- Speaker #0
Hello et bienvenue à tous, c'est Jennifer Montantin, spécialiste de la conduite du changement RH en entreprise dans votre carrière. Dans ce podcast, je vous invite le temps d'un petit café, aller à la rencontre de talents qui construisent et bousculent le monde du travail d'aujourd'hui. Mes invités, qu'ils soient managers, collaborateurs... Orash, dirigeants d'entreprises, experts dans leur domaine et coachs, sont tous, tous, tous, sans exception, témoins et acteurs du futur du travail. Ils partageront sans filtre, sans langue de bois, sans chichi, leurs expériences, leurs convictions et bons petits tuyaux pour vous permettre d'effectuer les transformations nécessaires dans votre entreprise et votre carrière. Bienvenue à tous dans Café sans filtre. avec ton RH. Aujourd'hui, je vous invite à pousser la porte de l'entreprise asynchrone. L'entreprise asynchrone, c'est une entreprise libre, une entreprise flexible, une entreprise dématérialisée où le collaborateur, où qu'il soit, organise son temps et son activité en toute autonomie. Dans ces nouvelles organisations, on se passe volontiers de bureaux fixes On se passe également des codes du management en présentiel. Et par là, j'entends tout ce qui est lié à la vérification des horaires, les marathons de réunions sans fin qu'on enchaîne toute la journée et les petits jeux de pouvoir politique qui sont assez propres à l'entreprise synchrone. Pour certains, parler d'entreprise asynchrone, c'est parler de pure science-fiction à l'américaine. Et je conçois que l'entreprise asynchrone... ne concernent majoritairement que les entreprises de service. Donc, elles ne concernent pas toutes les entreprises. Mais néanmoins, elles s'inscrivent de plus en plus dans le paysage économique. Et pour vous donner un exemple français, Alan Assurance Santé est une entreprise qui compte plus de 200 salariés, qui a généré un chiffre d'affaires de mémoire de plus de 16 millions d'euros en 2019 et qui a réussi la prouesse d'inscrire le travail asynchrone dans l'ADN et la culture de l'entreprise dès sa création. Vous l'aurez compris, diriger une entreprise asynchrone, ce n'est pas un hasard et c'est encore moins un exercice qui s'improvise. Comme tout signal fort, c'est avant tout une conviction forte de dirigeants hors normes, de leaders humbles, pragmatiques et bienveillants. Dans cet état d'esprit, J'ai proposé à Kevin Jourdan de participer au Café sans filtre avec ton RH. Il a eu la gentillesse d'accepter cette invitation. Pour vous présenter Kevin, c'est un nomade dans l'âme, passionné de webmarketing et le fondateur de la société DotMarket, qui est un espace de rencontre entre investisseurs et vendeurs de business en ligne. Vous l'aurez compris, Kevin dirige une entreprise asynchrone. comme on les aime. Il va nous partager le temps d'une interview, les bonnes pratiques, son parcours, comment il gère en fait cette entreprise. Et je vous laisserai, voilà,
- Speaker #1
vous faire votre idée sur ce type d'entreprise. Je vais arrêter de papoter en solo et inviter tout de suite Kevin à nous rejoindre. Bonjour Kevin !
- Speaker #0
Kevin, merci beaucoup de participer au podcast Café sans Fibre avec ton RH.
- Speaker #2
Merci de me recevoir.
- Speaker #0
J'étais très excitée à l'idée de te rencontrer parce que tu co-diriges une entreprise asynchrone. L'idée, c'est que tous nos auditeurs comprennent ce que tu fais. Parle-nous un petit peu de qui tu es et comment tu es arrivé à cette entreprise que tu diriges aujourd'hui.
- Speaker #2
Je m'appelle Kevin Jourdan, j'ai 32 ans. J'ai démarré ma carrière sur Internet en étant éditeur de site Internet. A l'époque, j'étais expatrié aux Philippines. Et après une expérience de quelques années là-bas, j'ai décidé de lancer mon activité. Et sur cette activité, j'en ai développé d'autres. Aujourd'hui, je suis toujours éditeur de site Internet. C'est toujours une activité que j'aime beaucoup faire et qui, en plus, est très compatible avec le style de vie nomade dont on parlera peut-être tout à l'heure et qui a vidé cette notion d'asynchronicité dans mon entreprise. Et je suis donc le cofondateur. de deux sociétés principales, une éditrice d'un média canin qui s'appelle Caniprof et l'entreprise dont on parle aujourd'hui, DotMarket, qui est une plateforme d'achat-vente de sites internet. C'est-à-dire qu'on est un petit peu un agent immobilier, mais pour les sites web.
- Speaker #0
C'est assez nouveau sur un marché français.
- Speaker #2
Ce n'est pas si jeune. Il y a des boîtes qui le font depuis 10-15 ans, mais on va dire que c'est un type d'investissement qui se développe de plus en plus, qui a pris beaucoup d'ampleur, notamment aux États-Unis, ces deux dernières années. Et c'est vrai qu'en France, la manière dont on essaye de le proposer, c'est-à-dire avec cette notion d'accompagnement de bout en bout de la transaction, est lui assez novateur, effectivement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous dire comment tu es arrivé à faire du total remote dans ton entreprise ?
