- Speaker #0
Et donc c'est pour ça que je faisais mes listes, en fait, c'était pas tant... Parce qu'il y a une vraie différence entre aimer un prénom et le projeter dans un enfant. Et il a fallu que je démystifie chez lui le fait que, quand je te propose des prénoms, un prénom, ça veut pas dire que si tu me dis « Ouais, j'aime bien, ça y est, si jamais on a un garçon, il s'appellera comme ça, et nanani nanana, ça y est, c'est terminé. » Non, non, non, pas du tout. Et me concernant, c'est comme si j'avais déjà besoin d'incarner cet enfant à venir. Dans un prénom, garçon ou fille d'ailleurs, peu m'importe, enfin j'ai pas de... Et comme si c'est ok maintenant j'ai le prénom, il va arriver quand il va arriver. Exactement, il y a des trucs, à un moment c'est vraiment te dire est-ce que l'étymologie me gêne en soi ou est-ce qu'elle me plaît en soi ?
- Speaker #1
Alors, c'est quoi son prénom ? Un prénom classique, remis au goût du jour ? Un prénom moderne ou inspiré d'ailleurs peut-être ? Comment est venue l'inspiration ? Avec quel prénom vous avez hésité ? C'était facile de tomber d'accord ou il a fallu jouer à Shifumi ? Comment vous avez su que c'était LE bon prénom ? D'ailleurs, le prénom, vous l'avez trouvé des années avant la grossesse ? En salle d'accouchement ? Après la naissance ? C'est simple, je veux tout savoir ! Moi, c'est Florentine. Et ici, j'écoute les parents raconter ce qui les a menés à choisir ce prénom pour leur enfant, et je partage la discussion avec vous. Alors, dites-moi tout, c'est quoi son prénom ? Bélisaire. Rien que le prénom,
- Speaker #2
on dirait déjà le titre d'un roman. Figurez-vous que c'en est vraiment un. En 1767, l'écrivain Jean-François Marmontel publie Bélisaire, l'histoire d'un général byzantin trahi par l'empereur qui l'a servi toute sa vie. Le livre véhicule des idées du même style que celles des Lumières, et un seul chapitre suffit à enflammer les foules, celui où Bélisaire plaide pour la tolérance religieuse. La polémique enfle, le livre est critiqué, censuré, et ça ne fait qu'attiser le succès du roman dans toute l'Europe, évidemment. Quelques années plus tard, en 1781, c'est Jacques-Louis David, à ne pas confondre avec Jean-Louis David, n'est-ce pas, qui s'empare du sujet pour peindre Bélisaire demandant l'aumône, sa toute première grande toile, celle qui invente le néoclassicisme français. Alors qui était ce général visiblement si inspirant ? C'était Flavius Bélisaire, décrit comme le plus brillant général de l'empereur Justinien au VIe siècle, qui reconquiert l'Afrique du Nord et l'Italie pour l'Empire byzantin. Je serai bien incapable de vous parler de l'étymologie de ce prénom tant elle est incertaine, ou plutôt, je laisse mon invité vous en détailler les nuances. Question faite, il n'existe pas de Saint Bélisaire. On peut pourquoi pas fêter les Bélisaire le jour du Saint Patron des Soldats, donc le jour de la Saint-Georges le 23 avril. Concernant sa popularité, je pense que vous l'avez deviné, le prénom est ultra rare. Depuis 1900, il a dépassé le seuil des trois naissances annuelles nécessaires pour figurer dans les données publiques seulement trois fois. En 1906, en 1907 et en 2010. Si vous aimez les prénoms comme Bélisaire, peut-être aimerez-vous pour une petite fille Bertine, Eudoxie ou Phèdre, ou encore pour un prénom masculin Adémar, Fulcran ou Odilon. Je suis ravie de vous présenter l'histoire derrière le prénom de Bélisaire. Comme souvent lorsque les parents donnent un prénom peu commun, sa maman est passionnée et passionnante, et l'épisode est riche. J'espère qu'il vous plaira. Bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour Valentine, bienvenue ! Bonjour Florentine, je suis contente d'être là ! Moi aussi je suis super contente de te recevoir, on va parler d'un prénom magnifique et je crois qu'il y a une super histoire derrière. Je crois que tu es aussi passionnée de prénoms, donc je suis sûre que ça va être un épisode... Très riche. Est-ce que tu peux commencer, s'il te plaît, par présenter ta famille, la décrire et nous donner un petit peu le contexte dans lequel vous avez accueilli un bébé ? Oui, bien sûr. Alors, moi, c'est Valentine.
