Speaker #0Tous les préparateurs mentaux veulent coacher le mental des athlètes et être magnifiquement payés pour ça. Mais qui peut vraiment le faire ? Avoir un diplôme est au mieux utile, mais jamais suffisant pour accompagner les sportifs de ses rêves. Bienvenue sur Business Infini, le podcast pour développer une entreprise tellement épanouissante et solide que t'auras envie de travailler dedans toute ta vie. Tu vas découvrir comment j'ai multiplié mon chiffre d'affaires par 36 en 5 ans et obtenu un tel succès dans le sport de haut niveau que j'ai dû m'entourer d'une équipe de coach à force d'être débordé de demandes. Je m'appelle Nathan Delacoste et je vais te dire les erreurs à ne pas commettre, celles qui m'ont fait perdre tout mon temps, qui ont parfois ruiné ma santé et certainement détruit mes résultats, mais j'ai compris comment faire mieux et grâce à ces épisodes diffusés chaque semaine par Elite Europe, je te le transmets. On dit que la compétition, ça se joue dans la tête, je vais te montrer que l'entrepreneuriat aussi. Bonne écoute de Business Impli. Une prep mentale diplômée d'un DU m'a dit la chose suivante. Au DU, il nous enseigne qu'il faut absolument laisser un délai de réflexion à la personne avant d'acheter mon accompagnement en préparation mentale. Je ne dois surtout pas lui demander de payer maintenant quand je lui ai proposé l'accompagnement, je ne dois pas lui demander de signer maintenant, je dois d'abord lui laisser un délai de réflexion. D'ailleurs c'est marrant parce qu'il y a certaines prestations qui dans la loi sont définies comme nécessitant un délai de réflexion. Je ne suis pas un spécialiste, mais il y a par exemple l'achat de certains produits, il y a l'achat d'un crédit bancaire, où tu as 14 jours de délai de rétractation qui est compris dedans. Et tu as même des choses, si on va un peu plus loin, comme le fait d'avoir... J'ai vu qu'il existait des tatouages pour les yeux, tu peux changer la couleur de tes yeux si tu veux. Le processus est horrible, moi je ne le ferai jamais. Mais il y a un délai de réflexion, c'est pareil si tu veux faire un implant mammaire, il y a un délai incompressible, tu ne peux pas dire au chirurgien « vas-y, mets-moi des seins dès demain » . tu dois attendre. Donc, il y a... Il existe, c'est vrai, dans certains produits ou services, un cadre légal d'ailleurs qui impose un délai de réflexion. Mais, à savoir, ce n'est pas le cas de la préparation mentale. Et avant d'aller peut-être plus loin dans cet épisode, on verra sur les 14 jours de délai de rétractation ou pas, ce que je voudrais dire, c'est juste repartir du début. C'est pourquoi est-ce qu'au DU, on enseigne à cette personne, il ne faut surtout pas que tu proposes à la personne de payer maintenant ou de signer maintenant, tu dois lui laisser un délai de rétractation. Et moi, ce que je crois, c'est que... C'est le modèle de croyance, le modèle du monde par rapport à la vente, par rapport à l'argent des formateurs qui crée ce problème-là. Et je vais te donner une raison qui devrait t'inspirer, j'espère, à imaginer les choses autrement. Il y a quelques temps, j'ai coaché l'entraîneur d'une équipe de France de sport extrême. Et cet entraîneur-là avait un problème. Il me disait « Mais Nathan, quand je coache un athlète qui s'apprête à faire une figure, j'ai toujours cette dualité suivante qui est je crois que mon rôle c'est de pousser les athlètes Merci. à faire des figures d'un niveau plus difficile, c'est de les pousser à se challenger, parce que c'est le seul moyen de progresser. Si on prend par exemple l'exemple du snowboard, ou sans arrêt aux Jeux Olympiques, à chaque Olympiade, il y a des tricks d'un niveau supérieur qui sont plaqués, et donc les athlètes doivent progresser, doivent emmener leur sport plus loin, doivent oser faire des choses qu'ils ne savaient pas faire avant. Et donc lui, il a bien compris qu'il devait pousser les athlètes à aller plus loin, et en même temps, plus il les pousse, plus il prend le risque peut-être que les athlètes se blessent, parce que quand tu fais des figures que tu ne sais pas faire, le principe c'est que tu peux chuter. Et donc, quand tu chutes, tu prends le risque de te faire mal, voire de te faire très mal, voire de finir en fauteuil, voire de mourir. Et donc, lui, il est un peu dans cette espèce de dualité-là, dans laquelle, en tant qu'entraîneur, il