- Speaker #0
Bienvenue sur « Ça vient des RH » , le premier podcast pas chiant qui parle des RH, parce que nous, on adore les RH, mais c'est tout ce qu'on déteste. On vous laisse découvrir pourquoi, juste après la page de réclame. Quoi ? On dit plus réclame ? Non, on dit quoi alors ?
- Speaker #1
Ça vient des RH ?
- Speaker #0
Ça vient des RH ?
- Speaker #1
Non, ça vient des RH ?
- Speaker #0
Ça vient des RH.
- Speaker #1
Quoi ?
- Speaker #2
La réclame ?
- Speaker #1
Un grand merci à l'agent d'influence B2B Les Années Folles, chez qui nous enregistrons nos podcasts. Bonjour à tous et bienvenue dans un nouvel épisode de... Ça vient des RH. Et aujourd'hui, on va parler d'un sujet pour lequel je suis certain que celles et ceux qui nous écoutent vont se passionner, puisqu'on va parler de freelancing. Alors vous allez me dire, pourquoi ils se passionnent-ils de freelancing ? Mais parce qu'on observe depuis maintenant quelques années une tendance nouvelle à ce que des RH de plus en plus jeunes se lancent dans le freelance, dans l'indépendance, dans le temps partagé. Bref, un format qui semble davantage convenir. Alors je ne sais pas si on pourra dire... d'une nouvelle génération, d'une nouvelle typologie de DRH. Mais en tout cas, c'est un sujet qui est à la cote, à savoir le freelancing. Mais quand on parle de ce sujet, il y a plein de questions évidemment qui vont survenir. On va parler des missions, des typologies de personnes que ça concerne. Est-ce que c'est si simple de s'organiser finalement en conséquence ? Pour ce faire, on a la chance d'être accompagné d'une invitée qui s'y connaît particulièrement dans ce sujet et auprès de qui on va laisser le soin. de se présenter.
- Speaker #0
Bonjour, alors je m'appelle Dunia Lemasson, je suis DRH à temps partagé. Ça fait plus de 17 ans aujourd'hui que j'exerce dans le domaine des ressources humaines et ça va faire bientôt trois ans que je me suis lancée en tant que freelance.
- Speaker #1
Super, merci du coup d'avoir accepté l'invitation pour parler de ce sujet-là. Alors on va commencer par peut-être quelques chiffres dans le cas des recherches effectuées. J'ai vu qu'il y avait un peu plus d'un million, un million trois. qui se déclarait en tout cas en freelance selon l'INSEE, et que ça représente, ça m'a surpris moi, à peu près 4 à 5% de la population française. Donc j'ai l'impression qu'on est quand même dans une tendance qui se développe avec une croissance très forte depuis 2019-2023. Puis un ralentissement, mais tu pourras nous donner ton point de vue naturellement, depuis 2024-2025, j'ai cru comprendre que c'était notamment lié au contexte économique et on va dire au budget des entreprises. La question qui va en découler... Toi, est-ce que tu observes une évolution du marché du freelance et comment tu décrirais la situation actuelle ? Facile ou pas facile ?
- Speaker #0
Alors effectivement, ça évolue pas mal. Je suis assez d'accord avec toi sur le constat. Il y a eu une forte croissance, en tout cas des personnes qui se sont lancées en tant que freelance, notamment durant la période de Covid, forcément, qui a également bouleversé le monde du travail. et j'ai moi-même eu... pas mal de questions qui se sont posées à l'issue de cette période de Covid et qui a pas mal joué aussi sur mon souhait ensuite de passer en tant que freelance. Donc c'est depuis les trois dernières années, j'ai pu effectivement aussi bien apercevoir, parce que je me suis lancée en 2023, donc c'était en plein essor. Et effectivement, on peut observer que, on va dire, ça fait, je dirais, peut-être un an, même autour de moi, au tour même mes consoeurs en tout cas, avec qui j'ai la chance de pouvoir échanger régulièrement, que certaines finalement ont rebasculé en CDI. Non !
- Speaker #2
Surprise !
- Speaker #0
Mais du coup, il y a plusieurs raisons, chacune a ses propres raisons, mais le contexte économique actuel avec un peu cette phase d'incertitude, aujourd'hui peut également influencer les freelances. qui ont besoin d'équilibre et de plus de stabilité durant cette période. Mais néanmoins, on reste tout de même assez nombreux, parce que ça a quand même fortement augmenté depuis 2020. Et on peut notamment l'observer dans les différents groupes que j'ai intégrés. Je pense notamment à des groupes où on est 800 sur un groupe d'échange. Alors que quand j'ai rejoint le groupe, on était entre 300 et 500 il y a un an et demi. Donc il y a une forte tendance, peut-être un petit ralentissement depuis un an, c'est ce que je pourrais en dire.
- Speaker #1
Et avant de laisser évidemment Pierre, toi la raison qui t'a motivé à te dire après un parcours on va dire plus classique de DRH ? à te lancer dans l'indépendance ? Est-ce que ça faisait un moment que ça mûrissait ? Est-ce que c'est un concours de circonstances ? Est-ce que tu as vu des consoeurs ou des confrères en disant « Ah tiens, c'est pas mal » . Comment tu as fait ce cheminement ?
- Speaker #0
Alors, le cheminement a démarré en 2020, donc forcément c'était en lien avec la période Covid, encore une fois, où je travaillais dans le secteur du sport, donc qui a été fortement impacté par les restrictions sanitaires, avec pas mal de périodes de chômage partiel. Et durant cette période, j'avais besoin de rester active. et pendant le chômage partiel, j'ai travaillé également dans une autre structure. Donc en même temps, je travaillais pour deux structures différentes. Cette émission a duré déterminé de quatre mois. Et suite à la fin des restrictions sanitaires et reprise de mon poste de responsable RH, j'ai commencé à me questionner, en quête de sens aussi, un peu comme beaucoup. Et j'ai réalisé un bilan de compétences qui était assez intense. et durant lequel pas mal de questions ont été posées, identifiées, sa vision, ses valeurs. Et il en est ressorti que j'aimais mon métier, j'aimais l'ERH, mais qu'il fallait que je le fasse différemment. Donc avec une approche différente et réussir à multiplier les expériences. En tout cas, essayer de retrouver ce que j'avais un peu connu durant cette période. de chômage partiel, mais réussir à le faire à plus long terme. J'ai alors pris contact avec pas mal de DRH à temps partagé, notamment via LinkedIn, qui m'ont fait leur retour d'expérience. Et puis, suite à cela, allez go, on se lance. Et puis, je me suis lancée.
- Speaker #1
Super, merci. Peut-être qu'on y reviendra un peu plus tard dans l'épisode. C'est toujours intéressant d'avoir les feedbacks, notamment pour ceux qui nous écoutent, pour dire est-ce que je suis tout seul ?
