- Speaker #0
Quel joie. Aujourd'hui, j'ai avec moi Rosalie Julien. Rosalie est sortie de l'école en même temps que moi en 2001, a fini ses études pour être comédienne. J'ai vraiment eu un gros coup de cœur pour cette comédienne fabuleuse, très polyvalente. C'est sûr que vous l'avez vue à la télévision, au cinéma ou au théâtre. Sinon, elle fait beaucoup de surimpression vocale, elle travaille beaucoup la voix. Mais c'est pour ça que je la vois aujourd'hui. Aujourd'hui, on vous amène dans son univers, dans sa deuxième passion qui me terrorise. La plongée sous-marine. Rosalie fait non seulement de la plongée sous-marine, mais elle la fait aussi sous la glace, au froid. Et elle l'a fait aussi en apnée dans des profondeurs. Elle a fait de la compétition. C'est vraiment un univers qui me fascine autant qu'il me terrorise et je veux juste aller enlever ce voile de la peur et essayer d'aller découvrir pourquoi elle trippe aussi fort sur cette activité que je trouve: Ah!. Sans plus tarder,
- Speaker #1
Rosalie Julien
- Speaker #0
Donc, ma belle Rosalie Bien oui. Très contente de t'avoir avec moi aujourd'hui. Faque là, comme je t'ai dit, bien là, je ne sais pas si tu es prête, mais on va jouer au Micro-show. D'accord. Mais le micro-show, tu sais, à chaque fois j'essaie de faire que c'est du tac au tac, mais ça se peut que ce soit pas ça.
- Speaker #1
Ça se peut que ça n'arrive pas.
- Speaker #0
C'est souvent raté.
- Speaker #1
OK, parfait. Fait que fait de ton au mieux. OK, oui, merci.
- Speaker #0
Parce que c'est quand même des questions genre: ...
- Speaker #1
Une habitude bizarre que tu as. Une habitude bizarre que je dis, mon Dieu, ce qui me vient spontanément. Je suis sûre que j'ai quelque chose de plus weird que ça, mais la première chose qui me vient, je pense, c'est... Des fois, quand je vais chez des gens, c'est parce que ça m'est arrivé cette semaine. Tu sais, si je vois une plante, mettons, qui a besoin d'eau ou, mettons, le chien, l'animal, il n'a pas d'eau dans son bol. Oui, j'ai comme une obsession. Ben, nourrir, tu sais, prête ça parce que tu sais, des fois on oublie les plantes.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
j'adore Les chiens ont besoin d'eau fraîche. Ben, je pogne le plat, je mets de l'eau, je dis rien, je laisse ça là. Ah,
- Speaker #0
t'es donc bin cute! Qui a donné de l'eau ?
- Speaker #1
ah ben non, je passais par là. Mais oui, c'est comme quelque chose que je vois tout de suite pis je me dis voyons, je suis doc bin intense tsais! Ah,
- Speaker #0
j'adore, j'adore. Tu nourris la vie. Ouais. Ah, un petit chien qui n'a pas d'eau, tu lui donnes de l'eau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
T'es fine. Tu sais,
- Speaker #1
les chats, ça a besoin d'eau fraîche. Si tu vois qu'il y a de l'eau qui traîne, tu es là « ben non » . Je ne sais pas pourquoi je le vois tout de suite.
- Speaker #0
Ah, pas frais. Pas frais ça. Ton mot québécois le plus drôle ?
- Speaker #1
Ben,
- Speaker #0
le plus drôle. Ton mot québécois préf. ? As-tu un mot que t'aimes ?
- Speaker #1
Préféré ?
- Speaker #0
Ben, ou drôle. Moi,
- Speaker #1
ce que je n'aime pas comme mot québécois, ce qui me vient, c'est « diachylon » . C'est laid... J'aime pas ça. Je dis, c'est laid quand ça traîne sur le bord d'une piscine ou dans la mer, justement, tu sais, sur le bord de la plage.
- Speaker #0
Ça m'écoeure.
- Speaker #1
Ça c'est ce qui me vient. Il y a plein de beaux mots dans la langue française.
- Speaker #0
On va y aller avec Diachylon. Surtout, je le vois flotter sur le bord d'une piscine. C'est dégueulasse. Oui,
- Speaker #1
voilà.
- Speaker #0
Oui, t'es bonne. Ton dernier mensonge ?
- Speaker #1
Hé, mon dernier mensonge.
- Speaker #0
Oui, on veut savoir.
- Speaker #1
Bien, je sais pas, je... Tu ments-tu ? Bien, sûrement, là, des petits mensonges. Mais je suis surtout quelqu'un qui prône l'honnêteté. J'aime pas les zones grises. J'aime pas ça quand je fais « C'est-tu vrai ce qu'elle m'a dit ? » Pourquoi je le ressens à quelqu'un qui est comme « Pas ça » Tu sais, on dirait que, bien, de par notre métier, on scanne assez vite. Oui. Puis, mais oui, attends, je sais pas...
- Speaker #0
Ça se peut que t'en aies...
- Speaker #1
Ça me vient pas, mais c'est sûr que je dois en faire des petits des fois. Genre, t'as du péter ? Non. C'est pas moi, Gen.
- Speaker #0
Ton super pouvoir inutile.
- Speaker #1
Hé,
- Speaker #0
mon Dieu T'en as-tu un ? Arroser les plantes ? Non.
- Speaker #1
C'est utile. Quand j'étais plus jeune, je sais pas si je suis encore capable de le faire, pis je le ferai pas là, mais j'ai les yeux... Je suis capable de faire shaker mes yeux.
- Speaker #0
C'est comme...
- Speaker #1
Je suis capable de faire forcer les muscles, puis mes yeux font ça comme ça.
- Speaker #0
Pourquoi tu ne veux pas le faire ?
- Speaker #1
Ça ne sert à rien. Je vais le loucher, c'est sûr. Mais ce n'est pas...
- Speaker #0
Ça ne sert absolument à rien. C'est ça, je l'aime.
- Speaker #1
Je pense que je vais m'hypnotiser dans le temps, mais non, vraiment pas.
- Speaker #0
Oui, tu pourrais peut-être faire bouger des objets avec ton... non?. Super bougeage de p'tits yeux. Une invention que le monde attend, selon toi ? C'est une bonne question, ça. T'en es-tu une ? Sinon, on passe à l'autre. Je suis en train de me douter.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Je suis en train de me douter de ma...
- Speaker #1
Je sais pas. Une invention que tout le mondeattend. Ouais,
- Speaker #0
elle dure quand même.
- Speaker #1
Arrêter les conflits dans le monde. On est capable d'inventer quelque chose qui va avoir une décharge d'humanité. Je sais pas. Tu sais, injecter de l'humanité, du respect.
- Speaker #0
C'est vrai, on en parlait tantôt, moi. La galanterie. Juste de penser à l'autre, d'arrêter de se mettre devant.
- Speaker #1
Parce qu'on pense des fois quand on est entouré de gens qui sont consciencieux et plutôt humains, que tout le monde pense comme nous, mais finalement tu te rends compte que c'est une masse. Oui, peut-être pas eu la tête d'humanité dans... oui, c'est ça.
- Speaker #0
Un mantra ou une phrase fétiche que tu te répètes souvent ?
- Speaker #1
Oui, il y a comme une phrase qui me suit depuis que je suis jeune. Je pense que c'est vraiment un esprit sain dans un corps sain. Moi, quand ça ne va pas, je me dis... Là, tu manques de sport, tu manques d'air, tu manques de nature. Il y a quelque chose où des fois, je tombe dans ma tête, je deviens super stressée, anxieuse. Puis c'est tout le temps la solution pour moi. Je fais OK, là, il y a quelque chose au niveau physique qui n'est pas équilibré. Fait que va équilibrer ça, puis le reste va suivre.
- Speaker #0
En fait, tu t'auto-analyses beaucoup. T'es sur le temps en train... Bien, pas que tu t'auto-analyses, mais tu...
- Speaker #1
Bien, des fois, quand je me rends compte qu'elle va pas si bien que ça, puis que je suis trop dans ma tête, c'est vraiment souvent un manque de sport. Je fais beaucoup de trail en montagne.
- Speaker #0
OK, OK. C'est de...
- Speaker #1
Faut que...
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
tu bouges. Faut se tuer, faut respirer, faut oxygéner à patente.
- Speaker #0
Ouais. Ah, c'est le fun.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
Fun de voir que t'es... À l'écoute.
- Speaker #1
J'ai à l'écoute. Ouais. Genre,
- Speaker #0
non,
- Speaker #1
c'est plein de nœuds.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
En même temps.
- Speaker #0
Bon, c'est pas...
- Speaker #1
Pas tout le temps.
- Speaker #0
Ouais, mais c'est beau d'être à la recherche de la... J'ai le mot tempérance, là, mais l'équilibre, là. L'équilibre. Moi, ouais.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Deux dernières qui te rendent heureuse instantanément.
- Speaker #1
Ah ben là, mon Dieu, si... Puis on va en parler, mais vraiment, moi, c'est être près de l'eau, être dans l'eau. La mer, le bleu, c'est très salvateur pour moi. Ça, c'est instantané.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
C'est à peu près proche de l'eau.
- Speaker #1
Oui. Une piscine,
- Speaker #0
ça fait-tu la job ?
