Speaker #0Salut, tu reconnais ma voix ? J'espère, parce que c'est déjà mon deuxième épisode dans Business Infini. Nathan est rentré de vacances et il m'a autorisé à lui prendre son micro. En vrai, il m'a autorisé, mais c'est surtout parce que, comme j'ai pris énormément de plaisir avec vous la dernière fois, on s'est dit que ça pouvait être une belle opportunité que je puisse continuer. Je m'appelle Théo, je me suis lancé en août 2024 et le premier mois, j'ai fait 0€ pour ensuite, les 5 semaines qui suivent, générer 5500€ en chiffre d'affaires. Maintenant, en plus de coacher des skieurs, j'accompagne aussi les préparateurs mentaux à développer leur business. Et dans cet épisode, je vais vous parler d'opportunités et de surtout ma première opportunité. C'est parti, comment ça s'est passé avec ce club de hockey qui se joue en deuxième division française ? Ce sont les Bisons de Glace. Oui, j'ai décidé de les anonymiser, donc on les appellera les Bisons de Glace. Avec les bisons de glace, ça s'est plutôt bien passé. Ça a duré plusieurs mois de négociations, de rencontres, de discussions, pour au final ne jamais travailler avec eux. Alors je te spoil la fin, mais écoute bien ce qui se passe entre le premier jour où j'ai eu un contact avec eux et le dernier jour, parce que je n'ai pas vu ce que je devais voir pendant ce moment-là. Donc c'est parti, cette opportunité était assez grosse pour moi. Sur le moment, ce que je voyais, c'était pouvoir potentiellement gagner de l'argent. Pouvoir potentiellement travailler. Travailler en plus avec un club assez connu, les Bisons de Glace, tout le monde les connaît. Et aussi pouvoir me faire un nom dans le milieu. Pouvoir avoir une vitrine, pouvoir parler de ça, que j'ai travaillé avec ce club-là. Et donc j'y voyais tout ça comme opportunité. Et ça me paraissait énorme. Et j'avais la sensation que je n'avais surtout pas le droit de rater ça. Je vais te raconter en détail comment ça s'est passé. Et ensuite, je vais te raconter ce que je ne voyais pas, mais que j'aurais. dû voir à la place. J'ai eu un rendez-vous avec les deux coachs et deux personnes du staff pendant mes seules vacances de l'année. J'étais dans les Landes et j'ai eu la possibilité de faire une visio avec ce club pour voir comment est-ce qu'on pouvait mettre de la préparation mentale dans l'accompagnement, dans leur saison et surtout en quoi moi je pouvais les aider. Du coup, on a fait cette visio pendant mes vacances. Ensuite, j'ai eu un deuxième rendez-vous avec les entraîneurs. C'était deux ou trois semaines plus tard, en face-à-face. Ça s'était plutôt bien passé. On avait pu échanger nos différentes attentes, comment eux voyaient les choses. Et aussi, j'ai pris rendez-vous pour me présenter devant le vestiaire. C'était quelque chose qui était important pour les entraîneurs. Donc, suite à ça, quelques semaines plus tard, troisième rencontre, où là, je vais faire une présentation dans les vestiaires des joueurs. En gros, j'ai fait une petite conférence de dix minutes pour me présenter, pour montrer... Comment est-ce que moi je voyais la préparation mentale ? Et tout s'est très bien passé et je me demandais même comment est-ce qu'ils allaient pouvoir refuser de travailler avec moi. Au final, je n'ai plus jamais eu de nouvelles malgré plusieurs relances et j'ai appris six mois plus tard qu'en fait c'est parce qu'ils n'avaient pas le budget pour. Et je vais t'apprendre ce que j'aurais pu voir. Au lieu de subir toutes ces pressions, tout ce stress, toute cette angoisse qui m'a parcouru pendant ces deux, trois, quatre mois. où j'étais en discussion avec eux. Parce que oui, au moment où je suis en vacances et je dois me libérer pour faire la visio avec l'entraîneur, les entraîneurs et le staff, moi je me débrouille pour me libérer pendant mes vacances. Je me débrouille aussi pour prendre du temps sur mes vacances pour essayer de voir comment est-ce que je peux les aider. Donc j'ai dû prendre pas mal d'heures de mes vacances pour réfléchir à ça. Aussi, comme c'était ma première grosse opportunité, je me suis dit, il ne faut pas que je la rate. Et du coup, je me creusais vraiment la tête pour essayer de... construire quelque chose qui allait être idéal pour eux. Et comme c'était ma première, je ne savais pas vraiment quoi. Ensuite, quand je suis allé les rencontrer, il y avait cette posture que je n'arrivais pas à avoir, cette