- Speaker #0
Tu es le seul à être en scène avec le Monsignor à l'heure de son mort. Tu es le seul à l'église à qui tu as hâte, c'est Gus. Le esprit l'a vraiment élevé aujourd'hui, hein ? Donc, dis-moi, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Ça va super, ça va très très bien, mais je m'excuse auprès des auditeurs, auditrices, déjà j'ai une voix un petit peu nasillarde, que je suis un petit peu malade, mais sinon ça va très bien.
- Speaker #0
Vous dites ça par modestie, vous avez déjà des super bonnes voix, je l'entends.
- Speaker #2
Merci mon vieux. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et toi ça va Julie, pas malade ?
- Speaker #2
Écoute, ça va très bien, c'est mon fils, je peux dormir le matin, je suis en pleine farde pour cet épisode.
- Speaker #0
Tu as vu 7 films sur 48 heures, c'était la fête.
- Speaker #2
Voilà. Un vrai bonheur.
- Speaker #0
Bon les amis, juste avant de vous présenter le programme de la semaine, j'aimerais remercier le partenaire officiel de notre podcast, Sooner. Sooner, c'est une plateforme de streaming belge conçue pour et par les amoureux de cinéma. Avec son large catalogue riche et varié, Sooner propose une alternative locale aux plateformes internationales. Sur la plateforme, vous trouverez des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals, on en sait quelque chose, Nora, évidemment. Ainsi aussi que des trésors cachés. Et puis aussi, évidemment, les toutes dernières sorties cinéma qui sont à la... demande. Alors vous rappelez aussi que si vous ne voulez rien rater de nos aventures, foncez vous abonner sur notre Instagram et TikTok, ce n'est que du cinéma on vient de passer les 700 abonnés les amis ! La barre est passée !
- Speaker #1
Félicitations ! Merci à tous !
- Speaker #0
Et ça continue de monter, ouais ! Et donc évidemment c'est là-bas qu'on vous ouvre les coulisses du podcast et qu'on organise par exemple des concours pour faire gagner des places de cinéma. Et puis si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur Spotify, Apple ou quelque chose sur la plateforme sur laquelle vous nous écoutez, à nous laisser un petit commentaire, ça nous donne un maximum de force pour vous proposer toujours plus de choses. plus de magie cinéma. Alors cette semaine, on vous parlera de Wake Up Dead Man, une histoire à couteau tiré, donc c'est là. Le troisième volet, un des aventures du détective Benoit Blanc, interprété par notre James Bond retraité préféré, Daniel Craig. Ensuite, on vous parlera du nouveau film de Noah Baumbach, que vous aviez peut-être découvert pendant le confinement avec A Marriage Story, ou bien dans le podcast, si vous êtes les plus fidèles auditeurs d'entre vous, avec Mayerowitz Story, dont on avait parlé dans un des premiers épisodes du podcast. Là, cette fois-ci, il dirige George Clooney, Adam Sandler et Laura Dern dans un film qui s'appelle Jay Kelly. Troisième sortie de la semaine, on vous parlera de Résurrection. C'est le nouveau film de réalisateur chinois, Big Anne, qui a obtenu en ce film le prix spécial de Cannes 2025 et que certains annoncent déjà comme une des plus belles expériences cinéma de l'année. Et puis cette semaine, c'est Nora qui nous apporte sa pépite à l'occasion des 50 ans de la sortie du film Vol au-dessus d'un nid de coucou, réalisé par Milos Forman et sorti donc, si vous avez fait le calcul, en 1975. Et le tout, sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #1
Mais oui, magnifique !
- Speaker #3
Oui, oui, oui ! Let's go ! C'est parti !
- Speaker #0
Alors, Wake Up Dead Man, une histoire à couteau tiré. Pour le petit pitch très rapide, le détective Benoît Blanc collabore avec un jeune prêtre pour enquêter sur un crime totalement inexplicable perpétré dans l'église d'une petite ville au sombre passé. Évidemment, film réalisé par Rian Johnson, celui qui a fait les trois. C'est son bébé, clairement. Il a même annoncé dans une interview que lui se verrait bien ne plus jamais réaliser autre chose que faire... que des histoires de Benoît Blanc. Et puis Zadouz. Un peu style Agatha Christie, pourquoi pas, on verra. Avec un casting évidemment de Fous Furieux Malade, Daniel Craig, Josh O'Connor, Kelly Spainy, Glenn Close, j'en oublie encore.
- Speaker #1
Jeremy Renner, j'ai la liste là. Kerry Washington, Andrew Scott, Thomas Adam Church,
- Speaker #0
il y en a plein. Et du coup, petit tour de table, qu'est-ce qu'on a pensé de cette troisième enquête de Bonoblanque ?
- Speaker #4
Eh bien moi j'ai bien aimé, figure-toi. J'ai trouvé ça un tout petit peu long, mais c'était bien.
- Speaker #0
2h30 quand même, il prend son temps.
- Speaker #1
Moi, j'achète, j'adore. Moi, j'aime bien ce type d'histoire, je suis très Agatha Christie, tout ça, donc j'ai bien aimé.
- Speaker #0
Eh bien, moi, j'ai été un peu plus déçu. J'ai bien aimé les premiers. On passe pas un mauvais moment, je pense qu'on peut pas... Non, jamais. Mais je crois que c'est peut-être l'enquête que j'ai le moins aimée des trois.
- Speaker #4
Ah oui, quand même.
- Speaker #0
Et on commence peut-être avec Edouard qui a l'air d'avoir le p...
- Speaker #4
plus aimé autour de la table et plus aimé je dirais pas jusque là mais t'as vu les deux autres ouais j'ai vu les deux autres moi j'aime beaucoup les houdonites de base donc tout ce qui est cluedo en fait y'a un mec qui est mort dans une maison on cherche qui l'a tué parce que le mec il l'a tué forcément dans la maison et ce n'est jamais qui tue attends et donc ça j'aime bien c'est un style que qui se fait vieux, qui a du mal à se renouveler, et quand était venu à couteau tiré premier volet, je m'étais dit, ah, super, enfin un gars qui a compris comment on faisait un bon Wooden It, et ça faisait longtemps que c'était pas arrivé. Et donc là, avec ce... Après, il y a eu Glace Onion, on le rappelle, et j'ai pas vraiment... J'ai beaucoup moins aimé, parce que c'était un peu trop glamour, trop moderne. Ouais, c'est ça, trop Instagram, c'est vraiment ça. Donc ça, ça m'avait moins plu, et ici, on est retour dans un petit... Petit village américain avec plein de personnages très hauts en couleur d'ailleurs. Et avec notamment plein d'acteurs exceptionnels. C'est vraiment ça qu'il faut retenir je pense. Et je crois que le film aurait été beaucoup moins bien s'il y avait eu des moins bons acteurs déjà premièrement. Parce que faut quand même pas se mentir, c'est vachement tiré par les cheveux quand même.
- Speaker #0
C'est tiré par les couteaux.
- Speaker #4
Oui, super. On commence bien sur la blague. Non mais le troisième, moi en fait j'entendais beaucoup parce que le titre m'a interpellé. Genre Wake Up Deadman, ok trop bien, qu'est-ce qu'on va nous raconter encore ? Et en fait, relativement déçu. J'avoue, par la promesse en fait, mais le film ça passe. C'est un truc bien, c'est un truc sympatoche, ça se regarde. Mais c'est long, c'est long, long, long. Vraiment, une demi-heure de moins, c'est parfait.
- Speaker #0
D'ailleurs juste avant de donner la parole, Nora, c'est sur nos collègues de Écran Large qui avait fait remarquer qu'il n'y a pas de virgule et que c'est fait exprès dans Wake Up Deadman en fonction du... Le fait de ne pas en mettre, ça veut dire qu'il y a deux interprétations. Les deux fonctionnent dans le film. Ça peut être « Wake up, dead man » . Donc, réveille-toi, toi qui es mort. Une sorte de résurrection. Ça a du sens, évidemment, dans ce monde d'église. Mais ça peut aussi être « Wake up, dead man » . Ça veut dire « Réveille-toi, mort » . Tu vas mourir dans ton sommeil. Les deux ont taffé une différence. Et c'est fait exprès qu'ils n'aient pas mis de la virgule pour garder cette petite allusion. Et merci à Écran Lâche pour avoir pointé ce truc-là. Je trouve ça super intéressant. Toi, Nora, ce film ?
