Speaker #0Bienvenue dans Captain Cramée, la quête de l'énergie retrouvée. Dans ce podcast, on explore comment retrouver et maintenir une énergie de feu grâce à des outils concrets, des neurosciences accessibles à toutes et des inspirations tirées des personnages de films et de séries. Ici, on déconstruit ce qui te freine et on décortique ce qui stimule notre cerveau et notre mindset pour que tu puisses atteindre ce niveau de vitalité et d'épanouissement que tu mérites. Que tu sois ! une businesswoman épuisée, une cadre au bord du burn-out ou une femme prête à renaître de ses cendres comme un phénix, ce podcast est ton espace pour te transformer et retrouver toute ta puissance. Je suis Steph et je suis là pour t'aider à allumer ou rallumer cette flamme intérieure qui fait toute la différence. Parce qu'on n'a qu'une seule vie et qu'il est temps de la vivre à fond, bienvenue à bord de Captain Cramé. Veux-tu plus de sérénité sans t'épuiser à plaire à tout le monde ? Parce que si Carrie Bradshaw s'est cramée à force de courir après l'approbation, on peut peut-être s'éviter le même sort. Bienvenue dans ce deuxième épisode de la semaine consacrée à Carrie Bradshaw de la série Sex in the City. Même si tu ne l'as jamais vue, tu risques de te reconnaître dans ce qui suit. Et si le vrai poison dans notre vie, c'était cette course invisible à la validation, Carrie y a laissé son énergie, sa santé mentale et probablement une partie de son compte en banque. Et ce n'est pas la seule. Aujourd'hui, on va apprendre ensemble à se valider nous-mêmes. J'ai toujours été fascinée par ces personnages de séries qui nous ressemblent tellement qu'on finit par se demander si les scénaristes nous espionnent. Carré est l'un d'eux. Glamour en surface, épuisé en coulisses. Alors aujourd'hui, on va explorer cette dynamique toxique qu'est le besoin constant de validation externe. Cette soif d'approbation qui nous pompe notre énergie sans même qu'on s'en rende compte. Carrie, c'est la reine de l'approbation sociale et de l'épuisement invisible. C'est cette femme qui court dans les rues de Manhattan en escarpin de 10 à 12 cm, qui est persuadée que si elle brille assez fort, si elle est assez parfaite, tout ira mieux dans sa vie. C'est l'archétype même de la femme moderne qui cherche désespérément à plaire. À Big, à ses amis, à ses lecteurs, à son boss, à la ville entière. Sa to-do liste quotidienne ? une masterclass d'épuisement programmé, écrire la chronique parfaite qui va faire vibrer New York et déclencher l'admiration inconditionnelle de son lectorat, être la meilleure amie disponible H24, même quand elle s'écroule de fatigue, porter les tenues les plus iconiques pour valider son statut de référence mode, peu importe si son compte bancaire hurle à l'agonie, attirer et retenir l'attention de Big, quitte à se perdre complètement en cette relation, Et le résultat de cette course effrénée à l'approbation, elle finit par ne plus savoir qui elle est vraiment. Elle existe pour le regard des autres, jamais pour elle-même. Ça te parle, non ? Combien de fois as-tu validé les mêmes comportements ? Faire plaisir à tout prix, briller en société, paraître parfaite aux yeux de tous, et finir sur les rotules le soir en te demandant pourquoi tu te sens si vide. Bienvenue au club, tu es loin d'être seule. Alors, petit aparté neurosciences, parce que c'est important de comprendre, ce n'est pas que nous sommes faibles ou superficiels, c'est que nous sommes littéralement câblés comme ça. Quand on reçoit un compliment, un like sur Insta, ou un message qui nous dit qu'on est génial, notre cerveau libère de la dopamine. C'est le neurotransmetteur du plaisir immédiat. Le shoot est instantané. C'est bon, c'est addictif. Ce qui se passe physiologiquement est fascinant. Cette validation active exactement les mêmes zones cérébrales que lorsqu'on mange du chocolat ou qu'on tombe amoureuse, par exemple. Le fameux circuit de la récompense. Des études en neuro-imagerie ont montré que notre cerveau s'illumine littéralement quand on reçoit cette validation sociale. Le danger ? On devient accro, exactement comme pour une substance. On en veut toujours plus et l'absence de validation devient de plus en plus douloureuse. Notre cerveau commence à associer notre estime personnelle à cette validation externe, créant un cycle de dépendance neurologique réelle. Le cortisol, l'hormone du stress, augmente quand on ne reçoit pas cette dose régulière d'approbation. Tu sens cette boule au ventre quand personne ne commande ta publication ou quand tu as l'impression de décevoir ? C'est ton système nerveux en manque. Pour illustrer cette spirale, voyons un peu cet épisode absolument emblématique où Carrie dépense une fortune, qu'elle n'a pas, pour une robe haute couture signée. Pourquoi ? Juste pour être la star incontestée d'une soirée. pour briller plus fort que les autres, pour capturer tous les regards. Elle investit les milliers de dollars qu'elle n'a pas, s'endette encore plus, tout ça pour un moment de