- Speaker #0
Mon mari s'appelle Kevin et notre petit garçon de bientôt 14 mois s'appelle Bélisaire. Et pour moi, ça n'a jamais été une grande évidence de devenir maman. J'en ai rencontré plein. On en rencontre plein des personnes. J'ai toujours voulu devenir maman ou papa. D'ailleurs, j'ai aussi rencontré pas mal de... de mecs dans ce cas-là. Et ce n'est pas du tout mon cas. Moi, étant assez sensible au couple dysfonctionnel autour de moi, j'étais là, mais comment peut-on accueillir un enfant en étant dysfonctionnel ? Donc, la question première qui m'intéressait, c'est, OK, comment on a un couple stable avec lequel éventuellement, du coup, peut-être, on a envie de fonder une famille ? Et donc, cette question de l'enfant n'était pas du tout là pour moi. Et on s'est rencontrés avec Kevin il y a sept ans maintenant. Et le sujet n'est pas du tout... Ce qui est assez amusant, c'est que parmi les premières conversations sérieuses qu'on a eues, lui revenait de quelques jours qu'il n'avait pas chassé chez des amis qui avaient deux enfants. Parmi les premières conversations sérieuses qu'on a eues, il y a eu la question de famille, enfant, amis, des grosses questions clés. Et c'est marrant parce qu'on était d'accord sur le principe d'éducation, mais on n'avait pas évoqué le fait de, est-ce qu'on en voulait ensemble ? Enfin, de manière générale, pas forcément ensemble, on est tous rencontrés, mais de manière générale, est-ce qu'on souhaitait avoir des enfants ? On ne s'était pas posé la question, mais par contre, dans les valeurs et dans l'éducation et dans les machins, on était hyper raccords. Donc, c'était assez amusant. Je pense que ça fait partie des points de départ un peu, comment dire, de coïncidence de notre lien. Et puis... ce couple s'est construit et vraiment la question s'est posée pour moi il y a un livre de Laurence Santantonios qui s'appelle Libre à elle où elle parle d'un appel du ventre cette sensation qu'une femme peut avoir dans l'envie d'avoir un enfant à un instant T et je dirais que me concernant c'est un peu ça il y a une espèce de coïncidence de choses vivant avec Kevin qui a fait que je me suis dit ouais c'est c'est bon alors que Je n'étais pas sûre de moi en tant que maman. La maison est en travaux. Professionnellement, c'était un peu chaotique aussi, etc. Donc, pas non plus le contexte le plus idéal qu'on pourrait imaginer. Mais psychologiquement, dans ce nous avec Kevin, on était stable, une harmonie qui appelait à ça. Donc, j'ai partagé cette idée à Kevin en lui disant que ça ne veut pas dire qu'on doit être au diapason. Et d'ailleurs, à ce moment-là, lui, dans sa vie, c'était j'en ai tant mieux, j'en ai pas tant pis. J'étais à coup. Bon d'accord, mais il faut quand même un moment prendre une décision. L'enfant, il ne va pas arriver comme ça non plus. Donc ça, c'était assez drôle comme interaction. Mais je savais déjà ça de lui. Donc je lui avais vraiment dit, voilà, je dépose ça ici. Voilà, tu verras ce que tu en fais ou quoi. Ça ne veut pas dire que d'ici un an, je dois être enceinte. Pas du tout. Voilà, c'était un contexte assez serein. Et en fait, il m'a rejoint sur l'idée assez vite. Je dirais quand même, je ne sais plus, j'ai dû lui dire pendant l'été, fin de l'été. été, à Noël, il m'a dit « Ok, ouais, moi aussi. » Et à partir de là, on s'est dit « Bon, alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a envie de s'y mettre bientôt ? Pas, oui, quoi ? » Enfin, bref. On s'est laissé un espèce de six mois. Je devais retourner voir ma sage-femme pour les examens d'usage. Je me suis dit « Bah écoute, laissons-nous y penser pendant six mois. On verra bien lors de cet examen-là. » Pas de décision. Je vais à cet examen et puis juillet arrive et on se dit « Non mais en fait, il faut qu'on soit sans filet pour prendre une vraie décision. » Puisque j'avais un stérilet. Et donc, c'était de se dire, il faut arrêter de tourner autour du pot. À un moment, je l'enlève. Comme ça, concrètement, on pourra se dire, on en a envie. Et donc là, on pourra se poser la question d'eux. Et vraiment, jusqu'au bout du bout, on était en voyage en Islande en août. Et donc, c'était le premier cycle possible, on va dire. Et vraiment, ça m'a fait sourire. Parce que jusqu'au bout du bout, je pense même que ce bébé était conçu. Qu'on se demandait encore si on était OK. Avec le fait de se voir, de se projeter avec un bébé, avec nous l'été d'après. C'est une hyper conscience ensemble de ce projet que je voulais vraiment à nous deux et pas juste moi qui veux un enfant de toi ou toi qui voudrais un enfant de moi. Et donc ça, c'était super intense parce que ça rendait vraiment le projet très concret, très installé dans notre conscience. Et puis, on était à un moment sur cette même longueur d'onde de « c'est maintenant, en fait » . Et donc, j'ai été enceinte dès le premier mois. Vraiment, je suis tombée enceinte en Islande. Et donc, ce qui est drôle, c'est que c'était en août. Donc, septembre, c'est un peu symbolique. L'année scolaire commence et ça aussi. Du coup, on était là « oh, c'est super rigolo » .
- Speaker #1
Donc, voilà. Voilà, tu as fait l'année scolaire enceinte pour un accouchement en avril, début mai.
- Speaker #0
Tout début mai, oui. Exactement.
- Speaker #1
ma fille a 14 mois dans 3 jours donc elle est de fin avril donc je vois très bien les timings de la rentrée scolaire qui se dit, tu vois tout le monde qui commence ses nouvelles étapes ses nouvelles étapes professionnelles et toi tu sais que ton projet de l'année scolaire il est dans ton ventre mais oui en plus qu'il ne se voit pas du tout en tout cas pour un premier généralement du coup toi t'es là moi
- Speaker #0
aussi je suis un petit peu les barons Rires C'était marrant comme contexte. C'était vraiment... J'ai beaucoup apprécié qu'on... De toute façon, je suis quelqu'un qui, tu t'en rendras compte dans cette conversation, qui conscientise. Je suis quelqu'un de très cérébral, il faut quand même l'avouer. Donc ça, parmi tant d'autres, ça ne pouvait pas être « oh ouais, allez, vas-y, why not ? » Non, non, non !