- Speaker #1
pour ça que j'ai mieux aimé ou qu'en tout cas ça m'a plu parce qu'en fait j'aime bien toutes les histoires un peu polares, Agatha Christie, Enquête et tout, je trouve que ça fonctionne hyper bien, c'est vrai que la brochette d'acteur c'est hyper réjouissant j'ai quand même un gros coup de coeur pour Josh O'Connor que moi j'avais découvert dans la série The Crown et que je trouve fantastique aussi dans ce rôle-là et que je le trouve hyper convaincant Daniel Craig aussi, en fait moi j'ai bien aimé le découvrir en Enquêteur alors évidemment j'avais pas vu les autres films donc j'ai beaucoup aimé de le découvrir comme ça j'aime bien l'ambiance, alors évidemment en effet le scénario est alambiqué mais il y a eu tellement d'histoires de crimes que du coup il faut se le renouveler, c'est compliqué mais je trouve que le film fonctionne bien, c'est en effet un petit peu long j'aurais peut-être raccourci un petit peu mais je trouve que c'est bien rythmé, qu'il y a des rebondissements qu'en fait on suit vraiment l'affaire et qu'on essaye de deviner un peu qui est le meurtrier pendant tout le film, on suit des fausses pistes et puis jusqu'au dénouement donc ça tire un peu sur toutes les ficelles habituelles mais je trouve que ça fonctionne bien moi j'étais dedans
- Speaker #0
Je ne sais pas trop pourquoi j'ai moins aimé que les deux autres. Ça m'a moins pris. Par contre, il y a un aspect que j'adore, c'est vraiment la toute première enquête, c'est-à-dire vraiment ce truc de la pièce fermée, qui est en fait un classique des énigmes. C'est vraiment le meurtre dans une pièce fermée dont il est, a priori, c'est impossible. Ils disent souvent dans le film, c'est impossible, c'est impossible. Et j'aime bien vraiment quand ils mettent en scène, notamment Daniel Craig qui dit, il y a trois possibilités. Et les trois n'ont aucun sens. Et à la fin, tu arrives à la conclusion, il n'y a plus de possibilités. Et on n'a pas trouvé ce qui s'est passé. parce que la pièce est fermée et il y avait des témoins ça j'aime bien Après le coup du diamant Il y a des choses qui évoluent J'ai été un peu moins pris dedans Et alors aussi la brochette d'acteur Certes mais il y en a beaucoup qui N'ont pas grand chose à manger Andrew Scott que j'adore de tout mon coeur puissant Il n'a pas grand chose à jouer Mila Kunis j'y crois pas trop D'ailleurs dans son rôle à elle Mais certains sont un peu sous-exploités Il y a peut-être un peu trop de stars Qu'on essaie de mettre dans un même film Donc j'étais un peu moins convaincu de l'univers. Je trouve aussi que Benoît Blanc, même si j'adore ce personnage, je trouve que là, il cabotine un peu, il en fait vraiment des caisses un petit peu trop, je trouve. Mais il a des très beaux costumes. À un moment donné, il me dit quand même Scooby-Dooby-Doo. Alors oui, j'ai eu marre, mais ça n'a aucun sens. Donc voilà, à la fois, j'ai passé un super bon moment et en même temps, j'étais un peu genre, ok, c'est un film Netflix un petit peu chausson.
- Speaker #4
Voilà, mais moi, je vois vraiment ce que tu veux dire et je me retrouve pas mal dans ce que tu dis. C'est vrai que je pense que tu peux enlever trois persos Merci. ça change rien et surtout que justement ce personnage dans Drusquod il y en a un ou deux où vraiment il n'y a aucun doute c'est pas eux il y a un problème parce que dans les deux autres c'est ça qui était bien c'est que tout le monde a de quoi vraiment buter la personne qui disparaît mais là il y en a où tu sais pas trop pourquoi ils sont vraiment là genre même comme tu dis mais la cunisse c'est... pas grand chose au final, c'est un peu c'est un représentant de la loi, donc voilà c'est quelqu'un qui aide la police, bon bah voilà c'est tout et ça c'est vraiment le point négatif c'est le point dommage, il y a beaucoup de Joe Choconin par contre, donc si on l'aime pas trop, ça va être difficile Je l'ai vu pas dans Challengers
- Speaker #0
Vous vous souvenez de ce acteur ? La première fois que je l'avais vu, moi.
- Speaker #4
Non, mais depuis, il cartonne. Il est super, ce acteur-là. Donc, il n'y a pas de problème avec ça. Par contre, je trouve que du coup, c'est vrai qu'il y a beaucoup de stéréotypes, presque. On a voulu te mettre des personnages là parce qu'il en fallait. Est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Non. Et c'est pour ça que je pense que ça cabotine un peu parce qu'on essaie de te mettre sur des fausses pistes. Déjà, le fait de répéter 45 fois que c'est le prêtre qui a buté tout le monde. On a bien compris que c'était pas ça les mecs Après ils essaient de te retourner en mode Ah c'est peut-être lui Ce n'est pas lui Je comprends assez vite Evidemment que le suspect numéro 1 C'est pas lui C'est un peu les règles des houdonites C'est de voir qui ça va être
- Speaker #0
Au final est-ce que vraiment Il y a trop de réponses J'ai l'impression que c'est très flou C'est vrai que c'est quand même bien fait L'enquête est bien faite parce que ça a l'air un peu impossible Et je trouve que la résolution est ok Elle n'est pas implosible Merci. c'est bien fait mais ça a du sens en fait ça se tient quand même quand t'as le reveal c'est ok c'est pas trop c'est pas comme Insaisissable 3 par exemple on va parler de ça le petit tacle le petit tacle c'est parti c'est un bon film canapé voilà est-ce que t'as eu le temps de rattraper le 1-2 entre temps ou est-ce que maintenant tu vas le faire ? maintenant je vais le faire parce que du coup comme ça m'a plu j'ai envie de voir les deux autres en fait et du coup toi alors Edouard avant de passer au film suivant si tu fais un classement de ces trois enquêtes de Benoît Blanc, tu le mettrais dans quel ordre ?
- Speaker #4
Alors, moi le... 1 il éteint tout genre il est excellent le 1 vraiment même la broche d'acteurs etc je vois pas comment tu fais mieux c'est vraiment impeccable puis à ce côté Ancien Manoir etc ça on aime bien ça j'adore toujours voir Michael Shannon aussi donc bref plein d'acteurs super Anadermas aussi voilà Anadermas moi je mettrais du coup le 1 en premier 100% et après je crois que le 3 est quand même meilleur que Glacier d'Anne je pense Parce que le 2, j'ai pas à gérer, on pas kiffer la manière dont c'est fait. T'as cette histoire facile dehors, y'a des jumeaux. C'est un supplit, je fais pas de ma gueule.
- Speaker #0
Ok, donc 1, 3, 2, moi je dirais 1, 2, 3. Mais du coup, dites-nous, vous les auditeurs, auditrices, si vous avez vu ce film, si vous aviez compris avant le reveal qui était le tueur ou la tueuse. Et puis nous, on va passer au deuxième film de cette sélection, aussi disponible sur Netflix, on va passer à J. Kelly.
- Speaker #5
Jake Kelly, so handsome ! Look at you, you're the American dream. The last of the old movie stars. I'm down here. You're up there, you're down here, you're in here. We did this together !
- Speaker #6
See you, Dad. I'm leaving on Saturday for Paris.
- Speaker #5
This is your last summer. It would be so lonely here without you.
- Speaker #6
No, it won't. You're never alone.
- Speaker #5
Really ? I think I'm always alone. Thanks a lot. Alors,
- Speaker #0
Jay Kelly pour le petit pitch, c'est très court, sur Allociné, le célèbre acteur de cinéma Jay Kelly entreprend un voyage introspectif à travers l'Europe avec son fidèle manager. Très court, en même temps, ça n'en dit pas des caisses, c'est bien, donc garde un film de Noam Baumbach, avec George Clooney, Adam Driver, Laura Dern notamment. Savoir aussi que ça vient de tomber à l'heure où on vous parle, les nominations des Golden Globes sont sorties, donc il est déjà George Clooney nommé pour meilleur acteur. Et Adam Sandler met Rector dans un second rôle. Voilà, donc on verra. Affaire à suivre. Vous en faites pas, on sera là pour un épisode spécial Oscar et Golden Globe. Ça, c'est sûr. Du coup, je fais d'abord un petit tour de table. Toi, Julie, qu'est-ce que t'as pensé de ce film ?
- Speaker #2
Moi, je suis assez mitigée. J'ai trouvé que c'était assez long et assez inégal. Je trouve qu'il y a des scènes qui sont éblouissantes, qui sont très belles. Il y a toute une partie en Toscane. J'ai trouvé ça très beau au niveau de l'esthétique. Il y a des scènes très, très émouvantes. un peu de l'ordre de la rêverie dans la forêt beaucoup de scènes d'introspection et en même temps il y a des scènes très bavardes où je décroche un peu où je me demande mais où est-ce qu'on m'emmène et le fait aussi que le personnage de George Clooney Jake Ely soit un peu antipathique un peu de lui-même et un peu vide parfois un peu compliqué
- Speaker #0
Ok, et toi en rapide Nora ? Moi,
- Speaker #1
bonne surprise, parce qu'en fait c'est un duo d'acteurs que j'aime pas forcément, enfin George Clooney et Adam Sandler, voilà. Et en fait j'ai été vraiment surpris, j'ai beaucoup aimé le film. J'ai beaucoup aimé le film, je trouve pour moi c'est le meilleur rôle de George Clooney, je crois, que je me souvienne.
