- Speaker #0
Bonsoir,
- Speaker #1
bonjour à tous, merci beaucoup de nous recevoir aujourd'hui au Pod BXL, merci beaucoup ! Je tiens à remercier le festival de nous avoir invité aujourd'hui. Je vous remercie d'être là et je remercie les auditeurs et auditrices qui vont nous écouter. Aujourd'hui, je reçois Laurence, qui est la fondatrice de sa boîte d'édition, qui va nous expliquer un petit peu comment elle travaille et comment elle a lancé son activité. Donc, je vais pas... tarder. Je vais poser des questions à Laurence. Laurence, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais comme activité ?
- Speaker #2
Avec plaisir. D'abord, je suis ravie d'être là. C'est très sympa d'être à un podcast en live avec les gens qui nous écoutent dans la salle. Moi, je m'appelle Laurence Sortega. Je suis belge. J'exerce mon activité de coach d'auteur depuis 2018 et concrètement, j'accompagne des entrepreneurs, des coachs, des thérapeutes, des consultants, des experts et je pense à écrire un livre en lien avec leur pratique professionnelle, dans le but à la fois de transmettre leur message et leur savoir-faire de manière plus large, mais aussi de gagner en visibilité, en notoriété, pour attirer à eux finalement des nouveaux clients, que leur lecteur ait envie de travailler avec eux après la lecture du livre.
- Speaker #1
D'accord. Comment t'es venue un peu cette idée de devenir éditrice ? T'étais déjà dans l'édition ? T'écrivais des livres ? Explique-nous un petit peu.
- Speaker #2
J'ai toujours baigné dans ce milieu-là, dans le sens que depuis que je suis toute petite, je lis et j'écris beaucoup. J'ai participé à des ateliers d'écriture créative. J'ai été moi-même animatrice d'ateliers d'écriture. J'ai fondé en 2012 une ASBL, une association sans but lucratif, qui s'appelle Cléa, compagnie de lecteurs et d'auteurs qui a pour mission de relire des romans avant leur publication. Et on a formé tout un pôle de lecteurs bénévoles. à une méthode, méthode que j'utilise aujourd'hui dans ma pratique aussi. Donc je baigne quand même dans le monde du livre depuis maintenant presque 15 ans. Et vraiment, mon activité, ça a été en fait au contact avec des réseaux de femmes entrepreneurs. En fait, j'ai vu une autre femme qui faisait ce métier, qui accompagnait des entrepreneurs dans la publication de leurs livres, mais elle ne les lisait pas. et alors moi je comprenais pas tellement les textes je comprenais pas comment on pouvait ne pas s'intéresser au contenu et uniquement à l' enveloppe et au marketing donc je me suis dit et elle a dit ah mais si vous voulez vous faire lire bah Laurence elle adore faire ça et donc en fait j'ai eu mes premières clientes grâce à elle et puis je me suis dit mais en fait bah je vais Je vais faire ce métier, moi. Mais je vais lire aussi les textes.
- Speaker #1
Parce qu'elle dissociait les deux fonctions, c'est-à-dire toute la partie commercialisation du livre et la partie rédaction-édition. C'était deux approches complètement différentes.
- Speaker #2
C'était très, très marketing. Donc, elle utilisait juste le livre d'un point de vue marketing. Donc, tout misait sur la couverture, sur la promotion, la communication, en disant le contenu. Je fais confiance à l'auteur. Or, moi, je pense que...
- Speaker #1
C'est un peu compliqué.
- Speaker #2
Non, c'est possible. Je pense qu'il y a deux écoles. moi je pense que Le livre est une carte de visite de luxe, comme je dis souvent, mais c'est une carte de visite à double tranchant, c'est-à-dire que effectivement tu peux être bluffé parce que je suis autrice et tu dis trop bien, elle écrit un livre, ça doit être une femme passionnante et passionnée. Mais si tu l'achètes, que tu lis et que tu tombes sur trois vieux conseils pourris que tu as déjà lu et entendu, ben ça peut... Voilà, donc moi je trouve que d'avoir un contenu de qualité c'est quand même intéressant et puis surtout du côté de l'auteur et Je me rends compte que le fait de prendre le temps de réfléchir à un fil rouge, à une structure, à comment je vais transmettre tout ce savoir que j'ai dans un premier livre, il y a un travail vraiment très intéressant pour l'auteur de prendre le temps. Donc moi, c'est vrai qu'on en reparlera peut-être, mais je milite un peu contre cette tendance un peu d'écrire son livre en 48 heures, écrire son livre en 14 jours en partant à Malaga. Moi, je pense qu'écrire un livre, c'est un processus de transformation, de prise de confiance. Il se passe plein de choses quand on écrit un livre. Et donc, oui, j'accorde beaucoup d'importance aussi au contenu.
- Speaker #1
Donc toi, tu vois plus la rédaction d'un livre comme une introspection finalement, de réfléchir à qui on est, qui on a envie d'être, qu'est-ce qu'on a envie de transmettre à son lecteur, plutôt que dans un simple outil marketing avec 10 astuces qu'on peut trouver sur Internet finalement.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Et en l'écrivant au soleil.