- Speaker #1
Tu as réussi à articuler ça avec ce que tu appelles l'appel du ventre, qui parfois prend le pas justement sur toutes les raisons objectives de vouloir ou pas un enfant de... pouvoir accueillir. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. En fait, c'est marrant parce que je pense que comme je ne m'étais jamais mis la pression de « je veux devenir maman un jour, c'est un gros projet de ma vie » , le fait de ressentir cet appel, c'était accueillir ça et conscientiser que si mon corps envoie cette info, c'est que je suis prête d'une façon ou d'une autre. Malgré des peurs, malgré des angoisses. Et encore, au final, je me suis rendue compte que je n'en avais pas tant que ça. Il y avait une espèce de... de confiance sous-jacente, qui était très appréciable, comme si cet enfant nous attendait, en fait. Il était dit, ok, non, mais si vous êtes prêts, je vous ai choisis, allez hop, c'est mon tour, je viens, j'arrive, vous pouvez m'accueillir. C'est bon, vous êtes prêts, j'en suis sûre. Et c'est amusant quand même. Ouais, c'est chouette de vivre ça comme ça.
- Speaker #1
Si tu ne voulais pas d'enfant quand tu étais plus jeune, est-ce que tu faisais des listes de prénoms ?
- Speaker #0
Alors oui. Et pour autant, c'est ça qui est rigolo. C'est que moi, je pense que ce qui me plaisait énormément, nos parents nous ont beaucoup élevés dans le cinéma, les films, les dessins animés, l'opéra. Enfin voilà, la fiction de manière générale, les romans, la littérature bien sûr aussi. Donc c'est vrai que jusque-là, je n'ai pas sauté le pas d'écrire un roman ou quoi. Je m'amusais beaucoup à le faire quand même étant petite. Puis les jeux qu'on s'inventait avec mes sœurs. Et donc, les Playmobil. Bonjour Playmobil. Bon ben voilà, on avait des familles entières de Playmobil à nommer. Donc là, on s'est rendu compte, j'en ai reparlé avec ma grande sœur en lui disant « Mais tu te rappelles les noms qu'on leur donnait ? » Et en fait, on donnait beaucoup les prénoms de nos proches à nos Playmobil. Il y avait du Claire, du Damien, du Tom, Alice, Myriam. Eric, je l'ai dit, Céline, sans doute. Il devait y avoir des trucs comme ça. Autant notre petite sœur était plus originale. Oui, notre petite sœur était... C'était rigolo. Donc, oui, des trucs assez classiques. Mais quand il s'agissait de jouer à l'extérieur, des trucs un peu plus fantasy et tout, on se faisait assez plaisir. Il y avait des trucs un petit peu fauves. Des trucs comme ça. Justement, avec mes sœurs, on n'a jamais été... Ma petite sœur a vaguement joué à la poupée. un peu plus que nous. Mais ça n'a jamais été trop notre kiff. Nous, on était beaucoup plus sur... On regardait la Ligue des Justiciers, pour donner une idée. On regardait Spiderman. On était totalement dans ce genre de vibe-là. Donc, il faut imaginer des prénoms de scène qui devaient être assez similaires. Malheureusement, je n'ai pas gardé les notes de tous ces trucs-là, mais c'était déjà bien marrant. Et puis, je fais la connaissance aussi de Sherlock Holmes et Arsène Lupin. Je me suis dit, wow, ça claque comme nom. C'est quand même cool.
- Speaker #1
Donc, tu as donné Sherlock ou Arsène ?
- Speaker #0
En fait, Arsène, j'en ai rencontré un pour de vrai. Parce qu'il y a ça qui rentrait un peu en ligne de compte dans les listes des prénoms. Je pouvais me dire, pour un enfant, peut-être. Le fait de rencontrer quelqu'un qui porte le prénom, je trouve, peut complètement influencer. C'est ce fameux reel qui dit, Tu ne te rends jamais autant compte de tout. de toutes les personnes que tu n'aimes pas le jour où tu dois choisir un prénom. C'est pas faux. Et j'avais rencontré Arsène qui était sympa. J'avais trouvé chouette. Du coup, je me suis dit, oui, a priori, les Arsènes sont vraiment des types un peu cools. Je l'ai quand même proposé. Malheureusement, Kevin n'était pas du tout pour, mais il a pu être ajouté à la liste des prénoms suivants, on va dire second, troisième, quatrième prénom. Quand j'arrive à faire passer en premier, il y a eu des cas comme ça. où je fais passer dans les 2, 3, 4.
