Speaker #0Et si ce n'était pas le monde extérieur qui t'épuise, mais ta propre fidélité ? Quand tu t'accroches à une valeur qui ne te nourrit plus, tu t'enfermes. Tu ne combats plus pour ce qui compte. Tu tiens bon, juste, parce que tu crois que tu dois. Et si la vraie loyauté, c'était envers toi-même ? Comment rester fidèle à ce en quoi tu crois, sans finir vidé, épuisé, écartelé ? C'est la question qui brûle aujourd'hui. On va parler de Katniss Everdeen, l'icône d'Hunger Games. Si elle a tenu bon face à l'oppression, c'est aussi parce qu'elle n'a jamais osé lâcher, même ceux qui, insidieusement, la détruisaient. Bienvenue dans Captain Cramée, la quête de l'énergie retrouvée. Dans ce podcast, on explore comment retrouver et maintenir une énergie de feu grâce à des outils concrets, des neurosciences accessibles à toutes et des inspirations tirées des personnages de films. et de série. Ici, on déconstruit ce qui te freine et on décortique ce qui stimule notre cerveau et notre mindset pour que tu puisses atteindre ce niveau de vitalité et d'épanouissement que tu mérites. Je suis Stef et je suis là pour t'aider à allumer ou rallumer cette flamme intérieure qui fait toute la différence. Parce qu'on n'a qu'une seule vie et qu'il est temps de la vivre à fond, bienvenue à bord de Captain Cramée. Tu veux faire les choses bien, être droite, respecter ce feu qui t'anime au fond de toi, c'est noble. Mais voilà, parfois, plus tu t'accroches à tes principes les plus chers, plus tu te sens tiraillé, isolé, peut-être même épuisé. Et si sans même t'en rendre compte, ta loyauté la plus profonde envers tes valeurs était en train de devenir ta principale source d'épuisement. Aujourd'hui, on plonge dans l'arène avec Katniss Everdeen. la fille du feu, celle qui a voulu rester fidèle à elle-même, au point d'en perdre sa propre flamme. Et on va se demander, et si toi aussi tu étais en train de te consumer lentement au nom d'un idéal qui ne te nourrit plus, ton cerveau déteste l'incohérence. C'est le principe de la dissonance cognitive. Quand tes actions trahissent tes pensées, ton système nerveux crie au stress. Logique. Mais l'inverse. moins connu et tout aussi puissant. À force de t'accrocher à tes principes coûte que coûte, surtout dans un environnement difficile, tu peux entrer dans une autre forme de tension. L'épuisement par intégrité. C'est subtil. C'est comme si en voulant rester fidèle à tout prix, tu t'étais enfermé dans un rôle. Un rôle que tu n'as peut-être plus vraiment envie de jouer. Tu veux rester loyal à ce que tu crois juste ? Magnifique ! Mais dans un monde, un job, une relation qui est fondamentalement hostile, injuste ou incohérent avec ses valeurs, c'est comme courir un marathon en portant une armure médiévale. Tu avances ? Oui. Mais à quel prix ? Et pour combien de temps ? Katniss n'a jamais demandé à être une héroïne. Son but premier ? Protéger sa sœur. Survivre. C'est tout. Mais très vite, elle est propulsée, symbole d'une rébellion qui la dépasse. Elle joue le jeu, elle défend ses valeurs, elle refuse d'être une simple marionnette du Capitole, mais elle s'épuise, terriblement. Elle s'éloigne de ceux qu'elle aime, le sommeil la fuit, le doute la ronge, même sur ses propres motivations. Parce que plus elle essaie d'être droite selon ses termes, plus elle se sent piégée, utilisée, scrutée, trahie par tous les camps. Et c'est là tout le paradoxe tragique. À force de résister au système de l'extérieur, elle en devient prisonnière d'une autre manière, de l'intérieur, prisonnière du symbole qu'elle est devenue. Quand on se bat pour une cause, un projet, une vérité qui nous tient à cœur, on y met tout. Notre énergie, notre temps, notre âme. C'est beau, mais attention. Quand cette cause devient si écrasante qu'elle nous empêche de respirer, de douter, de changer d'avis, voire de nous reposer, alors elle cesse d'être une valeur inspirante. elle devient une injonction. Et les injonctions, même les plus nobles en apparence, finissent toujours par nous vider. Ça te parle ? Ce moment précis où tu sens que tu t'efforces à continuer, non