- Speaker #0
Je suis trop d'accord, ça faisait 15 ans que j'avais plus de George Clooney, j'avais plus vu de George Clooney dans quelque chose de bien, moi j'avais abandonné tout espoir pour cet homme, je trouve qu'il vend très bien le café, mais c'était tout, franchement. Et c'est pas un petit caméo dans The Flash où il dit « Ah ah, je suis le Batman ! » Non, non, non, Georges, tu es tombé si bas ! C'est si triste de voir ! Trop bien ! Je croyais vraiment plus, j'étais même arrivé au point à me demander « Mais est-ce que j'ai eu une hallucination connective ? Est-ce que peut-être que Georges Chouine n'a jamais été un bon acteur ? Est-ce que vraiment, on a raté quelque chose ? »
- Speaker #1
Je pense que tu tiens quand même quelque chose ! Est-ce qu'il est peut-être pas super ?
- Speaker #0
Et bien là, je ne sais pas s'il est, à mon avis, merveilleusement dirigé par Noah Baumbach, mais c'est... Excellent, mais c'est vraiment son héros, je suis tout à fait d'accord avec toi. Même Adam Sandler, c'est très bien. Moi je l'avais redécouvert un peu dans cette renaissance d'Adam Sandler dans Uncup Jam et des films un peu comme ça, où il fait un peu à contre-emploi, il a toujours un côté comique évidemment, mais c'était plus aussi cliché qu'avant. Laura Dern en aime toujours bien, même si je trouve qu'elle est un petit peu moins exploitée dans le film quand même, elle apparaît, réapparaît. J'ai adoré, c'est super bien Du coup, Julie, toi plus en détail. Est-ce que tu avais déjà vu un autre film ? Oui,
- Speaker #2
j'avais vu My History, j'avais vu Greenberg, et j'avais trouvé ça assez déprimant. En fait, moi, ce que je reprochais à cinéma, c'est que je trouve que c'est un cinéma assez d'entre-soi, avec des gens riches, qui ont des problèmes de riches. Et du coup, j'avais un peu du mal à accrocher. Quand le film a commencé, déjà un film sur le cinéma, sur un acteur, moi, d'emblée, j'accroche. Donc vraiment, tout le début, son premier casting, il incarne le rêve américain. Donc je trouve ça assez intéressant. Il y a vraiment plein de scènes.
- Speaker #0
Et puis le nom est appris au hasard. Kelly, Grace, Kelly. Ils se sentent bien.
- Speaker #2
Voilà, Kelly and Kelly. Il y a plein de jeux de mots. Il y a plein de scènes qui sont vraiment touchantes. Les scènes avec ses filles, par exemple, je les trouve assez intéressantes. Surtout la grande qui est un stit. Je trouve que la scène, par exemple, dans la forêt est vraiment magique. Et Blue Is Hot m'a vraiment très fort touchée.
- Speaker #1
La actrice de The Jones and the Six. La série, voilà. L'actrice.
- Speaker #2
Voilà, on l'adore. C'est bien joué, il y a des belles scènes, mais moi, je n'ai pas vraiment compris, en fait, ce voyage. Pourquoi ? Ça me sort un peu, en fait. Il part pour aller avec sa fille, mais je trouve ça assez naïf, en fait. Je ne comprends plus trop les enjeux. À un moment, il se perd, il prend ce train pendant très longtemps. Enfin, en fait... Il y a plein de scènes qui m'échappent. Je trouve que c'est à la fois un film qui est honnête, qui est plutôt bien écrit à certains moments, et à d'autres que je trouve un peu lourds. Le fait que les gens passent à côté de leur vie, comme le personnage de Laura Dern qui décide de carrément partir. Tous ces personnages qui sont autour de lui, c'est un peu le château de cartes qui s'effondre sur quelques jours. Il y a des choses que je trouve intéressantes, mais j'ai du mal à comprendre le propos, j'ai du mal à comprendre où il veut en venir.
- Speaker #0
Alors, la défense, Nora ?
- Speaker #1
Je ne suis pas du tout d'accord et je n'ai pas du tout la même perception du film et analyse du film. Parce qu'en fait, le réalisateur, Noah Baumbach, moi je le connais surtout pour Frances A. Aussi avec Kavré, Bélé, Greta Gerwig. Et j'ai l'impression qu'il aime bien les personnages un peu paumés et un peu les bilans. de vie. Parce que Francesca, c'est aussi ça, c'est cette trentenaire qui se demande un petit peu où est-ce qu'elle va. Ici, c'est plus une trentenaire, c'est donc un acteur un peu en fin de carrière qui va recevoir une récompense et donc on retrace un petit peu sa vie et donc on va avoir des flashbacks de moments cruciaux de sa vie. Mais les flashbacks sont super intelligents, je trouve. C'est pas seulement un flashback et une scène coupée, c'est une scène dans une scène et donc j'ai trouvé ça assez poétique, assez joli. et j'ai bien aimé j'ai trouvé que c'était justement assez lucide c'est un personnage qui a fait le choix un acteur donc qui a fait le choix de sa carrière et qui a vécu son rêve à fond mais que du coup il se retrouve à un âge avancé en se demandant qu'est-ce qui lui reste de sa vie en fait aujourd'hui où sont les gens qu'il a aimé et en fait ce sont des gens qui ont appris à vivre sans lui finalement puisqu'il n'était jamais là et que toute sa vie a été tournée autour des plateaux de cinéma donc c'est à la fois En fait, oui, il y a des regrets. Et à la fois, quand on voit les flashbacks, on sent qu'il a vraiment poursuivi son rêve jusqu'au bout. Donc voilà, c'est des choix très conscients. Mais en effet, c'est égoïste en fait aussi. Donc il n'y a pas d'over-sympathie pour le personnage.
- Speaker #2
Et c'est ça qui m'a manqué, je pense. C'est vrai.
- Speaker #1
Pour le monde tel qu'il est, c'est-à-dire, il a suivi ses envies et sa carrière. Mais en même temps, c'est très poétique, je trouve, dans la réalisation. Esthétiquement, tu l'as dit, c'est très beau. et moi ça m'a quand même arraché les larmes quand même aussi un petit peu une lettre d'amour au cinéma. Je trouve la scène de fin de la cérémonie de récompense super touchante. C'est tellement intelligent. Le mot de fin que je ne vais pas révéler est tellement intelligent aussi. Il y a des petits clins d'œil comme ça qui comparsèment dans le film. Ce n'est pas lourd. On ne veut pas nous arracher les larmes tout le long, mais c'est bien joué. Justement, les acteurs secondaires sont super aussi. On les a cités. Mais George Clooney, vraiment bravo pour ce film-là. Parce que je trouve que c'est toujours un acteur qui surjoue. C'est souvent un acteur qui est un peu à la limite du comique. Il y a ce côté très américain qui est aussi présent dans ce film. C'est vraiment le côté cinéma hollywoodien, belle époque du cinéma, etc. Donc on retrouve tout ça, mais cette fois-ci, ça me touche, ça marche. C'est beau et c'est poétique. Donc vraiment, moi j'ai trouvé ça très très chouette comme film.
- Speaker #0
Et ça J'ai envie d'aller en Toscane en train.
- Speaker #1
Et t'as donné envie de te faire ? Et alors ce voyage en train, je trouve que la façon dont il poursuit sa fille, où il veut rattraper le temps perdu, ce qui est impossible. Sa fille a grandi, elle a vécu sans lui, elle a fait sa vie, elle dit voilà je t'aime papa mais lâche-moi les basques, maintenant c'est une grande. Et je trouvais ça très touchant aussi, et puis ça montre que bah oui mec c'est trop tard en fait, mais c'est assez beau, c'est un peu, oui il y a quelque chose de pathétique dedans.