- Speaker #1
C'est pas mal, c'est une bonne technique, tu vas nous en parler après alors. Et donc avec Kevin, vous avez parlé des prénoms un petit peu comme ça avant de lancer le projet bébé, puisque vous n'étiez même pas sûre de vouloir d'enfant. Est-ce que c'était des discussions que vous aviez du coup, les discussions sur des prénoms ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. En fait, on a acheté une maison en 2022 et donc... L'année d'avant, au début, on voulait plutôt construire nous-mêmes un lieu assez sobre, éco-pensé, etc. Bref, en imaginant l'espace, je me disais, peut-être, je n'en avais pas fondamentalement envie, mais je me suis dit, peut-être, quand même, on aura peut-être envie d'avoir un enfant à un moment. Donc, essayons quand même de prévoir l'espace. pour pouvoir éventuellement en accueillir un ou agrandir la maison si jamais, etc. Kevin était assez réticent, il fait partie de ces mecs qui ont besoin que ce soit concret pour pouvoir en parler. Donc bon, il y avait déjà ça. Et puis il a très vite découvert aussi ma passion des prénoms. Et en fait, cette passion s'est surtout manifestée de mon côté quand même sur l'étymologie. Qu'est-ce que veut dire un prénom ? D'où ça vient ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qui l'a porté ? Et donc le monde de la culture autour de ça, tout ça. Et donc, c'est aussi pour ça que j'avais des listes. Au bout d'un moment, j'ai créé aussi des histoires, un roman que je n'ai toujours pas terminé par ailleurs. Et donc, j'avais besoin forcément de noms pour mes personnages, tout ça. Mais même des noms juste qui sonnent bien ou dans un contexte ou tout ça, où je dis « Ah, ça sonne bien ! » Et puis dans ce contexte, du coup, qu'est-ce que ça veut dire ? « Ah, mais le sens est génial en fait ! » Et donc, c'est pour ça que je faisais mes listes. En fait, ce n'était pas tant dans... Parce qu'il y a une vraie différence entre aimer un prénom... et le projeter dans un enfant.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, Belizer n'était pas du tout un prénom que je projetais pour un enfant à la base, parmi les exemples. Donc, en fait, j'avais ces listes qui étaient là. Et en fait, quand j'ai commencé à dire à Kevin, OK, il va falloir, peut-être si on envisage une maison ou quoi, se dire, il faut l'envisager aussi peut-être pour des enfants. Et l'idée des prénoms, que j'aimais bien tout ça, c'est un peu arrivé ensemble. Et il a fallu que je démystifie chez lui le fait que, quand je te... propose des prénoms, un prénom, ça ne veut pas dire que si tu me dis « Ouais, j'aime bien, ça y est, si jamais on a un garçon, il s'appellera comme ça, et nanani, nanana, ça y est, c'est terminé. » Non, non, non, pas du tout. C'est juste, moi, dans mon esprit, ça débloque des choses, ça m'apaise, en fait. C'est un peu bête, mais c'est un peu cette idée-là. Et une fois que ça, ça a été débloqué, on a pu en parler très librement, de prénoms, de manière générale. Et du coup, c'est très drôle, parce que la liste que j'avais, on ne les a... tous barrés les uns après les autres, à très peu d'exceptions près, très très peu. Et au final, j'ai dû aller chercher un peu dans les fonds de tiroirs. Quand je dis ça, le projet enfant n'était même pas encore en place. C'est des trucs qui me popaient en me disant « Non mais, et c'est marrant, il faut que j'ai ce prénom pour que cet enfant potentiel soit possiblement envisageable. » C'est assez drôle. Je pense que il y en a qui, au dernier moment, le prénom de leur enfant, je trouve ça incroyable.
- Speaker #1
Voir après la naissance même.
- Speaker #0
Oui, voire après, je trouve ça fou. Et en fait, je trouve ça fou pas dans le sens où j'en serais incapable et wow, mais qui sont ces parents ? Pas du tout. Je trouve ça impressionnant positivement. Et me concernant, c'est comme si j'avais déjà besoin d'incarner cet enfant à venir dans un prénom, garçon ou fille d'ailleurs, peu m'importe. Enfin, ça ne veut pas dire que ça doit forcément être l'un ou l'autre ou quoi, les deux. Et comme si c'est OK, maintenant j'ai le prénom, il va arriver quand il va arriver. C'est assez marrant. Je ne sais pas d'où ça vient, ça. Je n'ai pas, tu vois, un truc que je n'ai pas tout à fait conscientisé.
- Speaker #1
Comme si choisir son prénom, c'était déjà l'appeler, lui demander de venir à vous. Ouais,
- Speaker #0
lui donner une place. Ouais, ouais, ouais. Il y a un truc qui doit arriver de ça. Ouais, ouais, clairement. Et du coup, c'était marrant parce que de temps en temps, le fait de, comme les listes avaient été. élaguée dans les grandes largeurs. Je me suis dit, mais il n'y a plus rien, mon Dieu, on n'a aucun prénom commun, c'est terrible. Et Julia en parlait dans un de tes podcasts en parlant de l'univers commun d'un couple pour choisir un prénom. Et on a fini par arriver à... Au final, Bélisaire représente bien notre univers commun en termes de prénom, parce que il va falloir que je n'arrive pas à divulgacher les autres en liste, si jamais nous avions d'autres enfants. Mais du coup, ça va être un petit peu frustrant d'ailleurs de ne pas pouvoir en parler parce que du coup, ce serait une super illustration des prénoms qui fonctionnent bien dans ce même univers. Mais bon, j'en parlerai forcément un peu plus en parlant de Bélisaire.
- Speaker #1
Tu peux me donner des exemples de ce qui a été raturé dans ta liste ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr,
- Speaker #1
Est-ce que Kevin en proposait aussi ? Et quel prénom, toi, tu as refusé de son côté ? Oui, oui.
- Speaker #0
Pas très proche. Ok. Au tout tout début, Kevin m'avait parlé pour les filles qu'il aimait bien les prénoms de fleurs, les prénoms végétales. Et puis en fait, ça lui est tout à fait passé. Et puis en fait, comme il voyait à quel point c'était un truc que je kiffais, il avait plus envie de me laisser m'amuser à en trouver que de lui y consacrer du temps puisque j'étais moins passionnée. C'était une espèce de deal tacite où je me suis dit oui ok, d'accord, ça va. Donc dans ce que j'avais pu lui proposer, il y avait Virgile. que je trouve incroyable, que ma mère avait pensé pour moi si j'avais été un garçon. Il y avait Melchior, qui est toujours un petit peu pas loin. Il a été... Il y a eu un petit retour en grâce, dernièrement. Il y avait Sola Leséphir, que j'ai vu pas mal sortir dans tes podcasts. Dernièrement, je me suis dit, ça fait dix ans que je les aime, ces prénoms, c'est trop rigolo.