a bien conscience que son rôle, c'est d'aider les athlètes à aller au-delà de ce qu'ils sont capables de faire. Et en même temps, il se dit, mince, mais si je fais ça, si je fais mon rôle, je prends le risque qu'ils ne puissent plus jamais rider, je prends le risque qu'ils puissent se blesser, etc. Et donc, quand on parle de ça ensemble, ce qui se passe de super intéressant, c'est que comme il est entraîneur de haut niveau, de niveau olympique, dans un sport extrême, il ne me dit pas « Ah ouais, mais attends, moi, je leur laisse 14 jours pour réfléchir. » Il ne me dit pas « Attends, moi, mon rôle, c'est de laisser les autres faire, ils prennent les décisions comme ils ne veulent pas. » Il a compris que son rôle en tant qu'entraîneur, c'est de faire que quand un athlète a peur, il ose quand même. Son rôle en tant qu'entraîneur, ce n'est pas juste de laisser l'athlète en pleine autonomie par rapport à ses prises de décisions et lui dire « Aujourd'hui, tu le sens ? Vas-y, fais-le. Aujourd'hui, tu ne le sens pas ? Vas-y, fais-le pas. » Ça serait beaucoup trop simple. Des fois, l'athlète, il ne le sent pas. Et tu es un meilleur entraîneur si tu arrives à l'aider à le sentir quand même. Donc, je ne dis pas qu'il faut absolument que quand les athlètes ne veulent pas faire les sauts, tu leur dises « vas-y, fais le saut » . Mais je veux que tu comprennes que dans l'accompagnement de haut niveau, il y a une dimension qui correspond à celle des athlètes qui ont peur à oser quand même. Et on n'est pas sur le podcast Obsession Progression dans lequel je raconte justement du coaching. Mais tu vas voir le lien avec la vente dans un instant. Juste avant, ça me permet de te rappeler le potia, je crois, 13 que j'avais fait sur Possession Progression, avec Tesla 2. Tesla 2, qui est une multiple championne du monde de ski freestyle. Et en fait, dans l'épisode, va l'écouter si tu veux, elle raconte à quel point son entraîneur, Greg Guenet, la pousse. C'est-à-dire qu'il y a des jours où elle pense qu'elle ne serait pas capable de faire. Et lui, il la pousse à oser. Quand elle a peur, il ne la laisse pas rentrer à la maison et attendre la semaine prochaine. Il va parfois la pousser et c'est ça qui fait qu'ils ont une si bonne collaboration. C'est que quand elle, elle doute, lui, il est là avec sa confiance et il l'aide à s'envoyer plus fort. Et évidemment, ce truc-là, il est un petit peu dur à saisir parce que là, c'est pas noir ou blanc. Tu te rends bien compte dans ce que je parle que ça demande un petit peu de finesse. Sinon, on tomberait dans des travers qui sont évidemment à éviter. Mais justement, le travers à éviter, c'est de croire que le rôle du coach, c'est de se mettre en retrait et de laisser l'autre deal avec ses peurs tout seul. de laisser l'autre traiter ses propres problèmes et ses propres peurs tout seul. Pourquoi ? Parce que de toute façon, le cerveau humain n'est pas vraiment fait pour prendre les meilleures décisions. Et on va te raconter tout un tas d'études scientifiques qui sont assez drôles sur ce sujet-là, mais juste ce que j'aimerais que tu remarques, c'est à quel point on est rarement capable de prendre les meilleures décisions pour soi. Et tiens, je t'en donne une juste avec la bouffe. Souvent, on n'est pas capable de manger le truc idéal. Moi, combien de fois, tu vois par exemple quand je commande sur Deliveroo, je me dis, vas-y, Quand j'aurai commandé Deliveroo, le plat va arriver, mais imagine, j'ai encore faim après. Et donc, je commande un truc en plus pour être sûr de ne pas avoir faim, parce que j'ai peur d'avoir encore faim après le repas et de devoir redemander à un autre Deliveroo de venir, etc. Et donc, à ce moment-là, ce que je fais, c'est que je décide avec mes peurs, je me dis, comme j'ai peur d'avoir encore faim, je vais payer plus pour avoir un sushi en plus. Et quand je fais ça... Il y a deux problèmes. Le premier, c'est que je vais manger peut-être beaucoup plus que ce que j'aurais eu besoin. Et surtout, l'autre, c'est que je vais perdre beaucoup d'argent parce que j'aurais sûrement plus faim à la fin du repas. Ça m'est beaucoup arrivé. Mais pourtant, j'ai commandé ce truc et je l'ai payé. Alors qu'il aurait été plus intéressant pour moi d'apprendre à gérer ma sensation de faim. Par exemple, d'apprendre à patienter 20 minutes, l'effet de la grilline, à patienter 20 minutes, que