on a été hyper proactif pour grandir et ensuite on s'est fait accompagner par une super organisation qui s'appelle CIH je les nomme parce que vraiment ils sont hyper bons pour accompagner la transfo des entreprises à impact ils nous ont fait à la fois un accompagnement des dirigeants Pour projeter un organigramme qui fonctionne bien, pour nous aider à travailler le set de valeurs, se demander ce qui est important pour nous. Donc ça c'était, je pourrais revenir là-dessus parce que c'est vrai qu'on a beaucoup travaillé sur qu'est-ce qu'on voulait garder. Et qu'est-ce qu'on est prêt à lâcher ? Parce qu'on ne peut pas être la même famille à 15 qu'à 77. Et après, on a fait du coaching aussi des équipes. Et notamment ceux qui, par cette croissance, prenaient des rôles de managers qu'ils n'avaient pas forcément avant. Et donc, il y a eu un gros enjeu de créer du management intermédiaire qui sont en fait les personnes vraiment clés dans l'organisation. pour créer le lien entre la strat, le développement, les opérations, et que tout ça prenne. Et donc, il y a eu du coaching individuel de manager, et je pense que ça a été une clé de succès aussi, d'accompagner tout le monde.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on attend de vous ? Qu'est-ce que vous voulez mettre aussi dans votre management ? De faire du management sur mesure, entre guillemets, parce que c'est l'accompagnement qui compte avant tout dans ces périodes-là. à savoir en fait... Qu'est-ce qu'on attend de vous ? Et pas juste laisser les personnes comme ça. Ça crée des moments de frustration et ça crée des déséquilibres. Donc, je pense que c'est là où vous avez une belle carte à jouer.
- Speaker #1
Oui, totalement. C'est vrai qu'il y a à la fois qu'est-ce qu'on attend de vous ? Parce que dans cet organigramme, tout le monde a un rôle. Et donc, il faut être clair sur son rôle. Et il y a aussi qu'est-ce qui vous effraie dans ce rôle ? Et c'est sur ça qu'on va bosser.
- Speaker #0
Ah, mais c'est magnifique. Bah oui les transformations sont pas forcément toujours bien vécues et là je pense que vous l'avez bien fait de jouer comme ça.
- Speaker #1
Oui bon après voilà moi je parle je sais qu'il y a eu des moments qui ont été plus difficiles que d'autres et par exemple j'ai évoqué la formation qu'on a à 100% à distance. Donc ça c'est pas dans un moment enfin c'était dans un moment de croissance mais c'était un moment où on a décidé de digitaliser. Un accompagnement. À La Ruche, on faisait tout sur place, ensemble, côte à côte. Et donc, l'idée de se dire, on va accompagner plus de gens grâce au numérique. Et du coup, on va passer par de la visio et puis on va digitaliser des outils. On va faire un peu d'asynchrone aussi. Ça ne sert à rien qu'on répète toujours la même chose en workshop, etc. Nous, on était assez persuadés qu'accompagner plus de gens, c'était plus d'impact. Mais c'est vrai que ce moment-là... Il y a eu un moment où on a fait une centaine d'heures de workshop pour désamorcer et de dire c'est pas de l'industrialisation pour perdre en qualité, il y aura toujours une personne en face d'un entrepreneur et on n'est pas là pour faire des MOOC impersonnels.
- Speaker #0
Vous n'allez pas perdre l'ADN en fait et ce qu'il fait.
- Speaker #1
Mais du coup c'est vrai qu'il y a des moments qui sont tendus parce que dans les pivots... Mais bon après ce qui est génial c'est que... D'entendre ces craintes-là, ça permet... Je pense que c'est des craintes qui sont justifiées et qui, du coup, mettent aussi les points d'alerte sur quoi il faut bosser. Donc on a réussi, je pense, à continuer à grandir tout en ayant toujours eu des moments où il fallait ouvrir le dialogue, rassurer. Et puis voilà, on rassure parfois, on ne sait même pas trop trop si ça va marcher. Oui, oui,
- Speaker #0
vous testez. Au moins, vous êtes à l'écoute des besoins qu'il y a et vous essayez de réajuster en fonction de ce qu'on... De ce qu'on vous remonte, en fait, là où il y a vraiment quelque chose à comprendre, c'est vraiment... Le terrain qui fait remonter, on peut se baser uniquement sur ce qui se passe sur le terrain pour justement réajuster et comprendre ce qui se passe et comment on peut proposer quelque chose le plus finement possible, je pense.
