Speaker #0Veux-tu protéger ceux que tu aimes sans t'effacer dans le processus ? Sarah Connor a cru qu'elle devait tout donner à son fils pour le préparer, mais elle s'est perdue en chemin. Être forte, protectrice, présente, courageuse, voilà ce qu'on attend de toi. Ou plutôt, ce que tu exiges de toi-même. Et si tu t'es déjà surprise à penser « je prendrai soin de moi quand tout le monde ira bien » , alors tu es peut-être en train de t'oublier à petit feu. Bienvenue dans Captain Cramée, la quête de l'énergie retrouvée. Dans ce podcast, on explore comment retrouver et maintenir une énergie de feu grâce à des outils concrets, des neurosciences accessibles à tous et des inspirations tirées des personnages de films et de séries. Ici, on déconstruit ce qui te freine et on décortique ce qui stimule notre cerveau et notre mindset pour que tu puisses atteindre ce niveau de vitalité et d'épanouissement que tu mérites. Je suis Stef. Et je suis là pour t'aider à allumer, ou rallumer, cette flamme intérieure qui fait toute la différence. Parce qu'on n'a qu'une seule vie, et qu'il est temps de la vivre à fond. Bienvenue à bord de Captain Cramée. Aujourd'hui, on plonge dans l'histoire de Sarah Connor. Pas juste la guerrière, l'icône, la femme, la mère, celle qui s'est transformée en machine de survie pour éviter que son fils devienne victime. Mais à force de tout faire pour lui, Elle a cessé d'exister pour elle. Et si ton cerveau croyait que se reposer, c'était dangereux ? Quand tu vis en mode survie, ton système nerveux s'habitue au stress. Il finit par assimiler chaque pause à une perte de contrôle. C'est pour ça que tu culpabilises quand tu t'arrêtes. Parce que ton corps a appris que s'arrêter égale risque. Et si le vrai courage, c'était d'apprendre à te sentir en sécurité, même dans le calme ? Le cerveau humain a une capacité folle à tenir pour les autres. Il active l'ocytocine, l'hormone du lien, du soin, du « je suis là pour toi » . Mais quand ce mécanisme tourne en boucle sans retour, sans pause, sans réciprocité, il ne soutient plus, il épuise. Sarah Connor est toujours en alerte. Elles ne se reposent jamais, elles ne pleurent plus, elles ne mangent que pour tenir. Elle a rétréci sa vie à une seule mission. protéger John. Et elle croit que tant qu'il a besoin d'elle, elle n'a pas le droit d'exister autrement que comme bouclier vivant. Mais être un bouclier, ça finit par plier ou casser. Ce n'est pas l'effondrement qui t'épuise, c'est de ne jamais flancher. Sarah Connor n'a jamais pleuré, jamais dormi profondément, jamais lâché. Elle a tenu. Tenir toujours. jusqu'à se dissoudre. On croit que tenir bon, c'est noble. Mais tenir sans jamais céder, c'est mourir à petit feu. Et s'y t'autoriser à flancher, c'était justement le moyen de rester debout longtemps. Quand on vit en hypervigilance pour les autres, le système nerveux sympathique s'active en continu. C'est celui du stress, de la lutte, de la fuite. Résultat ? Le corps dort mal, digère mal, ne régule plus les émotions. Et surtout, il finit par enregistrer une équation dangereuse. Repos égale menace. Tu crois que t'arrêter te rendra faible ? Tu crois que penser à toi, c'est abandonner ? Alors tu tiens, tu encaisses, tu fais tout pour eux. Mais à quel moment vis-tu pour toi ? Dans Terminator 2, Sarah n'est plus la jeune femme fragile du premier volet. Elle est musclée, entraînée, imprévisible. Elle ne rit plus. elle ne s'autorise aucune vulnérabilité. Même avec son fils, elle est rude. Parce qu'elle pense qu'aimer tendrement, c'est baisser sa garde. Elle vit en mode survie 24h24. Elle le justifie par l'urgence. Il faut le sauver, il faut préparer la guerre, il faut tenir. Mais la guerre est constante et la paix intérieure inexistante. Tu sais ces abris anti-atomiques, froids, solides, conçus pour résister à tout, sauf à la vie. Voilà ce que devient Sarah. Voilà ce que tu deviens peut-être. À force de vouloir tout prévoir, tout protéger, tu te bétonnes émotionnellement. Tu résistes à la douleur, mais aussi à la joie. Et dans ton bon cœur intérieur, il fait froid. Tu