- Speaker #2
Oui, surtout comment et en tout cas la raison qui fait qu'on a basculé en tout cas vers le côté indépendant. C'est toujours intéressant de voir un peu, est-ce que finalement, est-ce qu'on est tous pareil ? C'est-à-dire tous à la même raison de vouloir peut-être s'exercer sur un autre modèle ou en tout cas une autre vision ou alors pas du tout. C'est toujours intéressant, je trouve. On voit qu'il y a eu un essor, on va dire post-Covid, c'est vrai que tu l'as rappelé et c'est vrai qu'on ne peut pas dire que ce soit, c'est vraiment pour moi la pierre angulaire de la montée du freelance. côté RH à mon sens est-ce que là on constate pas qu'il y a peut-être un peu trop maintenant ou est-ce que pour toi il y a encore de la place pour des professionnels RH qui voudraient se lancer dans le freelance ?
- Speaker #0
Alors effectivement il y a beaucoup plus de concurrence aujourd'hui mais ça ne doit pas freiner certains en tout cas qui souhaitent découvrir ce mode de travail sauf que c'est un petit peu plus challengeant on va dire Et je dirais pour les personnes qui souhaiteraient se lancer en tant que freelance, les conseils concrets en tout cas que je pourrais donner, c'est déjà de définir une offre claire, ne pas être floue, bien cerner sa cible, bien définir son offre. Le deuxième, ce serait de se rendre visible, parce que forcément avec toute la concurrence qu'il y a aujourd'hui, c'est pouvoir se montrer et être visible.
- Speaker #2
C'est peut-être le plus compliqué finalement.
- Speaker #0
Oui, ça dépend. Certains ont plus de facilité que d'autres, mais effectivement, en tout cas pour moi, c'est quelque chose d'indispensable quand on se lance en tant que freelance. Puis pour faire face à la concurrence, aujourd'hui, par rapport aux autres freelances, je dirais aussi savoir se vendre, en sachant que nous, Freelance RH, en tout cas pour la plupart d'entre nous, nous ne sommes pas commerciaux dans l'arme. C'est clair,
- Speaker #2
on est très loin même.
- Speaker #0
Donc c'est un des éléments en tout cas fondamentaux aujourd'hui pour réussir.
- Speaker #2
Ok, et finalement face à l'augmentation du nombre de freelances sur le marché et de la concurrence, est-ce que toi tu as vu aussi, est-ce que toi tu as manière aussi d'essayer de trouver en tout cas des missions ou d'être sollicité ? Est-ce que ta manière toi a aussi évolué ou est-ce que tu es restée la même depuis le début ?
- Speaker #0
Alors moi personnellement quand je me suis lancée en tant que freelance, j'ai fait le choix de tout tester, tout s'appuyer. Parce que je trouve ça toujours intéressant de tester plein de choses et puis ensuite... Et qu'est-ce que tu as testé, par exemple,
- Speaker #1
pour que nos auditeurs puissent avoir un aperçu de ce qui a pu être testé au démarrage ?
- Speaker #0
Alors, déjà au niveau des différents canaux, j'ai mobilisé le réseau, j'ai pris contact avec des cabinets, je me suis inscrite sur des plateformes. J'ai lancé certaines choses qui ont parfois fait un bide, comme une sorte de hotline téléphonique. Il faut essayer. Si tu n'essaies pas, tu ne peux pas savoir. C'est le genre de choses où, effectivement, il faut sortir de sa zone de confort, créer, essayer de se différencier. Et puis maintenant, je vais dire comment j'ai évolué. Aujourd'hui, en tout cas, de ma propre expérience, ce que j'observe, c'est surtout le réseau, aujourd'hui, qui permet de développer son activité. En tout cas, pour ma propre expérience.
- Speaker #1
Si on revient un peu, alors je n'irai pas en arrière, mais c'est vrai qu'on a vu un constat de marché qui a beaucoup évolué. Moi, quand j'étais jeune, c'est-à-dire il y a 30 ans maintenant, notamment quand on était dans une association célèbre RH, les freelances avaient une cinquantaine d'années et c'était fruit d'une carrière un peu longue et pour laquelle ils avaient des difficultés pour retrouver un poste. qui s'installèrent en freelance. Ça ne veut pas dire pour autant qu'ils ne voulaient pas le faire, mais c'était généralement le chemin. Donc c'était des gens qui avaient une cinquantaine d'années. Et depuis les dix dernières années, plus ça va, plus ça rajeunit. On a fait du 48, 47, 46, 45, 40, 35. Je me dis, ok, d'accord. Donc il y a vraiment une nouvelle tendance, vraiment, de mode d'exercice de la fonction qui fait que mathématiquement, il y a naturellement beaucoup plus de personnes qui sont dessus. Alors, je ne sais pas si c'est comme tu le disais dans le cadre de ton bilan de compétences, tu n'as pas quitté la fonction. Ça n'était pas ça le fruit du bilan. C'était les conditions d'exercice de celui-ci. La question, c'est est-ce qu'il y a une vraie compatibilité parce que tu n'es pas la seule qui dit ça. Qui dit en fait, moi, les conditions ne me vont pas. Par contre, j'adore mon job. Bon, ça dit quand même quelque chose du métier. Et après, tu disais qu'il faut réfléchir à son offre commerciale qui soit la plus claire possible. Quelqu'un qui pourrait m'écouter, qui se pose la question, moi j'ai été DRH dans 3-4 secteurs, je sais faire des relations sociales, du recrutement, peut-être un peu de paye. Qu'est-ce qu'elle veut dire par définir une offre ? Ça veut dire quoi ça concrètement définir une offre ?
- Speaker #0
Alors il peut y avoir deux choses. La première, alors ce qu'on observe aussi pas mal, c'est qu'aujourd'hui les freelances qui décrochent le... plus de missions sont souvent ceux qui sont spécialisés dans un domaine précis, RH j'entends, spécialisés, compagnes BN, SIRH, recrutement de niche.
- Speaker #1
C'est très important ce que tu dis là. C'est ce qu'on constate aussi.
- Speaker #0
Le deuxième point également, c'était en termes de positionnement. Alors moi personnellement, ce qui a fait également une grosse différence c'est le positionnement par rapport aux dirigeants. en exerçant cette fonction en tant que freelance, parce que la posture est complètement différente, dans la mesure où un DRH a souvent une relation hiérarchique directement avec le CEO. Lorsqu'on intervient en tant que consultant externe, alors déjà, ce statut de moi-même, je suis également dirigeante de ma propre petite entreprise, Souvent, les dirigeants se sentent plus compris, plus écoutés et ça joue beaucoup sur la relation. Le deuxième point, c'est que j'ai vraiment une posture de conseillère externe. Je ne suis pas jugée partie. Je conseille le dirigeant de façon générale sur la gestion des ressources humaines, sur quelles sont les actions à mener pour accompagner la stratégie d'entreprise. Et voilà. Et donc, ces éléments-là font qu'aujourd'hui, ça change toute la donne, en tout cas, entre un DRH qui reste en CDI ou qui passe sur une position de freelance, à mon sens.