la satiété arrive et qu'ensuite, je ne ressente plus la faim. Mais comme je suis un petit humain incapable de gérer ma sensation de faim, j'essaie de me coacher moi-même pendant cet épisode, ça m'amène des fois à dépenser trop d'argent inutilement par peur d'être confronté à cette sensation de faim. Est-ce que tu te rends compte que si tu étais mon coach sur l'aspect nutritionnel, tu ne me dirais pas « Nathan, fais comme tu veux, peut-être que tu me la ferais faire comme tu veux, mais ce qui est sans doute le mieux pour moi, ce n'est pas que j'apprenne à dépenser tout mon argent pour acheter des desserts en plus et des kebabs en plus, je ne veux pas beaucoup de kebabs, mais que j'apprenne à acheter tous ces trucs-là en plus. c'est que j'apprenne à gérer ma sensation de faim, à y faire face, voire même à être confortable avec l'inconfortable. D'ailleurs, c'est pour ça qu'un jour, je pense, j'irai faire un séjour de jeûne, parce qu'après avoir affronté le froid, avec la méthode Wim Hof, avec Fred Chevalier dans mon équipe, qui est spécialiste givré, Ice Witch, qui nous fait nous baigner dans des eaux glacées, etc. Après avoir affronté ce truc-là, je me rends compte que l'aspect inconfortable de la nourriture, on peut aussi y faire face. Et là, tu as l'impression qu'on s'est éloigné du sujet de la vente, mais pas du tout. Tu vas comprendre le parallèle. Jusqu'ici, j'ai essayé de te montrer avec cet entraîneur de niveau olympique, avec l'exemple de la nourriture, avec les ondes du froid, que le rôle du coach, c'est d'accompagner les personnes à se dépasser, à aller au-delà de leur peur, à prendre des risques qu'elles ne prendraient pas toutes seules, à faire ce qu'elles auraient peur de faire sans être accompagnées. Parce qu'on a du mal à choisir, à aller oser vers ce qui est le mieux pour soi, parce qu'il y a des peurs qui nous empêchent en fait. Et si tu n'es pas d'accord avec ça, juste franchement, arrête la préparation mentale. Parce que je pense que d'avoir ce modèle-là en tête quand on veut coacher les athlètes, à mon avis, c'est vraiment essentiel. Surtout, en tout cas, à mes yeux, si tu entraînes dans des sports type le sport extrait. Mais en fait, quand j'y pense, même que ce soit au crossfit ou au marathon, les athlètes, ils ont peur de tenir des allures, ils ont peur de tenir certaines intensités. Ils se disent, je ne vais pas y arriver. Et ton rôle, c'est de les pousser pour qu'ils osent le faire parce qu'ils sortent de cette zone de confort et c'est ça qui les emmène plus loin, etc. Et donc, il se passe la même chose au moment de la vente. C'est-à-dire que si tu fais un bon rendez-vous stratégique, comme je te l'apprends dans le programme Starting Block, mais si tu écoutes le podcast et que tu n'es pas encore dans le programme, si tu fais comme le rendez-vous stratégique que je t'apprends à faire dans les différents épisodes de podcast que tu as entendus, notamment de ceux où je parlais de faire les entretiens avec les parents, etc. Dans ces podcasts-là, souviens-toi, je t'explique qu'au début, il faut cerner la douleur pour la personne. Tu as besoin d'aller poser des questions pour identifier qu'est-ce qui pose problème pour elle aujourd'hui, pourquoi c'est important pour elle que ça change. Pourquoi c'est important pour elle que ça change maintenant ? Et qu'est-ce qu'elle veut atteindre ? Eh bien, lorsque tu fais tout ça, déjà tu comprends mieux la situation de la personne, parce qu'évidemment pour la conseiller, il faut d'abord connaître sa situation. Et ensuite, tu es en train de me dire, madame qui a suivi le DU, qu'il faudrait laisser à la personne absolument un délai de réflexion ? Non, pas du tout. Moi ce que je crois, c'est que quand la personne, pour une fois, elle vient de parler à quelqu'un... des problèmes qu'elle rencontre, parce que souvent les gens viennent dans ce rendez-vous avec moi et disent « Mais Nathan, tu sais, ces problèmes-là, j'en ai parlé à personne auparavant. » Donc si tu es capable de faire un bon rendez-vous diagnostique, la personne va exprimer des pensées auxquelles elle n'a pas accès d'habitude, et elle fuit un petit peu, elle va dire des choses sur lesquelles elle ne se concentre pas autant d'habitude, et elle va se connecter à pourquoi c'est important pour elle que ça change, pourquoi c'est important pour elle que ça change maintenant, et qu'est-ce qu'elle a