- Speaker #1
Tu trouves ça rigolo qu'ils arrivent ou au contraire ? T'aimais avoir un petit peu cette originalité qui, du coup, comme il revienne un petit peu... Eh ben du coup, Zéphir,
- Speaker #0
il a atterri dans le quatrième prénom de Bélizer. J'aimais vraiment, vraiment beaucoup Zéphir. Et Kevin, c'est hors de question en premier prénom. Et du coup, j'ai réussi à trouver l'argument qui a fait qu'il a pu passer en quatrième. Mais non, oui, je pense que du coup, sachant qu'aujourd'hui, Sola et Zéphir sont des prénoms qui se plaisent beaucoup mieux, Peut-être. que j'aurais eu cette petite pointe de « Oh, je ne suis pas si originale que ça » . Alors après, a priori, est-ce que je vais toujours être si originale ? En fait, je pense que c'est mon goût du prénom qui fait que c'est original. Je ne cherche pas absolument à être originale. Je pense vraiment en essayant d'être honnête avec moi-même, je pense que c'est à peu près ça. Même s'il y a ce point de « Eh ouais, vous ne l'avez jamais entendu » . Il y avait Félix aussi que j'aimais beaucoup. Aliocha. Aliocha, très joli. Archibald, mais je me suis dit non. Même le surnommer Archie, finalement, pas tant que ça. Il y avait un prénom d'un type de bande dessinée qui s'appelait Zeno. Je trouvais ça assez changeant. Et Vigo pour Vigo Mortensen, bien évidemment. Comment ne pas être inspiré par cette personnalité ? Ilia aussi, c'est un prénom russe. C'est super joli. Ilia. Ilia. Balsam. Ça, je me suis remis dessus il n'y a pas très longtemps. Prénom Balsam, c'est super joli. Ça veut dire baume, évidemment. Pratiquement transparent. Et puis, j'ai aimé énormément aussi la Grèce antique, donc Thésée et Prométhée, qui sont quand même des personnages de la Grèce antique assez canons. Je trouve. Pas piqué des hannetons. Et au final, les filles et prénoms de filles n'étaient pas trop en reste. Pas autant que je pensais. J'avais plus d'idées pour les garçons que je pensais, mais en fait, j'en avais pas mal pour les filles. Et Solveig, Isabeau, Zit. Jutta Baladine, Baladine incroyable, Judith, Gilles, Gilles, canon, Giselle, en fait Giselle j'aimais mieux la version germanique, voire même hongroise, Gisille, mais bon c'est quand même pas si facile que ça en France. Et Kevin lui avait bien aimé Gisille justement, il avait trouvé ça fou. Marceline, Barbara, Philippa, Sacha, Sacha pour une fille, Julia pour Julie Andrews évidemment. Donc, on adore tous, j'espère. Sienna aussi, ça veut dire cheminement. Je trouvais ça joli. J'adore ça. Myria, Mortense. Ah ouais, c'est super joli. Nyx. Alors, Nyx, ça a été un vrai sujet. À un moment, on était tous les deux à fond dessus. C'est la déesse de la nuit et c'est la seule déesse qui fait peur à Zeus. Et donc, en tant que féministe, j'étais là, génial, trop puissant. Et en fait, bon... je me suis dit NYX, NYX il manque quelque chose ça peut pas être ONYX et puis il y a la marque de cosmétiques puis du coup je me suis dit bon en fait non, ça a pas marché mais on était bien parti pour celui-ci pour le coup, ouais et il y a eu Zénaïde aussi, première chrétienne médecin je trouvais ça assez puissant puis il y avait les Odessa Odyssée, Odalis Tarsil, Tarsis Donc, ça, c'était assez puissant, les Tarsils, Tarsis. Donc, ça, ça a été tout ce qui a été éradiqué par Kevin au fur et à mesure. Jusqu'à arriver à Belizer, alors. Jusqu'à arriver à la shortlist, ouais. En fait, Belizer, comment c'est revenu ? Je ne sais plus si j'avais tant de prénoms que ça. Si, d'ailleurs, je peux te les dire, ces prénoms-là, on avait un top qui n'était pas si mal. avec lequel on était à peu près ok. Et je n'avais pas encore repensé à Bélisaire à ce moment-là. Donc, dedans, il y avait quand même Virgile. J'essayais de... Mais bon, ça ne marchait pas trop. Il y avait Barthélémy. Alors, celui-ci, il faut l'assumer, mais je le trouve quand même assez badass, finalement. Il y avait Rory, qui peut être à la fois le surnom de Aurore pour les filles, mais qui est aussi un prénom irlandais gaélique que je trouvais vraiment trop mimi. Rory, je trouvais ça trop chou. Et il y avait Youn. aussi, il y a une version bretonne de Yves, ça veut dire un nif en fait, et je trouvais ça vraiment sympa aussi. Donc on était un peu là-dessus. Et puis je coupais les cheveux de Kip sur la terrasse de notre maison, et je repense 20 années auparavant à mon séjour chez mon parrain, qui venait d'adopter un petit chat noir tout slim, vraiment égyptien, et il me le présente en disant « Je suis Bélisaire Je suis Bélisaire. Incroyable ! Donc j'avais 10 ans. Il me