- Speaker #1
Et tu aurais un exemple de conseil ou de précaution où tu dis, ça, en CDI, ça aurait été plus compliqué de le faire, à contrario, dans l'entreprise, on se fiche du nom, j'ai pu proposer ça et ça s'est mis en place. Est-ce que tu as une situation qui... qui pourraient parler dans ce cas où c'était plus facile ?
- Speaker #0
Je peux avoir éventuellement une situation qui s'est présentée où je pense que s'il y avait une relation hiérarchique, ça aurait été peut-être un peu plus compliqué. C'est dans une situation où le CEO, enfin identifié en tout cas, c'est l'accompagné dans l'identification de ses axes d'amélioration en tant que manager. Alors on a beaucoup de CEOs. qui ne sont pas managers dans l'âme et qui vont plus facilement accepter d'être accompagnés sur son développement en tant que manager plutôt que lorsqu'il y a une relation hiérarchique et du coup, en tant que DRH, on va conseiller notre propre manager. Donc sa posture est complètement différente sur ce type de situation.
- Speaker #2
On parlait dans les missions un peu freelance, celles qui sont peut-être un peu plus, j'irais pas valoriser, mais celles qui sont plus possibles, peut-être un peu plus valorisées sur le marché. Tu parlais un peu de Compend Ben, tu parlais un peu de finalement, j'ai envie de dire finalement, des missions ou en tout cas des postes qui ne sont peut-être pas forcément valorisés quand on est en CDI dans une entreprise. La gestion de paye par exemple, payroll et tout ça, je trouve que ça reste des métiers encore sous tension.
- Speaker #1
Et pénuriques, certains.
- Speaker #2
pénurie pour certains et finalement est-ce que le freelance va le changer j'ose espérer et inversement est-ce qu'il n'y a pas justement des scopes RH qui sont peut-être un peu trop sur-sur représentés dans le monde du freelance et qui pour le coup est-ce que ça vaut vraiment le coup de se lancer j'en ai un en tête notamment le recrutement où j'ai la sensation que tout le monde fait du freelance recrutement est-ce que finalement et quand je vois aussi les messages en tout cas les messages en tant que en off de prospection ou je ne sais pas j'en ai deux 4-5 par jour, mais on n'en est pas loin. Je me dis qu'à un moment donné, s'ils sont tous comme ça, c'est qu'il y a un problème, ou en tout cas, ça commence à devenir un peu compliqué pour eux. Est-ce que toi, tu vois aussi que certaines missions ont changé ? En tout cas, certains scopes ont été plus valorisés que d'autres ? Ou est-ce que ça reste finalement constant ?
- Speaker #0
Moi, j'ai plutôt observé que les DRH plutôt généralistes difficilement réussir à trouver des missions un peu plus difficilement. Alors je suis moi-même généraliste RH, mais justement tout à l'heure on se parlait de comment se vendre de façon concrète, comment mettre en avant, et en fait tout est question de définir quel est le résultat, quel est l'objectif, quelle est la finalité. Plutôt que de dire tout simplement je suis généraliste RH et je vous accompagne dans la gestion administrative, dans la paie, l'accompagnement managérial, je vais plutôt me vendre en me disant je vous accompagne pour que les valeurs soient incarnées un peu plus dans vos entreprises, pour des collaborateurs plus engagés, pour poser un cadre clair au niveau des procédures. Ça démontre tout de même que déjà en face, on est face à des entreprises aujourd'hui qui ont des attentes qui ont évolué, qui aujourd'hui vont au lieu de rechercher un tel poste, vont plutôt aller chercher des résultats avec des indicateurs clairs. Et donc en fait pour revenir sur le fait de, est-ce qu'on est plutôt sur des freelances experts ou généralistes ? Tout dépend, encore une fois, comment on se vend. Et par rapport aux expertises, je n'observe pas forcément... Alors, tu parlais du recrutement. Effectivement, au niveau du recrutement, il y a également quand même deux statuts. Il y a les personnes qui interviennent en RPO et d'autres qui interviennent vraiment de façon très indépendante, un peu comme un cabinet de recrutement. En fait, c'est tellement riche. Il y a tellement d'offres variées. au niveau de la fonction RH en freelance que c'est difficile, en tout cas, je pense que c'est difficile de réussir à observer quelle spécialisation va plus réussir qu'une autre. Parce que tout va dépendre du secteur. Il y en a certains qui vont se spécialiser par rapport à un secteur d'activité plus défini. C'est nuancé.
- Speaker #1
Peut-être que pour rebondir, Jacques, l'une des particularités, je prends l'exemple de la paye. Maintenant, j'ai une boîte. La première fonction, si j'en avais une, ce serait la paye. Je dirais que mécaniquement, le volume, dans un premier temps, tu peux te passer d'une RH, tu ne peux pas te passer de paye. Tu es un salarié, tu as de la paye. Ça règle le sujet. D'autres fonctions ne sont pas que ce sont utiles, mais elles ne sont pas indispensables à un stade de l'entreprise. C'est moins glamour à la base la paye. Naturellement, je pense que c'est un métier qui, de mon point de vue, semble un peu pénurique. Comme ça. En revanche, pour en venir... Tout à l'heure, tu disais qu'il y a aussi un point commercial dans le fait de faire, une fois qu'on a positionné son offre, qui peut d'ailleurs être sectorielle, en disant, je suis RH, mais je suis spécialiste dans l'industrie, par exemple, ça pourrait. J'ai le sentiment que parfois, on a des RH qui se disent, je veux faire tout pareil mon métier, simplement au lieu d'avoir un CDI, je veux un contrat de freelance et que c'est un peu la douche froide. Parce qu'en fait, ils s'aperçoivent que, notamment, il y a un gros volet commercial, parce que comme tu faisais remarquer, je suis... entrepreneur de bonne entreprise, par définition, il y a un volet, il faut prospecter, il faut négocier les tarifs, il faut parvenir à faire des gestes commerciaux, il faut parvenir à fidéliser, qui n'est pas du tout dans l'ADN DRH, même si on sait que maintenant, l'ADN DRH, business partners, mais qui néanmoins, à l'aune de la réalité commerciale, je trouve, moi, que ça pédale dans la choucroute parce qu'on sent que ce n'est pas du tout dans l'ADN et que s'imaginaient, moi j'ai des exemples en tête, qu'ils s'imaginaient que le simple fait juste de changer de statut Aller faire qu'ils allaient exercer leur job. Mais limite, je pense que certains, tu dirais, tu vas dans une entreprise, tu as ton bureau, ton équipe, simplement. de temps en temps, tu pourras faire un peu de remote, etc. Ça leur a aidé très bien. Je ne pense pas qu'ils aient véritablement compris qu'il y a aussi un gros volet commercial qui est le truc qui n'est vraiment pas évident pour personne. Mais je veux dire qu'il n'est pas simple parce qu'il faut répéter, il faut relancer. Tu vois, je ne sais pas si ça, dans le cadre de ton bilan, par exemple, de compétences, on avait mis le point sur ça pour dire, attention, le freelancing, peu importe le mode d'exercice, en partagé ou transition ou whatever, il y aura un gros, toute ta vie, tu auras un volet commercial. est-ce que tu en avais vraiment conscience ?
- Speaker #0
alors pas du tout et je l'avais sous-estimé et c'est donc une des difficultés que j'avais rencontré lors du lancement j'ai eu la chance de démarrer tout de suite par une mission grâce à quelqu'un de mon réseau mais du coup effectivement cet aspect commercial et surtout le fait de réussir à se vendre soi-même parce qu'on peut facilement vendre un autre produit mais c'est encore un autre exercice quand il faut se vendre soi-même Merci. C'est quelque chose que j'avais sous-estimé et justement pour pallier à cela, j'ai dû m'enrichir, me former, alors me former moi-même, parce que forcément dans un lancement, on n'a pas forcément envie d'investir tout de suite sur des formations, mais on peut également se former par des livres, par des... Maintenant, il y a une multitude de ressources en plus à notre disposition, des lives, des choses comme ça. D'ailleurs, un des lives que je suivais quasiment toutes les semaines, chaque jeudi, c'est les lives de Caroline Mignot, qui justement parle du personal branding, qui donne des conseils sur comment se vendre. Et ça a pas mal joué. Ça a pas mal joué parce que ça m'a permis de prendre un tournant et de développer de moi-même ces compétences commerciales.
- Speaker #1
Et du coup, tu as vu, suite à ce travail fait... Il y avait des retours, des gens qui te contactaient spontanément suite au travail engagé ?
- Speaker #0
Alors oui, j'ai eu la chance de tout le temps enchaîner des missions depuis mon lancement. Mais il y a eu une période où j'avais six clients simultanément. Et d'ailleurs, j'ai dû ralentir ensuite l'activité. Mais ça faisait suite à une période un peu creuse où je passais mon temps à multiplier les contacts, à me rendre visible. Voilà, à retravailler mon positionnement, mon discours. Les résultats n'étaient pas visibles immédiatement, mais on va dire qu'au bout d'un mois et demi, deux mois, il a commencé à y avoir certaines sollicitations. J'ai tellement multiplié aussi les actions que je ne saurais pas définir clairement quelle action particulière a fait que ça a fonctionné. Mais effectivement, c'est essentiel de pouvoir développer ces compétences commerciales quand on veut se lancer en tant que freelancer H.
- Speaker #1
Est-ce que tu as vu dans les demandes des entreprises un positionnement qui est différent ? Est-ce que tu les as perçues comme plus ouvertes au freelancing ? Ou avoir un mode de fonctionnement désormais où ils mettent dans la boucle quasiment des gens en CDI mais en freelance ? Ou est-ce qu'ils s'en servent un peu en période de pré-recrutement pour certains ? Est-ce que tu as vu une évolution de la part des entreprises sur ce rapport-là ?
- Speaker #0
Si on recule un peu plus loin... Ce qu'on pouvait observer, c'est que les entreprises avaient tendance à faire appel à des freelances, souvent pour des besoins urgents de remplacement, de façon ponctuelle, immédiate. Avec le temps, ce que j'ai pu observer, c'est que les missions, ou les besoins en tout cas des entreprises, étaient plus orientés sur des missions stratégiques à long terme. où ils avaient besoin d'aller chercher des compétences externes qu'ils n'avaient pas en interne. Et donc la demande est un peu plus précise, plus structurée, plus travaillée en amont. Ça concerne les organisations assez conséquentes, parce qu'à l'inverse pour les entreprises à taille moyenne ou petite taille, La différence, c'est que... Je dirais que c'est qu'avant, il n'y avait quasiment pas de tendance à faire appel à les freelances. Alors qu'aujourd'hui, on peut le voir, ça commence à se démocratiser, surtout pour les RH freelance. Ça s'est vraiment développé ces dernières années. Moi-même, quand je me suis lancée... Certaines personnes étaient assez surprises de ce mode de travail pour un RH. Il y a de plus en plus de demandes, en tout cas des entreprises à plus petite taille. La seule difficulté, c'est que souvent le besoin peut être moins bien défini, moins travaillé. Et donc là, en face, c'est au RH freelance de travailler là-dessus et de réussir à proposer une offre. qui répondent bien aux besoins de cette entreprise.
- Speaker #1
La durée moyenne des missions que toi, soit toi, tu as pu faire ou que tu as pu observer en tendance, est-ce qu'on est sur un truc 0,3 mois, 3,6 mois, 6,9 mois, plus d'un an ? Est-ce que tu dis en tendance, moi, ce que je sens, c'est ça ?
- Speaker #0
Alors, ça me concerne moi personnellement et plus largement également les personnes autour de moi qui exercent le même métier. Souvent, ce qu'on peut observer, c'est qu'une mission va être annoncée sur la mission, on va dire trois mois minimum. Dans les faits, c'est six mois minimum. Et après, en termes de durée, on va dire que ça va être un an, un an et demi maximum, souvent.
- Speaker #1
C'est assez long, effectivement. En tout cas, ça permet vraiment de s'organiser, d'avoir de la visibilité et de se plonger dans les dossiers, je trouve.
- Speaker #2
Oui, finalement, oui. on est quand même sur du temps long alors que le côté freelance en tout cas moi dans mon esprit c'est plutôt quelque chose d'assez court alors peut-être pas non plus de deux en snècle. 15 jours mais non je m'attendais plutôt à 6 mois grand maximum et bien évidemment il y a des missions qui font 6 mois mais ce que tu dis sur un an,
- Speaker #0
un an et demi c'est vrai que ça paraît assez assez surprenant et ça concerne aussi bien parce que comme je vous ai dit c'est un mode de travail qui multiplie les possibilités mais ça concerne aussi bien le management de transition J'entends par là, on est sur des RH à temps plein qui travaillent 5 jours par semaine sur une plus ou moins longue durée, que des RH à temps partagé qui vont travailler sur plusieurs structures en même temps, découpées sur quelques jours dans la semaine. Mais oui, parce que de toute façon, même si la prise de poste est assez rapide souvent, parce qu'on est sur des profils experts qui ont développé une certaine capacité d'adaptation, flexibilité, etc. Les missions sont souvent annoncées en dessous de ce que réellement elle va durer.
- Speaker #2
Ok, d'accord. Pourquoi finalement la durée est assez floue ? C'est qu'au fur et à mesure, il y a peut-être des besoins qui apparaissent ?
- Speaker #1
Peut-être prudents. Peut-être prudents.
- Speaker #2
Ou peut-être imprudents. Parce que c'est finalement l'impact aussi du RH. Ah tiens, pourquoi pas.
- Speaker #0
Effectivement, je pense que... De ce que je peux observer, c'est effectivement l'impact derrière. On peut être aussi face à des dirigeants qui vont initialement se dire « j'ai besoin de quelqu'un qui remette à plat la partie administrative, la partie conformité légale » . C'est souvent un peu la porte d'entrée des RH freelance. Et une fois sur place, quand le RH intervient sur les autres sujets et se rend compte du réel impact sur le business, parfois ça peut être amené à être prolongé. Et oui, après, j'entends aussi, j'inclus également dedans tout ce qui est aussi remplacement de congé maternité, qui souvent peut s'étendre sur la durée.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il t'a dans le cadre de cette mode d'exercice un peu différent ? Surpris, soit positivement et négativement, un truc où tu te dis, je n'imaginais pas, ça peut avoir autant d'impact, ça peut être... travail. autant d'échanges avec un milliard de gens. Je n'imaginais pas ça. Et dans un point de vue, quand j'ai négatif, dans lequel tu dis, voilà, je pensais avoir, que ça allait être plus simple, par exemple, d'échanger avec les salariés, c'est peut-être moins simple, ou de tout organiser sur un jour par semaine. Ça, je n'imaginais pas. Qu'est-ce que toi, après deux ans, tu peux te dire dans les surprises que tu as pu avoir ?
- Speaker #0
J'avais un peu cette crainte de... En tant que DRH à temps partagé, le fait d'intervenir sur différentes structures et de jongler un peu sur différentes structures qui ont différentes activités, différentes conventions collectives, j'avais un peu cette crainte de cette charge, de ne pas réussir à s'organiser, de réussir à découper les missions. et au final agréablement surprise là-dessus. la richesse en tout cas de ce mode de travail c'est de réussir à s'inspirer des bonnes pratiques dans certaines structures pour pouvoir ensuite derrière les décliner ailleurs, d'autant plus que quand il y a des missions où c'est la même convention collective et les mêmes outils RH c'est encore beaucoup plus important Donc agréablement surprise sur cette partie-là. J'avais également la crainte de la solitude. En tant que freelance, j'ai toujours exercé dans des équipes RH. Et donc j'ai un peu réussi à contourner cet élément-là, notamment en créant un collectif RH. il y a plus de deux ans maintenant, dans lequel on partage aujourd'hui notre quotidien. On se partage aussi les missions auxquelles on ne peut pas répondre. Et on organise aussi des rencontres en vrai. Donc voilà, c'est des choses sur lesquelles j'étais assez surprise finalement, parce qu'on arrive finalement à s'y retrouver ou alors à pallier. certains éléments qu'on pourrait éventuellement perdre entre guillemets en étant en CDI. Voilà.
- Speaker #1
C'est super du coup, c'est intéressant je trouve d'avoir un feedback qui est personnel, c'est pas une vérité mais c'est un feedback pour dire ça m'a un peu étonné ou comme tu le disais, j'ai réussi alors que je n'étais pas forcément sûr de pouvoir tout organiser on manage son temps finalement et on trouve un bon équilibre.
- Speaker #2
Si on revient sur finalement les canaux pour trouver des missions C'est bon ? quand on est freelance, et plus particulièrement freelance RH, est-ce que toi, tu as des tips pour où il faut commencer en priorité versus est-ce qu'il y a peut-être des choses qui t'ont peut-être paru prioritaires et qui finalement sont plutôt maintenant secondaires ? Est-ce qu'il faut vraiment y aller sur plusieurs canaux immédiatement ? Comment toi, tu as fait déjà et comment tu vois maintenant ?
- Speaker #0
Alors, la première chose que j'ai envie de dire, Il faut... choisir, en tout cas faire le choix en fonction de ce sur quoi on est à l'aise. Donc déjà pour les cités, il y en a plusieurs. Je listerai en premier le réseau. On en a déjà parlé, mais pour moi le réseau est le réseau avec un grand R au sens large.
- Speaker #1
On vous invite à écouter notre excellent épisode qui s'est enregistré il y a dix jours sur le réseau.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Donc je dirais activer son réseau, activer son réseau c'est aussi bien que ce soit sur les réseaux sociaux mais également en vrai, que ce soit la boulangère, le parent d'élèves, les anciens collègues. Donc ça c'est un des moyens en tout cas, les activer assez rapidement et c'est ce qui moi personnellement aussi a pas mal... ce qui m'a permis aussi de déclencher certaines missions. Après, sans entrer trop dans les détails, mais activer son réseau, ça peut être un peu abstrait. Mais moi, je l'entends dans le sens où il faut réussir à être présent dans l'esprit des gens en se disant, une personne de son réseau entend parler de telle mission ou de tel besoin, savoir clairement. présenter clairement son activité à son réseau pour pouvoir réussir à être identifié.
- Speaker #1
Et sur ce volet-là, est-ce que tu dirais du coup que stratégiquement, il est plus habile de rester contre RH à temps partagé ou c'est peut-être plus habile de voir des RH en poste ou plus habile d'être dans un réseau de dirigeants ?
- Speaker #0
Je n'ai pas bien compris la question.
- Speaker #1
Est-ce que dans ton réseau à toi, tu dirais qu'il est plus intelligent d'être dans un réseau de RH à temps ? partagés ou un réseau de salariés RH ou un réseau de chefs d'entreprise en substance ?
- Speaker #0
Effectivement, il y a deux choses. Être présent dans les réseaux de dirigeants parce que forcément, c'est notre cible. Moi, je ne l'ai pas appliqué personnellement. Je sais que certaines l'ont fait, notamment en intégrant des gros réseaux qui organisent des cafés hebdomadaires, etc. Et puis, au-delà du réseau, c'est également réussir à toucher nos prescripteurs. Et au niveau RH, nos prescripteurs, ça peut être également les autres RH à temps partagé. Parce que comme je le disais, on peut avoir tendance à se partager les missions qui passent et qu'on ne peut pas prendre. Ça peut être également des cabinets d'avocats, des cabinets de... de comptabilité. C'est assez large. Et c'est des personnes qui peuvent justement pousser ou nous permettre de nous développer. Donc ça, c'était par rapport au réseau. On parlait des différents canaux. Il y a également un autre élément, c'est se montrer. Donc être visible. Donc être visible, c'est... Alors aujourd'hui... Les réseaux sociaux jouent beaucoup sur la visibilité et ont un peu complètement changé la donne dans la mesure où aujourd'hui la prospection se fait de façon différente. Les prospections dures comme ce qui se faisait beaucoup en envoyant des mails et j'ai testé également moi-même au début, ne sont plus du tout efficaces. Et en fait la prospection se fait complètement différemment, c'est en se montrant, en participant activement à des discussions, en postant concrètement ce qu'on fait, ce qu'on est, ses valeurs, etc. et ça c'est un des moyens en tout cas de de pouvoir se vendre et rester visible.