- Speaker #2
Alors, c'est une suite finalement assez logique à mes premières expériences, c'est-à-dire que j'y vais en introduction, j'ai commencé ma carrière sur le web en tant que salarié aux Philippines, stage de fin d'études qui débouche sur un job. qui me permet de passer trois ans dans une première société aux Philippines, puis dans une deuxième. Donc il y a déjà cette notion d'expatriation qui est dans mon quotidien. Travailler en équipe, open space, entourer de gens. Mais il y a déjà ce goût pour l'expatriation et le fait de vivre à l'étranger qui forcément s'installe en travaillant à l'étranger. Et quand je lance mon activité, finalement pour moi c'est assez logique de le faire en étant à distance. Et pendant plusieurs années, je développe des activités qui m'impliquent. que moi, c'est-à-dire que je suis éditeur de mes propres sites, je fais du consulting en travaillant seul, je fais de l'accompagnement en travaillant seul. Donc le jour où je lance mes premières sociétés en collaboration, c'est normal pour moi de le faire à distance. Donc en fait, même les premiers projets, si tu veux, j'ai mis parfois super longtemps à rencontrer mes associés ou les personnes avec lesquelles je travaillais, parce que ça faisait déjà partie de mon mode de fonctionnement, de faire confiance à la personne, même si on était à distance, et de pas me... me poser cette question finalement de « on ne peut pas travailler ensemble tant qu'on ne s'est pas vus, tant qu'on n'a pas signé un contrat, tant qu'on n'a pas fait ci ou qu'on n'a pas fait ça » . Dans mon histoire personnelle entrepreneuriale, c'est un peu une suite logique de mon mode de travail initial et je ne me suis même pas posé la question de le faire autrement.
- Speaker #0
C'est quand même une approche qui est hyper innovante quand on voit aujourd'hui le mode de fonctionnement traditionnel des entreprises. Tu as plusieurs coups d'avance là.
- Speaker #2
C'est vrai qu'aujourd'hui, ça permet d'avoir certains atouts. On en parlera. Flexibilité, d'un point de vue financier, c'est intéressant, mais surtout, ça correspond au lifestyle que j'avais envie de maintenir. En quelque sorte, aujourd'hui, mes associés, Mayanne sur DotMarket, Edouard sur Caniprof, c'est des personnes qui ont le même style de vie. C'est-à-dire qu'on ne s'est pas associés pour rien. Et j'ai toujours finalement été attiré par des profils de personnes qui avaient ce goût pour la liberté et l'autonomie et la self-discipline et tout ça. Donc c'est des coups d'avance si on les met dans un environnement entrepreneurial plus global. C'est vrai, souvent on me pose la question de comment ça se fait, comment ça se passe. Là on est à Paris pour cet enregistrement, c'est littéralement la troisième fois que je vois Mayanne. Et pourtant, on a une startup qui fonctionne, qui est en pleine croissance, mais c'est la troisième fois qu'on se voit en deux ans.
- Speaker #0
C'est fou. Je comprends totalement parce que moi, je l'ai rencontrée pour la première fois il y a une heure et j'ai l'impression de la connaître depuis des mois.
- Speaker #2
Mais parce que ça fait partie de sa personnalité et que finalement, ça matche avec des gens qui réfléchissent comme toi, qui ont les mêmes attentes. Mayanne et moi, on a tous les deux l'ambition de monter une startup à succès, mais qui nous permette de maintenir le style de vie dont on rêve et qu'on a. en partie, mais on rêve de l'améliorer, tu rêves toujours d'améliorer ton style de vie, et ce style de vie, il implique la capacité à voyager, la capacité à bosser d'où on veut, la capacité de faire ce qu'on veut quand on veut, et donc forcément, on va faire en sorte de mettre des process en place qui nous permettent de maintenir ça, et ça va être la guideline, ça va être le fil rouge. On ne va pas pouvoir mettre en place des process ou des recrutements qui viendraient nuire à cette envie d'équilibre pro-perso et à ce style de vie.
- Speaker #0
Ce que je trouve intéressant, et c'est pour ça que j'ai vraiment voulu faire ton interview, c'est que le style de vie que tu as choisi, que tu l'as construit, et tu le partages aussi avec tes équipes. Parce que très souvent, ça arrive que des entrepreneurs, ils arrivent à aménager leur vie privée, vie perso et leur lifestyle parce qu'ils sont entrepreneurs. Mais cette même liberté, tu l'offres aussi aux personnes qui font partie de ton équipe.
