Speaker #0Bienvenue dans Captain Cramée, la quête de l'énergie retrouvée. Dans ce podcast, on explore comment retrouver et maintenir une énergie de feu grâce à des outils concrets, des neurosciences accessibles à toutes et des inspirations tirées des personnages de films et de séries. Ici, on déconstruit ce qui te freine et on décortique ce qui stimule notre cerveau et notre mindset pour que tu puisses atteindre ce niveau de vitalité et d'épanouissement que tu mérites. Que tu sois une businesswoman épuisée, une cadre au bord du burn-out, ou une femme prête à renaître de ses cendres comme un phénix, ce podcast est ton espace pour te transformer et retrouver toute ta puissance. Je suis Steph, et je suis là pour t'aider à allumer, ou rallumer, cette flamme intérieure qui fait toute la différence. Parce qu'on n'a qu'une seule vie, et qu'il est temps de la vivre à fond, bienvenue à bord de Captain Cramé. Veux-tu réussir sans te perdre dans le mirage de la vie parfaite ? Parce que Carrie Bradshaw, tout comme beaucoup d'autres femmes, a failli tout cramer pour une image. Et si on choisissait l'authenticité maintenant ? Carrie voulait la réussite, l'amour, le glamour. Mais à courir après une vie fantasmée, elle a surtout brûlé son énergie. Aujourd'hui, on déconstruit ce mythe ensemble avec une petite plongée dans les neurosciences, comme d'habitude, mais pas en mode complexe. C'est promis. Tu te souviens de Carrie Bradshaw, cette icône de Sex in the City qui semblait tout avoir ? Si tu ne la connais pas, ce n'est pas bien grave, car tu vas vite comprendre où cet épisode va nous mener. Carrie, on la voyait comme la chroniqueuse à succès qui publiait des articles brillants sur sa vie amoureuse, la modeuse adulée qui portait des manolo blani comme si c'était des baskets, la mente irrésistible qui attirait les hommes les plus en vue de Malatane, ou encore la meilleure amie présente pour ses copines, toujours disponible pour boire un verre et une conversation profonde. C'était son image de marque. Sa vie semblait être un cocktail parfait de glamour, de succès professionnel et de relations épanouissantes. Mais la réalité ? Derrière les looks iconiques et les phrases chic, Carrie s'endette jusqu'au cou. Elle s'épuise à maintenir les apparences et soyons honnêtes, elle se perd complètement. Elle dépense 40 000 dollars en chaussures, mais ne peut pas s'acheter son propre appartement. Elle court d'un événement à l'autre sans jamais profiter du moment présent. Elle s'accroche à des relations toxiques pour ne pas être seule. Dans une moindre mesure évidemment. Ça parle à beaucoup d'entre nous, non ? Alors pourquoi sommes-nous si nombreuses à tomber dans ce piège ? Les neurosciences ont une explication fascinante. Notre cerveau est littéralement programmé pour rechercher l'approbation sociale. Ce n'est pas de la vanité, c'est de la biologie pure. Il y a des milliers d'années, être bien vu dans le groupe augmentait considérablement nos chances de survie. Être rejeté de la tribu, c'était pratiquement... une condamnation à mort. Le docteur Matthew Lieberman, neuroscientifique à l'Université de Los Angeles, explique que notre cerveau traite le rejet social dans les mêmes zones que la douleur physique. Oui, recevoir zéro like sur ta photo peut littéralement activer les mêmes circuits neuronaux que si tu t'étais cogné le petit orteil contre le pied de lit. Mais à l'ère des réseaux sociaux, Ce mécanisme naturel est complètement détraqué. Le curseur explose pour plusieurs raisons. La dopamine sociale crée une véritable addiction à l'image parfaite. Chaque notification, chaque like, chaque commentaire déclenche un petit shot de dopamine, l'hormone du plaisir. Nos cerveaux deviennent accros à cette validation instantanée. Le cortisol Montes en flèche à chaque fois que tu attends anxieusement les réactions à ton dernier poste. Quand ton téléphone reste silencieux, ton système nerveux sympathique s'active comme si tu étais face à un