dit « Est-ce que tu sais qui est Bélisaire « Absolument pas. Mais qui est ce monsieur ? » Et il me dit que c'est donc un très grand général romain qui a œuvré du côté byzantin et qui a reconquis tout l'Empire romain juste avant la chute de l'Empire. Tout ça pour ça. Mais qui a des faits d'armes extraordinaires. Oui, c'est terrible. Et en plus, il va finir sa vie très, très humblement, voire même chassé par le nouveau pouvoir en place. Donc, il va un peu se faire oublier et terminer sa vie. Heureusement, il ne va pas se faire retrouver et tuer. Donc, on va un peu le laisser tranquille sur la fin de sa vie. Mais oui, tout ça pour ça. Oui, oui. Mais bon, il aura œuvré tout le reste du temps pour le bon maintien de tout ça. C'est très, très drôle parce que du coup, j'y repense. Je l'avais en tête depuis des années pour un personnage. justement d'un livre que j'essayais d'écrire. Et puis, il me revient, je lui dis, mais en fait, est-ce que ce serait pas ce prénom-là, finalement, qu'on pourrait envisager comme le prénom de notre fils, si on en avait un ? Et donc, vraiment, je pose la question à Kevin, pas sûr de moi, tu vois, mais qu'est-ce que tu penses ? Parce que c'est hyper Bélisaire, enfin, voilà, ça a vraiment son caractère. Mais qu'est-ce que tu penses de Bélisaire ? J'ai un petit silence. Bélisaire, Bélisaire, j'aime bien. Ah ouais, j'aime bien Bélisaire, ça marche super bien. » Du coup, je lui raconte, général, romain, nanana. « Ah ouais, ah non, canon. Ah ouais, j'aime vraiment bien, en fait. » Et je suis là, « Oh, incroyable ce coup de cœur ! » Et donc, en fait, on était totalement conquis tous les deux. Le fait que ça lui ait autant plu, direct, je me suis dit, « Ah, canon, canon, vraiment. C'est que ça doit être ça, quoi. »
- Speaker #1
Le fait qu'il soit connu dans ta famille comme le chat de ton oncle, ça n'a pas été un sujet pour vous ? Parce que j'ai déjà entendu des personnes qui disent que c'est proche d'un animal de la famille. Autant Zéphyr aussi, le véto, c'est parce qu'un des copains de Kevin avait son chat qui s'appelait Zéphyr aussi. Et là, pour le coup, on le voit un peu plus souvent.
- Speaker #0
Bélisaire, c'était il y a 20 ans de ça. Je pense qu'il est mort depuis. Et par ailleurs, non, comme c'était un Ausha qui était super chouette, et puis on aime beaucoup les Ausha dans notre famille, c'est pas... J'avais une copine qui avait appelé ses deux chiennes Léonie et Gervaise. Bon, c'est des deux petites bouledogues françaises. Bon, c'est sûr que si j'aimais bien Léonie... Mais bon, j'ai un de mes cousins qui a appelé sa fille Léonie. Bon, ça me fait sourire de me dire que j'ai connu une petite bouledogue qui s'appelait Léonie. Je ne la croise pas, je ne vis pas avec elle quotidiennement. Mon parrain, je ne suis jamais retournée faire un séjour chez lui. Voilà, non, vraiment aucune conséquence. Je l'ai dit à Kévin.
- Speaker #1
J'ai vraiment dit, je te préviens, je connais ce prénom parce que c'était celui du chat de mon parrain. Oh ouais, mais je m'en fous. Ah bah tant mieux, écoute, c'est parfait.
- Speaker #0
Donc, ouais, non, heureusement, aucune incidence.
- Speaker #1
Vous en étiez où ?
- Speaker #0
Eh ben, en fait, on n'avait même pas encore conçu notre petit chou.
- Speaker #1
Voilà, ok.
- Speaker #0
Oui, on avait vraiment un top de garçons et un top de filles. Et d'ailleurs, il y a un des prénoms de filles que je peux ne pas dire, mais l'autre, je peux le dire. Il y avait Youn, qui était le deuxième prénom de garçon qui plaisait assez. Et l'autre, c'était Suzanne pour le prénom de fille, qui aujourd'hui sont des prénoms que nous avons a priori abandonnés. En tout cas, Suzanne, c'est sûr. Dans l'entourage professionnel de Kevin, il y a eu plein de Suzanne qui ont popé de partout. Et du coup, il s'est dit non, non, mais non, j'aime beaucoup, mais vraiment, il y en a trop. En fait, Suzanne, j'adorais. Alors, il y a plein de femmes connues qui ont ce prénom, qui sont incroyables. Et en particulier, le personnage de Suzanne dans le film rencontre avec Joe Black, avec Brad Pitt et Anthony Hopkins. Et mince, évidemment, je vais oublier le nom de l'actrice qui s'appelle Claire. Et elle a un prénom italien, un nom italien incroyable. Enfin, le film est formidable par ailleurs. Et j'adorais son personnage. Donc, c'était pour ça, Suzanne.
- Speaker #1
OK. Et donc, avant même que Bélisaire soit conçue, vous aviez ces potentiels quatre prénoms.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et ça, ça n'a pas changé jusqu'à la fin de la grossesse ?