- Speaker #2
Et c'est super important. Non seulement je kiffe bosser avec des gens qui vont comprendre ce style de vie, si tu veux, ça crée des affinités qui sont impossibles à expliquer ou à créer. Tu peux pas les faker. C'est-à-dire que quand t'as vécu à l'étranger, et tu le sais parce que t'as vécu à l'étranger aussi, t'as beaucoup voyagé, en fait ça c'est une expérience que tu peux plus enlever. Et tu connectes toujours différemment avec des gens qui ont vécu des expériences similaires. Là, on parle de voyage, donc c'est vrai pour le voyage. Mais si on pourrait parler de plein d'autres choses, les sportifs ou les personnes qui ont un handicap ou les personnes qui font partie d'une minorité, il y a toujours quelque chose qui te rapproche. Quand t'es nomade, tu veux partir de la minorité des nomades. Je compare pas les minorités, mais c'est un peu les mêmes. Tu vois, tu rencontres des nomades, ils ont les mêmes problèmes que toi, ils ont les mêmes envies, les mêmes combats, et tu te comprends plus facilement. Bien sûr, je connais plus facilement avec des personnes qui ont ce style de vie parce qu'on se comprend plus facilement. et après on pourrait pas bosser avec des gens qui n'auraient pas cette ouverture d'esprit parce que je pense qu'on leur apporterait probablement pas le cadre de travail nécessaire par rapport à leurs attentes. Nous aujourd'hui, on vient de faire notre premier recrutement par exemple pour DotMarket. Aurélie, elle était chef pâtissier et elle vit à New York.
- Speaker #1
Tu vois,
- Speaker #2
c'est un profil improbable, délirant, mais qui colle. tellement parfaitement avec notre vision de ce qu'est la collaboration avec des gens qui ont une expérience de vie et un goût pour le travail à distance et pour l'étranger que finalement c'est un profil génial.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu peux nous parler comment s'est passé ce recrutement ?
- Speaker #2
C'est un recrutement qui s'est passé comme ça ne pourrait jamais se passer en France parce qu'on ne nous laisserait pas le faire, probablement. Il y a quelques mois, on a décidé de recruter une première stagiaire qui s'appelait Valentine et quand Valentine a démarré, déjà ça c'était une expérience un petit peu Et... spéciale parce qu'on a voulu recruter une stagiaire en pleine période de confinement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Et aucune école contactée ne souhaitait laisser partir des étudiants en stage en remote. Je ne sais pas ce qu'ont fait ces étudiants-là, puisqu'ils ne pouvaient pas aller travailler en entreprise. Nous, on était 100% en remote. Mayenne était à Barcelone, peut-être rentrée à Nice pour le confinement. Moi, j'étais dans les Vosges. On n'allait pas, on n'a pas de bureau de toute façon, donc on n'allait pas faire venir quelqu'un, et puis en plein confinement, de toute façon, tu ne peux pas. Donc de base, notre annonce était travail à domicile. Les écoles n'acceptaient pas un travail à domicile parce que leur convention de stage ne couvrait pas ces cas particuliers. Bref, on a fini par trouver, et on a eu la chance de travailler avec Valentine. Et à cette même époque, Aurélie, qui est une amie de Mayanne, donc mon associée, était en phase de questionnement de ce qu'elle souhaitait faire par la suite. Et de par ses échanges avec Mayanne, a commencé à s'intéresser un petit peu à notre activité et a demandé à Mayanne si on acceptait qu'elle vienne, sur la même période de stage que Valentine, travailler pour nous, de manière totalement gratuite, mais en échange d'une formation. et d'un accompagnement et donc d'une mise à disposition de notre temps et de nos compétences et de nos connaissances pour lui donner un peu plus d'informations sur ce métier, peut-être la faire monter un petit peu en compétence et finalement lui ouvrir des portes dans un domaine qui l'intéressait.
- Speaker #0
Ça, c'est déjà une démarche qui est intéressante. D'abord, ce mindset de se dire, moi, je ne connais rien au domaine. Par contre, j'ai envie de monter en compétence, ça m'intéresse. Et du coup, me rapprocher de personnes qui seraient intéressées par toute cette bonne volonté.
- Speaker #2
Exactement. Pour moi, c'est un mindset d'entrepreneur. Est-ce qu'Aurélie montra un jour sa boîte ? Je ne sais pas. En tout cas, son état d'esprit, pour moi, c'est un mindset d'entrepreneur. Et donc forcément, ça me parle parce que c'est exactement ce que je ferais. On m'a posé la question dans une interview il n'y a pas très longtemps. Qu'est-ce que tu ferais si tu devais redémarrer de zéro ? Qu'est-ce que je ferais ? J'irais faire un stage gratuitement chez quelqu'un qui fait exactement ce que j'ai envie d'apprendre et je lui dirais, ne me paye pas, mais apprends-moi à faire ce métier.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #2
C'est ce qu'elle a fait. Elle a fini son stage. Ça lui a plu. Et on a discuté d'une embauche, ça a mis quelques jours le temps de tomber d'accord sur le salaire, les conditions de travail, etc. Mais voilà, aujourd'hui on est ravis d'avoir embauché Aurélie, ancien chef bâtimentier qui vit à New York et qui est la première employée officielle de DotMarket.
- Speaker #0
Super, c'est génial ! Et j'en suis sûre qu'il y en aura beaucoup, donc le premier employé c'est toujours quelque chose de spécial quand on a une entreprise.
