- Speaker #0
Cet épisode est en deux parties, vous écoutez la deuxième partie.
- Speaker #1
Comment a réagi l'équipe médicale quand vous avez annoncé son prénom ? Parce que ce n'est pas un prénom commun ? Est-ce qu'eux, ils l'avaient déjà entendu ? Est-ce qu'il y a eu des réactions particulières ?
- Speaker #0
Aucun des membres de l'équipe médicale qu'on a rencontré ne connaissait le prénom Bélisaire et n'en avait rencontré. Donc c'était super marrant parce qu'évidemment, on l'appelle Bélisaire. Bélisaire, personne ne cherche, mais le Zer, on a eu des orthographes. Notre vétérinaire qui prenait des notes parce qu'on lui racontait notre vie quotidienne avec notre chien, etc. Il avait écrit la fin Z-E-R-T-H. Bélisaire. Comme Belzécute, comme Elisabeth. C'est un peu cette table-là, très hébraïque finalement. Et quand je l'ai vu écrire, je me suis dit « Oh, mais c'est génial ! » Mais c'est mortel aussi écrire comme ça. Mais non, ça ne marche pas. Et donc, l'équipe médicale, Bélisaire. « Oh, mais je n'ai jamais entendu, ça vient d'où ? » Et... En général, en tout cas du corps médical, c'était toujours une heureuse surprise. « Oh, mais c'est dingue, c'est incroyable comme prénom, je ne connaissais pas du tout, ça vient d'où ? » J'ai même eu une esthéticienne qui m'a dit « mais j'ai un coup de cœur, il est trop beau ce prénom, c'était trop marrant ! » Les réactions sont souvent très positives, hyper agréablement surpris de « waouh, la découverte du siècle ! » Comment je n'ai pas connu ce prénom avant presque ? Et on a eu aussi des réactions de parfaits inconnus. Parce que quand on a un bébé, vous le savez tous, tout le monde va vous dire bonjour. Oh, il est mignon, votre bébé. Comment il s'appelle ? Et du coup, quand on dit le prénom, Bélisaire quoi ? Bélisaire ? Ah, mais c'est breton ? Ah non, pas du tout. C'est super rigolo parce que selon la région dans laquelle on est, j'imagine que si on était à Biarritz, tout le monde nous aurait dit, c'est basque ? Non. Il y a une recrudescence peut-être des prénoms régionaux, ou vu qu'on est au bord de la Bretagne, peut-être que les gens se disent, c'est comme le prénom Fanch, par exemple, qui est ultra méga breton, mais d'ailleurs qui a été un gros départ. Les gens doivent se dire, waouh, c'est un truc sorti des fins fonds du placard de leur famille, j'imagine. Et pour du tout ! Du coup, à chaque fois, c'est amusant de... Ben non, Bélisaire, S... Alors, on peut l'écrire avec un Z, mais c'est plus la version afro-américaine. On trouve des Bélisaire d'ailleurs plus en Afrique ou aux Etats-Unis, où on a Bélisaire, Espagne, Italie, un tout petit peu, je crois. Mais du coup, en France, absolument pas connue. Et donc, maintenant, des réactions du corps médical, c'était amusant. En plus, la pédiatre, quand elle est venue pour la visite de Bélisaire, une vieille sage qui doit avoir 40 ou 50 ans même de carrière, qui dit avec une grande tranquillité. Bélisaire, incroyable en tant de temps de carrière je ne l'avais jamais entendu je me suis dit, écoutez madame, je suis ravie, vous avez l'air d'être au bord de la retraite ce sera l'apothéose de votre départ c'était une super réaction et oui, du coup, pour déclarer à la mairie parce que ça aussi, c'était drôle ça va me permettre de parler des autres prénoms choisis à la suite de Bélisaire donc déjà, Bélisaire waouh, mais ça vient d'où, c'est qui, c'est quoi on... Bon, deuxième prénom, Haru. Quoi ? Oui, Haru, c'est un prénom japonais. En fait, le deuxième prénom de Bélisaire, c'est Haru, qui doit se dire Haru en japonais, qui s'écrit H-A-R-U, et qui veut dire printemps. Comme Bélisaire est née en mai, ça faisait sens. Et surtout, je connais ce prénom, alors ce n'est pas juste par pur exotisme que je l'ai choisi et que je voulais un prénom d'un tout autre continent. C'est parce que je suis une grande femme de l'œuvre de Michel Barbery et notamment de son roman Une heure de ferveur, dont le personnage principal s'appelle justement Haru. Je vous laisserai découvrir ce moment qui est vraiment fabuleux et que j'ai lu, ça a coïncidé avec ce voyage en Islande un peu avant, un peu avant ou un peu après. Ça a été vraiment dans ce temps de conception de... conceptualisation de ce bébé ensemble et de cette conception. Et ça faisait complètement sens sur plein plein d'aspects et l'histoire et... Enfin, de toute façon, l'œuvre de Barberie est incroyable et donc, c'était fou. Donc ça, c'était son deuxième prénom. Georges, donc, est le troisième. Et alors, Georges, ce qui est assez amusant, c'est que j'ai un aïeul, mon arrière-grand-père, s'appelait Georges Robert Livé, pour le nom de famille. Et sauf qu'il trouvait que Georges faisait trop pompeux. Du