- Speaker #1
Une piscine, ça fait la job en attendant. J'ai appris à aimer la piscine avec la carrière, je pourrais t'en parler, mais ce n'était pas gagné d'avance pour moi. Moi, je ne veux pas tant le clore et tout ça, avec les cheveux qu'on a. Oui, c'est pas du tout ça. Puis non, tu sais, je n'étais pas très attirée. J'ai toujours eu une piscine quand j'étais jeune. J'aime être dans une piscine, mais tout ce qui est chlore et tout, c'était pas... Mais oui, oui, j'y trouve quand même un peu de paix en apprenant the real thing.
- Speaker #0
Puis, un rêve que tu as ?
- Speaker #1
Mon Dieu, j'en ai tellement. Ah, ça, c'est vraiment bon. Oui. Mais si je reste dans cette... Bien, moi, j'aime beaucoup voyager.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
J'ai vraiment des destinations que je voudrais vraiment faire, puis surtout en lien avec la plongée, ça c'est sûr, parce que les océans ne sont pas partout pareils. Il y en a qui sont un petit peu plus maganiques que d'autres. Mais oui, je pense que ça, c'est un de mes grands rêves. Puis là encore plus, je pense, plus on vieillit, mais de favoriser. J'ai voyagé beaucoup, j'ai ralenti un peu, puis là je me dis non, je me remets là-dedans. inconfortable, de rester inconfortable.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je parle de partir un peu à l'aventure. Oui. Là, ça serait ça. En tout cas, j'en ai plein. Mais là, pour l'instant, c'est ça qui m'habite.
- Speaker #0
Ce serait quoi ta destination de plongée par excellence ?
- Speaker #1
On va parler,
- Speaker #0
je vous le dis, on va parler de plongée.
- Speaker #1
Oui, finalement. L'annonce. Il y a une destination qui me tente depuis longtemps, c'est l'Indonésie, la Pap... La Papouasie, le Nouvelle-Guinée. Là, ils ont des coraux qui sont assez en santé, qui ont réussi à préserver. Puis si ce n'est pas une destination qui est simple, je pense que c'est dispendieux de se rendre. Ça, c'est un spot que j'ai pas mal dans la cible. Est-ce que ça va être le prochain ? Je ne le sais pas. Peut-être pas tout de suite. Sinon, les Galapagos. Mais tu sais, c'est ça, c'est des destinations dispendieuses. C'est un grand rêve d'aller là.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais tu m'amènes à une question qui était plus tard, mais on parle de la santé, toi, qu'est-ce que tu peux faire ? Ou même nous, qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'on peut faire au quotidien pour justement les coraux et tout ça, à part ne pas mettre de crème solaire ?
- Speaker #1
Bien, la crème solaire, il y en a. Il y en a qui se fait justement, qui est vraiment faite pour protéger les océans. Il n'y en a pas beaucoup au Québec. En plus, ce n'est pas facile à trouver. Moi, j'en ai trouvé qui vient plus des États-Unis, mais je vois sur les réseaux sociaux, après, il faut que tu les fasses venir. Ce n'est pas simple, je trouve encore. Ça, c'est quelque chose que moi, j'aimerais pouvoir apporter d'une façon ou d'une autre, pas de les faire moi-même. - Moi aussi - De pouvoir en vrai dire : "Bien, il y a ça qu'on peut acheter et tout." Mais il y a tout le temps un ingrédient qui fait que... Puis après, tu te retrouves avec du zinc. - Wow - Tu es là. Puis c'est pas mieux. - Non, c'est vrai. - Le mieux, c'est de se protéger de toute façon avec soit des rash guards ou des chapeaux, tout ça. Puis quand t'es dans l'eau, bien, t'es dans l'eau. Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Bien, moi, ce que je constate depuis quelques années, c'est vraiment plastique, ça n'a pas de bon sens comment il y en a. Tout ce qui est tampons féminins, tout ce qui est... les sandales. On trouve de tout. Tout ça se désintègre pas. Les pailles, tu ne le diras jamais assez, mais c'est fou. Moi j'en ai vu des tortues, je l'ai vu. On le voit des fois, ils ont ça pris dans le nez ou des sacs en plastique. Les sacs en plastique pris et là ils pensent que c'est une méduse. je l'ai vu sous l'eau ça, tu sais, puis tu fais non mais ça, ça n'a pas de bon sens. Fait que réduire vraiment le plastique, ça a une grande, grande influence, mais des fois certains courants apportent, tu sais, je le vois là, j'allais à Belize, c'était une journée sur la plage, il y a absolument rien, le lendemain c'est des kilomètres de plastique parce que les courants ont transporté, ça se promène sur les mers puis ça finit par échouer avec les courants sur les plages. C'est pas possible. Tout ce qu'il y a, les bouchons, les bouteilles, tout, vraiment ça c'est...
- Speaker #0
On se responsabilise parce que c'est pas juste parce que t'habites à Montréal pis qu'on est pas sur le bord de la plage que ça se rend pas là-bas. Non,
- Speaker #1
ça se rend pas.
- Speaker #0
C'est ça, on a tendance à faire ben moi j'habite pas sur le bord de la plage fait que ça a pas rapport les poils pis les tortues.
- Speaker #1
Non, il y a ça, mais tu sais, il y a aussi là on a eu tendance à le changer mais tu sais les canettes là, c'était comme tous les anneaux de plastique qui raccrochaient 6 packs de canettes. Bien ça, moi je l'ai vu à Montréal autour d'un écureuil qui avait ça pris autour de lui et qui n'était pas capable de se défaire de ça. À chaque fois que je tombe là-dessus, je le découpe pour le mettre aux poubelles parce que ça revole les oiseaux, ils se prennent là-dedans. Ce n'est pas juste sous les mers cette affaire-là, mais tout ce qui est… ou les sacs, ça je ne comprends pas, les sacs d'avocats, d'oranges. Oui, les cinémas. T'essaies de couper ça, ça fait du microplastique sur ton comptoir. C'est l'enfer, là.
- Speaker #0
Oui. Tu penses-tu que la plongée t'a apporté cette sensibilité-là à l'environnement ? Oui,
- Speaker #1
clairement.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Je l'ai déjà depuis jeune, mais quand tu vois clairement ce que ça crée comme... Parce qu'on entend beaucoup parler de la plongée. parler, on voit des images, mais quand tu le vois de façon réelle, on dirait que tu fais non. C'est pas possible. Quand je plonge souvent, dans nos vestes de plongée, on a des poches. Je ramasse les trucs puis je mets ça dans mes poches puis je ressors ça en sortant. Il y en a qui se promènent avec des filets aussi. Ils mettent ça dans leurs filets puis ils essaient de faire ta part. Mais non,
- Speaker #0
tu es un régent.
- Speaker #1
Mais au moins si je peux...
- Speaker #0
- Oui.
- Speaker #1
- Quelques organismes, quand je suis plus sur le bord de la plage, ils essayent de me ramasser, mais sous l'eau il y en a aussi.
- Speaker #0
- Et toi tu as commencé à quel âge la plongée ? Comment tu as commencé ?
- Speaker #1
- Oui.
- Speaker #0
- Moi c'est ça, je vais juste expliquer pourquoi je fais un épisode là-dessus, en plus, pas juste parce que j'adore Rosalie et Julien. Mais moi je pense qu'une fois je voulais faire mes cours de plongée, puis juste d'entendre ma respiration en dessous de l'eau, j'ai paniqué, j'ai comme... C'est le calme, puis moi,
- Speaker #1
ça me fait comme...
- Speaker #0
J'ai vraiment... Ça me fascine.
- Speaker #1
T'es-tu claustrophobe ?
- Speaker #0
Bien, c'est que j'ai... Une année, au chute de Rawdon, j'étais partie avec un de mes amis, puis on est allés en dessous des rochers, puis j'avais comme peut-être un pouce pour respirer pour qu'on arrive en dessous des roches, dans une place. Puis une année, j'étais comme restée un peu coincée, puis depuis ce temps-là, je suis pas à l'aise. Oui. J'ai un sentiment de « Oh my gosh, je vais peut-être manquer d'air et je capote. »
- Speaker #1
C'est souvent comme ça, les traumatismes viennent dans des moments comme ça. Mais tu vois, moi, je vais répondre à ta question. Ça a commencé quand ? Moi, j'avais eu une option de cours de plongée au cégep. J'avais ça dans mes options de cours, puis j'avais fait « Ah ben oui, ça m'intéresse » , puis je suis toujours été attirée par l'eau. Et j'ai fait ce cours-là, mais à ce moment-là, j'avais 17 mois, puis quand on finissait le cours de plongée, j'ai vraiment trippé, c'était en piscine, mais là, il fallait faire nos cartes en milieu naturel, puis il fallait payer pour avoir nos cartes, et tout. Je n'avais pas d'argent pour ça, puis je ne voyais pas quand est-ce que j'irais plonger en milieu naturel. Tu sais, c'était comme pas... c'était pas concrète. Puis je pense que dans 2012, j'ai eu l'opportunité d'aller refaire mon cours de plongée au Belize, qui est juste en dessous du Mexique, dans le fond. Le Belize, c'est quoi la particularité ? C'est qu'il y a une magnifique barrière de corail qui est là. Puis là, tu as beaucoup de poissons, tu as du gros, tu as du petit, tu as un peu de tout. Et j'étais allée faire mon cours-là et là... À partir de là, j'ai fini par y retourner. J'ai fait trois cours là-bas. Je suis devenue rescue diver.
- Speaker #0
Rescue diver ?
- Speaker #1
Oui, c'est comme ton troisième. Après, ça serait pour faire le master. Mais là, ça prend au moins un mois, un mois et demi à faire. Je n'ai jamais eu ce temps-là pour aller le faire. Puis après, tu peux être instructeur. En tout cas,
- Speaker #0
il y a plein de niveaux.