- Speaker #1
Oui, d'autant que grandir, ça peut être un peu, entre guillemets, je mets vraiment des gros guillemets, mais ça peut être un peu maltraitant, entre guillemets, pour des équipes bien installées, d'un coup il y a 10 nouveaux collègues. Il y a des nouveaux process. Et puis, voilà, on met plein de process. Et puis, maintenant,
- Speaker #0
il faut remplir des Excel.
- Speaker #1
Et puis, il faut dire le temps qu'on passe sur tel projet. Enfin, voilà. Donc, c'est sûr qu'il faut que ça s'accompagne, que ça reste dans la joie, parce que sinon, ça devient juste un enfer.
- Speaker #0
Oui, la conduite du changement, c'est un vaste sujet.
- Speaker #1
Exactement, c'est vrai. Mais il faut que ça en soit, en tout cas. Oui, oui,
- Speaker #0
il faut que ce soit bien pris, bien anticipé. Et voilà, enfin... C'est vraiment un sujet et je pense que c'est un sujet qui est amené à avoir de l'avenir parce que la transformation, ça touche vraiment tout le monde. C'est bien d'avoir ton retour d'expérience sur ça. Toi, comment tu as vécu cette transition et comment vous avez géré ça aussi en interne ? C'est vraiment précieux ce que tu nous offres. D'ailleurs,
- Speaker #1
si je peux te donner un petit conseil, se faire accompagner, c'est coûteux. Parce que c'est vrai que les gens, nous, ils ne nous ont pas accompagnés gratuitement, mais il y a des aides.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc là, nous, on s'était fait accompagner notre siège d'île en région Île-de-France. Et pour changer d'échelle, il y a des accompagnements de la région qui s'appellent TP-UP, INNOV-UP et PM-UP. Et nous, on avait eu un PM-UP et ça prenait 50% de la facture d'accompagnement au changement d'échelle. Et du coup, c'était une super incentive pour se dire on va dépenser parce que souvent, on est dans des modèles économiques un peu serrés. Mais du coup, sur l'accompagnement... Ça vaut vraiment le coup de dépenser ou aller chercher des aides pour aider à alléger la facture.
- Speaker #0
Vous vous êtes fait aider pour monter le dossier PMU ?
- Speaker #1
Oui, on s'est fait aider.
- Speaker #0
D'accord. Il y a des agences qui accompagnent.
- Speaker #1
Des agents qui accompagnent. Et du coup, il nous avait aidé à faire tout notre plan d'accompagnement, de dépenses.
- Speaker #0
La chambre de commerce accompagne sur le PMU, je crois, sur la construction des PMU. Et il y a d'autres cabinets privés aussi. qu'ils proposent. Mais franchement, c'est un investissement qui vaut le coup parce que du coup, c'est absorbé par les coûts.
- Speaker #1
Oui, c'est génial. Ça prend 50% des coûts. Ça nous a aussi aidé à recruter des salariés un peu plus seniors puisqu'il y a une aide aussi au recrutement de managers. Donc vraiment, allez-y, allez regarder. C'est vraiment bien.
- Speaker #0
OK. Merci beaucoup pour cette information. Je trouve qu'il y a beaucoup de personnes qui seront... Très, très, très, très, très contente d'avoir cette info. Tu voulais aussi nous parler de l'entrepreneuriat féminin, qui est un mot, une approche.
- Speaker #1
Tu veux dire l'entrepreneuriat des femmes ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #1
Juste en dire deux mots. Vous l'avez compris, dans nos dadas à la ruche, et que je porte aussi personnellement, c'est accompagner. Tout type de profils entrepreneuriaux à entreprendre. Et c'est vrai que, comme on a tout de suite commencé par l'entrepreneuriat des femmes, j'ai regardé comment les choses évoluaient depuis 10-15 ans maintenant. Et en fait, c'est vrai que ce mot « entrepreneuriat féminin » me fait saigner les oreilles.