- Speaker #2
On peut quand même l'écrire au soleil, je n'interdis pas aux gens d'écrire au soleil, je les emmène moi-même aussi parfois en boost d'écriture. Et je pense que quand on, par contre, à l'inverse, c'est vrai que quand on porte son livre depuis très longtemps en soi, ça peut aller vite. Et donc je n'ai rien non plus contre les personnes qui partent écrire 15 jours au soleil. Je pense néanmoins que c'est un très bel outil marketing. tu vois je pense que le C'est quand même une manière que le lecteur fasse connaissance avec toi de manière peut-être plus approfondie, plus personnelle. Et après, ça peut lui donner envie de travailler avec toi aussi. Tu vois, tu ferais un livre sur comment lancer votre podcast. Peut-être qu'après, j'aurais encore plus envie après avoir lu, avoir lu ton parcours, ce qui t'anime, comment tu t'es lancée toi comme podcasteuse. Peut-être qu'après, j'aurais envie de bénéficier de tes conseils pour lancer un podcast. Tu vois, il y a quand même... le côté marketing qui est là.
- Speaker #1
D'accord, donc ton approche, c'est vraiment de te dire que la personne avec qui tu vas travailler, c'est quelqu'un qui a envie de transmettre, mais c'est aussi quelqu'un qu'on va connaître à travers son livre. Ce n'est pas juste rédiger des conseils, c'est donner un peu de sa personnalité, un peu de soi en fait dans son écriture.
- Speaker #2
Oui, tout à fait, c'est vraiment ça. C'est pour ça aussi que je propose. pose à l'auteur de l'écrire lui-même. Donc par exemple, je ne vais pas écrire à la place de l'auteur parce que je pense qu'on a chacun une voix, on a chacun un ton, un vocabulaire qui nous est propre et c'est vraiment important que la personne écrive avec sa personnalité et si j'écris à ta place, ça va se sentir. Ça va être du Laurence, ça ne va pas être du Astrid.
- Speaker #1
Donc à quel moment tu t'es dit, parce que tu as eu une carrière en tant que salarié, à quel moment tu as switché, tu t'es dit bon là ça ne me convient plus, il faut que je change et j'ai envie de faire de ça mon métier ?
- Speaker #2
En fait c'est venu quand même par une... Je pense que je m'ennuyais sérieusement en fait dans mon job de salarié. Je travaillais pour une grosse boîte de consultants informatiques en back-office. Ce n'était pas très créatif et je ne comprends pas pourquoi je suis restée si longtemps. Je crois que j'avais une peur comme beaucoup. C'était un peu lié à ta sécurité financière. Voilà, je me disais de toute façon, puis mon père lui-même avait été entrepreneur, avait fait faillite. Donc on entend beaucoup aussi que souvent, en tant qu'entrepreneur, il y a des croyances qui nous empêchent de nous lancer. Alors qu'en fait, je n'ai pas du tout faillite. Ça va très bien et je connais plein de gens qui réussissent très bien. Mais je pense que j'avais toutes ces peurs. Et puis un jour, je suis passée d'abord à mi-temps comme première étape. puis ensuite J'ai commencé à faire des petites missions en communication parce que ma soeur a une agence de com. Et donc petit à petit, voilà. Puis alors je suis rentrée dans ces fameux réseaux d'entrepreneurs féminins où j'ai vu plein d'autres femmes.
- Speaker #1
Un réseau belge ?
- Speaker #2
Oui, c'était un réseau belge. J'étais à plusieurs événements en fait et dans plusieurs réseaux d'entrepreneuriat féminin. Et là j'ai vu toutes ces femmes qui vivaient de leur passion et là je me suis dit, là j'ai démissionné. Et puis, je te dis, je suis tombée sur cette femme qui faisait ce métier. Et je me suis dit, mais en fait, j'ai toutes les compétences pour le faire. J'ai le côté littéraire, j'ai le côté marketing, j'ai le côté business et puis j'ai le côté passion. Donc, je me suis lancée.
- Speaker #1
D'accord. Et quand tu as lâché ton job de salarié, oui, tu as eu peur par rapport à toutes les croyances qu'on peut avoir du fait de quitter son emploi, quitter sa stabilité. C'est pas forcément évident non plus d'expliquer à sa famille qu'on va quitter son job. Donc tu l'as fait crescendo, c'est-à-dire que tu t'es mise à mi-temps, tu as travaillé ton expertise en travaillant dans l'agence de com de ta sœur. Combien de temps ça t'a pris en fait ce processus à peu près, avant de te dire ok c'est bon, je lâche ?
- Speaker #2
Je pense qu'à un moment donné, ça m'a pris je dirais peut-être deux ans, de vraiment complètement lâcher. parce qu'en plus... Dans la boîte où je travaillais, la fille qui devait reprendre mon job a fait un burn-out. Donc en fait, ma boîte m'a dit « mais tu ne veux pas rester comme freelance encore un jour par semaine ou deux ? » J'ai mis un peu de temps à complètement couper le lien avec mon employeur. Mais je dirais deux ans. Et en même temps, moi je recommande à tout le monde de se lancer à un moment donné à temps plein. Parce qu'en fait, le faire sur le côté... Ta boîte peut pas prendre de l'ampleur, ça reste un espèce du coup de hobby, de trucs qui te passionnent mais tu mets pas toute ton énergie dedans, tu te dis pas je vais avoir plein de clients, je peux en faire. vivre. Donc moi je pense qu'à un moment donné il faut sauter. En plus moi j'ai j'avais aussi l'âge. Donc je trouve aussi et je vois de plus en plus de femmes de mon âge qui se lancent. Donc moi j'ai fait le grand saut à 48 ans, 49 ans. J'en vois dans plus en plus de ma génération qui le fait. Je trouve qu'en plus, si vous êtes jeune, sautez. Faites-le plus vite que d'attendre deux ans, comme moi, à étirer le...