prédateur. La comparaison constante active la région du cerveau qui détecte les disparités entre notre situation et celle des autres. En scrollant pendant des heures, tu bombardes cette région de stimuli négatifs. Le résultat, ton énergie se barre là-dedans, littéralement. Ton cerveau utilise environ 20% de ton énergie totale et quand il est pris dans cette boucle d'anxiété sociale de comparaison, c'est comme si tu laissais tourner ta voiture au ralenti toute la journée. Tu brûles ton carburant sans avancer d'un centimètre. Mais revenons à Carrie et à l'épisode où elle apprend qu'elle doit acheter son appartement ou déménager. La scène est presque comique. Carrie, assise dans son lit, calcule qu'elle a dépensé environ 40 000 dollars en chaussures. Oui, oui. 40 000 dollars. J'ai littéralement 100 dollars sur mon compte en banque, avoue-t-elle à Charlotte. Je n'ai pas de vraies économies. Voilà le paradoxe parfait. Elle a joué. Elle a New Yorkaise accomplie, indépendante et sophistiquée pendant des années. Mais derrière les apparences glamour, c'est la banqueroute totale. Elle a dépensé toute son énergie et ses ressources pour maintenir une image qui, au final, ne lui offre aucune sécurité réelle. Et le plus douloureux, c'est que maintenir cette façade l'a empêché de voir la réalité en face. Pendant qu'elle achetait sa 75e paire de chaussures, elle aurait pu investir dans son avenir, construire quelque chose de solide. Combien d'entre nous font la même chose ? Pas forcément avec des chaussures qui coûtent une fortune, mais peut-être en s'épuisant dans un job qui fait bien, mais dans lequel on est malheureuse. Ou en maintenant des relations qui paraissent idéales pour l'extérieur, mais qui nous vide de l'intérieur. Imagine que maintenir une image parfaite, c'est comme trimballer un petit sac à main Louis Vuitton, par exemple, blindé de trucs inutiles. De loin, c'est l'élégance incarnée avec un sac à plusieurs milliers d'euros. Les gens nous envient, nous complimentent, mais en réalité, on transporte un poids mort qui nous défonce l'épaule. On a mal au dos, on est ralenti, on ne peut même pas trouver les clés dans ce bazar organisé. Mais on continue à le porter. C'est exactement ce que fait notre cerveau quand il maintient une façade. Il porte un poids énorme, consomme une énergie folle juste pour l'apparence. Pense encore à un décor de cinéma en carton pâte. C'est magnifique sur la photo ou à l'écran. Tout le monde s'extasie devant cette façade parfaite. Mais derrière, il n'y a rien. Aucune structure solide, aucune fondation. au premier coup de vent tout s'effondre quand on vit pour l'image notre energie sert maintenir cette façade impressionnante mais on ne construit rien de solide derriere et neurologiquement parlant c'est un dsastre notre amygdale est constamment en alerte craignant que quelqu'un découvre qu'il n'y a rien derriere le décor Captain Cramée était experte en maintien d'apparence. A l'extérieur, elle laissait penser que tout allait pour le mieux. Un business au top et la famille idéale. Mais à l'intérieur, elle était complètement vidée. Son système nerveux était en mode survie permanent. Son cortisol était tellement élevé qu'elle ne dormait plus. Sa sérotonine était au plus bas, ce qui a fini par la plonger dans un état d'épuisement et de ras-le-bol total. Jusqu'au jour où son corps a dit stop. Comme Carrie lorsqu'elle s'effondre dans cet épisode où elle réalise qu'elle a tout misé sur une image et rien sur la substance. Elle a réalisé qu'elle ne vivait pas pour elle. Et c'est là qu'elle a commencé à comprendre. L'épuisement ne venait pas seulement de ce qu'elle faisait, mais de cette dissonance constante entre qui elle était vraiment et qui elle faisait croire qu'elle était. Si tu te reconnais dans l'un des signes qui vont suivre, c'est que tu es en train de tomber dans le même piège que Carrie ou Captain Kramer. Tout d'abord, tu postes, mais tu vis peu. Tu passes plus de temps à documenter ton expérience qu'à la vivre réellement. La neurochimie ici est claire. Tu sacrifies l'ocytocine, l'hormone de la connexion réelle, pour la dopamine éphémère des likes. Tu dis oui à ce qui fait bien, pas à ce qui te fait du bien. Chaque fois que tu acceptes une invitation par peur de décevoir par exemple, ton cortisol monte un peu plus. Ton corps sait que tu te trahis. Tu caches tes galères à tout le monde, comme Carrie qui n'avoue ses problèmes financiers qu'au dernier moment. Tu maintiens une façade de perfection qui coûte cher à ton système nerveux. Le docteur Brown appelle ça le coup de la non-vulnérabilité. Et c'est un tueur d'énergie. Tu achètes pour impressionner, pas par envie. Ton néocortex, la partie rationnelle du cerveau, sait que ce n'est pas raisonnable. Mais ton cerveau reptilien cherche désespérément l'approbation sociale. Ce conflit interne et t'épuisant. Enfin, tu refuses l'aide car avouer que tu galères, ça, c'est impossible. Maintenir l'illusion d'autosuffisance prive ton cerveau des bienfaits neurochimiques de la connexion sociale authentique. Un des meilleurs antistress naturels. Si tu as reconnu plusieurs de ces signes, ne panique pas. Carrie et Captain Cramée en sont sortis et toi aussi, tu peux récupérer ton énergie. Dans un autre épisode, Carrie accepte de devenir l'égérie d'une campagne publicitaire pour des bus new-yorkais. C'était le summum de la dissonance cognitive. Elle se retrouve, en sous-vêtements, sur d'énormes affiches partout dans New York. L'image est glamour, sexy, parfaite, sauf que Carrie s'y sent complètement étrangère. Ce n'est pas elle, c'est une version fabriquée d'elle-même. Le résultat ? Elle est mortifiée. Elle se cache. Elle évite les rues où son visage est placardé. Ça, c'est le parfait exemple de ce qui arrive quand l'image qu'on projette devient tellement déconnectée de qui on est vraiment. On finit par se sentir comme une imposteur dans notre propre vie. Les neurosciences sont un terme pour ce phénomène, la dissonance cognitive. Quand il y a un écart entre nos comportements et nos valeurs, notre cerveau brûle une quantité phénoménale d'énergie. pour tenter de réconcilier les deux. Et c'est exactement ce qui nous épuise quand on maintient une façade. Notre cerveau travaille en heures supplémentaires, sans pause, pour gérer l'écart entre l'image et la réalité. Mais alors comment sortir de ce cycle d'épuisement ? Comment redevenir authentique et récupérer toute cette énergie qu'on gaspille à maintenir une façade ? J'ai un plan en 6 étapes, inspiré à la fois par les neurosciences et par le parcours de Captain Cramée, mais aussi le mien. Commence par débrancher les réseaux pendant 24 heures et observe ce qui se passe en toi. Les études montrent qu'après seulement 24 heures sans médias sociaux, les niveaux de cortisol diminuent significativement. Tu vas peut-être ressentir un peu d'anxiété au début, c'est normal, c'est le sevrage de la dopamine. Mais ensuite... Une clarté mentale que tu avais oubliée. Deuxièmement, réécris ta vérité. Prends un papier et un stylo, oui, à l'ancienne, et décris qui tu es vraiment sans filtre. Juste le vrai toi. Cet exercice active la région du cerveau qui traite les informations liées au soi authentique. Troisième chose, fais quelque chose pour toi, juste pour toi. Choisis une activité qui ne sera pas documentée, partagée ou monétisée, quelque chose qui ne sert à rien selon les standards de productivité moderne, mais qui te nourrit profondément. Ça peut être lire un roman dans ton bain, dessiner, danser ou simplement regarder les nuages. Cette pause de la performance libère de la sérotonine naturelle, l'hormone du bien-être. Quatrièmement, parle de tes galères à quelqu'un. La vulnérabilité authentique déclenche la production de cytosine, l'hormone de l'attachement. En partageant tes difficultés, tu crées non seulement une connexion plus profonde, mais tu réduis aussi l'activité de ton amygdale, le centre de la peur dans ton