- Speaker #0
Tu as juste saigné les oreilles quand tu as entendu « business woman » , « entrepreneuriat féminin » . Je saigne les oreilles à chaque fois,
- Speaker #1
mais je ne juge pas. parce que je sais que c'est un long chemin mais pourquoi je n'aime pas ce mot parce qu'en fait déjà jamais ça ne nous viendra l'idée de dire c'est de l'architecture au féminin c'est de la boulangerie au féminin etc non un boulanger fait du pain Que ce soit un homme ou une femme, et donc je pense que dans l'entrepreneuriat, il faut se rappeler que les entreprises, elles sont dirigées par des hommes ou par des femmes, mais à la fin, elles ne sont pas des entreprises féminines ou masculines. Et donc j'aime bien de dire en fait, il n'y a pas d'attribut particulier. Et il faut sortir de ce biais quand on parle d'entrepreneuriat féminin. Et alors parfois, on me dit, oui, mais dans le sport, par exemple, on va en effet parler de foot féminin. Et je dis, ça démontre exactement la problématique. En fait, le foot féminin, elle joue entre elles et c'est une catégorie. Alors qu'en fait, l'entrepreneuriat dans l'économie, on ne peut pas dire que l'entrepreneuriat, c'est une sous-catégorie féminin ou des femmes. C'est une sous-catégorie, une catégorie entre elles. En fait, tout le sujet, c'est bien de prendre notre place entière et complète dans une économie généraliste. de femmes et d'hommes. Et donc, c'est pour ça que je pense vraiment que les mots, ils forment la pensée. Et donc, quand on parle d'entrepreneuriat féminin, on va penser à des secteurs qui sont plus vus comme des secteurs féminins et on va moins penser à des secteurs à la tech, aux bâtiments, etc., où les femmes sont encore des grandes absences. Donc, on continue à nourrir des secteurs où il manque... cruellement de femmes. Et en plus, quand on dit entrepreneuriat féminin, on va porter tout de suite à la posture de l'imposteur, des problèmes de légitimité, etc. Et donc, je pense que c'est important de... C'est une entrepreneur, femme, et même juste une entrepreneur c'est très bien.
- Speaker #0
Ouais c'est ça.
- Speaker #1
Donc voilà, après le paradoxe c'est qu'il faut encore faire des programmes pour les femmes, donc on a besoin encore de porter cet étendard etc. Mais je sais que j'ai des femmes qui entre... entreprennent comme des hommes et qui n'ont pas forcément beaucoup de féminins dans leur façon d'entreprendre. Elles entreprennent, c'est tout.
- Speaker #0
C'est tout, en fait. Elles ne se posent pas la question.
- Speaker #1
Donc, je ne sais pas si c'est moi qui suis un petit peu psychorigide sur ce sujet. Non,
- Speaker #0
mais pas du tout. C'est toujours bien d'avoir un point de vue différent et comprendre un peu ce qui nourrit les biais qu'on peut avoir dans la société et qui catégorise. J'ai fait un test sur ChatGPT. et je lui ai demandé est-ce que tu peux me donner des sujets concernant l'entrepreneuriat féminin et comme tu dis le syndrome de l'imposteur légitimité, voilà toutes les choses sur lesquelles on est inconfortable sont ressorties quand je lui ai demandé de me parier l'entrepreneuriat masculin, aucun de ces sujets sont sortis, voilà, donc on voit bien qu'il y a des biais où quand même on est vraiment segmenté sur certains sujets Et même avec l'IA, en fait, c'est... L'entrepreneur féminin, c'est tout de suite dirigé sur légitimité, prendre sa place, etc. On est toujours sur ces sujets-là, alors que sur, quand on parle pour les hommes, c'est des sujets beaucoup plus généralistes qui arrivent. Et le besoin de légitimité, il ne remonte pas forcément.
- Speaker #1
Et mon propos, ce n'est pas de dire que ces biais, ils n'existent pas. Ils existent.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Mais attention, quand on parle d'entrepreneuriat féminin, on les nourrit.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, parlons d'entrepreneuriat des femmes, parlons du business des femmes, et puis on les accompagne. Pour lever les biais.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais voilà, je pense que c'est redonner sa juste place aux femmes qui entreprennent de parler d'entrepreneuriat à tout court.
