- Speaker #0
épisode 77 pour nos amis français les Lucky 7 et pour cet épisode j'ai la chance d'être accompagné de Gabriel comment ça va Gabriel ?
- Speaker #1
ça va, c'est ma rentrée, c'est un peu plus tard une rentrée tardive déjà mauvais élève toi je suis content d'être là quand même j'ai le bon édane mais je suis content et mon bon Julien de surimpression,
- Speaker #0
comment ça va ?
- Speaker #2
ça va très bien, c'est une longue journée pour moi aussi on en parlait avant mais ça va très bien pour les auditeurs il faut le dire,
- Speaker #0
on enregistre le lundi donc c'est toujours un petit peu le retour un lundi bien chargé tu vois on a
- Speaker #1
Et en plus, on couvre le brief, le Brussels International Film Festival. Et profitez-en, c'est jusqu'à samedi.
- Speaker #0
Oui, ça dure un petit jour.
- Speaker #1
C'est aussi un marathon. On est sur le terrain et en studio.
- Speaker #0
À fond. Oui, si vous êtes abonnés sur nos réseaux sociaux, franchement, vous allez voir notre petit behind the scenes des films qu'on voit pendant le brief. Donc, n'hésitez pas à nous dire un petit coucou si vous êtes là. D'ailleurs, on sera là tous les jours, mais quand même, on est au moins là la moitié du temps. On est là.
- Speaker #1
On est présent.
- Speaker #0
Très bien. Bon, les amis, juste avant de vous présenter le programme de notre semaine, J'aimerais remercier nos deux partenaires de ce projet. podcast a commencé par Surimpression, notre tout nouveau partenaire pour la saison 2026-2027. Surimpression, c'est la revue belge de cinéma. Elle est disponible gratuitement dans tous les cinémas de Belgique. Vous pourrez y découvrir leurs avis sur les dernières sorties, interviews, dossiers en coulisses du cinéma belge et international. 48 pages de plaisir à retrouver toutes les 6 semaines sur papier, tous les mercredis avec nous, et puis tous les jours sur le web. On remercie évidemment ensuite notre partenaire de la première heure, Sooner. Alors Sooner, c'est LA plateforme de streaming belge conçue... par et pour les amoureux de cinéma. On y trouve là des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals, des trésors cachés aussi, ainsi que les dernières sorties cinéma à la demande. Et puis l'abonnement ne coûte que 7,99€ par mois et le premier mois est sans engagement. Vous vous rappelez aussi, parce qu'on va aussi faire un petit peu de pub pour nous, pour Ce n'est que du cinéma, que si vous nous aimez, si vous nous adorez, comme dirait Julie, n'hésitez pas à vous abonner à notre Instagram, TikTok, Ce n'est que du cinéma. C'est là que vous allez nous retrouver et nous mettre 5 étoiles aussi sur les différentes plateformes. et éventuellement un petit commentaire. On adore ça aussi, ça nous donne un max de force pour vous proposer toujours plus de magie cinéma. Alors voilà, maintenant que la petite présentation est faite, cette semaine, l'équipe de Ce n'est que du cinéma vous a préparé un épisode en rose et en bleu. Ben oui, côté sortie, on vous parle d'un héron bleu. On vous parle d'un homme bleu qui murmure à l'oreille des enfants avec la sortie Netflix un petit peu flippante de Whisper Man avec Adam Scott et Robert De Niro. Et puis enfin, une femme du nom de Rose qui tentera de construire sa vie à la fin de la guerre de 30 ans. Alors côté pépites qui dit épisode 77 dit Lucky Seven, nous avons donc choisi de parler de Seven, le film évidemment réalisé il y a pile 30 ans par David Fincher avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow et Kevin Spacey. Et le tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts les amis ?
- Speaker #1
C'est parti ! C'est parti, let's go !
- Speaker #3
Il ne veut pas
- Speaker #0
écouter personne. Arrêtez ! Parlez-moi ! Parlez-moi ! Je vais dire, qu'est-ce que c'est que ça ? C'est... Il est très chouette. À travers ses yeux, sous le soleil d'un été en apparence paisible, quelque chose se fissure. Leur nouvelle vie est troublée par le comportement de plus en plus imprévisible de l'aîné Jérémy. C'est un film de Sophie Rom-Vary. C'est son premier long-métrage d'ailleurs, avec tout plein d'acteurs dont je ne vais pas essayer de citer le nom. Ayul Guggen, Amy Zimmer et Iringo Reti. Je l'ai fait, mais je ne voulais pas écorcher nos amis qui ont des noms hongrois. Petit tour de table les amis, qu'est-ce qu'on a pensé de ce Blue Heron ?
- Speaker #2
Moi c'est un film que j'ai beaucoup aimé. Moi, c'était une grosse surprise et j'ai bien aimé,
- Speaker #1
franchement, c'était bien.
- Speaker #0
Eh bien, moi, pas tant que ça, mais j'y reconnais plein de grandes qualités. Voilà, on va pouvoir débattre. Alors, qui veut commencer ? Tu voulais commencer sur le héron ? Ouais, je vais bien commencer. Vas-y, Julien.
- Speaker #2
Mais, en fait, quand on regarde beaucoup de films, on en parlait en off avec Martin juste avant, on n'a pas toujours ce truc de s'informer sur de quoi le film parle. Et du coup, moi, Blue Heron, le héron bleu, j'ai commencé, j'ai été dans la salle sans savoir ce à quoi j'avais affaire, juste avec l'affiche. Et donc au début se dessine, comme le dit le pitch, une espèce de chronique estivale, familiale, plutôt solaire, avec pas mal de lumière. On a des scénettes qui s'enchaînent, mais très vite on sent qu'il y a quelque chose qui gronde un peu. Et je trouve que le film est déjà très fort là-dedans. Il y a une qualité de montage, de mise en scène pour nous faire rentrer lentement dans cette chronique, tout en nous faisant ressentir qu'il y a quelque chose qui est décalé. et la réalisatrice donc c'est Je pense qu'il faut un tout petit peu entrer dans le détail, mais sans spoiler, elle réalise le film en voulant recréer ses souvenirs, parce qu'elle raconte d'une certaine manière sa propre histoire. Et en fait, le film... parvient vraiment à réussir à donner cette impression-là. C'est-à-dire qu'on est face à une mosaïque de souvenirs où l'essentiel de ce qui se déroule n'est pas toujours face caméra, on pourrait le dire comme ça, mais où on saisit comme ça des bribes de dérèglements qui sont liés, on va dire, évidemment, au personnage de Jérémy, qui est un personnage qui va être quasiment muet de tout le film.
- Speaker #0
Oui, il a deux répliques au total.
- Speaker #2
Il a deux répliques au total et du coup, qui reste mystérieux. Et donc, à partir de là, moi, j'ai été happé. Et ce qui m'a frappé... P, en tout cas, c'est sa capacité, c'est la capacité du film, en tout cas, à ne pas éventer son mystère. On ne va pas avoir, à un moment, une explication de qu'est-ce qui arrive à Jérémy et qu'est-ce qui s'est passé par la suite, mais on reste vraiment dans cette dynamique du souvenir jusqu'à un certain point, que je pense qu'il ne faut pas éventer. Mais voilà, je ne vais pas entrer trop dans le détail, c'est un film qui est difficile à définir, à pitcher, parce qu'il y a un renversement qui se déroule aux deux tiers, on pourrait le dire comme ça. Mais en tout cas, dès le début, moi, il m'a tapé, après il m'a surpris et à la fin il m'a ému. Je dirais que c'est comme ça.
- Speaker #0
Quel punchline de film.
- Speaker #2
Et voilà, je vous invite en tout cas à le voir. Je ne sais pas si les gens autour de la table ont ressenti comme moi.
- Speaker #0
Et toi Gabriel ?
- Speaker #1
Bah oui, moi c'est vraiment une bonne surprise parce qu'en fait c'est un film vraiment autobiographique. Je pense que c'est la réalisatrice qui parle de son histoire et qui, à travers la petite fille et ce qui est pas mal c'est que c'est fait à un moment à travers les yeux des enfants.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
Et puis comme tu dis il y a une espèce, je vais pas spoiler, mais il y a une espèce de pirouette narrative. qui est assez intelligente aussi. Le film prend une autre direction, plus ou moins au deux tiers. Et ce que j'aime bien, ça parle du trouble du comportement, c'est pas le trouble obsessionnel, c'est le trouble oppositionnel avec provocation. Et en fait, ce que j'aime bien, c'est que le film reste assez sobre tout le temps. Il ne va jamais tomber dans le pathos, on va montrer des crises de ce Jérémy. Ça reste toujours très sobre. Et j'enchaîne aussi avec une petite question, vous savez pourquoi le héron bleu ?
- Speaker #0
Non, vas-y, balance.
- Speaker #1
Le héron bleu, c'est le symbole de l'île de Vancouver où se passe le film. Et il y a aussi un peu cette symbolique que c'est un oiseau solitaire, observateur, comme le Jérémy qui a un trouble obsessionnel, mais aussi comme la petite fille qui reste silencieuse et observe tout le film.
