- #Marine
Hello Ludivine !
- #Ludivine
Coucou Marine !
- #Marine
Merci d'avoir accepté mon invitation pour parler de ton parcours et ta transition professionnelle dans mon podcast. Est-ce que tu peux te présenter pour nos auditeurs et auditrices ?
- #Ludivine
Bien sûr, merci à toi de m'avoir invitée. Donc du coup, Ludivine, j'ai 43 ans, j'ai deux enfants, deux ados, 14 et 17 ans, et je suis coach en images.
- #Marine
Ok, et c'était quoi ton poste avant d'être coach en images ?
- #Ludivine
J'étais assistante maternelle pendant 10 ans.
- #Marine
Ok. Et du coup, assistante maternelle, après basculement vers coach en images, ou il y a eu des choses entre temps ?
- #Ludivine
Alors, il y a eu un cheminement. En fait, je me suis séparée. Ça a amené beaucoup de questionnements, beaucoup d'approfondissements sur qui j'étais. Je me suis mise à coudre il y a maintenant 15 ans. Dans un premier temps, je voulais lancer ma marque de vêtements. J'ai passé mon CAP Couture Flou métier de la mode il y a un peu plus de 3 ans maintenant. Au moment de me lancer, je me suis dit que ça allait être long le temps de trouver mes fournisseurs de tissus, de patronner, de trouver mes clientes, surtout que ça aurait été quand même du demi-mesure, donc des pièces à 200, 300 euros, voire plus. Et une vraie envie d'accompagner les femmes surtout à mieux être. prendre confiance en elles, reprendre la souveraineté de leur corps par rapport à tout mon parcours personnel. Et une envie d'être coach de vie pour les femmes victimes de violences conjugales. Et je me suis dit que mon parcours, mon quotidien est encore compliqué. Je me suis dit que le coaching en images pouvait être une bonne approche, plus légère en tout cas pour moi, mais quand même apporter ce mieux-être aux femmes.
- #Marine
Et ce projet de... Confectionner quand même des vêtements, c'est quelque chose que tu fais un peu à part ou que tu gardes dans ta tête ?
- #Ludivine
Je le garde dans ma tête, bien évidemment, parce que tout est lié et ça viendra sûrement, j'espère.
- #Marine
J'espère pour toi, j'ai hâte de voir ça en tout cas. Tu disais justement que c'est plutôt ta vie personnelle qui a fait que ça a déclenché peut-être ce changement, en tout cas de te lancer dans un nouveau métier qui est coach en images. On en entend parler là maintenant, c'est un nouveau métier. Comment on devient coach en image ?
- #Ludivine
Donc moi j'ai fait une formation de 4 mois auprès de Loren Fascianel qui a créé sa propre méthode qui est la méthode incarnation. Et effectivement on se forme à la colorimétrie, on se forme à la morphologie corps et visage, sans bien sûr mettre dans des dictats aussi, ça on en parlera peut-être plus en avant dans le podcast. Et toute la partie style vestimentaire mais en lien avec la personnalité, avec ce qu'on a envie justement d'incarner, comment on veut se montrer au monde. qui on est profondément pour pas se sentir déguisé et être pleinement soi-même dans nos vêtements.
- #Marine
Nous, on s'est rencontré par le biais de Cisao et j'ai participé notamment à un atelier que tu as animé sur la colorimétrie que je ne connaissais pas du tout et du coup, tu m'as accompagnée. C'est vrai qu'on voit notre palette de couleurs qui nous va le mieux. Mais aussi, toi, ce que j'ai apprécié en tout cas, c'est que tu disais qu'il ne faut pas se fermer et que... Si tu as envie de porter du bleu alors que ce n'est pas forcément dans ta palette, autorise-toi à en porter et juste t'accessoirise de manière différente.
- #Ludivine
Oui, exactement. Donc la colorimétrie, effectivement, on va tenir compte des couleurs de peau, d'yeux, de cheveux. On va trouver des couleurs qui sont en harmonie avec tout ça pour créer quelque chose d'harmonieux. Donc c'est pour les couleurs de vêtements, de bijoux, de maquillage, les couleurs de cheveux. Effectivement, je trouve que ce côté enfermant, il est dommage, parce que déjà, on peut adorer une couleur qui ne fait pas partie de notre palette, et le principal, c'est de se sentir bien. Et des fois, l'énergie des couleurs va nous apporter quelque chose aussi. Donc peut-être que le kaki ou l'orange ne vont pas faire partie de notre palette de couleurs, mais quand on porte cette couleur, ça nous fait du bien. Et c'est ça aussi qui est important, c'est de tenir compte de ça, je trouve. Oui,
- #Marine
complètement. Et juste pour revenir sur ton expérience passée, où tu as été pendant dix ans assistante maternelle. Tu vois ça ?
- #Ludivine
Oui, tout à fait.
- #Marine
Est-ce qu'il y a des compétences que tu avais en tant qu'assistante maternelle que tu retrouves dans ton métier de coach en image ?
- #Ludivine
Toute la partie de l'écoute, de la bienveillance, de la douceur. J'ai développé tout ça quand j'étais assistante maternelle, déjà en tant que maman avant. Mais assistante maternelle, j'ai encore lu beaucoup plus de bouquins. Je me suis un peu formée à plein de méthodes. Moi, j'avais subi des violences petites. C'était des coups de martinet, des fessiers, tout ça. Et pour moi, il était impensable de faire ça à mes enfants. Et de toute façon, pour les enfants que je gardais, c'était encore moins possible parce que de toute façon, je risquais de perdre mon agrément. Et de toute façon, ce n'est pas du tout dans ma nature. Et ce qui m'a beaucoup apporté, c'est de discuter avec les mamans aussi. les papas aussi mais plus les mamans qui sont perdues, qui ont toutes ces fluctuations hormonales et c'est ça aussi qui m'a donné envie de faire métier de coach en image parce que je me dis il y a vraiment des choses à faire autour de la... de la femme, de l'accompagnement féminin, on a tellement beaucoup plus de transitions au niveau de notre corps, plein de cycles.
- #Marine
Ah bah, complet.