coup, il a préféré se faire appeler Robert. Et ce qui est drôle, c'est que Georges veut dire paysan. Celui qui travaille la terre, quoi. Alors que Robert, alors Ro, je ne sais plus, mais Bert, c'est Bright en anglais, c'est brillant. Donc en fait, son intention était contre-productive par rapport à l'étymologie de ses prénoms. Bon, voilà, c'était vraiment totalement anecdotique. Mais quand même, je trouve que c'est très intéressant. Et donc, je ne l'ai pas connu, bien évidemment, mais je trouvais ça chouette d'avoir un clin d'œil d'un prénom familial. Et puis, il y a surtout des personnages, encore une fois, de la culture. à savoir George Fentrap dans La Mélodie du Bonheur, George Hautecourt dans Les Aristochats, George Baines dans La Leçon de Piano. Il doit y en avoir un dernier, qui là ne me revient pas, que je trouve être des hommes très différents et très inspirants les uns les autres, pour différentes raisons. Et Kevin était carrément pour George, il a trouvé ça... Au début, il était un peu sceptique de George, mais vraiment, est-ce que... Et en fait, si. Et puis donc Zephyr, en quatrième. moi je trouvais ça chouette de pouvoir ajouter en plus on était vraiment à l'extrême ouest de l'Europe pour penser cet enfant jusqu'au bout et il y a eu rencontre dans ce vent d'ouest en fait, il y a eu rencontre de nos intentions, de ce bébé de tout ça et ça a terminé et puis du coup il y avait un petit peu ce petit pincet de graisse antique que j'ai réussi à mettre là et donc j'étais très contente que les Bélisaire arrivent en dernière position malgré tout et j'étais ok totalement avec le fait de ne pas le donner en premier prénom à un enfant. Ça, c'était totalement ok.
- Speaker #1
Tu m'avais dit que ton père avait soupçonné, avait eu une intuition sur le prénom ?
- Speaker #0
Ouais ! Alors,
- Speaker #1
mon petit papa a un petit côté Madame Irma.
- Speaker #0
Il a des intuitions comme ça, parfois.
- Speaker #1
C'est dingue parce que c'est pas comme si vous aviez appelé votre fils avec un prénom. Du top 50, quoi. Là, il faut le sortir.
- Speaker #0
Ce qui est assez marrant, c'est que déjà, ma mère, ma tante, donc la sœur de ma mère et ma grande sœur, étaient persuadées que c'était un garçon, déjà. Elles avaient vraiment une intuition. Bien sûr que c'est un garçon, c'est sûr. Déjà, il y avait un peu de ça. Et puis, évidemment, mes parents connaissent mon parrain, parce qu'ils l'ont choisi comme parrain. Donc, ce prénom, ils le connaissaient depuis un certain temps, quand même. Il y avait un peu un... Ça gravitait pas loin. Puis peut-être que des années de ça, j'ai dû l'évoquer ou quelque chose comme ça. Et quand il a un peu épluché les prénoms où il s'est dit que ça pourrait me plaire, ça lui était revenu. Et du coup, ça faisait partie des options qu'il avait en tête. Et je savais que ma grande sœur... Donc, ma grande sœur a toujours été dans la confidence des prénoms que j'aimais beaucoup. Toujours le cas, d'ailleurs. Et donc... Mais elle avait deux possibilités en tête. Je ne l'avais pas révélée non plus. Et jusqu'à... Mes parents étaient dans le... coin était venu me rendre visite. En fait, Bélisaire est née deux jours après mon anniversaire. Et donc, sachant que le terme était vraiment pour le 4 mai et qu'il y avait mon anniversaire, tout ça, mes parents, ma grande sœur et puis même ma petite sœur étaient venues quelques jours. Ils étaient venus passer une semaine autour du terme et donc de mon anniversaire. Et donc, il se trouve qu'ils étaient dans le coin à la naissance. Trop, trop bien parce qu'ils ne sont pas du coin. Et donc, j'ai gardé le prénom secret ou je l'envoyais en privé. Pour ceux qui voulaient le connaître, mais ma grande sœur voulait avoir la surprise jusqu'à le rencontrer dans la salle de maternité, etc. Ouais. Mais ouais, ouais, mon père avait eu l'intuition du prénom. Et j'avais gaffé aussi auprès de ma mère sur le prénom. Ah oui, ça, c'était drôle aussi. Oh non ! Mais c'était très marrant. En vrai, c'était très marrant. En fait, mon grand-père, le père de ma maman, est décédé en février, l'année de la naissance de Bélisaire. Et il se trouve que j'avais la possibilité d'être près de mes parents et donc sur... surtout de ma maman, à cette époque-là. Et donc, début février, je rends visite à mon grand-père. Je vis chez mes parents pendant ce temps-là. Et donc, visite à mon grand-père. On descend. J'avais notre chien. Oui, élément important, nous venions d'avoir un chiot. Et donc, on était allés voir mon grand-père avec lui. Et il fallait évidemment lui faire une sortie dans le parc, etc. Et il trépignait. C'était un petit chiot dans l'ascenseur. C'était tout nouveau ou quoi. Et donc, du