- Speaker #1
Mais moi déjà... J'ai pris les cours parce que plus tu connais l'environnement dans lequel t'es, plus t'as du plaisir, plus t'es conscient de ce qui peut arriver, plus tu plonges de façon consciente et sécuritaire. Et voilà, c'est comme ça que j'ai commencé la plongée sous-marine. Et après ça, le voyage de plongée, là je trouvais que c'était long, puis j'avais besoin de la mer, j'avais besoin d'eau, puis j'ai eu une amie qui me dit « Écoute, il y a des cours d'apnées sportives qui se... donne à Montréal. » Je fais comme « C'est quoi, c'est de l'apnée sportive ? » Je ne savais pas trop de quoi on parlait. Elle me dit « Oui, tu sais, comme dans le film Le Grand Bleu, tu prends… Tu n'as jamais vu ça ? » « Bien oui, je l'ai vue, c'est magnifique ! » Donc, tu prends ton air et tu descends en profondeur avec ça, tu n'as pas d'équipement. Là, je dis « Ah oui, OK ! » Et là, à ce moment-là, ce n'était pas tant développé. On est en 2015 peut-être à peu près ? Ça existe, mais tu sais, c'est pas très connu encore. Il y a pas beaucoup de filles là-dedans non plus. Puis là, on finit par s'inscrire au cours et là, je découvre tout un autre pan. Et ça n'a pas été facile au début. C'était vraiment plus...
- Speaker #0
Mais passe pas de sourtine pour souffle. On parle d'apnée, là. Oui.
- Speaker #1
Puis j'avais une relation un peu amour-haine au début. Je dis là, tu vas me dire pourquoi. Pourquoi je m'empêche de respirer, là ? Puis j'attends de voir jusqu'où je suis capable. Tu sais, c'est comme... Mais ça fait ça au début. Tu sais, des fois, il y en a qui sortaient du cours en pleurant. Il y en a que... Le souffle, le respiration. C'est là que tu te rends compte que la respiration contient tellement de choses. On a tellement de blocages qu'on ne connaît pas. Tu sais, des fois, tu penses que ça va bien. Puis là, j'allais au cours et je me disais, non, pourquoi je fais ça ? Et je suis comme... Là, tu ne pouvais pas me toucher. Quand on fait de l'apnée statique, on est un à côté de l'autre, on se tient sur le bord de la piscine puis des fois, il y en a un ou une, tu sais... avec le courant de la piscine me touchait un peu, je sortais. Je disais non Ça me dérange Tout me dérangeait, je n'étais pas capable de m'apaiser. Puis avec le temps, tu apprends à contrôler ta pensée, tu apprends à contrôler... Quand tu sais qu'il y a une pensée, juste une pensée, tu consommes de l'oxygène, il faut vraiment que tu arrives à une espèce de neutre où tu essaies de ne pas penser. bouger un doigt, tu consommes de l'oxygène. Fait que là tu deviens dans un minimalisme. - Ok Là c'est le fun comme... Quand tu commences à comprendre ça, comprendre les sensations, là le fun part pis là je fais de l'apnée. J'ai fait de la compétition pendant deux ans d'apnée.
- Speaker #0
- What ?
- Speaker #1
- Ouais. C'était... Ben si ça c'est qu'il y avait pas beaucoup de filles pis t'sais, ça faisait trois mois que j'étais dans mon club d'apnée pis Rosalie...
- Speaker #0
- T'as un talent.
- Speaker #1
- Elle a fait de la compétition là. Fait que...
- Speaker #0
Tu gardes ton souffle combien de temps ?
- Speaker #1
Ben là, moi, à peu près 4 minutes 32. Ben ça, c'est le record enregistré. Puis sinon, ben c'est ça, mais tu sais, ça c'est sans bouger. Ça, c'est l'apnée statique. Après, t'as l'apnée dynamique où... Là, c'est la distance sous l'eau, la plus grande distance.
- Speaker #0
En descendant. Ah non,
- Speaker #1
c'est l'apnée en profondeur, en descendant. Fait que t'as trois disciplines dans le fond majeures.
- Speaker #0
Check-moi comment que ça... Moi, je dépense beaucoup d'énergie en ce moment. Je t'écoute et je suis comme... Tu fais ça de l'oxygène. Oui, vraiment. C'est donc bien hot. Est-ce que ça t'apporte ? Parce que là, tu fais beaucoup de surimpression vocale aussi. Tu travailles beaucoup avec ta voix. Mais comme comédienne, est-ce que ça a un impact ton son ? Est-ce que tu l'utilises de...
- Speaker #1
Je te dirais que, oui, et vice-versa, je dirais, dans le fond, le souffle. J'ai appris beaucoup de la respiration, puis pourtant, on travaille beaucoup ça à l'école de théâtre, tout ça. Mais là, il y a quelque chose qui est vraiment allumé quand on a des moments stressants, quand il y a un contrat qui te stresse ou des fois tu fais « voyons, j'ai peur qu'il me déboche, je ne sais pas, je ne suis pas capable de me calmer » , bien, la respiration, je l'utilise. avant le travail aussi, juste quand j'arrive trop énervée, trop anxieuse ou des fois tu as des journées où ça va plus ou moins bien, d'expirer. On a tendance à dire « ça va bien aller » et là on est de même, on est tous « mais non, expire, ça va » . Puis oui, ça m'a appris beaucoup à me calmer, ça m'a appris aussi quand je fais du doublage aussi par exemple, directeur, directrice de plateau font : « hé, elle est longue la boucle, t'en as long à dire, mais là t'es bonne » . On sait que tu es capable. Mais oui, ça m'a permis d'aller chercher un volume pulmonaire plus grand, des exercices que tu peux faire. J'ai appris à travailler avec mon diaphragme, des choses plus techniques que je ne connaissais pas. Sinon, comme comédienne, on est habitué de se revirer vite de bord à être adaptée. adaptable, flexible, il arrive ça, bien, ça m'aide aussi dans l'apnée ou dans la plongée sous-marine parce qu'il peut arriver n'importe quoi, n'importe quand. Il y a quelque chose où il faut apprendre à se détendre dans une zone qui, à la base, n'est pas confortable.
- Speaker #0
Là, tu m'amènes. As-tu vécu de quoi ? Où il a fallu que tu gardes ton calme ? Parce que là, c'est ça, on n'en parle pas encore, mais tu fais aussi de la plongée sous glace.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, c'est une autre affaire qui me fait... C'est comme je perds mes repères, là. Je sais pas, on dirait... En fait, je pense que c'est quand j'étais petite, à un moment donné, je m'étais retrouvée en-dessus de la toile de la piscine.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
Oui. Fait que je savais plus où était la sortie. Fait que tu sais, j'étais un peu ce même sentiment-là d'être en-dessous de la glace. Oui. Tu dois plus...
- Speaker #1
Ben, tu vois, ça, c'est drôle parce que, pour avoir vu des piscines aussi... Je, hors terre, là, tu sais, oui, de la toile. Puis moi, je faisais exprès d'aller en sachant très bien où était la sortie pour voir comment je me sentais. Puis qu'est-ce qui arriverait ? Parce qu'on entendait beaucoup de ça, tu sais, des noyades. Puis j'étais là, attends un peu, sans le savoir.
- Speaker #0
Quand t'étais jeune. Oui, oui,
- Speaker #1
j'étais comme, OK, comment je me sens ? Je le sais, la sortie est là. OK, calme-toi. Non, c'est inconsciemment. C'est pareil. Je ne sais pas. Ça m'avait marquée beaucoup, tu sais, ça, quand on entendait les trucs de même. Mais j'ai pas fait de plongée sous-marine sous glace encore, quoique j'ai l'équipement pour. Mais l'apnée sous glace, ça, j'en ai fait. Puis t'as raison, l'orientation, c'est vraiment bizarre parce que, tu sais, quand t'es sous l'eau, tu sais que la sortie est là, il y a beaucoup de lumière qui arrive dans le haut. Mais quoi que quand t'es profond, même en plongée sous-marine, des fois, ça peut être... confondant, mais tu vois le fond en général. Mais entre deux os, c'est jamais bien le fun. Mais là, oui, c'est peut-être la chose qui n'est pas évidente, puis c'est pour ça que c'est super sécuritaire la manière qu'on fait. C'est sûr. Donc, tu fais des trous dans la glace, tu commences comme ça, puis tu relis par des cordes en dessous pour qu'on puisse suivre. Parce que la corde est attachée à une corde ou tu la suives juste ? Parce que ce qui arrive, c'est que des fois, je ne sais pas, il y a sûrement quelque chose avec la perception, mais il y a aussi d'autres gens qui sont venus plonger avant, par exemple, sur place. Ils ont refermé les trous. Puis des fois, tu as l'impression que c'est un trou parce qu'il passe encore de la lumière, mais ce n'est pas le bon. Fait que tu es faux et tu n'as pas de temps à chercher c'est quel le bon. Fait que tu sais, il y a comme… Là,
- Speaker #0
tu es en apnée. Bien,
- Speaker #1
tu es en apnée. Tu sens derrière toi-même. Non, tu vois, vu que tu es comme partie en arrière. Wow Mais tu sais, puis tu ne plonges jamais seul. Ça, c'est la règle numéro un dans quelqu'un qui assure ta sécurité. Mais c'est magique, là.
- Speaker #0
Il y en a-tu qui plongent, qui font comme moi, je plonge seule ? Il y en a-tu ?