pas par envie, mais parce que tu dois, parce que tu t'es engagé, parce que c'est ce qui est juste, parce que c'est ce qu'on attend de toi. Et au milieu de tout ça, toi, comment tu te sens vraiment ? Imagine tes valeurs comme un bouclier. Au début, c'est fantastique. Il te protège des coups, il te guide dans la bataille de la vie, il t'aide à dire non à ce qui ne te correspond pas. Mais si tu ne le poses jamais, si tu commences à tout filtrer à travers lui, à anticiper chaque menace, à te redire en permanence, ce bouclier finit par devenir incroyablement lourd. Si lourd qu'il t'épuise plus que les attaques elles-mêmes. Si lourd qu'il t'empêche d'avancer librement. Si lourd qu'il ne te laisse plus les bras libres pour accueillir ceux qui pourraient te faire du bien, te ressourcer ou simplement t'offrir une trêve. Ton bouclier t'a protégé ? Mais maintenant, il t'écrase. Tu avances, mais à quel prix ? Il t'empêche de recevoir, de respirer, de baisser les bras juste un instant. Et si tu le posais, juste pour être celle que tu es vraiment ? Souviens-toi de cette scène quand Katniss est réfugiée dans le district 13. Elle est en vie, elle est en sécurité, mais elle est complètement perdue. On lui demande de jouer son rôle de j'aime au cœur devant la caméra. de galvaniser les troupes et elle n'y arrive plus. Elle est brisée. Pourquoi ? Parce que son feu intérieur est épuisé. Parce qu'elle s'est battue sans relâche, sans jamais s'autoriser à pleurer, à souffler, à dire stop, j'en peux plus. Elle a cru, ou on lui a fait croire qu'il fallait être forte tout le temps. Et dans cette quête d'une force inhumaine, elle a failli sombrer dans le silence et le désespoir total. Laisse-moi te parler de Captain Cramée, la super-héroïne qui ressemble à beaucoup d'entre nous. Avant son crash personnel, c'était une catalyse des temps modernes, déterminée à changer le monde, ou au moins son petit bout de monde, à inspirer et apporter haut ses convictions. Alors elle disait oui à tout ce qui semblait juste. Elle se battait pour ses clients, ses collègues, ses idéaux, quitte à aider sa santé. Elle refusait les compromis, refusait le repos, et surtout, et surtout, elle refusait de s'avouer qu'elle avait peut-être le droit de changer d'avis, ou simplement d'être fatiguée. Et puis un jour, le réveil, et... Plus rien, plus d'envie, plus d'élan, juste le poids immense du costume de super-héroïne du quotidien et cette question qui hurlait en silence. Est-ce que j'ai encore vraiment envie de me battre pour ça, de cette manière ? Elle a dû réaliser douloureusement que ses valeurs si chères étaient devenues une liste d'obligations écrasantes et non plus une source de joie ou d'inspiration. Ce qu'elle a appris depuis ? Qu'une vraie conviction, ça s'entretient comme une flamme. Ça demande de l'air, du soin, parfois de se mettre à l'abri. Ça ne se porte pas comme une armure rigide 24h24. Aujourd'hui, elle sait que ses valeurs sont précieuses, mais qu'elles doivent respirer, évoluer avec elle. Sinon, elles deviennent des prisons dorées. Peut-être que ça résonne en toi. Peut-être que tu refuses systématiquement l'aide, même quand ton réservoir clignote dangereusement dans le rouge. Ou que tu ne t'autorises plus à douter et à montrer tes failles, parce qu'on attend de toi cette image de pilier inébranlable. Peut-être que tu rêves de ralentir, mais qu'une petite voix te souffle que ce serait trahir la cause, trahir tes engagements, trahir qui tu es censé être. Et parfois, il y a cette fatigue sourde qui s'installe, une lassitude profonde que tu n'expliques pas bien. Mais tu continues quand même, parce que tu crois au fond que tu n'as pas le droit de t'arrêter. Si tu te reconnais là-dedans, même un peu, c'est pas un signe de faiblesse, c'est peut-être juste le signe que tu as oublié un truc essentiel, un droit fondamental. Tu as le droit d'évoluer. Tu as le droit de changer d'avis. Tu as le droit de poser ton arc, même juste pour un moment. Ton cerveau, ton corps, ton être tout entier. Ils ne te demandent pas d'être une héroïne parfaite et constante. Ils te demandent