- Speaker #0
Merci beaucoup de cette piqûre de rappel. Franchement, merci. Dernière question avant de clôturer cette petite session qu'on a eue, qui était très riche. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un qui serait très se positionner sur un poste à responsabilité après avoir eu l'expérience que tu as eue ? Qu'est-ce que tu en retiens ? Et quels conseils t'aimerais bien donner à quelqu'un qui suivrait le même chemin ?
- Speaker #1
C'est très difficile parce que j'observe beaucoup de personnes autour de moi qui ont des postes à responsabilité qui sont totalement différentes de moi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ma directrice générale qui s'appelle Astrid, c'est un animal à sang froid. Elle ne stresse jamais, on ne sait pas comment elle fait. Audrey Signana qui est directrice générale, elle avait des hauts postes à responsabilité. Elle est ultra minutieuse, c'est une tour de contrôle, on a l'impression qu'elle ne se pose jamais de questions. Donc si je m'adresse à des gens qui sont un peu plus comme moi, donc on va dire très sensibles, assez engagés, qui ont besoin de beaucoup de sommeil, et qui se posent beaucoup de questions, le conseil que je dirais... Le plus important, c'est déjà d'y aller. Parce que quand on est dans des hypothèses, on n'est pas dans la vérité. Et donc quand on se pose des questions, ça pourrait être ceci, ça pourrait être cela, il faut juste se rappeler qu'on est dans des hypothèses, et que pour prendre une décision, il faut des faits. donc déjà je dirais fais pas trop d'hypothèses vas-y et puis tu décideras en fonction de ce que tu ressens ce que tu vis ça ce serait mon premier conseil et après mon deuxième conseil ce serait de prendre du temps pour le sport ce qu'on appelle le temps pour soi souvent mais qui est vraiment un moment où il faut lâcher prise du cérébral pour retourner dans le corps. Et je pense que ça permet au moment où le cerveau se remet en route,
- Speaker #0
le cerveau s'emballe,
- Speaker #1
de prendre des bonnes décisions. Donc de tester, d'aller sur l'expérience terrain. Comme aux entrepreneurs, on leur dit, c'est pas sur un PowerPoint qu'on peut prendre des décisions pour son entreprise. C'est pareil, c'est pas que quand on est dans l'hypothèse. Donc il faut y aller, on perd pas beaucoup de plumes à essayer. Et au moins, on prend des décisions plus éclairées sur des faits. C'est ça que je dirais. Moi, c'est comme ça que ça a fonctionné. À chaque fois, j'y suis allée. Finalement, ça a marché. Si je m'étais écoutée ou si j'avais écouté ma peur, je pense que...
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas écouter sa peur, c'est de foncer, de voir. De toute façon, il n'y a rien à perdre. Tout a gagné. Parce qu'au final, tu y vas, tu sais si c'est fait pour toi ou pas. Tu peux exclure ou... Oui,
- Speaker #1
puis dans une posture très tranquille, on n'est pas là pour se mettre des challenges, en fait. Enfin, moi, je suis un peu... Les challenges, c'est fatigant, mais on est juste là pour être dans la découverte, l'expérience. Donc, allez dans vos expériences.
- Speaker #0
D'accord, allez sereinement dans les expériences que vous offre l'avenir. Oui,
- Speaker #1
écoutez vos ressentis, puis ça ne marche pas, il y a autre chose à côté pour toi.
- Speaker #0
Ok, merci beaucoup Sophie. C'était très, très, très sympa de t'avoir. Merci à vous qui avez écouté, les passe-sans. Merci à Go Entrepreneur et merci à toi. Vous pouvez retrouver les actualités de Sophie et de La Ruche.
- Speaker #1
Sur mon LinkedIn ou sur le site de LaRuche, la-ruche.net, il y a toutes les actifs sur les programmes, donc il ne faut pas hésiter.
- Speaker #0
Ok, je mettrai tout dans la description. Merci beaucoup. Génial,
- Speaker #1
merci à toi.
- Speaker #0
Au revoir. Musique