coup, je m'adresse. Alors, je ne sais pas. plus si j'ai gaffé entre le prénom de mon chien qui s'appelle Bagarre donc ça commence par la même lettre et les premiers mois de la vie de Bélisaire, tout le monde a interchangé Bagarre et Bélisaire, c'était très drôle mais voilà, pas vraiment, ça m'amusait énormément et donc je ne sais plus si j'ai voulu m'adresser aux deux ou si j'ai gaffé en voulant appeler Bagarre et je l'ai appelé Bélisaire, je ne sais plus mais toujours est-il que le nom est sorti, disant bon Bélisaire, maintenant on se calme, on se détend on va sortir, tout va bien et j'ai pas compris que j'avais dit le prénom et il y a eu une seconde de latence et ma mère, oh, Belizer ! Mais c'est comme ça que vous allez l'appeler ? Oh non ! Et on était mort de rire. Et du coup, je disais, maman, tu ne dis rien. Maman, tu ne dis rien. Parce que du coup, elle était surexcitée. Non, mais on se calme. Non, C'est un secret. Tu n'as pas le droit de le dire. Et c'était à mourir de rire. Parce que du coup, après, on était dans le parc pour prenait le chien. Alors du coup, pendant un quart d'heure, c'était, mais alors du coup, pourquoi qui ? Non, Non, non, maman, arrête. Déjà, j'ai gaffé. Le reste devra attendre après la naissance. Oui, vraiment, il y a des trucs, je ne sais plus ce que j'ai accepté de lui dire ou pas, mais j'ai réussi à garder des trucs en disant ça, tu le sauras en même temps que les autres. Donc, non, non, c'était super drôle. Et au final, du coup, ça rendait un peu complice déjà la future grand-mère avec son petit-fille. Je trouvais ça marrant, je trouvais ça drôle. Et d'ailleurs, on s'est vus il n'y a pas très longtemps. Et jusque-là, maman n'avait pas dit qu'elle le savait avant. J'ai profité d'un événement de famille pour leur dire que j'enregistrais... de podcast en leur disant « Au fait, je dois vous révéler un truc, maman était au courant avant vous tous que ce serait Bélisaire Du coup, tout le monde était là. Et en plus, vraiment, j'ai dit « Non, non, parce que je suis sûre que tu vas faire la fierotte à le savoir avant les autres et tout, et je veux pas que ce soit pour toi ou pour les autres que personne ne le sache. Attention ! » Donc, c'était drôle, c'était assez marrant.
- Speaker #1
Et donc, plus généralement, les gens ont aimé le prénom et vous n'avez jamais eu de commentaires particuliers à l'annonce du prénom.
- Speaker #0
Non, non, non. En fait, ce qui est rigolo aussi, Bélisaire, alors bien sûr, il y a le général, mais il y a aussi Henri Dussolier avec Catherine Fraud dans, ils ont, c'est quoi, c'est trois films. Ils sont tous les deux enquêteurs. Je ne sais plus comment s'appelle le nom de la série. Et lui s'appelle Bélisaire, justement, dedans. Donc, il y a quand même une génération où les cinéphiles ou quoi, qui peuvent connaître. Et en fait, c'est marrant parce que c'est ça qui a beaucoup plu à Kevin dans le prénom Bélisaire, c'est qu'au-delà de l'étymologie qui est très chouette et qui laisse quand même un champ des possibles assez génial pour l'enfant, le Bélisaire tout doux Bélisaire vient amener ce petit zeste, ce petit accent qui est hyper élégant, qui est un peu plus intense, qui fait qu'en fait, ça marche vachement bien. C'est pas… Tu vois, dans les prénoms que j'avais aussi de côté, il y avait Idèsbald. C'est génial, mais c'est hyper connoté. En fait, c'est ce qu'on s'est rendu compte avec Kevin sur les prénoms qu'on aimait bien. C'est ce décalage, cette coïncidence, plus exactement, qu'il faut qu'on trouve entre un prénom. Par exemple, on en parlait encore hier soir, Arthur et Alexandre. Le roi Arthur et Alexandre le Grand sont des personnages historiques incroyables. Vraiment dinguissimes, que ce soit la légende, le mythe, le tout. Bref, extraordinaire. Sauf qu'en fait, je n'aime pas dire sauf qu'en fait ou mais, parce qu'en fait, les prénoms sont super jolis. Il y a plein de petits Arthur qui naissent en ce moment. Et c'est très, très mignon. Et c'est simplement tombé dans le classique, le commun. On connaît. Et ce n'est pas non plus un Pericles ou un... Justement, je parlais d'Idesbald ou Perceval, par exemple, qui va tout de suite être hyper connoté. Certes, très original, mais pas très connoté. ne savent pas le situer, à moins de tomber sur un historien. D'ailleurs, mes parents ont fait deviner le prénom à un de leur groupe d'amis et il y avait un professeur d'histoire-géo dedans qui l'a trouvé et ils avaient donné comme indice que c'était le prénom d'un général romain. Il y en a des général romains quand même. Il y a eu Constantin, il y a eu pas mal de... Et il y en a un qui a trouvé Bélisaire. Donc, bon, soit on arrive à trouver la référence parce que cinéma ou l'histoire, mais... En final, c'est marrant parce que c'est un grand général romain, mais il n'y a pas tant de gens que ça qui le connaissent. Donc, c'est vraiment réussir à trouver un peu cette coïncidence entre un prénom qui va être assez puissant, mais pas trop connoté pour autant. Tu vois, je pense à tous les fans de Seigneur des Anneaux et toutes ces vibes. Aragorn, c'est indonnable. Ceci dit, on a découvert il n'y a pas longtemps que des amis d'amis avaient appelé leur enfant Anakin. Bon, il faut assumer à fond l'univers Star Wars. Et en même temps, pourquoi pas ? C'est vrai que le prénom en lui-même est mignon. C'est ça qui... Bon, et c'est comme le prénom Louvre. Tiens, je ne l'ai pas cité d'ailleurs. Je connais Torgal depuis que j'ai 12 ans et je me suis dit, Louvre, en plus, son personnage est formidable. Je me suis dit, mais trop, trop beau. Et Louvre, pour notre génération, c'est forcément Torgal. Donc, il faut être OK avec le fait que tout le monde le ramènera à ça. Et encore, je trouve que Louvre est peut-être un peu plus anonyme, justement, qu'un Aragorn. Quoique. Et au contraire, parfois, il y a des personnages, genre le héros de Dune, par exemple, qui s'appelle juste Paul. Du coup, ça rend totalement anonyme aussi. Si c'est Paul, les gens ne vont pas chercher. Ah ouais ? Paul ? Pourquoi ? Non, c'est un classique. Paul, Paul, quoi. Alors que toi, tu aurais envie de dire, non, mais ce n'est pas juste Paul. C'est Paul parce que d'une. C'est l'enfer, l'enfer de devoir expliquer. Donc, c'est aussi pour ça que Bélisaire, il coïncidait bien. En fait, il vient à la jonction de nos passions communes, entre l'épiqueness, le doux, le poétique, l'historique, mais discret. c'est pas non plus on l'a pas appelé Arthur tout le monde évidemment roi Arthur quoique je suis même pas sûre que maintenant on fasse forcément un mais j'aimais bien aussi César par exemple César je trouve ça fabuleux mais c'est forcément Jules César il faut être ok et tu parlais de l'étymologie toi t'étais sensible à l'étymologie des prénoms que vous envisagiez ouais quand même même si il y en a Enfin... Au bout d'un moment, tu peux passer par-dessus quand même. Parce que, par exemple, je t'avais parlé un peu avant de Tarsis. C'est un prénom qui veut simplement dire celui qui vient de Tars. Bon, voilà.
- Speaker #1
Que fais-tu de cette information ?
- Speaker #0
Exactement, exactement. Il y a des trucs, à un moment, c'est vraiment te dire est-ce que l'étymologie me gêne en soi ou est-ce qu'elle me plaît en soi ? Et auquel cas, tu vois Balsam, le fait que ça veut dire baume, je trouve ça fabuleux, je trouve ça trop mignon. Si c'est un enfant que tu as eu du mal à l'avoir, il y en a qui vont choisir Désirée, Gloria, Zoé qui veut dire vivante, etc. Et Balsam aussi, c'est ce petit bébé qui, dans sa venue, vient réparer quelque chose aussi. Je trouve ça super joli. Donc, l'étymologie peut avoir... J'ai appris avec le temps à me dire qu'on pouvait s'en détacher. Et en fait, ce qui me faisait bizarre, plus jeune, c'était que les gens ne s'intéressent pas du tout. à ce que veut dire le prénom de leur enfant ou qui l'a porté. Ça, tu vois, le podcast, là, sur le prénom Lazare, la femme que tu as interviewée disait qu'elle avait besoin de maîtriser le prénom. Je suis un peu pareil. J'ai besoin d'être capable de dire d'où ça vient, qui, pourquoi, quand, comment. Et pas juste, je trouvais ça joli. Bien sûr qu'on trouve ça joli, c'est pour ça qu'on le choisit. Et ensuite, c'est ça qui m'intéresse surtout, en général. Et donc, Belizer, ce qui était chouette, c'est qu'il y avait trois étymologies qu'on a trouvées. Il y avait l'étymologie latine, blaesus, celui qui balbutie. C'est celui qu'on a trouvé tout de suite sur Internet. Mais c'est marrant parce qu'a priori, ce ne serait pas l'étymologie la plus proche de l'origine du prénom.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Après, on avait belos, qui veut dire la flèche en grec. Donc, ce qui est drôle, c'est qu'on avait à la fois celui qui tâtonne finalement. Et puis la flèche, au contraire, c'est quelqu'un qui n'hésite pas. Donc, je trouvais ça assez sympa d'avoir cet équilibre là-dedans. Et en fait, a priori, l'étymologie qui est quand même la plus proche réellement du prénom Bélisaire, c'est l'origine slave. Bélisaire, tsar, donc Bélisaire blanc, et tsar, prince, donc le prince blanc. Et donc, là, pareil, assez royal quand même. Beaucoup de pureté, vivre des grandes choses. Je trouvais ça assez sympa de lui proposer ça direct. Je trouve ça assez sympa. Donc voilà, l'étymologie, on a trouvé ça assez puissant et équilibré pour autant.
- Speaker #1
Ok, je comprends ce que tu veux dire.