- Speaker #0
Et même le physique du Jérémy, c'est, comme on dit en belge, une lingue tute, c'est un grand adolescent, tout skinny, tout fin, tu vois, et il fait un peu héron perché comme ça, effectivement. Oui,
- Speaker #1
bon. On va pas faire des blagues sur le physique, mais il a un peu un physique de Jeffrey Dahmer, comme ça, je trouve, avec ses grosses lunettes.
- Speaker #0
Oui, il a les grosses lunettes de Jeffrey Dahmer, c'est vrai, il faudrait pas qu'il tourne mal, notre ami Jérémy, ça pourrait être un sequel un petit peu horrifique de cette histoire.
- Speaker #2
Après, je pense qu'il va pas devenir Jeffrey Dahmer, mais il va pas très bien tourner non plus. Non,
- Speaker #0
le film le dit, à un moment donné, il y a une espèce de monologue qui annonce un peu, comme une prophétie un peu, malheureusement, défaitiste, de l'avenir qui attend cet enfant de 14 ans, adolescent, en détresse totale. En partie pour des raisons mentales, on se dit, mais en même temps aussi en partie par cette famille qui est fissurée. On comprend qu'il y a eu des divorces, qu'il y a une fratrie qui est éclatée et fissurée. Et malgré tout, en apparence que les parents essaient de faire colmater ça comme ça peut, en fait, ça ne marche pas. Lui, il est dans sa trajectoire à lui, qui est complexe. Ouais, vas-y mon bon. Oui,
- Speaker #1
je trouve ça aussi intéressant de prendre le point de vue de la petite fille parce que ça ramène à plein de choses de l'enfance. Il y a des scènes de déjeuner avec les Kellogs et tout ça. je trouvais qu'il y avait des choses très beaux avec les peluches et Et le chapeau, là où la chef déco aussi, parce que je trouve que les...
- Speaker #0
Oui, il y a des beaux décors.
- Speaker #1
Les décors, les pièces sont vraiment bien décorées, je trouve. Il y a une belle ambiance, il y a un grain particulier aussi dans la réalisation. J'ai trouvé ça assez beau, oui.
- Speaker #0
Ben ouais, moi ça m'a moins touché que vous. J'ai pas passé un mauvais moment, et puis bon, ça dure 1h30, donc au final le moment n'est pas si long à être mauvais. Non, mais par contre je connais des grandes qualités au niveau, pour ne pas répéter ce que vous avez dit, au niveau des couleurs par exemple. J'ai très souvent, quand dans le titre d'un film, vous avez un nom de couleur, c'est que la personne a, c'est important pour elle, la réalisatrice, que les couleurs soient mises en avant. Vous n'allez pas avoir quelque chose de gris à la Netflix avec un vieux filtre. Il y a des belles couleurs, il y a des beaux décors, c'est assez bien filmé pour un premier film. Je trouve qu'il y a un vrai talent de réalisatrice, de mise en scène, etc. Au niveau du sujet, ça ne me touche pas trop, même si dans toutes les familles, l'adolescence, ce n'est jamais un passage facile, donc ça évoque un peu. Je pense que je ne suis pas la cible tout à fait du film, mais en même temps, ça... Je le regarde, je suis quand même dedans. Ça m'intrigue quand même un petit peu. En plus, en sous-texte, il y a un petit peu aussi la question de l'immigration, puisqu'on a ces gens qui sont d'origine hongroise et qui arrivent à Vancouver, au Canada, pour s'adapter un petit peu, et qui font un peu une villa, mais qui en plus doivent gérer à la fois des difficultés en externe et en interne. Il y a aussi ce truc-là qui est quand même aussi, je pense, autobiographique. C'est une jolie petite histoire, un petit film qui se regarde bien. Moi, ça m'a moins touché, mais... Pour vous donner quand même le score sur les Rotten Tomatoes, il est à 98%. Donc c'est vraiment un film qui a plus aux critiques, qui est vraiment encensé. Donc voilà, parfois ça peut arriver qu'on ne soit pas tout à fait le public de ce film.
- Speaker #2
Et on parlait aussi de la beauté des décors, etc. Moi, ce qui m'a marqué, et du coup, moi j'ai vu le film il y a quelques mois, c'est vraiment, c'est un film de texture aussi. C'est-à-dire que quand j'y pense, je pense à toute cette scène où la mer malaxe comme ça le haché. Je ne sais pas si vous voyez de quoi je parle, mais je pense que c'est du haché. Non,
- Speaker #0
c'est des pelures de pommes de terre. Ah oui, oui, pardon, pardon. Je me demandais ce que c'était. Tu vois, elle rappelle les pommes de terre, c'est un truc typiquement hongrois justement, ces galettes de pommes de terre, un peu comme des croustilles qu'on fait chez nous. Je croyais que c'était des pommes, moi. Non, non, non, c'est la pomme de terre. Et en fait, à un moment donné, elle le presse pour qu'il y ait une partie de l'eau qui se barre. Il y a toute la recette qui est montrée de façon très tactile et texturée.
- Speaker #2
Il y a ça, il y a le sable sur la plage. Il y a aussi même des textures presque de son, parce qu'il y a toute cette scène. où le père essaie de travailler, ou en tout cas les parents essaient d'avoir une discussion, et on entend un bruit répétitif et envahissant qui est là, et on prend un certain temps à comprendre c'est quoi, et en fait c'est Jérémy qui jette la balle de basket de façon répétitive sur la toiture, et c'est super chiant, enfin pour les parents c'est super chiant, mais je trouve que le film est très bon de se rappeler de détails précis et de les amplifier, et en fait tout ça, ça donne de la vie. Moi je pense que c'est un film où cette famille, j'y crois. Ses parents, ses enfants, cette fratrie, tout ça, ça me paraît vrai. Il y a aussi les détails liés aux années 90, parce que c'est un film qui, on ne l'a pas dit je pense, mais qui se situe pendant les années 90. Les ordinateurs.
- Speaker #0
Le Walkman, les vieux ordi, le Walkman, j'adore.
- Speaker #2
Exactement, et je trouve qu'on ressent que c'est, en tout cas, le travail d'une réalisatrice qui se rappelle comment c'était son enfance, mais pas de façon nostalgique, juste c'était comme ça. Il y a une vérité comme ça qui me touche assez dans le film, je pense.
- Speaker #1
Le beau-père est assez touchant aussi, je trouve.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Le beau-père est vraiment touchant et très humain avec Jérémy. Il m'a fort touché. Oui, ça m'a touché. Je vais verser une petite larme, mais ça m'a touché.
- Speaker #0
Très bien. Bon, cool. En tout cas, on vous encourage à aller découvrir ce héron bleu qui, globalement, nous a convaincus. Franchement, on est vraiment, je vous le redis, 98%, 98% de Rotten Tomatoes. On est quand même sur quelque chose d'extrêmement fresh. Bon, les petits amis, sans plus attendre, on va passer... Peut-être quelque chose d'un peu moins bien au niveau du niveau de Whisper Man sur Netflix, on va voir ce qu'on en a pensé. Sortiez vos couteaux, je sens les... voilà, ça aiguise les armes ici, très bien. Allez, c'est parti, on revient après un petit trailer de Whisper Man.
- Speaker #4
Si vous quittez une porte à la moitié ouverte, bientôt vous entendrez les bruits de Whisper. Si votre fenêtre est laissée sans l'enlèvement...
- Speaker #0
Vous l'entendrez taper sur le verre. Si vous êtes lourd, triste et bleu, Le Whisper Man viendra pour vous. pour obtenir de l'aide. Et puis, il va vite découvrir quand même qu'il existe un lien avec une affaire vieille de plusieurs décennies impliquant un tueur en série condamné, connu sous le nom de Whisper Man. Donc voilà, un film réalisé par James Ashcroft, avec Robert De Niro, on l'a dit, Michel Monaghan et Adam Scott, notamment, que moi j'avais majoritairement découvert dans la série Severance. Allez, regardez Severance, c'est génial ! Voilà, petit tour de table à nouveau, je vais tourner dans l'autre sens, en quelques mots, qu'est-ce qu'on a pensé de ce Whisper Man, mon bon Gabriel ?
- Speaker #1
Moi j'ai rigolé mais c'est pas le genre de film où il faut rire je pense. Donc c'était mauvais signe. J'ai fait beaucoup de front plant à me taper la main sur le front.
- Speaker #0
Des face palms.
- Speaker #1
Des face palms, oui c'est ça.
- Speaker #0
Et toi ?
- Speaker #2
Moi ça n'a même pas été jusque là. C'est juste que c'est un film que j'ai regardé. Si je ne l'avais pas vu ça aurait été pareil. C'est typiquement des films de plateforme. Mais sans grand intérêt pour ma part j'avoue.
- Speaker #0
Et bien je suis tout à fait d'accord. Malheureusement c'est le pur syndrome Netflix. Avec un bon clickbait. Voilà, une espèce d'appareil. pas pour t'apater à regarder ça, parce qu'évidemment, l'affiché est joli, avec un Robert De Niro qui tourne le dos à Adam Scott, tu te dis, ok, ces deux acteurs-là, t'as envie qu'ils soient là, et puis on oublie de le dire, il y a un Michael Keaton, quand même, qu'on adore, notre Batman de Tim Burton, notre Birdman, et même le méchant dans le premier Spider-Man de Tom Holland, attention, on l'a pas dit, le vautour, bref, une carrière bien plus que ça, moi j'adore Michael Keaton, donc sur papier, il y a tout, il y a des gens qui sont venus prendre des gros chèques pour venir faire ce film. 50 millions au budget quand même, on ne saura jamais le box-office sur Netflix, on a très peu d'idées de comment ça rapporte des films comme ça. Mais c'est un peu compliqué, voilà.