- #Ludivine
Voilà, donc je me suis dit, il y a vraiment quelque chose à faire par rapport à ça, c'est sûr. Et après, j'ai toujours aimé l'humain dans sa globalité, de toute façon. Moi, j'ai été passionnée de danse, selon tout le rapport au corps. J'ai voulu être kiné, sauf que je n'étais pas bonne du tout en science, et à l'époque, il fallait faire un bac S, et donc je n'ai pas pu me diriger là-dedans. Puis j'ai toujours beaucoup lu. la psychologie, la philo, tous ces genres de trucs. Donc, en fait, voilà, l'humain comprend l'humain dans sa globalité. C'est vraiment quelque chose qui me passionne.
- #Marine
C'est chouette. Et puis, même dans... Enfin, je sais que t'as fait d'autres formations avant de danser en tant qu'assistant maternel. Ça me vaut le coup aussi de parler de toi, des formations que t'as pu avoir, on va dire, scolaires, et de voir comment tout s'est cheminé un peu derrière. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ça ?
- #Ludivine
Oui, donc... Comme je disais, passionnée de danse, je voulais être danseuse. Pour mes parents, ce n'était pas un métier. Ils m'ont dit, fais un BTS, tu feras ton école de danse après. Parce que pour eux, je pouvais être prof de danse, mais pas danseuse. Et moi, prof, je ne voulais pas forcément être prof de danse. Et en fait, après mon BTS, donc communication des entreprises que j'ai fait en école de commerce, j'ai fait deux ans de plus pour me spécialiser. Donc, plus désalignée de ça, c'était très compliqué pour moi ces quatre années. Et en même temps, j'avais choisi la communication pour me rapprocher justement de la danse, de l'effet de mon ciel, de la musique, tout ce que j'adorais, qui me faisait vibrer. Suite à ça, qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas trouvé dans la communication. J'avais rencontré le papa de mes enfants. J'ai donc travaillé dans la vente. J'ai travaillé chez Etam et après, j'ai été dans un magasin de jeans. je suis devenue responsable adjointe, donc ça j'ai adoré. Franchement conseiller, c'était quelque chose dans lequel j'étais plutôt à l'aise, donc il y avait déjà quand même ce côté style vestimentaire et tout ça. Et après du coup j'ai eu ma fille, là j'étais responsable de magasin, et c'était compliqué le papa des enfants, en plus c'était un déplacement toute la semaine, donc je laissais Noémie à l'époque 11h chez la nounou certaines journées. Et je me suis dit, moi j'ai manqué beaucoup de la présence de mon papa, je ne veux pas reproduire le même schéma familial, et comme j'ai trouvé ça génial de m'occuper... de ma fille je me suis dit ah à ce match ça peut vraiment m'intéresser donc j'ai passé mon c'est un peu petite enfance pour devenir assistante maternelle là on a déménagé on est revenu sur nantes parce qu'à l'époque on était à chaland j'ai mon fils aussi par la suite et puis voilà c'est là que dix ans donc assistante maternelle où j'ai adoré à la fin ça commence à être compliqué parce que plus c'est un métier qui est très fatigant en fait que ce soit psychologiquement de toujours gérer des pleurs des activités j'en gardais quand même quatre de moins de trois ans plus les deux miens à gérer. Et ce qui est fatigant physiquement, parce qu'on ne se rend pas compte, mais il y a des changements de couches, de les porter, les mettre dans les lits parapluies, les ressortir, les mettre dans les chaises hautes, les mettre dans la voiture pour aller chercher les enfants. Voilà, après, donc j'avais arrêté une première fois à Smat, il y a eu parce qu'un trop plein, mon papa était décédé, bon bref, il y a eu plein de choses, j'avais besoin d'un temps de pause, j'ai arrêté six mois. Je voulais déjà me lancer à cette époque-là dans la couture et en fait j'ai fait le choix de me séparer du père des enfants. Donc je suis retournée assistante maternelle pendant un an et demi pour pouvoir garder la maison, pour ne pas déménager, surtout pour mes enfants aussi. Et j'avais déjà ce petit truc en tête du coup de passer mon CAP couture floue métier de la mode, donc j'ai passé par la suite.
- #Marine
Ok, mais du coup, il y a déjà des transitions qui ont été faites.
- #Ludivine
Ben oui, je pense que mon école de commerce m'aide maintenant aussi en tant qu'entrepreneur. Tout le côté humain, mine de rien, s'occuper d'enfants, l'écoute des mamans que j'avais déjà, qui se rejoint maintenant avec ce que je fais, et puis effectivement mon côté vendeuse, la couture.
- #Marine
Tout est lié.
- #Ludivine
Tout est lié, effectivement. Et le rapport au corps avec la danse, moi, ça a été une grande partie de moi. La danse, c'est quelque chose qui est exceptionnel pour moi. C'est mon rapport à ma souveraineté, ma sensualité et tout ça aussi, que je veux que les femmes retrouvent aussi par le biais de leurs vêtements.
- #Marine
Trop chouette. C'est bien d'avoir ce retour de parcours et j'espère que ça donnera aussi envie aux personnes qui nous écoutent de se dire, mais en fait, il n'y a pas un chemin. et que plusieurs chemins, au final, c'est le fil rouge et qu'est-ce que vous en racontez derrière qui fait qu'on arrive à un point B, mais au final, il y a peut-être des points CD à l'avenir.
- #Ludivine
Un peu complètement CD,
- #Marine
bien sûr. Qui se projettent, en tout cas. Est-ce qu'il y a un moment précis où tu t'es dit, OK, là, il faut que ça change, il faut que je change, il faut que je me lance et que je devienne coach en image ?
- #Ludivine
Je pense que ça a été quand j'ai fait le choix de me séparer. En fait, c'était un jour, j'ai lu un bouquin sur les parents toxiques. Et là, ça résonne avec des choses que j'ai pu vivre enfant. Et en fait, je reconnais surtout mon conjoint de l'époque, le papa des enfants. Je me dis, ah là là, Lulu, t'es dans un truc, ça va pas du tout. Je savais déjà que ce que je vivais n'était pas normal avec lui, mais là, ça m'a encore plus ouvert les yeux. Et après, c'est une discussion avec une amie qui me... qui me dit, puisque c'était compliqué de me séparer par rapport aux enfants, on sait qu'on va créer une famille et tout ça, et elle me dit, mais en même temps, qu'est-ce que tu penses que tu montres à tes enfants ? Quelle est la vision de l'amour que tu leur montres d'un couple qui ne communique pas, qui vit en colocation et tout ça ? Donc là, ça m'a fait un tilt. Et elle me dit, est-ce que tu veux te réveiller dans dix ans ? En te disant, il y a dix ans, j'aurais déjà dû me séparer. Donc là, je pense qu'il y a vraiment quelque chose déjà qui se passe. Après, du coup, j'ai voulu récupérer la garde de mes enfants. et c'est là que je me suis rendu compte au niveau de la justice qu'en tant que ce qu'on appelle mère protectrice pour des enfants qui subissent des violences psychologiques et physiques on n'a absolument pas entendu je suis entourée de femmes formidables qui sont hyper puissantes hyper belle hyper forte et qui se cache à cause de la société et fait c'est tout ça où je me suis dit non mais lui lui faire un truc c'est pas possible on peut pas il faut absolument que les femmes se montrent qu'on ose se révéler rayonner montrer notre puissance Et notre puissance, ce n'est pas en écrasant les hommes. Je veux bien, voilà, c'est notre douce puissance. On a chacun nos polarités, les hommes et les femmes. C'était aussi réussir à se retrouver, je pense, les hommes et les femmes, pour faire quelque chose de beau, parce qu'on sait qu'on a besoin des deux pour faire un monde. Donc voilà, je pense qu'il y avait tout ce cheminement. Et puis, comme je disais tout à l'heure, vraiment... J'ai vécu plein de choses en tant que femme compliquée, même des grossesses compliquées, des accouchements compliqués. J'ai fait une grosse dépression postpartum pour ma fille. J'aurais aimé être accompagnée, avoir des cercles de femmes, des groupes de parole tout du moins. C'est tout ce cheminement, beaucoup perso aussi, qui m'a amenée à vouloir faire ce métier.
- #Marine
Et à faire qui tu es aujourd'hui.
- #Ludivine
Ça a été un cheminement, je pense, assez long, effectivement. Puis forcément, j'ai été suivie par une psychologue à un moment. Je n'ai fait plus d'autres thérapies. Et ce qui m'a aidée aussi, c'est l'astrologie. Mieux me connaître moi par rapport à... Donc, ça me paraît un peu perché pour certains. Mais en tout cas, je m'y suis retrouvée. Et je me suis dit, en fait, même dans mon signe du Zodiac, j'ai fait du human design aussi. Il y a plein de choses qui se recoupent par rapport au corps. par rapport à l'harmonie, remettre du beau chez les gens. Je suis lion, donc les lions ils sont là pour remettre de la lumière chez les autres. C'est pas rayonner soi-même, le lion il est vraiment là pour remettre de la lumière chez les gens. Je suis ascendant balance, la balance c'est l'harmonie, c'est la beauté. Et bon, human design m'a... Enfin bref, il y a plein de choses qui se recoupaient aussi. Donc je pense que tout ça m'a aidée, en tout cas, à m'affirmer et à me dire ouais, t'as déjà plein de compétences, plein de clés et il faut que tu les apportes au monde.
- #Marine
Et justement, par rapport au Human Design, est-ce que c'était dans le cadre d'un accompagnement spécifique avec un coach, quelqu'un en bilan de compétences ?
- #Ludivine
Donc le Human Design, j'avais fait une petite formation, je crois que c'était sur quelques heures. Moi après, j'ai encore plus fouillé, parce qu'en fait il y a des portes, il y a plein de trucs dans le Human Design, donc on peut savoir pas mal de choses. Tu parles d'accompagnement, j'avais pris un coaching par contre pour, en tant qu'entrepreneur, quand je voulais lancer ma marque de vêtements.
- #Marine
Ok.
- #Ludivine
Et qui était très intéressante parce qu'on travaillait justement toutes nos qualités, justement qu'on pouvait avoir et au niveau perso et au niveau pro, et comment ça pouvait s'engager au niveau de notre entrepreneuriat. Et moi j'avais donc déjà ce truc de couture et c'est là qu'elle m'avait dit, mais pourquoi tu ne ferais peut-être pas aussi, et du conseil en images et des cours de couture, et voilà, il y avait déjà des choses qui s'étaient dessinées aussi à l'époque, donc ouais, ça m'avait aidée en tout cas.
- #Marine
Mais c'est chouette d'avoir... parce que les personnes que j'ai pu interviewer même avant de soi disaient que oui elles avaient eu soit un accompagnement ou soit elles n'en avaient pas eu ou ils n'en avaient pas eu et du coup c'était un besoin qu'elles auraient, si elles devaient faire autrement elles auraient préféré avoir un accompagnement pour pas se lancer tête baissée dans les choses mais d'avoir quelqu'un un peu on va dire en référence ou référente qui nous accompagnent dans ce projet là qu'on a On a envie de nourrir.
- #Ludivine
Pour moi, c'est une certitude qu'à un moment, il faut avoir ce genre d'accompagnement parce que tout seul, il y a des choses qu'on ne voit pas. Des fois, c'est en discutant aussi qu'on se rend compte de certaines choses. Donc oui, je pense que c'est primordial de se faire accompagner, de discuter, de travailler. Puis ces personnes-là qui sont formées comme toi, vous faites des ponts de toute façon. Donc je pense que c'est essentiel. Ça permet d'aller plus vite aussi. Je serais peut-être allée plus vite si j'avais fait plus tôt.
- #Marine
Est-ce qu'il y a des sentiments qui t'ont accompagnée dans ce changement ? Est-ce que tu as eu des peurs ? Tu étais excitée de ce changement-là ? De la culpabilité ? Ou carrément de la liberté ?
- #Ludivine
Donc moi la liberté je pense que c'est une notion primordiale chez moi depuis que je suis petite. Je voulais danser et voyager et je voulais pas forcément de m'arriver à avoir des enfants et tout ça donc je pense que la notion de liberté est assez importante donc l'entrepreneuriat ça a été pour ça dans un premier temps que j'ai fait ce choix là et après oui forcément plein d'émotions hyper ambivalentes. Des fois on est hyper excité, des fois on a des grosses peurs. Moi je suis quand même maman solo avec deux enfants je me suis dit mais voilà est-ce que c'est le bon moment Ludivine de te lancer ? Et après, mes enfants m'ont beaucoup poussée aussi quelque part pour leur montrer que tout était possible, qu'on peut faire des reconversions, que même quand on vit des choses difficiles, notamment la justice et tout ça, on a quand même toujours un élan, toujours un petit truc qui fait qu'on a envie d'avancer. Mon culpabilité, par contre, je ne l'ai absolument pas eue. J'étais sûre de moi.
- #Marine
OK.
- #Ludivine
Voilà. Mais oui, les notions de peur d'argent, peur de ne pas y arriver, on sait qu'on va être multi casquette entre gérer sa communication, sa gestion, ses propres accompagnements et tout ça. Donc oui, il y a toujours plein de sentiments mêlés.
- #Marine
Oui, mais justement tu disais, est-ce que c'était le bon moment ? Comment on sait si c'est le bon moment ou pas le bon moment de se lancer ?
- #Ludivine
Est-ce qu'il y en a un déjà ? Je pense qu'il n'y en a pas. Et à un moment, il faut juste écouter soi. et on n'a pas grand chose à perdre parce que du boulot si on veut vraiment bosser on en retrouve toujours même si c'est un boulot alimentaire et moi c'est ce que je me suis dit en fait je suis déjà avec des regrets de ne pas avoir fait quelque chose dans la danse de ne pas avoir ouvert cette porte complètement parce que mes parents ne me suivaient pas et je me dis je ne veux plus vivre avec des regrets donc je préfère me planter échouer mais avoir essayé et au moins me dire bon je l'ai fait et sans regret quoi et sans regret effectivement trop bien
- #Marine
Et du coup, par rapport à ce changement-là de te lancer en tant que coach en images, qu'est-ce que ça a impacté dans ta vie, que ce soit personnel ou familial ou même financière ?
- #Ludivine
Financière, il y a eu des mois compliqués, je ne vais pas le cacher. Moi, j'ai eu le droit d'avoir le droit au chômage pendant un bon moment, donc heureusement, ça m'a vraiment aidée. la... Quand j'ai eu beaucoup moins de chômage, il y a eu des mois un peu compliqués. Mais je savais au fond de moi que j'étais sur la bonne voie, donc je savais que les coachings allaient arriver. Je ne sais pas comment expliquer. Moi, j'ai toujours eu ce truc de me dire, je sais que ça va marcher, je sais que je suis faite pour ça. Donc les gens vont forcément venir à moi, en fait. C'est une intuition. Oui. tous ces livres que j'ai lus, tout ce que j'ai pu faire sur moi aussi, en me disant « je suis sur le bon chemin, je suis… » Et je pense que ce n'est pas anodin, tout ce que j'ai vécu en tant que femme, je devais peut-être les vivre aussi pour arriver à qui je suis aujourd'hui. Donc en fait, pour moi, tout est OK, même dans ce que j'ai vécu de compliqué, parce que tout ça fait la personne que je suis, et que j'accompagne au mieux sûrement mes clientes dans plein de transitions.
- #Marine
Mais c'est intéressant d'avoir ton retour aussi en tant qu'indépendante, parce qu'on entend beaucoup de podcasts, et moi j'ai envie de donner la parole à, pas forcément que des personnes qui se lancent à leur compte, mais aussi des personnes qui évoluent dans les entreprises, ou qui changent d'entreprise, mais qui restent avec un statut de salarié, ou même des personnes qui partent à la retraite. C'est vraiment de parler des transitions pro en règle générale. Mais je trouve ça intéressant aussi d'avoir le retour, de se dire, bah en fait des fois il peut y avoir des mois compliqués, et de pas renvoyer juste... lancez-vous à votre compte, ça va être magnifique. C'est que du kiff. Alors, il y a du kiff, mais il y a aussi beaucoup de reprise en question.
- #Ludivine
Ah oui,
- #Marine
puis des doutes et des peurs, et de se dire, oui, là, à la fin du mois, il y a quand même des objectifs après, de se dire, il faut que je fasse rentrer temps.
- #Ludivine
C'est ça.
- #Marine
Et comment je fais rentrer temps, quoi.
- #Ludivine
Puis des remises en question, je pense qu'il y en a toujours. Puis en fait, on chemine aussi, suivant les accompagnements, on voit qu'il y a des choses qui manquent, on réajuste. effectivement oui il y a des mois plus compliqués, je pense qu'une fois que c'est mieux lancé qu'on commence à avoir un peu de notoriété qu'il y a du bouche à oreille et tout ça c'est plus simple qu'est-ce que je voulais dire ? oui on fait des grosses journées aussi moi je me retrouve à faire des journées de 8h à 23h par exemple parce que elle me dira il faut que je fasse un post LinkedIn il faut que je fasse ça sur Instagram mais mince j'ai pas regardé ma compta ah mince j'ai oublié d'envoyer la facture à ce client là et Donc ça, je ne suis pas la meilleure par contre pour ça. Il y a des fois où il faudrait mieux que je me pose à 19h, 20h.
- #Marine
C'est une gestion du temps et un équilibre vie pro-vie perso qui doit se mettre en place. Mais après,
- #Ludivine
j'arrive quand même à l'avoir parce que du coup, j'ai quand même envie de passer du temps avec mes enfants. Même s'ils sont ados, qu'ils sont plus autonomes, il y a forcément besoin de discuter avec eux, de faire des retours à faire.
- #Marine
C'est chouette. Mais au moins, oui, c'est sûr que quand tu es à ton compte, tu as quand même cette liberté-là. de se dire, tu travailles un peu comme tu veux, à l'heure que tu veux, mais ça peut parfois être, justement, comme il n'y a personne qui va te cadrer, 8h, 23h, c'est quand même une grande branche horaire.
- #Ludivine
Ce n'est pas tous les jours.
- #Marine
Je pense que tu ne tiendrais pas, sinon le délire. À moins que quand tu vais regarder l'autre jour,
- #Ludivine
voilà. Mais après, c'est parce qu'il y a des after work et tout ça aussi. C'est quand même toujours du travail, on n'est pas chez soi. Mais c'est quand même des moments qui sont hyper agréables où on se connecte avec plein de monde. Moi, j'adore ça. Donc voilà, ce n'est pas du taf 9h-17h en bureau assis derrière notre ordinateur. C'est ça que j'aime aussi en fait, c'est cette pluralité de disciplines, de rencontres qu'on va faire. Et moi, ça me nourrit énormément toutes les rencontres que je fais, c'est top.
- #Marine
C'est vrai qu'en tant qu'indépendant et indépendante, il y a des choses où on doit aller à des événements. Est-ce que tu as des conseils toi ? Ciao ! quelqu'un qui veut se lancer à son compte, est-ce que tu aurais des recommandations, des conseils à transmettre ?
- #Ludivine
Les conseils, pour moi, c'est quand même vraiment le réseau, donc se montrer, je pense qu'il est le mieux. Parce qu'on a tous une énergie, une patte différente. Je pense que les gens, il faut quand même se connecter à eux. Moi, je sais qu'en tant que coach en images, on va mettre... C'est son corps dont on va parler et tout ça. Ce n'est pas forcément pareil. Facile pour tout le monde. Donc, il faut quand même être... comment dire, en confiance avec la personne avec qui on va le faire. Et je pense qu'il y a beaucoup de métiers comme ça, où tu ne remets pas, voilà, entre les mains de n'importe qui. Donc voilà, passer que par les réseaux, je pense que c'est important à l'heure actuelle, de passer par les réseaux sociaux pour communiquer et tout ça. Mais moi, je conseillerais vraiment ça, en tout cas. Il y a tellement de réseaux d'entrepreneurs.
- #Marine
D'être plutôt sur du physique. Oui,
- #Ludivine
du terrain, du physique et tout ça. Je pense que c'est vraiment... C'est vraiment la clé. Puis on parle de plus en plus d'authenticité et tout ça. Donc je pense qu'on le voit encore plus quand on se voit en présentiel.
- #Marine
Clairement. Nous, on s'est rencontrés par le biais du réseau CISAO, qui est basé sur Nantes, mais pas que, qui s'ouvre dans différentes autres villes. Mais c'est vrai qu'après, il y a plein de réseaux. Du coup, des fois, ça peut être compliqué de choisir le bon réseau. Comment, toi, tu as choisi ?
- #Ludivine
le bon réseau en disant c'est là que je dois être moi j'en avais fait plusieurs il y en a dans lesquelles je me suis pas séparée c'est une question de ressenti, il faut s'écouter il y en a je ne vous ai pas du tout reconnue qui étaient très business donc moi oui j'ai envie d'être business mais pas que donc là moi Cisao je pense qu'on va être d'accord toutes les deux c'est Joël quand même la fondatrice qui est une femme juste exceptionnelle et moi mon entretien a duré 3 heures avec elle la première fois et en fait elle arrive tellement à comprendre et à capter Toutes les choses, dans un premier temps, je me suis dit, elle va choisir les bonnes personnes et je vais me connecter forcément avec des bonnes personnes. Et effectivement, c'est ce qui s'est passé. Moi, après, quand je suis allée des networking after work, je suis l'une des premières arrivées dans CISAO, parce que ça fait déjà un an et demi que j'y suis, donc on était peu. Et moi, j'ai eu un souci beaucoup avec le masculin par rapport à ce que j'ai vécu. Et quand j'ai vu les hommes doux, sensibles et tout ça qu'elle avait choisi, j'ai trouvé ça chouette.
- #Marine
Mais oui, comme toi, quand j'ai rencontré Joël, puis on est originaire tous les deux du Finistère Sud, donc forcément c'était un point commun supplémentaire. Mais c'est vrai qu'on se sent bien en fait, à Cisao. Il y a tout de profil et activités différentes.
- #Ludivine
C'est ça.
- #Marine
Mais ça fait une vraie richesse et il y a un vrai partage de vouloir aider l'autre aussi.
- #Ludivine
Moi, c'est ça que j'adore. Il y a ce côté très bienveillant d'entraide, de se donner du réseau. Donc, c'est chouette. Je pense qu'il n'y a pas ça partout. En plus, ça liait très business.
- #Marine
Oui, là, c'est vraiment un mix.
- #Ludivine
C'est ça.
- #Marine
On fait de la promo pour Joël. Là, je suis là-haut. Si tu nous écoutes, Joël. Est-ce qu'il y a... En termes d'apprentissage ou en tout cas d'obstacles, est-ce qu'il y a un obstacle qui a été plus difficile pour toi à surmonter dans cette transition professionnelle ?
- #Ludivine
Moi, l'obstacle, du coup, il est perso quand je me lançais. Donc, je ne sais pas si c'est à ça que tu veux que je réponde ou pas.
- #Marine
C'est toi et toi seule.
- #Ludivine
En fait, je venais de finir ma formation il y a deux ans. J'étais en plein, mon site internet, mes cartes de visite, hyper enthousiaste et tout ça. Et là, le collège m'appelle pour me dire qu'il y avait des soucis avec mon fils. Et c'était en fait lié au papa, des violences. Et donc, je me suis retrouvée dans une procédure à nouveau, d'aller déposer plainte. Du coup, le collège a lancé une information préoccupante auprès des services sociaux. Donc voilà, enquête sociale, reprendre une avocate, les dépôts de plaintes, garder mon fils, le papa qui dépose plainte contre moi pendant la présentation d'enfant, une procédure qui va quand même durer dix mois. Donc je continue malgré tout à continuer à aller chez Cisao, faire des réseaux, faire quelques coachings, mais je suis dans un état de fatigue extrême parce que je dormais trois, quatre heures par nuit, un état de stress à son comble. Et c'est ça où je me dis, ouais, j'ai gardé le cap aussi. Donc ça fait deux ans que je suis coach en images et que ça prend vraiment maintenant. et je me dis, ouais, tu peux te faire de toi Lulu parce que malgré tout, tu as tenu bon
- #Marine
Mais comment justement tu as fait pour tenir bon ?
- #Ludivine
Franchement, des fois je m'épate je ne sais pas, je pense que c'est toujours ce truc au fond de moi où je sais que c'est le métier que je dois faire, je sais pertinemment que c'est ça que je dois faire pour accompagner les personnes, je suis vraiment hyper au clair avec ça, et ça ne l'a vraiment pas été avant quand je disais tout à l'heure que j'étais désalignée en école de commerce et tout ça, là je sens vraiment, ouais, cet alignement je fais les bonnes rencontres J'ai des retours qui sont top des personnes que j'accompagne, donc tout ça me nourrit forcément aussi. C'est ça qui me fait dire, ouais, tu fais du bien, tu apportes du mieux et voilà, c'est la meilleure des récompenses.
- #Marine
C'est au bon endroit. Est-ce qu'il y a, cette question-là, c'est avec les si on pourrait refaire le monde, mais je trouve ça intéressant quand même, parce que si tu devais revenir en arrière... qu'est-ce que tu ferais différemment ?
- #Ludivine
Au niveau pro ? Oui. Je ne sais pas, parce que j'ai tellement travaillé sur moi que tout ce que j'ai fait, que ce soit au niveau pro et tout ce que j'ai vécu au niveau perso, pour moi, est une suite logique et m'amène à être celle que je suis aujourd'hui et faire ce que je fais. Donc, en fait, je... Le gros regret, ce serait vraiment la danse, de ne pas être montée sur Paris et d'avoir fait une école de danse où je me serais éclatée. Mais est-ce que je serais devenue... Je fais ça aujourd'hui, je ne sais pas. Est-ce que je serais plus épanouie, je ne sais pas. Donc je pense que c'est un... Je suis OK avec tout ce qui s'est passé dans ma vie, je suis très en paix avec tout ça.
- #Marine
Tu parles justement beaucoup de la danse. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est quelque chose que tu fais vivre dans ta vie ?
- #Ludivine
Non, plus du tout. J'ai fait un stage de danse dernièrement qui me fait énormément de bien. Dès que je suis reconnectée à mon corps, ça me fait un bien fou. Mais il faut que je reprenne. C'est une certitude.
- #Marine
2026 arrive. Poser tes petites intentions et te dire je prends un temps pour moi et te faire de la danse. C'est quelque chose qui te...
- #Ludivine
Oui, et puis c'est important, je pense, de vibrer ailleurs. que dans le domaine pro, que s'occuper des enfants, la casquette de maman, je pense que c'est une évidence d'avoir pu vibrer par autre chose. Donc oui, oui.
- #Marine
Puis ça a peut-être ouvert sur d'autres portes.
- #Ludivine
Mais toujours. Puis moi, c'est quelque chose que j'aimerais. J'aimerais faire des séminaires à terme pour les femmes et allier la danse parce que les femmes ont beaucoup de mal aussi, certaines, le rapport au corps, la sensualité. Même qu'elles se touchent, en dansant, rien que se caresser le corps et tout ça, il y a des femmes qui n'y arrivent pas. Donc je me dis qu'avoir ce petit truc en plus des fois permettrait aussi de déverrouiller certaines choses au niveau du corps. Donc bien évidemment que ça reviendra.
- #Marine
Plein de projets en fait.
- #Ludivine
Oui, mais comme d'habitude.
- #Marine
Mais c'est ça qui est chouette, c'est que au final, c'est les projets qui nous font avancer et petit à petit on place les petites choses. Tu vois, le podcast, moi je le lance que maintenant. C'est quelque chose que j'avais dans ma tête et je trouve ça super chouette de pouvoir donner la parole autant aux femmes qu'aux hommes. En tout cas, les personnes qui voudront parler de leur transition professionnelle. Mais c'est de parler des parcours des uns et des autres et qu'en fait, il n'y a pas un chemin à suivre. Et je trouve ça chouette d'avoir tous ces retours et tous ces projets qui vont t'animer par la suite.
- #Ludivine
Et moi, je trouve ça chouette que tu fasses ce podcast. parce qu'on en parlait avant l'enregistrement par rapport à ma fille qui est en train de se poser des questions sur son avenir et c'est exactement ce que je lui dis qu'effectivement il n'y a pas un chemin tout tracé qu'on peut faire des études, on peut faire une formation dans 4 ans, dans 5 ans que des fois c'est une rencontre qui va tout changer quelqu'un, pas forcément un conjoint ou une conjointe
- #Marine
un ami avec qui on va monter un projet. Ça peut être tellement de choses que, voilà, merci pour ça. Je me dis, les lycéens et tout ça devraient l'écouter pour qu'ils ne s'enferment pas dans une seule destinée et un seul chemin.
- #Ludivine
J'espère que plein de lycéens et lycéennes nous écouteront et partageront ce podcast-là à l'avenir. Mais c'est bien, je trouve ça chouette de pouvoir parler avec authenticité et que ça soit un peu brut de pomme et qu'on puisse... dire juste la vérité de comment on sait en fait, qu'il n'y ait pas de ça, il faut faire comme ça, ou pas trop dire, enfin je veux dire, on a chacun nos chemins de vie, que ça soit pro perso, et en fait tout est lié dans le pro et le perso, moi c'est vrai que dans les accompagnements, je parle autant du pro que du perso, parce que des choix du perso vont amener sans doute à des transitions aussi qui sont professionnelles et que tout n'est pas linéaire quoi
- #Marine
Oui, puis des compétences qu'on acquiert au niveau perso, rien qu'en devenant parent par exemple, quand on devient papa ou maman, qu'il faut penser à l'organisation de la journée, penser au lit-parapluie, au biberon, machin, au truc, non mais c'est des choses bêtes, mais en fait on développe plein de compétences pour plein de choses. Moi je sais que la danse m'a énormément aidée dans le fait de pousser son corps, nous on travaillait beaucoup les écarts et tout ça, on se faisait mal au corps. en fait et c'est pour ça que j'arrive à faire des journées de 8h à 23h je pense des fois parce qu'en fait j'ai tellement poussé mon corps des fois en plus après je me suis mise à courir aussi j'ai fait des semi-marathons donc je pense que toutes ces petites choses là peuvent aussi développer plein de compétences qui nous aident après quand on veut se mettre à son compte en tant qu'entrepreneur ou dans plein d'autres domaines en fait.
- #Ludivine
Toutes les compétences transverses quoi.
- #Marine
C'est ça.
- #Ludivine
Est-ce que enfin moi j'adore cette question là parce que j'adore quand les gens me racontent des histoires mais Est-ce que tu as une anecdote dans ton parcours qui t'a marqué et qui fait que tu en es là aujourd'hui ?
- #Marine
Une anecdote dans mon parcours ? Pas évident comme question. Moi je sais qu'en tout cas, on s'est toujours beaucoup confié à moi. Donc c'est pas forcément qu'une anecdote mais en tout cas j'ai toujours eu ce profil de personnes à qui on se confie facilement et même des gens dans la rue, ça m'arrive là encore, qui vont dévoiler des parts de leur vie, je sais pas ce que je dégage pour qu'on vienne voilà et c'est donc c'est pas une voilà c'est plein de ces moments là où des gens se confient où je me dis que aussi cette casquette de coach en images elle est peut-être juste parce qu'il ya beaucoup de choses qui se passent lors de mes coachings justement où on se confie beaucoup à moi par rapport au rapport au corps, des violences que des femmes ont pu subir et tout ça aussi. Donc voilà, je ne réponds peut-être pas une dernière question, mais en tout cas, c'est ça qui m'est venu.
- #Ludivine
Je les rends compte que les gens viennent aussi facilement à toi et sur le coaching en image, toi, tu as une manière d'accompagner. Est-ce que tu peux en parler davantage pour que les gens qui nous écoutent visualise et se dit comment on est accompagné par le divine en tant que coach image parce que coach image ça peut paraître un peu flou on se dit bon ok, quelqu'un vient soit chez nous ou soit on va dans un magasin et elle nous prend les fringues et elle nous dit c'est ça qui est bien pour nous et voilà mais est-ce que c'est comme ça que tu fonctionnes ?
- #Marine
je sais comment tu fonctionnes mais effectivement je ne fonctionne pas comme ça moi le but c'est vraiment des questionnaires en amont, je vais travailler sur photo pour bien connaître la personne Donc je fais colorimétrie, comme j'ai dit, morphologie corps et visage. Donc déjà là c'est pareil, je ne vais pas mettre dans des formes de X, de A, de morphologie type. C'est plus écouter les ressentis de mes clients, où est-ce qu'ils ont des zones complexes, où est-ce qu'ils ont des parties du corps qu'ils adorent. Et en fonction de ça, je vais donner des outils, parce que c'est que des illusions d'optique en fait le vêtement, donc on fait ce qu'on veut. La manière de les porter va faire qu'on va créer une taille, étoffer ses épaules, allonger sa silhouette. Donc voilà, et le style vestimentaire, je travaille avec un questionnaire psychostyle, je travaille sur un mood board, donc des images que la personne va me donner, et avec ça, c'est vraiment beaucoup de questionnements aussi ensuite sur la personnalité, ce que la personne aime, ce qui l'anime, et moi ça me permet de faire des ponts avec le style vestimentaire. Et moi justement, quand j'ai fait ma formation, j'avais fait le mood board, j'avais forcément mis une image de danse. Et ma formatrice me dit « Est-ce que tu portes des body du divine ? » Et je dis « Ouais, j'aime bien en porter. » Et elle me dit « Tu sais quoi ? Je pense que ça te rappelle les justes au corps que tu devais porter en danse classique. » Et quand elle m'a dit ça, je me dis « Mais oui, bien évidemment, c'est ça. » Et en fait, c'est ça qui fait pleinement qui on est dans notre style vestimentaire. C'est qu'en fait, c'est tous ces petits trucs-là. J'ai eu un style très hip-hop aussi. porter des baguilles encore à 43 ans même en tant que maman, ça ne me dérange pas, je fais des féministes beaucoup plus qu'à l'époque. Mais c'est mon identité et c'est ça que j'adore faire. Et quand la personne se reconnaît là-dedans, je me dis que c'est là où elle va briller à fond. Parce qu'on a tous eu des vêtements dans lesquels on n'était pas bien, où on se sentait déguisé. Et là, je pense qu'il n'y a pas plus d'atroce.
- #Ludivine
Oui, clairement.
- #Marine
Et c'est ça, je pense, qui plaît énormément. Et c'est de ne pas mettre dans les cases, que ce soit même en colorimétrie, où je vais donner des couleurs qui vont, mais je ne veux pas avoir ce côté enfermant. Pareil pour la morphologie. Et puis, le style vestimentaire, je pense que c'est un... Moi, les personnes, ce qu'elles me disent, c'est que c'est un vrai travail sur elles. Le fait de remplir des questionnaires, de faire ce bilan d'image et tout ça aussi, les aide déjà à construire le style vestimentaire qu'elles veulent, à travailler sur elles. Donc, c'est intéressant, je pense. Voilà, tout ce qui se passe en amont.
- #Ludivine
Et tu penses que, justement, le coaching en images... Ça peut aider parce qu'il y a aussi ce monde de société où on dit être à la mode. Mais au final, qu'est-ce que ça veut dire d'être à la mode ? Est-ce que c'est de suivre les collections qui sont dessinées par des grandes maisons de couture ? Est-ce que c'est d'acheter des fringues qui sont là dans les magasins ? Est-ce que c'est d'aller dans des friperies seconde main ? C'est quel discours ? que tu tiens toi par rapport à ça ?
- #Marine
Mon discours, c'est plus quand même mode durable, éco-responsable et faire avec ce qu'on a. Parce que quand j'accompagne le style vestimentaire, je vais faire le dressing de la personne. Généralement, ça se passe en deux rendez-vous quand je fais l'accompagnement complet. Et le deuxième rendez-vous se passe justement chez mon client ou ma cliente pour essayer de recréer des looks avec ce que la personne a. Parce qu'en fait, il y a des harmonies de couleurs qu'on n'ose pas faire, des textures de vêtements qu'on ne pense pas qu'ils vont aller les unes avec les autres. et voilà des petites astuces des fois de comment porter ça va tout changer donc déjà avec ça ça va être créer voilà des looks et moi la mode c'est pas mon délire de suivre la mode parce que la mode est cyclique ce qui peut sortir en plus ne nous correspond pas forcément en fonction de style vestimentaire donc je serai plutôt seconde main et quand j'accompagne en magasin j'accompagne dans une boutique de prêt-à-porter pas de grandes marques. C'est une petite boutique indépendante, multimarque, qui fait beaucoup de couleurs, qui fait de la petite taille à la très grande taille pour les femmes. Parce que toutes les morphologies sont belles, il faut bien le dire. Et elle a un petit peu d'hommes aussi. La boutique Lily Rose à Nors-sur-Erdre. Et j'adore, vous savez qu'elle, c'est celle qui choisit ses collections. Donc voilà. En tout cas, si les personnes veulent acheter neuves, c'est là-bas que je me dirige. Je ne vais pas aller dans les grandes enseignes où en plus il y a très peu de couleurs. Et moi, le but, ce n'est pas d'être uniformisée, c'est justement qu'on ait chacun notre touche, que ce soit par la couleur, par le style, par une paire de chaussures différentes, un foulard dans les cheveux, que sais-je, mais quelque chose qui nous correspond en tout cas.
- #Ludivine
Notre identité, quoi.
- #Marine
Voilà, notre identité. Moi, je parle souvent d'alignement intérieur-extérieur. En fait, quand je fais mes accompagnements, le but, c'est vraiment ça. C'est d'aligner son style vestimentaire, qui n'est pas de la superficialité, parce que c'est quand même ce qu'on montre au monde, c'est notre première carte d'identité. Et c'est se donner de l'amour de soi aussi, de prendre soin de soi. Donc, je veux que ce côté superficiel ne soit plus lié au conseil en images. Et puis, c'est vraiment ça, être en lien avec sa personnalité, son authenticité.
- #Ludivine
Trop chouette. Quels sont tes projets ou défis pour les prochains mois ou années ?
- #Marine
J'adorerais proposer des séminaires. Sur deux jours, je pense. Certains que pour les femmes, parce que moi je me suis rendue compte que cette sororité, je m'entendais beaucoup mieux avec les hommes à l'adolescence, jeunes adultes. Et en fait les femmes m'ont beaucoup aidée. Au moment de ma séparation, je me suis vraiment beaucoup reconnectée. Et déjà comme je me suis reconnectée à mon féminin, je pense que ça m'a aidée à me reconnecter aux autres femmes, de guérir les parts de moi, de mon féminin blessé. Donc je pense qu'on a besoin de ces temps-là, en tant que femme. de se retrouver et ce serait de travailler avec plein d'intervenants différents peut-être de la sophrologie justement des outils de connaissance de soi du massage je sais pas enfin voilà plein de choses par rapport à ça et aussi peut-être des choses spécifiques entrepreneurs pour lier tu vois justement même des personnes comme toi bilan de compétences peut-être la communication le storytelling avec mohamed qu'on connaît aussi justement le le coaching en images tout voilà l'image de soi, je pense qu'il y aurait des choses à faire intéressantes pour le public des entrepreneurs.
- #Ludivine
Créer des synergies en tout cas.
- #Marine
Créer des synergies, c'est sûr, faire intervenir plusieurs personnes. Et c'est comme toi où tu dis que dans tes bilans de compétences, le pro et le perso sont liés. Là, c'est pareil. Tout est forcément lié. Et quand tu ressors d'un séminaire de deux jours où tu as appris à mieux te connaître toi, tu sais vers quoi aller dans ta communication, comment t'habiller, enfin voilà, je me dis, ouais, il y a plein de choses à faire.
- #Ludivine
Plein de choses à faire. Quel conseil pratique, toi, tu donnerais à quelqu'un qui hésite encore à se lancer dans une transition ?
- #Marine
Je pense qu'il faut s'écouter. Quand on a une envie de transition, c'est qu'il faut y aller. Je pense que quand on n'est plus... Moi, ce qui m'a aidée, c'est quand je me réveillais avec la boule au ventre le matin, à la fin, quand j'étais assistante maternelle. Parce que de me dire, je vais faire la même chose, ça va être rébarbatif, même si les petits changeaient toujours. Mais ma dernière année a été un peu compliquée aussi. Bon, bref. Avec un des petits que je gardais qui avait des troubles d'oralité et tout ça. Et là, je me suis dit, c'est plus possible. La vie, ce n'est pas ça. On ne peut pas se lever avec la boule au ventre tous les matins en ayant envie de pleurer. et on passe quand même beaucoup de temps dans notre boulot. Et souvent, quand on a une idée de quelque chose, il faut y aller. Et on a tous une zone de génie. Donc, il faut... Ouais, c'est ça. Et cette zone de génie, en fait, on l'offre au monde. C'est surtout ça, je pense, qui est important.
- #Ludivine
Donc, d'y aller, quoi.
- #Marine
Ben oui, c'est clair.
- #Ludivine
Ok, parfait. Ludivine, où on te retrouve, où on te suit ? Comment on peut te contacter ?
- #Marine
Je suis partout. J'ai mon site internet, ludivinegravelo.com. On ne peut pas faire plus. plus simple. Je suis sur tous les réseaux sociaux. Instagram, Facebook, LinkedIn.
- #Ludivine
Je remettrai de toute façon dans la description tes liens pour pouvoir te retrouver facilement. Merci beaucoup Ludivine pour cette transparence et d'avoir parlé de ton parcours de manière générale. Merci beaucoup à toi.
- #Marine
Merci à toi Marine de m'avoir donné cette opportunité. C'était un vrai plaisir.
- #Ludivine
De même, plaisir partagé.