- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on tait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas, et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute ! Eloi Amandine et bienvenue sur CEO Recto Verso. J'ai voulu t'inviter parce que j'aimerais qu'on puisse aborder un peu plus en détail les coulisses de la construction de ton agence SEO sans migraine. Avant qu'on démarre, est-ce que tu pourrais te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ?
- Speaker #1
Avec plaisir ! ça fait à peu près 10 ans que je fais du référencement naturel et référencement payant c'était pas un métier dans lequel je pensais finir, à la base moi j'avais commencé à faire des sites internet dans ma chambre parce que je me faisais chier et à un moment donné je me suis dit mais comment comment je fais pour que mon site il soit visible bah de fil en aiguille je suis tombée sur le fameux mot SEO, référencement naturel etc et en fait c'est quelque chose par lequel ça m'a passionnée pour la première fois de ma vie j'avais trouvé un truc qui me... qui me passionnait. Je décontinue beaucoup là-dedans. Je me suis formée. Au début, j'ai commencé à faire pas mal mes alternances dans ce métier-là, puis entre mes CDI. Puis, en parlant de mes CDI, j'ai fait du freelance. Et en fait, j'ai commencé à en parler petit à petit sur LinkedIn de comment moi, je voyais le référencement, ce que moi, j'apprenais dans ma jambe. Alors que je n'avais pas de diplôme et que je n'avais pas forcément une notoriété de fou. Et en fait, ça a énormément plu. Et c'est comme ça que j'ai lancé la marque SEO sans migraine. Et que par la suite, par la suite logique, j'avais envie d'aller plus loin. Et c'est pour cette raison que j'ai lancé mon agence. Pour justement aussi, pour qu'une fois, quand tu n'as pas quelqu'un qui vient s'occuper de ton référencement, qui vient s'occuper de ton site internet, tu sois face à quelqu'un qui ne te trouve pas la migraine, qui te dit en full transparence qu'est-ce qui va être fait, quand c'est fait, pourquoi est-ce que tu payes tel prix. En tout cas, c'est mon gros, c'est mon pourquoi. Et c'est pourquoi je le fais tous les jours, c'est pour que quand même. clients, en tout cas, ils se sentent accompagnés par les loutres, ils se sentent bien et ils se sentent accompagnés vraiment, tu vois, avec quelqu'un comme une petite loutre sur l'école, tu vois, vraiment, c'est le pourquoi, en tout cas.
- Speaker #0
Hyper clair, et puis, je peux en témoigner puisqu'on a travaillé avec un client en commun, et donc, je peux affirmer que effectivement, les petites loutres sont très pédagogues et qu'on ne ressort pas des visios avec de la migraine, donc ça, c'est clair. mais ils sont réussis oui exactement et justement le SEO sans migraine c'est un nom il n'y a pas de je ne pense pas qu'il y ait un hasard c'est comme tu l'as dit c'est ton pourquoi et comment c'est venu ce nom là ?
- Speaker #1
alors au début en fait je publiais beaucoup donc sur LinkedIn maintenant pourquoi j'ai commencé sur LinkedIn je n'en ai aucune idée c'était juste le réseau qui me faisait moins peur par rapport à tous les autres et en fait les gens commentaient mes épreuves en me disant waouh c'est fou j'ai l'impression que j'ai pris un Doliprane À la généité poste, c'est la première fois que je comprends la SEO, je comprends enfin ce que c'est. Et il y a quelqu'un qui a commencé aussi à me dire « Ah, tu m'as enlevé la migraine » . Et en fait, tous les gens étaient en mode « Ah, le Doliprane du SEO, anti-migraine, etc. » Et je me suis dit « Quoi de mieux que de tout simplement écouter mon audience ? » Et donc, je me suis dit « Allons-y à fond dans ce délire, SEO sans migraine » . Et à la base, j'ai vraiment fait ça un peu sans trop me prendre au sérieux. Je me suis dit « Allez, le SEO sans migraine » . Et ça a explosé. Et donc, je me suis dit, bon, je crois que je tiens quelque chose.
- Speaker #0
Oui, et puis, je pense que c'est venu déjà, ce n'est pas venu de toi, c'est venu de ton audience. Donc déjà, c'est encore plus puissant. Et au-delà de ça, tu as vraiment joué le jeu avec... Tu avais une oeuvre qui s'appelait Dolly Plume, non ? Quelque chose comme ça. Oui, c'est ça. Voilà, ça, le petit Dolly Pran, la loutre. Et puis, la loutre est venue... Elle est venue avant ou après le SEO sans migraine ?
- Speaker #1
En fait, elle est venue un peu en même temps. C'est-à-dire que... Je commentais beaucoup les mojis de l'IPRA. Au début, tu vois, c'était comme ça que les gens me reconnaissaient. Et en fait, je ne sais pas pourquoi. Encore une fois, je m'écoute beaucoup, le feeling, tu vois, vraiment. On était sur une période où, à ce moment-là, sur LinkedIn, il y avait beaucoup de gens qui publiaient. Ça commençait un peu à se reconnaître. Et je me suis dit, OK, il n'y a pas besoin que de mettre son CV ici, en fait. Il y a d'autres choses qui se passent. Mais il y a eu une petite vague de périodes où les posts, à mes yeux, étaient très bullshit et très... égocentrés et tout le monde mettait des émojis très sérieux, très pro et moi pour troller j'allais sous les postes des gens que je trouvais un petit peu trop très au sérieux et je mettais des émojis loutres genre je mettais des livres de loutres etc et en fait Je me suis dit, ça n'a aucun sens, parce que des fois, il y a le Doliprane, il y a la Loutre, les Sos en migraine. Je ne réfléchissais pas du tout à construire une marque. Moi, je m'éclatais. Vraiment, c'est tout. Et en fait, après, je me suis dit, ce n'est pas un super channel du marketing d'essayer de voir si j'arrive à, dans une même marque, mettre le Sos en migraine, la Loutre et le Doliprane. Les trois éléments ensemble n'ont aucun sens. Est-ce que j'arrive à en faire quelque chose ? Et je me suis dit, vas-y, je vais faire de la loutre, ma mascotte. Quand je voyais à quel point les gens, ils faisaient les trous quand je mettais des chiffres de loutre, etc. Au moins, c'est parti de rien. Et je me suis dit, j'y vais à feu. Avec toutes mes économies que j'ai eues en freelance, je n'avais pas touché un euro. J'ai tout pris, j'ai tout investi et j'ai créé ma mascotte 3D. Et j'ai mis tout de suite le Doliprane dans ses pattes. En me disant, je vais essayer de tout relier ensemble. Et faire ce move-là, ça a été, je pense, le meilleur investissement de ma vie au chômage. pourtant c'était risqué de se dire vas-y j'ai pas d'audience, j'ai pas de site internet à l'époque j'avais même pas de site j'ai juste mon LinkedIn, de temps en temps je fais des posts et en plus la plupart du temps je mets des chiffres en mec laté,
- Speaker #0
mais je mets toutes mes économies sur cette mascotte et je verrai ce que ça grandit et ça a super bien fonctionné ouais parce que je pense que tu vois il y a ce côté un peu bah le SEO ça reste quand même un truc chiant écoute si tu le dis mettons les pieds dans le plat chiant mais enfin en tout cas très technique et des contenus que moi parce que à un moment j'ai fait en freelance j'étais consultante SEO donc je sais à quel point les contenus peuvent être théoriques ultra chiants ultra compliqués aussi et t'as l'impression en fait que c'est une montagne et que de toute façon t'es nulle et que t'y comprends rien et donc il faut que t'ailles faire appel au consultant qui t'explique avec du jargon comment faire et qui derrière va te faire payer des mille et des cents. Je me suis fait avoir. Mais oui, ce que je voulais dire, c'est que du coup, la loutre, il y a aussi ce côté un peu décalé, ce côté on est sérieux, mais on ne se prend pas au sérieux. Et elle est trop mignonne, quoi. Vraiment, je te l'ai dit à plusieurs reprises, franchement. En fait...
- Speaker #1
C'était mon but, c'était de faire... D'ailleurs, c'est un peu le cahier d'échange que j'avais donné à la personne avec qui je t'ai fait sur cette mascotte. Je lui ai dit, en fait, je veux une loutre qui a un petit peu grâce. Comme ça, elle va t'attendre un petit peu. Je veux qu'elle ait un petit bidou, tu vois, genre qu'elle soit toute poilue. Il m'a dit, mais pourquoi ? Genre, pourquoi tu veux pas faire un truc plutôt, tu vois, très... Mythe, la loutre, elle est très sérieuse et tout. Je lui ai dit, non, non. En fait, le métier que je fais est chiant. C'est déjà très sérieux. Il faut casser ça. Il faut un truc qui... qui t'accroche déjà que c'est bizarre de voir SEO et neutre dans le même visuel, dans la même phrase, il faut qu'elle m'aide à accrocher l'œil pour faire comprendre aux gens que ce n'est pas compliqué et que ça peut vraiment beaucoup leur apporter.
- Speaker #0
Finalement, c'était du hasard, mais pas tant que ça.