vraiment envie d'atteindre. Eh bien, c'est au moment où elle est connectée à tout ça, qu'elle a toutes les ressources pour pouvoir prendre la meilleure décision pour elle, Et pour putain... oser aller chercher ce qu'elle veut. Et oser aller chercher ce qu'elle veut, ça fait peur. Parce que par exemple, si ce qu'elle veut c'est enfin arrêter de perdre ses moyens en compétition, et performer à son meilleur niveau le jour J, admettons en ski. La personne, pour atteindre ça, elle va devoir entraîner son mental. Et entraîner son mental, ça veut dire quoi ? Ça veut peut-être dire filer 3000 balles à un inconnu pour être accompagné par cette personne. Et c'est pas comme quand t'achètes une voiture, c'est tangible, on te donne un volant, des roues, un moteur, on te dit bah voilà, vous avez reçu quelque chose et au pire vous pouvez le revendre. Là, quand t'achètes un accompagnement, le truc c'est pas tangible. T'es pas sûr d'atteindre le résultat. Personne n'est certain, au moment où il achète un accompagnement auprès d'un coach, personne n'est certain d'atteindre le résultat final. Ça fait peur, mais un peu de la même manière que quand un snowboardeur envoie une figure sur un tremplin, il n'est jamais sûr qu'il va la plaquer, mais il prend le risque de le faire. Eh bien nous, on doit aider les gens à prendre le risque d'oser le faire. Et comment les aider à prendre ce risque-là si le modèle que tu as en tête, la croyance, c'est « Ah bah par éthique, je dois surtout les laisser réfléchir d'abord et je dois surtout pas les engager à le faire maintenant » . Non, non, moi je crois que si t'as bien fait ton travail de diagnostic, si t'as bien posé des questions sur la douleur, sur qu'est-ce que la personne veut atteindre, sur pourquoi c'est important pour elle de changer maintenant. Tu as l'obligation morale, déjà, de lui pitcher avec intensité, mais en plus, de l'amener à prendre une décision maintenant. Alors, ça ne veut pas dire lui mettre le couteau sous la gorge et lui dire « Vas-y, si tu n'achètes pas tout de suite, tu ne pourras plus jamais acheter chez moi, je te ghosterai et je te bloquerai sur WhatsApp. » Mais c'est d'accompagner la personne à lui dire « Là, il y a une décision à prendre pour toi. » Et de surtout pas toi-même l'envoyer réfléchir. Parce qu'en fait, qu'est-ce qui se passe ? Quand c'est toi qui l'envoie réfléchir, ça veut dire que la personne a trop de peur pour prendre la décision maintenant, parce que si elle n'avait pas de peur, elle te dirait soit non, soit oui. La personne a trop de peur pour prendre la décision maintenant, et tu l'envoies réfléchir à ses peurs toute seule, au lieu de l'accompagner par rapport à ses peurs. Et c'est ça en fait qui est ridicule, et qui pour moi fait que c'est une très mauvaise idée d'enseigner aux gens qui se forment à la préparation mentale qu'il faut absolument envoyer la personne réfléchir et ne pas signer maintenant, c'est qu'on n'aide pas ses coachs. à aider les athlètes, les familles, à réfléchir à ce qui leur fait peur. Pourtant, c'est ton rôle en tant que prêtre mental d'évoquer les peurs avec les personnes. Alors, quelles sont ces peurs ? Eh bien, qu'est-ce qui fait que la personne n'achète pas maintenant ? Peut-être qu'elle a peur que son investissement parte à la poubelle. Mais je vais t'en donner une encore plus intéressante. Souvent, les athlètes vont avoir besoin de réfléchir parce qu'ils se disent « Ah ouais, ça a l'air trop bien ce que tu proposes, mais si je le fais, ça veut dire que je n'aurai pas réussi à le faire moi-même. » Ça veut dire que je ne pourrais pas réussir à le faire tout seul. Est-ce que tu ne crois pas, quand l'athlète a ça en tête, que c'est ton bon sang de rôle de coach de l'accompagner là-dessus, plutôt que de l'envoyer chez lui réfléchir avec son égo, et qu'il se dise, c'est vrai, c'est encore mieux que j'essaye un peu trois mois de plus par moi-même, au cas où ça peut réussir à changer mon problème qu'elle a depuis cinq ans et qui n'arrive pas à évoluer. Parce que si j'essaye par moi-même pendant trois mois de plus, peut-être que je pourrais être fier de moi d'avoir réussi tout seul. Non, l'athlète qui pense comme ça, il est bloqué par son égo, et il a besoin. que tu l'aides à propos de ce truc-là. Et il ne peut pas le faire si ce que tu lui dis, c'est « Bon, maintenant que je t'ai présenté tout ça, ce que je te