- Speaker #1
Il faut être actif finalement. Il faut utiliser ce qu'il y a un peu sous la main et ne pas rester en disant ça va arriver. En priant ardemment, ça va venir. Est-ce qu'à contrario, il y a des trucs où tu dis alors ça, j'ai essayé. Franchement, ne misez pas tout dessus parce que c'est un succès très, très mitigé.
- Speaker #0
Alors, pas forcément. Mais par contre... j'alerterai éventuellement sur les conditions avec les cabinets donc il y a pas mal d'ailleurs c'est un moyen aussi de décrocher ses missions c'est de pouvoir être passé par des cabinets mais surtout en tant que conseil c'est de bien lire les conditions contractuelles quand on passe avec un cabinet et s'assurer qu'on n'est pas qu'on n'est pas perdant en tout cas par rapport aux conditions qui peuvent être précisées.
- Speaker #1
C'est quel type de conditions dont tu parles ? C'est des conditions de commission ? C'est des conditions d'exclusivité ? C'est des conditions de rendez-compte et de rapport ? Je ne sais pas, je ne suis jamais passé par...
- Speaker #0
Avec les cabinets, d'ailleurs j'ai également eu d'autres retours d'expérience là-dessus, ça va être plutôt par rapport aux commissions. Aux commissions où... Un exemple assez précis, c'est que j'ai déjà arrivé de travailler avec un cabinet qui prenait 120% de commission. Donc ça, c'était du jamais vu. Mais effectivement... Plus que tout,
- Speaker #1
c'est-à-dire que toi, si c'était 500, il prenait
- Speaker #2
1200. C'est ça, exactement. Oui, je vais faire ça. Au contraire, c'est un conseil que tu nous donnes.
- Speaker #0
Exactement, mais effectivement, c'est des choses sur lesquelles il faut être un peu alerte au début. Et voilà. Donc, c'est des choses que j'ai faites que je ne referai peut-être pas. Mais c'est un des éléments sur lesquels il faut être assez vigilant quand on se lance.
- Speaker #1
Après, le client, j'imagine que s'il valide... À la rigueur, si toi, t'es satisfait du TGM, si deux fois, trois fois, ton client valide, finalement, c'est peut-être pas trop un problème. Ce qui est compliqué, c'est que si après, tu dois te trimballer avec ça à fois un et demi, j'imagine que c'est peut-être un peu compliqué à toi.
- Speaker #2
c'est ça, je pense que c'est aussi le client final si lui-même n'était même pas la commission réelle entre le freelance et l'entreprise qui les met en relation il peut peut-être vite aussi penser que tel freelance est hyper cher finalement pas du tout en tout cas dans la moyenne avant
- Speaker #1
j'avais un cabinet, je me souviens qu'il y avait un des putain d'affs, en l'occurrence on va taire son nom, on va l'appeler chuuut Et qui m'avait dit qu'il avait vu notamment le marché muter. Il dit le problème, c'est que plus ça va, plus les tarifs des cabinets sont très chers. Et donc nous, quand on arrive, lui c'était de la transition qu'il faisait, on doit faire des heures pas possibles parce qu'en fait, il faut que le client y en ait pour son argent. Donc en gros, il dit le marché est parti en cacahuètes. Il faut que j'arrive à 8 heures, que je reparte pas avant 21, 22 heures, mais même pas... parce qu'il faut que je sois très, très productif. Mais il dit quand je vois les tarifs qui sont facturés... à un moment donné, je comprends que le client dise t'es gentil, mets-moi 20 000 balles par mois ou 30 000. Il va falloir que ça dépoite sévère. Pour rebondir sur ce que tu disais, je comprends si lui se dit, mais moi, il ne me reste pas tant que ça. En tout cas, je n'ai pas un montant si dingue. C'est le cabinet. Je comprends qu'il peut y avoir un flou au milieu du schmurt. D'ailleurs, je n'ai pas fait d'études. Je ne suis pas dans les questions non plus. La partie, évidemment, tarification, qui est un enjeu, évidemment, le fameux TGM. Chris peut-être que c'était JM Ce fameux TGM, qui est un sujet mythifié, finalement, par tout freelance, comment on le fixe ? Est-ce que toi, parce que j'entends tout et son contraire, c'est-à-dire, moi j'ai des copains qui sont dans ce secteur, qui disent, moi au démarrage, pour notamment bâtir mon expérience, j'accepte quasi. J'accepte tout parce que ça m'amène à avoir l'expérience, la connaissance, d'être identifié, ta-ta-ta-ta. Et d'autres, à contrario, se disent non. Moi, on m'a dit, en dessous de 1000 euros de la journée, je prends pas, je fais une concession à 900. Mais sinon non, parce que sinon, ça me démonétise. Est-ce que toi, tu as pu voir, soit à titre personnel ou dans ton entourage, en disant oui, j'entends, mais tant mal que les lectures, il y en a quand même qui me paraît un peu plus habile sur le temps moyen-long.
- Speaker #0
Alors déjà pour le définir et pour moi-même le définir, il y a des études qui sont disponibles facilement également sur internet pour pouvoir se situer. Et puis après au niveau du fait de se brader ou rester sur son TGM fixé, moi j'ai fait le choix au début sur une ou deux missions de le baisser justement parce que j'avais... besoin de tester, besoin de me tester, besoin de travailler sous ce format là. Donc je pense que sur les débuts, je n'ai pas de soucis avec ça. Je pense que ça permet en tout cas de mettre le pied à l'étrier et de démarrer. À côté de ça, j'ai déjà eu ce débat-là avec d'autres personnes, mais il y a également les personnes qui peuvent penser que... diminuer son TGM n'a pas forcément de sens dans la mesure où on n'a pas besoin de réduire. On a notre valeur, donc on mériterait ce TGM-là. Et ça peut également avoir l'effet inverse de se vendre « pas cher » , alors qu'à côté de ça, il y a une offre hyper qualité qui va avec. Donc ça peut également avoir cet effet de... diminuer en tout cas la valeur qui est à côté.