- Speaker #1
En tout cas, j'écoutais beaucoup mon intuition. J'étais en train de dire non, non, je sens que oui, je veux faire cette mascotte neutre et tout, parce que j'avais toujours voulu un... Je ne sais pas pourquoi. J'étais passionnée par les mascottes. J'ai toujours trouvé ça ringard au moment où j'ai fait la mienne. J'ai pris beaucoup de critiques là-dessus. Même de mes proches, ils m'ont dit, pourquoi tu mets autant d'argent dans une mascotte ? C'est hyper ringard. Ça ne va rien t'apporter. En plus, tu fais juste du freelance. Concentre-toi sur ton CDI. Tu vas te rendre à tout ça. Et je me suis dit, non, non, en fait, moi, je suis convaincue que les mascottes, elles peuvent dégager des émotions que déjà, nous, peut-être, on n'arrive pas à dégager avec notre image, mais ça peut aussi juste être un super compagnon qui t'aide à faire des choses que toi, tu n'arrives pas à faire. faire comprendre les choses que toi, tu n'arrives pas à faire comprendre. Et je voulais qu'elle soit aussi à mon image, donc douce, gentille, tu vois, et qu'en même temps, elle est sérieuse. Elle a des petites lunettes maintenant pour prouver qu'elle est quand même l'experte, mais elle est accessible. Avant tout, elle est accessible. Et je pense que c'est pour ça que les gens aiment beaucoup la loutre, c'est parce qu'elle est simple, mais en même temps, elle ne te prend pas la tête et elle est sympa à regarder, tu vois. Je pense que c'est un peu ce que tu as là, tu vois.
- Speaker #0
Oui, et puis en fait, comme tu dis, tu t'es écoutée même si les gens te disaient reste focus sur ton CDI et garde tes économies pour aller faire quelque chose de peut-être plus pertinent à leurs yeux. Et justement, ce CDI, tu l'as quitté il y a maintenant un peu plus d'un an et demi, si je n'ai pas de bêtise. Oui,
- Speaker #1
c'est ça, ça a fait un an et demi à peu près.
- Speaker #0
Ça a été quoi ton déclic ?
- Speaker #1
Il y en a eu plusieurs. Déjà... La première chose, c'est que je suis quelqu'un de très loyal. J'étais la première salariée de cette boîte. Je suis restée même si un moment donné, mon poste ne me plaisait plus. Mais ce n'était pas suffisant pour moi pour mentir parce que je suis trop loyal et j'avais trop créé plein de choses. J'avais monté ma propre équipe, etc. J'avais beaucoup de mal à partir aussi par loyauté. à côté en fait je voyais que ma marque elle prenait beaucoup d'ampleur je faisais des grosses heures après le travail et le week-end donc il y a eu un premier déclic c'était aussi mon rythme parce qu'à un moment donné il fallait que je choisisse je pouvais plus continuer à faire les deux j'avais des très grosses responsabilités en CDI et je commençais à avoir beaucoup de charges sur la marque donc j'avais pas envie toute ma vie de me demander et si je l'avais pas fait enfin que j'étais là Ok, je sais ce que j'ai en CDI, je sais ce que c'est d'avoir un CDI. Oui, j'ai construit une super carrière et j'aurais pu continuer cette carrière-là. Mais j'ai pas envie. Là, dans mon CDI, je m'ennuyais. J'avais plus de challenge. Je pouvais pas aller plus haut que ce que j'étais. J'étais au max. Je me suis dit, soit en gros, je change, je retrouve un autre CDI et donc je me réinvestis dans une autre boîte. Soit je fais un truc un peu what the fuck. Et j'écoute ma loutre. J'écoute un peu le truc que j'ai fait à côté. Je sais pas du tout ça va me mener parce que j'avais une... Moi, je n'ai aucun entrepreneur dans mon milieu, ni dans ma famille. Je ne savais même pas que cette option était disponible pour moi. Ça a mis beaucoup de temps à arriver. Et je me suis dit, vas-y, je n'ai pas envie de vivre une vie où je dérobe. Donc, je le tente. Si je me plante, ce n'est pas grave, parce qu'au moins, j'aurais essayé. Mais j'y vais à fond. J'avais déjà ça en tête. Et ensuite, il y a un an et demi, j'ai eu un accident de voiture. Et un accident assez important. Et en général, tu vois, c'est des moments de vie où ça te secoue. tu vois, ça met en lumière toutes les choses que tu fais pas par peur. Et au final, il y avait une chose que je faisais pas par peur, c'était de me lancer. Donc quand j'ai eu cet accident, quand je me suis fait la promesse que si j'allais bien et que j'arrivais à m'en mettre, dès que j'étais physiquement en forme, je prendrais enfin la décision de quitter mon CDI, d'ouvrir ma boîte, qu'importe ce que ça donnerait. Et qu'importe combien de temps ça dure. Et du coup, ça a été ça le gros déclic de septembre 2024.
- Speaker #0
Oui, ça me parle de fou, ces moments de déclic où il y a un avant et un après, et le après, il ne peut plus être comme avant parce que justement, tu as pris une grosse claque dans la tronche avec des prises de conscience qui te font faire différemment.
- Speaker #1
Mes parents, je suis convaincue qu'on n'a pas besoin d'attendre ces grosses claques pour y aller. Là, dans mon cas, j'y suis allée tard. Ce n'est pas grave. Il fallait que je traverse certaines choses pour me prouver que j'avais les capacités de le faire. Je ne pense pas qu'on a besoin de grosses claques pour se lancer, ni qu'on a besoin d'avoir vécu un truc traumatisant pour se lancer. C'est parce qu'on voit beaucoup ça sur LinkedIn. Il y a beaucoup d'accroches en mode « je me suis lancée parce que… » Mais en fait, il n'y a pas besoin d'une raison pour se lancer. Si tu en as envie, tu le fais. C'est tout.
- Speaker #0
Oui, et puis, en fait, ça rejoint… Je le répète tout le temps, mais en fait, on n'a qu'une vie. Il n'y a pas de brouillon, il n'y a pas plusieurs essais. Donc, en fait, si c'est pour passer une vie à se faire chier… ou en tout cas à s'ennuyer dans un poste, ou refuser en tout cas d'aller vers ses envies, à quoi ça sert ? Donc je pense qu'il y a ça aussi, c'est écouter son intuition, écouter son cœur et ses envies.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, je trouve qu'à un moment donné, quand j'ai eu cet accident, forcément, ça met en lumière toutes les choses dans ton quotidien que tu aimes, mais aussi toutes les choses dans ton quotidien que tu laisses alors que tu n'apprécies pas forcément les automatismes, etc. Et je me suis dit, mais en fait... Mon énergie, je la dépense sur trop de choses qui ne me rendent pas heureuse. Donc, en gros, mission de vie à partir de ce moment-là, c'était de faire que des choses qui, en un moment donné, je savais m'apporter quelque chose qui me rend heureuse. Donc, des fois, c'était un peu drastique. Non, je ne vais plus faire ça. Non, je ne vais plus faire ça. Oui, je vais faire ça. Mais ce n'est pas grave. Ça fait partie du process de guérison. Et à un moment donné, c'était le but. C'était juste de retrouver un quotidien où ce que je fais... Ça me donne envie de me lever le matin. Et avec la patate. Et même quand c'est difficile, parce que c'est difficile de lancer une agence, c'est difficile de se lancer dans l'entrepreneuriat, c'est pas parce que ça cartonne et que ça marche bien que c'est tout rose et que c'est le toit où tu kiffes. Il y a des difficultés. Et j'avais quand même envie de me dire, oui, même s'il y a des difficultés, c'est les difficultés que je choisis. Et c'est ça ma différence. C'est-à-dire que oui, peut-être des fois, je ne vais pas être aussi libre que ce que j'aimerais, mais pour moi, la liberté, c'est choisir ses contraintes, choisir ses difficultés. et celles que je suis en train de traverser, je les choisis, je ne les subis pas. Et ça, la différence.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis du coup, ça te permet aussi d'avoir une autre vision de ces difficultés-là et de te dire qu'en fait, quelque part, tu les as, même si tu les subis un peu quand même sur le moment ou alors que tu râles beaucoup sur le moment, finalement, quelque part, tu les as aussi choisis, ces difficultés. Et justement, je voulais te poser la question parce que dans ton ancienne entreprise, Tu t'es retrouvée à un poste de manager, à manager quand même une grosse équipe, on peut dire, d'une trentaine de personnes. Est-ce que du coup, c'est aussi ton poste de manager qui a fait que tu t'es éloignée de ta passion première qui est le SEO et qui a... Aussi fait que du coup, tu ne trouvais plus trop de sens dans ton travail.
- Speaker #1
Oui, en fait, c'était vrai que j'avais toujours voulu être manager. En gros, c'était des perspectives d'évolution dans lesquelles je me sentais bien parce que je pense que j'avais toutes les qualités pour l'être et j'avais aussi envie de l'être. Aider les gens à aller chercher leur plan potentiel, vraiment apporter un soutien en tant que manager, c'était des choses où je sentais que j'avais les épaules pour le faire. Mais ça m'a trop éloignée de ce que j'aime faire. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je passais 100% de mes journées à manager et à gérer des problèmes et à apporter des solutions, mais 0% de mon temps à faire du SEO. Et en fait, comment j'ai continué à faire du SEO, c'était grâce du coup à ce petit side business à l'époque, le SEO Saint-Mécanique que j'ai monté à côté, où je pouvais continuer à faire mes propres stratégies de SEO, à bosser pour des clients et à garder la main dans ce qui me faisait vraiment kiffer, ce qui était le référencement. Mais du coup, effectivement, à un moment donné, passer 100% de mes journées à faire du management. C'est des choses que j'apprécie, mais à une certaine dose. Il faut que toujours je puisse garder le main dedans. Je pense qu'il y a des gens qui sont faits pour être manager, avoir le poste de manager. Je pense qu'il y a des gens qui peuvent être doués en management, mais qui ont une expertise qu'ils ne veulent pas lâcher, et ça, c'est plus mon cas. C'est aussi pourquoi, à un moment donné, j'ai quitté l'OMCD, je me suis dit, ok, je me lance sur mon projet, c'était pour l'objectif que... il y avait au moins 50% de mon temps, je pourrais continuer à faire ce que j'aime, c'est-à-dire du SEO. J'ai envie de mettre mon petit casque, j'ai envie de prendre mon petit ordi et bosser mon référencement au sujet de mes clients. Parce que c'est ce que j'aime faire et c'est ce dans quoi je suis douée aussi. Et ce que j'avais beaucoup perdu avec une équipe qui grossit.