propose, c'est qu'on se rappelle dans deux semaines pour voir si tu as toujours envie de le faire. » Ce n'est pas possible. Je veux, en tout cas, si tu as envie de suivre mes recommandations et de développer un business rentable qui change vraiment la vie des gens, tu veux, tu veux, tu veux les aider à faire face à leur peur. Et une manière de faire ça, ce n'est pas de leur mettre le couteau sous la borge, c'est tout simplement de questionner. par exemple. La meilleure question que tu pourrais avoir dans ton bagage, c'est sans doute celle-ci, c'est « qu'est-ce qui t'empêche de me dire oui dès maintenant ? » Qu'est-ce qui t'empêche de me dire oui dès maintenant ? Au moment où l'athlète va te dire « ah, j'ai besoin d'y réfléchir » , au moment où les parents vont te dire « ouais, on a besoin d'y réfléchir » , plutôt que de leur dire « d'accord, réfléchissez et envoyez-moi un message pour me dire ce que vous en pensez » , demandez-leur « qu'est-ce qui vous empêche de me dire oui maintenant ? » Et comme ça vous saurez. Et s'ils vous disent « ah bah, ça représente beaucoup d'argent » , demandez-leur En quoi est-ce que c'est un problème que ça représente beaucoup d'argent ? En quoi est-ce que le fait que ça représente beaucoup d'argent, ça vous empêche de vous lancer maintenant ? Et là, vous pourriez étonner qu'ils ne vous disent pas « on n'a pas l'argent » , mais qu'ils vous disent « ça fait beaucoup d'argent » . Et c'est pour ça que là, il va falloir les questionner, parce qu'en fait, tu ne te rends pas compte le nombre de personnes qui ont l'argent d'acheter ton accompagnement, mais qui ne le font pas, non pas parce qu'ils n'ont pas l'argent, même s'ils vont te dire que c'est trop cher, mais qu'ils ne le font pas parce qu'ils ont peur de perdre inutilement, de perdre bêtement de l'argent. La plupart des gens... En tout cas, pour beaucoup de personnes, on a les moyens d'acheter quelque chose. La raison pour laquelle on ne le fait pas, c'est qu'on se dit « si j'achète ce truc et que je prends une mauvaise décision, j'aurais perdu cet argent pour rien » . Et c'est particulièrement le cas des objets intangibles, je t'en parlais tout à l'heure, comme un accompagnement, tu ne peux pas toucher un accompagnement, alors que tu peux toucher une voiture ou tu peux toucher une baguette de pain. Bref, en fait, comme je forme des gens à la vente, je pourrais faire un podcast de deux heures sur c'est quoi toutes les objections qui pourraient venir, mais le but de ce podcast, ce n'est pas de t'apprendre à gérer les objections. de cet épisode-là. Le but, c'est d'apprendre à accepter. de gérer les bon sens d'objection, à comprendre que c'est ton rôle, pas ton rôle d'envoyer les gens chez eux réfléchir, ton rôle de faire en sorte que les gens réfléchissent avec toi maintenant. Déjà pour une raison, c'est que tu es celui qui possède les informations à propos du programme, tu es quand même l'expert de la préparation mentale, c'est-à-dire peut-être que tu as accompagné 100 personnes, alors que la personne en face de toi, elle ne connaît rien à la préparation mentale, elle n'en a jamais fait, et tu es aussi la personne qui est capable de penser de l'extérieur, c'est-à-dire que métaphoriquement la personne elle est dans sa maison, tu vois, elle est à l'intérieur. et elle ne peut pas en sortir. Elle est à l'intérieur de sa tête, alors que toi, tu es à l'extérieur, et donc tu peux lui dire ce que tu vois de l'extérieur, etc. Ça ne veut pas dire que tu sais mieux qu'elle ou que tu devrais décider pour elle, mais tu peux la confronter, notamment la confronter par rapport à ses incohérences. Quand la personne, après un quart d'heure de rendez-vous, elle te dit « ce truc-là, c'est un problème que j'ai depuis trois ans, que j'ai déjà essayé de résoudre par douze mille manières, et que je n'arrive pas à m'en sortir, et que c'est super important pour moi que ça en finisse » , si après une heure de rendez-vous, elle te dit « ah ben là, j'ai encore besoin de prendre le temps d'y réfléchir » , Il y a une énorme incohérence entre ce que dit la personne de la douleur qui est forte pour elle, de son envie de changer, et le fait qu'elle veuille réfléchir. Et toi, tu dois pointer cette incohérence-là. Comme quand un athlète de 14 ans te dit « Ah ben moi je veux être champion olympique, mais je ne veux pas faire de muscu » . Au bout d'un moment, c'est