- Speaker #0
Eh bien, j'ai remis en lice Bélisaire assez régulièrement. Ça permettait un peu de tester à quel point on était autant à fond sur le prénom. Et en fait, il y avait aussi... Donc, on a su que c'était un garçon juste avant Noël. Alors, au début, je ne savais pas si je voulais garder le secret ou pas. Au début, je n'étais pas attachée. Au début, je ne ressentais pas si c'était un garçon ou une fille. Je n'avais pas trop de pressentiment. Kevin, il avait très envie de savoir si c'était l'un ou l'autre. Et plus on se rapprochait de l'écho en question, plus je disais « Non, mais en fait, oui, j'ai carrément envie de savoir ! » Et puis ça, c'est dur. Une fois que tu sais que tu peux savoir, c'est dur de résister. Et en même temps, j'ai une amie, elle vient d'accoucher d'une petite fille. Ils ont gardé le secret jusqu'au bout. Et je trouve ça génial aussi parce qu'elle a surpris jusqu'au bout. J'abandonne pas de me dire, remettre en question ce truc de garder le secret jusqu'au bout. Parce qu'effectivement, il y a ce mystère, il y a cette surprise, tout ça. Mais l'argument contre, pour Kévin, en tout cas, c'était ouais, mais... Du coup, on ne peut pas l'appeler, on ne peut pas vraiment lui donner une place. Je ne peux pas lui parler en l'incarnant autant que je suis. C'est un tout petit... des bouts de machins qui se construisent. Donc, bon, au final, le plus important, c'est de lui envoyer de l'amour et de lui parler quel que soit garçon, fille ni rien, quoi. Enfin... quel que soit le prénom d'ailleurs, c'est pas au-delà du genre en tout cas nous concernant. Donc, j'abandonne pas si on en a un deuxième de me dire, allez, est-ce qu'on essaie de garder jusqu'au bout ? Bon, on verra bien. Mais donc oui, quand on a su, au final d'ailleurs, on avait vraiment deux prénoms garçons, deux prénoms filles, on était vraiment sur le prénom de garçon, Belizer, et le prénom fille, que je garderai secret. Et donc, dès qu'on a su, on savait que c'était Belizer. quoi c'était super
- Speaker #1
super rigolo.
- Speaker #0
En plus, j'avais eu le pressentiment que c'était un garçon peu de temps avant l'éco-bafé. Je me suis dit, non, je sens que c'est un garçon. Je sens que c'est un garçon. Et c'était sympa de l'avoir juste avant Noël parce que ça nous permettait de le révéler à nos familles aussi. C'était sympa.
- Speaker #1
Le fait que ce soit un petit garçon parce que le prénom, lui, vous ne l'avez pas révélé.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Alors, le prénom, on l'a gardé secret. Mais effectivement, oui, oui, oui, c'est ça. On a... J'avais des membres de ma famille, mais que je voyais de loin. Je savais qu'ils voulaient garder la surprise. Et d'ailleurs, malheureusement, ma maman a dit vu de gâcher à un de mes oncles qu'il voulait garder le secret, mais bon, il ne lui avait pas dit. Elle ne pouvait pas savoir. Mais oui, on a révélé garçon ou fille. Je ne sais plus si c'est parce qu'on nous l'avait beaucoup demandé ou pour les faire patienter le reste du temps qu'on nous fiche la paix. Je ne sais pas, parce qu'évidemment, tous les pronostics, en plus, ils savent que j'aime les prénoms. Donc, évidemment, il y avait eu des... Il y avait eu des propositions de prénoms de la part des uns et des autres, des propositions les plus saugrenues les unes que les autres. En plus, là où c'était intéressant aussi sur le choix des prénoms, c'est les jeux de mots. J'ai un papa qui est par ailleurs une famille, les jeux de mots autour des prénoms, et puis même à l'école, on sait tous. Et donc ça, réussir à aller chercher tous les petits surnoms un peu nazes et à troquer avec ou pas. Quels prénoms ont proposé les membres de ta famille ? Alors, ma mère a dit que ça allait être Georges. Papa, il proposait des trucs drôles, genre Baptistein, Olaf, des trucs. En plus, on venait d'aller en Islande. Du coup, les prénoms islandais, c'est du délire. Ma tante m'avait dit Guzmundur, qui veut dire… La bouche du monde ou le verbe du monde, un truc comme ça, ça doit vouloir dire ça. Du coup, c'est ça qui est génial avec les prénoms islandais, c'est qu'ils ont une étymologie. Vraiment, les Islandais sont tenus de choisir le prénom de leur enfant dans une liste.
- Speaker #1
Sinon, ils doivent le faire valider par un comité.
- Speaker #0
Il y a du militantisme pour que les règles soient plus souples. mais je sens que ça va être dur et donc du coup vraiment les racines c'est vraiment des très très vieux norrois, des très vieux prénoms norrois et donc qui ont gardé toute leur étymologie de base, qui n'ont reçu aucune transformation quasiment c'est des prénoms très très puissants ça ne se fond pas dans la masse, en France en tout cas pas vraiment pas vraiment il y avait eu ça ou quand on quand il il tombe, tu sais, ma mère a dû visiter le cimetière du Père Lachaise, il tombe sur des prénoms improbables. Mais sinon, tu pourrais l'appeler comme ça. Mon père, à un moment, il a dû me proposer mais Onufre, qu'est-ce que tu penses de Onufre ? Il y a un Saint Onufre dans ma région ou quoi. Et d'ailleurs, on a appelé, du coup, un des jeux de Bélisaire Onufre. Des prénoms complètement dingues. Mais c'était très drôle. Ça nous a beaucoup fait rire.
- Speaker #1
Et alors, à la naissance ? Quand vous l'avez vue, c'était comment de rencontrer Bélisaire en vrai ?