- Speaker #1
De Niro il faut arrêter, il faut le laisser à sa retraite maintenant parce que c'est plus un gage de bon film quand il y a De Niro dedans. Et c'est très commercial, c'est très Netflix. Regardez, il y a De Niro, ça va être un bon film ?
- Speaker #0
Pas du tout quoi.
- Speaker #1
J'avais ça avec D.A. Richman aussi.
- Speaker #0
Moi j'aime beaucoup The Irishman, c'était un des derniers bons, et puis même de Kilos of the Flower Moon. Oui, c'est vrai, j'avoue que je suis difficile. Tu l'as été bien,
- Speaker #1
mais tu sens que les petites scènes d'action, il y en a une dans le film où le héros se fait attaquer par des dealers, et t'as deux héros qui arrivent avec un flingue, mais on dirait littéralement Papy fait de la résistance. Il arrive... Oui, mais bon,
- Speaker #0
il a 82, 83 ans...
- Speaker #1
Arrêtez de lui faire faire des scènes d'action !
- Speaker #2
Il n'est pas du tout intimidant dans cette scène-là !
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est ça que j'ai rigolé plusieurs fois. Après,
- Speaker #0
peut-être préciser ta pensée, est-ce que c'est pas... dès qu'il n'est pas... avec Martin Scorsese, il faut vraiment arrêter. Parce que quand il est avec Martin Scorsese, il arrive encore à faire des choses qui sont intéressantes, comme les deux films qu'on a cités. Dès qu'il est dans un autre contrat, c'est la catastrophe, Robert. Dans l'idée de
- Speaker #1
Mon beau-père et moi, c'était bien, parce qu'il était à la retraite. Là, c'est bien. C'était déjà il y a longtemps.
- Speaker #0
Tu veux le sortir d'y interne, le stagiaire.
- Speaker #1
Oui, Redding Bull.
- Speaker #0
Bon, alors, qui veut s'attaquer un peu plus à ce Whisper Man ? Ça reste quand même un film thriller, un film un peu d'horreur, un film un petit peu de suspense. Qui veut presque créer un méchant avec cette main bleue, on a même une idée, ils essayent presque de lancer des graines pour que ce soit un nouveau costume d'Halloween, je ne sais pas, ils essayent des choses, mais qu'est-ce qu'on a pensé de ce Whisper Man ? On n'est pas obligé d'y passer longtemps, je ne sais pas non plus, mais vas-y.
- Speaker #1
Moi je vais bien commencer parce que j'adore le genre du thriller et en fait j'ai l'impression que le réalisateur, je ne connais pas son nom, mais j'étais voir sa filmo, il a réalisé Black Chip, c'est un truc avec des moutons loups-garous en Nouvelle-Zélande comme ça, qui avait l'air sympa sur le papier, mais c'est tout ce qui est notable dans sa filmo. Et en fait, j'ai l'impression... Il a fait son petit devoir à voir tous les classiques du genre. Donc, à voir Seven, à voir Prisoners, à voir... Oui, un petit vague Prisoners. Le silence des agneaux. Et alors, en pensant que, ah tiens, je vais reprendre tous ces éléments et les gens vont aimer. Et donc, ils vont retourner dans une prison pour aller voir un ancien serial killer.
- Speaker #0
Ça fait un peu Mindhunter d'ailleurs. Mais ça, c'est le silence des agneaux en fait.
- Speaker #1
Le père qui veut retrouver sa fille, mais ça c'est Prisoners. C'est Prisoners. Les cadavres, comme ça, des images cadavres. un peu glauque, ça c'est Seven.
- Speaker #0
Ou d'autres du genre, exactement.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas parce que tu as tous les ingrédients que tu vas avoir une bonne salade et un bon thriller, parce que le montage est très mauvais aussi. Il y a un moment, le héros surveille devant une villa pour voir un suspect dans sa voiture de flic, il est en planque, et il regarde à travers le rétroviseur, et puis il voit le gars qui surveille, et il commence à tourner la tête. Oui, tu l'as fait en vrai, ça s'est entendu. Oui, mais tu n'as pas besoin de montrer qu'il tourne sa tête, ça c'est trop long.
- Speaker #0
Et alors, tant qu'on est sur le montage, parce que c'est une catastrophe, en fait, le bon Bob, en vrai, il n'a pas envie de travailler beaucoup, on ne veut pas le fatiguer, donc en fait, il fait très peu de jours de tournage, et en fait, toutes les scènes, enfin pas toutes, mais seules les scènes où il est absolument nécessaire qu'il soit côte à côte avec un autre acteur sont filmées comme ça avec lui, et tu sens que c'est le minimum, mais il y a énormément de scènes en champ contre champ où... il est chez lui ou il est sur un plateau tout seul à juste faire toutes ses scènes il est sur zoom ou quoi ? non il est pas sur zoom, il est sur le décor il est sur le décor mais j'irais pas jusqu'à dire qu'ils ont fait un green screen pour le réintégrer faut pas déconner, quoique ça a déjà été fait dans l'histoire d'Hollywood mais en fait ça se voit il y a plein de scènes avec Adam Scott où il se parle dans la cuisine notamment et en fait tu regardes, il n'y a pas un seul plan, ils apparaissent à deux ou alors il y en a un qu'ils ont fait il y a longtemps et au moment des répliques c'est complètement fait pour que Robert travaille le moins possible mais surtout pire que ça et ça c'est un vrai scandale À un moment donné dans le film, tu as quand même Michael Keaton qui s'assied à une table avec Robert De Niro. Alors je ne sais pas s'ils ont vraiment été ensemble, mais en tout cas, il n'y a pas un seul plan où ils apparaissent ensemble. Et c'est du champ contre champ. Et donc je pense que les deux acteurs que j'avais envie de voir, je ne sais pas s'ils ont jamais été ensemble dans un film, vraiment, je ne suis pas sûr, en tout cas ça ne vient pas comme ça dans ma tête. Je pense qu'en plus, ils n'ont pas été ensemble dans cette scène. C'est que tu vois que des petits cheveux gris en flou devant, et à chaque fois c'est comme ça, et ils ne sont jamais ensemble. Il n'y a pas de plan filmé latéral où on voit les deux visages qui se regardent. C'est scandaleux. Comme tu dis, Bob, repose-toi. Arrêtez d'embêter Bob. On l'adore, Bob. Il est génial, mais il faut arrêter. C'est terrible. Et du coup, moi, ça me sort. Parce que je vois ses plans. Du coup, le film... Je suis dehors, moi, de ce film.
- Speaker #1
Michael Keaton est un très bon acteur aussi, mais je trouve que sa performance n'est pas exceptionnelle. Au moins,
- Speaker #0
il se donne. Oui,
- Speaker #1
il se donne, mais tu sens qu'ils sont mal dirigés. Que les acteurs sont mal dirigés. Ils ne savent pas quoi faire. Et Michael Scott, c'est ça ? Adam Scott. Adam Scott, il ne joue pas bien dedans. Il est mal dirigé. Il est limité.
- Speaker #0
Il fait le taf, quoi. ils font le taf minimum vraiment c'est compliqué et alors on va pas pouvoir spoiler avant je te redonne la parole Julien mais le problème aussi c'est que ce troisième acte il est éclaté au sol en fait là vraiment c'est Netflix qui sait que les gens ne vont pas au bout des films qui lance le film qui s'endorme parce que vraiment Le début est genre lent et un peu chiant. Il y a quelque chose d'intéressant au milieu. Il y a notamment une scène à l'intérieur d'une maison où ça commence à être un vrai thriller bien flippant. On commence à se dire, OK, il y a quelque chose. Mais alors après, ce dernier acte, c'est juste nawak. Tu vois, les découvertes sont cousues de fil blanc. Ça ne marche pas. Rien qu'au niveau de l'histoire. Comme tu dis, j'ai l'impression qu'on a mis le scénar dans un chat GPT qu'on a bien secoué. Fais-moi un apérole martini. Et c'est mauvais, quoi, tu vois. Enfin, voilà. senti comme ça.
- Speaker #1
Dernier point, puis je te laisse la parole Julien, mais tu sens aussi qu'ils ont fait un effort esthétique pour qu'il y ait un peu cette esthétique des thrillers des années 90, l'Institut des Agneaux, tout ça. Tu vois qu'il y a un effort qui a été fait mais ça prend pas.