surviens, mais tu ne vis plus. Un moment clé du film, c'est quand John lui prend la main. Il la regarde et lui dit « C'est ok, je suis là. Tu n'as pas besoin de faire ça toute seule. » Et là, elle craque. Une microseconde, le mur se fissure. Et on comprend que derrière la scie, il y a une femme qui hurle en silence depuis des années. Avant le crash, Capitaine Cramée aussi pensait qu'elle devait être la plus forte. notamment pour ses enfants. Elle pensait que c'était noble de s'oublier, de repousser son rendez-vous chez le médecin, de manger sur le coin d'un bureau, de tenir bon sans broncher. Elle s'est sentie utile, puissante, indispensable, jusqu'au jour où son corps a dit « stop » . Et là, elle s'est écroulée. Pas parce qu'elle était faible, mais parce qu'elle n'avait jamais eu le droit d'être humaine. Aujourd'hui, elle sait. Si tu veux vraiment protéger les tiens, commence par ne pas t'effacer toi-même. Tu veux guider tout le monde, mais ta lampe est en train de s'éteindre. Tu avances dans la nuit, tu éclaires pour les autres, mais tu oublies de changer les piles. Et un jour, il ne reste plus de lumière pour toi. Tu crois que t'effacer pour les autres, c'est normal. Mais sans énergie, tu n'as plus de direction. Tu tiens debout, mais tu ne vois plus rien. Et si t'autoriser à recharger, c'était la seule façon de continuer à avancer. Peut-être que tu continues à croire que t'occuper de toi, c'est du luxe. que t'as pas le temps, que c'est pas prioritaire, que d'autres comptent sur toi. Mais tu ne peux pas remplir la tasse des autres si la tienne est vide. Tu ne peux pas porter un monde sur ton dos quand ton propre corps t'envoie des signaux de détresse. Tu ne peux pas sauver quelqu'un si tu te noies toi-même. Et si prendre soin de toi était la première forme de courage ? Tu dis oui à tout, tu manges debout, tu fais passer tout le monde avant toi et tu recommences chaque jour. Mais ce n'est pas ton confort que tu sacrifies, c'est ta vitalité, ton âme, ta direction. Tu n'es pas qu'un rôle, tu es un être entier et t'honorer, c'est déjà honorer les autres. Ferme les yeux. Imagine une journée où tu ne cours pas pour tout le monde. Une journée où tu fais passer ton corps, ton cœur, tes besoins en premier. Tu vois ? Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est de l'hygiène vitale. Et si cette semaine, tu prenais juste 20 minutes pour toi, sans justification, sans rattrapage, juste pour te rappeler que tu existes au-delà de ce que tu fais pour les autres ? Tu sais ce qui est fou ? C'est que dans ton entourage, tu as sûrement une Sarah Connor, une femme discrète mais ultra présente qui pense à tout, qui anticipe tout, qui porte tout et qui ne dit jamais rien. Peut-être que c'est ta mère, ta soeur, ton amie, ou peut-être que c'est toi, toi qui fais semblant que ça va pendant que tu t'effondres en silence. Et si tu commençais à remarquer ça, à honorer ça, pas avec des fleurs une fois l'an, mais en disant « Tu sais, t'as le droit de souffler » ou même « On peut s'organiser autrement » . Parce que ce qu'on reproduit en silence se transmet et ce que tu transformes pour toi, tu l'allèges pour toutes les femmes autour de toi. Et si tu penses encore que tu n'as pas le droit de t'arrêter, que t'as pas fait assez, que c'est égoïste, que t'as pas le temps, « Je veux juste te dire ça. Le monde ne s'écroulera pas si tu fais une pause. Mais toi, tu pourrais. Tu crois que tout repose sur toi ? Et si ce que tu portes pouvait être partagé, allégé, revisité ? Tu n'as pas à attendre de craquer pour t'écouter. Sarah Connor a survécu. Elle a tenu bon, elle a tout donné. Mais elle a failli se perdre pour de bon. Et toi, combien de temps encore veux-tu tenir sans respirer ? » Tu as le droit de poser le fusil, de sortir du bunker, de dire « là, j'ai besoin d'exister pour moi aussi » . Alors ne l'oublie pas. On se retrouve très vite pour un prochain épisode de Captain Cramée. En attendant, si cet épisode t'a parlé, partage le avec une femme qui en a besoin. Abonne-toi et souviens-toi, tu n'as pas à t'effacer pour prouver que tu aimes.