- Speaker #0
Oui. Et du coup, aujourd'hui, maintenant que tu as ton agence, tu as quand même cette casquette de CEO, mais aussi de manager quelque part.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
est-ce qu'aujourd'hui tu arrives à faire 50-50 manager et CEO ?
- Speaker #1
même plus parce que c'est dans mes noms négociables c'est pourquoi quand j'ai lancé l'agence alors que je ne voulais pas lancer d'agence pour toutes les raisons que tu as un peu citées pour moi les agences c'était brumeux ça entube le client ça te fait des devis alors qu'il y a 3 limes ça veut dire la même chose, c'était pas très humain mais je me suis dit ok je vais essayer de le faire différemment comme tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant je vais faire une agence, petite agence Merci. Très petite équipe, mais équipe très performante. Très humaine et avec une proximité de fou, déjà, entre nous, mais avec nos clients. C'est-à-dire que, tu vois, nos clients, ils ont nos numéros, ils peuvent nous appeler, c'est un loco-rag, on a des slacks, on peut échanger. En gros, on est dispo, tu vois. Ils savent ce qui est fait, quand est-ce que c'est fait, pourquoi. Mais pour arriver à faire ça et arriver, moi aussi, à garder la main dans ce que j'aimais, ma condition, c'était de faire une petite équipe. Donc, maximum 10 personnes. Tu vois, c'est ce que j'ai en tête. Et pourtant, on pourrait me dire, mais Alain, tu skypes pas, tu pourrais faire plus. Tu peux rouvrir différentes agences en France. Oui, je pourrais le faire. Il n'y a pas de souci. Je sais que je pourrais le faire. En capacité aujourd'hui, d'ouvrir plusieurs agences dans plusieurs villes, de recruter plusieurs consultants, de former, faire des licences de marques et de ce que sont les jeunes. Mais ce n'est pas ce que j'ai envie. Ce n'est pas ce qui me rend heureuse. Moi, ce qui me fait kiffer, c'est d'avoir mon agence avec ma petite équipe, mais avec des profils où je sais qui c'est, je sais ce qu'ils valent, je sais ce qu'ils apportent à mes clients et surtout, une équipe. on apporte de la valeur c'est pas oui, on brasse pour brasser,
- Speaker #0
on veut faire l'expérience oui c'est ça et puis en fait j'ai envie de te dire, scaler c'est pas l'objectif ultime à atteindre pas pour tout le monde on me dit pareil, si on me dit dans 10 ans t'as une équipe de 100 personnes t'as plusieurs agences je suis en mode PLS c'est surtout pas ce que j'ai envie de faire et je pense que Merci. Tu l'as dit au début, mais c'est important de s'écouter. Et ça ne veut pas dire que dans dix ans, tu n'auras pas changé d'avis et que tu n'auras pas ouvert une agence au fin fond de je ne sais pas quelle ville. Mais voilà. Et qu'est-ce que... Parce que tu avais déjà fait du SEO, tu avais déjà cette expérience de manager. Qu'est-ce que tu as fait radicalement différent par rapport à avant ?
- Speaker #1
radicalement différent par rapport à avant, c'est que déjà, j'ai défini plusieurs choses déjà pour moi mais aussi pour mon équipe. Premièrement, en gros, c'est quoi une journée idéale pour moi ? C'est quoi une journée idéale pour mon équipe ? Et c'est quoi les choses qu'on veut absolument pas faire ? Autant moi que mon équipe. Et je pense que quand tu gardes en tête ce que tu veux absolument pas faire, ce que tu veux absolument pas devenir, et que c'est un peu ancré aussi dans ton quotidien, ça t'aide à prendre des décisions différentes. Tu vois, aujourd'hui, effectivement, on va être la charge de... le bid que je reçois, la sollicitation la forte sollicitation que j'ai sur mon agence je pourrais ouvrir une dizaine de CDI et recruter une dizaine de consultants et faire dix fois plus de chiffre d'affaires. Ok. C'est ce que j'en ai envie. Absolument pas. Est-ce que je vais passer mes journées à faire du management ? Absolument pas. Est-ce que je veux recruter trop vite et du coup, ne pas avoir le temps de bien intégrer quelqu'un ? D'intégrer dans nos process, mais aussi dans notre façon de réfléchir pour nous, pour le client, avec la promesse du SEO sur Instagram. Tu vois ? Donc déjà, ma décision, par rapport à quand j'étais manager dans mon ancienne boîte, où j'avais tendance à... très vite identifié en besoin, ok, il faut recruter maintenant parce que dans 6 mois on en aura besoin, etc. Et du coup, être dans une perspective de, on veut scaler, on veut faire de la croissance, je suis vraiment à l'inverse. Je suis plutôt en mode ok, effectivement on a de la force de demande, c'est cool, mais qu'est-ce qu'on veut faire ? Qu'est-ce qu'on voudrait faire ? Ok, alors on ralentit. Ok, on dit non pour ce client. On dit non à ce projet. Et c'est ok. Et oui, on laisse passer peut-être ce contrat. Et c'est pas grave, parce que, qu'est-ce qu'on veut à la fin ? Passer des bonnes journées. voilà donc quand tu gardes ça en tête et c'est vraiment ça que j'ai fait différemment c'est m'écouter en fait parce que quand j'étais maladure je m'écoutais pas tant j'avais une liste de problèmes à résoudre j'avais un certain nombre d'heures en fait j'en faisais beaucoup plus que prévu et
- Speaker #0
il fallait que ma journée se termine tu vois alors que là je fais de ma journée et elle se termine bien c'est pas la même chose c'est pas la même chose et je pense que ça fait la différence sur aussi toi ton épanouissement euh à la fois personnelle et professionnelle, tu vois.
- Speaker #1
Je pense que, tu vois, quand t'es CEO, quand t'es manager, je considère que je suis la météo de la boîte. Donc, si je l'ai bien, la boîte va bien aller. Mais pour que j'aille bien, il faut que je me prenne en considération aussi, quoi. Genre, être manager, c'est considérer les besoins des autres. C'est cool. Mais à un moment donné, il faut aussi se considérer soi. De quoi t'as besoin ? Qu'est-ce que t'as besoin pour être bien ? Si je me réveille que je suis dans une bonne humeur, que je... Tu vois, je... je vais bien, je vais bien dans mon corps, je vais bien dans ma tête, je vais être une manager et une dirigeante performante. Pour tout le monde. Je vais driver une énergie qui va faire du bien. Si je suis très stressée, que je suis tout le temps débordée, que je fais les choses que je n'aime pas, que je recrute alors que je n'en ai pas envie, je vais traîner les pieds, je vais râler tout le temps, je vais donner une météo très orageuse. Et c'est comme ça que je vais planter ma boîte. Et que je vais me planter moi aussi en tant que... Donc, il faut vraiment... En tout cas, moi je trouve que... Quand tu le considères comme une petite météo, ça change beaucoup de choses dans ton quotidien.
- Speaker #0
Oui, ça me fait penser à la discussion que j'avais avec Ludivine Gilles, que tu connais bien, qui disait que du coup, en fait, un CEO, il a besoin de rayonner lui-même pour rayonner autour de lui, que ce soit dans sa communication auprès de ses clients, de ses équipes, de tout ça. Mais ça commence par soi. Et effectivement, moi, j'ai une agence de communication. Mais c'est pareil, en fait, quand moi, je ne vais pas bien, je sais que mes équipes ne vont pas avoir le moral non plus. Je pense que c'est aussi, comme tu dis, de s'écouter. Moi, j'aime bien dire, il faut d'abord définir ces non négociables avant de définir ces négociables. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et commencer à l'envers, c'est trop bien. C'est genre, qu'est-ce que je ne veux pas ? Ok. Mais du coup, partons de ça. Qu'est-ce que je suis prête à faire ? Et tu vois, des fois, il y a aussi un décalage. Il faut le dire. Entre tes non négociables et tes... ce qui parfois peut se passer dans la réalité d'un quotidien tu peux te retrouver vite face à ton non négociable mais c'est juste te dire ok qu'est-ce qui est acceptable et qui n'est pas acceptable jusqu'où je peux ouvrir sa barre tu vois quand tu fais du management que tu ouvres des CDI t'as une charge administrative sociale juridique qui est beaucoup plus importante il y a des journées où je peux pas faire de SEO mais je sais que c'est ok parce que derrière je vais pouvoir en faire beaucoup plus c'est juste être flexible aussi tu vois Je pense que la notion d'équilibre de l'entreprenariat n'existe pas. C'est perso. Mais je pense que tout le monde cherche un fameux équilibre en disant « mais ça n'existe pas » . Je ne pense pas qu'il y aura une semaine qui ressemble l'une à l'autre. Je pense que chaque période, chaque saison un peu de ta boîte a son propre équilibre. Et donc il y a des périodes où tu vas pouvoir charbonner beaucoup, d'autres où tu vas devoir gérer plein de merde. Et tant que tu as accepté que tu avais des saisons, c'est bon.