- Speaker #0
mais c'est bien fait je trouve c'est très bien fait notamment cette phrase où elle lui dit tu sais papa comment j'ai su que tu voulais pas passer du temps avec moi c'est parce que t'as pas passé du temps avec moi et ça c'est vraiment le truc que je voulais dire c'est que Noah Baumbach il est connu pour une précision d'écriture des dialogues c'est probablement le gars le plus stacanoviste vraiment complètement obsessif sur ses dialogues genre c'est pas compliqué s'il y a la moindre improvisation il arrête la scène et il refait jouer ce qu'il a écrit doit être absolument dit il travaille énormément ses textes et donc c'est vrai que ça peut faire un petit peu ce que Julie ressentait des scènes un peu verbeuses, un petit peu parfois trop intenses et en même temps je trouve qu'il a une plume ultra juste en fait lui, son sujet de prédilection c'est les familles dans tous ses films c'est ça, c'est les familles c'est vraiment venir mettre une caméra au coeur du réacteur des familles dysfonctionnelles souvent à plus ou moins divers degrés, évidemment le film My Heroic Story était vraiment avec un Dustin Hoffman qui joue un père vraiment impassible avec ses fils et le fils qui... qui lui crie dessus je t'ai battu j'étais meilleur que toi et le père qui bronche pas et qui reconnaîtra jamais qui dira jamais je t'aime enfin des trucs vraiment durs dans celui-ci on est sur un truc moins violent genre ces deux filles l'aiment quand même mais elles ont senti et qu'elles avaient été quand même un peu abandonnées mais elles lui en veulent pas c'est juste bah écoute c'est ton choix comme tu dis mais du coup n'essaye pas non plus de devenir mon pote maintenant enfin c'est un peu tard tu vois et en même temps il essaye quand même donc ce que j'adore aussi dans les films de Noah Baumbach tous les personnages sont sans jugement on peut juger nous, on peut se faire notre avis en fonction de nos familles et de ce que nous on ressent ça c'est pas ok, ça c'est ok personne est tout gris, enfin tout le monde est gris personne est noir, blanc, etc t'as vraiment tous ces personnages qui sont vraiment très finement écrits et en nuance à fond c'est vraiment une des écritures les plus nuancées en termes de description de personnages dans les familles c'est toujours plein d'amour, plein de regrets plein de... des émotions vraiment bien exprimées, je suis d'accord avec toi qui s'intéresse toujours à la haute c'est le New York qui va bien c'est des gens qui ont très bien réussi, c'est vraiment des problèmes de riches c'est vrai et en même temps bon bah voilà ça mais quand même cette introspection familiale moi ça m'a vraiment touché on sent vraiment ce truc de en même temps quand lui il veut moins être impliqué là-dedans tu sens qu'il a eu des moments où il s'est dit mais peut-être que je donne toute ma vie à ma carrière et puis là t'as tout d'un coup son agent et tous les gens autour de lui qui disent non non tu peux pas lâcher en fait toi tu lâches, nous on perd tout donc il y a un aspect où en fait tu fais quoi tu choisis quoi, il n'y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise décision, c'est juste qu'il a vécu sa passion avec une passion du cinéma la scène où il est sur les planches quand il est tout jeune, il fait sa première audition et que le gars dans la chaise lui dit Si vous voulez être un acteur, il ne faut pas juste le vouloir, il faut le vouloir. Vous allez devoir mentir toute votre vie quelque part, vous allez devoir à la fois vous connaître mieux que tout le monde pour justement pouvoir jouer des gens que vous ne connaissez pas. Et quand le gamin se revoit dire « oui, je le veux vraiment » , il le redit lui 60 ans plus tard, la décision est la même. « Oui, si c'était à refaire, je referais ça » . Parce qu'un acteur, les grands acteurs, ils ont un appel, une vocation, un destin. et donc c'est vraiment son cas, donc tu peux pas lui en vouloir mais effectivement C'est venu avec les sacrifices et je trouve ça hyper beau. Et donc le film est hyper beau. Et pour moi, franchement, je pense que c'est mon Baumbag préféré. Et je trouve que c'est le plus accessible aussi. Je trouvais que ce n'était pas forcément toujours un cinéma. Ce n'est pas toujours un cinéma facile, Baumbag.
- Speaker #2
Ah oui, moi, je le trouve plus accessible. Et oui, comme tu dis, il y a ce détail de l'écriture. Moi, j'ai noté quand Ron, à un moment, lui dit « Ok, t'es Jake Ely, mais moi aussi. » Et je trouve ça hyper fort de se dire que tous les gens qui gravitent autour de lui ont un peu gâché leur vie. pour continuer à créer un peu ce monstre sacré et qu'ils se sont tous un peu abandonnés. Et que ce soit ses filles ou même lui. Et ça, je trouve ça assez fort aussi comme image.
- Speaker #1
Mais je ne sais pas, moi, je ne suis pas d'accord avec le mot gâcher. Parce que justement, je trouve que c'est, comme tu l'as très bien dit, c'est très bien. Et c'est vrai que c'est très bien écrit. Et justement, c'est des choix conscients. Je trouve qu'il y a ce côté de... tous choisis, ils ont tous vécu le truc à fond. Je pense que même ce manager, il n'a pas gâché sa vie à suivre. Non, il a suivi le truc à fond, ils ont eu plein de succès et tu le vois qu'ils le célèbrent aussi. Après, en effet, c'est des décisions de vie qui viennent avec tu passes moins de temps avec ta famille, tu fais ce choix-là et pas ce choix-là. Mais je trouve que le film n'est pas triste dans ce sens-là non plus. Ça montre juste la lucidité de tu ne peux pas tout avoir. Et donc, il y a des choix qui sont faits et en fait, quand tu regardes ta vie... En fin de carrière, à un certain âge, etc. Tu vois les choix que tu as faits, les conséquences. C'est un peu en demi-teinte. Il y a des sacrifices qui ont été faits. Mais je ne suis pas d'accord avec le mot gâcher. Ce n'est pas ce que j'ai retenu du film.
- Speaker #0
Ce n'est pas gâcher, tu as raison. Tu l'as mieux dit encore. C'est des choix. Choisir, c'est renoncer. Il y a une scène d'amour où on se rend compte qu'il était tombé amoureux d'une femme aussi. Ah oui,
- Speaker #2
très très belle cette scène.
- Speaker #0
Voilà, la scène est super et cette scène où il joue au quart justement pour dire c'était un peu notre decoy pour que personne ne se rende compte qu'en fait on était en train de se draguer. Enfin voilà, c'est hyper touchant, bouleversant, c'est pas du tout libidineux, c'est vraiment quelque chose de très pur et en même temps il est très lucide sur son choix. Il sait qu'il ne l'a jamais revu et qu'il y a ce truc un petit peu de what if, tu vois tous ces chemins. Chaque fois qu'on prend une décision, on sait qu'on abandonne trois autres chemins, c'est des carrefours en permanence dans nos vies et c'est vrai que c'est un peu bouleversant. encore un peu jeunes nous mais un jour peut-être qu'on se fasse à ce genre de rétrospective sur nos vies donc on se dira quand même ce n'est que du cinéma on a quand même fait sa merde quelle carrière on répondait plus à nos amis mais qu'est-ce qu'on était les stars quand on aura 3 millions d'abonnés avec nos 700 abonnés bon mais très très bien on a quand même encore beaucoup de pain sur la planche dans cet épisode donc on va passer au prochain film de notre sélection troisième sortie de la semaine, on va passer à Résurrection. Résurrection pour le Petit Beach on est sur une série de Petit Beach très court sur Allociné donc c'est une ligne et demie un jeune homme rêveur se réincarne dans cinq époques tandis que le XXe siècle défile devant ses yeux une femme suit sa trace Voilà, donc film de Bigan, c'est un nom chinois, Bigan, avec Jackson Yee, avec Chu Chi, avec Mark Chao notamment. Donc voilà, peut-être tour de table, c'était plutôt une proposition de Edouard d'aller voir ce Bigan du Résurrection. 2h30 aussi, on est toujours un truc un petit peu long. Qu'est-ce que t'as pensé, toi, de ce film, en rapide ?
- Speaker #4
Masterclass.
- Speaker #0
Pour moi,
- Speaker #4
Masterclass, un peu au même rang que Babylon, dans le style. bien que ce soit très différent, mais ça parle beaucoup de ciné et du rapport à l'époque aussi extraordinaire, franchement
- Speaker #0
Et Julie, on peut dire aux auditeurs que nous on l'a vu ensemble au cinéma, dans une séance un petit peu tardive
- Speaker #2
En rapide je trouve que c'est une vraie expérience sensorielle à vivre c'est très très beau c'est assez magistral, surtout quand on se dit que le mec a 36 ans
- Speaker #0
Je n'avais pas cette info, excellent
- Speaker #2
Donc c'est assez fou très poétique et en même temps très lointain et parfois incompréhensible.
- Speaker #0
Un peu le même ressenti. C'est hyper beau, c'est hyper malin. Les cinq actes ne sont peut-être pas tous égaux, on y reviendra, mais je me suis un peu ennuyé. Parce qu'au niveau de l'histoire, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mais c'est tellement beau qu'en fait, j'ai arrêté d'essayer de lutter avec mon cerveau. Je me suis dit, en fait, c'est peut-être un film qu'il ne faut pas comprendre et qu'il faut ressentir.
- Speaker #4
Je pense que c'est une belle analyse que tu viens de dire. Après, tout film... peut être compris ou ne pas être compris. Des fois, ça ne change pas vraiment ton appréciation du truc. Moi, j'avoue que je me suis laissé emporter comme dans un rêve. Dans ton rêve, tu ne décides pas où tu vas, ce que tu fais, qui est là, qui n'est pas là. C'est un peu ça. Il y a cet univers du rêve. C'est aussi une bonne manière de faire passer le cinéma pour ce qu'il est, pour ce qu'il n'est pas, et d'aussi faire un trajet à travers. C'est-à-dire que toutes ces périodes, toutes ces époques, toutes ces lumières, tous ces décors, déjà c'est fabuleux d'avoir réussi à faire un truc pareil qui est tellement différent d'une partie à l'autre, et en même temps, c'est un vrai voyage initiatique à travers le cinéma, si j'ai envie de dire. Et moi je trouvais ça superbe. Vraiment, je... Je pourrais le revoir qu'un soir. Je pense que je trouverai toujours des trucs à redécouvrir. Et ça m'a choqué.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, j'ai très hâte de pouvoir faire une analyse pointue du film, de faire presque des arrêts sur image, parce qu'il y a des tonnes de choses que tu vois bien que tu passes à côté des choses. Dans les décors, à un moment donné, à la toute fin d'une scène, je vois enfin qu'il y avait un mec qui était planqué depuis le début au fond d'une scène. Et je fais, mais je ne l'avais pas vu depuis le début. Et qu'est-ce qu'il représente ? Parce que c'est le rêve. Il y a des fruits aussi tout le temps dans le film. Il croque une pomme, puis il croque une mandarine. Je sais pas pourquoi. Enfin bref, il y a des trucs qui sont pas tout à fait cohérents, mais comme dans les rêves. On fait des trucs bizarres dans les rêves. À un moment donné, il y a une scène de dents, parce qu'on sait que les dents, c'est un gros malaise de rêve qui arrive de façon récurrente quand on est angoissé. Et donc il le fait, il a étudié aussi un peu le code du rêve. Toi Julie, on était à deux, on n'a pas tout compris, mais on n'a pas passé un mauvais moment non plus.