- Speaker #1
Il y en a toujours des gens qui vont penser qu'ils peuvent le faire tout seuls, mais tu ne sais jamais quand est-ce qu'il peut t'arriver quelque chose. Ne serait-ce qu'un problème cardiaque que tu n'attendais pas ou une crampe. Les crampes, ça arrive souvent. Tu as un problème avec ton équipement, ton air, quand tu... tu fais de la plongée sous-marine, tu sais pas quand est-ce que ça...
- Speaker #0
C'est pas un problème avec les chatements.
- Speaker #1
Ben, tu sais, j'ai comme quoi ? Ben, il pourrait arriver par exemple qu'un exemple, ça c'était... Lâche pas, je sais pas. Ça a l'air banal, mais tu sais, tu peux à un moment donné, moi ça m'est arrivé en plongée sous-marine, c'était où, c'était en Guadeloupe, j'suis avec ma buddy, On part avec un groupe de biologistes. Il y en a, souvent, ils vont prendre des plongeurs. Ça paye un peu leur sortie de recherche.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Puis ça, ça se fait, tu sais.
- Speaker #0
Toi, t'es payée ? T'étais payée pour être là ? Moi, je suis pas payée,
- Speaker #1
mais nous, on paye pour y aller. Puis eux, bien, ça leur permet de financer un peu leur recherche. Ils font un peu de recherche en même temps quand on plonge et tout. Puis bon.
- Speaker #0
Ils vous utilisent-ils un peu ou vous êtes en parallèle ? Oui, là,
- Speaker #1
on n'était vraiment pas utilisés dans ce cas-là. Mais l'affaire, c'est qu'on est tombés sur deux gars qui ont un petit peu oublié qu'il y avait un groupe en arrière. Le groupe a suivi, mais nous, à ce moment-là, avec mon ami avec qui je plongeais, deux très contemplatifs, on va s'arrêter et on va observer un truc. Normalement, quand tu es guide, tu te retournes, tu attends. Tu sais qui dans le groupe. On le dit au début. Nous, on observe. Il y en a qui font de la photo. Il faut que tes attentes soient concentrées sur un truc. À un moment donné, on les a perdus d'vue. Mais vraiment, ça c'est rare. Ça m'est arrivé juste une fois. J'ai fait : « On ne sert pas de balsam, on cherchait. »
- Speaker #0
Comme dans les films.
- Speaker #1
Oui. Mais comme on est quand même deux bonnes plongeuses et qu'on est habitués de plonger ensemble, on s'en allait vers là, c'est vers là qu'ils sont partis. Au pire, tu sors. La surface est là au pire. C'est vrai des fois. À un moment donné, aller chercher, Ma body, elle n'avait plus d'air dans sa bonbonne. Elle arrivait à la fin. Une chance que je suis là, je la prends et je la mets sur mon détendeur de sécurité. Moi, j'arrivais proche aussi tranquillement. On a fait OK, on calme notre respiration. On va finir par les retrouver. Puis on a fini par les retrouver au moment où on n'avait plus... Mais c'est correct. Là, c'était correct. Ça peut arriver ou une défectuosité dans ton système. C'est pour ça que tu as un body... Tu prends le détendeur de sécurité et tu es correct. Il peut arriver toutes sortes de choses où c'est arrivé à un moment donné, les plombs ont tombé. Il y avait des plombs dans la veste et ils ont tombé. Tu te mets remontée comme une balloune.
- Speaker #0
Ça, c'est dangereux ?
- Speaker #1
Tu ne devrais pas faire ça parce que oui, ça compte de la pression. Mais là, ça prend quelqu'un pour te retenir, dégonfler ta veste. Mais ça, c'est des trucs que moi, c'est pour ça que je te disais, j'ai fait mes cours. Pour justement être prête à ça, parce qu'au début tu plonges, là c'est beau, puis après tu fais « attends un peu » . Moi je suis bien dans, tu peux aller de A à B, là je suis libre. Je ne sais pas c'est où A et B, là je suis un peu comme…
- Speaker #0
Les courants de fond, as-tu déjà vécu de quoi avec ça ? Oui. Parce que… Oui,
- Speaker #1
deux fois Cozumel s'est reconnu pour ça, oui.
- Speaker #0
Oh my God.
- Speaker #1
Des gros courants de fond, mais la première fois que ça m'était arrivé, on nous l'avait dit que ça pouvait arriver, mais… c'est arrivé comme d'un coup tout ça va super bien t'es là pis... ça prend pis là t'essaies de pis il nous l'avait bien bien dit le guide et la luttez ... non justement les efforts le non luttes pas mais il faut pas qu'elle va avec perpendiculaire? tu essaies de sortir le plus possible c'est mon ton tu essaies d'aller un peu plus haut de oui perpendiculaire mais si tu vois que tu sors pas du courant, laisse toi aller de toute façon le bateau ilva te reprendre Ils sont habitués à Cozumel, puis ils savent. Mais oui, c'est très intense quand ça arrive. Au début, tu fais là, puis après, c'est là. Youhou Tu fais, bien, écoute donc, je ne peux pas faire grand-chose. Tu fais, regarde le poisson, peut-être même pas le faire, j'ai qu'à m'arrêter trop tard. Mais oui, il ne faut vraiment pas que tu paniques. Puis tu fais, bien, ça va arrêter à un moment donné. Puis te garder à vue, puis avec ton body, ça, c'est clair.
- Speaker #0
Parce que ça, le courant de fond, il est-tu comme tout le temps à la même place ou il se déplace avec les vagues ? Tu sais, tu peux-tu faire « Ah, je sais que le courant de fond, il est là-bas » puis tu te tiens loin ?
- Speaker #1
Oui, c'est une bonne question. Je ne pense pas qu'on peut le savoir parce que tu vois les guides avec qui j'ai plongé différents guides, tu sais, ils nous auraient pas amenés là.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Tu sais, s'il y en a un.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais ça peut arriver. Je pense que c'est un peu aléatoire. Ah oui,
- Speaker #0
OK. Ah oui.
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je pense que c'est si prévisible parce qu'ils ne nous amèneraient pas là, clairement. Ils savent, des fois, il y a de bonnes chances que ce soit une drift, justement, tu vas être emporté. Mais le bateau, il nous reprend plus loin. Ils sont habitués, les capitaines, puis quand on sort, on signale.
- Speaker #0
Non, parce que nous, comme moi, je fais un peu de… De la apnée de surface, quand je suis en voyage. J'aime ça. Je vais regarder des petits poissons, mais tu peux quand même te faire emporter.
- Speaker #1
Tu lèves la tête, tu fais « bon » . Oui, oui.
- Speaker #0
Tu n'as pas de palme comme un touriste. Je me fais prendre. Puis là, je dis « OK, il n'y a pas que j'en retourne. »
- Speaker #1
Ah non, c'est tough. Tu te fais prendre une fois, ça, pas de palme après. Non, c'est ça.
- Speaker #0
Dans l'océan, moi, c'est fini. Je vais essayer de me trouver des palmes avant juste d'aller comme explorer. C'est clair. Oui, oui. Puis là, sur glace, moi en tout cas je suis fascinée parce que toi tu vas en eau froide. Toi ton expérience sur glace c'est que t'es allée faire des longueurs en dessous la glace ? Bien,
- Speaker #1
nous ici au Québec c'est dans la carrière qu'on a de la profondeur. Ok. On est dans Tedford Mines, il y a Kanawake aussi, on a une autre vers l'Ontario. Mais C'est là, nous, qu'on arrive à plonger sous glace parce qu'il faut que tu aies une certaine profondeur pour pouvoir y aller. Le fleuve, il y a beaucoup trop de courant puis de toute façon, la glace, elle va se promener sur le fleuve plus. Donc c'est là que... Des fois, tu vois, des fois la glace n'est pas trop épaisse puis ça se fait bien, tu travailles fort pour défaire les trous, au début pour les faire puis enlever toute la glace qu'il y a dans le trou parce que tu ne veux pas, à la sortie de l'apnée, ce que ça... - Ça se fait. tout ça, mais elle n'arrête pas. C'est complètement fou.
- Speaker #0
Elle continue quand même de faire ça ?
- Speaker #1
Elle relève des défis et il y en avait un, c'était justement dans une carrière à Thetford Mines, parce qu'il y en a deux. Là, il fallait faire un trou de quelques mètres et les blocs étaient tellement gros à sortir pour faire cette espèce de trou-là qu'il a fallu faire venir des pépines parce qu'au début, il essayait à 4-5 gars des fois. C'est épais là la glace. Et là, nous, on fait ce trou-là. Elle, il faut qu'elle plonge à genre 22 mètres de haut. C'est un plongeon, mais 22 mètres de haut, arriver dans l'eau glacée à 80 km heure à peu près, c'est un coup de batte dans le dos. Puis tu sais, comme apnée, c'est des sécurités, tu as des millisecondes pour réagir parce que ça arrive vraiment vite.
- Speaker #0
Mais là, toi, t'es lifeguard genre en même temps.
- Speaker #1
Bien, les cours d'apnée, la priorité, c'est la sécurité. Fait qu'on est toujours en train de revoir les manœuvres de sécurité s'il arrive quelque chose. Puis moi, j'ai été... J'ai fait de la compétition. Mais comment je suis devenue apnéiste de sécurité ? Il m'est arrivé un petit pépin en compétition à un moment donné. Quand tu manques d'air, il arrive.
- Speaker #0
Je me suis dit que je suis super curieuse en même temps. Écoute,
- Speaker #1
on va déborder ton podcast. Il y avait... Je pourrais en parler pendant des heures.
- Speaker #0
Mais j'adore.