- Speaker #0
Oui, non mais c'est ça. Et en fait, c'est de se dire que de toute façon, c'est faninaire et Merci. On ne va pas se mentir, si on a choisi l'entrepreneuriat, c'est parce que cette linéarité ne nous plaisait pas tant que ça. J'ai été en CDI, en alternance, et je me faisais profondément chier. C'était linéaire, mes journées, je savais ce que je faisais à 8h, à midi. Et c'est aussi pour ça que je me suis lancée dans l'entrepreneuriat. C'est aussi accepter nos choix qu'on a faits, que ce ne serait pas linéaire et qu'il y aurait des jours un peu plus compliqués que d'autres. Et c'est OK. en fait
- Speaker #1
Moi, j'étais trop bien dans mon CDI, donc je serais jamais là à taper pour le CDI sur le salariat. Je trouve que c'est des périodes de vie qui sont trop bien et dans lesquelles je peux comprendre pourquoi on doit y rester tout le temps. Quand t'as une bonne boîte et que tu te sens bien, en tout cas, j'espère que les agents qui sont chez moi, ils ressentent ça. Parce que sinon, ils ne sauraient pas de suite même que je tape sur le salariat alors que j'embauche. Bref,
- Speaker #0
oui. Et puis, en fait, le... Je veux dire, l'entrepreneuriat, ça ne correspond pas à tout le monde et ce n'est pas les aspirations de tout le monde. Il y en a qui préfèrent être en CDI, en CDD, en intérim. Oui, c'est ça. Et je veux dire, heureusement qu'on n'a pas tous les mêmes aspirations.
- Speaker #1
Mais tellement, c'est comme l'ailleurs, il faut être propriétaire ou locataire, c'est pareil. Il faut être CDI ou freelance, il faut être CDI ou entrepreneur, je m'en fous. On doit faire ce que tu as envie, ce que tu as besoin, selon ton moment de vie aussi. Tu vois, il y a des moments où je dis, moi, je suis prête dans mon salariat, et des moments où je dis, je sais qu'actuellement, je ne pourrais pas du tout être dans le salariat. Ça change beaucoup avec qui tu es, comment tu évolues, l'âge que tu as aussi, je pense, tu vois, ce que tu traverses. Et il n'y a pas de choix ultime de bonne ou de mauvaise décision. Ce que je trouve juste dingue, c'est que dans l'entrepreneuriat, tu as des opportunités qui sont... Enfin, ça peut partir très vite. Ça va être ton potence, ton plafond de verre. il n'est beaucoup plus dur à atteindre que dans le salariat tu vois genre tu m'aurais dit il y a un an et demi oui tu vas au tournageance tu vas raconter il y a 10 personnes et en plus de ça tu vas écrire un livre oui oui et tu vas participer à plein de conférences et à des salons dans lesquels toi t'assistais parce que t'admirais les personnes qui expliquaient à ce moment là je t'aurais dit oui bien sûr ça va très vite en... J'imaginais pas que là, un février prochain, j'allais sortir un livre sur les yeux. Pour moi, j'y étais pas du tout.
- Speaker #0
Et oui, mais oui, parce que t'as commencé à en parler. Enfin, ça fait un moment déjà que tu annonces que tu allais écrire ce livre. Comment ça se passe ?
- Speaker #1
C'est un long chemin, le livre. Mais je suis vers l'affaire, ce qui est trop cool. Et il y a la date de sortie qui ne devrait pas tarder. Donc, c'est vers février, il sera.
- Speaker #0
OK. Notre épisode devrait sortir début janvier, donc comme ça, je mettrai dans les notes de l'épisode.
- Speaker #1
C'est un long chemin d'écrire un livre.
- Speaker #0
Je n'en doute pas. Je n'en doute pas. D'après ce que j'ai cru comprendre de plusieurs personnes que j'ai autour de moi qui ont écrit un livre ou qui sont dans l'écriture, apparemment, c'est...
- Speaker #1
Ouais, t'as deux ans de taf avant qu'il sorte. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça. Mais bon, après, c'est quand même positif de sortir son propre livre.
- Speaker #1
Tellement. En fait, c'est un peu lunaire pour moi. Je pense que je ne réalise pas encore.
- Speaker #0
Oui, parce que ça fait un an et demi que tu as lancé SEO sans migraine, l'agence. Tu as fait quand même une ascension, une croissance en tout cas assez rapide. Et franchement, bravo. Merci. Et je voulais aussi aborder avec toi... Tes engagements, parce que c'est vrai que dans ta communication, il y a l'Amandine, l'experte du SEO qui a le côté très pédagogique, mais il y a aussi l'Amandine engagée qui parle d'introversion, qui parle d'hypersensibilité, de queer, et tous ces sujets-là. Comment tu as pris cette décision d'aborder ces sujets-là ?
- Speaker #1
C'était même pas une décision en fait, c'était juste non négociable.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est-à-dire que oui, quand j'ai commencé à prendre la parole sur le réseau, j'ai parlé essentiellement de SEO et de référencement, parce que aussi c'était la seule chose sur laquelle j'arrivais à écrire à ce moment-là, et il fallait aussi que je prenne mes marques, que je me fasse confiance, que je mette au placard le syndrome de l'imposteur, etc. Que je prenne ma posture, en tout cas que je m'incarne, déjà dans un premier temps. Une fois que j'ai vu que j'avais de la visibilité, aussi que tu vois ce que je faisais, j'aimais ce que je faisais, j'aimais publier, j'aimais partager, j'ai toujours aimé ça de toute façon, qu'importe que ce soit en digital ou pas, je suis toujours été très proche des gens. Et je me suis dit, en fait, je ne peux pas montrer que ça demain. Je ne suis pas que ça. Je ne suis pas que l'expert SEO qui a réussi à faire 3 millions de trafic pour un site Internet. Oui, c'est une de mes facettes, mais il y a plein d'autres facettes. que j'ai et vu qu'en plus j'ai été manager très jeune, j'ai dû manager des profils plus âgés que moi je me suis dit, pareil, même réflexion je vais en parler, je vais voir ce que les autres en pensent aussi, qu'est-ce qu'ils traversent moi je pense que quand t'es manager ça c'est non négociable et quand je voyais aussi comment moi j'avais été manager pas dans cette boîte là mais dans mes précédentes expériences tu vois je me disais wow
- Speaker #0
il y a un truc qui ne va pas. Moi, je suis manager, je ne me verrais pas faire ça, et pourtant, on me l'a fait. J'ai commencé à parler d'abord de management. Après, je me suis dit, tu ne peux pas ne pas parler de qui je suis. Bien sûr, je fais la séparation entre ma vie privée et ma vie intime. Il y a des choses de ma vie privée que j'étais prête à partager. Mon hypersensibilité, ma neuro-atypie, le fait que je suis queer, même si ça arrive beaucoup plus tard. en fait c'était trop important pour moi de montrer que j'étais pas que quelqu'un qui tabassait des sites internet et qui propulsait la visibilité de certains sites et que j'étais pas, en fait ça pouvait faire laisser penser de moi que j'étais un profil très performant mais très chargé, parce que je ne suis pas du tout, du coup il fallait que j'amène, attendez, oui oui, je gère dans mon métier, je sais ce que je fais, je suis douée dans ce que je fais, mais je suis à côté, je suis introvertie, et je suis hypersensible, et je suis quelqu'un qui se fait remplir d'émotions, et je suis très proche des gens, et du coup, mix. par le son que ça va pas ensemble, parce que c'est ce qu'on te met à se croire aussi sur les réseaux si t'es hyper performant dans un milieu c'est que t'abasses, t'écrases les autres t'es froid et tout l'opposé de qui je suis tu vois et je voulais juste un truc en tout cas, c'était que quand si quelqu'un me croisait en dehors des réseaux, donc dans la vraie vie je voulais qu'il ressente pas de décalage en fait c'est à dire que l'amandine que je lis au quotidien et l'amandine que je vois J'ai pas l'impression de prendre un shot de « Ah ok, en fait, t'es comme ça, tu vois. » Je voulais qu'en gros, on ressente qui j'étais. Et pour ressentir qui j'étais, il fallait quand même que je partage des facettes de moi. Je les partage pas toutes, mais l'hypersensibilité, c'était hyper important pour plusieurs choses, pour que les gens hypersensibles se rendent compte que c'est ok. T'es hypersensible et que c'est pas un truc à corriger, c'est pas un défaut, et que tu peux être hyper performant, hypersensible, et ça marche ensemble. Pareil pour le management. Tu peux être hyper performant. hyper visible et t'as pas besoin d'être un connard de manager tu vois pourtant malgré tout ce qu'on peut dire est-ce qu'on essaye de nous inculquer aussi parce que j'ai été coachée par des très bonnes personnes comme Ludivine Gilles, j'ai été coachée par des moins bonnes personnes et qui voulaient me faire passer dans des mindsets de ouais t'es un manager, tu diriges tu fliques tu vois, je t'en veux, oula non il fallait que je partage ces pensées là en me disant toujours si ça peut débloquer ne serait-ce qu'une personne qui manage sur des Merci. chose dans laquelle elle bug et qu'elle se dit putain faut que je fasse différemment le bénéfice que ça va apporter à son équipe juste que cette personne elle réfléchisse sur ça, il est en fait c'est trop important que je le fasse pareil pour l'hypersensibilité, je me suis dit s'il y a un dirigeant qui voit que moi je suis hypersensible qui a regardé mes posts sur le SEO et qui se dit ah ok en fait peut-être que je me suis pas assez adaptée aux profils qui sont dans ma boîte qui sont hypersensibles, peut-être que j'ai pas assez écouté Peut-être que je ne m'en suis pas rendue compte, mais là, j'ai été grave nulle avec cette personne. Et après, plus tard, quand j'ai eu les épaules et le courage de le faire, parce que ça demande beaucoup de courage, j'ai amené le fait qu'effectivement, je suis queer. Mais ça m'a demandé quelques années avant de pouvoir le faire parce que ça me faisait peur pour plusieurs raisons. J'avais peur d'être maladroite et de desservir plutôt que de servir. Donc, j'ai préféré prendre mon temps sur le comment, le pourquoi. Ensuite, je l'ai fait parce qu'à un moment donné, la période dans laquelle j'ai fait ce poste, où j'ai amené ce côté-là, ce n'est pas au cœur de ma com. C'est-à-dire que tous les jours, je ne voulais pas non plus que ça devienne le centre de ma communication, mais je voulais juste marquer que j'ai des engagements, qu'ils sont là et que je les respecte et que je les incarne. C'était à un moment donné où le contexte politique faisait que, en tout cas, les droits LGBT étaient très menacés. et du coup je me suis dit en fait je peux pas avec ma visibilité actuelle et sachant que qui je suis, comment je vis avec qui je suis je peux pas rien faire même si ça apporte rien, même si c'est une petite cacahuète je peux pas rien faire donc je me suis dit qu'est-ce que je peux faire à mon niveau qu'est-ce que j'ai comme arme j'ai de la visibilité au-delà de la visibilité alors je peux faire deux choses un, contacter une association dans laquelle j'ai confiance pour les mettre en avant notamment je me projette beaucoup avec l'europhil Merci. De marquer mes engagements pour montrer aux gens que c'est possible Je vais bien J'ai pas eu à changer J'ai pas besoin de me cacher Et je suis prête à me battre avec vous s'il y a besoin C'était un peu ça le message Et je pense aussi que je l'ai fait Parce que j'aurais aimé avoir un modèle Quand j'étais petite J'aurais aimé tellement Avoir quelqu'un que j'admirais Qui avait pas peur de montrer ses engagements Et alors Je vais bien. Ouais, je réussis de ouf. Et ouais, je suis queer. Et à quoi ? Tu vois ?