- Speaker #2
En fait oui, on s'est laissé vraiment embarquer dans le film, comme tu dis Edouard, c'est un film... Moi j'ai l'impression à un moment qu'il ne faut plus vraiment analyser ce que tu es en train de voir, mais vraiment te laisser porter et vivre... Plutôt, tu es dans la sensation. La musique est de M83. Elle est formidable, exceptionnelle. Les plans, en fait, oui, comme tu dis, c'est vraiment une masterclass à chaque plan. Chaque scène, tout le début, un peu avec le cinématographe, avec cette femme, moi ça me faisait penser un peu à des scènes de In the Mood for Love, il y a une lenteur, c'est très contemplatif. Après je trouve que c'est assez inégal dans les cinq tableaux, par exemple le dernier avec cette histoire de vampire dans les ruelles sombres avec des couleurs très rouges, j'ai trouvé assez formidable.
- Speaker #0
C'est un sens de séquence de 40 minutes.
- Speaker #4
C'est énorme. 40 minutes,
- Speaker #0
sans cut, c'est pas un faux.
- Speaker #4
Mais tu le vois bien que c'est pas un faux. parce qu'elles ont... Il y a des mouvements qui sont un peu...
- Speaker #0
Pas tout à fait parfaits.
- Speaker #4
Voilà, mais ça ne m'a pas dérangé une seule fois.
- Speaker #2
Et donc il y a ce tableau-là qui est assez magistral, je trouve, pour finir. Et puis on arrive en plus à l'aurore et on sort du rêve. Et au début, on commence à rentrer dans le rêve. Et chaque image, avec le brouillard, la fumée, la gare, ces images un peu bleues, rouges, jaunes, c'est très très beau au niveau de la colorimétrie. Donc c'est assez bluffant. Mais c'est vrai que pendant que je regardais le film, à un moment, je me disais, pourquoi on ne prend rien ? Qu'est-ce qui se passe ? Et je me disais, est-ce que Martin comprend ce qu'il est en train de voir ? Est-ce que les 14 personnes de la salle, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de monde ? Et je me disais, c'est un peu un film pour cinéphiles, très érudit, il y a énormément de références.
- Speaker #7
Oui, je pense.
- Speaker #0
Pour cinéphiles exigeants.
- Speaker #2
Voilà, pour cinéphiles exigeants.
- Speaker #0
C'est notre expression avec Nora.
- Speaker #2
C'est un hommage, voilà, je pense qu'à la moitié des références on se disait avec Martin qu'on... auquel on n'a pas accès. J'ai lu, j'ai écouté plein de personnes qui essayaient d'analyser et qui disaient que c'était vraiment un film de sensation. Mais pour moi, ça manque aussi parfois un peu d'affectif. C'est pour ça que l'histoire avec la petite fille, je la trouve magnifique.
- Speaker #0
Avec les tours de magie. Voilà, avec les tours de magie. C'est un chouette acte, c'est l'acte 4 celui-là.
- Speaker #2
Mais il y a d'autres moments, par exemple dans le... temple, je trouve ça très sombre très lent, assez malaisant et...
- Speaker #0
L'acte 3, c'est peut-être le plus faible je trouve aussi
- Speaker #2
C'est assez intéressant mais voilà, on se perd un peu donc il y a des choses qui sont aussi très belles comme le début, avec un peu comme un osphératu qui mange les fleurs, c'est assez beau donc voilà, j'étais assez mitigée et en même temps je trouve que c'est un film un peu qui vaut hante et on continue d'avoir les images on continue un peu à pressionner, c'est un film qui continue à vivre un peu à l'intérieur de nous,
- Speaker #4
donc c'est assez fort je trouve que c'est assez virtuose si j'ai eu envie de le voir et si j'ai un peu poussé pour qu'on le fasse ici, c'est parce que j'avais vu, je ne sais pas moi, je regarde toujours 10 secondes une bande annonce ou 15 secondes et j'ai vu 3-4 images de suite, je me suis dit c'est hallucinant vraiment, niveau technique je crois que tu... On ne peut rien reprocher au film, absolument rien, techniquement parlant.
- Speaker #0
En plus, il y a très peu d'épis spéciaux. Oui, il n'y a presque rien.
- Speaker #4
Ça se voit que c'est de la construction.
- Speaker #0
Ils ont construit je ne sais pas combien d'équipements, de sets.
- Speaker #4
C'est ça aussi qui manque, je trouve, au cinéma de nos jours. Il n'y a pas forcément d'histoire, c'est vrai, de fil rouge, mais qui est vraiment plus accessoire qu'autre chose. Mais c'est ça qui nous manque. comme on l'a vu là il y a moyen de faire du cinéma magnifique sans avoir besoin ou recours à des effets spéciaux de Zinzin je ne sais pas combien le film a coûté
- Speaker #0
15 millions j'ai l'info quoi ? 15 millions 15 millions d'euros quand tu vois ce que tu fais avec 200 le flash a coûté 250 millions mais on en parlait on en parlait en off avec Nora juste avant de venir mais voilà après ce qui est quand même un gros budget pour ce jeune réalisateur c'est pas tout le monde qui reçoit 15 millions pour faire un film comme ça surtout en général oui non c'est sûr mais c'est vrai que faire ça avec 15 millions, ça devrait apprendre à quelques studios hollywoodiens un petit moins,
- Speaker #4
plus avec moins c'est ahurissant, 15 millions je tombe des nœuds encore plus j'aurais vraiment cru plus il faut savoir que ce qu'on a fait au Mondiaux 2, c'est 45 millions
- Speaker #0
voilà la palle perdue deuxième tacle mais par contre c'est vrai que c'est pas pour tout le monde c'est ça que j'aimerais peut-être dire aux auditeurs auditrices je pense qu'on a vraiment hâte de savoir ce que vous pensez de ce film parce que ce qui est sûr c'est qu'il est unique vous n'aurez jamais vu quelque chose de similaire à ça mais il faut quand même le dire sur les 14 personnes qui étaient dans la salle qu'on a compté il y en a 6 qui se sont levées dans le film en fait on a terminé on était 6-8 et un couple n'est pas mort un mec à côté de moi qui a soufflé comme un buffle en sortant il y a quoi ce truc enfin Et tu sentais que vraiment, ce n'est pas pour tout le monde, c'est très lent. Surtout, le premier acte, il est en actes muets. Donc, tu lis des tableaux en chinois avec le sous-titre. Et puis, comme c'est déjà un peu cryptique en chinois, la traduction, qui est tout à fait correcte, il n'y a pas de souci, mais qui est aussi cryptique en français, donc ça va très vite. J'ai pas tout compris ce qu'il me dit. Donc vraiment, il y a un... Et c'est vrai qu'après une heure, il ne s'est rien passé. Tu es à l'acte 2, tu ne comprends pas, tu ne sais pas comment il va y en avoir. Il est prévenu. Voilà, et les gens se sont levés. Donc c'est vrai que ça, ce n'est pas pour tout le monde, mais je pense que c'est vraiment pour signifier l'exigeant. Mais c'est aussi dans le sens où, si vous faites l'effort d'aller au bout, on vous promet que ça va comme une graine ça va germer en vous, ça va faire des petits, ça va vous hanter, mais dans le bon sens du terme, c'est des images qui vont vous accompagner. Il n'y a pas grand histoire à commenter dans ce podcast, mais vraiment, c'était unique. Oui,
- Speaker #4
c'est ça. Et puis moi, je trouve que le film prend tout son sens lors du dernier plan, qui est un peu une espèce d'animation avec des gens de lumière dans une... Vous hallucinez ? Une salle de cinéma faite en cire, il me semble.
- Speaker #0
Mais oui, comment ils ont fait cet effet ? Parce que en réel, c'est en accéléré. Il y a quelque chose d'accéléré. C'est incroyable. Ça se voit que t'es pas des éthiciens.