- Speaker #2
Oui. Un petit effort. J'irais même plus loin que ce que tu disais, Gab, parce que tu disais le réalisateur, il a voulu faire un truc à la Science des Anneaux, il a tout mélangé, etc. Moi, je crois qu'il ne voulait rien faire, le réalisateur. Je crois que c'est un réalisateur néo-zélandais qu'ils ont fait venir aux Etats-Unis. A mon avis, ce n'est pas son scénario. Il a juste tourné ça, vite fait, mal fait. Il y a peut-être effectivement ce que dit Martin sur la main gantée bleue qui arrive par la boîte aux lettres. C'est la seule image qui ressort un peu du film, je trouve. Pour le reste, j'ai l'impression que c'est filmé dans les trois mêmes maisons. J'ai l'impression que je ne comprends pas. On est dans une ville, on est dans une banlieue. Tous les décors me paraissent... carton pâte un peu ouais enfin vide il y a un diner c'est du diner de cinéma quoi et juste avant on parlait du Aéron Bleu où justement ils arrivent à rendre vivant toute une maison après on va parler de Seven où chaque décor de Seven est habité à un niveau incroyable au niveau de la direction artistique et tout là c'est un film je trouve que on ne peut que s'ennuyer parce que il n'y a rien à voir c'est fou de dire ça mais je trouve qu'il n'y a rien à voir Et même le côté thriller, kidnapping, glauque, macabre, mais même ça, le film, il est archi timide. Il est archi timide. Le générique de Seven est plus dérangeant que l'entièreté du film.
- Speaker #0
Waouh, la punchline, mais c'est vrai. Mais c'est vrai. Et notamment parce que toutes les scènes filmées entre le kidnapper et les enfants est d'une platitude sans nom.
- Speaker #2
C'est une platitude, c'est incroyable.
- Speaker #0
C'est genre, meilleure idée de tout ce qu'il a sorti, c'est un coup d'ongle, quoi. Et c'est catastrophique, cette scène. Enfin, il y en a qui va. Le gars ne fait pas peur, on ne comprend pas sa logique. Ça ne marche pas. Et puis le déroulé, son sort funeste à la fin, t'es là, mais qu'est-ce que t'as fait, film ? Qui a pensé à ça ? On ne vous recommande pas trop de le voir. Est-ce que vous avez encore des petits mots pour continuer à mettre le dernier clou dans le cercle ? Sinon, on passe à un bien meilleur film.
- Speaker #2
Moi, j'ai juste une réplique qui m'a vraiment fait rire de Adam Scott, où au début du film, Robert De Niro lui dit, genre, ton fils est encore en vie jusqu'à maintenant ? Et il dit, oui, mais pour combien de temps ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
j'ai trop d'individus ! On dirait une scène faite juste pour la bande-annonce. et elle est dans la bande-annonce. Je me suis dit, c'est vraiment comme ça que le film est conçu. Et c'est hyper mal joué,
- Speaker #0
c'est une réplique hyper cringante parce qu'il fait vraiment genre « Yes, but for how long ? » Et tu sais, il se retourne à droite comme ça, mais avec une voix comme ça, fluide, tu ne comprends même pas pourquoi il dit ça comme ça. C'est une cata. C'est vraiment... Mais comme quoi, quand c'est un très mauvais réel et un très mauvais scénario, tu peux faire jouer des bons acteurs très très mal.
- Speaker #1
Ah oui, mais non, mais tout est réuni.
- Speaker #0
C'est un des astres.
- Speaker #1
Moi, je dirais quand même, c'est un peu nous prendre pour des imbéciles. C'est un peu prendre le public pour des imbéciles. Un peu comme dans Jurassic Park, le dernier Jurassic World. Vous avez vu, il y a un T-Rex, vous avez vu, il y a un Vélociraptor. Et encore,
- Speaker #0
c'était un immensément meilleur film, Jurassic World, le dernier, que ça.
- Speaker #2
Et c'est fait par des gens qui ne comprennent pas le genre du thriller, en fait. Je suis d'accord. Est-ce que tu es en train de comparer Robert De Niro à un dinosaure ?
- Speaker #0
Très bonne punchline. Bon, très très bien les amis, on va passer à la troisième sortie du moment. Un éminemment meilleur film, on va vous parler de Rose.
- Speaker #5
Je sais ce que j'ai vu. Il me semble que tu n'es pas très bien dans ton corps. Tu m'as refusé de parler !
- Speaker #6
Ligue ! Ligue ! Ligue ! On peut vouloir l'invisible.
- Speaker #5
Mais on ne peut pas vivre.
- Speaker #0
Nous ne sommes pas de Dieu. Nous nous sommes inventés. Qui es-tu ? 30 ans, donc nous sommes en 1648 pour vraiment être précis, un mystérieux soldat balafré s'installe dans un village isolé d'Allemagne. A force de labeur et de services rendus, il gagne la confiance des habitants et croit pouvoir définitivement enterrer son secret. Donc film avec Sandra Hüller, Caro Braun et Marissa Krauwald, réalisé par le réalisateur autrichien Markus Schleinzer, quand même le dire tout de suite. on l'avait vu à la Berlinale Gabriel toi aussi tu y étais donc on a tous les trois vu à la Berlinale en février cette année ça avait été un immense coup de coeur d'ailleurs on avait joué les poules puis on avait eu raison on avait tout de suite dit que Sandra Huller allait probablement attraper l'ours d'argent donc l'ours d'argent c'est le prix un des prix en tout cas donc l'ours d'or c'est le meilleur film les argents c'est pour les meilleures performances d'acteurs d'actrices elle l'a eu pour meilleure actrice du coup on l'a revu aussi pour préparer ce film maintenant donc on est ultra frais Parce qu'il était au brief justement ce film. Oui, on l'a vu hier. Petit tour de table à nouveau. Je vais retourner dans l'autre sens. Ce rose, qu'est-ce que t'en as pensé, mon bon Julien ?
- Speaker #2
Moi, j'aime bien, mais j'ai des réserves. Et je pense que je suis la personne qui aime le moins. Ça va bagarrer. Mais le film est bourré de qualité.
- Speaker #0
Je sais que notre ami Gabriel a dû s'y prendre à deux fois aussi. Comment ça s'est passé, toi, ton ressenti de ce film ?
- Speaker #1
Moi, quand je l'ai vu à Berlin, j'avais moins aimé parce que c'était dans le marathon entre deux films. Et c'est un tel marathon, les festivals, que j'avais moins apprécié. Et là, j'ai eu le... temps de l'apprécier.
- Speaker #0
Et puis regarder 4 films par jour aussi, il faut imaginer que t'es pas toujours frais et dispo et en plus c'est en allemand,
- Speaker #1
sous-titré en anglais en noir et blanc et là je l'ai revu hier et en fait j'avais pas du tout compris le film et je suis content de lui avoir donné une deuxième chance quoi, comme quoi
- Speaker #0
Pour moi ça avait été une masterclass quand je l'ai vu j'avais crié au génie tout de suite et là c'est pareil, c'est même encore mieux la deuxième fois évidemment avec ce petit temps de recul y'a rien à faire, un film quand tu le vois deux fois ça permet, comme tu connais un peu l'histoire, tu sais où ça va de te poser ton regard sur beaucoup de détails, sur vraiment essayer de comprendre d'autres choses et c'est ce qui s'est passé Merci. donc voilà on espère qu'on va faire une petite analyse pas piquer les verres sur ce petit film Rose d'ailleurs pour faire une petite anecdote Marcus Schleinzer à chaque fois ses films sont avec un prénom d'un personnage il a trois films et c'est chaque fois il y en a un c'est Michael il faudrait regarder le premier mais c'est chaque fois Rose c'est chaque fois le nom du personnage principal de ses films c'est ça Marc de Fabric voilà ben alors pourquoi moi j'ai adoré ben voilà on est face à un film D'1h30, on va suivre ce personnage de Sandra Huller qui arrive en fait, c'est une femme et elle va se faire passer pour un homme dans cette communauté pour pouvoir clamer, réclamer le droit de retaper une ferme. Elle a un document qui stipule qu'elle aurait le droit de s'occuper de sa ferme. Évidemment, on ne donnait des droits qu'à des hommes à ce moment-là, donc ce n'était pas elle, mais elle était pendant la guerre morte avec son... compagnon de tranchée qui, lui, est mort avec le papier ensanglanté dessus. Il lui a dit, voilà, moi je rêve d'aller voir ma ferme. Malheureusement, il meurt. Et elle se dit, elle fait donc une espèce de crime à ce moment-là. Elle usurpe l'identité de ce personnage. Elle prend l'acte de la ferme et elle se fait passer pour un homme pour faire ça. Et pendant un premier temps, tout va bien se passer. Son secret va être bien gardé. Elle va en tout cas bien le garder jusqu'au moment où, évidemment, on est dans une communauté assez... traditionnelle, évidemment conservatrice de cette époque-là dans les villages. C'était pas étonnant. Très croyant, évidemment. Et surtout, avec des choses à faire, comme se marier, par exemple. Avoir des enfants. Alors comment vous faites quand vous êtes une femme et que vous avez une femme et qu'il faut faire un enfant ? C'est une scène aussi que vous allez découvrir dans le film. Et donc, ce secret va pas rester secret très longtemps. Et on va pas vous en dire plus, je pense, parce que c'est intéressant de peut-être vous poser là, vous arrêter là, dans le film. mais dire aussi et vraiment terminer avec ça que le film il est autant dans son histoire et la fable que ça raconte parce que c'est une forme de fable je ne l'ai pas dit mais c'est basé sur les écrits de cette femme qui en partie les historiens considèrent que c'est probablement en partie vrai mais en partie romancé, il y a une partie de fantaisie aussi dans ce conte un peu folklorique et surtout c'est très beau mais je vais vous laisser en dire plus sur aussi le fond autant que la forme.