- Speaker #1
Il y a le fait aussi de se sentir prêt. Des fois, on reste un petit peu plus longtemps parce qu'on se demande est-ce que c'est encore le bon moment ? Mais on se dit, est-ce que je suis prête ? Est-ce que je suis prête à sauter le pas ? Est-ce que je suis prête à me lancer ? Est-ce que c'est maintenant ? Je pense qu'on atteint un petit déclic quand même. Enfin, je pense.
- Speaker #2
Moi, le gros déclic aussi, ça a été mon livre, parce que j'ai écrit mon livre. Et quand le livre est sorti, enfin mon premier livre, quand le livre est sorti, il y a eu une espèce de... J'étais devenue une experte dans mon domaine et donc il y a une espèce de légitimité qui était vraiment... complètement assumé. Ce qui se passe, Zeyrek, beaucoup de mes auteurs.
- Speaker #1
D'accord, donc ça t'a fait aussi te rendre compte que j'ai une expertise, je l'ai prouvée par mon livre et je me sens légitime de dire que, voilà, aujourd'hui, je peux faire ce métier-là. parce que voilà la preuve de ce que j'ai fait.
- Speaker #2
Oui, c'est exactement ça. Voilà,
- Speaker #1
si je résume.
- Speaker #2
Tout à fait, tu as bien senti le...
- Speaker #1
Oui, et justement, quand on veut travailler avec toi, comment on travaille ? Comment ça se passe pour rédiger un livre ? Comment ça se passe ? Quelqu'un vient te voir, dit j'ai envie d'écrire un livre, il y a une phase de réflexion, une phase de travail de ce que tu as dit ? C'est une phase qui dure un an ?
- Speaker #2
Oui, en général mes programmes durent un an. Les deux premiers mois, on va surtout réfléchir à la stratégie, parce qu'en fait il faut vraiment réfléchir pourquoi tu veux écrire ce livre. Est-ce que c'est parce que tu veux donner des conférences ? Est-ce que tu es formateur et que ça va être un peu comme ton syllabus plus plus ? Est-ce que c'est une carte de visite que tu vas vraiment distribuer ? Est-ce que... Tu cherches à passer par une maison d'édition, en autopublication. Donc, il y a toute une série de décisions et aussi de quel est ton public cible, quel type de lecteur tu veux attirer à toi. Parce que je dis toujours, attention, il faut attirer les bonnes personnes. Donc, si par exemple, tu es en train de changer d'activité et que tu dis, je vais écrire un livre sur, imaginons que tu étais, je ne sais pas moi, j'ai eu le cas par exemple, j'ai accompagné une femme qui accompagnait des femmes à perdre du poids et elle avait décidé de maintenant accompagner des femmes entrepreneurs à lancer leur business. Et elle me dit, je vais tout écrire. sur la main si thérapie dans un livre. Comme ça, c'est fini. J'ai déposé tout mon savoir et je peux passer à mon nouveau métier. Je dis, ben non, parce que tu vas attirer à toi toutes les femmes qui veulent maigrir, alors que toi, tu ne veux plus les accompagner sur ce sujet-là. Donc, il faut quand même bien réfléchir au type de personnes qu'on va attirer à la lecture de notre livre et qui auront envie de travailler avec nous après. Et ensuite, il y a trouver l'angle unique qui aide comment... Quel livre écrire pour que ce livre soit différent des autres livres qui existent sur le marché ?
- Speaker #1
D'accord, donc c'est une question d'angle, de timing et d'implication.
- Speaker #2
Exactement. Et après, on démarre. Une fois qu'on a posé ça et qu'on a défini le fil rouge et la table des matières, en général, ça prend deux mois. Et ensuite, on commence à écrire pendant plus ou moins une période de six mois, quatre heures par semaine en parallèle de son activité. Et puis...
- Speaker #1
C'est assidu,
- Speaker #2
hein ? Oui, c'est vrai que ça prend... Moi, je dis qu'il faut compter 4 heures par semaine pour arriver à un résultat. Et ensuite, il y a 2 mois de relecture par un panel de lecteurs dans Public Visé, un mois de retravail, et puis il y a les 2 mois de fabrication. Et donc 2 mois, plus 6 mois, plus 2 mois, plus 2 mois, ça fait un an.
- Speaker #1
Un an. Donc pour rédiger un bon livre, il faut dire que ça prend... Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'avoir des personnes qui ont pris plus de temps ? Oui, d'accord.
- Speaker #2
Après, j'essaye de leur faire prendre conscience que c'est... On peut évidemment écrire plus longtemps que six mois, parce que comme tu dis, c'est assez dense. Mais le problème, c'est que ta pensée continue à évoluer. Donc si tu mets deux ans à l'écrire, quand tu vas relire ce que tu as écrit... deux ans après, en fait, tu n'es plus tellement d'accord avec ce que tu as écrit au début, parce que même ton expérience, ton expertise a changé. Donc tu te dis, ah, mais je n'ai plus envie de parler de ce... de ce sujet-là. Je suis beaucoup plus experte. Moi, j'ai des auteurs comme ça qui ont changé de public. Ils se sont rendus compte à un moment donné qu'ils n'avaient peut-être plus envie d'accompagner des novices, qu'ils avaient envie d'accompagner des gens qui étaient un peu plus expérimentés. Donc, plus tu tires ton écriture en longueur, plus en fait...
- Speaker #1
Ça ne correspond plus à la personne que tu es à l'instant T.
- Speaker #2
Voilà, exactement. D'accord.