incohérent d'avoir des attentes très élevées et de ne pas mettre en face les efforts qui y correspondent. Et ton rôle en tant que coach, c'est de challenger ces incohérences. Et c'est pour ça que la vente... c'est pas un truc de vendeur de tapis, de connard, de méchant la vente c'est simplement du coaching décisionnel quand tu vends, quand t'auras appris à faire ça bien et si tu veux on le fait ensemble, tu vas apprendre juste à coacher, à faire des recadrages à aider la personne à dépasser ses peurs et c'est pour ça aujourd'hui que je prends du plaisir à faire de la vente et c'est pour ça que ça me semble pas du tout être cette espèce de culture que j'avais avant de la vente qui est c'est un truc de voleur, c'est pour les méchants etc non je crois qu'avec la vente tu peux vraiment aider l'autre, à dépasser des choses qu'il n'arrive pas à dépasser d'habitude, et à juste passer à un autre niveau dans sa vie, dans son sport. Et qu'est-ce qui fait que j'ai autant de certitude, tu le vois peut-être quand je t'en parle dans ce podcast, c'est que non seulement j'ai acheté pour moi des accompagnements qui me faisaient peur, comme d'ailleurs à chaque fois que je me fais coacher avec ces 600 balles la séance, au moment de payer, quand j'arrive sur la page de vente, ça me fait peur, tu vois. Et ça vaut aussi pour des plus gros accompagnements à plusieurs milliers d'euros que j'ai pu suivre. Mais c'est surtout le cas... Parce que quand je vois les conversations difficiles que j'ai eues avec les personnes que j'accompagne, je pense à un notamment, on va l'appeler Paul, qui, au moment où on fait le rendez-vous, il avait peur. Ça représentait à l'époque 4 500 euros la formation. Et il me dit, je n'ose pas le faire. Il me dit, Nathan, là, tu mets un peu trop de pression pour décider maintenant. J'ai besoin d'y réfléchir, etc. Et à ce moment-là, il n'avait pas vraiment aimé. D'ailleurs, il m'a dit le fait que je le challenge comme ça. quelques mois, donc il a finalement décidé de faire le programme de formation, et quelques mois après, en voyant les transformations que ça a apporté dans sa vie, il me remerciait finalement de l'avoir challengé. Et il était heureux que quelqu'un l'ait aidé à dépasser ses peurs et à se lancer sur un truc flippant. Et c'est ça que j'ai envie que vous deveniez capable de faire pour les gens. Mais pour ça, il faut sortir du dogme qu'on a développé dans le coaching, qui est le suivant. Écoutez bien, vous allez comprendre. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a une quarantaine d'années, on se disait, oui mais nous les profs, on sait mieux que eux ? Et donc, on mettait aux gamins des coups de règle à l'école s'ils ne voulaient pas apprendre les mathématiques. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a 40 ans par rapport à aujourd'hui, on vivait dans un monde dans lequel il y avait les sachants, et les autres faisaient ce qu'on leur disait qui était le mieux pour eux. Par exemple, il y a 40 ans, les parents avaient sans doute plus tendance à dire à leurs enfants « voici ce que tu dois faire dans ta vie, voici ce que tu dois étudier, voici quel métier tu vas faire » qu'aujourd'hui. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'aujourd'hui, il y a plus de liberté dans le choix d'orientation ? Et il y a tout simplement de plus en plus de fois, moi je me souviens des entraîneurs que j'ai eus, ou même des formateurs à l'époque où mon métier c'était préparateur physique, qui s'étaient formés il y a des dizaines d'années, et eux ils avaient ce point de vue de on va sans doute pas demander aux athlètes qu'est-ce qui les motive, on va sans doute pas faire quelque chose d'amusant pour les athlètes, on va juste, nous on sait mieux que de quoi ils ont besoin, on va leur faire faire les trucs chiants et c'est nous qui décidons. Donc je trouve que le monde a vraiment évolué de ce truc-là, de l'apprenant, il ne sait pas, on sait mieux que lui. Ah, le monde du coaching est arrivé, coaching humaniste et tout, et là on s'est dit, mais non, mais en fait, il y a un champion en la personne. D'ailleurs, j'ai adoré cette phrase quand je m'y suis formé en APNL, tu vois, en mode, il y a un champion en la personne, elle a déjà les ressources, elle sait ce qui est important pour elle, on doit juste l'aider à trouver ça, à se connecter à ça. Et finalement, c'est un autre courant pour moi, les deux s'opposent. Et à ce moment-là, et tu verras que chez Ready to Rock, un des trucs qui est important pour moi, c'est qu'on soit jamais dogmatique, c'est qu'on soit jamais dans, il n'y a que une position, il n'y a qu'une seule façon de faire, parce que je pense que la haute performance, elle se trouve dans la nuance. Et à ce moment-là, si on se dit toujours, il y a un champion en l'autre, il sait mieux que, déjà ça fait que les gamins à 3 ans, s'ils veulent faire TikTok sur le téléphone, un jeu sur la tablette, et regarder les dessins animés en même temps, on les laisse faire. Pourquoi ? Parce que si on se dit, la personne, elle sait mieux de quoi elle a besoin. Eh bien... on la laisse faire ce qu'elle fait spontanément. Et tu mets un enfant avec des appareils comme ça, et bien spontanément, il va faire ce qui n'est pas le mieux pour lui, mais ce qui est le plus amusant pour lui à ce moment-là. C'est-à-dire, tu peux regarder ses vidéos sur Internet, elles sont un peu flippantes si tu veux, des gamins qui jouent à TikTok en même temps qu'ils jouent à un jeu vidéo, en même temps qu'ils regardent un dessin animé. Tout ça, ça arrive quand on laisse complètement librement les humains faire ce qu'ils croient qu'est le mieux pour eux. Là où je veux en venir, c'est que, on ne sait pas forcément qu'est-ce qui est le mieux pour soi. Parce qu'il y a des mécanismes psychologiques qui font que... va avoir tendance à faire ce qui n'est pas le mieux pour soi. Si tu te laisses faire, tu pourrais passer ton temps à scroller sur Instagram. Alors que ce qui est mieux pour toi, c'est peut-être de lire un livre, c'est peut-être de créer... Et d'ailleurs, moi, c'est un truc que j'essaie de faire. Tu vois, j'ai un peu trop consommé Instagram et j'essaie de passer de consommateur à producteur. Alors toi, ça va te faire rire ce que tu dis. Mais attends, il n'a plus de 100 épisodes de podcast et plus de 100 vidéos sur YouTube. C'est quand même pas qu'un consommateur. Oui, tu as raison. Mais pour autant, parfois, j'ai l'impression de trop consommer et donc je veux prendre ce rôle à la place de consommateur. Bref, j'en reviens à mes deux courants, celui de la 40 ans où on disait, nous les sachants, on sait mieux que eux ce qu'ils doivent faire. Et puis le courant d'aujourd'hui en coaching, en mode la nouvelle éthique, c'est de dire aux gens qu'ils savent et nous on ne doit surtout pas leur donner de conseils, on ne doit surtout pas avancer fort, on doit les laisser choisir par eux-mêmes. Et moi en fait, je crois que la performance, la vérité, elle se situe quelque part entre les deux. C'est-à-dire que si tu entraînes un athlète de haut niveau à faire du freestyle, Oui, heureusement que c'est quand même à lui de choisir est-ce qu'il est prêt à envoyer cette figure-là ou pas ? Est-ce qu'il a envie de faire ce sport ou pas ? Mais est-ce que c'est tout le temps à lui de choisir ? Eh bien ça c'est questionnable. Et est-ce que c'est à lui de choisir sans avoir aucune influence de ta part ? Je crois pas du tout. Donc pour en revenir à ce truc qui est au DU on m'a enseigné qu'il fallait laisser un délai de rédaction et ne pas engager la personne à passer à l'action maintenant. La dernière chose que j'aimerais dire c'est que quand la personne signe maintenant, quand la personne paye maintenant, elle met les deux pieds dans le bateau. elle embarque, elle avance. Et elle le fait au moment où elle est connectée à son désir d'atteindre ce qu'elle souhaite, et elle est connectée à ses peurs, à ses douleurs, à son envie que ça change. Et ça, c'est le meilleur moment pour qu'elle ose, parce qu'ensuite, quand elle sera rentrée chez elle, et que toute seule, elle va réfléchir au truc, elle pourrait retomber dans ce que je vais appeler ses travers, elle pourrait retomber dans juste ses mécanismes de peur, et c'est la raison pour laquelle, sans lui mettre le couteau sous la gorge, tu devrais l'amener à aller challenger ses peurs maintenant, au moins à les questionner, et puis, pourquoi pas, à prendre la décision qui lui fait peur en fait, mais qui l'inspire le plus. D'ailleurs, un des atouts que je pourrais te donner, c'est peut-être de poser cette question à la personne, c'est que quand elle, elle ne le fait pas, elle a peur de quelque chose. Par exemple, elle a peur de mal investir son argent, elle a peur de dépenser bêtement son argent dans un