validation collective. Et la suite est brutale. À la soirée, personne ne remarque vraiment sa tenue. Elle rentre chez elle, lessivée, endettée, vidée émotionnellement. Tout ça pourquoi ? Pour une approbation qui n'est même pas venue. C'est tellement emblématique de nos vies, non ? Ces moments où on investit une énergie démesurée dans l'espoir d'un retour en validation qui, souvent, ne vient même pas. Et quand il vient, il est tellement fugace qu'on a déjà besoin de la dose suivante. Pour bien saisir ce qui se passe, laisse-moi te proposer deux analogies qui m'ont personnellement aidé à visualiser ce phénomène. Premièrement, Courir après la validation sociale, c'est exactement comme courir sur un tapis roulant dans une salle de sport. Tu t'épuises, tu transpires, tu dépenses une énergie folle, mais en réalité, tu n'avances pas d'un centimètre. La validation est un leurre perpétuel. Elle te fait croire au mouvement alors que tu restes prisonnière du même endroit émotionnel. Deuxièmement, si tu te souviens du film Gremlins, Oui, oui, je suis de cette génération. Nourrir ton besoin d'approbation, c'est comme donner à manger à un gremlins, ou plutôt au mogwai, après minuit. Plus tu lui donnes, plus il devient vorace, incontrôlable, monstrueux, et il finit par occuper tout l'espace dans ta vie. Maintenant, parlons un peu de Captain Cramée. Ce podcast porte son nom après tout. Avant son burn-out majeur, elle était la championne olympique du Ouïa-Tou. Client exigeant, bien sûr, famille envahissante, pas de problème. Réseau sociaux chronophage, présente, 24h24, 7 jours sur 7. Même les gens qu'elle n'appréciait pas avaient droit à son temps et son énergie. Son cerveau avait développé une dépendance sévère au merci. En neurosciences, on appelle ça le renforcement social intermittent. Et c'est aussi addictif que les machines à sous. Jusqu'au jour où, et c'était totalement prévisible, elle a fini complètement vidée. Son corps a dit stop avant son cerveau, incapable de se lever un matin avec des vertiges de dingue sans raison apparente. Son cortex préfrontal, la partie du cerveau qui gère la prise de décision et l'autorégulation, était littéralement en surchauffe. Ce qui est fascinant avec le burn-out des people pleasers, comme on les appelle, c'est que notre système neurologique nous envoie des signaux d'alerte bien avant l'effondrement final. Mais nous sommes tellement occupés que nous ignorons les messages de notre propre corps. Alors voici concrètement ce qui t'attend si tu continues sur cette pente glissante de la validation externe permanente. Tout d'abord, tu perds ton énergie vitale. Neurobiologiquement, ton corps produit du cortisol en excès, épuise tes glandes surrénales et diminue ta production de sérotonine, l'hormone du bien-être. Résultat, une fatigue chronique qui s'installe sournoisement. Tu deviens invisible à force de te fondre dans les attentes des autres. Ton identité propre s'efface progressivement. Des études en psychologie sociale montrent que les personnes en quête constante d'approbation finissent par développer ce qu'on appelle une identité fragmentée, comme un miroir brisé reflétant les attentes contradictoires des autres. Tu dis oui alors que tu penses non. Ce conflit interne crée ce que les neuroscientifiques appellent une dissonance cognitive chronique. Ton cerveau est en guerre perpétuelle contre lui-même, ce qui épuise tes ressources mentales, et émotionnel. Tu n'as plus de place pour tes vrais besoins. Ton système limbique, responsable de tes émotions et besoins fondamentaux, finit par être ignoré au profit du système de récompense sociale. C'est comme mettre en sourdine l'alarme incendie alors que la maison brûle. Tu finis par te détester. L'ironie ultime. À force de chercher l'amour des autres, tu développes un mépris pour toi-même. Ton hippocampe et ton amygdale impliqués dans la régulation émotionnelle enregistrent cette trahison constante envers toi-même comme un traumatisme répétitif. Je vais maintenant te parler d'un épisode marquant où Carrie écrit un papier qui va complètement à l'encontre de ses valeurs et de ses convictions. Mais pourquoi fait-elle ça ? Pour plaire au journal, pour être publiée, pour maintenir sa visibilité dans un monde médiatique impitoyable. La scène est poignante. Une fois l'article soumis, elle rentre chez elle et pleure, profondément dégoûtée d'elle-même. Elle vient de trahir ce qu'elle est, sa voix unique, son intégrité journalistique. Ce moment... illustrent parfaitement le coût réel de cette quête d'approbation. Nous finissons par agir contre nos propres valeurs. D'un point de vue neurobiologique, ce moment représente un conflit majeur entre son cortex préfrontal, le siège de ses valeurs, et son système de récompense, avide de validation. Ce conflit interne est littéralement toxique pour notre cerveau créant un stress oxydatif qui endommage nos neurones à long terme. Alors comment fait-on pour sortir de ce cercle vicieux ? Comment reprendre le contrôle sans passer par la case