posture de chef d'entreprise, on en parlera juste après. Et ensuite, pendant la présentation aux joueurs dans les vestiaires, il y a eu beaucoup de pression, beaucoup de stress. J'ai dû préparer cette conférence de 10 minutes. Je ne savais pas si j'allais devoir la faire en anglais ou pas. Je ne parle pas du tout anglais. Donc, c'était très compliqué pour moi à gérer ces mois-là, surtout quand je pensais aux bisons de glace. Maintenant, je te partage ce que je ne voyais pas, mais que j'aurais pu voir. Parce que je voyais beaucoup trop ce que ça allait m'apporter en termes de rémunération, en termes d'image, en termes de réputation, tout ce que j'allais pouvoir avoir grâce à ça. La vitrine que j'allais pouvoir gagner, que j'allais pouvoir avoir grâce au bison de glace. En fait, ce que je ne voyais pas, la première chose, c'est que j'étais chef d'entreprise et que maintenant, j'ai une entreprise à faire tourner. en tant que chef d'entreprise, et que si je ne suis pas disponible pour des vacances, alors je ne peux pas mettre des rendez-vous pendant mes vacances. Et je peux très bien les remettre à plus tard. Et ça, je ne le voyais pas, parce que je n'avais vraiment pas envie de rater ce rendez-vous. J'avais peur que remettre à plus tard, après, ça allait annuler. Mais en fait, les conditions dans lesquelles j'étais en vacances ne m'ont pas permis d'être au top pour préparer ce premier échange. À mon avis, j'aurais été gagnant de reporter ça deux semaines plus tard. parce que c'était le début de mes vacances, j'avais deux semaines de vacances, et j'aurais mieux fait de reporter ça plus tard, pour pouvoir mieux le préparer, pour pouvoir mieux me préparer, et pour pouvoir me mettre dans les meilleures conditions possibles, à la fois pendant mes vacances, et à la fois quand j'allais échanger avec eux. Ensuite, à la réunion avec les coachs, ils m'ont demandé plusieurs choses qui ne correspondaient pas vraiment à ce qu'on s'était dit en visio. Il y avait des nouvelles choses mises au programme, ils me demandaient de mettre en place de nouvelles choses, et moi j'ai accepté tout de suite, car je voulais vraiment travailler avec eux, Et encore une fois, je ne voyais pas l'intérêt de reporter à plus tard. J'avais peur qu'ils voyaient ça comme quelque chose de mal. Et ce que je ne voyais pas à ce moment-là, c'est que, encore une fois, j'étais un chef d'entreprise. Et donc, il était de mon devoir de prendre un moment de réflexion pour mieux cerner et ajuster leurs demandes et leurs attentes. Ça m'aurait permis de mieux gérer mon entreprise et ça m'aurait permis de réfléchir à comment est-ce que mon entreprise peut se développer grâce à ce qu'il me propose. Ou à l'inverse. En quoi est-ce que ce qu'il me propose peut limiter mon entreprise ? Et ça, c'était une posture que je n'avais pas du tout, celle de chef d'entreprise. Donc là, il y a deux choses que je n'ai pas vues au tout début et que j'aurais pu voir. Et ça m'aurait vachement aidé. Ensuite, la troisième chose, c'est préparer la présentation que j'ai dû faire devant tous les joueurs dans le vestiaire. Eh bien, cette présentation, elle m'a énormément stressé. J'ai préparé ces dix minutes comme je n'ai jamais de ma vie préparé quelque chose. Et pourtant, on n'a jamais travaillé ensemble. J'ai vraiment l'impression d'avoir tout cassé. J'ai vraiment l'impression d'avoir vraiment bien parlé. J'ai l'impression d'avoir vraiment bien géré ces 10 minutes. Et pourtant, on n'a pas travaillé ensemble. Et je me suis rendu compte qu'en fait, ça ne dépendait pas uniquement de moi. Alors que moi, je pensais que oui. effectivement ça dépend en grande partie de moi, de ma prestation, de tout ce que je mets en oeuvre, de comment est-ce que je parle, de ma prise de parole, mais ça dépend pas uniquement de moi, ça dépend aussi de plein d'autres facteurs. Et le fait que je pensais que tout dépendait de moi, ça m'avait mis une énorme pression. Pendant que je préparais la conférence, j'étais sous pression, j'étais sous angoisse. Dès que je pensais à ça, ça me faisait monter le palpitant, le cœur. Je pensais aux conséquences, aux répercussions que ça aurait pu avoir. Et du coup, j'avais l'impression que je ne pouvais pas rater. Donc ce que je ne voyais pas à ce moment-là, c'est que j'avais le droit à l'erreur et que tout ne dépendait pas que de moi. Et donc j'aurais pu voir ça, ça m'aurait aidé à mieux