- Speaker #2
Alors moi c'est un film que j'ai trouvé très intéressant mais qui m'a pas pris. Je le trouve très intéressant sur plein d'aspects notamment l'étrangeté de son pitch tout simplement juste cette histoire là avec cette actrice là Sandra Huller est exceptionnelle moi je crois du début à la fin à son personnage je trouve que le film est quand même surprenant parce que comme Martin l'a dit il va avoir cette question du mariage etc et je trouve que globalement la relation qui va se tisser avec sa femme est très intéressante, très surprenante et il y a plein de choses donc voilà le film a des qualités mais j'avoue que je n'ai pas pas réussi à rentrer dedans et je pense que c'est une question de forme. Déjà, moi, je ne suis pas fan des noirs et blancs numériques. C'est-à-dire que je trouve que ça... Je trouve que ça fait un peu noir et blanc plaqué parce que c'est un film d'époque et voilà. Mais je trouve que dans le fond, c'est pas si... Je me demande si sans le noir et blanc, on dirait que la mise en scène est si bien que ça. C'est un peu ce que je me dis. Et de l'autre, il y a une certaine froideur, en tout cas une froideur et une certaine littéralité qui se dégagent du film que je trouve du coup
- Speaker #0
C'est un film avec une voix off qui va te dire beaucoup de choses. Et ça, associé à la forme très froide, au noir et blanc qui ne me plaît pas tant, ça fait un film que j'ai trouvé un peu fabriqué, ou en tout cas qui me faisait un peu penser à une certaine façon de faire des films d'auteur, parce qu'on les fait comme ça.
- Speaker #1
Oui, un peu mal aimable. C'est vrai qu'il y a un petit ticket d'entrée quand même dans ce genre de film. C'est un peu mal aimable,
- Speaker #0
tout à fait. Et au-delà de ça, je me suis dit que c'était très bien fabriqué. intéressant, mais qu'il m'a manqué une scène avec du cœur ou une scène qui me touche vraiment, même s'il se passe des choses assez dramatiques dans le film, il faut le dire quand même. Et pourtant, moi, j'ai toujours regardé ça d'un œil un peu extérieur, donc voilà, c'est peut-être moi, je suis sûr que le film est bourré de qualité, mais en tout cas, je suis un peu circonspect, je crois.
- Speaker #1
Ok, circonspect, et toi Gabriel ?
- Speaker #2
Moi ça va, je ne suis pas circonspect. Je trouvais que... Quand tu vois le film, tu te dis que c'était dur la vie dans l'Allemagne rurale du XVIIe siècle. C'est très bien montré. Il y a des paysans, il y a une certaine dureté.
- Speaker #1
Et il y a des ours.
- Speaker #2
Et des attaques d'ours aussi. La reconstitution historique est impressionnante aussi. Parce que je n'ai pas l'habitude de voir ça au cinéma, de voir l'Allemagne du XVIIe siècle.
- Speaker #1
C'était ma première fois aussi.
- Speaker #2
C'est vraiment pas mal. En plus, ça se passe après la guerre de 30 ans. C'est une guerre qu'il y a eu entre catholiques et protestants. C'est vraiment un cadre qui est atypique pour le coup. Et je trouvais aussi que c'était vraiment bien que c'est un film d'époque qui est féministe et où les questions sont encore tout à fait actuelles. Et j'ai fait un lien avec La haine qui est aussi en noir et blanc de Mathieu Kassovitz. Et quand tu le revois, tu te dis aussi, en fait, c'est encore tout à fait actuel sur les violences policières et tout ça. Et eux, ils ont encore fait mieux. Ils ont fait un film qui se passe il y a 400 ans et c'est sur des questions féministes tout à fait actuelles. Et en le revoyant, j'ai revu tout ce sous-texte que je n'avais pas vu à Berlin sur l'émancipation, la liberté. Et comment sortir du déterminisme dans lequel elles sont condamnées ? Parce qu'en fait, ces deux femmes sont vraiment condamnées à un sort qu'elles ne veulent pas. Et donc, elles ont cet espoir de sortir de ce sort l'une comme l'autre.
- Speaker #1
Elles ne peuvent pas échapper. Dans le sens, c'est-à-dire que même... Moi, je trouve que c'est un truc aussi qui est très fort. Tu as raison de le dire. C'est qu'avant même de commencer à parler du propos féministe qu'il y a dedans, il y a un côté, la dureté de la ruralité à cette époque-là. Tout est rasé. Le pays est complètement au sol. Et la nature est violente. T'as un ours qui essaie de te boulotter à tout moment, t'as des tempêtes, les hivers sont... Les tempêtes appellent... Ça, à la limite, c'est un petit peu des trucs, mais en tout cas, c'est un déclencheur de quelque chose. Mais surtout, il y a ce côté où, en fait, la communauté est ta seule façon de survivre, mais la communauté est complètement ta prison. Et c'est ça qui est très beau, cette ambivalence de tu ne survis sans la communauté, et en même temps, c'est la communauté qui te surveille, qui te juge, qui te condamne, qui t'accepte et qui te rejette tout autant. Il n'y a pas de moyen de survivre à l'extérieur. Il y a un moment du film sans en raconter où à un moment donné, une personne va se trouver un petit peu en dehors de cette communauté. Ça ne tient pas longtemps, cette histoire. C'est très, très difficile. Et voilà, la communauté te rattrape. Et c'est dur. C'est vraiment dur. Évidemment, ils ne sont pas ouverts à des idées un peu différentes ou à des styles de vie différents. Ça aussi, c'est hyper d'actualité. Mais je trouve ça fort aussi au niveau de ça, de la nature, du labeur aussi. Ils ont rédéveloppé toutes les techniques de l'époque. On voit vraiment les acteurs faire les... les actions avec les méthodes qui étaient utilisées de l'époque. Donc c'est très très bien.
- Speaker #2
Et oui, ce que j'ai bien aimé, c'est que le film reste assez humble aussi, parce que j'adore les films qui ne durent qu'une heure et demie. Parce que ça aurait pu être un cinéma pompeux, en allemand noir et blanc, qui dure quatre heures, où ils font des monologues. Ils ne sont pas rentrés là-dedans. C'est vrai,
- Speaker #1
c'est une petite fable, 1h30.
- Speaker #2
C'est un choix très humble que j'ai apprécié.
- Speaker #1
Tout à fait. Et alors, moi ce que j'ai vraiment apprécié aussi, on le voyait une deuxième fois, c'est plein de petits signaux aussi qui sont indiqués. Vous avez, dès le début en fait, J'ai dit un peu en off que j'aime bien faire cet exercice de toujours prendre le temps d'écrire la scène d'intro. Parce que je ne me souviens jamais à la fin du film comment le film a commencé en général. C'est finalement la première image qu'un réalisateur ou une réalisatrice met sur son écran. C'est quand même un sacré statement. C'est vraiment une opinion, c'est une note d'intention déjà. En tout cas avec des vrais réels, des vrais auteurs. Et là, la première image, ça ouvre sur un champ qui est encore en feu avec des fins de feu, on dirait de la tourbe qui crame. On peut penser aux fagnes en Belgique, c'est un peu terrible. Et puis juste après, tu as des squelettes. d'après plein d'ossements humains, ça évoque un peu la guerre et le massacre que ça a causé, et puis juste après, c'est là que c'est intéressant, on voit le personnage principal de Rose qui arrive qui a l'air d'être un jeune homme qui a fait la guerre, un vétéran de la guerre mais quand même et surtout il y a tous ces personnages du village qui sont tous déguisés peut-être que c'est une fête à ce moment-là, ils sont en tête d'ours avec des trucs un peu clownesques mais ils sont tous un peu monstrueux et en fait là, rien qu'avec cette petite mise en scène vous avez le film Ouvre en une minute, vous avez ces trois scènes-là, t'as compris le contexte, la pauvreté, la difficulté et surtout le fait que les méchants de l'histoire seront ces gens qui a priori sont les monstres véritablement de l'histoire et pas ce personnage principal qui pour le coup est une balafre de fous et qui a l'air un petit peu monstrueux. Fondation Dragulor elle est bien intéressante bien grimée pour jouer ce rôle-là parce qu'elle s'est prise une balle dans la mâchoire c'est dit dès le début du film sur le front enfin dans la mâchoire mais au front enfin vous avez compris et du coup elle a l'air monstrueuse et un petit peu étrange alors que c'est les gens là qui font être monstrueux et déjà rien que ça je suis là genre oui film continue comme ça, mais moi je trouve que dans la mise en scène c'est très malin, très habile et puis j'aime bien, alors je parle pas aussi je parle pas très bien allemand du tout mais c'est du bel allemand et ça fait plaisir alors oui c'est un peu une facilité de ces films qui sont écrits Du coup, il y a beaucoup de voix off. C'est parfois un problème de films qui sont adaptés de livres. C'est de la voix off. Mais qu'est-ce que c'est beau ? C'est de l'allemand qui pèse et qui est beau. Ça, de moi, ça me donne envie d'apprendre l'allemand encore plus. Rien qu'avec ce film.
- Speaker #2
Et puis Sandra Euler, elle a mérité son ours d'argent à Berlin. Elle en a affronté un dans le film.
- Speaker #1
Elle a le droit d'en recevoir un.