- Speaker #1
Oui, et puis en fait, c'est aussi... C'est aussi s'autoriser à être qui on est. Tu vois, l'hypersensibilité, tu la choisis pas. La neuro-atypie, tu la choisis pas. Ton orientation sexuelle, tu la choisis pas non plus. Et en fait, c'est juste qui tu es. Et en fait, c'est ce qui fait Amandine que tu es Amandine, tu vois. Et je pense que les parts de performance, en fait, ça n'enlève en rien tout ça. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Mais pour autant, tu vois, dans mon parcours pro, ça m'a apporté des fois des... des critiques négatives ou j'ai loupé des opportunités parce que des gens m'ont jugé pour mon orientation sexuelle pour mon physique pour le fait que je sois jeune ou que je suis blonde enfin tu vois ça m'a bien sûr que j'ai loupé des trucs à cause de ça et ça m'a rendu fou alors quand j'ai eu la possibilité de pouvoir changer un petit peu la donne et faire comprendre aussi tu vois c'est con mais que dans ma boîte tu peux être qui tu veux t'es safe y'a pas de soucis genre on est safe de faire tu mets des grilles flag aussi tu vas ouvrir des portes faire comprendre que Merci. c'est ok. Et je l'ai aussi fait pour une dernière raison, c'est parce que j'estime que je bosse la visibilité des marques. J'estime que j'ai une légère responsabilité aussi. Puisque j'ai la capacité de faire monter en notoriété, en visibilité un projet. J'ai pas envie d'attirer n'importe quel projet. Demain, les clients qui viennent à moi ou qui veulent travailler avec moi, je veux que ce soit des gens qui soient pleinement en accord avec mes valeurs et mes engagements. Je ne pourrai pas demain bosser le référencement d'un site 100% homophobe. Ça ne fonctionnerait pas. Je n'aurais aucune cohérence. Ça ne fonctionnerait pas. Mais du coup, marquer ce choix-là, je te rassure, avant de publier ce post, j'ai flippé. J'ai flippé. J'ai demandé à un...
- Speaker #1
Oui, c'est ce que j'allais te dire. C'était le post avec la photo de ta copine avec des photos et où tu expliquais, c'est ça ?
- Speaker #0
Il y a ça et il y a aussi sur LinkedIn, tu vois, j'avais... À Montpellier, il y a une rue où toutes les marches sont en arc-en-ciel.
- Speaker #1
Oui, oui, avec l'arc-en-ciel.
- Speaker #0
Et c'est vraiment une rue à Montpellier qui est très connue aussi pour son histoire autour de tout ce qui est queer. Et quand j'ai fait ce poste-là, tu vois aussi, c'était pour marquer les discriminations que tu peux subir dans le monde du travail quand tu es queer. Parce qu'en gros, moi, j'ai un avantage, c'est que ça ne se voit pas. Je mets des gros guillemets parce que c'est ce qu'on m'a dit. Et c'est le genre de choses qu'on... Mais c'est la réalité. Il y a certaines personnes, on va dire, ah mais oui, ça se voit. Et du coup, ces personnes-là vont subir plus de discrimination. Ah oui,
- Speaker #1
je vois ce que tu veux dire. Ça se voit sur le physique.
- Speaker #0
Sur le physique, voilà. Alors que c'est sur tous les clichés, en gros, que tu peux imaginer. Donc, je me suis dit, je ne peux pas ne pas en parler. Et donc, avant de faire ce poste-là, je n'en ai pas parlé à mon équipe parce que j'ai voulu aussi avoir leur accord. Mais en disant, bon ben voilà, je vais faire ça. Je vais me positionner sur tel engagement, je vais faire tel poste. Il peut y avoir des conséquences. On peut perdre des clients, on peut perdre de la visibilité. prendre un bad buzz. C'est possible. » Et ils m'ont dit « Mais en fait, on s'en fout si on prend tout ça et si on perd des clients. Parce que si on perd des clients et qu'ils sont pas OK avec ça, c'est qu'on devait déjà de base pas travailler avec eux. » Donc j'étais en mode « OK, j'ai toute mon équipe qui est OK, qui est alignée et qui est derrière moi, je peux appuyer sur publier. » Et la réalité, c'est que ça a fait que même si j'ai beaucoup flippé et que j'ai eu peur d'être maladroite, ça nous a apporté beaucoup. Moi, ça m'a apporté beaucoup aussi. Ça a apporté aussi beaucoup à l'association avec qui je travaille. et en fait maintenant les gens qui viennent chez nous ils viennent en général ils me disent non mais on sait que vous êtes bon en SEO on s'en fout en fait on vient pour qui vous êtes on vient parce que vous avez le courage d'assumer qui vous êtes on aime ce que vous dégagez on aime l'équipe que vous êtes on a été sur votre site on a vu dans vos on a une petite page de nos partenaires et on a un petit encadre on soutient et on a mis un peu toutes les associations avec qui on fait des dons régulièrement ou avec qui on travaille nous c'est ça qui nous a fait venir chez vous c'est pas votre page à compagnie de mon récio Merci. c'est tout ce que vous venez de dire c'est une partie mais ouais oui oui c'est en gros c'est oui en gros oui on est bon en SEO et on n'a plus besoin de le prouver mais ce qui fait notre différence c'est le fait qu'on n'a pas peur de s'engager aussi oui et puis je pense que tu vois il y a aussi c'est ce qu'on se disait au
- Speaker #1
début mais le côté sans migraine le côté on ne va pas mettre trois lignes sur un devis qui veulent dire exactement la même chose et en final le... On te triple le prix du devis et puis tu comprends rien de toute façon, donc tu as signé. Il y a aussi cette transparence et cette pédagogie à chaque fois. Et je pense que c'est l'ensemble de tous ces éléments qui font que le SEO sans migraine ne va pas se retrouver sans client demain. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Et en tout cas, tout ça a participé au fait que chaque personne qui vient vers nous aujourd'hui, qu'importe par quel canal elle arrive, On sait que c'est des personnes avec qui on a envie de travailler. Donc, difficile à faire, flippant, mais bénéfique.
- Speaker #1
Mais bénéfique. Et puis, je pense que c'est aussi inspirant, tu vois, pour des personnes qui ont une orientation sexuelle qui n'est pas classique. Et je mets des gros guillemets, parce que c'est un peu ce qu'on entend tous les jours. Et je trouve ça pénible et plus d'actualité. Mais tu vois, ça peut aussi se dire, en fait... c'est possible on peut être CEO être hypersensible être neurotypique avoir aimer les femmes et réussir tu vois et briller et rayonner en tout cas c'est le message que moi je voulais faire passer et c'est ce que j'essaye de faire passer je mets pas tu vois je fais pas des posts sur ça tous les jours mais
- Speaker #0
dans ma vie Instagram tu vois j'ai juste mis entrepreneur sensible et engagé avec un petit c'est con c'est juste un flag tu vois tu déposes tu déposes des petits safe place comme ça et je pense que c'est on a besoin de modèles Merci. Aujourd'hui, on a besoin de pouvoir s'identifier à des gens, on a besoin de pouvoir complètement embrasser notre différence en se disant « Ouais, mais il n'y a pas que moi, il y a cette personne-ci et c'est OK pour elle. » Donc, ça me rassure. Donc, je vais y aller. Donc, je ne vais pas me plier à ce qu'on attend de moi. Donc, ce petit truc que je ressens chez moi qui peut paraître bizarre pour les autres, en fait, je vais y aller.
- Speaker #1
Oui, et puis même pour les recrutements, tu vois, pour un candidat. C'est vrai. J'ai une amie très proche qui... Pareil, et cuir, et en fait, même dans les recrutements, ça peut être très déstabilisant. Et de savoir que l'entreprise, elle est OK, entre guillemets, elle est inclusive, tu vois, ça peut aussi mettre à l'aise directement. J'avais vu une pub, tu sais, où le recruteur, il avait le colis. C'est ça. Le colis arc-en-ciel, et puis c'est clé au bout. À l'entrée, un panneau avec un arc-en-ciel. En fait, c'est des toutes petites choses comme ça qui ont une énorme différence.