burn-out ? Voici une méthode en quelques étapes, cette, en l'occurrence, appuyée par les neurosciences et l'expérience clinique. Premièrement, observe-toi sans jugement. Note chaque fois que tu fais ou dis quelque chose uniquement pour être aimé ou validé. Cette conscience est le premier pas vers la reprogrammation neuronale. Tiens un journal pendant une semaine et tu seras stupéfaite de voir ces patterns apparaître. Deuxièmement, questionne-toi honnêtement. Pour chaque action People Pleaser, demande-toi « Est-ce que ça me ressemble vraiment ? » Est-ce aligné avec mes valeurs profondes ? Cette interrogation active ton cortex préfrontal et réduit l'emprise automatique de ton système de récompense. Troisième étape, casse le cycle addictif. Ose refuser une demande, une seule pour commencer. Tu verras que le monde ne s'écroule pas. Cette petite victoire libère des endorphines naturelles qui renforcent ton autonomie émotionnelle. Quatrième étape, déclare tes besoins, même si c'est inconfortable au début. Articule clairement ce dont tu as besoin. Cette pratique renforce les connexions neuronales liées à l'affirmation de soi et affaiblit celles liées à la dépendance à l'approbation. Cinquième étape, reconnecte-toi à tes valeurs fondamentales. Qu'est-ce qui compte vraiment pour toi ? Pas pour ton patron, ton partenaire, ta mère, tes enfants. Non, non, pour toi. Cette reconnection active des réseaux neuronaux plus profonds et plus stables que ceux impliqués dans la validation sociale. Sixième étape, détache-toi progressivement des likes et validations extérieures. Essaie une journée sans vérifier tes notifications. Puis deux. La vraie validation, celle qui dure. C'est celle qui vient de l'intérieur. Ton cerveau va progressivement se réhabituer à produire sa propre dopamine. Dernière étape, célèbre chaque victoire d'authenticité. Chaque nom dit avec respect, chaque choix aligné avec tes valeurs mérite d'être célébré. Cette célébration renforce le circuit de récompense interne plutôt qu'externe. Ce travail de reprogrammation n'est pas que psychologique, il est profondément neurobiologique. Quand tu casses ce schéma de dépendance à la validation externe, ton cerveau crée littéralement de nouveaux circuits neuronaux. Les études montrent une réduction significative du cortisol, l'hormone du stress, et une augmentation de l'ocytocine et de la sérotonine, les hormones du bien-être et de la connexion authentique. La neuroplasticité, cette capacité étonnante du cerveau à se recâbler, fait le reste du travail. Et les bénéfices sont massifs. Tu gagnes une énergie phénoménale quand tu arrêtes de fuir dans tous les sens pour plaire. Tu ressens enfin cette sensation d'être alignée, cohérente, entière. Ton système immunitaire lui-même se renforce quand tu réduis ce stress chronique lié à la quête d'approbation. Des recherches en psychoneuroimmunologie montrent même que les personnes qui parviennent à réduire leur dépendance à la validation externe présente une meilleure résistance aux infections et une récupération plus rapide après la maladie. Ton corps tout entier te remercie quand tu arrêtes ce jeu épuisant. Carrie Bradshaw a mis six saisons et deux films à comprendre que la seule personne qu'elle devait vraiment séduire et impressionner, c'était elle-même. Ne mets pas aussi longtemps, s'il te plaît. Peut-être est-il temps pour toi aussi de laisser tomber la robe de balle métaphorique et ses talents trop hauts qui t'empêchent d'avancer sereinement. Peut-être est-il temps de te réconcilier avec la seule approbation qui compte véritablement sur le long terme. La tienne. Le chemin n'est pas facile. Ton cerveau va résister, réclamer sa dose de validation externe comme un enfant capricieux. Mais petit à petit, en pratiquant ces étapes, tu vas créer une nouvelle relation avec toi-même. Une relation où ton bonheur ne dépend plus du regard des autres. Je te propose un petit exercice pour commencer. Cette semaine, identifie une situation précise où tu sens que tu agis uniquement pour plaire. Une seule. Et choisis consciemment de faire autrement, en alignement avec tes valeurs. Observe ce qui se passe, sans jugement. C'est le premier pas vers ta liberté émotionnelle. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si ces réflexions t'ont parlé, si tu t'es reconnu dans la course effrénée de carrière à l'approbation sociale, n'hésite pas à partager cet épisode avec une amie qui court peut-être encore après des applaudissements qui l'épuisent. Abonne-toi pour ne pas manquer les prochains épisodes où nous continuerons à déconstruire ensemble ces schémas qui nous épuisent à la lumière des neurosciences et avec toujours un vrai humour pour dédramatiser. Et n'oublie pas, laisse-moi un commentaire ou un message pour me dire quelle partie a le plus résolé en toi. Tes retours me sont précieux pour créer du contenu qui t'aide vraiment. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là, n'oublie pas, la plus belle validation est celle que tu t'accordes à toi-même.