- Speaker #2
Elle est incroyable quand même. Elle joue très bien. En plus, avec l'allemand qui rajoute un peu ce côté guttural rude. C'est quand même des scènes très fortes, je trouve.
- Speaker #1
C'est guttural, ouais.
- Speaker #2
Je n'ai pas osé.
- Speaker #1
Bon, Julien, rien à rajouter ?
- Speaker #0
Non, je suis assez d'accord. Tu entends nos ajouts,
- Speaker #1
mais tu es resté un peu extérieur à ce film.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je pense que la façon dont il a été fabriqué me paraît un peu sage. J'ai du mal à mettre le doigt sur ce qui me déplaît. Mais en tout cas, ce qui me laisse en dehors, me déplaire, c'est peut-être un grand mot. Mais je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites. Je pense que c'est très intéressant. Et c'est vraiment dans le film. Je l'ai ressenti aussi.
- Speaker #1
Et bien, très très bien, les amis. En plus,
- Speaker #2
il sort bientôt en Belgique.
- Speaker #0
Mercredi. Mercredi,
- Speaker #1
le temps que vous nous écoutiez, ce sera tout à fait dispo sur Petit Bros. Vraiment, ça vaut le coup. D'ailleurs, on peut déjà le dire, on a fait une petite interview à la sortie du film. La salle était comble au niveau du brief. Et franchement, on n'a eu quasi aucun retour négatif. Les gens étaient vraiment sciés, même plutôt sans voix. Quelque chose de fort quand même au niveau de l'émotion.
- Speaker #2
La photographie était appréciée aussi, la réalisation, c'est vraiment d'itérant.
- Speaker #1
Pour moi c'est un vrai strike, c'est vraiment un très très beau film. Moi il est dans mon top 5, en tout cas 10 c'est sûr, il reste encore un petit peu quelques mois cette année, mais top 5 de l'année encore pour le moment.
- Speaker #2
Une très belle découverte.
- Speaker #1
Très très bien, en tout cas n'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de ce film Rose. Et nous, oulala les amis, je vois ce qui arrive, on va pouvoir passer chez notre ami David Fincher. On fait un petit saut dans le passé d'une trentaine d'années. Pour célébrer ce 77ème épisode de Ce n'est que du cinéma, Seven,
- Speaker #3
c'est parti ! Vous avez jamais vu quelque chose comme ça ? Non.
- Speaker #1
7 Alors 7 pour le petit bitch. Pour conclure sa carrière, l'inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe à 7 jours de sa retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c'est ainsi que se fait appeler l'assassin, a décidé de nettoyer la société des maux qui la rongent en commettant 7 meurtres basés sur les 7 péchés capitaux. Je vous les redonne, la gourmandise, l'avarice, la... la paresse, l'orgueil, la luxure, l'envie et la colère. Donc, film de David Fincher avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow et on n'est pas obligé de vous dire l'acteur l'an dernier qui vient, peut-être qu'on le citera quand même dans notre critique. Voilà, je ne peux pas vous faire un petit tour de table de ce que vous en avez pensé puisqu'on a choisi cette pépite. Mais quand est-ce que vous l'aviez vue la première fois ? Je vous fais un petit tour de table. Vous vous souvenez ?
- Speaker #2
tu l'avais déjà vu toi évidemment Seven oui j'ai dû la voir la première fois à dos je pense c'est le genre à l'époque quand il y avait des DVD c'est une espèce de disquette c'est complètement un film à DVD et c'était quand tu commences à être cinéphile adolescence c'est le film qu'on se passe où on te conseille ouais il faut voir Seven il faut voir Fight Club d'ailleurs
- Speaker #0
c'est les deux films où il y a une collaboration entre David Fincher et Brad Pitt toi Julien qui n'était pas né tel un poisson moi j'en ai entendu parler longtemps Seven parce que c'est un film que mes parents aimaient bien donc ils en parlaient ils me disaient c'est pas pour toi Ils avaient raison. Mais j'ai dû le voir avec eux, mais à 12 ou 13 ans, donc quand même relativement jeune. Je ne l'avais pas revu depuis. Je l'ai revu pour les besoins de cet épisode.
- Speaker #1
Et comment ça va ?
- Speaker #0
Excellent, exceptionnel. Mais comment tu vas,
- Speaker #1
toi ? Ta santé mentale, comment ça va ?
- Speaker #0
Elle va bien, mais cette dernière demi-heure est toujours aussi... Mais je m'en rappelais très bien.
- Speaker #1
C'est un film qui marque dès la première fois. mais on reparlera de la fin parce qu'il y a eu tout un combat avec les studios le réal les acteurs etc ça a été un bras de fer assez phénoménal à Hollywood très bien moi je l'ai vu évidemment pas à sa sortie parce que mes barres on m'aurait pas laissé voir ça quand même il faut dire qu'il est sorti en 95 aux Etats-Unis mais le 31 janvier 96 chez nous d'où les 30 ans pour nous du coup je n'avais quand même que 8 ans c'était pas non plus le moment pour y aller mais je l'avais vu dans les années 2000 c'était clairement un DVD qu'on s'échangeait quand on était ado et qu'on voulait un petit peu se... exactement Fight Club c'est genre ça passait et un peu plus tard il y aura Zodiac aussi dans le même genre à regarder c'était vraiment ces films là et c'est génial voilà je l'ai déjà vu quelques fois je l'ai encore revu là c'est fou c'est fou parce que déjà le pitch est génial en fait s'attaquer aux 7 péchés capitaux alors il y a sûrement d'autres films dans l'histoire qui l'ont fait mais récemment c'est vraiment celui auquel on pense voilà moi dans les 7 péchés capitaux je pense plutôt à Fullmetal Alchemist et les mangas qui parlaient de ça avec justement les 7 personnages qui sont les les... les homonculus, mais en gros, en termes de film, je vois que ça. Mais surtout, ça c'est l'histoire qui est déjà exceptionnelle, avec un plot qui est exceptionnel. En plus, c'est un film où, en gros, le méchant, il gagne un peu à la fin. Donc c'est quand même trop bien. Mais surtout, la forme aussi. La forme, chaque plan, on en parlait tout à l'heure plus tôt, chaque décor est absolument exploité à son maximum potentiel. Évidemment, comme le tueur, il est méticuleux, il fait des scènes de crime comme si c'était des œuvres d'art. Donc évidemment, rien que ça, déjà, t'as la forme qui sert le fond. Enfin, le fond qui sert la forme, du coup. Et c'est juste. trop bien enfin voilà Il n'y a que des qualités, c'est le genre de film, dès le premier plan, t'es dedans. C'est le genre de film que si tu passes devant la télé et que quelqu'un est en train de regarder, tu arrêtes ce que t'es en train de faire, tu t'assieds, tu rejoins les copains, tu craques une bière et tu regardes, parce que c'est un bonheur. Et puis en plus, il y a cette espèce de... Je terminerai avec ça, mais ce côté, dès le début, t'as cette pluie, t'as ce côté un peu...
- Speaker #2
Glauque, hein, oui.
- Speaker #1
Poisseux, pessimiste quand même. Il y a un film qui est pessimiste et en même temps, c'est hyper captivant, ça vient gratter quelque chose dans notre âme. c'est vraiment aussi ça, c'est un film que tu prends sur Nile Déserte si jamais t'as pas beaucoup de DVD à prendre avec
- Speaker #2
Ouais bah pour rebondir sur ce que tu disais sur l'esthétique en fait tu vois que c'est David Fincher qui est réalisateur et c'est son deuxième film parce qu'avant il avait fait Alien 3 mais qui désavoue complètement parce que c'était plus une commande c'était une production catastrophique et là c'est la première fois qu'il a pu monter ses preuves et en fait David Fincher il a commencé dans le clip, dans la pub et tu vois en fait qu'il a toute une façon esthétique de montrer les choses et la mort est complètement esthétisée, c'est très beau En fait, c'est hyper glauque. Toutes les mortes sont horribles, les scènes de crime. Mais il y a une esthétique très belle. Et tu vois que le gars, c'est un perfectionniste à fond. Et que chaque plan est méticuleux. Chaque chose doit arriver au moment où ça arrive pour déclencher les lumières. Le gars, c'est un psychopathe du détail. C'est vraiment ça. Mais tu as l'impression que c'est une pub pour Nike, mais avec un tueur en série.