- Speaker #1
Il y avait... Moi, c'est ça. J'ai fait de la compétition puis à un moment donné, bien, quand tu... La compétition, c'est là. C'est faite pour te dépasser parce que t'as toujours deux apnées de sécurité avec toi. T'as des juges, t'as des juges autour de toi.
- Speaker #0
Fait que t'es bien dans un beau contexte pour aller... Pour essayer. Dépasser tes limites. Ouais.
- Speaker #1
Essayer de dépasser tes limites, mais dans, tu sais, je veux dire, un mètre en apnée à certaines distances, c'est beaucoup, là, tu sais, d'essayer de dépasser d'un mètre. Mais moi, j'étais dans mes débuts quand même, puis je... Je faisais une performance de DNF, qu'on appelle. Ça, c'est sans palme, juste le masque. C'est un peu comme de la brasse en dessous de l'eau. Et ça, ça consomme énormément d'énergie. Quand je te dis que tu fais juste bouger un doigt et que tu consommes de l'oxygène, c'est peut-être la discipline une des plus difficiles au niveau... C'est exigeant au niveau de l'oxygène. Puis j'ai senti à un moment donné que tout d'un coup, j'étais donc bien bien. Ça va bien, tu sais. Après 25 mètres, je me suis dit « Ah, ce n'est pas facile » . Je fais ça. OK, je continue. D'un coup, ça allait vraiment trop bien. C'est comme...
- Speaker #0
Ah oui Et là... Est-ce des profondeurs ? Oui,
- Speaker #1
c'est un peu le feeling, sauf que ce n'est pas en profondeur. Mais tout d'un coup, il faut que tu sois à l'écoute de ça. C'est la première fois que ça m'est arrivé et, je ne dis pas, de la dernière. La dernière. J'ai eu une samba qu'on appelle. Donc, samba. Puis après, j'ai fait un blackout. Ce qui arrive, c'est que tu es super bien. Là, tout d'un coup, j'ai fait « Ah, mais il faudrait quand même que je remonte. » Le temps de remonter, je suis arrivée à la surface, je suis arrivée pour signer. Ça, c'est le protocole de sortie. Oui,
- Speaker #0
il faut que tu fasses ça, oui.
- Speaker #1
Puis, paf, je suis partie. Là, j'ai fait un blackout. Donc, manque d'oxygène au cerveau. Et là, tout de suite, ils te prennent en charge. Puis, tu sais, là, ils te réveillent. Puis, ils te mettent sur l'oxygène puis tout ça.
- Speaker #0
Faut qu'ils te raniment. Mais le...
- Speaker #1
Ouais, le choc que ça crée de vivre ça. Parce qu'après, quand tu reviens à la vie, on va dire, t'essayes de re-signer parce que la dernière fois, t'essayais de faire ton signe, tu sais. Puis là, ils font... Là, tu fais... Ah non, OK. OK. On comprend que ça ne marche pas. Tu as la face de tout le monde. Ça, ça m'a marquée. J'ai fait « Oh mon Dieu, je savais que ça existait. » Mais quand ça t'arrive une première fois, c'est un peu un choc. Il t'en manque un bout. Puis là, j'ai un coach que je remercie aujourd'hui qui m'a dit « C'était une compétition sur deux jours. » Évidemment, quand tu as un blackout, tu es éliminé pour le reste de la compétition. Il m'a dit « Rosalie, demain, tu es à l'admise de sécurité. » J'ai fait « Ah ouais, OK. » Il dit, tu retournes dans l'eau tout de suite. Il voulait pas que je reste à réfléchir à tout ça, puis quand même à me créer. Et bien, j'avais été formée pour ça aussi, fait que j'ai fait, OK, parfait.
- Speaker #0
OK, wow.
- Speaker #1
Fait que je suis devenue une insécurité comme ça, puis j'adore ça. Parce que maintenant, je sais c'est quoi les signes, je suis capable d'y voir.
- Speaker #0
C'est quoi les signes ? Tu le vois, toi, comme quelqu'un ? Oui. Est-ce que t'en as vu depuis que tu fais ça ? Oui, oui. Il y a plein de signes.
- Speaker #1
Tu peux avoir un lâcher de bulles par la bouche, tu sais, quand tu... Il y a comme quelque chose qui relâche, puis tu vas voir des bulles. La personne qui sort les bulles par la bouche, ça, ce n'est pas bon signe. Ça ne fait pas que tu as perdu ta porte.
- Speaker #0
Quand tu fais la sécurité, tu es en haut ou tu descends un peu avec la personne ? Tu restes juste en surface ?
- Speaker #1
À peu près. Il faut que tu puisses voir sa bouche, tout ça. Tu es un peu en haut, mais en même temps, tu as une vue sûre.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est là que c'est important de voir ce qui se passe au niveau du visage, entre autres. Des fois, il y en a qui vont arrêter carrément. Moi j'en ai vu un, c'était un belge qui était venu performer et il était rendu à 100 mètres. Puis là, il allait toucher le mur puis il a arrêté devant le mur. J'ai fait : « Ok, ça pas rapport? » . Mais lui, il n'avait pas eu de bulles, il n'y avait rien eu mais il a arrêté. Fait que là, tu plonges, tu leur montres tout de suite parce qu'il ne se passait plus rien. Des fois, c'est comme : « Pap ! » Il est comme une perte de conscience tout l'eau. Là, ça a l'air extrême tout ce que je dis là, mais c'est en contexte de compétition. Ben oui, ben oui,
- Speaker #0
j'aime ça.
- Speaker #1
Mais tu t'es bien encadrée justement pour ça. Puis après, ben t'apprends à découvrir tes sensations, c'est le fun aussi de l'apnée.
- Speaker #0
Mais tu peux avoir des séquelles de ça ? J'imagine que...
- Speaker #1
Ben je pense que c'est en fait à répétition, là, tu sais, puis que... On parle des athlètes qui vont beaucoup en profondeur, tu sais. Il y en a qui ont... Je ne vais pas dire que c'est un sujet tabou, mais il n'y a pas beaucoup d'études qui ont été faites là-dessus. Il y en a un peu.
- Speaker #0
Comme une commotion cérébrale, mettons ?
- Speaker #1
Pas comme une commotion cérébrale, mais tu vois, il y en a un qui est un grand apnée de profondeur qui, lui, a perdu l'odorat à un moment donné. Qu'est-ce que ça a à lier ? Ça a à lier avec les terminaisons nerveuses. On sait... Tu sais, il y a toutes sortes de... Puis il y en a qui, dans ce domaine-là, on va parler d'un cerveau d'apnée. « Ah, j'ai un cerveau d'apnée, j'oublie tout. » Je suis foggy un peu.
- Speaker #0
Ah, OK.
- Speaker #1
Mais clairement, il y a quelque chose quelque part. Moi, j'ai arrêté la compétition parce que je m'entraînais beaucoup à ce moment-là, deux, trois fois par semaine. Puis avec notre métier, je me rendais compte qu'apprendre des textes, c'était comme moins facile. Il y avait quelque chose où... Est-ce que c'est dans ma tête ? Est-ce que c'est mon organisme qui le supportait pas ? Est-ce que... Mais moi, ça a fait... La compétition, pour l'instant, je vais arrêter ça. Je continue de m'entraîner, mais dans le plaisir. Puis je performe avec autant d'intensité. Avec autant d'intensité, parce qu'à un moment donné, je me suis dit « Ah, je ne sais pas » .
- Speaker #0
Il y a une espèce de sein dans un corps.
- Speaker #1
Moi, j'ai autant de plaisir à m'entraîner juste comme ça. Mais j'anime aussi, je commente les compétitions ici au Québec aussi. Je suis très proche de ça. J'aime beaucoup ça faire ça.
- Speaker #0
Je suis comme partie dans...
- Speaker #1
Mais tu sais, pour te relancer en eau froide sous glace, moi j'ai plongé aussi en eau froide en Norvège avec les orques, les baleines à bosse.
- Speaker #0
Comment tu te prépares à ça ?
- Speaker #1
Tu ne te prépares pas. Écoute, si tu avais su que j'aurais aussi froid dans ma vie, je ne sais pas si...
- Speaker #0
Même avec un dry-suit que tu mets, je m'imagine ? Non, nous autres,
- Speaker #1
on ne plonge pas en dry-suit parce qu'il y a... Ça fait comme si tu étais une balloune à la surface. Tu ne peux pas.
- Speaker #0
Ça te fait quoi ?
- Speaker #1
Nous, on a des wetsuits qu'on appelle refendus. C'est fait sur mesure. Puis à l'intérieur, c'est comme un néoprène qui est lisse-lisse, qui garde vraiment plus la chaleur. Et c'est plus flexible aussi. Plus facile de se déplacer sous l'eau rapidement. Je suis allée.
- Speaker #0
Tu te restes combien de temps ? Là,
- Speaker #1
tu ne restes pas longtemps. Non. Non, non, non. Parce que quand il fait froid, tout se contracte. Oui. Puis là, tu deviens stressé et tu consommes beaucoup, beaucoup d'oxygène. Ça fait que tu ne restes pas longtemps.
- Speaker #0
Tu as l'cortisol…
- Speaker #1
Dans le tapis. Oui. Puis c'est ça, en fait, c'est que… Tu ne te prépares pas à ça. Moi, la première fois que j'ai sauté du bateau, qu'on m'a dit « go, go, go » .
- Speaker #0
C'était comment ?
- Speaker #1
Ça faisait quatre jours. On est dans les fjords en Norvège, en Laponie.
- Speaker #0
C'est froid.
- Speaker #1
Il y a une tempête de neige. C'était au mois de novembre. Après ça, il y a eu des aurores boréales. Il faut que tu sois dans un univers féérique, mais très intense. Ça change très vite. Le jour ne dure pas longtemps. Le soleil ne se lève jamais plus haut que les montagnes. On un petit bateau. On était un peu tout petit groupe, nous. On voulait pas être dans des gros trucs. On avait engagé quelqu'un. Puis on était cinq. Puis ça faisait quatre jours qu'on les cherchait. Ils étaient pas arrivés encore. Ils arrivaient avec les bancs de harangues, eux autres, tu sais, dans les fiords. Ils suivent la nourriture. Puis là, je commençais à me décourager parce qu'on était là genre huit jours. Hé Tout ça. Et le quatrième jour, là, la mer est déchaînée. C'est vraiment comme des grosses vagues. C'est gris.
- Speaker #0
C'est comme...
- Speaker #1
Puis là, on est sur notre retour. On fait « Bon, on n'aura pas vu aujourd'hui encore. » Et là, on voit un aileron apparaître de deux mètres à peu près. En fait, le capitaine, il se replace. On est tout seul. Il n'y a pas d'autre bateau. Personne n'est sorti. C'est trop intense.
- Speaker #0
Ben non.
- Speaker #1
Et là, il fait « OK, préparez-vous. » Puis là, c'est la première fois. Puis tu fais « OK, on va à l'eau. » Je suis comme « Mais on va à l'eau ? » « Sont combien ? » Tu sais, je ne sais pas ce que je vais voir en dessous de l'eau. En même temps, je suis là pour ça, mais à la surface, c'est une chose. En dessous, ça a l'air de quoi ? Tu sais, j'étais... Et là, il était une dizaine. Il est autant le petit bébé dans le milieu. Il le protège.
- Speaker #0
Vous êtes à quelle distance, à peu près ?
- Speaker #1
Le bateau essaie de se placer pour... Mettons que les orques voyagent par là. Il va aller se placer pour qu'on soit là quand ils vont passer. Dans le fond, on est là. J'étais à peu près à 2 mètres, 3 mètres. Même pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et là...
- Speaker #0
Tu n'as pas peur de te faire attaquer ?
- Speaker #1
La première fois, tu te dis, mon Dieu, t'es juste... Tu sais quand tu te mets à l'eau, il y a des bulles là. Tu vois plus rien. Puis à un moment donné, quand c'était dégagé, j'ai fait : "Hé... Hi, c'est gros hein ! " Tu sais, c'est comme un autobus qui passe là. Pis t'sais là, je voulais ça. J'avais l'impression d'être dans un national géographique, un documentaire. Je vis pas ça en ce moment, ça se peut pas. Je suis voyant que t'es sous le choc.
- Speaker #0
T'oublies de ta foi ?
- Speaker #1
Ah, t'oublies là. T'oublies là carrément tout. T'es juste fou. puis après, ça s'est reproduit dans les jours qui ont suivi. Puis il y a une affaire qui s'appelle... Il dit « Tu vas voir, tu vas vivre un orgasme » .
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Je dis « Ah oui, je pense que je l'ai vécu. » « Non, non,
- Speaker #0
tu ne l'as pas vécu, tu vas le savoir. »
- Speaker #1
À un moment donné, je vais plonger et c'est la fois où j'oublie ma GoPro parce que tu te dépêches quand ça arrive et tout. Je me dis « Ce n'est pas grave. » Là, j'ai le temps, je nage vite. J'arrive et il y en a une. qui est venue me voir, elle est venue vers moi à me regarder. Là, t'as l'impression qu'ils te scannent l'âme. Là,
- Speaker #0
on parle d'un orqueur.
- Speaker #1
On parle d'une orque. Et là, ils se promènent ensemble, mais elle est sortie du troupeau, puis elle est venue me voir du pod, elle est venue me voir, elle m'a regardée comme ça, puis elle est repartie. Mais quand ils te regardent, que ce soit une baleine ou un... Il y a quelque chose où on dirait qu'ils viennent scanner ton âme, puis ils sortent et là, tu peux juste... Et là, je suis sortie de l'eau. J'ai compris c'est quoi un orgasme Là, tu l'as vécu Mais c'est capoté.
- Speaker #0
Tu y penses-tu à ce poisson-là ? Tout le temps. C'est un poisson. C'est un manifeste.
- Speaker #1
C'est de l'ordre des dauphins. Ce moment-là, il me revient souvent. Vraiment. Il y a quelque chose... Puis tu sais, souvent, tu vas lire les plongeurs. Tu as eu un contact visuel avec un mammifère marin. Puis... Je ne sais pas ce qui se passe, mais on le décrit tout à peu près pareil. C'est quelque chose d'un peu mystique, je ne sais pas trop.
- Speaker #0
Moi, c'est foqué, je l'ai vécu à l'hôpital.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Ça morphine, mais j'ai nagé avec des dauphins. Mais je te jure, c'était tellement réel. J'y repense encore. C'est vraiment, ça n'a pas rapport, mais je comprends de quoi tu parles. Mais c'est... Ben,
- Speaker #1
tu sais, ça t'a amenée là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais tu l'as vraiment vécu ? Je l'ai vraiment vécu,
- Speaker #0
mais je ne l'ai pas vécu. Mais c'était tellement réel que j'arrive à lire. As-tu vu le documentaire de la fille qui est avec les requins ?
- Speaker #1
Oui. Comment tu dis ? Shark...
- Speaker #0
Shark Whisperer. Oui, oui.
- Speaker #1
Je cherche son nom, en tout cas. Oui ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'en penses ?
- Speaker #1
Ben, écoute, par rapport au requin, tu sais, il y a des trucs... Je cherche encore son nom, ça va me revenir. Ouais, ça va. Mais c'est parce qu'elle a une approche aussi avec eux. Puis au début, je pense qu'elle les touchait, tu sais, tout ça. Elle expliquait pas vraiment ce qu'elle faisait. Puis moi, j'aimais pas ça parce qu'il y a une grosse part d'éducation là-dedans qui est importante. Premièrement, tu touches pas un mammifère... Peu importe. Tu touches pas sous l'eau, tu touches pas les coraux, tu touches rien.
- Speaker #0
Ah, OK.
- Speaker #1
Il y en a qui ça peut être vraiment dangereux. T'as des poissons qui sont en poison, qui ont du poison à l'intérieur d'eux qui peut vraiment t'impacter. Il y en a qui ont des espèces de lames. T'as l'impression que c'est une dorsale ou quelque chose qui est un nageoire, mais non, c'est comme une lame. Il y a toutes sortes de... Déjà pour ça... C'est une planète. C'est une planète qu'on ne connaît pas, mais aussi c'est qu'on peut transmettre des bactéries. Ça, c'est une nous, par la peau. Mais c'est pas ça. C'est juste qu'au début, je trouvais que ça faisait comme si... Il y a une façon d'approcher des requins. Elle a toute une histoire aussi. Mais...
- Speaker #0
Tu trouves que ça a été romantisé de façon à ce que les êtres humains pensent qu'eux autres aussi pourraient ? Au début,
- Speaker #1
je pense que c'était plus axé sur le fait qu'elle, elle peut les approcher et tout ça. Mais là, maintenant, elle sensibilise les gens. Elle explique. Je trouve en tout cas qu'elle dit plus. Parce que... Tu n'approches pas un requin qui veut, dans le sens que moi, j'en ai vu beaucoup dans mes plongées.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui, vraiment. Il y en a certains qui ont des comportements un peu erratiques. On ne sait pas comment ils vont réagir. Il y en a d'autres qui font à peu près la même chose. Mais elle, c'est particulier. Puis maintenant, elle axe beaucoup sur la conservation aussi et comment les protéger. On est un petit peu victime des dents de la mer au cinéma. Bien, plusieurs. On était jeunes quand c'est arrivé. Je sais que ça a transformé le cinéma, mais en même temps, moi, tu vois, c'est un film que quelque part, j'espérais qu'il n'existe pas, qu'il n'aurait jamais existé parce que ça a impacté beaucoup l'univers des requins. Il y a eu beaucoup de violence envers les requins comme si c'était des mangeurs d'hommes, alors que ce n'est pas le cas. Souvent, il va y avoir... Oui, il y a eu des erreurs. Souvent, c'est les personnes qui sont en surf. Quand tu es sur un surf...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand t'es en dessous, t'as l'air d'une tortue pour eux autres. Fait que tu sais, ils vont souvent venir attaquer en arrière. Les surfs, souvent, où ils vont attraper la jambe ou l'arrière parce que quand ils prennent des tortues, c'est par en arrière. Ou, c'est pour ça que moi j'aime mieux être dans le fond de l'eau que, là je veux pas faire peur à personne, par la surface parce que des fois, ils vont confondre avec un phoque. On a l'air des phoques, tu sais. La vision, puis ils ont essayé de faire des wetsuits justement pour essayer de contrer un peu cette vision-là. Il n'y a pas de grands résultats encore. Les bleus qui vont se fondre avec l'eau, qui ne vont pas être noirs et avoir l'air de... Je pense que c'est une belle idée. C'est pas concluant, je suis trop sûre.
- Speaker #0
Mais c'est dur à tester.
- Speaker #1
C'est dur ? Oui. Ils ont fait un groupe d'ailleurs.
- Speaker #0
Allez-y
- Speaker #1
Ouais, non, tu veux pas trop tester ça. Mais t'sais, c'est souvent des erreurs comme ça où quand ils les nourrissent, ils deviennent énervés. T'sais,
- Speaker #0
bon... Tu penses quoi de ça, toi, d'aller dans des cages puis d'aller nourrir des requins comme style de...