- Speaker #4
C'est extraordinaire. Bref, cette scène-là, en tout cas, je trouve qu'elle parle énormément, notamment à notre époque, et encore plus depuis l'histoire Netflix, HBO, etc. Où tu vois qu'il y a un monopole qui commence à se faire et que ça commence à être dangereux, je trouve. Ça, c'est un film, par exemple, je pense que... Si tu y arrives à l'apprécier ou en tout cas à le voir jusqu'au bout et que tu ne sois pas fait chier ou qu'il n'y ait pas un problème avec ça, je pense que chez toi, tu lui mets 2 sur 10 et dans le cinéma, ça n'a absolument rien à voir. C'est un film qui a été fait pour le cinéma et qui doit être consommé au cinéma. J'insiste là-dessus. Si vous voulez le voir et que vous l'avez raté au cinéma, en vrai, tant pis. J'ai envie de te dire, regarde-le sur un grand écran, le plus grand que tu peux, parce que c'est vraiment le genre de truc où ce n'est pas possible de... de regarder ça sur un 13 pouces. Moi, personnellement, je refuse ça. Ça fait un peu mon côté pédant, peut-être. Tu n'es plus l'exigeant. Oui, voilà. Il y a certains trucs où c'est obligatoire, tu vois. Tu ne peux pas regarder ça sur un ordi. Je refuse.
- Speaker #2
Tout à fait. Si je peux rajouter une petite anecdote. D'ailleurs, cette pulsion de cinéma, comme Big N le disait, est apparue pendant le Covid. Et il disait justement, à ce moment-là, on ne peut plus aller dans les salles de cinéma. Et moi, j'ai envie de raconter des histoires de cinéma et re-raconter une histoire. Et donc, pour moi, ça a aussi un lien avec le fait qu'il veut recréer un film et refaire venir les gens au cinéma. Donc, c'est un bel hommage.
- Speaker #0
En tout cas, dites-nous ce que vous avez pensé de cette trame onirique, on pourrait décrire ça, ce songe.
- Speaker #2
C'est tout à fait le mot.
- Speaker #0
C'est Odyssée. J'aimais bien la traduction française. Le révoleur. Le révoleur, voilà, c'est ça.
- Speaker #4
Le voleur de rêve.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on ne l'a pas dit, il y a quand même un tout petit pitch, un tout petit peu à la Blade Runner presque au début, entre ceux qui ne rêvent plus, vivent éternellement mais dans une vie très fade et grise, et puis il y a les rêveurs rebelles qui continuent de rêver mais qui du coup usent comme une bougie qui se consomme leur énergie vitale et finiront par mourir dans le rêve, à la fois dans une quête de fuite mais dans une quête de vrai et d'amour et de sensation.
- Speaker #4
Et là on suit un peu le dernier d'entre eux quoi.
- Speaker #0
Oui tout à fait.
- Speaker #4
C'est beau, c'est magnifique.
- Speaker #0
ça va être le moment de notre pépite du passé que Nora va nous apporter vol au-dessus d'un nid de coucou
- Speaker #8
Et bien moi les amis,
- Speaker #1
je vous ai amené comme pépite vol au-dessus d'un nid de coucou qui fête donc ses 50 ans. Déjà, ça nous retenait pas, donc c'est sorti en 1975. Non, on y était pas. Je mens. Pourquoi je l'ai amené ? Parce que pour moi, ce film, c'est vraiment un chef-d'oeuvre de Milos Forman. C'est une claque émotionnelle et c'est un monument du cinéma américain. Il a été projeté à Cannes Classics pour la petite histoire cette année, en version restaurée. Et en fait, c'est adapté du premier roman de Ken Casey. Moi, j'en ai lu d'autres de Ken Casey. C'est vraiment un romancier qui aime bien sonder les tréfonds de l'âme humaine, on va dire ça comme ça. Et alors, pour la petite histoire, c'est parce que c'est mes parents cinéphiles qui me parlaient tout le temps, qui me ravachaient les oreilles avec ce film. Dès que je parlais de Jack Nicholson, ils me disaient « oui » . Mais as-tu vu Vol au-dessus d'un icucou ? Et je disais non. Ah oui, non. Mais en fait, tu ne connais pas l'acteur Jack Nicholson si tu n'as pas vu ce film. Ce que j'ai fait, il y a des années de ça, maintenant, dans mon lit le soir avant de m'endormir. Eh bien, grosse erreur. Évidemment, j'ai très mal dormi. Parce que c'est un film tellement fort, tellement marquant que ça m'a travaillé et ça m'a marqué jusqu'à aujourd'hui. Donc, pour raconter un petit peu l'histoire, le film nous plonge dans un hôpital psychiatrique dans les années 60. et on découvre le personnage de Randall McMurphy qui est incarné. par Jack Nicholson. Et l'histoire, c'est que pour éviter la prison, il va prétendre être fou. Il va simuler la folie pour se faire interner. Et personne n'est vraiment duc, mais ce personnage va découvrir la vie de l'hôpital, la façon dont sont traités les patients. Il va s'attacher aux patients. Il va petit à petit se révolter, tenter de bousculer. Le système de cet hôpital est redonné un peu d'humanité à ses compagnons. Face à lui, on va retrouver l'inoubliable personnage de l'infirmière Rachel, incarnée par Louise Fletcher, qui est froide, autoritaire, symbole de cette institution qui écrase. Le film, je l'ai trouvé génial, notamment grâce à la performance de Nicholson, mais pas seulement, aussi des acteurs secondaires, dont Will Samson et Danny DeVito. Notamment, ça parle de révolte, d'autorité. de cette société qui contrôle et c'est cette tension que j'adore, qu'on retrouve dans d'autres films aussi, mais entre la folie réelle et la folie du système c'est ça qui rend le film encore super fort et très actuel il a gagné quand même 5 Oscars 5 distinctions majeures qui est vraiment remarquable, donc meilleur film, meilleur réalisateur meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur scénario adapté, ça a été fait que 2 fois par 2 films, donc It Happened One Night et Le Silence des Agneaux Merci. d'avoir remporté ces récompenses-là. Et donc, je trouve que le film, 50 ans plus tard, il reste un film super fort, hyper actuel. Et moi, c'est un film qui m'a vraiment profondément secouée, notamment la fin, qui est hyper percutante, je trouve. Donc, je ne sais pas ce que vous en avez pensé, si vous aviez vu le film avant ou si vous l'avez découvert, mais moi, c'est vraiment un de mes films les plus marquants, je crois.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, à la base, on avait eu l'idée d'en parler, parce qu'on avait parlé, souvenez-vous, des 50 ans, des Dents de la mer. et Et puis, comme c'est du Spielberg et tout, on s'est dit, bon, il a forcément dû gagner plein d'Oscars. Et puis, on dit, mais c'est bizarre, il n'a gagné que dalle. Enfin, genre, juste peut-être la musique ou je ne sais plus. Et puis, je dis, mais qu'est-ce qu'il y avait en face de lui ? Et là, on a regardé l'année 75. Il y avait deux énormes mastodontes, dont Vol au-dessus d'un nid de coucou, qui avaient tout raflé, du coup. Mais il y avait aussi un Kubrick, Barry Lyndon, en 75 aussi. Donc, c'était une belle année. C'est comme ça qu'on est sur une bonne année aux Oscars. et surtout que les trois films 50 ans plus tard parce que parfois t'as des Oscars et en fait c'est oublié très vite c'est des trucs un petit peu éphémères là vraiment c'était une année culte, tout était culte.
- Speaker #1
Mais on ne le repasse pas beaucoup ce film, j'ai l'impression.
- Speaker #0
C'est le socio qui nous avait demandé à l'UNIF, nous avait dit que ce n'était pas pour l'examen, mais disons que je vous recommande de cligner les yeux, vraiment de le regarder, et je l'avais fait pour préparer l'examen. C'était un peu une excuse pour lâcher mes syllabuses et dire, allez, je regarde un film. C'est sympa comme tâche, je trouve. C'était super. Et Nicholson, franchement, le Joker et Shining, tout ça, c'est sa trilogie, sa sainte trilogie. Toi, Edouard, ton rapport à Volosilani de Coucou ?
- Speaker #4
Moi, je ne l'avais pas vu. Évidemment, ça fait partie de ces films où tu te dis « Oui, c'est sur ma liste, évidemment, et je vais le voir, etc. » Ce jour, c'était aujourd'hui. Merci Nora, je sens moyen un chanton. Franchement, j'avoue, je n'ai pas du tout, pas du tout, vraiment, je ne suis pas du tout monté dans le coin, pas du tout, du tout, du tout. Ça m'a laissé... Vraiment sur le côté, j'aime bien cette histoire d'hôpital psychiatrique et de... comment dire... Le fait de réveiller un peu les patients qui se faisaient endormir par l'hôpital, ça c'est très bien vu. Après, c'est plus ou moins tout. En fait, le fait qu'il n'y ait pas de backstory pour personne, je trouve ça vraiment, vraiment relou. Il y a très peu de backstory, tu peux dire ce que tu veux.
- Speaker #0
Il y en a un ancien qui a fait la guerre, un vétéran. Oui, mais bon, je ne sais pas.