- Speaker #0
Mais tu parlais aussi des plans, des décors. Vous parlez tous les deux de ça. Moi, ce qui me frappe, c'est qu'aujourd'hui, en fait, le canevas de Seven, c'est-à-dire deux enquêteurs qui enquêtent sur des crimes sordides, c'est quand même un truc qu'on a vu beaucoup. Qui est devenu cliché, qui ne l'était pas avant Seven, mais qui l'est devenu. Avec, en plus, la surenchère dans la violence, avec des films un peu comme Saw ou The Collector, où c'est juste que le tueur a un gimmick et on va pousser le curseur du glauque. Et parfois, c'est un peu tout. Parfois, c'est un peu intéressant, mais parfois, c'est un peu tout. Bref, c'est devenu un cliché, et pourtant, ici, dans Seven, moi, je trouve que tout marche. On a une scène, comme il y en a dans plein d'autres films, où il y a un policier qui va enquêter dans une bibliothèque. Eh bien, dans ce film-ci, la bibliothèque, elle est incroyable. Le montage est exceptionnel, la musique de Bach, ces policiers qui sont comme ça, juchés en haut, et qui sont en train de jouer au poker plutôt qu'à lire. Tout ça, en fait, même dans les petites scènes, je trouve que le film, il est marquant, quoi. Et pareil, il y a une course-poursuite. Désormais, c'est un cliché. Dans les films de policiers, il y a une course-poursuite avec le tueur, notamment dans les films coréens. Ici, la course-poursuite, elle est superbe. La façon dont ils se déplacent, c'est un des rares moments où la caméra tremble, je pense, de tout le film. Je trouve qu'on est dedans à 100%. Et voilà, je pense que c'est un grand film, évidemment parce que son pitch, il est brillant, parce que ses acteurs, ils sont exceptionnels. Mais au-delà de ça, même dans les... petites scènes, on voit qu'il y a de la maîtrise, il y a de l'inventivité, il y a de l'inspiration et que tout a été pensé pour que ça ne ressemble qu'à lui-même.
- Speaker #2
Et la ville est incroyable aussi parce qu'on ne l'a jamais nommée, donc c'est une espèce de ville fantôme, un peu Sodom et Gomorre comme ça, où il pleut tout le temps, horrible. Et je pense que le dernier Resident Evil, je ne sais pas si vous jouez un peu, ils sont fort inspirés de l'esthétique de Seven.
- Speaker #1
C'était peut-être raison de s'élever Seven, du coup, ils se sont dit...
- Speaker #0
RQM, RQM.
- Speaker #2
C'est Requiem, oui. Et ceux-ci, il pleut tout le temps comme ça. C'est un film qui est complètement nihiliste ou pessimiste. C'est genre, l'humanité est mauvaise. Il y a les sept péchés capitaux qui font partie de notre nature et c'est comme ça. Ça va mal finir. Ça sert à rien. Il y a quand même le personnage de Morgan Freeman, Somerset, je pense, qui lui montre une lueur d'espoir parce que Brad Pitt, c'est un peu un anti-héros aussi.
- Speaker #1
Non, c'est le jeune blanc-beille qui veut faire ça bien, mais qui n'a pas la maturité. Il est en colère,
- Speaker #2
il perd son sang-froid et tout ça. Donc, on n'est pas dans le cliché des super-héros flics non plus.
- Speaker #1
Surtout, on est dans un truc à contre-courant, comme tu dis, du méchant qui pense être un justicier. C'est ça qui est intéressant. De son point de vue, c'est lui le gentil. Et ça, c'est toujours bien intéressant dans un film.
- Speaker #2
Et ce qui est très intelligent aussi, c'est que l'acteur qui joue le méchant, ils ne l'ont pas crédité au début du film pour garder le secret aussi.
- Speaker #1
Aïe, très habitué à faire des happy ends, c'est vraiment la marque de fabrique d'Hollywood, il faut que ça termine bien pour les héros. Là, ce n'est pas du tout le cas. C'est un film qui a rebrousse-poil à ce niveau-là et je pense que ça fait en partie son succès et le fait que les gens, du coup, il y a un bouche-à-oreille terrible de se dire « là, j'ai été pris complètement à rebours » parce qu'il faut bien imaginer qu'à cette époque-là d'Hollywood, le Brad Pitt, c'est déjà quelqu'un d'identifié, qui est déjà une star, une méga-star. Il est déjà fait longtemps qu'il était très, très beau et remarqué dans Thelma & Louise, mais il avait déjà joué un truc... automne, je ne l'ai plus là. Légende d'automne, exactement. Donc c'est une star, à ce moment-là il a joué un vampire déjà aussi, et donc par contre en face, le méchant est donc moins identifié que lui à ce moment-là, parce que lui sa carrière n'est pas aboutie à ce moment-là autant, et le fait de faire gagner du coup le méchant un petit peu contre lui, c'est quelque chose qui n'est pas du tout dans les canons d'Hollywood, et donc les producteurs ont tout fait pour bloquer cette scène, ils ont même proposé à la fin dans les négociations que ce soit un autre objet, mais qu'il fasse aussi un peu râler, mais voilà... On ne va pas pouvoir en dire plus, mais je vais vous le dire en off. Vous suivez-nous pour avoir les anecdotes. Mais en fait, les trois acteurs, le réel et les trois acteurs, se sont liés ensemble en bloc pour dire, en fait, non, c'est ça qu'on veut et rien d'autre. On vous empêche, si vous faites ça, on se barre, on ne termine pas le truc et tout. Et ils ont accepté, dans les studios, un petit peu bon gré, mal gré. Et quelle bonne idée d'accepter, parce que ça crée ce moment et ce film absolument atypique, vraiment.
- Speaker #0
Et j'ai un truc à rajouter par rapport à cette anecdote. il faut savoir que David Fincher Quand il sortait de Alien 3, il n'était pas sûr qu'il voulait faire un deuxième film, tellement il avait été dégoûté par l'expérience. Et en fait, on lui a envoyé le scénario de Seven, mais le scénario qu'on lui a envoyé, c'est le scénario qu'on voit à l'écran. Sauf qu'à l'époque, le scénario avait déjà été modifié pour adoucir la fin. Et du coup, c'est une erreur. Et David Fischer a dit, ah bah non, mais moi, le scénario que j'ai lu, il me plaît comme ça. C'est hors de question de le changer. On le dit, mais c'est une version de travail. Ils se sont plantés quand ils ont envoyé le truc.
- Speaker #1
Ils ont envoyé la copie corrigée, mais pas corrigée.
- Speaker #2
Donc de base, ça devait être encore plus trash. Non, non, non.
- Speaker #1
Ce qu'il y a, c'est le script original. C'est ce qu'on voit à l'écran. Mais les producteurs l'avaient déjà censuré. Et ils ont fait une deuxième version. Et au moment de l'envoyer dans la précipitation, ils ont envoyé quand même la version 1. Et du coup, Fincher a dit, moi j'ai reçu ça, j'ai reçu ça. J'ai pas besoin d'eux. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
C'est vraiment ça. Et c'est une histoire de fou. Vraiment, quel bonheur. Parce que voilà, vous prenez Hannibal Lecter. On aime bien le voir gagner aussi. Mais en attendant, dans ce film-là, vous avez un Anthony Hopkins qui est celui qu'on aime voir à l'écran, si tu veux. Alors que les personnages en face qui perdent face à Hannibal dans ces films-là, ils sont moins connus. Donc c'est... plus dans l'ordre du temps, mais là, vous avez vraiment l'inverse. C'est-à-dire que Brad Pitt, c'est impensable qu'il perde, entre guillemets. On en dit le moins possible, c'est difficile de ne pas spoiler, mais regardez-le si vous ne l'avez pas encore vu, Seven.
- Speaker #2
Et le film arrive à réinventer le genre aussi, parce qu'il succède au Silence des Agneaux, il y avait déjà eu plein de thrillers avant, et il arrive vraiment à réinventer et apporter quelque chose de complètement nouveau, avec des gimmicks connus, comme tu disais, Julien.
- Speaker #1
Est-ce que vous voulez encore des petites anecdotes ?
- Speaker #0
Oui, encore !
- Speaker #1
Alors, une petite anecdote, la victime qui joue Paresse, normalement c'était censé être une espèce de poupée, un truc un peu, parce qu'il est extrêmement maigre, il était vraiment paresseux, il ne se nourrissait plus, l'image était vraiment cadavérique et horrible. Ils n'ont pas prévenu les acteurs au moment où ils rentrent dans le set que c'était un vrai acteur extrêmement maigre, qu'ils ont grimé, maquillé, déglingué. Et du coup, l'effet d'horreur est extrêmement vrai sur les visages des acteurs à ce moment-là, parce qu'on ne les a pas prévenus. Et donc, ça rajoute aussi à l'effroi qu'on peut lire sur leur visage. Et ça, c'est quand même un sale coup de la part des prods. Mais qu'est-ce que c'est marrant quand même à faire. Deuxième anecdote, Brad Pitt se blesse vraiment. Il se pète vraiment le bras sur le tournage. Et donc, à un moment donné dans le film, il a un plâtre ou un bandage. Ils se sont dit, bon, cassé pour cassé, on va... En fait, il a fait une course poursuite, il s'était pris. Et voilà, ils ont rajouté dans le script... en cours de tournage cette blessure pour pouvoir justifier qu'il avait quand même besoin d'avoir dans les autres scènes cette blessure voilà exactement les acteurs se cassent des os, on pourrait faire un épisode spécial des cassures un peu la DiCaprio dans Django la fameuse main qui saigne où il casse le verre vraiment ou une des jambes de Tom Cruise aussi dans Mission Impossible 6 où il fait un saut et il se claque vraiment c'est pas très bon il garde la prise où ça pète je pense je pense que l'impact il est resté comme dans les DiCaprio on pourrait faire un épisode aussi on creuse sur les plus grosses blessures d'Hollywood Aragorn qui tape dans le casque aussi mais ça c'est connu oui c'est bien connu bon on s'égare les petits amis est-ce que vous avez autre chose à dire sur notre ami David Fincher et sinon peut-être un petit tour de table des Finchers qu'on aime bien ceux qu'on recommande vraiment moi j'ai le mis en direct je
- Speaker #2
vous donne un indice il y a Michael Douglas dedans moi j'aime beaucoup Social Network en fait parce qu'il arrive à mettre une ambiance 7 sur un truc sur Mark Zuckerberg et Facebook je trouve ça incroyable moi je crois que c'est mon préféré même excellent
- Speaker #0
Moi je dirais Zodiac, je pense que j'adore le... J. G. Gyllenhaal. J. G. Gyllenhaal, Robert Downey Jr. aussi, avant qu'il soit Iron Man, je crois. Oui, je crois, vraiment. Et juste pour le côté encore plus méticuleux, je pense, que Seven, et c'est là où on voit toute la précision de David Fincher, qui en plus, là, commence avec le numérique. Et moi, j'aime bien le côté déceptif qu'a le film. Je sais que ça frusse pas mal de gens, mais je trouve que c'est un film... Trompeur,
- Speaker #1
tu veux dire.