- Speaker #0
On se rend pas compte à quel point ça peut juste rassurer et apporter de la sérénité à la personne dans le reste. Parce que pour beaucoup, oui, c'est bon, c'est fini, il n'y a plus de discrimination, c'est bon maintenant, dans 2021. Non, pas du tout. Non, il y a des discriminations qui sont importantes et l'homophobie est très présente encore. Qu'importe la nuit dans laquelle on est. C'est encore très présent. Donc oui, on a besoin de ces petits signes. C'est pour ça aussi que j'incite beaucoup mes clients. Quand j'optimise mon fichement de business, tu as une petite option où tu peux mettre en gros LGBT+, Franny. Tu peux faire plein de choses. Nous, ce qu'on a fait pareil, nos badges de clés, c'est le drapeau LGBT. Nos stickers qu'on envoie à nos clients, on va te faire l'outre. Le fond derrière, c'est un arc-en-ciel. c'est juste des petits clins d'œil pour montrer que c'est rassurant. Moi, je me rappelle que dans mon tout premier taf, pendant deux ans et demi, je n'ai jamais parlé de ma vie privée parce que je ne me sentais pas en sécurité. Je savais que si j'en parlais, je pouvais subir des discriminations, des mises au placard. En tout cas, je ne me sentais pas en sécurité pour le faire. Je me suis juste dit, je veux juste que chaque personne qui boitera dans ma boîte, qui en porte. la différence, je mets un gros limite sur la différence, juste que la personne se sente à l'aise et safe. Et du coup, je vais déposer plein de petits badges de c'est safe, c'est safe, et que tout le monde se sente bien. C'est ça surtout mon gros... Ce pourquoi je l'ai fait, mon intention aussi derrière. Et je pense que c'est tellement important. Aujourd'hui, je ne me verrais pas postuler dans une boîte sans savoir si c'est safe.
- Speaker #1
Oui, les discriminations, même le harcèlement, parce que ce n'est pas juste des messes basses qui sont dites derrière toi. Ça peut aller très loin, ce genre d'attaque. Et justement, qui dit visibilité, dit aussi parfois harcèlement, bad buzz, etc. Est-ce que toi, enfin, je ne vais pas te demander, parce que je sais que tu en subis régulièrement, mais est-ce que toi, ça t'a un jour posé la question de te dire, en fait, j'arrête ?
- Speaker #0
Oui, ça m'est arrivé dans mes débuts, quand j'ai commencé à publier en toute innocence, là, et que je ne savais pas trop ce que j'étais en train de construire, et je n'étais pas consciente de l'impact que j'avais non plus, et que j'ai pris une très grosse vague de haters, qui étaient des gens dans mon métier. et qui trouvaient que en gros c'était simple je lui donnais des conseils gratuits donc ça plaisait pas j'expliquais simplement ce que c'était l'OSU donc ça servait pas leur business parce que eux leur... La fondation même de leur business, c'était qu'eux, ils maîtrisent la compétence et qu'il y ait une grosse brume entre eux et leurs clients et qu'ils soient un peu vus comme « mais non, mais moi, je vais vous expliquer comment faire » . Et du coup, ça leur permettait de saluer les devis plus, plus, tu vois. En gros, l'ignorance de mon client, c'est comment je m'enrichis. Moi, je suis arrivée avec Valise Faisons Les Gannes aux antipodes de ça. Je vous explique tout, je vous donne toutes les méthodes, je vous explique comment j'ai fait, et comme moi toute seule dans ma chambre, j'ai pu générer 20 000 visiteurs sur mon premier site internet. Ah bah la confrontation directe, genre, je pense que...
- Speaker #1
T'as mis les pieds dans le plat.
- Speaker #0
Vraiment, là, je me tapais dans la formidia. Mais après, pour aussi apporter de la douceur, c'est que j'étais pas du tout consciente que j'allais me taper dans cette formidia. Je connaissais pas les rouages de mon métier. J'étais pas toute jeune. et j'avais réussi à faire un truc assez incroyable et je voulais juste en parler. Donc oui, j'ai subi une grosse vague de harcèlement parce que si j'étais une femme et il y avait très peu de femmes dans mon milieu, il y en a de plus en plus maintenant et ça me fait trop plaisir de les voir publier et de les voir prendre leur place. Mais c'est vrai que dans le milieu du référencement, c'était considéré comme très technique. Donc très vite, en gros, on disait « Ouais, ouais, toi, la zouze, reste à la rédac, tu vois. Continue d'écrire tes petits articles et viens pas nous emmerder sur la technique et sur les back-end, tu vois. » sauf que moi j'étais en Tadzi partout et je voulais tout comprendre donc quand je veux tout comprendre j'ai tout fouillé je me suis tapée des nids j'ai lu les guidelines de Google en anglais de son algorithme c'était horrible à lire mais je voulais comprendre ouais et là tu t'es tu t'es chopée de bonnes migraines quoi ouais bah ouais là pour le coup c'est moi qui me les ai prises mais c'est bien tu les prends pour les autres Mais du coup, j'ai subi une belle vague de harcèlement quand j'ai commencé à prendre de la visibilité. Aussi, quand j'étais dans un événement SEO, donc de mon milieu physique, j'avais été dans un événement en me disant « Ah, trop cool, il y a des gens qui vont parler de référencement, du coup, je vais me faire plein de copains. » Le niveau de l'HTRS. Donc voilà. En mode, mais trop bien, parce que dans ma boîte, du coup, j'étais la seule à faire du SEO à un moment donné, du coup, je ne pouvais parler de ça à une personne. Du coup, je suis un bébé. Mais on parle de référencement. Donc là, je me dis qu'il y a plein de gens qui aiment la même chose que moi. Et pendant cet événement, j'avais vu des comportements envers les femmes qui m'ont énormément dérangée, avec des cas que je ne pouvais cautionner, donc j'en ai parlé après. J'étais en mode, oula la main, je suis allée à cet événement, voilà comment on m'a crêté, voilà les gestes qu'il y a eu envers moi, voici ce que j'ai vu, est-ce que c'est comment dans ce genre d'événement ou est-ce que j'étais dans un événement culinaire ? En plus, c'était ça mon poste, tu vois. Et là, j'ai reçu entre 200 et 300 messages de femmes. mais disons, un an d'une, merci d'en parler. Et en fait, il y a eu une vague de libération sur ce sujet parce qu'il y avait beaucoup d'événements un peu marketing et SEO qui étaient organisés par des hommes. Ce n'était pas le problème. Le problème, c'était que c'était des hommes qui n'étaient pas très bien intentionnés. C'est plutôt ça. Et du coup, bref, du coup, ce qui est cool, c'est que ça a généré une vague un peu de MeToo version SEO. Ce qui est cool, c'est que maintenant, dans tous les événements, il y a une équipe sécurité, il y a chat de pli. que j'en ai parlé depuis que j'ai déclenché cette vague et je suis très contente de l'apporter même si j'ai pris beaucoup de coups quand j'en ai parlé aujourd'hui tu vas dans un event au bar tu dis il y a le nom d'une boisson si jamais tu te sens pas en sécurité il y a une équipe de sécurité féminine il y a plein de petites choses qui ont été mises en place quand ça change, ce qui est cool mais effectivement à ce moment là j'ai failli arrêter parce que je comprenais pas comment on pouvait autant m'envoyer de haine alors que que tout ce que je faisais, c'était publier des posts sur Internet.
- Speaker #1
Ça fait que finalement...
- Speaker #0
Bref, j'avais fait une pause de presque six mois où j'allais tout arrêter. Et un jour, je me suis dit, il n'y a personne qui ne peut me dire que je dois arrêter. Je veux dire, si ça les dérange, c'est que le problème, c'est que ça vient d'eux. Le fait que je donne un conseil qui ne devrait pas être payant, à mes yeux, ça met en danger leur business. C'est que leur business est vachement bancal quand même. Donc, je vais continuer. Et puis, je vais continuer trois fois plus fort parce qu'on m'a dit que le fait que je sois une femme, c'était vraiment chiant et que je devais retourner à la rédaction. Donc, je vais parler trois fois plus fort. Je suis revenue et j'ai publié trois fois plus. J'ai été trois fois plus plivante. J'ai été trois fois plus intense. Mais le but, c'était que chaque femme dans mon métier en Guinée puisse se dire, ah, si avant de dire la Lose, pourquoi moi, je pourrais pas ? Et qu'elle ose publier son post LinkedIn ou son post Instagram, on s'en fout, mais juste qu'elle ose se lancer dans mon métier. et je suis trop contente parce que je pense que ça a ouvert pas mal de portes donc oui j'ai failli arrêter mais je l'épargnerai parce que je pense que quand tu te ressentes sur pourquoi tu le fais c'est ça qui te fait tenir dans les moments un peu difficiles un sacré caractère quand même la petite Amandine Beaucoup d'introspection depuis très jeune.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Je m'en doute. Je m'en doute. Pour connaître l'hypersensibilité, la neuroatypie, ça passe par beaucoup d'introspection, je pense, pour réussir en tout cas à en parler librement et sans s'effondrer, on va dire. En tant que CEO, avec une heure et demie, un an et demi de recul de ton agence, est-ce qu'il y a des... Il y a des choses que tu as dû déconstruire pour justement diriger à ta manière, diriger librement à ta façon ?
- Speaker #0
Est-ce que j'ai des choses que j'ai dû déconstruire ? Je pense que j'ai dû déconstruire toutes les étiquettes qu'on a voulu mettre sur la gueule sous le fait que oui, j'ai une grosse visibilité, donc forcément, je dois scaler et je dois aller chercher des millions et des millions. Ça, ça a été le plus gros truc que j'ai dû déconstruire parce qu'en fait, d'un coup, on attendait de moi que j'aille faire de l'hyper-performance. parce que j'avais quitté mon CDI et que j'avais de la visibilité. Je me suis dit, en fait, ça ne m'appartient pas.