accompagnement qui ne servira à rien. Et une technique d'accompagnement, de vente qui est très efficace, c'est de lui faire peur d'autres choses à la place. Par exemple, de lui dire, ok, je comprends que tu puisses avoir peur de ça, et c'est vrai que ça peut se passer, c'est possible que tu payes l'accompagnement et qu'il n'y ait pas de résultat. Et en même temps, comment ce serait pour toi de passer à côté de ton rêve d'aller en équipe de France parce que t'as jamais fait le choix d'entraîner ton mental, parce que t'as jamais osé dépenser de l'argent, peut-être inutilement, pour résoudre le problème que tu vois bien qu'il te bloque depuis des années. Et ça se trouve, dans les deux dernières minutes du podcast que je suis en train de faire maintenant, il y a un énorme atout pour toi, tu vois, qui est... Quand la personne a peur d'une chose, elle n'a pas peur d'autre chose, elle ne le voit pas. Mais toi, tu dois l'aider à avoir cette peur-là. C'est-à-dire que le mec qui a peur d'aller voir la fille dans la rue, en lui disant, je ne sais pas ce qu'il pourrait lui dire dans la rue en soirée, en disant bonjour, je m'appelle un tel et tu me plais, j'aimerais bien qu'on discute. Il a peur d'être rejeté. Mais si tu arrives à faire en sorte qu'il ait plus peur d'être seul, qu'il ait plus peur de ne pas rencontrer une partenaire de vie inspirante, qu'il est plus peur de ne pas créer un couple de dingue, si tu arrives à faire en sorte qu'il est plus peur de ça que peur d'être rejeté, alors il risque bien de passer à l'action. Et ça, c'est quelque chose que j'aimerais que tu comprennes. C'est que finalement, quand les athlètes te disent « j'ai peur, je veux y réfléchir » , etc., ils ne sont pas en train de te dire « laisse-moi tranquille, il ne faut surtout pas qu'on en parle, et par éthique, laisse-moi réfléchir dans mon coin » . Ils sont en train de te dire « il y a quelque chose qui me bloque, et si toi, tu es un bon coach, ton rôle, ce n'est pas de leur mettre le couteau sous la gorge, mais c'est de les forcer à parler. de ces peurs-là. Et quand je dis de les forcer... encore une fois, pas avec un couteau sous la gorge, c'est de les forcer avec bienveillance, c'est de les forcer en ta posture de coach à se confronter aux questions qui sont difficiles. Et j'ai l'impression de l'avoir répété 100 fois dans cet épisode, mais c'est pour que tu pèses le poids de à quel point c'est important. Ose demander aux gens de s'engager maintenant, parce que c'est parce que tu leur proposes de faire le paiement maintenant, parce que tu leur proposes de signer le contrat maintenant, qu'ils vont devoir prendre une décision avec eux-mêmes. Et quand tu le fais, le but n'est pas absolument qu'ils signent maintenant, Mais le but est de faire avancer la réflexion pour eux. Parce que tant que tu ne leur demandes pas de se positionner, tant que tu ne leur demandes pas de prendre une décision, ils ne sont pas obligés de s'y confronter. Et c'est ça le problème. Et c'est pour ça que tu dois collecter le paiement maintenant, que tu dois tenter de faire signer le contrat maintenant. C'est pour que ça amène la personne à se questionner sur est-ce que je veux le faire ou non ? Et par à se questionner, j'entends à se questionner rarement, en profondeur. Ok ? Puisque s'engager sur un coaching, et on parle de faire plus qu'une séance ici, parce que la préparation mentale, c'est pas magique, il y a quand même un certain nombre de séances à faire pour que ça bouge. Bien voilà, j'ai pas besoin de dire plus, je pense que cet épisode était très clair, et j'ai hâte de te retrouver dans le prochain. Salut ! Coacher les sportifs de ses rêves tout en étant magnifiquement payé pour ça, c'est plus facile quand ils viennent directement vers toi parce qu'ils te reconnaissent comme un expert et ont la certitude que tu pourras les aider dans les moments décisifs. Marquer les esprits de cette manière, ça s'apprend et en écoutant Business Infini, tu te donnes les moyens d'y parvenir, bien joué. L'année prochaine, j'ai envie que chaque athlète puisse avoir un préparateur mental à ses côtés, alors si ce podcast t'a inspiré, partage-le à un autre entrepreneur. Rendez-vous maintenant au prochain épisode pour explorer vision, mindset, stratégie marketing, vente et relation à l'argent avec l'intention de vivre de ta passion en entraînant l'humain derrière la machine. Salut !