- Speaker #0
Tu m'avais dit que tu penses que le prénom influence comme le vêtement. Oui ! Alors ça, c'est un vrai sujet. C'est-à-dire que, du coup, je prends le vêtement en premier pour pouvoir préciser ma pensée. Il y a des gens qui adorent s'habiller. font un jeu de ça. Déjà, il y a les classiques, ceux qui vont être chino, chaussures, bateaux, polo. Il y a des catégories sociales qui sont hyper définies aussi un peu par ça. C'est un peu plus pour eux aujourd'hui. Mais quoi qu'il arrive, quand on s'habille, on veut dire quelque chose en positif comme en négatif. C'est-à-dire que quelqu'un qui va dire « Je n'en ai rien à foutre de m'habiller, ça ne m'intéresse pas, je veux juste avoir un vêtement sur moi » , il dit quelque chose de lui malgré tout à travers ça. C'est d'où le côté positif ou négatif de la chose. Donc en fait, quelle que soit la façon dont on s'habille, avec goût, avec choix, avec désir, avec envie ou avec non-goût total, aucun intérêt de la question, on dit quelque chose de soi. Donc en fait, je pense qu'un prénom... De la même façon, parce qu'on sait d'où il vient, qui l'a porté, pourquoi on nous l'a donné ou pas, va venir influencer la façon dont on va le porter. Par exemple, moi je m'appelle Valentine, je sais pourquoi je m'appelle comme ça, je sais ce que ça veut dire, le fait de savoir que ça veut dire valeureuse, puissante, robuste, je pense que c'est de temps en temps un mot de « hé, tu t'appelles Valentine, ça va passer » . Et le fait de savoir que c'est mon père, Au début, ma maman avait proposé Juliette. Et puis, papa n'était pas hyper emballé. Et puis, ils ont dû voir Rouge. Je n'ai plus le nom du réalisateur qui est polonais. C'est une série bleu, blanc et rouge, si je ne dis pas de bêtises. Et donc, dedans, Irène Jacob joue le rôle d'une femme qui s'appelle Valentine. Et ils avaient vu ce film pas très longtemps auparavant. Et donc, ils se sont dit, mais Valentine, qu'est-ce que tu en penses ? Qu'est-ce que tu en dis ? et maman a carrément apprécié. Et donc, j'ai trouvé ça sur nos prénoms à toutes les trois. C'est le seul que mon père a proposé à maman et maman a dit oui. Et ça aussi, je trouve ça chouette, le fait que ce prénom ait été choisi aussi de cette façon. Et bon, évidemment, il y a la Saint-Valentin et ces choses-là, mais à la limite, c'est presque plus anecdotique. Donc ça, moi, ça a influencé qui je suis. Ma grande sœur s'appelle Aliénor et un beau jour en primaire... Un prof qui surveillait la classe lui a dit « Mais tu sais que c'est à cause de toi qu'il y a eu la guerre de Cent Ans ? » Et du coup, aucune pédagogie. Oui, non mais il faut prendre des gants. Elle savait qu'elle avait le prénom, je crois, à l'époque à quel point elle savait qu'elle avait le prénom d'une reine, et donc deux fois reine, Aliénor d'Aquitaine, s'il vous plaît. Elle s'est intéressée à l'histoire d'Aliénor d'Aquitaine et aujourd'hui, il se trouve qu'elle est docteure en histoire. et ma petite sœur Garance, c'est pareil, ça a influencé la sonorité du Garance, ça vient amener cette vibes parisienne, cette façon de parler, les titis parisiens et ces choses-là. Pareil, ça a influencé complètement une vibes là-dedans. Je pense que malgré soit qu'on aime ou qu'on n'aime pas son prénom, ça vient influencer quelque chose chez soi en fait. D'où cette histoire, cette analogie avec le vêtement. C'est ça que je voulais dire au travers de ça. On se l'accapare d'une façon ou d'une autre, en fait, malgré soi ou pas. Le but du jeu, c'est d'être bien avec. Enfin, j'ai une amie qui est sage-femme et qui venait d'avoir la naissance de jumeaux qui ont été nommés prince et princesse. Alors, il se trouve que les parents sont d'origine congolaise, si je ne dis pas de bêtises, quelque chose comme ça. Donc, on utilise beaucoup des prénoms comme ça, comme divine. Et je trouve ça fou. Il faut quand même vivre avec le fait de s'appeler prince ou princesse. C'est hyper piquant. Le but, c'est de ne pas rendre son enfant ridicule pour autant. Le podcast où il y avait le prénom Zéphyr, la réaction des proches de « Mais comment vous pouvez dire des choses pareilles ? » Il y a déjà une maman enceinte et même une fois que le bébé est né, je trouve ça monstrueux. Donc, il y a une vraie... Une chose à relativiser entre le prénom est-il ridicule du type Nutella, par exemple. Bon, là, il y a peut-être un truc à aller chercher. Et Julien en parlait, c'est des surnoms qui deviennent des prénoms. Le premier qui me vient en tête, c'est des copains qui ont appelé leur petit garçon Paco. Bon, Paco, c'est le diminutif de Francesco en Espagne. Bon, oui, mais c'est un prénom aussi, en fait. C'est mignon, Paco. Ça passe très bien. C'est hyper cool. Comme les noms de famille reviennent à la mode aussi, les Zola, Verlaine, Baudelaire, tout ça. Donc, il y a un équilibre à avoir là-dedans. En fait, je crois aussi qu'en tant que parent, le fait de conscientiser à fond pourquoi on appelle son enfant par ce prénom, ça permet aussi de l'accompagner là-dedans si jamais c'est difficile pour lui, d'être capable de lui dire, écoute, nous, on t'a appelé comme ça pour toutes ces raisons-là qu'on trouvait hyper chouettes et on aime vraiment beaucoup. beaucoup ce prénom. Donc, on va essayer de t'aider à traverser ça. J'avais une copine comme ça qui s'appelle Lou-Anne. Ses parents lui ont révélé, ado, qu'en fait, il regrettait le prénom qu'il lui avait choisi. Ça, c'est super dur, par exemple.