- Speaker #1
C'est là où je trouve une vraie différence avec un chef d'entreprise qui peut ne pas se payer pendant un an, qui ne va jamais avoir le sentiment de se dévaloriser. Je trouve que là, il y a une vraie démarcation. Parce que ce mot, se brader, je trouve qu'on ne se brade pas. En plus, il y a une offre et une demande. Mais je trouve que c'est une vraie différence. Je peux entendre dire, je me brade. Tu vois, c'est une entreprise qui ne se paye pas une cacahuète. Ils ne vont jamais te dire, je me brade. Oui,
- Speaker #2
après je pense que ça vient aussi du fait que, comme on avait dit aussi au début de l'épisode, c'est que je pense que le freelancing RH a aussi évolué. C'est-à-dire qu'avant, on les faisait intervenir pour des problèmes ou des problématiques très complexes. Et forcément, c'était hyper valorisé parce que compétences rares aussi, forcément, ça se paye. Versus où là, maintenant, on est quand même sur un mindset où... Les missions sont quasiment du quotidien RH versus freelance. Donc forcément, je pense que certains ont gardé encore à l'esprit en disant « Ah ben, je pense que certains, même, j'en suis même convaincu, passent freelance pensant qu'ils vont se faire des salaires de fou. » Alors qu'en fait, non. On revient à la réalité du terrain. C'est, ben oui, 500 euros la journée ou 550 de TGM la journée. C'est pas mal quand on fait du quotidien RH, on va pas se mentir. Après, chacun verra ça. sa jauge sur est-ce que c'est bien ou pas. Mais on reste sur ça. Je pense qu'il y a encore peut-être ce petit écartage.
- Speaker #1
J'ai le sentiment quand même que c'est aussi un vrai point. Parce que quand tout ton entourage te dit moi je suis à 1000 euros et que toi... Parce qu'en fait, c'est une question comme pour toute boîte. C'est de l'offre et de la demande. Donc si tu n'as rien qui arrive, soit tu dis je suis une crêpe, parce que manifestement tous les autres font 1000 euros. donc moi je n'ai même pas 50 balles, soit tu dis est-ce qu'on se fout pas un peu de ma gueule ? Est-ce qu'on ne raconte pas là de la flûte ? Je trouve qu'en fait ce mythe-là, il n'est pas ok parce qu'il me semble plus habile de se dire je pars avec un TGM beaucoup plus petit et puis effectivement soit le bouche-oreille, soit je renégocie. Là on est d'accord, vu le travail qui a été fait, je pense que vous avez vu ma valeur, on peut réévaluer. Il y a la rigueur de prospecter à la finale qui est d'essayer de se mettre dans un truc qui est ça pour ça. Moi, j'ai mis des doutes. Je pense que certains ont des gros lendemains qui déchantent en se mettant à leur compte parce qu'ils se disent finalement, le marché ne peut pas. Déjà, il n'y a pas tant d'offres. Il y en a, bien sûr, mais comme il y a une grosse concurrence, Navré, ton 1000 euros, pas de l'heure, mais c'est compliqué. C'est comme les avocats, c'est comme toutes ces professions-là. Il faut avoir des spécificités.
- Speaker #2
C'est ça. Ou alors, il faut avoir une mission très complexe où là, les 1000 euros peuvent être justifiés. Ça peut être intéressant. Mais en dehors de ça, clairement, ça peut être compliqué.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que t'en penses des plateformes ? Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de les tester pour trouver des missions. Est-ce que ça fonctionne ? Est-ce que c'est des abonnements payants ? Je te pose des questions, si tu ne l'as pas utilisée, tu me diras.
- Speaker #0
Je n'en ai utilisé qu'une qui n'a pas du tout porté ses fruits. Et puis après, comme j'ai testé d'autres moyens, donc je n'ai pas creusé davantage. Mais en tout cas, de ce que j'ai compris, Celle que j'ai testée a très bien fonctionné par une de mes consœurs. Mais de ce que j'ai compris, en tout cas, c'est qu'il y a un algorithme à bien comprendre. Et pour pouvoir être facilement identifié et ressortir du lot. Je l'ai compris tardivement.
- Speaker #1
Un bon type, ça, à partager.
- Speaker #2
En tout cas, sur celle qui est la plus connue de plateformes, c'est vrai qu'il y a l'algorithme où il faut faire attention. Et après, je rajouterais peut-être qu'il y a peut-être aussi des métiers où peut-être que les plateformes ne sont pas adaptées. Parce que pour faire un peu le parallèle avec le côté, tout ce qui est dev, développement informatique, où finalement, chercher des devs sur des plateformes, c'est très courant. Chercher des RH sur une plateforme. Je ne sais pas, rien que de le dire, ça ne me paraît pas très évident.
- Speaker #1
Ça va être de ton petit cœur.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Je suis sensé jouer à ce que je vois. Donc, tu as parlé du fait que le personal branding, c'était devenu un incontournable. Quand tu parles de personal branding, qu'est-ce que tu mets derrière toi ? Est-ce que c'est la refonte complète d'un profil ? Est-ce que c'est la communication sur toi ? Martine à la plage, Martine à la mer, Martine à la montagne, Martine... Ou est-ce que c'est... Par exemple, faire un lien, je ne sais pas si c'est Internet, mais qu'est-ce que tu mets derrière cette partie personal branding ?
- Speaker #0
Pour moi, le personal branding, ça ne se résume pas à publier des posts tous les jours, par exemple. C'est quelque chose qui doit être construit en amont. Ça rejoint le marketing, en fait. On se markete nous-mêmes, donc personnellement. ça veut dire que définir déjà quel est... notre ligne rédactionnelle, qu'est-ce qu'on veut mettre en avant, quelles sont nos valeurs, quel est notre style, tout ça, et le mettre en avant à travers différents moyens. Ce qui est le plus courant, forcément, c'est via LinkedIn, mais ça peut être également de façon plus large, en intervenant sur des... des conférences, des interventions. Ça peut être également organiser des petits événements sur des thématiques qui nous sont chères. Ça va être de façon beaucoup plus large pour pouvoir bien traduire et bien être identifié avec ces valeurs qui nous sont propres, notre propre style, tout simple.
- Speaker #1
Ce que tu nous dis dans cet épisode, c'est... Quand on est freelance, quand on cherche des missions RH, il faut développer des compétences commerciales, développer des compétences en communication, savoir faire, en tout cas s'intéresser un peu à l'événementiel. On n'en a pas parlé, mais il y a la partie compta, finance, la partie chiante de la compta, j'entends, la partie bien, bien chiante. Est-ce que du coup, c'est des skills, des compétences que tu as développées. Est-ce que parfois tu t'es dit en fait, je préfère autre chose que de la RH ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est vrai ? Parce que moi, j'ai parfois des amis RH, je me dis, mais en fait, ils s'obstinent à aller. Et en fait, je pense qu'ils ont plein d'autres compétences. Mais par un phénomène miraculeux, la RH reste dans la RH, alors qu'ils ont d'autres aptitudes, mais ils restent dans leur truc. Pas avec des œillères, parce que ce n'est pas ça du tout, mais ils font ça parce qu'ils font ça.
- Speaker #0
Non, mais par contre, ça a un peu modifié mon approche des RH. où je vais avoir un œil beaucoup plus orienté business que RH, même si avant j'étais, je jouais un rôle de business partner.