- Speaker #1
Donc c'est pour ça qu'il faut limiter dans le temps.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que tu penses qu'il faut avoir déjà une communauté avant de se lancer dans l'édition ? Un livre pour te dire on a une communauté qui existe déjà et du coup on va vendre ce livre, proposer ce livre à sa communauté ou le livre peut être un vecteur d'acquisition de nouveaux clients ou de personnes qui vont finalement adhérer à notre communauté. Comment tu vois un petit peu les choses sur cet aspect-là ?
- Speaker #2
C'est typiquement quelque chose qu'on va voir justement dans un peu la phase de stratégie. Je pense que les deux fonctionnent. C'est sûr que ça va dépendre aussi si tu cherches, si tu veux absolument passer par une maison d'édition. La maison d'édition va regarder quelle est ta communauté. Parce qu'ils veulent que tu fasses le travail de vente. En fait, ce n'est pas la maison d'édition qui vend ton livre. C'est toujours l'auteur qui vend. La maison d'édition place le livre en librairie. Mais c'est l'auteur qui est porteur de sa com. Et donc, c'est sûr que une maison d'édition va regarder ta communauté. Donc plus la communauté est déjà là, plus tu vas vendre ton livre facilement, c'est clair. Mais en même temps, le livre est un très beau moyen pour créer cette communauté. Donc moi, par exemple, dans les accompagnements que je propose, on travaille très tôt sur le marketing et notamment, par exemple, je suggère à beaucoup d'auteurs de lancer une enquête, lancer un appel à témoignage. Du coup, ça leur permet de dire à l'occasion, je suis en train d'écrire un livre sur... Voilà, par exemple, là j'accompagne une jeune femme qui écrit un livre sur l'endométriose. Donc elle a lancé une enquête auprès des femmes qui souffrent d'endométriose pour leur demander comment vous le vivez au quotidien, quelles sont les questions que vous vous posez, etc. Elle a plein de matières hyper intéressantes pour son livre. Elle a eu 150 personnes qui ont répondu. C'est 150 femmes qui potentiellement sont intéressées par acheter le livre, mais c'est surtout 150 femmes qui découvrent que... Elle peut les aider éventuellement à avoir moins mal, à se sentir mieux au quotidien. Donc en fait, du coup, tu développes ta communauté en parallèle de l'écriture. Donc elle avait peut-être une trentaine de femmes qui savaient qu'elle avait envie de développer un accompagnement pour l'endométriose et maintenant elle en a 150 qui sont en train de parler. d'elle avant même que le livre soit sorti. Tu vois, donc pour moi, les deux...
- Speaker #1
Se complètent. D'accord. La rédaction d'un livre, comparément au développement d'une activité de visibilité sur LinkedIn, comment tu comparais deux ? Parce que écrire un livre, ça va te prendre beaucoup plus de temps, beaucoup plus d'engagement, et alors que tu peux aussi développer une communauté par exemple sur LinkedIn pour aussi bien vendre tes produits-services, comment tu comparais deux ? Est-ce que... Un est plus actionnable que l'autre à l'instant T, ou les deux sont possibles, mais en fonction de ce que tu as à mettre en place.
- Speaker #2
Je pense que les deux sont complémentaires. Non, mais c'est une bonne question, c'est vrai. On ne m'a pas encore posé celle-là, donc je réfléchis un peu avant de répondre quand même. Je pense que les deux sont complémentaires. Moi, je comparerais plus le livre avec une chaîne YouTube ou un podcast. C'est voir quel est le média en format long, parce que le livre est en format long. Les gens ont envie d'approfondir un sujet, ils ont envie d'aller un peu plus en profondeur. Les podcasts, c'est des formats longs aussi. C'est ça que je trouve chouette dans le podcast par rapport à des publications sur LinkedIn qui sont très courtes. Maintenant, je sais qu'il y a de plus en plus de gens qui utilisent LinkedIn avec des formats longs de newsletters. Et finalement... Je pense que les deux formats fonctionnent bien. Le livre reste. Il n'y a rien à faire. Il y a le côté objet du livre qui reste, que tu peux te prêter, dans lequel tu peux noter, tu peux gribouiller. Tu ne dois pas aller retourner dans un mail, dans une newsletter, dans le podcast, en disant encore à quel moment qu'elle disait ça. Il y a le côté objet.
- Speaker #1
Il y a le côté objet.
- Speaker #2
Il y a le côté, par exemple, qui peut être très utile si tu veux donner des conférences. Il y a beaucoup de gens qui aiment écouter un conférencier et après repartir avec le livre. livre. Si t'es formateur, c'est super puissant aussi, tu peux donner le livre en préparation à ta formation ou comme suivi de ta formation. Donc en fait, je pense que le livre est pas utilisé complètement de la même manière. C'est quand même un outil de transmission, je pense, qui va plus en profondeur qu'un outil de communication ou d'information. Mais c'est mon avis en tout cas.
- Speaker #1
Moi je pensais typiquement à une série qu'on va regarder sur Netflix. Et quand on va lire le livre, on aura deux niveaux de détails différents, parce que dans le livre, on aura le détail de la pensée du personnage principal, par exemple, etc. Sur Nextfic, on ne va pas retrouver tout ça. Donc c'est un peu le comparatif que tu fais entre les deux, je trouve.
- Speaker #2
Oui, en tout cas, entre le format vidéo et le format livre, oui, je trouve que ça, c'est très complémentaire.
- Speaker #1
On perd un niveau de détail sur certaines choses. Et justement, avec quel type de client tu travailles en général ?