- Speaker #1
En plus, à l'adolescence, où déjà, tu es en recherche d'identité.
- Speaker #0
Mais complètement, je suis là, mais mon Dieu, mais... Ah là là.
- Speaker #1
Donc, je ne te demanderai pas comment tu penses que le prénom, il influence Bélisaire pour l'instant parce qu'il est encore petit. Mais est-ce que tu peux quand même le décrire ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai beaucoup réfléchi parce que c'est vrai que j'essaie de ne pas catégoriser encore beaucoup Bélisaire. Le fait qu'on puisse dire « Oh, c'est un petit coquin ! Oh, il est ceci ! Oh, il est cela ! Je suis là ! » En tout cas, quand on peut y penser de cette façon-là, ça ne me plaît pas énormément. J'ai vraiment besoin de lui laisser toute l'attitude de devenir. Pour autant... Quand je le laisse, et c'est ce que je fais la plupart du temps, évidemment, enfin même tout le temps, c'est un petit explorateur de tout. Mais en même temps, quand je te dis ça, j'ai l'impression d'enfoncer les portes ouvertes. C'est-à-dire qu'évidemment, tous les enfants sont sensibles, explorateurs, j'ai l'impression. En fait, je me suis rendu compte que ce que je pensais être une norme chez beaucoup d'enfants, apparemment, ce n'est pas tant que ça le cas.
- Speaker #1
Ma fille a l'âge de Bélisaire et elle est très différente de son frère au même âge. Pour le coup, on va avoir des clichés de la petite fille sage ou du petit garçon, je ne sais pas, bagarreur ou je ne sais pas quoi. Mes enfants ne sont pas du tout dans ces clichés-là,
- Speaker #0
mais ils sont très différents. C'est ça qui est assez difficile à établir. Mais quand même, en fait, dans les faits, il adore grimper partout. À partir du moment où il a pu découvrir comment se hisser, comment grimper, c'est sur le canapé. On a deux escaliers à la maison, donc c'est des escaliers. On lui a même offert pour son anniversaire les petites arches, tout ça, sur lesquelles tu peux grimper, faire des petits parcours, tout ça. Donc ça, c'est pareil. Il grimpe sur les boîtes, sur les tabourets, sur les chaises, sur les deux marches, les trois marches. Enfin vraiment, les escabeaux, quand on fait des travaux, il mange sur les premières marches, machin. Donc il est vraiment à vouloir se hisser beaucoup. Ça, c'est hyper amusant quand même. dernièrement il a quand même il aime bien sortir un livre, le feuilleter et puis passer au suivant, et le feuilleter et passer au suivant, et ça c'est hyper drôle aussi, il est hyper concentré quand il fait ça, il a découvert comment tu sais avec le pouce tu laisses les pages passer les unes juste après les autres aussi du coup il le fait sur des, il m'a chopé mon gros bouquin l'autre jour et il faisait ça et du coup il voit toutes les lettres et waouh c'est fascinant, et il recommence et c'est trop rigolo les peluches il en a rien à faire il s'en fiche complètement il le regarde, il va se marrer et puis il va l'acheter il aime beaucoup les animaux aussi on a des chevaux qui sont dans un pré pas loin à côté chaque fois qu'on passe devant il va les saluer il va leur faire un coup de la main, il veut les toucher donc un chien avec lequel il grandit, donc ça c'est hyper rigolo comme histoire c'est vraiment trop marrant il aime beaucoup le contact avec les animaux être dehors c'est un petit bébé des bois c'est quand il était tout petit petit et qu'il avait des grosses crises de larmes trop de charge émotionnelle on sort sur la terrasse il voit les arbres et ça y est on a une cascade près de la maison aussi et pour le bercer parfois on allait au bord de au bord de la cascade en question et ça l'endormait donc donc je dirais ça je dirais je dirais tout ça mettre les mains dans la terre le sable prendre un gros Merci. poignée, je suis obligée de me battre pour qu'il ne me déterre pas mes fleurs de mes peaux. Non, il faut les laisser dedans, s'il te plaît. Tiens, je te mets un bac à côté avec de la terre dedans. Laisse mes plantes. Donc, ouais, je dirais un peu ça. Il rigole beaucoup. Il aime beaucoup nous faire rire. Il découvre, en fait, qu'on peut faire rire quelqu'un, malgré soi ou pas, et du coup, c'est hyper drôle. C'est hyper drôle. Il découvre ça en ce moment. C'est tellement rigolo. Alors, moi, je rigole de... Je le regarde des heures faire. C'est super marrant. Et il est curieux de manger aussi. Ça, c'est un petit gourmet quand même. Pas gourmand, gourmet. plutôt gourmet, ça c'est marrant je pensais pas que j'aurais autant plaisir en fait je sais pas si je l'envisageais ce plaisir à le regarder vivre et être au monde et se rendre compte de... et puis c'est mignon parce que un autre truc c'est qu'il est assez ouvert envers les autres, on a beaucoup de chance parce que je pense aux parents qui ont des bébés, quand ils voient de nouvelles têtes, ils n'ont pas forcément envie de sourire, se cachent dans les bras, etc et là on a Même si Bélisaire va avoir une approche curieuse et de décryptage assez vite, il a quasiment toujours un sourire. Puis maintenant, il sait faire coucou de la main de différentes façons. Alors du coup, il fait toujours l'illanimité. C'est extraordinaire. Je suis trop fan.