- Speaker #4
C'est vrai que c'est un thérapie. Et du coup, je n'arrive pas à m'attacher à ces personnages parce que je ne sais pas comment ça se fait qu'ils sont devenus comme ils sont. Et puis, en plus, il y a une scène où on sait qui est là de force et qui n'est pas là de force. Et en fait, presque personne n'est là de force. Et du coup, c'est très étrange parce qu'il peut juste partir. Après, ce n'est pas aussi simple que ça, comme ils le disent souvent. mais je n'ai vraiment pas réussi du tout Nicholson je le trouve bien mais comme d'habitude rien de flamboyant les décors c'est un hôpital j'aime pas les hôpitaux j'aime pas les hôpitaux filmé dans un vrai Asie dans un vrai Asie pour l'Oregon ça se voit que c'est réel en fait c'est une brochette d'acteurs que j'aime énormément Danny DeVito, Christopher Lloyd Brad Dourif et tout j'aime beaucoup ces acteurs là Merci. Et je trouve qu'ils ne sont pas exploités à leur potentiel. En fait, c'est parce qu'ils sont vraiment meilleurs que les rôles qu'on leur a donnés. Et donc, j'étais un peu deg. Et au final, j'aurais préféré potentiellement un film qui se serait appelé Mac and Chief. J'ai pensé à ça. Du coup, c'est moi, c'est cette histoire-là qui me parle le plus. L'histoire avec le Chief et de Mac, du coup. Et j'aurais préféré voir celui-là.
- Speaker #0
c'était un jeu de mots sur Mac and Cheese exactement ça met du temps je me suis dit ça met du temps c'est vrai que la complicité entre les deux personnages avec le chief j'ai toujours eu peur j'aurais préféré il doit lever les bras pour le basket et en fait tu comprends le truc j'aurais vraiment préféré un film qui se serait centré là dessus et qui se serait moins perdu ailleurs ça rend la scène finale à deux hyper bouleversante c'est
- Speaker #4
son ami qui ronfle du coup moi j'ai pas ressenti grand chose malheureusement parce que du coup euh Parce que du coup, je ne sais pas pourquoi les personnages sont là, ce qu'ils ont fait avant, qui ils sont. Et en fait, j'ai l'impression qu'on ne nous parle pas d'eux. Et ça m'a laissé vraiment de côté. Désolé, je suis un peu dégoûté.
- Speaker #1
Pour rebondir sur ce point-là des personnages, dans le roman de Kane Casey, le personnage principal, ce n'est pas Mac Murphy, c'est le Chief, justement. Et donc, c'est raconté sous ses yeux à lui. Et donc, quand Ken Kessie a appris que l'adaptation changeait de plan, il a dit « je ne regarderai jamais le film » , etc. Parce qu'il a considéré qu'on dénaturait son oeuvre. Donc, c'est assez intéressant ce que tu dis.
- Speaker #0
C'est excellent, ça. Je suppose qu'entre-temps, il a peut-être changé la vie, quand même. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Il avait vu depuis,
- Speaker #4
tu vois. Oui, tu as des auteurs comme ça qui n'aiment pas du tout les adaptations, comme Stephen King qui déteste Shining, alors que...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #4
Shad-off, tu vois, mais bon.
- Speaker #0
Oui, Stephen. Julie ?
- Speaker #2
Moi je l'avais découvert il y a quand même pas mal de temps et j'avais plutôt bien aimé. C'était un peu comme une vie volée, il y avait un côté je sais pas pourquoi aussi un peu cercle des poètes disparus dans le sens où il amène un peu les gens à la révolte, à retrouver un peu qui ils sont. Il y a un truc un peu de power comme ça, moi qui me plaît. Après là en le revoyant j'ai eu un peu du mal avec le personnage qui est accusé de viol et qui... qui... Et voilà, et puis ça passe. Et donc, je me dis, c'est quand même déjà un peu problématique comme sujet. Après, moi, au contraire, j'ai trouvé ça vachement touchant de découvrir, par exemple, Billy, de ne pas vraiment avoir leur background. Moi, ça ne m'a pas spécialement manqué. J'ai trouvé cette solidarité entre ces garçons, enfin, ces hommes, assez touchante. Il y a des vrais moments émouvants, un peu d'espoir. et voilà Cet indien hyper fort, hyper touchant. Ça a déjà été dit, ça a déjà été fait. Mais c'est vrai que, par exemple, une Vivolet, ça m'avait plus marquée. J'avais trouvé ça plus fort, j'étais plus rentrée dedans. Là, en le revoyant, je trouve qu'il a un peu vieilli.
- Speaker #1
C'est possible, mais Vivolet était plus féminin, forcément. C'est plutôt un milieu d'hommes. Moi, ça ne m'a pas gênée non plus de ne pas avoir moins de background story. mais je trouve que En fait, il y a des scènes qui, chez moi, ont réveillé ce sentiment de révolte, justement. Il y a des scènes que je trouve insupportables d'injustice. Et c'est pour ça, moi, que le film m'a marquée. Parce que vraiment, je ressentais ce malaise énorme. Après, je te rejoins, c'est vrai que... Bon, 75, donc autre époque. Donc c'est vrai que maintenant, tu le regardes en disant « Oh, mais c'est un gars accusé de viol qui... » Ce n'est pas un beau personnage à la base. Mais je pense qu'on n'essaye pas de nous le vendre comme un beau personnage à la base non plus.
- Speaker #0
Le film n'essaie pas de le vendre non plus. Quand il y a son évaluation par les docteurs, ils disent « Do you think it's crazy ? » « I don't think it's crazy. I think it's dangerous. » Ils savent que le mec est un danger. D'ailleurs, il est mis là dans une forme de prison. Lui, il est committed, contrairement aux autres qui sont là de leur plein gré. Tout le monde sait bien qu'il est dangereux, donc il n'y a pas non plus de complaisance sur le perso. Effectivement, il l'est un peu. Comme il dit au début, « I like to fucking drink too much. » Il y a une phrase au début que j'adore, c'est quand le docteur, la première scène de l'entretien, avec le docteur et ils discutent un peu s'il est fou ou pas. Je trouve qu'il est énorme, je trouve qu'ils sont un charisme. Mais les deux, je trouve que le docteur est très bon aussi. Et à un moment, il lui dit, est-ce que vous pensez que vous êtes fou ? Il répond genre, I'm a goddamn miracle of modern science. C'est un chant yes, mais oui, cette phrase, elle est incroyable. Mon cerveau, c'est de la fine horlogerie. C'est ça qui est fou, c'est qu'en fait, il va devenir fou aussi avec le temps. Est-ce que l'Institut soigne les fous ou est-ce qu'il crée des fous ? Et ça aussi, c'est un truc qui est toujours en tension dans le film. Et qu'est-ce que la folie ? Est-ce que c'est l'institution hyper rigide qui est une forme de folie ? Ou est-ce que c'est les gens à l'intérieur ? Certains oui, certains non, mais c'est super beau.
- Speaker #4
Moi j'étais vendu sur ces scènes-là. Au début je me suis dit super, trop bien. Ça m'a attiré dès le début. Et après je trouve le film super à l'instant même où il devient un peu l'un des autres. J'aime bien ce fait qu'il essaie de réveiller les gens mais ça ne va jamais trop loin. Vu que tu t'attaches... pas aux personnages parce que tu ne sais pas vraiment qui ils sont. Moi, c'est vraiment ça qui m'a posé un problème. Ça me rend triste d'avoir vu un classique que je n'aime pas.
- Speaker #0
Parfois, le problème, quand on attend trop longtemps pour un classique, quand on le voit, il y a un petit peu de déception.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que le film a un peu vieilli, mais je trouve qu'il reste quand même excellent.
- Speaker #4
Là, je défie, mais pas un problème. On a parlé du Magician 12.
- Speaker #0
Moi j'ai un peu le même effet que toi avec Le Parrain que j'ai rattrapé pour la toute première fois l'année passée ou il y a deux ans et je l'ai vu à UGC Cult donc à nouveau sur grand écran et tout et Le Parrain dont tout le monde dit que c'est le meilleur film de toute l'histoire du cinéma c'était bien évidemment il y avait évidemment Malone-Bronneau la première scène et tout ça mais en fait j'ai
- Speaker #2
attendu trop longtemps Les Parrains faut les voir à la fin je trouve Il faut regarder Les Parrains C'est vrai que quand on attend un film dont on nous a énormément parlé, moi aussi j'attendais plus aussi de Vol au-dessus d'un nid de coucou. Je l'avais vu et je m'étais dit pas mal. Mais je pense que j'avais déjà vu aussi les Shining et ceux dont était capable Nicholson et que du coup je me suis dit, waouh, en effet il y a une spontanéité, il y a une fraîcheur, il y a un charisme assez évident. Mais voilà, il est complètement dingue dans ce film. Mais c'est vrai qu'on a déjà vu d'autres films où il était tout aussi dingue. et comme tu le dis
- Speaker #4
en voyant ce film plus tard on est moins époustouflé par son jeu je pense c'est même pas le jeu qui est tant époustouflant mais même là où Milos Forman a déjà fait des films exceptionnels même au niveau de la réalisation je trouve que c'est pas trop inspiré j'ai pas envie de dire ça non plus tintin tintin c'est pas un film qui est extrêmement bien réalisé c'est plutôt naturel ça j'en conviens Mais j'ai pas pris une claque du tout, du tout, du tout.