- Speaker #1
Tu l'as envisagé, un quart de seconde, de te dire, en fait, là, j'ai la possibilité d'aller scaler, d'ouvrir plusieurs... En fait,
- Speaker #0
ce n'est pas que j'ai envisagé, c'est qu'en fait, on me disait qu'il fallait que je le fasse.
- Speaker #1
Oui, OK.
- Speaker #0
Tout le monde autour de moi est en train de me dire, en fait, il faut que tu fasses ça, il faut que tu fasses ça. Là, attends, tu as telle visibilité, tu ne peux pas laisser passer ça. Là, c'est l'occasion, tu peux scaler, Il faut que tu fasses ça. Et d'un coup, j'étais en train de dire, « Oulala, attends, je vais baisser le volume des autres, je vais augmenter mon volume à moi. » Et je vais me recentrer sur, est-ce que ça, ça m'appartient ou ça leur appartient à ce qu'eux feraient s'ils étaient à ma place ? Et en fait, je me suis rendue compte que entre ce que les autres voulaient que je fasse et ce que moi, je voulais faire, ce n'était pas du tout la même chose. Je me suis recentrée aussi sur les personnes avec qui j'entreprends et les personnes de mon équipe. Et en fait, on était tous très alignés sur ce qu'on voulait et ce qu'on ne voulait pas. Oui, je veux avoir de l'impact. Oui, je veux avoir de la visibilité. Oui, je veux continuer à aider les gens à reprendre le pouvoir sur leur référencement et être en capacité de référencer leur site internet sans payer un consultant super cher. Mais derrière, je ne veux pas me transformer en grosse agence SEO dont les noms qu'on connaît bien. Je ne veux pas avoir cette réputation de d'un coup, je ne sais pas qui vote sur ton dossier, tu ne sais pas ce qu'il fait. Non, ça, ce n'est pas pour moi. Et je n'ai pas envie d'être cette entrepreneuse qui... Je ne dis pas que ce n'est pas intéressant de skydiver. J'adore les gens qui le font. J'aime beaucoup suivre leur parcours. Je trouve ça très inspirant. Il y a des personnes qui font des boîtes. Je suis en mode, wow, c'est cool. Bravo, tu fais de ouf. Mais ce n'est pas comment je voulais le faire. En tout cas, je voulais plus. J'ai des petits objectifs. Je suis en mode, OK. Qu'est-ce qui m'a saoulée quand j'ai appris mon métier ? Je ne pouvais pas trouver une formation qui était concrète, avec laquelle je n'avais pas regretté de l'âge. Ok, je vais essayer de créer cette formation. D'abord pour moi, et après pour ceux qui en ont besoin. Mais d'abord pour répondre à ma propre frustration qui était que quand j'ai voulu passer une formation SEO, c'était la catastrophe. Ok, ensuite, qu'est-ce qui m'a trouvée ? Le jour où, quand j'étais salariée, j'ai fait appel à une agence de SEO pour avoir un petit peu d'aide. Oh là là, c'était l'horreur ! ok mais ça je veux pas le reproduire ok donc je crée une agence avec des profils super humains, l'humeur avant tout ensuite la performance et derrière on essaie de créer un truc qui change tu vois ok le dernier truc qui m'a saoulé ah bah tous les outils de SEO que j'utilise ils sont une prise de tête pas possible pour les prendre en main ok bah je vais essayer de voir si je peux faire mon propre outil de SEO, je suis pas dev, je suis pas une sérielle gross hacker bon fou, j'essaye Et tu vois, en gros, c'est juste ça. Je me lance des petits challenges. Je m'écoute beaucoup. Mon seul objectif, c'est d'être heureuse et de passer des bonnes années avec mes codes. Parce que pour chaque personne, être heureuse et passer une bonne journée, ce ne sont pas les mêmes ingrédients.
- Speaker #1
Oui, oui, non, mais bien sûr. Mais voilà, ça, c'est bon. On est d'accord. Et oui, d'ailleurs, tu parles que tu ne trouvais pas d'outil facile à utiliser. C'est vrai que moi, j'utilise Rédiger sans migraine. depuis qu'il est sorti, je crois. Et justement, le développement de cet outil-là, est-ce que c'est compliqué de développer un outil ? C'est vraiment une question totalement naïve.
- Speaker #0
Développer un outil, c'est très... En fait, c'est outre le fait de développer un outil. Donc, déjà, tu as la phase de développement. Donc, tu as tout le fonctionnement de l'algorithme. C'est compliqué, mais ensuite, tu as toute la partie. ok ça fonctionne parce que ton outil fonctionne parce qu'à la base on l'a fait pour nous on l'incorne donc on sait qu'il apporte des résultats quand je rédige une page ou un article avec ma méthode et avec cet outil il se positionne bien ok maintenant comment on le rend accessible aux gens Ok, il faut faire une interface. Ok, mais comment on fait en sorte que cette interface, elle ne soit pas pleine de migraines ? Comment on fait en sorte que l'outil soit simple d'utilisation ? Comment on fait en sorte que quand quelqu'un clique ici, il sait où il doit cliquer après ? C'est très compliqué de créer un outil. En fait, au global, c'est compliqué. Un outil de SEO, tu as une double migraine parce que le SEO, c'est chiant. Tu as plein de... Parfois, tu as des choses qui sont dans le SEO. simple à faire mais qui ont des noms très compliqués. Mais pour le retranscrire en la personne chez elle, devant son ordi, elle ne connaît rien en SEO et il faut qu'elle arrive à le faire. Je me prends des nuits à me casser le crâne, je n'imagine pas. Mais je pense qu'aujourd'hui, on a réussi à sortir un outil que n'importe qui, qui connaisse le SEO et qui ne connaisse pas le SEO, qui a un site internet qui veut mieux le positionner, sont en capacité d'utiliser et de comprendre ce qu'il fait.
- Speaker #1
Oui, c'est... C'est clair qu'il est très simple, très facile à utiliser et qu'on voit que derrière, il y a des heures et des heures de réflexion. Et du coup, au sein de ton agence, tu as une personne qui est full dédiée au développement de l'outil ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, dans l'agence, on a un développeur SEO, ça n'a pas de lien. C'est mon meilleur ami dans la vie et c'est mon associé sur le rédigé sans mireille. Et en fait, avant d'être associée, on a été amie. Et juste, on a des... compétences super complémentaires. C'est-à-dire que lui, il adore développer. Il n'aimait pas le SEO de base, mais à force de m'en parler, il a aimé le SEO. Et moi, je ne sais pas développer. Mais par contre, je sais rendre les choses simples. Donc, on s'est dit un jour, on fera quelque chose ensemble. On ne savait pas quoi. On se dit un jour, on fera un truc ensemble. On fera un outil tous les deux. Mais on ne sait pas quoi. Donc, pour l'instant, on est vraiment, sur ce projet, on est vraiment à deux. Il n'y a que deux cerveaux là-dessus. et c'est très challenge pour le moment. Et du coup,
- Speaker #1
Rédiger sans migraine, c'est un SaaS qui est à part de l'agence où vous êtes tous les deux associés, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est vraiment un projet à part qui n'impacte pas l'agence, mais qui bénéficie à tous mes clients, agence ou pas. Mais effectivement, c'est un challenge que je me suis lancé à côté avec ma mère.
- Speaker #1
Je me suis demandé si c'était justement un outil interne ou si tu avais créé une autre structure.
- Speaker #0
Non, on a fait notre structure pour ça parce que même si... tu pilotes pas une boîte qui est sous un modèle de SaaS que tu la pilotes pas de la même façon qu'une boîte qui est sur un modèle agence. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
C'est pas du tout la même façon de la piloter en termes de dépenses, en termes d'investissement, etc. Donc, j'ai préféré séparer mes projets.
- Speaker #1
Ouais. Mais non, mais tu vois, parce que du coup, moi, j'ai fait des études de finance, de contrôle de gestion et t'es là en mode, enfin, il y a un peu les fils qui se sont touchés en mode, mais comment elle a réussi à construire...
- Speaker #0
Mais ce qui est cool, c'est que tu vois, c'est des questions qu'on me pose rarement et c'est normal parce que... Mais je pense que t'as une type beaucoup beaucoup entrepreneur. Mais je trouve ça super intéressant. Moi, j'ai été accompagnée très tôt par un expert comptable qui aime les montages compliqués. Et dans mon cas, il y a un montage compliqué puisque j'ai une marque et cette marque-là, elle est valorisée à un certain montant. Et en fait, il fallait que je construise d'autres structures pour pouvoir faire ce qu'on appelle des licences de marques, un peu comme, tu vois, du McDo avec des chicales, pour que je puisse créer plusieurs projets mais que tout le monde bénéficie de la puissance de ma marque. C'est un peu ce qu'on a fait en termes de montage. C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Tu as la marque au-dessus et ensuite, tu crées les sous-structures. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et surtout, ce qui était super important pour moi, c'était que je savais que j'avais envie de créer un écosystème complet en parlant du SEO 100 000. Donc, à la fois les formations d'agence et des outils. Mais ce qui était ultra important, c'était que la marque m'appartienne à moi à 100%. Et qu'ensuite, derrière, je puisse la partager quand j'en ai envie. Je trouvais ça plus sécurisant même pour tout simplement mon business si j'y pense sur 10-15 ans c'est plus sécurisant que je ne partage pas ma marque mais que par contre je lui donne des autorisations d'utiliser
- Speaker #1
Ok j'ai compris donc en fait la marque elle est toute seule et après tu as l'agence les formations et l'outil
- Speaker #0
C'est ça et ensuite je lui donne des autorisations d'utiliser la marque ou non ce qui fait que demain si je veux ouvrir un autre projet et que je veux que quelqu'un bénéficie de la puissance SEO sur Megan je peux lui donner une autorisation Je peux aussi l'enlever si ça ne se passe pas bien. C'est juste des choses auxquelles tu dois réfléchir quand tu montes plusieurs structures.