- Speaker #1
Oui, mais nos petits bébés, enfin nos bébés qui grandissent si vite, on pourrait en parler des heures. Est-ce qu'il y a un prénom que tu as croisé dans ta vie ? dans la littérature, dans le cinéma, etc. qui t'a fait quelque chose de particulier,
- Speaker #0
qui t'a inspiré, qui t'a marqué ? Eh bien, écoute. Donc, évidemment, Bélisaire en fait partie puisque c'était vraiment cette histoire-là. Mais donc, à part celui-là, je dirais qu'il y a Narcisse. Plus que je ne pensais, en fait, il revient régulièrement dans mon esprit. Pas pour le mythe grec, contrairement, évidemment, à la première idée, c'est normal, mais pour... le roman de Herman S. Narcisse et Goldmund qui n'est pas si long que ça à lire et qui avait été fulgurant à l'époque. J'aimerais bien le relire. Et d'ailleurs, c'est marrant, Kevin l'a lu aussi. Ça pourrait faire partie de prénoms qu'on pourrait envisager. Narcisse. On est d'accord que ce n'est pas simple parce que c'est forcément narcissique. C'est forcément cette vibe-là. Mais il y a aussi d'autres choses qui vont avec dans la culture littéraire et autres qui sont quand même intéressantes à prendre en compte. C'est une fleur aussi, à la base. Ce Narcisse, il a été transformé en fleur. C'est donc une cousine de la jonquille. C'est donc le printemps. Ça a totalement un lien avec la maison de mes grands-parents qui aujourd'hui ne fait plus partie de... qui a été vendue depuis tout ça. Donc, il y a un truc qui va avec cette vibes. Là, je lis un bouquin qui s'appelle Brûle Bleue, qui est formidable. Et le héros s'appelle Silas. Et je trouve ça assez dingue. comme nom aussi. Ce n'est pas commun du tout, mais je trouve que ça a un écho très particulier, une saveur assez intéressante. Et il y a aussi Chez Erasade, avec le dernier roman de Sophie Fontanel. Alors là, c'est carrément une autre partie du monde. D'ailleurs, si quelqu'un connaît des prénoms qui fonctionnent dans la même vibe que Chez Erasade, je suis preneuse parce que bien sûr que c'est... très difficilement donnable telle qu'elle. Mais quand même, c'est une sacrée nana. Je la trouve incroyable ici. Vraiment, je dirais que c'est un peu les trois, les quatre prénoms. Ouais, disons ça. Disons ça. Qui t'ont marqué. Ouais. Ouais, ouais, ouais. Disons que oui, qui m'ont marqué de cette façon-là, oui. Je vais me cantonner à ça. Ouais.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que tu as un conseil à donner aux parents qui cherchent un prénom pour leur enfant ?
- Speaker #0
En plus, j'ai écouté pas mal de tes podcasts. Il y a les grands classiques de ne demandez pas conseil autre qu'à une professionnelle. Ne demandez pas l'avis, faites-vous confiance. Effectivement, aussi, ne pas perdre de... Je suis très d'accord avec ce que dit Julia sur le fait qu'un prénom... les coups de cœur, ça existe, évidemment, mais le fait de prononcer, dire, redire un prénom, pas forcément pour convaincre l'autre, mais même à soi, je trouve que c'est vachement bien. Pas juste crier dans la maison Bélisaire pour se dire « Tiens, est-ce que ça marche ou pas ? » Mais simplement de, je ne sais pas, de le former dans sa bouche. Je trouve qu'il y a quelque chose d'organique là-dedans qui je trouve génial, qui donne corps, en fait. On vient modeler un peu le prénom avec soi. Et puis, de toute façon, il y a tellement de vibes différentes d'un speed prénom aujourd'hui que soyez alignés ensemble avec ce prénom. C'est tout. Mais bon, c'est un peu enfoncer une porte ouverte. J'espère vraiment que les couples qui choisissent un prénom sont vraiment dans cette idée-là de c'est cool de ne pas forcément que convaincre l'autre. Souvent, c'est plus les mamans qui ont des idées, pas tant que ça les papas. Merci. Voilà, qu'il y ait une harmonie, pas juste... Lui, il voulait absolument que ce soit ça, alors j'ai dit ok. Je trouve ça un petit peu triste. Disons que... Puisque cet enfant va recevoir ce prénom pour la vie, autant que ce soit quelque chose qui vibre bien dès le début, en fait. Je dirais ça, peut-être, pour finir. Un prénom qui va bien vibrer parce qu'il aura été choisi avec amour, en conscience, avec joie. La joie, c'est important dans le choix du prénom. Voilà, je dirais ça.