une chose bien plus simple et vitale. Rester vivante. Vivante et vibrante. Et pour ça, ils ont besoin de repos, de flexibilité, d'ajustement. Ils ont besoin de sentir que tu les écoutes. que tu ne vas pas sacrifier ta flamme intérieure pour une image, un rôle, une cause, même si cette cause te paraît la plus noble du monde. Et si on inversait l'équation ? Si on décidait que fidélité à soi et à ses besoins réels était plus importante que fidélité à une image ou à un engagement passé ? Alors voilà la question, peut-être un peu inconfortable que je te pose aujourd'hui. Qu'est-ce que tu défends encore, bec et ongles, qui, si tu es tout à fait honnête avec toi-même, ne te ressemble plus vraiment, ou qui t'épuise plus que ça ne te nourrit ? Peut-être que c'est ce projet que tu traînes parce que tu l'as commencé et tu dois le finir. Peut-être que c'est cette posture de femme forte, ultra fiable, celle sur qui on peut toujours compter, même quand tu n'en peux plus. Peut-être que c'est un combat que tu mènes depuis si longtemps que tu as oublié pourquoi tu l'avais commencé. Et si juste pour cette semaine, tu osais te demander « De quoi ai-je besoin, moi ? » Et si tu osais peut-être dire non à une seule chose qui te pèse ? ou simplement t'autoriser à dire « je ne sais plus » ou « j'ai besoin d'une pause pour réfléchir » . Tu veux être fidèle à tes valeurs ? Commence par être fidèle à toi, à ton énergie, à ton feu intérieur. Parce que sinon, c'est toi que tu sacrifies. Tu as le droit de poser ton arc juste pour aujourd'hui, même si personne autour ne comprend, même si c'est juste un petit pas, juste pour voir ce que ça fait. de créer un peu d'espace, de respirer. L'une de mes clientes, dont la vie était plutôt bien remplie, une équipe à manager, une mère vieillissante, un enfant plein d'énergie, un agent d'administre, avait la conviction profonde et ancrée qu'elle devait tenir, pour tout le monde, tout le temps, l'armure invisible de la femme parfaite et infaillible. Jusqu'au jour où on a évoqué le fait qu'on ne peut pas rallumer un feu chez les autres quand on est soi-même ensemble. Ça fait tilt. Ce jour-là, elle a beaucoup pleuré. Pas de tristesse, mais de soulagement. Et elle a pris une décision. Enlever l'armure. Pas tout le temps, mais juste un peu plus souvent. Commencer par refuser une sollicitation, déléguer une tâche, s'accorder une soirée off, remettre un peu d'air, un peu de « elle » dans sa vie surchargée. Peut-être que son histoire te parle plus que celle de Katniss. L'armure est souvent moins visible, mais tout aussi lourde. Alors imagine, juste une journée ou même une heure où tu ne portes rien pour les autres, où tu ne cherches pas à être cohérente avec une image passée, une heure où la seule question qui compte est « de quoi mon corps, mon cœur, mon esprit ont-ils besoin là, maintenant ? » Et si la réponse est « je ne sais pas » , ce n'est pas grave du tout. C'est même un signe précieux, le signe qu'il est justement temps de s'arrêter un instant, de respirer profondément. et de commencer à écouter ce qui se passe à l'intérieur, derrière le bruit des obligations et des attentes. Être fidèle à tes valeurs, c'est beau, c'est puissant. Mais si tu ne t'inclues pas dans l'équation, tu deviendras ton propre tyran. Katniss a survécu, mais à quel prix ? L'invitation aujourd'hui, ce n'est pas d'abandonner tes convictions, mais de vérifier si elles te servent encore ou si c'est toi qui les sers jusqu'à l'épuisement. N'oublie jamais ! Ta première loyauté est envers ta propre flamme intérieure. Elle a besoin d'air pour brûler. Tu as le droit de la protéger, de la nourrir et parfois de la mettre à l'abri pour qu'elle puisse repartir de plus belle. Merci de rester avec moi. Si cet épisode t'a parlé, partage-le à une amie qui en a besoin. Abonne-toi pour ne rien rater et laisse un avis si tu veux aider d'autres femmes à rallumer leur feu sans s'y brûler. Ta voix compte et ensemble, on peut changer la donne. On se retrouve très vite pour un prochain épisode. En attendant, choisis un combat qui t'élève, pas un combat qui t'épuise.