Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Les Sens de la Vie. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me touche personnellement et qui, je pense, va toucher beaucoup de personnes, le fait de trop réfléchir, la sur-réanalyse et aussi l'hypervigilance. Dans cet épisode, je vais vous proposer des exemples assez concrets pour que vous puissiez vous reconnaître, d'où ça vient, comment ça fonctionne dans le cerveau et dans notre corps. comment réussir à reconnaître la différence entre la réflexion saine et la rumination et aussi des outils concrets pour vous aider à vous en libérer ou du moins à réussir à vivre avec. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire, ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Donc aujourd'hui, si j'ai eu envie de faire cet épisode sur le fait de trop réfléchir sur la suranalyse, sur l'hyperviolence, c'est parce que c'est un sujet qui d'abord me touche personnellement, et aussi parce que je le vois énormément chez des personnes qui le vivent aussi au quotidien. Donc pour commencer, déjà trop réfléchir, qu'est-ce que c'est concrètement ? Trop réfléchir, ce n'est pas juste penser beaucoup, c'est quand notre mental va devenir un endroit où l'on essaye de se protéger en permanence. Donc on va analyser pour éviter de souffrir, on peut aussi anticiper pour éviter d'être surpris, contrôler pour éviter de perdre pied, et bien souvent derrière ça, il y a une peur. Donc ça peut être la peur par exemple d'être rejeté, La peur de se tromper, la peur de perdre le contrôle ou encore la peur de revivre quelque chose de douloureux. Il y a aussi l'hypervigilance. Donc l'hypervigilance, elle s'accompagne pas seulement du mental mais aussi du corps. C'est un système nerveux qui va rester en mode attention, danger en permanence, même quand le danger n'est plus forcément là. Et le corps, lui, va scanner l'environnement et le cerveau va analyser les micro-détails. Par exemple, chez moi, l'hypervigilance va se manifester par les silences, les regards, les changements de ton, les comportements des autres aussi. Et en fait, l'hypervigilance, ça va être épuisant parce qu'on ne se repose jamais vraiment. On va toujours être dans la vigilance de ce qui se passe autour de nous. Et ça, clairement, c'est quelque chose de très épuisant pour le système et très épuisant pour nous. Donc l'hypervigilance, ce n'est pas seulement dans des situations extrêmes. Ça peut aussi être dans des moments très... très simple de la vie quotidienne. Par exemple, pour moi, ça va être dans les lieux, par exemple les bars, les restaurants ou les endroits où il y a beaucoup de personnes. Et mon cerveau va vraiment commencer à tout analyser, à observer qui est là, à observer les énergies, à observer peut-être les tensions. C'est vraiment dans ces moments-là que mes sens vont être décuplés. Donc ça peut par exemple passer par l'ouïe. Le bruit peut par exemple devenir plus fort. où la lumière peut devenir très agressive, les odeurs très présentes, et on va vraiment ressentir très vite l'ambiance. On peut par exemple ressentir les comportements des personnes autour de nous en ayant une discussion avec quelqu'un, et ça, ça peut vraiment devenir très très épuisant. Et pour moi l'hypervigilance c'est aussi très relié à l'hypersensibilité, Parce que l'hypersensibilité, ça peut être aussi... Un système nerveux qui capte beaucoup d'informations très vite, très profondément. Et le problème, ce n'est pas la sensibilité. Le problème, c'est vraiment quand cette sensibilité va être associée à une peur permanente ou à une sensation qu'il faut être en alerte pour être en sécurité. Donc par exemple, ça peut être le fait de ressentir très fort les émotions des autres. Ça peut être le fait d'avoir du mal à se couper mentalement aussi le soir quand on est seul. ou le fait d'anticiper souvent le pire scénario. Ça va être aussi le fait d'analyser par exemple les messages qu'on peut recevoir, les réactions des autres, l'ambiance d'un lieu dès qu'on va arriver comme je vous disais. Donc voilà, ça, ça peut vraiment faire partie des comportements que l'on peut avoir lorsqu'on a tendance à trop réfléchir, à sur-analyser, à être dans l'hypervigilance. Donc voilà, je pense que de toute façon, si vous êtes sujet à l'hypervigilance, à la suranalyse vous fait de trop réfléchir vous allez sûrement le savoir sans forcément vous reconnaître dans les exemples que je viens de citer pour comprendre un petit peu d'où ça vient et pourquoi on a mis en place ces mécanismes de protection bien souvent Quand on est dans la suranalyse, dans l'hypervigilance, le fait de trop penser, ce n'est pas un trait de notre personnalité qui est sorti de nulle part, c'est