- Speaker #1
Je suis pas fan. Autant j'aimerais ça voir un grand requin blanc. J'irais pas dans un contexte comme ça parce que même moi, dans mes plongées, quand je... T'sais, par exemple, dans le sud, il y a eu... Il y a beaucoup de touristes qui demandent d'avoir des requins. Des fois, t'en vois pas tout le temps, là. Puis là, ben pour être satisfaire ces clients-là, ils se sont mis à nourrir les requins. Et là, oui, tu en vois, mais tu les vois avec un comportement de... Là, ils arrivent, ils sont à plusieurs, tu as les murennes vertes qui arrivent là-dedans, tout le monde veut un bout de ça, puis ça crée une espèce de folie. Et des fois, c'est dangereux. De toute façon, pour les plongeurs, il faut « Hey, regarde » Puis tu sais, là...
- Speaker #0
petit bout de doigt qui part.
- Speaker #1
Un petit bout de doigt qui part, puis t'as beau leur dire non, non, quand tu vois un requin, c'est comme ça. Tes mains en dessous des bras, tu bouges pas. C'est juste pas qu'il y ait de... Tu m'as entendu ? On entend.
- Speaker #0
De zone d'ombre.
- Speaker #1
De zone d'ombre. Mais quand tu les nourris, c'est sûr que ils deviennent fous. C'est normal. On est dans un monde de prénateurs.
- Speaker #0
C'est un buffet qui arrive.
- Speaker #1
Un Buffet Fu Lam qui arrive en dessous de l'eau.
- Speaker #0
Un petit bouin là-haut.
- Speaker #1
Fait que oui, oui, tu sais, bien, c'est un peu pour ça. Je trouve qu'ils sont mal aimés, puis pourtant, mon Dieu, ils arrivent de bien avant nous autres, puis ils sont incroyables. Ils sont hyper sensibles. Ils ont des senseurs sur le nez. Si tu regardes de proche, c'est des minuscules petits trous. qui ont fait qu'ils sont très sensitifs.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Souvent, tu vas voir quelqu'un qui veut arrêter un requin qui vient vers lui, il va mettre la main sur le museau. Puis là, oups, il est comme... Il est désorienté.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'ils disent de donner un coup de pied, j'en sais rien.
- Speaker #1
Ou un coup de palme. J'imagine que c'est comme... Il y a quelque chose où...
- Speaker #0
Tu n'as jamais eu à faire ça ?
- Speaker #1
Non. Non, mais j'ai eu... Ça m'est arrivé deux fois un petit peu des requins... Un qui est un peu imprévisible, le tiger shark, le requin-tigre qu'on appelle. Ça, c'était à Hawaï. On est en plongée avec un guide. Encore une fois, on est trois, puis on finit notre plongée, on n'arrive pas à remonter. Puis là, tu sais, normalement... Ma body est juste en avant de moi, elle n'a rien vu aller. Moi, j'étais avec le guide. On est très collés, là. Et c'est une curiosité. Le requin, il est comme arrivé, puis il est descendu voir qu'est-ce qui se passait. Puis là, c'est arrivé tellement vite. C'est juste comme « Ah, c'est quoi ça ? » Que mon guide a eu le temps de prendre son couteau pour se retourner le même. Non way Puis il est reparti. Mais après, il m'a dit... Moi, j'ai vu ça aller. Je me suis dit « Voyons, c'est quoi ? » Et en sortant, il me dit... Il dit « C'est tellement ridicule ce que j'aurais pu faire avec ça. Il nous a aidé mon réflexe. » Mais en même temps...
- Speaker #0
C'est quand même hot qu'il ait pensé à...
- Speaker #1
Mais c'est des comportements... Tu sais, des fois, on connaît les requins qui ont des comportements un peu imprévisibles. OK. Puis ça, c'est arrivé une fois, puis une autre fois comme ça. C'est juste une curiosité qui arrive vite vers toi, puis oups, c'est reparti. Mais ça n'arrive pas souvent que c'est comme ça.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est deux fois dans toutes mes vies. Et dans ce temps-là, tu fais juste... Oui,
- Speaker #0
les petits doigts entre les pétesseurs.
- Speaker #1
Tu dis que tu les captes. Hé,
- Speaker #0
on est déjà à 50 minutes.
- Speaker #1
Je ne doute pas. Non, je t'ai dit. Pas tellement.
- Speaker #0
Ben, j'adore ça. Puis là, tu sais, je n'ai même pas eu à regarder mes feuilles de questions.
- Speaker #1
Je parle trop. Non,
- Speaker #0
non, au contraire, c'était tellement passionnant.
- Speaker #1
Ah ben, il y a tellement de choses à dire. Puis là,
- Speaker #0
toi dans le fond, tu as un site Instagram de plongée, non ? Tu sais, les gens ont envie d'aller voir des images, puis d'aller capter.
- Speaker #1
Tu as une page Instagram ? Oui, ça s'appelle Fish and Chicks. Fish and Chicks. Mais tu vois, justement, moi je ne suis pas très active sur les réseaux sociaux et je me dis, mon Dieu, j'ai tellement de choses que je veux prendre le temps de mettre là-dessus. Il y en a un peu, mais ce n'est pas à jour. Je me promets de le faire prochainement. Mais oui, on peut voir quand même quelques trucs.
- Speaker #0
Oui, parce que tu parlais de ta GoPro. Tu dois avoir des images exceptionnelles.
- Speaker #1
J'ai des belles choses.
- Speaker #0
As-tu déjà été sponsorisée, toi, pour l'apnée ?
- Speaker #1
Non, parce que moi, je n'ai pas alimenté ça non plus. Au Québec, ce n'est pas très populaire non plus de sponsoriser pour la... Mais certains apnistes, les grands apnistes qui vont en profondeur, ils ont quelques commanditaires. Ce n'est pas un sport qui est très fructifiant. Bien,
- Speaker #0
ce n'est pas populaire autant que le hockey, mettons, ou le football américain.
- Speaker #1
Non, non, non, on est loin de là. Puis tu ne vis pas de ça.
- Speaker #0
De ce sport. Non. C'est un sport, on appelle ça.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est un sport, absolument. Mais non, non. Puis, tu sais, c'est ça, je n'ai pas accès là-dessus. Mais oui, des fois, tu peux avoir des fournisseurs d'équipements qui vont dessus.
- Speaker #0
De crème solaire.
- Speaker #1
Ou de crème solaire.
- Speaker #0
Parce que ça, c'est des crèmes solaires qui sont minéraux, c'est ça ? Oui.
- Speaker #1
Mais tu sais, c'est comme on n'a pas beaucoup ici.
- Speaker #0
J'étais allée chez Avril, j'essayais trop. Non, moi aussi, j'ai essayé.
- Speaker #1
Ça ne marche pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bien, ça ne marche pas. C'est collant, c'est... Oui. En tout cas,
- Speaker #0
avant de vous en trouver, je... Non, c'est ça, c'est laid, ça ne rentre pas dans la peau.
- Speaker #1
Oui. Fait que tu sais, l'idéal, c'est de ne pas en mettre, mais de te protéger, tu sais, la peau, là. Pour le moment, c'est ce que j'ai trouvé. Parce que sinon, ce n'est pas bon. Tu sais, l'huile qui flotte à la surface. Ah oui, ça, c'est terrible. Moi, je capote quand je vois ça. Oui,
- Speaker #0
on le voit à la surface, mais imagine qu'est-ce qui est en dessous.
- Speaker #1
C'est eux, ils viennent aussi. Ils utilisent sa pomme, ils mangent ça. Oui,
- Speaker #0
puis ils viennent à la surface une fois pogner de l'huile. T'es prête pour un wow, pas wow ?
- Speaker #1
Ah mon Dieu, OK, oui.
- Speaker #0
Le parapluie pour chaussures.
- Speaker #1
C'est quoi ça ?
- Speaker #0
Au Japon, ils ont inventé... Il y en a que tu mets sur le bout de ton soulier ou tu peux l'attacher à ta cheville. C'est pour protéger tes souliers des intempéries.
- Speaker #1
Je n'ai jamais vu ça. Ce n'est pas wow. Regarde tes pieds mouillés où tu mets tes bonnes bottes à vache.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Des vrais souliers.
- Speaker #1
Des vrais souliers, non. Ce n'est pas wow.
- Speaker #0
La fourchette motorisée pour tourner les spaghettis.
- Speaker #1
Mais voyons, tu me parles d'affaires que je ne connais même pas. Mais non, là. Hé, à un moment donné... Tu sais, il faut faire un peu d'exercice. Rendu là, non. Moi, j'ai fait un truc pour tourner le beurre de pinot.
- Speaker #0
Ah oui ? Oui. Ah ça, c'est le fun, par hasard. Oui.
- Speaker #1
C'est toujours moi qui me tape les peaux, mais en même temps, je me dis...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça se gagne.
- Speaker #0
Oui. Travaille.
- Speaker #1
Ça se gagne.
- Speaker #0
Le réveil bacon. Il y a un réveil qui commence à cuire ta tranche de bacon, mettons 10 minutes avant que que l'alarme sonne, comme ça tu te réveilles.
- Speaker #1
Ah non, mais je mange pas de bacon. Quand même bien que ça me ferait cuire une petite tranche de tempeh. Non, non, non. Normalement, toutes les affaires qui... Non.
- Speaker #0
C'est drôle, c'est juste de ça que j'ai.
- Speaker #1
J'ai juste des affaires.