- Speaker #2
Alors c'est chouette pour moi parce que moi j'adore rencontrer des gens et j'adore apprendre. Donc j'ai la chance d'accompagner des personnes de tous les niveaux. sous des expertises très différentes. J'ai eu des nutrithérapeutes, des médecins, des génicaux, des sexologues, c'était plutôt au niveau de la santé. J'ai eu beaucoup de gens qui sont dans le leadership, le management, la gestion d'équipe, et qui développent des modèles un peu d'entreprise, entreprise 2.0, pour essayer de faire un peu changer les choses dans notre société. J'ai eu pas mal d'auteurs aussi qui ont fait sur le développement des livres de développement personnel évidemment, parentalité, de développement spirituel beaucoup. Il y a 3-4 ans j'ai énormément vraiment senti une vague de besoins de personnes qui ont beaucoup parlé de l'invisible et de l'influence de l'invisible dans nos vies. Là pour l'instant j'accompagne pas mal de personnes sur la question de la neurodivergence et des atypiques. Je vois aussi l'évolution de la société en fonction des experts qui ont envie de transmettre.
- Speaker #1
D'accord. Et du coup, ça te force, enfin force, ça te demande quand même de t'intéresser à plein de sujets différents, entre tout ce qui est dans le secteur médical, tout ce qui est dans le secteur de l'accompagnement, comme tu relis ces documents. C'est les propositions qui tombent.
- Speaker #2
Oui, mais moi j'aime bien. Je pense que ça c'est un peu ma force. Je suis un petit caméléon, donc en fait j'arrive à me mettre dans la peau du lecteur. Sauf quand c'est vraiment des sujets très techniques. Mais en général, les gens qui écrivent une thèse de doctorat ou des livres très techniques ne viennent pas nécessairement vers moi.
- Speaker #1
C'est plus quand c'est de la vulgarisation finalement. Oui, c'est ça exactement. Donc du coup, si tu arrives à comprendre, c'est qu'ils ont bien fait leur job.
- Speaker #2
Je le redis souvent. Si je comprends, normalement tout le monde devrait comprendre.
- Speaker #1
Et depuis que tu as lancé Tabac... Quel a été ton plus grand apprentissage, finalement ? Tu n'es pas obligée d'en donner qu'un. Tu peux en donner plusieurs.
- Speaker #2
Oui, je réfléchis. Je pense que... de ne pas se décourager. Je pense que c'est... on n'a pas tout de suite les bons clients, on n'a pas tout de suite le bon programme. Moi j'ai testé différentes choses, j'ai fait un programme en 12 semaines, puis un programme en 6 mois, puis un programme en 1 an, puis j'ai essayé des formats en gros, des formats... J'ai testé beaucoup de services que j'ai trouvé intéressants, c'est un conseil qu'on m'avait donné, c'était... Vends d'abord puis tu le développes. Et ça, j'avais trouvé un très bon conseil. Donc, propose, je ne sais pas, tu dis, je vais faire un séminaire de deux jours. Tu fais juste, tu expliques en gros ce qu'il y aura dans le séminaire. Et puis, une fois que tu as un nombre de personnes suffisant, là, tu commences à dire, bon, là, maintenant, il va falloir que je bosse, que je réfléchisse vraiment au contenu, que je trouve les intervenants. J'ai fait la même chose pour ma formation en ligne. Et ça, j'ai trouvé intéressant, ce qui n'était pas du tout ce que... Dans mes études, avant j'avais compris, c'est tu développes un produit puis tu le vends. Et ici j'avais trouvé que l'idée de d'abord proposer, voir s'il y a du répondant et puis développer par après, je trouvais que c'était, ça c'est un des gros, comment on appelle, de mind shift que j'ai dû changer, d'état d'esprit. Et alors s'entourer, moi vraiment, je me suis rendu compte qu'il faut vraiment trouver d'autres ressources, que ce soit des coachs, que ce soit des gens Comme toi, qui se pose plein de questions sur l'entrepreneuriat et d'échanger, etc. Et pas de rester tout seul dans son petit coin, voilà.
- Speaker #1
Oui. Est-ce qu'il y a des questions, peut-être, dans le public par rapport au sujet ? D'accord. Il y a un monsieur qui a une question. Ah. Bonjour.
- Speaker #0
Bonjour, je m'appelle Christian, je trouve que ton parcours est vraiment très intéressant. Et moi je voulais savoir si par rapport à ton accompagnement, pour les lecteurs, pour former les gens à la lecture, lecture de livres, tu travailles aussi avec les hommes. Parce que moi, ça m'intéresse.
- Speaker #1
Tu travailles avec tout le monde.
- Speaker #2
Oui, alors, dans la compagnie de lecteurs que j'ai fondée en 2012, donc c'est plus moi qui la coordonne au quotidien, mais on cherche toujours des lecteurs et c'est plutôt des lecteurs passionnés de romans, là, pour le coup, des romans, des récits de vie, des recueils de nouvelles et évidemment que c'est mixte. De mon côté, On cherche toujours des relecteurs, mais c'est vraiment au cas par cas. C'est-à-dire que sur mon profil LinkedIn, notamment, quand un de mes auteurs a fini l'écriture du livre, à ce moment-là, on poste sur LinkedIn et sur Facebook et on me dit, on cherche trois lecteurs passionnés par la parentalité ou trois dirigeants d'entreprise. Et donc, ça va dépendre à ce moment-là de ton profil. On ne cherche pas vraiment des relecteurs, du coup, stylistiques. On cherche vraiment des bêta-lecteurs, ce qu'on appelle des bêta-lecteurs, qui sont vraiment les premiers lecteurs. qui sont passionnés par le sujet, en tout cas intéressés par le sujet, et voir s'ils ont trouvé que le livre leur apportait des réponses. Mais volontiers pour Cléa, et puis même si tu es peut-être dans la cible des prochains livres qui vont sortir, donc volontiers.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a peut-être d'autres questions ? Oui, merci.