cerveau. Cinquièmement, célèbre ce que personne ne voit. Tes victoires intérieures t'encouragent ta résilience. Ce ne sont pas des stories, ce sont les vraies histoires qui construisent ton estime de soi. Chaque fois que tu reconnais tes forces authentiques, tu renforces les circuits de récompense internes de ton cerveau, réduisant ainsi ta dépendance à la validation externe. Pour finir, crée une vision d'avenir réaliste. Pas un vision board plein d'images irréalistes, mais un plan qui honore tes vraies valeurs et ton énergie disponible. Les neuroscientifiques appellent ça l'imagerie guidée prospective. Et c'est un puissant outil pour réorienter ton cerveau vers ce qui compte vraiment pour toi. Tu veux savoir pourquoi tu te sentiras tellement mieux en abandonnant ta façade ? C'est fascinant. Quand on cesse de jouer un rôle, plusieurs changements neurochimiques se produisent. On libère de la sérotonine naturelle, ce neurotransmetteur du bien-être. est beaucoup plus stable et durable que la dopamine des likes. Il crée une sensation de calme et de contentement qui ne dépend pas du regard des autres. On baisse significativement notre taux de cortisol. L'authenticité réduit le stress chronique car on n'est plus constamment en train de surveiller l'écart entre notre image et la réalité. Notre système nerveux parasympathique, celui du repos et de la digestion, peut enfin prendre le relais. On réactive une région du cerveau impliquée dans la capacité à sentir ce qui se passe dans notre propre corps. Cette reconnexion est essentiel pour reconnaître nos limites avant l'épuisement. Enfin, on restaure notre système de récompense naturelle. À force de chercher la validation externe, nos circuits dopaminergiques se détraquent. En revenant à des sources de satisfaction intrinsèques, on recalibre ces circuits pour qu'ils réagissent à nouveau à des joies authentiques. Notre système nerveux se régénère. On retrouve notre vraie puissance, non pas celle de l'image parfaite, mais celle de l'authenticité qui ne s'épuise jamais à maintenir une façade. Carrie Bradshaw a failli tout perdre pour une image. Elle a compromis sa sécurité financière, son authenticité et même ses relations les plus précieuses en poursuivant une version fantasmée d'elle-même. Et toi ? Combien de temps encore vas-tu t'épuiser à entretenir un mythe ? La science est claire, maintenir une façade est l'un des comportements les plus coûteux en énergie pour notre cerveau. C'est comme rouler avec le frein à main, on consomme énormément de carburant pour avancer très peu. Et si aujourd'hui tu choisissais de briller pour de vrai dans l'ombre des projecteurs de la vie ? de reconnecter avec ce qui te fait vibrer authentiquement, pas ce qui fait bien sur ton profil ou auprès des autres. Imagine l'énergie que tu récupérerais, imagine la puissance que tu aurais en dirigeant toute cette force vers ce qui compte vraiment pour toi. Comme Karin qui finit par trouver une forme d'équilibre après bien des épisodes chaotiques, tu peux choisir l'authenticité sans pour autant renoncer au succès ou au plaisir. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Ton temps et ton attention sont précieux et je suis ravi que tu les partages avec moi. Et bien sûr, merci à Carrie Bradshaw, ce personnage imparfait et attachant qui nous montre, par ses erreurs comme par ses réussites, que la vraie vie est toujours plus riche que l'image qu'on en donne. Si cet épisode t'a secoué un peu, si tu t'es reconnu dans certains comportements que j'ai décrits, je t'invite à partager ce podcast avec une amie qui se perd peut-être dans son fil Instagram. ou dans sa vie. Parce que parfois, il suffit d'une conversation honnête pour commencer à briser la façade. Et bien sûr, abonne-toi pour ne pas manquer les prochains épisodes. N'hésite pas à me laisser un commentaire ou à me contacter sur les réseaux sociaux pour me dire ce que tu as pensé de cet épisode. A très bientôt pour de nouvelles aventures énergétiques !