bien souvent un mécanisme de protection qui s'est construit dans le temps. Et très souvent, ça va commencer dans notre enfance. Donc l'enfant, quand il grandit, il va apprendre une chose, c'est comment je fais pour être en sécurité. Et si à un moment donné, il va comprendre que la sécurité ne vient pas naturellement, il va trouver une autre stratégie. Et cette stratégie-là, parfois, ça peut être d'observer, d'analyser, d'anticiper, de peut-être sentir avant que les choses arrivent. Et par exemple, si tu as grandi dans un environnement où tu ne savais jamais à quoi t'attendre, par exemple un parent qui pouvait être très gentil un jour et très froid ou explosif le lendemain, une ambiance qui changeait bien souvent sans explication, des tensions, des disputes ou encore des silences, l'enfant lui va apprendre à scanner ces choses-là et il va devenir un expert en micro-signaux, que ce soit par exemple le ton de la voix, la façon de fermer une porte, un regard, une respiration. Et c'est là que va naître justement l'hypervigilance, pas parce que l'enfant est trop, mais parce qu'il a appris que prévoir était égal à survivre. Dans d'autres cas, l'enfant aussi a pu comprendre que l'amour était conditionnel, qu'il fallait par exemple être sage, être parfait, qu'il nous fallait peut-être... pas dérangé ou qu'il fallait être fort. Et à ce moment-là, l'enfant va devenir un radar. Il va essayer justement de sentir ce que les autres attendent de lui pour pouvoir justement s'adapter et ne pas perdre le lien. Donc le résultat plus tard, c'est que adulte il peut continuer à analyser chaque interaction. Donc par exemple en se disant est-ce que j'ai dit quelque chose de travers ? Est-ce que je l'ai vexé ? Est-ce qu'il m'a rejeté ? Et le mental va rester accroché parce que derrière tout ça, il y a une peur. La peur par exemple de se faire rejeter, de perdre l'amour, de perdre la relation, d'être abandonné. Autre exemple aussi, il y a des enfants qui vont devenir grands assez vite, assez tôt. Ça va être des enfants qui vont porter, qui vont rassurer, qui vont faire attention aux parents, ceux qui vont sentir que c'est à eux de maintenir l'équilibre familial. Et parfois c'est très subtil, il ne s'est rien passé de grave en apparence dans le cocon familial. mais l'enfant, lui, a senti qu'il n'avait pas vraiment le droit d'être enfant. Et à ce moment-là, il a créé un fonctionnement d'adulte de « je dois gérer, je dois anticiper, je dois contrôler pour que ça se tienne » . Sauf qu'à force, ça va devenir épuisant. Un autre point très important, c'est que dans l'enfance, les émotions ne sont pas toujours accueillies. Ou encore, si l'enfant a senti que ses émotions mettaient l'adulte mal à l'aise, il va apprendre à les retenir. Et quand les émotions sont retenues, Où est-ce qu'elles vont ? Eh bien, bien souvent, elles se transforment en rumination parce qu'à la place de ressentir, eh bien, on va penser, on va analyser, on va chercher des explications et le mental, lui, va devenir une sorte de refuge parce que ressentir est beaucoup trop intense, beaucoup trop risqué, beaucoup trop inconfortable. Donc voilà, l'hypervigilance, elle peut vraiment se créer à travers plusieurs expériences passées, pas forcément un seul événement, mais ça peut venir de plusieurs choses, d'un climat où euh Voilà, de plusieurs expériences passées différentes. Chaque parcours est différent, chaque histoire est unique. Mais dans beaucoup de cas, ce fonctionnement s'est installé parce qu'à un moment donné, il a été nécessaire pour s'adapter, pour se protéger et surtout pour continuer d'avancer. L'hypervigilance, c'est aussi un état du système nerveux. C'est un corps qui reste en mode alerte, comme je vous le disais. Même si rationnellement, on sait que tout va bien, le corps, lui, n'est pas forcément convaincu de ça. Et c'est pour ça que parfois, ce raisonner ne va pas suffire, parce que c'est pas seulement dans notre tête, c'est une mémoire du corps, et c'est bien souvent un mécanisme inconscient. Donc comprendre l'origine du fait de trop réfléchir, de suranalyser ou l'hypervigilance, pour moi ça va vraiment changer énormément de choses, parce que bien souvent, quand on est face à ça, on va avoir tendance à énormément se juger, à se dire qu'on pense trop, qu'on analyse tout. qu'on est trop sensible ou encore qu'on se complique la vie. Et on finit parfois par croire que c'est un défaut de personnalité, qu'on est condamné à vivre ça. Alors que bien souvent, ce sont des mécanismes de protection qui se sont mis en place à un moment de notre vie. Et on ne va plus se dire qu'est-ce qui ne va pas chez moi, on va plutôt venir se dire qu'est-ce que j'ai vécu pour que mon cerveau et mon