- Speaker #3
Merci, c'est super intéressant. J'ai une question pour avoir une idée un peu plus mentale. du projet, des personnes qui viennent et qui s'adressent à toi. Comment ça se passe ? Donc, on prend contact avec toi sur LinkedIn. Et puis, est-ce que toi, tu dis, voilà, moi, j'ai suffisamment d'expérience et aujourd'hui, je sais que quelque chose sur l'endométriose, OK, on y va, ça va intéresser. Mais quelque chose, je ne sais pas, sur extrêmement technique ou extrêmement très manuel, on va dire. je dis n'importe quoi, genre je suis passionnée d'écrire sur comment fonctionnent les réfrigérateurs et du coup je veux monter ma boîte de réparation de réfrigérateurs est-ce qu'il y a des choses où tu dis là c'est dans l'air du temps et ok on y va je pense que tu peux trouver ton public est-ce que tu donnes aussi ce type de conseils ou est-ce que tu réorientes en disant peut-être que ça c'est plus du blog ou plus de la newsletter ou plus des choses comme ça
- Speaker #2
Merci pour la question. C'est une bonne question. Je pense qu'il y a toujours de la place pour un... Pour un livre, il faut juste trouver le bon angle. Donc typiquement, si tu veux faire un livre sur comment bien entretenir son frigo pour consommer 10 fois moins, pourquoi pas, peut-être qu'il y a un public, est-ce que ça intéresse les gens ? Je ne sais pas si tout un livre de 200 pages sur le frigo, ça marcherait. Donc peut-être que là, je te dirais, il va falloir peut-être qu'on pourrait faire tous les appareils électroménagers, comment diminuer sa consommation d'électricité en prenant soin de tous ces appareils. Donc on va essayer de trouver quand même, de vérifier qu'il y a un petit... On peut avoir un marché niche, mais il faut quand même qu'il y ait un minimum de personnes intéressées par le sujet. Moi, c'est plutôt dans l'autre sens parfois que je déconseille, que je challenge un peu la personne sur le sujet. Donc j'ai eu énormément de personnes, par exemple, qui veulent écrire sur le burn-out. Je comprends tout à fait la démarche. La personne est sortie de son burn-out, elle a découvert un nouveau sens à sa vie très souvent et elle a envie de partager ça au plus grand nombre en disant c'est possible et de raconter son parcours. Or là, il y en a beaucoup. Donc du coup, là, ça va vraiment... Là, je vais parfois dire attention. Est-ce qu'on ne peut pas trouver un angle un peu particulier quand même ? Par exemple, là, j'accompagne une personne qui m'a... contacté, mais les médecins. Là, je me dis, tiens, Burnout, alors que toi-même, t'es jeune médecin et soignante, je me dis, là, il y a un angle intéressant, parce qu'il y a plein de soignants qui, en fait, sont au bord de l'épuisement, on n'en parle pas. Et donc, là, je me dis, waouh, là, je vois un angle. Donc, ça va plus être... Mais en même temps, des livres sur le couple, il y en a 100 000, et quand t'as une crise dans ton couple, tu sais, tu vas acheter tout ce qui est en librairie, et il y aura toujours bien un conseil que le...
- Speaker #1
que l'autre n'aura pas donné.
- Speaker #2
Voilà, toujours, parce qu'on a chacun notre histoire aussi. Donc, moi, je pense que tous les livres ont leur place, en fait. Je suis assez... Je ne décourage pas, mais j'encourage à trouver l'angle unique.
- Speaker #1
Le micro a disparu. Je ne suis pas attentive. Merci beaucoup. Effectivement,
- Speaker #4
c'est super intéressant. Moi, j'avais plus la question de savoir sur les auteurs et autrices que tu accompagnes. Elles ont un livre à la fin de leur accompagnement. Elles ont un produit fini. Est-ce que tu les accompagnes aussi sur la partie des marchages des maisons d'édition et dans quelle mesure tu interviens sur cet aspect-là ? Je vais le mettre de manière peut-être un peu agressive. dans l'obligation de résultat de publication du livre ?
- Speaker #2
Oui, j'ai une obligation de moyens, mais pas de résultat. Clairement. Je ne suis pas agente littéraire, et je ne veux pas l'être, parce que je veux rester indépendante. Donc j'ai des contacts dans les maisons d'édition. Je leur propose des projets auxquels je crois. Mais parfois, la meilleure maison d'édition pour un projet, j'ai personne que je connais dans cette maison. Donc voilà, je ne peux pas garantir. Et puis en plus... même quand je connais les personnes, parfois elles me disent, j'ai encore eu le cas récemment, elles me disent non ce projet là ça nous intéresse pas. Mais elles me disent mais par contre tu pourrais peut-être essayer telle autre maison. Le monde de l'édition est compliqué parce qu'il y a de plus en plus de gens qui écrivent de livres, mais comme je te disais, ils vont regarder aussi ton potentiel commercial. Le fait la poule, c'est-à-dire que toi, tu écris un livre pour avoir de la visibilité et avoir des personnes pour augmenter en notoriété. Et la maison d'édition te publie si tu as de la notoriété. Oui, mais en fait, je n'en ai pas encore énormément. J'écris un livre pour en avoir. Donc, il peut y avoir un clivage là. Et après, j'accompagne en tout cas dans ce trajet-là. Donc, je monte des dossiers en mettant tous les éléments et en packageant le dossier pour essayer de maximiser tes chances d'en trouver. mais je ne peux pas le garantir.
- Speaker #4
Je me demandais justement si c'était une tendance maintenant avec les réseaux sociaux, etc., d'avoir besoin de cette notoriété déjà dès le départ que les maisons d'édition demandent, parce qu'au départ, être un écrivain ou être un auteur, une autrice, en général, c'est... on devient auteur, alors que là, on demande d'avoir une communauté, et ensuite, on peut être publié. Est-ce que c'est quelque chose qui est nouveau dans ton expérience ou pas ?
- Speaker #2
Non, ce que je vois beaucoup, c'est que les éditeurs font un peu du scouting, comme dans le foot, ils vont faire du repérage. Donc moi, j'ai des auteurs qui m'ont contacté, parce qu'ils avaient été approchés par une maison d'édition, parce qu'ils étaient podcasteurs, ils étaient youtubeurs, ils étaient blogueurs, ils avaient déjà une communauté, et la maison d'édition se dit, oula, c'est tout bon. Je ne sais pas combien, des dizaines de milliers de personnes qui la suivent. Donc on va lui proposer d'écrire un livre sur son expertise, sachant qu'en fait, elle va le vendre toute seule comme une grande. Enfin, tout seul. Il y a aussi des hommes, bien sûr. C'est juste que les deux exemples auxquels je pense que j'ai accompagné ces six derniers mois, ces deux femmes. Mais j'ai accompagné aussi Nicolas Devy, que vous avez entendu tout à l'heure, qui est un homme pour le coup, et qu'on est aussi venu chercher parce qu'il avait une communauté. Donc les éditeurs vont plutôt aller repérer des experts. et vont leur proposer d'écrire un livre. Et à ce moment-là, moi je vais les aider à structurer leur contenu dans une forme qui fait que l'éditeur ne va pas changer d'avis. Donc moi je vois plutôt cette tendance-là, mais je pense aussi que l'autopublication en tant qu'entrepreneur, c'est la voie de la liberté. L'autopublication, quand ton livre est fini, deux mois après tu l'as en main, tu peux l'utiliser comme outil marketing comme tu le veux, tu as la grosse partie du revenu dans ta poche, alors qu'avec une maison d'édition, c'est entre 8 et 10% du prix de vente. Donc tu as 2 euros par livre en poche. c'est toi qui as fait tout le travail et c'est normal, c'est même pas l'éditeur qui se prend plein d'argent, c'est tout le gars les distributeurs, les diffuseurs, les libraires les librairies en ligne et donc pour moi l'autopublication c'est c'est aussi la liberté et que moi, j'accompagne beaucoup d'entrepreneurs. Il y en a beaucoup qui me disent non, non, mais moi, c'est mon livre, je vais le sortir comme je veux, avec la titre que je veux, avec la couverture que je veux, au moment où je le veux. Donc, il y a du pour et du contre dans les deux démarches, même s'il y a des maisons d'édition, évidemment, qui font un travail fantastique et que j'aime travailler avec elles aussi. Je ne les décris pas, mais je trouve qu'on ne peut pas dévaloriser l'autopublication. L'autopublication, c'est pas... Le truc, en fait, on est tellement nul qu'en fait, on doit s'auto-publier parce que personne n'a voulu notre livre. J'accompagne plein de livres géniaux avec des auteurs qui ont vraiment fait un choix conscient, stratégique, business de s'auto-publier.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Justement, la dernière question, ça me fait rebondir sur le fait que... Est-ce qu'on passe pas à côté de bons auteurs, finalement, avec la stratégie des missions d'édition, qui vont plus aller tabler sur des personnes qui ont des grosses communautés, mais qui ne sont pas in fine des personnes qui écrivent des livres, quoi ? Je sais pas comment on dit ça. Mais voilà la question principale. Parce qu'un youtubeur, un influenceur, c'est pas un écrivain.
- Speaker #2
C'est pas un écrivain mais il a des choses à dire. Donc je pense qu'il part du principe que, là où parfois je suis pas toujours convaincue, c'est qu'effectivement... il y a parfois des auteurs qui ont déjà une très chouette communauté par exemple ils s'adressent à des ados et ils sont hyper puissants sur TikTok, je leur dis mais les ados ils lisent pas vraiment des livres en fait, donc à leur écrire un livre pour les parents de ces ados mais il faut aussi réfléchir aux moyens et donc c'est vrai que je suis pas sûr que certains influenceurs qui sont tellement bons en vidéo et qui ont une communauté qui ont envie de les voir agir, bouger, etc. et spécialement envie d'avoir un produit livre. Donc là, je suis assez d'accord avec toi, on peut. Ils ne sont pas tous... Mais en même temps, ils vont être accompagnés en général par la maison d'édition et essayer de quand même...
- Speaker #1
Est-ce que ça arrive qu'on écrive à leur place ?
- Speaker #2
Oui, oui.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #2
Oui, il y a beaucoup de maisons d'édition qui proposent un journaliste qui va les aider à écrire si vraiment ils ne sont pas du tout à l'aise avec l'écriture.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
ça se fait.
- Speaker #1
Et est-ce qu'en tant que femme, tu as ressenti des a priori ou tu as eu des difficultés justement dans ton activité, même par rapport aux maisons d'édition, peut-être qu'elles font plus confiance à un monsieur plutôt qu'à une femme,
- Speaker #2
c'est un exemple.
- Speaker #1
Non, c'est une bonne question,
- Speaker #2
je pense que c'était plus le côté... Je ne crois pas que c'est parce que j'étais une femme, mais au début, c'était plus... En tout cas, les hommes, quand je leur disais, oui, mais je suis ingénieur commercial de formation, c'est, ah oui, quand même. Donc, tu vois, tu n'es pas juste une illuminée qui tient la plume. Donc, je sens que chez les hommes, mon parcours professionnel d'avant, sérieux, commerce, etc., marketing et tout, les rassure. Alors qu'une femme va plus facilement embrayer en se disant, je fais confiance à la personnalité, à l'intuition, voilà, la fille me plaît, je m'embarque, elle va moins regarder mon parcours. Là, je vois un petit peu une différence, mais sinon, dans le monde de l'édition, il y a beaucoup de femmes aussi. Donc, c'est un milieu justement qui est assez ouvert aux femmes. Donc non, ça, je n'ai pas trop senti.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Tu n'as jamais desservi ou freiné sur une action finalement ?
- Speaker #2
Non, après j'ai été très active et je le suis encore dans les réseaux d'entrepreneuriat féminin et donc c'est vrai que parfois les hommes me disent mais est-ce que vous accompagnez quand même des hommes ? Et donc, il peut y avoir un frein comme ça. Et c'est vrai que j'accompagne plutôt, je dirais, trois quarts de femmes, un quart d'hommes. Mais aussi parce que je pense que les hommes, les femmes, on a le syndrome de l'imposteur. Donc, on se dit, ah, mais qui suis-je pour écrire un livre ? Et elles cherchent aussi une espèce de validation de ma part, que leurs projets, qu'elles sont des expertes, qu'elles ont des choses à dire. Un homme a un peu moins le syndrome de l'imposteur. En général, il est un peu plus... Il est expert, de toute façon je ne connais pas peut-être grand chose encore à fond, mais je suis déjà expert. Tu vois, il y a vraiment ce côté, la femme elle va se... Non mais, on en a vraiment discuté avec plein de formateurs, et ce n'est pas moi qui le dis, ça a été prouvé dans des études et tout, mais c'est qu'une femme elle va se multiformer 22 fois et elle ne va toujours pas se sentir expert, et un homme très vite s'il se débrouille, il va dire non non mais t'inquiète je suis expert, ça va aller quoi. Et donc, je le sens aussi dans... Ils vont peut-être moins facilement... avoir un coach en se disant je sais me débrouiller. Je pense aussi qu'il y a ce phénomène qui fait que j'ai plus de femmes qui viennent chez moi pour chercher cette espèce de validation de, est-ce que tu crois que je suis assez experte pour écrire un livre ? Mais évidemment, tu es experte pour écrire un livre.
- Speaker #1
Oui. Quelle sera la prochaine étape justement pour toi et ta maison d'édition ?
- Speaker #2
Moi ma prochaine étape c'est de lancer vraiment ma maison d'édition, donc ça c'est ma prochaine étape, et je lance une collection Conseils d'entrepreneurs, donc j'assume complètement, destinée à des conseils de femmes entrepreneurs pour les femmes entrepreneurs et des ouvrages collectifs. Donc le principe c'est 10 expertes autour d'une thématique qui écrivent chacune un chapitre avec des conseils sur une sous-thématique, donc le premier ouvrage ça va être sur S'entourer et réseauter. qui est pour moi le premier conseil que je donne aux femmes entrepreneurs. Le deuxième lit, ça va être sur oser faire de l'argent. Et donc là, je vais réunir des experts en gestion financière, en finances personnelles, parce qu'en tant que femme entrepreneur, si on veut vivre de notre activité, on doit aussi développer nos finances personnelles et notre relation à l'argent. Le troisième, ça va être entreprendre sans s'épuiser. Et l'idée, c'est chaque fois de prendre 10 experts francophones, donc des Belges, des Suisses, des Françaises et des Québécoises, et de les mettre ensemble. pour à la fois apporter plein de valeurs aux lectrices et en même temps, entre elles, s'entraider et créer des liens pour avoir un accès sur le marché d'autres pays. Donc en fait, c'est un projet à la fois pour les lectrices femmes entrepreneurs, mais qui va aussi permettre aux autrices de se connecter entre elles et de s'ouvrir leur marché respectif.
- Speaker #1
D'accord. Et si tu devais donner un conseil à la toit d'il y a quelques années, qu'elle serait ?
- Speaker #2
Je lui aurais dit de le faire beaucoup plus tôt.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Qu'est-ce que t'as foutu 13 ans dans cette boîte, quoi ? Tu vois, vraiment, je lui aurais dit, mais... Laurence, t'as tout ça en toi, fonce, quoi. Ouais, vraiment. Je pense qu'en fait, quand vous sentez que vous avez une idée, il faut y aller à fond, quoi. En fait, vous risquez rien. Au pire, le truc se plante. Il n'y a pas mort d'homme, quoi. Et en plus, aujourd'hui, même dans le salariat, on peut prendre une année sabbatique. Il y a moyen vraiment de se lancer plutôt et s'entourer. Et les deux vont pour moi de pair. Donc si vous n'osez pas, allez rentrer dans ces réseaux. Il y a plein de réseaux d'ailleurs. Moi je suis dans les réseaux de femmes entrepreneurs, mais je suis aussi dans des réseaux mixtes. Mais allez dans ces réseaux, allez parler avec d'autres entrepreneurs et discuter avec eux de ce que tu penses de mon projet. Il y a tellement de choses à faire. Et puis le monde a besoin des entrepreneurs pour que ça bouge.
- Speaker #1
Exactement. Merci beaucoup, Laurence.
- Speaker #2
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci beaucoup à vous d'avoir écouté. Merci. Merci.