- Speaker #0
Il n'y a pas de fantaisie de mise en scène.
- Speaker #4
Non mais c'est ça, tu vois, il y a des idées de plans, il n'y en a pas vraiment, c'est très classique.
- Speaker #0
C'est documentaire, c'est pour aller au fond.
- Speaker #4
À ce moment-là, fais un documentaire. Ok, bon.
- Speaker #0
Allez, en tout cas, moi j'ai bien aimé ta pépite, Nora. On est ensemble. On est le faillot du groupe.
- Speaker #4
Sorry Nora.
- Speaker #7
Merci Nora.
- Speaker #0
Bon, très très bien. En tout cas, nous, on arrive à la fin de cet épisode, mais pas avant de vous parler de nos petits coups de cœur de la semaine.
- Speaker #9
Je suis d'accord avec beaucoup de choses que les gens n'ont pas de clous, qu'ils ne savent même pas que ça marche. Oh,
- Speaker #7
ok.
- Speaker #4
Eh bien moi, cette semaine, je vais vous recommander, pour la première fois de mon histoire dans ce podcast, une série, figurez-vous. Je vous conseille Breaking Bad. Non, je rigole. Mais par contre, je l'ai regardé vraiment pour la première fois récemment. Donc, oups, encore un truc que j'ai découvert trop tard. Mais bref, je vous recommande une série qui est disponible sur HBO, qui s'intitule The Chair Company c'est vraiment vraiment un truc excellent c'est à dire que c'est de Tim Robinson qui est un mec qui commence à se faire vraiment bien connaître aux Etats-Unis qui est moins populaire chez nous j'ai l'impression mais ça raconte l'histoire d'un gars qui doit construire un centre commercial donc jusque là très normal il fait son entretien il fait sa présentation devant son équipe et quand il veut s'asseoir sur sa chaise elle pète sous son poids mais vraiment une chaise de bureau qui explose et en fait il veut juste se plaindre Merci. à la compagnie qui fabrique cette chaise et ça va mener à une enquête qui n'en finit jamais il y a personne qui n'a jamais travaillé à cette entreprise et puis il y a des mecs qui vont le dire cherche pas trop loin sur l'entreprise de chaise il y a un vrai complot qui est monté autour de cette entreprise et c'est juste la folie d'un personnage qui doit retrouver à qui se plaindre c'est vraiment fabuleux voilà donc il n'y a que une saison pour le moment, 8 épisodes, je la recommande chaudement
- Speaker #1
Alors moi cette fois-ci je vous recommande Steve qui est sur Netflix, donc on a parlé d'hôpital psychiatrique avec Vol au-dessus d'un nid de coucou, et bien ici on va se pencher sur un établissement pour jeunes en difficulté Donc avec le film Steve qui est réalisé par Tim Milens, le film raconte l'histoire d'un professeur et responsable d'un établissement scolaire spécialisé qui accueille des adolescents en grande difficulté. C'est le moins qu'on puisse dire, c'est un peu genre l'établissement de la dernière chance pour eux parce qu'ils sont cabossés, violents, voilà. Et donc à travers, on suit une journée qui va être charnière dans l'histoire de cette école. Et donc le film explore différents thèmes, mais aussi la fatigue mentale, la solitude et le combat de ce professeur qui croit vraiment... à son métier qui veut vraiment sauver ses jeunes dans un cadre où il y a plein d'obstacles et où il n'a pas les financements, où il n'a pas les ressources, etc. Ce qui, moi, m'a impressionnée, c'est la performance de Cillian Murphy qui est tout en tension continue, en professeur usé, qui est habité par le doute, mais qui est super humain. Steve, c'est vraiment un beau film. C'est un peu dur, c'est très sensible. Et c'est un vrai coup de cœur pour moi. C'est disponible sur Netflix, mais ça aurait dû être au cinéma.
- Speaker #10
Et bien
- Speaker #0
moi je vais vous parler d'un film qui s'appelle Vittoria. C'était distribué par Cineart, j'avais eu la chance d'aller le voir. Lors de leur invitation de vision presse, le petit pitch de ce film Vittoria, c'est Jasmine qui est une coiffeuse à Naples où elle vit avec son mari et ses trois fils. Mais depuis le décès de son père, elle est hantée par un rêve récurrent qui accroît son désir d'avoir une fille. Malgré l'incompréhension de sa famille et au risque de tout bouleverser, elle décide d'entamer des démarches pour adopter. C'est un film réalisé par Alessandro Cassigoli et Casey Kaufman. C'est d'apparence une toute petite histoire d'adoption, du parcours aussi pour arriver à l'adoption. C'est basé sur une histoire vraie. Je crois que dans la vraie histoire, c'est une famille ukrainienne qui tente de faire ces démarches-là pour pouvoir adopter. Là, ils ont tourné ça, c'est un film italien réalisé par des Italiens avec des acteurs italiens, donc majoritairement transposé dans un autre pays. Mais l'histoire respecte tout le parcours. Et à la fin, évidemment, on voit les photos un petit peu de cette histoire. C'est hyper doux, c'est hyper... Je ne sais pas, bouleversant, ce n'est pas du tout ma cam a priori, c'est pour ça que je le mentionne, parce que ce n'est pas le genre de film qui m'attrape du tout. À la base, moi je suis rentré avec Terminator, Robocop et Predator, donc clairement, Victoria, on n'était pas sur ça. Et la scène notamment de la rencontre avec la petite fille qui s'apprête à adopter, avec un mari qui ne lui veut pas, il y a déjà trois enfants, pourquoi tu en veux une quatrième ? Et pourquoi tu veux absolument une fille ? Parce qu'elle a trois fils. Et c'est vraiment le désir d'une mère, un sentiment d'amour bouleversant. Ça m'a vraiment emporté. C'est un petit film, c'est disponible sur Sooner. Donc vraiment foncez sur ce Victoria. C'est sur Sooner.
- Speaker #2
Eh bien moi, je vous présente ma petite pépite, vraiment une des meilleures séries que j'ai vues depuis très très très longtemps, c'est Task, que l'on trouve sur HBO, donc créé par Brad Inglesby, avec les merveilleux Mark Ruffalo, qui est absolument incroyable, et Tom Pelfrey, que je ne connaissais pas du tout et qui est aussi bouleversant. Donc c'est une mini-série en 7 épisodes. Pour le petit pitch, on retrouve Robbie. qui est donc éboueur, père de famille, et qui, avec un ami, va cambrioler des maisons de dealers. Et il va se passer, donc je ne vais pas le raconter, parce que c'est là que tout commence, un drame. Et donc à partir de là, il y a des guerres de gangs. On va essayer donc de retrouver qui sont les personnes qui ont fait ces cambriolages. Et donc c'est là que Mark Ruffalo va arriver. Il incarne Tom Brandis, un ancien pasteur, agent du FBI. Et il va créer une task force. pour essayer de retrouver ses personnages. Et donc, c'est à la fois un thriller, un polar, mais en même temps, c'est un drame familial. Il y a Emilia Jones, qu'on retrouvait dans Lock and Key, sur Netflix, qui a un rôle merveilleux. En fait, tous les acteurs sont extrêmement bien servis, que ce soit des grands rôles, des petits rôles. C'est extrêmement bien écrit. C'est une série qui étonne par la qualité de son jeu, par son écriture, par... Voilà son ambiance un peu poisseuse. Tous les personnages sont merveilleux. Franchement, chaque épisode, c'est une claque. Ça nous emmène dans plein d'endroits. C'est beau, c'est touchant. Je n'avais pas vu ça depuis longtemps. On prend le temps de bien parler des personnages. On s'y attache. On finit, on clôture. Il y a un début, fin. C'est super. Franchement, je vous le conseille.
- Speaker #4
Alors, comment il va celui-là ? Alors, j'espère que tu as apprécié l'épisode. Si jamais c'est le cas, n'hésite pas à... N'hésite pas à nous laisser de très bonnes notes sur toutes les plateformes d'écoute. Ça nous aide énormément, ça nous donne beaucoup de force. Merci à toi si tu le fais, merci à toi si tu ne le fais pas, et si tu as quand même écouté, mais fais-le s'il te plaît, parce qu'on en a besoin en fait. Je ne sais pas si on n'en a pas. On va le perdre. Voilà, bref. Merci beaucoup d'avoir écouté et ciao.
- Speaker #0
Mais oui, n'hésitez pas à nous donner un max de force pour qu'on devienne des superstars comme Jay Kelly et qu'on puisse revenir sur notre vie en se disant qu'on a fait les mauvais choix. Non, je rigole. Non, mais en tout cas, voilà. On espère que c'était bizarre, que ça vous a plu. Et puis nous, on se retrouve très, très bientôt. Et de bonnes fêtes déjà à tous et à toutes. Ça, on peut déjà le dire en ce mois de décembre. Bonne fête.
- Speaker #1
Bonne fête à tout le monde.
- Speaker #2
Bonne fête. Bonne fête.
- Speaker #11
Ciao, ciao, ciao. Cut. Can we go again ? Really ? like another one