- Speaker #0
Ah, attends, la cage à bébé. La cage à bébé, dans le fond, c'était en 1930. Ils faisaient ça, ils mettaient dans les fenêtres une petite cage qui était suspendue au-dessus du pour que les bébés prennent de l'air.
- Speaker #1
Un peu comme pour les Ausha, là ? Ouais, ouais,
- Speaker #0
ils sortaient. C'était comme une corniche, mais je me suis dit, « Merde, ça va être pendu »
- Speaker #1
Tu viens d'un autre univers que le mien. Non, c'est non, là.
- Speaker #0
Non, hein ? Non, non,
- Speaker #1
mais tu prends de l'air, ton bébé. Va prendre de l'air. Ouais,
- Speaker #0
tu prends de l'air pour vrai avec ton bébé.
- Speaker #1
Hein ? Non.
- Speaker #0
Ouais, mais tu sais, c'est le médecin qui avait dit ça. C'était bon, là, que les bébés prennent de l'air.
- Speaker #1
Hein, c'est fou.
- Speaker #0
Mais tu sais, en plus, j'imagine que c'est à la hauteur. Fait qu'avec tout le charbon qui était brouté, là, dans le temps, il est... C'est pas sûr, c'était la bonne aile.
- Speaker #1
Non. C'est fou, j'ai jamais vu ça.
- Speaker #0
Un dernier, le lancer du thon. As-tu déjà entendu parler de ça ? C'était une compétition. Avant, c'était avec des vrais thons. C'était les gros thons. C'était les gros thons, des poignées. C'était des compétitions.
- Speaker #1
Mais les tons, ils étaient... Avant,
- Speaker #0
ils étaient vivants. C'était pour voir à quel point tu étais capable de...
- Speaker #1
Attends, un thon, c'est gros. Ça se peut pas, ça. Oui.
- Speaker #0
Ben là, c'est des gros thon. Je sais pas, c'est comme gros de même, il me semble, j'ai vu.
- Speaker #1
Ah, ben non, j'ai jamais entendu parler de ça. C'est « wow » ou c'est pas « wow » ? Non, c'est pas « wow » , parce que premièrement, aujourd'hui, ils leur lanceraient pas le thon, clairement, parce qu'il y aurait presque... c'est en voie de disparition, malheureusement. Mais en plus, non, laissez-les donc tranquilles, surtout eux, ils en ont besoin. Les sushis et tout ça, on aime ça, mais... Il peut prendre des alternatives. Lui, il faudrait le laisser tranquille.
- Speaker #0
L'escargot ?
- Speaker #1
L'escargot dans le sushi ? Moi, je n'ai jamais mangé d'escargot, tu vois ?
- Speaker #0
Non ? Bien oui, mais pas cru. Oui. Non. Je ne pense pas qu'en sushi.
- Speaker #1
Non, moi, je les aime, les animaux. Oui,
- Speaker #0
tu n'as pas envie de les manger.
- Speaker #1
Tu es-tu végée ? Non, mais je mange presque plus de viande. Moi, c'est vrai, à un moment donné, ça ne se peut plus. De plus en plus, je me dis « Mon Dieu, j'en consomme pas beaucoup. » Même le poisson, j'adore le poisson, mais c'est rendu qu'on ne sait plus quoi choisir.
- Speaker #0
Non, c'est vraiment élevage? sauvage? Là, même d'élevage, moi, ça me fait de la peine. Non,
- Speaker #1
puis il y a souvent du colorant là-dedans. Moi, j'ai une amie biologiste marine. Des fois, je ne le fais plus parce qu'à chaque fois, ça ne marchait pas. Mais j'arrivais devant un comptoir de poissons et je disais « Qu'est-ce que tu me conseilles ? » Elle était là, rien. Je changeais de place. Un autre fois, je lui dis, tu me conseilles quoi ? Elle dit, Rosalie, rien. Puis ça, bien non, Elle dit, la meilleure chose que tu peux faire, c'est pêcher ton poisson. Viens pêcher dans l'Est avec moi, dans le coin de Rimouski. Viens pêcher avec moi. Puis elle dit, au moins, c'est mieux. C'est sûr qu'ils se sont impactés aussi, mais puis c'est souvent des espèces... Au moins,
- Speaker #0
pas la même quantité aussi. C'est pas la même quantité,
- Speaker #1
c'est pas le même poisson non plus. Elle va pas pêcher des saumons non plus. Mais... À un moment donné, ça m'a comme un peu... Sensibilisée. Sensibilisée, mais écoeurée un peu aussi quand tu vois c'est quoi l'élevage de saumon. C'est fou. En tout cas, je suis...
- Speaker #0
Oui, non. Oui, oui.
- Speaker #1
C'est pas beau. Non. Moi, je veux pas... C'est sad. Mais oui.
- Speaker #0
C'est sad. Il y a des beaux questionnements à avoir sur notre façon de consommer.
- Speaker #1
Oui. D'essayer d'être plus... C'est dur d'avoir la traçabilité, mais en tout cas de s'informer. Même dans nos légumes, tout ça, je pense que la première chose, c'est de connaître le producteur, même pour la viande, puis d'essayer d'encourager ces personnes-là. Mais ce n'est pas évident quand tu ne vis pas à la campagne et que tu n'as pas de ferme autour.
- Speaker #0
Ouais, pis malheureusement avec les finances aussi là c'est dur.
- Speaker #1
Ouais mais y a ça aussi là.
- Speaker #0
T'sais...
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Ouais. Faut faire une petite tranche de zucchini Hey ben ma belle Rosalie d'amour, C'est quoi ça ? Ah, les déneigeurs !
- Speaker #1
À la fin. Ah !
- Speaker #0
Quel beau timing ! Mais je t'aime d'amour, merci tellement.
- Speaker #1
On pourrait tellement en parler encore des heures. J'ai tellement de choses que je pourrais te raconter de mes voyages et tout.
- Speaker #0
J'ai adoré tes émets de poids.
- Speaker #1
De m'avoir invitée.
- Speaker #0
Honnêtement, tu m'as comme un peu donné le goût de... Tu sais, l'aspect méditation, contrôle de soi, contrôler son mental.
- Speaker #1
Oui. Moi, c'est juste ça.
- Speaker #0
C'est beau.
- Speaker #1
C'est la première fois que je trouve une place aussi zen. Je la retrouve pas ailleurs, en fait.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
T'es toi seule, avec le contrôle de tes pensées, tes sensations, puis on compte en place.
- Speaker #0
On va travailler là-dessus cet été dans la piscine.
- Speaker #1
Ben viens, viens faire un peu d'apnée avec moi. Après, on va aller plonger.
- Speaker #0
Ah, sérieux ? Je dis pas non.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
je n'ai pas envie. En fait, je m'étais dit que j'allais faire des longueurs, d'aller dans une piscine un moment donné. Juste commencer d'aller faire ça.
- Speaker #1
Est-ce qu'on a des initiations ? Moi, je fais partie d'un club de plongée, d'apnée, c'est-à-dire qu'on a des initiations une fois de temps en temps, à la fin des sessions, souvent, avec un ami.
- Speaker #0
Oh, appelle-moi. Oui, je te jure,
- Speaker #1
j'y vais.
- Speaker #0
Je veux me mettre en danger. Pas en danger. Je veux... Je veux arrêter d'être dans la peur puis être dans l'amour. Tu comprends ?
- Speaker #1
Oui, de recevoir.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tant qu'il n'y a pas d'amour. Absolument. Puis je te dis, c'est une expérience, en tout cas, à vivre. Puis on le fait dans... Mon club, c'est avec Apnea City. Puis franchement, c'est dans le plaisir. On s'amuse, on fait des jeux. Puis c'est là que tu fais, « Ah, mon Dieu, je me soumets pas dans le sport, mais je suis en dessous de l'eau, puis j'ai pas respiré pendant 45 secondes. » Puis finalement... ...
- Speaker #0
Quelqu'un qui voudrait s'initier et qui veut faire ça, il va où ? Comment on commence à faire ça ?
- Speaker #1
Pour l'apnée, en tout cas, en ce qui concerne l'apnée, c'est ça. Il y a plusieurs clubs à Montréal. De toute façon, c'est facile à trouver. Apnée Aquarius, Apnée Aventure, Apnée City. On regarde ça et il y a des offres de cours. On fait l'initiation et on progresse tranquillement. Plongée sous-marine, c'est autre chose. Il y a des écoles aussi ici qui peuvent...
- Speaker #0
Il y a au Parc olympique, non ? Il y a pas...
- Speaker #1
Il y a SQAS qui le font.
- Speaker #0
Ça existe encore, la piscine, là ? Non,
- Speaker #1
le bassin, non ? Oui ! Ils l'ont enlevé. Ça a été toute une histoire. C'était vraiment une des places en Amérique du Nord où on pouvait aller profond comme ça.
- Speaker #0
Pourquoi ils l'ont enlevé ?
- Speaker #1
C'est nébuleux, un peu, les raisons de ça. J'ai jamais vraiment su pourquoi. Puis ils devaient peut-être le remettre. Il y avait une pétition, puis finalement, c'est jamais revenu. On l'a perdu. C'est pour ça que la seule profondeur, c'est dans les carrières. qu'on peut l'avoir au Québec.
- Speaker #0
C'est pas obligé d'être l'hiver.
- Speaker #1
C'est pas obligé d'être l'hiver, puis l'été, certains lacs aussi. Viens donc. Allez, viens jouer avec moi.
- Speaker #0
D'accord. Merci Rosalie je t'aime! Merci.