- Speaker #1
Tu restes 100% propriétaire de la marque et de son utilisation que tu peux donner ou reprendre si l'utilisation n'est pas à l'image de la marque.
- Speaker #0
C'est ça. Ce qui me rend très flexible sur si je veux ouvrir un projet ou non. Par exemple, demain, dans 5 ans, j'ai envie d'ouvrir une autre agence. Je peux ouvrir notre agence et je lui donne l'autorisation d'utiliser l'étiquette SEO sans migraine, avec tout ce que ça importe derrière. Si je ne suis pas satisfaite ou que ce projet ne me convient pas, ou que mes gilets personnes... à qui il est confié, en tout cas, un petit bout de ma marque en fond n'importe quoi, hop, je peux le reprendre.
- Speaker #1
Le reprendre, ok.
- Speaker #0
Trop bien. Ah ouais, tu vois, je me disais qu'il y avait un montage quelque part parce que je me disais, c'est pas possible, le business model, ça va pas.
- Speaker #1
En fait, c'est hyper intéressant pour moi, même en termes de... Pour moi, quand j'ai monté ma boîte, j'ai pas monté ma boîte pour que ce soit un truc éphémère et qu'il se casse la gueule de temps en temps. Donc, j'ai tout de suite réfléchi à OK, qu'est-ce que j'aimerais que ce soit dans l'idéal et qu'est-ce que j'ai envie de pouvoir faire simplement. J'ai envie de pouvoir partager ma marque, oui. Mais attention, je sais aussi que vu que c'est quelque chose que j'ai créé moi 100%, Parfois, il peut s'arriver qu'il y ait des directions qui prennent pas la même chose. Hop, je peux la reprendre. C'est juste se pérenniser, se sécuriser. Et je trouve que c'est hyper important aussi d'en parler. Quand tu nommes ta boîte, on parle rarement de à quel point c'est important de se faire accompagner, de penser à tous les scénarios un peu catastrophiques que tu ne veux pas, et de tout de suite les anticiper pour que tu puisses te concentrer pleinement sur la croissance et pas sur « mais s'il y a ça, qu'est-ce que je peux faire ? »
- Speaker #0
etc. Et c'est pour ça que quand tu t'associes avec quelqu'un sur un projet, une boîte, n'importe, tu as vraiment tout un pacte d'associés à venir rédiger et dans le pacte, il faut vraiment que ce soit hyper structuré et là, se faire accompagner d'un expert comptable, c'est primordial, voire même d'un juriste ou d'un avocat. Même si effectivement, ça coûte un petit billet, en fait, ça peut aussi te... sauver les miches derrière.
- Speaker #1
En fait, pour moi, plus tu protèges et tu anticipes, moins tu auras de problèmes. Par exemple, si tu dis, ouais, problème du futur, là, t'en auras plein. Et bien, t'en auras plein.
- Speaker #0
Oui, et puis en fait, ça peut te coûter dix fois plus cher que d'avoir fait appel à un expert dès le début, en fait.
- Speaker #1
C'est pour ça que je trouve que la première année, en tout cas, moi, c'est comme ça que j'ai considéré et que j'ai anticipé ma première année, c'est que j'ai passé un an à juste poser mes combattants. J'ai posé mes structures en termes de holding et de gestion de marque, etc. J'ai posé ma structure en termes de communication, j'ai posé ma structure avec mon site, j'ai posé ma structure avec l'agence ou posé ma structure avec l'outil. On a posé les bases et maintenant, on arrive sur la deuxième année où on peut commencer, vu que tout est sain, tout a été réfléchi, on peut commencer à mettre un peu plus d'énergie pour la croissance ici, puis là, puis là, et définir ce qu'on a envie de faire ou pas.
- Speaker #0
Oui, et puis en fait, ces fondations-là, elles sont fondamentales parce que c'est ce qui va conditionner toute la suite. C'est ça.
- Speaker #1
Donc peut-être que je vois pour certaines personnes, « Ouais, mais la première année, tu ne t'abasses pas assez, il faut y aller plus vite. » Je dis « Ah, chacun fait comme il veut. Moi, la première année, je structure, je pose, je rends ça sain et facile. Une fois, je me suis tapé tout le gros taf. » Parce que c'est chiant, quoi. Les Français le disent,
- Speaker #0
hein. Oui.
- Speaker #1
C'est pas simple, c'est des... Merci. C'est plein de démarches, c'est plein de casse-tête mentaux aussi. Tu dois toujours anticiper le pire scénario si jamais il se passe ça, etc. Mais une fois que c'est fait, tu sais que tu peux accélérer et que tu as déjà anticipé tous tes problèmes. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Oui, non, mais c'est ça. C'est complètement ça. Et je pense que s'entourer d'un expert comptable qui n'est pas juste... Enfin, qui ne fait pas juste les déclarations et les bilans annuels, mais vraiment qui est dans le conseil, c'est primordial. Parce que tu vois, moi, quand j'ai créé ma société, J'avais un expert comptable, mais je m'étais dit que je vais prendre le moins cher. De toute façon, ça ne va pas me servir à grand-chose. Et en fait, j'ai changé en cours de route parce que j'avais vraiment besoin de conseils et de proximité. Et tu vois, là, dans l'optique de créer une holding, etc., je me dis heureusement que j'ai changé. Donc, c'est hyper important.
- Speaker #1
C'est hyper important de prendre le temps et l'argent nécessaire pour construire une base saine.
- Speaker #0
Oui, par contre, si tu prends un expert comptable qui fait aussi toute la partie conseil, effectivement, tu vas payer plus cher. Mais pour moi,
- Speaker #1
c'est l'argent que tu économises par un mauvais montage.
- Speaker #0
Exactement, c'est ce que j'allais dire. Donc, on est carrément alignés là-dessus. Et pour terminer, Amandine, parce qu'on pourrait discuter encore pendant des heures, mais s'il y a une part de toi qu'on ne connaît pas encore, celle qui agit un peu dans l'ombre ou que tu caches par moment ça serait quoi ?
- Speaker #1
c'est une question intéressante c'est pas la plus facile parce que c'est vrai que j'ai exposé quand même pas mal de mes facettes j'ai pas eu peur d'exposer ma vulnérabilité non plus parce que je trouve que c'était important pour se connecter se rendre compte qu'il y a un petit humain derrière ce qu'on connait pas de moi je pense Merci. qu'on ne connaît pas encore assez ou que je ne montre peut-être pas beaucoup, c'est l'ambition que j'ai. Je la montre, mais pas trop, parce que je n'ai pas envie de véhiculer le mauvais message. C'est con, mais... Très vite, quand tu peux parler d'ambition, ça peut aller aux antipodes de la sensibilité ou du fait de ne pas vouloir scaler, etc. Mais il y a une Amandine très ambitieuse et une Amandine qui a une rage de prendre un peu sa revanche sur pas mal de choses qui lui sont arrivées dans la vie. Et je le fais avec des bonnes actions, tu vois. Plutôt en disant, ok, peut-être que dans ma vie, effectivement, il y a plein de fois, on m'a dit... Tu sais, les gens qui ne comprennent pas l'hypersensibilité, que ce soit dans ton parcours. scolaire ou dans ton parcours gros, on te dit que t'as un problème, que de toute façon tu joues rien, que ça sert à rien, que ça essaye de... Bref.
- Speaker #0
Faut que tu t'endurcisses un peu.
- Speaker #1
Voilà, moi on me disait que c'est simple, que dans la vie j'arriverais à rien. Donc voilà, je me suis dit j'arriverais à rien, ok pas de problème. Je vais te démontrer lentement, solidement, mais sûrement qu'en fait j'en ai énormément sous le pied et que je suis codée plus. Mais j'y vais par étapes. Et je pense que c'est une concrétité que je vais montrer de plus en plus chaque année, que je pense que j'ai commencé à montrer par le fait de piloter plusieurs types de projets en même temps. Tu vois, agence, formation, outils, ça pourrait être trois boîtes qui toutes seules fonctionnent et qui demandent un full time, tu vois, de base. Et je veux juste montrer, enfin en tout cas c'est un truc que je vais essayer de montrer un petit peu plus dans les années à venir, c'est que grâce à ma sensibilité et aussi à cette neurotypie et à tout ce que mon parcours a fait de moi. J'en ai beaucoup sous le pied et l'ambition peut aussi être lente mais très solide et monter petit à petit.
- Speaker #0
Et être pérenne dans le temps. Je pense que c'est aussi bien et ça me fait penser à la discussion que j'avais eue avec Sandy Jacobi qui a monté My Marketing Experience avec sa soeur jumelle. Laurie, pareil, ça a été une croissance qui était lente. Et au final, 15 ans après, elles fêtent leur 15 ans. Et je pense qu'il vaut mieux une croissance à ton rythme, tout simplement, qu'une croissance fulgurante. Et tu vas arriver au sommet, tu vas te dire, j'en peux plus et fioup !
- Speaker #1
Le risque de l'hypercroissance, c'est que tu montes. Mais quand ça redescend, ça redescend si que ça ne monte plus.
- Speaker #0
Ouais, donc... En tout cas, moi, c'est tout ce que je te souhaite. Une croissance lente à ton image et surtout que tu kiffes tes journées. Merci. Merci beaucoup, Amandine, pour tes mots en toute transparence. Et juste avant qu'on se quitte, où est-ce qu'on peut te retrouver ? Est-ce qu'il y a des liens que je peux glisser dans les notes de l'épisode ?
- Speaker #1
Tout à fait. Sur LinkedIn, c'est là où je suis le plus.
- Speaker #0
Très bien. Eh bien, je mettrai ça. En tout cas, merci beaucoup Amandine. Et puis je te dis à très vite.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous. Car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-karencia.com On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.