- Speaker #2
C'est certain, et je pense que ça pose les bases et en plus... Maintenant qu'on a fait ça, si tu veux, c'est encore un pas en avant. Déjà que tu fais rarement des pas en arrière en tant qu'entrepreneur dans une vision, un état d'esprit, etc. Mais le fait d'avoir embauché Aurélie avec son profil et l'endroit où elle vit, si le prochain employé, je ne sais pas d'où il viendra, s'il sera dans la ville ou quoi que ce soit, mais probablement qu'il n'aura pas un profil classique. Et peut-être, on ne fait pas de discrimination, profil classique à temps entier. mais ça ne m'étonnerait pas que ça soit quelqu'un qui ait un profil qui au premier abord n'ait rien à voir avec notre activité. Après, on a une chance absolue. En tout cas, moi, je le considère comme une chance absolue. C'est qu'on fait un métier que personne ne connaît, que de gens comprennent. Bien sûr, les investisseurs avec lesquels on travaille comprennent très bien le métier qu'on fait. Les vendeurs avec lesquels on travaille le comprennent à moitié. Les gens qui ne sont pas dans le domaine du web, c'est quelque chose de très opaque. Acheter, vendre des sites internet, La plupart des gens avec qui on parle ne savent pas qu'on peut vendre un site internet. Donc la chance absolue... c'est que c'est quasiment impossible de recruter quelqu'un qui aura de l'expérience dans ce domaine. Dans tous les cas, on redémarrera de zéro. Et moi, j'ai toujours été formé dans le web par des gens qui n'en avaient absolument rien à faire de mon degré de compétence au moment où j'atterrissais sur le projet, mais qui me faisaient une confiance absolue pour apprendre le plus vite possible et être performant sur le sujet. Donc j'accueille toutes les personnes avec lesquelles je travaille de la même manière. Et vu que c'est un sujet que personne ne comprend, Il y a encore moins de discrimination, c'est si tu n'y comprends rien, ce n'est pas grave parce que personne n'y comprend rien. On va t'apprendre le métier et si tu kiffes et que tu es performant ou performante, il n'y a pas de problème, ça se passera bien.
- Speaker #0
Si j'ai bien compris, ce qui est intéressant pour toi, c'est vraiment la personne et ses envies. Ce que j'entends aussi dans ce que tu viens de nous dire, c'est qu'il y a un côté donner sa chance et faire confiance. C'est quelque chose qui ressort pas mal.
- Speaker #2
Le mot confiance, il est clé pour moi dans tout.
- Speaker #0
C'est capital, c'est vrai que dans tout en fait. En entreprise, on a tendance à l'oublier, mais c'est vrai que c'est une composante essentielle d'une relation au travail. Et par rapport à ça, donc cette confiance que tu accordes au travail, elle se traduit comment au moment d'emborger Aurélie par exemple ?
- Speaker #2
Elle se traduit par « je réinvente rien, j'applique ce que j'ai eu à expérimenter et à vivre depuis que j'ai démarré sur le web. » Ma toute première expérience professionnelle aux Philippines, J'ai été formé par Fabrice et Thomas, qui écouteront peut-être ce podcast. Fabrice était le CEO de la société. Thomas a été mon responsable assez rapidement, finalement, dans mon évolution dans la société. Et les deux m'ont formé et managé de la même façon, c'est-à-dire en me donnant ma chance et en me laissant la liberté de faire des erreurs, mais en me communiquant bien en amont le fait que, oui, j'allais être lancé dans le grand bain et que j'allais devoir me débrouiller, mais qu'ils étaient toujours là. pour vraiment intervenir si jamais je me loupais. Et deux, était forcément là pour me donner leur temps, leur énergie, leurs compétences et faire en sorte que je monte le plus vite possible en compétences sur le sujet. Et c'est ce que j'appelle du management par la confiance. Et ça fonctionne peut-être pas avec tout le monde, mais moi qui fonctionne énormément à la confiance, j'ai eu un grand-père qui depuis tout petit me disait toujours « J'ai misé sur toi, t'es mon cheval gagnant. » J'étais gamin, j'y comprenais rien. Je disais « Ça veut dire quoi, papa Jean ? » « J'ai misé sur toi, t'es mon cheval gagnant. » En fait, c'est rester ancré en moi, tu vois, cette notion que si quelqu'un me fait confiance, c'est comme s'il me répétait ce que mon grand-père me disait, qu'il me disait « j'ai misé sur toi Kevin, t'es mon cheval gagnant » . Et le message passé, c'est « me déçois pas, j'ai misé sur toi et j'ai des espoirs et moi je le prends comme un challenge et si tu me donnes cette confiance, derrière je donne tout » . Et donc j'applique la même chose avec mes employés. Je leur donne toute ma confiance, je leur donne aussi mon temps, mes compétences, mes finances, je leur donne tout ce que j'ai à leur donner et j'attends. finalement qui réagissent un peu de la même manière que moi, c'est-à-dire qui me donnent tout en retour pour récompenser cette confiance. Et en fait, ça fonctionne. Tu vois, c'est pas un jeu de « je te donne, donc j'attends » . C'est juste que, en général, en tout cas très souvent, j'ai l'impression que chez l'être humain, quand t'accordes ta confiance, t'appelles des choses positives. C'est comme le karma, tu vois, tu califies bien et t'as des choses bien qui reviennent. Moi, j'accorde ma confiance et je sais au fond de moi qu'il y a peu de chances que je sois déçu. Et puis si je suis déçu, c'est pas grave, au final. C'est pas pour autant que je vais changer ma manière de management. Donc Aurélie, comment elle démarre ? Elle démarre avec toute ma confiance. J'étais tout à l'heure avec 90% de ma confiance et à elle de gagner les 10% restants. Mais les 10%, tu vois, c'est des détails vis-à-vis de sa compréhension de la technologie, de nos process, des petites choses comme ça. Mais voilà, Aurélie, elle a les clés de la baraque et elle a le droit de faire des erreurs. Et plus elle fera de petites erreurs, plus elle apprendra de ses erreurs et on ira vite.
- Speaker #0
Je pense que parfois, effectivement, il faut se tromper et ne pas avoir peur de se tromper. Parfois, on veut tellement réussir, on est dans ce cadre, on se dit « il faut absolument que je réussisse, que je réussisse, que je réussisse » , on se met une pression de dingue. Et ce n'est pas productif, en fait. Avoir cet espace pour se tromper, c'est vraiment remarquable.
- Speaker #2
Je crois que c'est dans The Lean Startup qu'il reprend un exemple avec une interview de Bill Gates qui un journaliste demande « ça vous fait quoi d'avoir cet employé qui a fait cette erreur, qui vous a coûté je ne sais pas combien de millions de dollars ou quoi que ce soit ? » Je n'ai plus la formulation exacte, mais... qui lui répond, c'est une leçon à 600 000 dollars ou un cours à 600 000 dollars ou quelque chose comme ça. Et c'est exactement ça. Peut-être que c'est des millions, peut-être que c'est du temps. Mais au final, si la leçon tirée de tout ça, c'est une progression, ça valait le coup probablement de faire cette erreur.
- Speaker #0
Clairement. On a vu comment tu recrutais, on a vu comment tu onboardais. Maintenant, j'aimerais savoir un petit peu comment ça se passe au quotidien. Quels outils, par exemple, tu utilises pour pouvoir justement gérer ces équipes qui sont aux quatre coins du monde ? Parce que ça demande de l'organisation.
- Speaker #2
C'est vrai que ça demande de l'organisation. Alors si Edouard et Maya n'étaient là, ils diraient que j'en utilise aucun. Mais la réalité, c'est que j'essaye de les utiliser. J'ai la chance d'être associé, que ce soit avec Edouard sur Caniprof ou avec Edouard sur Caniprof. avec Mayanne sur DotMarket, avec des gens qui sont beaucoup plus carrés et structurés que moi. Et donc, ils apportent aussi une stabilité. Et en même temps, c'est leur rôle d'associés, d'être complémentaires. Et c'est vrai que l'organisation, ce n'est pas mon fort. Je suis très carré sur certaines choses. J'ai peut-être un peu psychorigide sur certains aspects. Mais par contre, l'archivage, les outils, tout ça, moi, j'aime bien email et WhatsApp. Tu vois, ça me convient.
- Speaker #0
Efficace.
- Speaker #2
Voilà. Mais par contre, ça ne tient pas. Plus tu grossis, plus tu as de projets. plus il faut rajouter une couche un petit peu de structure. Et donc au quotidien, on utilise de plus en plus des outils. Avec Edouard, c'est Asana. Avec Mayanne, c'est Trello. Je sais que tout à l'heure, avec un autre associé encore, c'est Slack. Mais donc là, au quotidien, c'est plutôt Asana et Trello qui sont utilisés pour faire de l'archivage. Et ensuite, on utilise encore beaucoup WhatsApp quand même pour les communications au quotidien. Ce qu'on a fait évoluer, c'est qu'à l'époque, on avait beaucoup de communications entre Mayanne et moi, par exemple. Aujourd'hui, on a un groupe WhatsApp. dans lequel on a intégré Aurélie et qui nous permet de faire un petit peu de l'éducation passive. C'est-à-dire qu'on lui donne l'opportunité de suivre nos échanges, même ceux qui ne la concernent pas directement au quotidien dans ses actions, mais de manière à ce qu'elle ait de la visibilité sur ce sur quoi on réfléchit, ce sur quoi on avance, les négociations en cours, les partenariats possibles qui pourraient arriver, etc. Et ensuite, les emails. Alors moi, j'utilise beaucoup les emails sous le format action. C'est-à-dire que toute action qui doit être réalisée... Je demande à mon équipe de me l'envoyer par e-mail, parce que si elle n'est pas par e-mail, je risque de la louper.
- Speaker #0
Ce qui m'intéresse aussi de comprendre, c'est quand vous avez un projet, un objectif particulier à atteindre, comment ça se passe ? Est-ce que tu dis à tes équipes, sur tel client, on va atteindre tel objectif, et je veux le résultat à telle date ? Comment vous palliez à cette distance dans votre quotidien ?
- Speaker #2
J'ai la sensation que là, on revient sur une question de confiance. Et la notion de confiance, ma perception, c'est que ça renforce très vite la compréhension des goals beaucoup plus globaux de l'entreprise. Et je peux te donner un exemple assez précis lié à l'embauche d'Aurélie. L'objectif qu'on s'était fixé avec Mayanne, c'était qu'à la fin de cette première année d'activité, alors on a un objectif chiffré qui est de vendre pour un peu plus d'un million d'euros de sites internet en première année, qui est ambitieux mais qui en réalité correspond surtout à l'objectif de 1. 1. Rembourser une partie de mon investissement personnel dans cette société. 2. Pouvoir sortir un salaire pour ma personne aussi. Jusqu'à présent, je ne suis pas salarié de l'entreprise. C'est mon équipe qui passe avant tout. J'ai la chance d'avoir d'autres activités qui me permettent d'être rémunéré au quotidien. J'ai fait le choix de ne pas tirer de salaire de DotMarket tant que ce n'était pas sans financièrement de le faire. On s'était fixé comme objectif qu'à la fin de l'année, Kevin peut aussi avoir un salaire dans sa société. Maintenant, À l'été, on est arrivé à un constat qui était qu'on commençait à avoir la tête sous l'eau sur la partie audit de site, que l'opérationnel commençait à prendre beaucoup trop de temps dans le quotidien de Mayanne, que moi j'avais besoin que Mayanne puisse monter un petit peu pour venir m'aider sur la partie réflexion stratégique, partenariat, etc. Et que ce n'était pas possible si elle continuait à gérer toute seule toute la partie opérationnelle. Le nouvel objectif, ça a pu être qu'on sorte deux salaires à la fin de l'année, c'est qu'on recrute quelqu'un. Et finalement... Aurélie, elle arrive, ça veut dire qu'on annule mon salaire. Mais on vient répondre à un nouveau besoin qui est beaucoup plus important que le fait de me payer. Puisque l'objectif, c'est quand même la longévité, la pérennité de l'entreprise. Et la pérennité d'une entreprise, c'est pas la vitesse avec laquelle tu te payes. C'est la vitesse avec laquelle t'es capable de t'adapter en fonction des nouvelles situations. Et là, la nouvelle situation nécessitait qu'on recrute quelqu'un pour venir aider Mayanne et nous apporter Merci. du sang frais, de l'énergie en plus pour qu'on puisse sortir un petit peu de cette partie opérationnelle. Et si ça doit impliquer un shift financier complet, ce n'est pas grave. Mais ce qui est intéressant par rapport à cette notion de confiance, c'est qu'on l'a communiqué. C'est-à-dire qu'Aurélie le sait. En arrivant dans la société, on lui a communiqué qu'on faisait un choix stratégique de lui accorder le salaire demandé, qu'on faisait un choix stratégique également d'éliminer un salaire de l'équipe dirigeante. pour se permettre de la recruter. Et par conséquent, il va falloir atteindre les objectifs. Mais tu vois, c'est du dit et du non-dit. C'est-à-dire qu'on a été 100% transparents avec elle sur la décision qu'on faisait de l'accueillir, pourquoi on le faisait et qu'est-ce qu'on attendait en bout de course.
- Speaker #0
C'est super de pouvoir être dans ce niveau de transparence auprès de ses salariés et de les inclure dans le projet global de l'entreprise. C'est vrai que parfois, quand on atteint une masse qui est assez importante, C'est difficile pour un salarié de pouvoir savoir où est sa place et qu'est-ce qu'il apporte concrètement au projet global. Donc ce que vous faites, c'est vraiment génial.
- Speaker #2
Et c'est plus facile à 3 que le jour où on sera 50 peut-être, si un jour on est 50.
- Speaker #0
Exactement,
- Speaker #2
on en trouvera 2. Mais tu vois, ça revient toujours à la notion de confiance. Je fais confiance à Aurélie et à Maliane et elles me font confiance pour communiquer sur les faits, que ce soit des faits stratégiques, financiers, tout. Et par conséquent, si on est tous au courant de la stratégie, on est tous au courant aussi et beaucoup plus motivés à atteindre les objectifs parce que c'est une sorte de dedans-dedans. Tu fais un petit sacrifice entre guillemets pour pouvoir offrir quelque chose à quelqu'un et cette personne finalement, elle te le renvoie via sa motivation, sa compréhension, son implication.
- Speaker #0
Tu as répondu à plein de questions !
- Speaker #2
C'est ce que je suis en train de dire !
- Speaker #0
Oui, alors moi il y a une question qui m'intéresse particulièrement. Tout à l'heure tu parlais de ton mode de fonctionnement qui est perfectible, mais j'aimerais comprendre aussi quel rapport tu as avec les emails et la réactivité que tu attends par rapport à la circulation d'informations.
- Speaker #2
Alors, j'ai un rapport assez contrasté aux emails. Quand j'ai démarré aux Philippines, beaucoup des process que j'ai de travail aujourd'hui, tu l'auras compris, Ziyen, de la manière dont j'ai été formé, de l'accompagnement qui m'a été fourni quand j'ai démarré aux Philippines. Une des choses que Thomas insistait vraiment de nous enseigner quand on arrivait dans son équipe, c'était la notion d'inbox zéro. Classer ses emails, les traiter entre urgent, pas urgent, important, pas important, etc. On avait une petite matrice que j'ai pas... plus forcément en tête, mais j'ai gardé les bases, c'est-à-dire avoir le moins d'emails possibles non traités dans ma boîte mail. Après, j'ai un rapport assez contrasté parce que c'est un outil que j'utilise beaucoup. Je disais tout à l'heure, si ce n'est pas dans mes emails, il n'y a peu de chances que je le fasse. J'ai tendance à beaucoup utiliser ma boîte mail comme to-do list, en quelque sorte. J'ai pendant longtemps été très, très réactif aux emails. C'est-à-dire que ça me paraissait presque aberrant que quelqu'un ne réponde pas juste après avoir l'email. J'ai bien changé là-dessus parce que c'est complètement aberrant de répondre tout de suite à un email en réalité. J'ai essayé l'inverse, mettre un autorépondeur qui disait je réponds une fois par semaine à mes emails ou un truc comme ça. J'ai pas réussi non plus, c'était un peu trop extrême et antiogène. Aujourd'hui j'essaye de le faire de manière un petit peu plus stratégique, c'est-à-dire qu'il y a des emails auxquels je réponds tout de suite si ça peut avoir un impact. Et puis d'autres que je laisse un petit peu traîner si je considère qu'ils n'apportent pas une grosse valeur ajoutée. Mais je dirais que ce qui m'a permis de mieux appréhender mes emails, déjà, c'est d'en recevoir beaucoup moins. C'est-à-dire de mieux structurer la manière dont je communique et de moins communiquer à tout va. Des fois, en fait, tu fais 10 échanges d'emails, mais ça aurait pu être fait en deux.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #2
Je crois que c'est Tim Ferriss, dans son bouquin de la semaine de 4 heures, qui invite, plutôt que d'envoyer un email... en disant, ça te dit qu'on enregistre un podcast ? Oui. Quand ? Où ? Ça te va ? Là ? En fait, tu peux dire, je te propose d'enregistrer un podcast, je te propose tel créneau, Si c'est oui, nickel, confirme-moi le créneau. Si c'est non, réponds-moi avec trois autres créneaux. Et en deux emails, c'est fait. Et donc, j'essaye de réfléchir. Je ne le fais pas tout le temps. Des fois, je me loupe. Des fois, je pose une question complètement ouverte et je me dis, ça va faire trois emails pour rien. Mais quand je peux, j'essaye de formuler pour éviter d'ouvrir une discussion plus générique que nécessaire et donc économiser finalement le nombre d'emails envoyés et par conséquent le nombre d'emails reçus.
- Speaker #0
Ce que je vois dans les entreprises d'asynchrone, c'est que très clairement dans le mode de communication, les membres, les équipes des entreprises asynchrones ont vraiment fait un travail d'optimisation de leurs emails. Ils en ont moins, mais ils sont vraiment de qualité. Alors, pour avoir échangé avec une autre entreprise asynchrone, très clairement, si on ne met pas dans l'objet du mail ce qu'on attend de la personne, ce n'est pas traité.
- Speaker #2
C'est une bonne façon de le faire. Quand tu n'utilises que les emails dans une entreprise, tu envoies tout par email. Donc, tout et n'importe quoi. Chez nous, on utilise beaucoup WhatsApp. Il y a probablement beaucoup de choses qu'on se dit sur WhatsApp qui pourraient faire 50 emails inutiles. Mais un voice message ou un message WhatsApp... qui peut être lu à tout moment, répondu à tout moment, qui est beaucoup plus personnel, ça nous permet finalement d'avoir une communication complètement différente et de garder les emails pour des choses qui ont besoin d'être archivées, discutées, planifiées. Et par contre, si on a une idée, si on veut rapidement un feedback ou quoi que ce soit, on va utiliser un mode de messagerie un petit peu plus direct. Mais ensuite, par exemple, on sait que le samedi, c'est Shabbat. Donc pour Mayanne et Aurélie, elles ne vont pas être disponibles. Voilà, on le sait maintenant, c'est dans la culture de l'entreprise. Le samedi, on évite les échanges par téléphone. Et ça veut dire que peut-être on rééchange un petit peu le dimanche. Et puis, on se met des horaires. On n'attend pas une réponse de quelqu'un à 22h. On le fait, ça ne veut pas dire qu'on ne communique pas des fois à 22h, 23h sur les choses. Mais disons que tu respectes aussi la vie de la personne parce que tu t'attends à ce qu'elle la respecte. Et ça fait partie de la culture d'entreprise. Ce n'est pas parce qu'on est tout le temps connecté, tout le temps disponible. qu'on doit tout le temps répondre et tout le temps... être disponible pour les autres.
- Speaker #0
C'est la notion de respect que je trouve très forte dans une entreprise asynchrone notamment, parce que son organisation personnelle au respect de sa vie privée est beaucoup plus présente que dans l'entreprise traditionnelle. Ça, je pense que c'est quelque chose dont on peut s'inspirer pour recréer un environnement dans l'entreprise plus simple.
- Speaker #2
Et ça revient, je pense, à la confiance. C'est-à-dire que, pour moi, ce n'est pas parce que tu ne réponds pas tout de suite à mon email que tu mets 24 heures à y répondre. que je vais commencer à douter du résultat final. Alors qu'en entreprise, on a tendance à avoir ça. C'est-à-dire, si je t'envoie un email et que tu ne réponds pas, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que ça va être en retard ? Est-ce que tu l'as reçu ? Est-ce que tu as si ? Non, là, j'envoie un message à Mayane, elle me répond le lendemain. Je ne me pose pas la question de savoir si elle l'a lu, si elle ne l'a pas lu, si elle va le traiter ou quoi que ce soit. Ce n'est pas parce que moi, je décide de communiquer à 23h que j'attends une réponse de sa part à 23h. Et inversement. Donc, on respecte cette zone de calme. On sait tous les deux qu'on attend un équilibre professionnel, personnel très important de notre association. Par conséquent, on se fait confiance sur le fait que ça sera traité quand on est disponible pour le traiter. Et en attendant, il n'y a pas besoin de se stresser ou de douter du résultat final.
- Speaker #0
C'est sûr, c'est les belles paroles qu'on m'a fait pour l'interview. J'étais ravie de pouvoir échanger avec toi. J'ai pu comprendre comment tu recrutais, comment tu onboardais, comment... Tu travaillais au quotidien, qu'elles étaient tes valeurs, très belles, très nobles, mais surtout très réelles, parce que souvent on se dit, oui, entreprise asynchrone, c'est quelque chose d'un peu utopique, mais pourtant, non, t'es la preuve réelle que c'est possible.
- Speaker #2
Tu peux le faire, c'est certain.
- Speaker #0
Avant qu'on se quitte, est-ce que tu pourrais nous donner quelques conseils en termes de lecture pour quelqu'un qui voudrait être... mieux dans sa vie pro ?
- Speaker #2
J'aime beaucoup les bouquins de Laurent Gounel.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Ça, c'est pour le côté plus développement perso, roman, etc. Et de Marc Werber pour le côté aventure. Mais si on parle de bouquins qui permettent vraiment d'évoluer, par exemple dans la perception de l'entreprise asynchrone, de la façon de travailler, de l'organisation, il y a trois bouquins que je recommande tout le temps. Il y en a un très classique que tout le monde connaît en général quand tu as été un minimum voyageur et nomade et entrepreneur, c'est La semaine de 4 heures de Tim Ferriss. Ça reste un absolu à lire. Je l'ai relu l'année dernière. C'est toujours aussi bon, ces petits rappels. Même si tu connais tout par cœur, c'est toujours bien de le relire. Il y a Essentialisme. Je n'ai plus le nom de l'auteur, mais vraiment excellent bouquin sur le fait d'aller à l'essentiel. Et quand tu es dans une entreprise asynchrone, il faut aller à l'essentiel. Tu peux perdre du temps justement à cause de cette différence Merci. de lieu, de temps, de... Voilà. Mais ça pousse, si tu veux être efficace, à aller à l'essentiel. Et c'est ce qu'on essaye de faire. On en a parlé par les emails, par la communication. Et le troisième bouquin que j'aime beaucoup et que j'ai mentionné tout à l'heure, c'est The Lean Startup. Le message clé de The Lean Startup, c'est l'importance de l'itération et du test terrain avant de tirer des conclusions. Toute hypothèse n'est qu'une hypothèse tant qu'elle n'a pas été confrontée au marché. Et la capacité d'une entreprise qui réussit, enfin, une entreprise qui réussit, ça revient souvent à sa capacité à s'adapter très vite. vis-à-vis du marché, vis-à-vis des retours clients, etc. Et ça, c'est quelque chose qui est très important pour moi sur d'autres markets. On fait beaucoup, beaucoup d'itérations et d'adaptations en fonction des retours clients. Et ça vient en partie de la découverte de ce bouquin il y a quelques années. Tu parles beaucoup à Mayenne aussi, d'ailleurs. Donc, bonne base commune.
- Speaker #0
Ça me fait une belle liste à lire ou à relire pour certains. Alors, dernière chose avant qu'on se quitte, parce que le titre du podcast, c'est Café sans fiffres avec ton RH. Est-ce que tu as une question sans filtre à poser à ton RH ?
- Speaker #2
Vu qu'on a beaucoup parlé de confiance, je me demandais pourquoi vous ne faites pas plus confiance à vos employés.
- Speaker #0
Très bonne question. Je ne vais pas y répondre, mais la question est posée. Merci beaucoup, Kévin.
- Speaker #2
J'écouterai les épisodes pour voir si j'arrive à trouver des réponses dans tes prochaines interviews.
- Speaker #0
Bien sûr. Chers éditeurs, Je vous remercie d'avoir suivi cet épisode jusqu'à la fin. La question du travail en distanciel est revenue sur le devin de la scène avec beaucoup de fracas en 2020. J'espère que grâce à cet épisode, vous avez pu trouver les clés qui vous permettront d'envisager les questions d'asynchronicité, de télétravail et de nomadisme sous un angle pragmatique. Si c'est le cas, je vous invite à laisser un commentaire positif sur cet épisode. Vous pouvez également retrouver les coordonnées de... Kevin Jourdan et de moi-même dans le résumé de l'épisode, ainsi que les conseils de lecture et références pour aller plus loin. Chers auditeurs, je vous dis à très très très bientôt pour un nouvel épisode de Café sans Fils avec un RH.