- Speaker #1
Très bon conseil. Et donc, la question de fin que tu connais ? Un prénom de fille et un prénom de garçon que tu n'as pas mentionné jusqu'ici à nous partager.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. T'inquiète, j'en ai gardé. J'en ai gardé. J'en ai gardé. Et il a fallu que je m'en note quand même parce que j'en ai dit beaucoup des prénoms. Mais en même temps, je trouve ça tellement, tellement génial. Dans les prénoms que je n'ai pas donnés, eh bien, dans les prénoms gaulois que je trouve incroyables et Kevin était à deux doigts de vraiment l'envisager, Bélisaire, je trouve ça... formidable pour une fille. C'est incroyable. Dans les prénoms aussi donnables d'Islande, il y a Egil, qui n'est pas Gilles qu'on connaît, qui est peut-être un peu plus génération 50 balais, peut-être voire même 55 maintenant, mais Egil, E-G-I-2-L, a une sacrée personnalité islandaise. Je trouve que ça sonne très, très bien. Et dans les vieux prénoms qui ne reviennent pas trop, il y a Marguerite, que je trouve beaucoup... beaucoup plus doux et beaucoup moins vache que ce qu'on pourrait imaginer. La marguerite, la fleur. Oui, marguerite, tout le monde pense à la vache marguerite, mais comme l'âne Martin. Enfin, Martin, il n'y a pas qu'un âne qui s'appelle Martin. C'est terrible, mais marguerite, je trouve que c'est très doux, en fait. C'est très mignon, c'est très chou. Ah oui, dans La Horde du contre-vent d'Alain Damasio, lui aussi en termes de mine d'or, de prénoms très changeants, il y a Sahar. que je trouve fou. Ce n'est pas Sarah, du coup. C'est vraiment Sarah, mais sans le A de fin. Je trouve fou. Step. Step, on s'était demandé avec Kevin à quel point ça pouvait être donnable. Et franchement, je trouve que ça marche très bien, en fait. Step. Il y a quelque chose de très libre. On imagine un faucon dans une plaine. Je trouve ça génial comme image.
- Speaker #1
Que tu écris comme les Steps ?
- Speaker #0
Oui, comme la Step. S-T-E-P-E. Oui, vraiment. Il y a Almé. Almé. Qui change de Alma aussi. pro. Et puis, Sauve aussi, à Sauvé. Je trouve qu'il marche bien, Sauve. Il y a un truc assez chouette avec ça aussi. Je trouve ça super cool. Je peux vous donner aussi Calom, Ariel, Valérie, Claire. Claire pour un garçon. Claire pour un garçon, c'est cool, c'est mignon, ça change. C'est beaucoup moins connoté que Claire pour une fille qui est un peu plus générationnelle, peut-être.
- Speaker #1
Génial. Là, tu en as donné plein.
- Speaker #0
Ça pourra forcément inspirer d'une manière ou d'une autre les parents qui nous écoutent. J'espère. Écoute, si ça peut donner de nouvelles idées. C'est vrai qu'en ce moment, je trouve qu'on tourne beaucoup sur des mêmes vibes à nouveau. Ce n'est même pas tout à fait le top 10 des prénoms. C'est encore un nouveau élan. Tu vois, les Pia, justement, Zéphir, Solal, mais même des copines autour qui ont appelé leur enfant. Il y a Anselme, Eugène, Vendrie. toute une nouvelle vibe là-dedans. C'est chouette. Et en fait, ce qui est cool, c'est qu'on a quand même un champ des possibles aujourd'hui qui est super chouette. C'est super enthousiasmant au final.
- Speaker #1
Par rapport à nos parents, c'est vrai qu'on a déjà beaucoup plus de possibilités. Et le monde étant beaucoup plus ouvert aussi, c'est peut-être plus facile aussi d'assumer une originalité par rapport à il y a 30 ans.
- Speaker #0
Oui, il y a des prénoms qui ont dépassé aussi une période. Justement, les vieux, vieux prénoms de nos arrières-grands-pères ou grands-pères, ça y est, on peut les donner. C'est sûr qu'il y a des prénoms du type Bernard, Michel, Jean-Marc qui, probablement, sont voués à ne plus être beaucoup donnés. Mais ce n'est peut-être pas plus mal non plus. Donc non, ce qui est cool, c'est qu'en plus de vieux prénoms que nous, on date, parce que tous les prénoms sont très vieux en réalité, en fait. quand on regarde bien. Mais ces prénoms qu'on date un peu avant-guerre, après-guerre, ça y est, c'est des trucs qu'on redonne à nouveau. C'est plus la génération de nos parents. Quoique je connais des Philippes et des Isabelles qui sont ados aujourd'hui. Comme quoi... Ouais. Tout se donne. Tout se donne. C'est génial. C'est tout le monde passionnant. Ce sera le mot de la fin. Tout se donne. Tant que c'est pour les bonnes raisons. Voilà, exactement. Restons respectueux de l'être humain. Mais absolument, on peut donner beaucoup, beaucoup de choses et de façon très intéressante. Génial. Merci beaucoup, Valentine. Avec grand plaisir. Merci à toi, Valentine.
- Speaker #1
À vous qui nous avez écoutés, merci aussi. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager à de futurs parents. Vous savez, ceux qui galèrent à se mettre d'accord et qui parcourent toutes les sources possibles en espérant avoir la révélation. Cet épisode, c'est peut-être la révélation qu'ils attendent. Si vous ou un de vos proches souhaite discuter avec moi d'un prénom, n'hésitez pas, contactez-moi sur Instagram, je vous mets toutes les informations dans la description de l'épisode. Moi je suis curieuse. C'est quoi son petit nom ? Allez, je vous dis à très vite.