- Speaker #1
On l'aime.
- Speaker #0
Mais effectivement, ça permet d'avoir une approche différente, de parler le même langage que les dirigeants, de s'intéresser encore plus à l'activité de l'entreprise et d'être encore plus impactant. par rapport au business.
- Speaker #1
Est-ce que, pour quelqu'un qui nous écoute, qui soit en tout ou démarrage de projet de freelance ou qui a commencé et qui lutte un peu, tu pouvais donner trois conseils soit issus de ton expertise à toi, expérience, ou de ce que tu as pu voir toi récemment, pour dire voilà, moi mes conseils, si toi tu réfléchissais, ça peut mettre des conseils pratico-pratiques, genre ne passe pas trois plombes à te poser la question du nom de ta boîte. Parce qu'en fait, tout le monde s'en fout. Non, mais tu vois ce que je veux dire. Parce que parfois, tu as des gens qui disent, alors ce qui est très important, c'est le nom de ton entreprise. Parce qu'en fait, tu vas être concurrent d'Amazon et de Microsoft. Donc, tu as intérêt à bien te positionner. Tu vois, ça peut être un type qui soit, ne perds pas du temps là-dedans ou au contraire, passe plus de temps là-dedans.
- Speaker #0
Alors, sur le nom de l'entreprise, je n'ai pas choisi le nom d'entreprise parce que je me vends moi personnellement. Mais pour d'autres, ça avait du sens peut-être parce qu'il y avait d'autres... D'autres... d'autres services qui l'accompagnaient. J'ai perdu du temps à faire des cartes de visite qui sont encore dans mon placard et j'ai dû en distribuer trois depuis le début. Donc ça, c'est des choses qui ne sont pas du tout utiles. Pareil, faire un tampon de la société. Donc c'était les deux premières choses qui donnaient l'impression d'avoir sa propre... Et puis, non, après, en tant que conseil, Merci. Moi, je conseillerais en tout cas de tout tester dès le début, d'être actif, d'avoir bien, comme on s'est dit, bien conscience que les missions ne tombent pas dans le creux de la main comme ça. En fait, il faut bouger, il faut encore une fois savoir se vendre. Donc, je dirais aussi qu'on conseille de se documenter un maximum et d'essayer de se développer là-dessus. Voilà. Et puis après, on l'a déjà dit, mais de rester visible et être présent dans l'esprit des gens.
- Speaker #2
Selon toi, qu'est-ce qui fait, ça sera peut-être la dernière question, mais qu'est-ce qui fait qu'un freelance, qu'il y a la différence entre finalement un freelance qui trouve régulièrement des missions et un autre qui est un peu, c'est un peu compliqué pour lui ou pour elle ?
- Speaker #1
Et est-ce que pour prolonger, tu en as vu qui vraiment arrêtait du fait que c'était vraiment devenu une galère ?
- Speaker #0
J'en ai vu qui ont arrêté en sachant que c'est d'autant plus difficile pour les personnes qui sont en province par rapport à Paris. La demande est différente, mais oui, certains ont arrêté. Après, d'autres aussi ont arrêté, mais par volonté aussi. Il faut se dire que ce n'est pas un échec de repasser dans le salariat du tout. Et puis, qu'est-ce qui fait la différence entre un freelance qui réussit et celui qui réussit moins bien ? Je dirais peut-être le fait de sortir des sentiers battus, le fait de tester des choses différentes, de pouvoir se différencier, le fait de s'ouvrir et d'échanger, de réussir à tout le temps être dans l'apprentissage. Pour moi, c'est des éléments qui sont... C'est important pour pouvoir tenir en tant que freelance.
- Speaker #2
C'est bien, en tout cas, cette posture de se dire que ce n'est pas parce qu'on a des compétences qu'on s'arrête sur les acquis et on va essayer de les vendre. L'idée, c'est aussi de les faire développer d'une autre manière, certes, mais toujours aussi continuer à apprendre, soit dans son scope ou soit, comme on a pu le dire, à de nombreuses reprises en dehors du scope, notamment au commercial. Et c'est ça qui est important, je pense.
- Speaker #0
Oui, complètement.
- Speaker #1
Et on peut peut-être terminer, ça va être quelque chose comme de réflexion. Pierre, Claire et moi-même avons un petit groupe WhatsApp. Et donc, on se partage à l'intérieur de ce groupe WhatsApp des informations, de la jurisprudence, tout ça, tout ça. Pierre nous a envoyé une information en début de semaine pour dire, ah bah tiens, dans le cadre de l'épisode, on a les URSAF qui sont un peu là comme ça, vent debout sur... un dérapage de freelance et donc le but du jeu, c'est les requalifications en CDI. On adore ça. Quand on ne crée pas de l'emploi, on crée de la norme. Je peux te dire qu'on est bon. La meilleure start-up de France, c'est les Urssaf, je vous le dis. On est au top avec une scalabilité extraordinaire. Si on revient sur un truc un peu plus sérieux, est-ce que tu ne penses pas que si les Urssaf commencent à mettre un œil un peu, alors je pense qu'il y a des dérapages, mais quand même un peu plus agrimonieux, mais je ne suis pas convaincu que ceci prête complètement. sur le mode d'exercice du freelancing avec des requalifications, tu ne vas pas avoir des entreprises qui vont avoir peur en disant « si maintenant les URSAF commencent à regarder comment ça se passe, on va se calmer, on va attendre de voir » . Ça ne résoudra pas forcément le sujet, parce que si tu ne prends pas de CDI, tu n'as pas de freelance, ça me paraît compliqué. Mais une modification comme ça des URSAF pourrait jeter un froid sur l'organisation. Moi, à titre personnel, je suis contre. mais bon, on s'en fout.
- Speaker #0
Je ne l'ai pas observé en tout cas pour ma part sur cette tendance mais oui, effectivement, il y a un gros risque et forcément si ça coupe un peu cette liberté ça va forcément impacter ce mode de travail. Après, dans la mesure où... J'ai envie de dire, en tout cas pour les freelancers RH, on est quand même bien placés pour connaître le risque et savoir un peu quelles sont les modalités à mettre en place pour justement éviter ce risque de requalification en CDI. On est également sur des missions, comme on l'a dit, max à un an, un an et demi. Je l'espère, mais il ne devrait pas y avoir de frein de ce côté-là ou d'impact.
- Speaker #2
En tout cas, continuez à être vigilants côté freelance. C'est vrai qu'on ne soit pas que sur une seule et même mission et qu'on ne soit pas dans une certaine dépendance.
- Speaker #0
Une dépendance hiérarchique.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour s'être prêté au jeu de l'épisode, de podcast. On sait que ce n'est pas toujours un exercice facile. On a appris plein de choses et je suis sûr que les auditeurs Également, on vous dit à très bientôt pour un futur épisode de Ça vient des RH. Ciao !