- Speaker #0
Déceptif. Déceptif dans le sens où c'est pas un film qui va te donner un coupable à la fin désigné et qui va plus rester ouvert. Comme l'affaire l'est. Et moi, je suis assez fasciné par celui-là,
- Speaker #1
je crois. Moi, je vais vous recommander avec Michael Douglas The Game, qui est juste... Il n'y a rien à faire, même si je le connais bien. Il y a des moments où je ne sais plus ce qui se passe. C'est tellement bien fait. Le petit but super rapide. On propose à cet homme-là du coup... de lui faire vivre, enfin ses amis veulent lui faire plaisir pour un anif, on lui offre une expérience absolument immersive où on va lui faire jouer à un jeu grandeur nature. Sauf que du coup on prévient qu'évidemment il y a des acteurs qui seront placés dans des endroits, que tout sera mis en scène. Sauf que très vite, il y a des choses vraiment bizarres qui se passent et la réalité se confond complètement avec la fiction, où la fiction vient se mettre dans la réalité, lui devient fou à perdre la tête de ne plus savoir jusqu'où le jeu est poussé. Évidemment comme la société qui crée les jeux est hyper puissante... peut-être capable d'aller très loin dans la simulation de ce qui est vu. Il y a un côté presque Matrixesque, un petit peu dans ce monde virtuel où t'as l'impression de retomber. Et surtout, David Fincher joue parfaitement à nouveau. C'est une précision de fou, mais qui fait que t'es toujours en tangente sur qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui l'est pas. Et bien malin serait celui qui regarderait ça pour la première fois qui pourrait dire, ouais, ouais, là je sais que c'est ça, là c'est ça. Impossible.
- Speaker #2
Jusqu'au climax final. J'ai la chance de ne pas encore l'avoir vu, donc je vais le découvrir.
- Speaker #1
The Game System 7, tu vas passer un tout aussi bon moment, vraiment.
- Speaker #2
Et il y a Gone Girl qui est terrible aussi. Gone Girl,
- Speaker #1
j'adore énormément. un très très bon bénéfique aussi ça excellent bon Les petits amis, est-ce qu'on n'arriverait pas à la fin de cet épisode ?
- Speaker #2
Mais est-ce qu'il ne manquerait-il pas les coups de cœur ?
- Speaker #1
Exactement ! Bon, je l'ai mal présenté, d'habitude c'est les amis, nous arrivons à la fin de cet épisode. Mais, mais, mais, mais, mais ! Je pensais que vous alliez le faire, le mais, mais, mais, mais, bande de vilains ! Mais pas sans oublier nos coups de cœur du moment. C'est parti !
- Speaker #0
Mon coup de cœur, c'est The Chair Company de Tim Robinson. C'est une série sur HBO. Alors, ce qui est important, c'est d'abord de savoir qui est Tim Robinson. C'est un ancien comique du Saturday Night Live. il avait déjà commencé par faire différentes petites séries, notamment I Think You Should Live. Et The Chair Company, dans The Chair Company, il joue un cadre qui un jour se pète la gueule devant tout le monde en s'assayant sur une chaise. Et il va penser de façon très logique que c'est un complot et que quelqu'un a mis cette chaise pour qu'il tombe devant tout le monde. Et du coup, il va se mettre à enquêter. Et donc, c'est à la fois une série qui est humoristique parce que son personnage est complètement toqué et va se retrouver dans des situations de plus en plus improbables. Et en même temps, c'est une série qui est vraiment, vraiment dans l'aspect paranoïaque. Et plus ça avance, plus c'est paranoïaque, plus l'étau va se resserrer autour de ce personnage. Alors moi, j'avais rarement vu une série qui reposait autant sur du vent que ça, honnêtement. Donc c'est vraiment juste une histoire de chaise. Mais il pousse tellement loin le délire et il assume tellement cet aspect paranoïaque que je trouve que c'est vraiment savoureux. Et alors l'interprétation de Tim Robinson, elle est juste incroyable.
- Speaker #4
Tu penses que tu connais ce qui est vrai, ce qui n'est pas, ce qui est lumière, ce qui est sombre. Maintenant, oublie tout ce que tu connais. Viens avec moi. Willow.
- Speaker #2
Alors moi pour mon couture de la semaine je vais vous parler de Willow qui est réalisé par Ron Howard et qui est écrit par ni plus ni moins que le papa de Star Wars, George Lucas. Alors de quoi ? par Willow. Donc en fait, c'est Willow qui trouve une petite fille abandonnée sur une rivière et il apprend qu'elle est destinée à mettre fin au règne de la reine Bad Morva. Donc en fait, voilà, c'est un film qui a été réalisé dans les années 80 et ça sent bon l'héroïque fantaisiste des années 80. Donc il y a du matte painting, les costumes, tu sens qu'ils ont été faits main, c'est avec des poils et même à un moment, la méchante reine, en fait, elle a des chiens de chasse et tu vois que c'est des vrais chiens auxquels on a collé des cornes et auxquels on a collé de la fourrure et tout ça. La musique est épique, j'ai vraiment bien aimé. Et puis tu vois aussi comment le cinéma a évolué avec les mentalités. Parce qu'en fait, pour jouer les Nalouines, qui sont un peuple de petite taille, ils ont vraiment pris des acteurs de petite taille. Et il y a même des scènes avec des figurants que de petite taille qui sont assez impressionnants. Et ça contraste avec le Blanche-Neige de Disney avec Blanche-Neige et les Sept Nains, où ils ont préféré faire jouer les Sept Nains par des personnages numériques. Il y avait même eu toute une polémique parce qu'en fait, des acteurs de petite taille étaient indignés en disant que ça leur faisait des rôles en moins. Donc voilà, ça pose plein de questions en fait sur comment tu représentes la différence et comment ne pas enfermer des acteurs dans cette différence justement. Donc voilà, Willow,
- Speaker #5
c'est disponible sur Disney+.
- Speaker #1
Et bien quant à moi, je vais vous parler de What Keeps You Alive, qui est un thriller dans les bois. On est perdu au milieu de nulle part et vous avez deux femmes mariées qui pour leur première année d'anniversaire, Jackie et Jules, vont se retrouver, en tout cas Jackie invite Jules dans sa maison dans laquelle elle a grandi avec son père qui lui a appris à chasser. Et donc très vite, Jules qui pensait connaître sa femme découvre une personnalité un petit peu différente, un petit peu psychopathe peut-être. Parce que ce film, évidemment, il a tout d'une lune de miel dans un cadre idyllique et un petit chalet luxueux. Il est aussi le lieu parfait pour que ça tourne très très mal. Et le film, il va tourner très très mal. C'est vraiment... Voilà, c'est pas un grand grand film, mais c'est un très très bon petit thriller en pleine nature. Filmé évidemment qu'avec des vrais décors. Dans les actrices, vous avez la merveilleuse Amy Rosum et Lola Petty Crew. Et franchement, c'est rien que pour elle. C'est juste merveilleux. Donc ce petit film d'horreur, voilà, What Keeps You Alive, je vous le recommande. Peut-être même garder-le en stock pour une petite soirée Halloween avec les copains-copines.
- Speaker #2
Merci à vous, chers auditeurs, chères auditrices, d'avoir écouté cet épisode de Sénèque du cinéma. Et n'oubliez pas, pour nous soutenir, de nous mettre 5 étoiles sur toutes les bonnes plateformes. Et on se voit très bientôt. Ciao,
- Speaker #1
Merci, Kévin. Bon, ce n'est pas son exercice préféré, il faut quand même le dire. Il a fait ce qu'il a pu. Julie, où es-tu quand on a besoin de toi pour une petite voix suave à la fin de nos épisodes ? Non, mais en tout cas, on espère que cet épisode vous a plu. Merci à Surimpression, qui est disponible dans tous les cinémas. vous n'avez aucune excuse pour ne pas attraper un exemplaire de surimpression quand vous allez voir un film. Il y a toutes les bonnes critiques d'à peu près tous les films qui sortent. Je ne sais pas comment à ne pas dormir et voir tous les films. C'est assez impressionnant. Et puis évidemment, merci à Suneur, notre plateforme belge préférée. Et puis voilà, on se retrouve très très bientôt les amis. On espère que vous allez bien. Et puis, ciao comme dirait Edouard.
- Speaker #6
Ciao ciao.