- Speaker #0
L'accouchement a été dingue. C'est vrai qu'il faudra que j'en fasse quelque chose aussi. On s'était préparés. Me concernant, je me suis emparée vraiment de toute cette grossesse postpartum, même l'après, etc. J'avais déjà une amie qui avait eu une petite fille quelques années plus tôt et j'avais découvert la naissance en BD de Lucille Gomez, que je recommande. Mesdames, si vous m'écoutez, achetez-vous les trois tomes. Ça a sauvé l'accouchement de mon amie qui m'a dit, mais je le recommande à toutes mes amies enceintes, péridurales ou pas. Je leur offre parce que je l'ai lu. Elle l'a lu peut-être moins de 15 jours avant la naissance. Elle m'a dit, mais en fait, en le lisant, il y a une espèce de vague de puissance qui m'habitait. Je me suis dit, mais en fait, je suis capable. Elle a du coup un acc... accouchement beaucoup plus réjouissant que ce qu'elle pensait. Et ça m'avait tellement habité que je me suis dit mais en fait, je veux accoucher. Je ne veux pas me faire accoucher. Je trouve qu'effectivement, peu importe le projet de naissance, il faut le lire parce que ça donne tellement de force et de confiance en son corps. Exactement. Et donc, on avait fait ça. On avait fait de l'abtonomie et du champ prénatal aussi. Donc, on s'était bien amusés. On s'était bien amusés sur la grossesse. Ça faisait pas mal de rendez-vous. L'apto, on n'a pas pratiqué tant que ça à la maison, pas autant que j'aurais souhaité, mais bon. On n'est pas à l'abri de pouvoir refaire ça pour un autre enfant éventuellement. Et donc, c'est vrai que j'étais hyper curieuse et enthousiaste à l'idée d'accoucher déjà. J'en parlais beaucoup à Bélisaire, in utero. J'ai dit, écoute, moi, je vais accoucher, mais toi, tu vas naître. Donc, c'est vraiment une chorégraphie à deux. On va faire ça ensemble. Il n'y a pas de problème. Puis, papa est là aussi pour nous aider. Donc, non, non, ça, c'était cool. Et ce qui était super de l'accouchement, c'est que Kevin a totalement eu sa place. On était seuls dans la maternité. Déjà, quand je l'ai vue apparaître, j'étais dans une position, du coup, évidemment pas à plat ventre puisque j'avais un gros ventre, mais le plus à plat possible, on va dire, avec une jambe relevée. Au final, je n'étais pas en face de mon ventre, en face de la sortie en quelque sorte. J'ai dû me retourner pour voir Bélisaire qui était dans un contre-jour parce que la pièce était dans une pénombre. En le voyant, je me suis dit « waouh, c'est moi » . Il me ressemblait énormément à la naissance. Et je savais à quoi je ressemblais à la naissance. On avait de super photos à la maison. Je me suis dit, oh mon Dieu, je viens d'accoucher de moi-même. Et donc déjà, ça a été un flash de la mise en abîme de l'accouchement. Une puissance incroyable. Je me suis dit, waouh, mais c'est dingue. Ne serait-ce que ce moment aussi, c'était d'une très, très grande puissance. Un point de départ dingue. En fait, en accueillant son bébé, il était là, waouh, waouh, waouh, fou. Et on l'a tout de suite mis entre Kevin et moi. Kevin était juste à côté de moi. Il me tenait les mains à ce moment-là. Vraiment, il était glissé juste entre nous. Et du coup, de le voir, j'ai dit, c'est dingue, ça y est, c'est Bélisaire. Il est là, c'est fou. Salut, bienvenue. Non, non, c'était génial. C'était vraiment génial. Et de le voir n'a pas remis en question son prénom. Autant tout le long de la grossesse, j'avais retent... des petits trucs, Rory, t'es sûre, Virgile, non vraiment, et tout et tout. Et on était vraiment restés sur ce prénom. Et jusqu'au bout, et en le voyant, on s'est dit, mais ouais, c'est ça, c'est lui, c'est bon. C'était cool, c'était vraiment un beau moment. Ça me parle, c'est trop beau quoi. Mais ouais, vraiment incroyable cette première rencontre avec lui. Voilà, salut, bienvenue, faut que tu te reposes maintenant mon petit chou, on va aller se reposer. Et on a eu la bonne idée de... Je pense que c'est moi qui l'ai proposée. On a enregistré le premier son de Bélisaire qu'on a envoyé à nos familles, à nos proches pour annoncer la naissance. C'est beau. On a d'abord annoncé ça. Et en fait, ça a marché. J'ai une amie qui m'en a... On a eu un mariage là commun il n'y a pas très longtemps et elle m'en a reparlé. Elle m'a dit, mais tu sais que j'ai trouvé ça incroyable de recevoir l'audio de ce nouveau-né qui avait quoi, quelques minutes. J'ai trouvé ça complètement dingue. On ne savait pas encore son prénom parce qu'on n'avait pas mis de texte avec ni rien. C'était vraiment à l'heure dite, on avait envoyé le... Et ouais, ça a marqué. Je trouvais ça génial de faire ça. Je ne sais pas comment l'inéminu. Je me suis dit, tiens, ça changera. Et d'ailleurs, du coup, je n'ai pas de photo de moi vraiment tout de suite avec Bélisaire dans les bras. J'ai cet audio, mais je n'ai pas de photo de moi là, quelques minutes après son arrivée. C'est marrant. C'est vrai que ce n'est pas commun d'avoir un audio et pas une vidéo.
- Speaker #1
Cet épisode est en deux parties. Vous venez d'écouter la première partie. Filez écouter la suite pour entendre la liste d'inspiration de Valentine.