préparer encore et à me sentir vachement plus détaché de tout ce qui se passait. Quatrième chose, je voulais absolument plaquer ce trix. Je voulais absolument, quand je parle de plaquer ce trix, je voulais absolument pouvoir travailler avec eux. Parce que ça allait me permettre d'être plus reconnu, je vous l'ai dit, de pouvoir en profiter, de me faire un nom. Et cette pensée m'a vraiment apporté beaucoup d'émotions désagréables. Et je ne voyais que ça. Je ne voyais que ces conséquences-là. Alors que finalement, simplement l'expérience d'être en contact avec un club, déjà ça m'apporte énormément. Surtout avec un club comme ça. On a pu discuter de... Du partenariat, de comment est-ce que j'allais pouvoir travailler sans être payé, mais tout en étant très satisfait de pouvoir travailler comme ça. Et en fait, j'aurais dû regarder en quoi j'étais la bonne personne pour eux. En quoi est-ce que moi, j'étais plus rare que tous les autres pour travailler avec eux. Au lieu de voir tout ce que ça allait pouvoir m'apporter, les conséquences, j'aurais mieux fait de regarder en quoi moi, j'étais la bonne personne pour eux. Et en quoi moi, j'étais plus rare que les autres pour les aider. En fait, ces deux questions-là, à aucun moment elles m'ont traversé l'esprit. Est-ce que ça m'aurait aidé ? à peut-être mieux me mettre en valeur, à peut-être mieux me mettre en avant, et surtout à m'appuyer sur qui j'étais vraiment, à l'instant T, là, maintenant, et pas être dans une projection du futur. Et pas me dire, si je rate, qu'est-ce qui peut m'arriver ? Si je réussis, qu'est-ce qui peut m'arriver ? Ça m'a déconnecté un petit peu de qu'est-ce qui était vraiment important là, maintenant. Et la cinquième chose que j'ai envie de vous partager, c'est, sur le moment, c'était mes débuts. Je pensais sincèrement que c'était la seule fois que j'allais avoir... Une opportunité comme ça. J'avais la sensation qu'il ne fallait surtout pas la rater. L'avenir me dira que j'ai eu la chance de faire des rendez-vous diagnostiques avec des athlètes en équipe de France, que j'ai pu aussi interviewer Jean-Baptiste Granz, double champion du monde, rien que ça. En fait, tout ça montre bien que chaque opportunité n'est pas une fin en soi. Il y aura toujours d'autres opportunités. En fait, c'est juste à toi de les saisir quand elles se présentent. Et souvent, c'est ce qui arrive quand... quand les préparateurs mentaux débutent, c'est à la première opportunité, j'y mets toutes mes attentes, tous mes espoirs et je suis très déçu quand ça ne va pas au bout. Alors qu'en fait, il y en aura plein d'autres. C'est juste la première d'une grande lignée. Il faut vraiment voir le business comme ça. Si j'ai réussi à générer cette opportunité-là, alors je serai capable d'en générer d'autres et de me créer d'autres opportunités comme ça. Et c'est vraiment le message que j'ai envie de vous transmettre aujourd'hui. derrière chaque opportunité, il y a des opportunités cachées. Et là, je vous ai partagé les cinq opportunités cachées que je n'avais pas vues, mais que j'ai pris conscience au bout de ces plusieurs mois de pratique, que finalement, il n'y avait pas que le résultat, il n'y avait pas que l'aspect financier, il n'y avait pas que la gloire, si on peut appeler ça comme ça, en tout cas la vitrine. En fait, ça me fait penser aussi aux sportifs que j'accompagne, parce que parfois, ils rencontrent le même problème, mais dans le sport. Et peut-être que ça te parle, des personnes qui veulent tout, tout de suite. Des personnes qui ont l'impression qu'elles doivent y arriver maintenant et pas plus tard, parce que c'est maintenant que tout se joue. Des personnes qui ne voient pas en quoi un échec peut apporter beaucoup d'opportunités, en quoi un échec peut vraiment être quelque chose de cool pour eux. Et quand j'ai pris ce recul-là, je me suis dit, ah ouais, en fait, j'ai vécu exactement ce qu'un sportif a vécu et j'ai vécu exactement ce qu'un sportif peut vivre. Et ça m'a rassuré de me dire, en fait, j'ai juste à créer un bon mindset. pour pouvoir faire face à tout ce qui m'arrive. Donc aujourd'hui, je remercie vraiment les bisons de glace de m'avoir offert cette opportunité, même si je ne suis pas allé au bout de cette histoire. J'ai vraiment appris beaucoup de choses et je te souhaite sincèrement de pouvoir apprendre autant que moi. Donc c'est parti, ose, passe à l'action. Let's go !