corps aient appris à fonctionner comme ça. Et pour moi, ça, ça va vraiment changer beaucoup de choses. Ça va permettre de remettre de la douceur. de remettre de la compréhension, de remettre de la bienveillance envers soi. Et quand on commence à mettre du sens sur le fait de trop réfléchir ou de... sur l'hypervigilance, le système peut commencer aussi à relâcher un peu, parce qu'on va comprendre que ce n'est pas un bug, mais c'est un système qui a vraiment essayé de nous protéger à un moment donné, et comprendre ne va pas tout faire disparaître d'un coup, mais ça va vraiment enlever le côté de la honte, peut-être de la culpabilité qu'on peut ressentir, et ça va vraiment ouvrir une porte vers un changement. Donc la question qu'on pourrait se poser dans ces moments-là, c'est est-ce qu'on peut se libérer du trop ? réfléchir, de la suranalyse, de l'hypervigilance. Pour moi, j'ai envie de dire oui, mais pas en essayant de forcer le mental à s'arrêter, parce que le problème, c'est pas qu'on réfléchisse trop. Le problème, c'est plutôt que notre cerveau et notre corps ont appris qu'il fallait analyser, qu'il fallait anticiper, qu'il fallait surveiller pour rester en sécurité. Et on sort pas de ça en se disant « Bon, j'arrête. Ce serait un peu trop facile. » On en sort en recréant de la sécurité à l'intérieur de nous. Et pour recréer cette sécurité, on peut déjà dans un premier temps revenir dans notre corps et pas rester justement dans notre mental. Parce que quand on réfléchit trop ou qu'on va suranalyser, on va beaucoup vivre justement dans notre tête. Et l'hypervigilance va entretenir ça parce que le corps reste en alerte. Donc voilà, le premier pas, c'est tout simplement de revenir dans notre corps. Donc ça peut passer par des exercices de méditation. un peu... venir avec des exercices corporels, soit avec un accompagnement, soit venir par exemple ressentir dans notre corps notre respiration, sentir nos pieds, peut-être regarder autour de nous, nommer ce que l'on voit. Ça peut vraiment permettre aux personnes de se réancrer et lorsqu'on est dans l'hypervigilance ou dans un système qui est un petit peu en alerte, de revenir au ressenti et de revenir au corps peut vraiment aider. Ce qui peut aussi venir aider à reprogrammer un petit peu ces fonctionnements-là dans le système, ça va être des approches comme par exemple l'hypnose, l'EFT, certaines thérapies corporelles comme aussi la kinésiologie, parce que ça va vraiment permettre d'envoyer un message très profond au cerveau et au système nerveux, un message qui va venir dire que le danger est terminé, qu'on peut relâcher, qu'on peut enfin se sentir. en sécurité. Et ces approches peuvent aussi aider à aller travailler sur les croyances qui se sont installées, sur les mécanismes de protection, les mémoires émotionnelles et les réactions automatiques de notre corps. Et petit à petit, on peut vraiment apprendre au cerveau et au corps qu'ils n'ont plus besoin de rester en alerte en permanence. Pour ma part, j'ai travaillé un petit peu, j'ai été accompagnée pour réussir un petit peu à me libérer de ces mécanismes que moi-même j'avais pu mettre en place. Et ce que j'ai remarqué, et ce que je vois souvent aussi dans les accompagnements que je propose, c'est que quand le corps commence à se sentir en sécurité, le mental, lui, va se calmer naturellement. On va toujours réfléchir, bien sûr, mais on ne réfléchit plus pour survivre. On peut enfin respirer un peu plus. Il n'y a pas une seule méthode magique, je pense. L'important, c'est vraiment de trouver ce qui résonne pour toi. et ce qui va vraiment te faire te sentir en sécurité, ce qui va te permettre de te reconnecter à toi. Aujourd'hui, dans mes accompagnements, ce que je cherche surtout, c'est d'aider le corps et le système nerveux à comprendre qu'ils peuvent enfin relâcher et qu'ils n'ont pas besoin d'être en alerte en permanence. Pour conclure cet épisode, comprendre d'où viennent ces fonctionnements, ça peut vraiment remettre de la douceur envers soi, ça permet vraiment d'arrêter de se juger. parce que je sais à quel point quand on est confronté à toutes ces choses-là, à ces mécanismes, à ces fonctionnements, on peut vraiment être très dur avec nous-mêmes. Si tu te reconnais dans cet épisode, j'ai envie que tu saches que tu n'es pas seul et surtout que tu peux sortir de ces mécanismes-là. Merci encore pour votre écoute. J'espère en tout cas que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à le partager à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin. et n'hésitez pas à noter cet épisode sur la plateforme d'écoute sur laquelle vous l'écoutez prenez soin de vous et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode